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  • L'annonce de l'acquisition des parts Chevron dans l'exploitation du gisement Doba, dans le sud tchadien, avec le concours du conglomérat helvéto-britannique Glencore et ceci à hauteur de 1,3 milliards de dollars, a fait réagir les ONG helvétiques qui dénoncent l'opacité qui entoure cette opération.

    L'enchevêtrement inextricable des relations Tchad-Glencore

    Selon l'ONG helvétique Swissaid, Glencore avait déjà pris en 2012 une participation de 25% dans deux champs pétroliers de la société canadienne Griffiths – qui s'appelle désormais Caracal - dans le sud du Tchad, pour un montant de quelque 300 millions de dollars. Le géant des matières premières Glencore avait acquis le pétro-gazier Caracal Energy Inc, très actif au Tchad, au terme d'un accord définitif pour une considération de 5,5 £ (livres suisses) par action suivant un plan d'arrangement qui s'achèvera au second trimestre 2014, a annoncé le 14 avril la compagnie canadienne. La société helvèto-britannique via son entité Glencore Energy UK vend aussi, grâce à un accord signé en septembre 2012, une partie significative de la part de l'Etat tchadien sur les permis de Doba (opérés par Exxon-Petronas-Chevron).
    La Société des hydrocarbures du Tchad (SHT), qui est normalement en charge de la commercialisation, a donné un mandat à Glencore pour effectuer cette tâche. Cette commercialisation directe de la part de l'Etat sur Doba a été rendue possible suite à des négociations en 2012 avec le consortium dirigé par Exxon. Les conclusions de l'accord prévoient que la SHT commercialise directement 12,5% du débit total des champs. Auparavant, Exxon se chargeait de vendre 100% du débit (sources : Africa Intelligence).
    Les ONG qui traquent les comportements voyous de ces multinationales occidentales, critiquent le géant anglo-suisse de négoce Glencore et lui reprochent, en série, des pratiques peu orthodoxes dans le secteur des matières premières surtout en Afrique. Selon le site de l'ONG Swissaid, les organisations humanitaires «alertent le public et les parlementaires helvétiques pour une régulation des activités de Glencore qui, outre le négoce, détient, entre autres, 69% de participations indirectes dans la compagnie Mutanda Mining Sarl de production de cuivre et de cobalt à haute teneur en RD Congo». Selon le journal suisse le Temps, un rapport de l'ONG Pain pour le prochain /Action de Carême va se pencher, le 17 juin, sur des problèmes de pollutions au cuivre et au cobalt, des brutalités et ses pratiques de fiscalité liées aux activités de Glencore.
    C'est dans ces conditions que le régime autocratique d'Idriss Deby du Tchad a annoncé le rachat des parts de Chevron au profit de l'Etat tchadien avec un prêt contracté auprès de Glencore pour 4 ans.

    De Glencore à ... Glencore !

    Les appétits de Glencore pour le brut tchadien ne datent pas de 2012 mais plutôt 2004. C'est à cette date qu'un membre influent du clan au pouvoir à N'djamena rencontre un certain James T., représentant de Glencore dans un pays d'Europe du sud. C'est ce James T. qui introduira plus tard un autre businessman israélien, David K. (commandant en second d'une célèbre opération de libération d'otages dans les années 70), qui livrera beaucoup d'équipements militaires à Idriss Deby.
    Un accord a été conclu entre ce proche du pouvoir et James T. aux termes duquel le proche du clan doit convaincre Idriss Deby pour céder la vente du pétrole brut tchadien à Glencore. Au même moment, l'affaire dite de bonus pétrolier éclata. Au printemps 2000, un bonus de 25 millions de dollars US (environ 15 Milliards de F CFA) a été versé au Tchad lors de la reconstitution du consortium pétrolier chargé d'exploiter le gisement de Doba (sud du pays), avait déclaré le gouvernement tchadien. Ce bonus a été détourné ce qui a créé une sérieuse brouille au sein du clan au pouvoir aboutissant au fameux coup manqué de mai 2004 (in Yorongar: Tchad, le procès d'Idriss Déby: témoignage à charge).

    Pourquoi la société Chevron est partie?

    Le départ de Chevron n'a pas surpris les observateurs les plus avertis de la situation économique, politique et sociale du Tchad. A en croire le site de l'information Journal du Tchad, le Tchad souhaiterait acquérir 5% du consortium qui exploite les champs, composé d'Exxon, Chevron et Petronas. Problème, Déby Itno veut que ces 5% soient cédés sans contrepartie financière. Exxon, qui cherche à partir du pays depuis plusieurs mois, tente de gagner du temps afin de laisser le futur opérateur gérer cette négociation. Selon certaines sources, le départ précipité de Chevron est dû aussi à la décroissance de la production du gisement exploité par ce consortium. Ainsi la production est passée d'une estimation de 225 000 barils/jour, à une production réelle de 110 000 barils/jour, pour retomber aujourd'hui à 86 000 barils/jour. Ces deux raisons auraient poussé Chevron à devancer Exxon.

    Pétrole tchadien et déculottée de la Banque Mondiale

    Au début du projet, la Banque Mondiale, et certains analystes économiques voire même politiques (voir à ce sujet la sortie de l'ancien 1er ministre français Michel Rocard), vantaient les retombées de cette collaboration avec le régime tchadien. En effet dans l'histoire d'exploitation pétrolière, une pareille collaboration était inédite. Ainsi, un investissement global de 3,7 milliards de dollars a reçu la caution morale de la Banque mondiale, dont le représentant se satisfaisait prématurément du respect du cahier des charges par tous les intervenants. Nils O. Tcheyan, le chef de la délégation de la Banque mondiale à la cérémonie de Komé a néanmoins tenu à rappeler qu'une «utilisation efficace et transparente des premiers revenus pétroliers par les autorités tchadiennes sera décisive pour renforcer la confiance du peuple tchadien et des instances internationales». Fidèle à lui, Idriss Deby avait accepté toutes les conditions avant de les dénoncer une fois le pétrole jailli. Ainsi les fonds dits de générations futures ont été débloqués et consommés.

      

    La gestion du pétrole tchadien à l'instar des autres secteurs de l'économie tchadienne est d'une opacité étonnante et incomparable. En réalité, dans les hautes sphères du pouvoir tchadien, personne ne peut débattre les décisions d'Idriss Deby. A ceux qui ont osé lui suggérer qu'ils sont ses collaborateurs et que à ce titre ils réfléchissent pour l'aider dans ses prises de décisions, la réponse de Deby était claire nette et sans ambages : «Vous êtes ici pour exécuter mes ordres et pas pour réfléchir». Selon une source proche du palais rose: «Tout le monde fait semblant. Personne ne fait quelque chose. Personne ne parle. Pas un mot. Rien. C'est tout». Une autre source renchérit «La collaboration se mesure à l'humeur du jour, un regard de travers et on doit décamper, c'est pire que Kadhafi». Ainsi va le Tchad.


    Pour La Gazette et depuis N'djamena,

    Ahmat Youssouf

  • La guerre en Centrafrique a mis en évidence le rôle important et ambigu du Tchad : jadis considéré comme l'un des « Etats malades » de l'Afrique, tristement célèbre pour ses dictateurs, François Tombalbaye, Hissene Habré et aujourd'hui Idriss Deby, le Tchad, doté d'une rente pétrolière et d'un régime fort, est en passe devenir une puissance régionale. Exerçant la présidence tournante de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest, le Tchad est aussi candidat à un siège de membre non permanent du Conseil de sécurité.
    Voici dix ans, alors qu'Idriss Deby, qui avait lui-même chassé Hissène Habré par la force, était menacé par des groupes rebelles descendus de Libye, il ne dut son salut qu'à l'intervention de l'armée française, présente sur le territoire tchadien depuis 1986 dans le cadre de l'opération Epervier.
    Depuis lors, Deby, avec l'assentiment tacite de Paris, a cessé de financer un « fonds pour les générations futures », mis sur pied avec l'aide de la Banque Mondiale alors que commençait l'exploitation pétrolière. Se sentant menacé, il préférait utiliser les recettes de l'or noir pour répondre à des besoins immédiats : se doter d'une armée performante, capable de faire barrage à des groupes armés encouragés par la Libye de Kaddfhafi ou libérés après la liquidation de ce dernier, assurer la sécurité de ses frontières et se rendre indispensable dans la stabilisation des pays voisins.
    C'est ainsi que le Tchad a offert un soutien capital à l'opération française Serval, déployée au Mali et, au début de cette année, les troupes tchadiennes placées en première ligne face aux milices islamistes ont subi de lourdes pertes. En outre, c'est depuis le territoire tchadien qu'opèrent les Mirage français survolant la sous région. Du point de vue de N'Djamena, ces éminents services ont été mal récompensés, puisque, lorsqu'il s'est agi de nommer le chef militaire de la mission onusienne de stabilisation du Mali (Minusma), c'est un officier rwandais, le général Kazura, qui l'a emporté sur son rival tchadien.
    Ayant efficacement soutenu la France au Mali, le Tchad s'est montré plus ambigu en Centrafrique, un pays qui relève de sa zone d'influence et dont les dirigeants ont toujours été tiraillés entre deux pôles de solidarité, la Libye du colonel Kaddhafi et la France.
    C'est ainsi qu'en 2003, le Premier ministre centrafricain Ange Félix Patassé, proche de Tripoli et soutenu à l'époque par le Congolais Jean-Pierre Bemba, (qui s'est retrouvé à la Cour pénale internationale à la suite des viols commis par ses soldats lors de leur intervention à Bangui) avait été chassé du pouvoir par le général François Bozizé, un ami du président congolais Joseph Kabila. A l'époque, les troupes de François Bozize, parties du Nord du pays, ne l'avaient emporté que grâce au soutien de l'armée tchadienne.
    Dix ans plus tard, ses alliés initiaux ont constaté que Bozize les avait déçus : pas plus que ses prédécesseurs, il n'avait réussi à endiguer la corruption, mais surtout, il s'était rapproché de la Chine, où il avait voyagé en 2009, autorisant ensuite la société chinoise CNPC à entamer des prospections pétrolières à Boromata, dans le Nord-est du pays, au grand déplaisir des Français et des Américains.
    Il n'en fallait pas plus pour que le Tchad, voici un an, appuie la Seleka, « coalition » en sango, une nébuleuse de mouvements d'opposition bientôt rejoints par des « combattants sans frontières » venus du Soudan ou recrutés dans le vivier libyen.
    Dans un premier temps, la France, absorbée par son intervention au Mali et décidée à lâcher Bozize au profit de Michel Djotodia, un ancien fonctionnaire, détourna les yeux, laissant se déployer à Bangui une force africaine, la Fomac, dont le principal contingent, -650 hommes- était... fourni par le Tchad !
    Ces soldats tchadiens, reflets de la politique de leur pays, ont joué un rôle ambigu, refusant parfois de désarmer la Seleka, fournissant des brassards à ses soldats afin qu'ils puissent continuer à circuler. Cette attitude équivoque a poussé la population de Bangui à prendre à partie des commerçants d'origine tchadienne, très nombreux dans la capitale. Plus largement, des ressortissants centrafricains originaires des provinces du Nord et de confession musulmane ont été assimilés à des Tchadiens et massacrés par les milices « anti balaka » qui se sont créées pour défendre les chrétiens face à la Seleka.
    Alors que les troupes françaises, engagés à Bangui autant pour enrayer les massacres que pour réaffirmer le rôle de la France , sont accusées de partialité par les musulmans, leur allié tchadien redoute de voir ses 15.000 ressortissants vivant en Centrafrique être obligés de fuir pour cause de représailles.

     

    Sources:Le carnet de Colette Braeckman

    19 juin 2014

  • Comme promis dans nos précédents écrits, nous essayerons de parler de l'armée Tchadienne, pardon de ce qui y tient lieu. Créée en 1961 soit une année après l'indépendance du Tchad, l'Armée Nationale Tchadienne, importante institution de l'Etat a vécu le temps d'un régime. Les généraux Doumro puis Félix Malloum qui l'avaient successivement dirigée, avaient déjà eu maille à partir avec le président de la république de l'époque Ngarta Tombalbaye.
    Le mimétisme de la structure militaire sur la France a tenu pendant deux décennies avec toutes les injustices et abus que l'on connait avant de s'effondrer à l'arrivée des groupes du frolinat aux affaires avec toute leur pagaille. Dans les années 82-84, le régime de l'ancien Président Habré avait essayé de corriger les inégalités ethniques et régionales avec le système des officiers et sous-officiers assimilés, mais ce fut un échec dont l'explication se trouve en grande partie dans les méthodes de son chef d'état major des armées de l'époque Idriss Deby.
    L'avènement du MPS au pouvoir a sonné le glas de l'armée Tchadienne. Pourtant depuis 1990, se trouve à la tête de l'Etat Idriss Deby, militaire formé, même si sa formation est douteuse, vu l'état désastreux de cette armée. Sorti de l'école d'officier inter-armée de Ndjamena avec comme camarades de promotion les colonels Abbas Koty et Becher Moussa qui ont toujours mis en doute ses compétences et n'ont pas hésité à le dire haut et fort pour le bien de notre pays. Cette vérité, hélas n'était pas bonne à dire, ils ont tous les deux payé de leur vie. Cet officier (Deby) qualifié tambour battant de « renard du désert » par certains fayots et certaines officines généralement intéressés n'est en réalité rien d'autre qu'un général d'opérette, prêt à prendre sa jambe au cou à la moindre étincelle. Nous reviendrons dans un prochain article sur ses faits d'armes. Ce qui nous intéresse ici, c'est l'armée Tchadienne.
    Rappelons que le rôle d'une armée est d'assurer la sécurité du territoire national contre toute agression étrangère et d'observer une neutralité absolue sur le plan intérieur, afin d'être le garant de la sécurité et la cohésion nationales. Dans la réalité l'armée tchadienne est devenue un instrument d'équilibre politique utilisée par Deby pour intimider sinon opprimer les tchadiens pour ainsi dissimuler ses carences derrière la brutalité. Au regard des missions qu'elle a accompli et les terrains sur lesquels elle s'est distinguée, cette armée a toutes les caractéristiques d'une milice familiale en perpétuel mouvement. Si elle n'accompagne pas Deby dans ses escapades régionales, elle tourne d'une région à une autre comme pour dire attention à ceux qui veulent s'offrir un minimum de liberté de parole ou de dénonciation. Pire elle est engagée à l'extérieur du Tchad au mépris de tous les usages légaux, pour des raisons de mercantilisme propre à Deby, dans des guerres qui ne la concerne absolument pas : RDC, Congo Brazzaville, Mali, Soudan, Centrafrique etc.... à tel point que les ressortissants de ces pays considèrent les Tchadiens comme des parias.
    Sans revenir sur les états généraux des armées dont les résolutions pertinentes ont été simplement jetées à la poubelle, il faut dire que les effectifs de cette armée ont été gonflés à dessein pour que le chef suprême des armées (Deby) puisse par divers subterfuges puiser à volonté sur le budget de cette armée. En effet il n'est pas le seul à se servir du budget de l'armée, car chaque responsable militaire dispose d'une liste fictive de plusieurs dizaines voire centaines dont les soldes lui sont directement versés à la fin de chaque mois. Cette pratique permet à Deby de détourner le regard des officiers de son train de vie ostentatoire et de celui de sa famille, mais elle lui permet également de tenir les officiers dont la loyauté devient un impératif de chaque instant. Ainsi, officiellement, l'ANT est composée de 30.000 hommes repartis comme suit : 18.000 hommes dans l'armée de terre, 7.000 hommes dans la gendarmerie et 5000 hommes dans la garde nationale et nomade (GNNT).
    Dotée d'une quincaillerie vétuste acquise à coup de milliards de dollars notamment en Ukraine, composée de 2 hélicoptère MI-24, 3 avions SU 25, une centaine de chars et une cinquantaine de RAM, cette armée budgétivore n'est en réalité qu'un alibi arrangé par Deby pour dilapider l'argent public. En février 2014, plus d'un milliard de dollars ont été décaissés sur les revenus petroliers pour l'achat de 600 véhicules Toyota et une énorme quantité d'arme par l'intermédiaire de deux de ses fils. Avec le cynisme qui le caractérise et surtout pour humilier l'armée, Deby nomme souvent à la tête de l'armée un de ses fils ou neveux après l'avoir promu général, grade aujourd'hui à la mode au sein de son clan. Nous pouvons ainsi recenser une bonne vingtaine de généraux uniquement de sa famille ITNO, pendant que des communautés entières n'en comptent pas un seul général en activité. Pour camoufler son jeu, le chef d'état major général des armées est choisi parmi les officiers malléables et son adjoint, le véritable décideur reste toujours un membre de sa famille.
    Depuis 2006, des jeunes de l'ethnie de Deby sont discrètement recrutés par centaines chaque année et promus aux grades de capitaine et commandant pour les plus jeunes et colonel pour les plus âgés. Plus étonnant, est la promotion par «décret muet » aux grades supérieurs des vieilles femmes d'Amdjarass dont les fils sont morts aux combats pour leur permettre de bénéficier de salaires en plus des gratifications faites par le même Deby à l'occasion de chaque descente à Amdjaras. Ces jeunes qui n'ont reçu aucune formation, souvent drogués et armées jusqu'aux dents sont des véritables machines à tuer. Voilà ce que les esprits malins appellent armée Tchadienne. Pris par le découragement, les vrais militaires de formation ont eux-mêmes demandé leurs mis en disponibilité et pour d'autres la retraite anticipée. Il ne reste que ceux qui ne savent que voler, tuer et violer, d'où chez nous au Tchad le treillis fait peur pendant que partout ailleurs il rassure le citoyen. Thomas Sankara disait « un militaire sans formation est un criminel en puissance ». Il est clair que Idriss Deby Itno et les siens sont des criminels qui finiront un jour par payer tous les actes ignobles commis sur les paisibles citoyens Tchadiens mais aussi les ressortissants des pays ayant subis leur folie meurtrière.
    Cependant, le peuple en lutte ne doit pas baisser les bras face à l'arbitraire. Le ras-le-bol général qu'exprime le peuple tchadien partout dans nos villes et villages mérite le soutien de tous. Fidèle à ses idéaux de liberté, de justice, et de démocratie, jeunesse ARDACHI appelle à la convergence de toutes les forces vives pour donner un coup de grâce à ce régime déjà à bout de souffle.

     

    Fait à N'djamena le 20 juin 2014
    Jeunesse ARDACHI

  • L'affaire Hissène Habré (HH) se poursuit entre Dakar et Ndjamena, trainant derrière elle comme à l'accoutumée d'innombrables violations du Droit et des droits de l'ex Président Tchadien, exilé au Sénégal depuis bientôt un quart de siècle au nom de la fameuse TERANGA.

    Cela fait un an et cinq mois que les Chambres Africaines Extraordinaires d'instructions (CAE) carburent à plein régime, consommant sans compter l'impressionnant budget de 18 milliards de francs Cfa mis généreusement à leur guise par un homme perdu, Idriss Deby Itno qui, 23 ans après avoir conquis le pouvoir par les armes, règne fatalement sur la destinée du Tchad par le fait de la corruption, des fraudes électorales répétitives, des assassinats des élites intellectuelles, politiques et militaires tchadiennes, des interventions militaires à l'extérieur du territoire national (au coût invraisemblable !), le tout couvert par une certaine communauté internationale intéressée.

    Les CAE sont l'ultime étape d'un odieux deal politique conclu entre des groupes d'intérêts à obédience maçonnique pour mettre la main sur un homme et un seul, le Président HH. Illégal sur toute la ligne, ce Tribunal d'exception a été dénoncé par tous les Juristes Sénégalais et Africains indépendants. L'artifice juridique pensé par Reed Brody de Human Right Watch pour la création de ces CAE a été ainsi démonté pièce par pièce. Les accords de coopération judiciaire signés en renfort entre le Sénégal et l'Union Africaine d'une part et le Sénégal et le Tchad d'autre part, n'ont à l'évidence pas suffit pour donner aux CAE un semblant de légalité.

    Est-il encore nécessaire de rappeler ici toutes les péripéties de cette affaire, notamment les décisions de justices rendues jusque-là, à savoir celles de la Justice sénégalaise depuis 2000 et celles de la Cour de justice de la CEDEAO qui interdisaient au Sénégal d'organiser un tel procès ? Il faut seulement se rendre à l'évidence que nous sommes au Sénégal, un pays pivot de la Françafrique où l'argent est roi, c'est la seule chose qui compte véritablement, tout le reste est secondaire. 18 milliards de francs, ce n'est pas rien, surtout en ce temps de crise financière. Une mangeoire à laquelle s'invitent sans honte ni vergogne une kyrielle de Sénégalais de « bonne famille » parmi lesquels des politiciens, juristes, militaires, journalistes, hommes d'affaires, marabouts, etc. Ce ne serait pas exagérer de dire que l'arrestation du Président HH a ouvert les vannes des pétrodollars tchadiens pour ces individus. Le Président Macky Sall, son Premier ministre Aminata Touré (ex Ministre de la justice, chef d'orchestre de ces CAE), le Procureur général des CAE Mbacké Fall, les Juges d'instructions, les organisations de défense des droits de l'homme, Atepa Goudiaby, etc., se sont largement servis. Une cérémonie de remise d'oscars a été spécialement organisée à Dakar à l'honneur des FATIM valablement représentées par leurs chefs les ITNO.

    Le 30 juin prochain, HH bouclera un an d'emprisonnement arbitraire. Pourquoi ? Qu'est ce qui justifie cette incarcération ? Qu'est ce qui a changé depuis dans cette affaire ? Où en sommes-nous ? Et à quoi faut-il s'attendre maintenant ?

    La 1ère commission rogatoire a été annoncée tambour battant par la bande à Reed Brody (Jacquelines Moudeina, Delphine Djiraïbé, Alioune Tine, Assane Dioma Ndiaye, ...) qui ne pouvait cacher sa satisfaction. Enfin le bout du tunnel ! A Ndjaména, le Procureur des CAE Mbacké Fall et son équipe ont débarqué comme dans les séries policières « Les experts ». Croyant que tous les Tchadiens sont aussi Totos que leur Raïs Deby, Mbacké FALL n'hésitera pas à tenir des propos offensants et insultants comme : « L'enquête se fera uniquement à charge, contre Hissein Habré.». Mais c'est sans compter avec le Procureur de la République, le Magistrat Mahamat Saleh Younouss, qui a dignement recadré le Procureur-Tirailleur des CAE dans la manière qu'il entend conduire sa mission au Tchad. Cela lui a valu sanction car il a été immédiatement muté à Abéché.

    Quinze jours durant, les Juges d'instructions des CAE installés dans un commissariat de Ndjaména, sous haute surveillance de l'ANS, vont enregistrer des plaintes. N'importe qui pouvait venir relater n'importe quoi et repartir. Avec une particularité hilarante : tout le monde porte plainte contre Hissein Habré mais aucun ne reconnaît l'avoir vu ou rencontré un jour. Cette mise en scène est l'œuvre d'Alioune Tine de la RADDHO, le mercenaire droit de l'hommiste avait effectué plusieurs missions à Ndjaména pour former ces pseudos plaignants à faire des vrais-faux témoignages.

    La 2ème commission rogatoire, de même durée, s'inscrivit dans le même sillage que la première. Enregistrement de plaintes dont 90 % ne portent pas sur des cas de tortures, de crimes ou de disparitions mais plutôt sur des affaires liées à l'argent. C'est le cas de cet illustre inconnu qui réclame 100 millions de francs Cfa toujours au Président Habré. Il déclare avoir remis en 1986 un chèque en blanc à des émissaires venus de la Présidence de la République mais dont il ignore l'identité. Le bonhomme a eu la surprise de sa vie d'entendre le juge lui réclamer : le nom de sa banque, son numéro de compte et éventuellement le relevé bancaire ou la souche du chéquier.

    Vous comprenez pourquoi les Juges des CAE n'ont à ce jour mené aucune enquête pour s'assurer de la véracité des accusations (1.522 plaintes). Aussi, il ne serait pas déplacer de souligner que les pseudos plaignants sont essentiellement des Sudistes, des personnes âgées et très pauvres. L'argent a été à l'évidence le stimulant principal pour toutes ces personnes. Notons aussi que les 5 personnalités arrêtées un temps à savoir Saleh Younous, Mahamat Djibrine, Mahamat Wakaye, Touka Haliki et Oumar Souni ont rapidement recouvert la liberté à l'exception notoire des deux premières. Toutefois, les autorités tchadiennes ont opposé un refus ferme aux Juges des CAE qui ont souhaité rencontrer et interroger les deux détenus. Nous y reviendrons.

    A la 3ème commission rogatoire, les plaignants se font désirés. Le fan's club de Jacquelines Moudeine s'est épuisé. Pour combler le vide, les Juges des CAE se rabattent sur ce qu'on présente comme les archives de la DDS. Les archives de Bernard Padaré et Ahmat Bachir devrais-je dire ! Des documents qui, sous d'autres cieux, perdraient toute leur valeur juridique et iraient directement à la poubelle car ayant été pendant des années entre les mains de l'accusation. Reed Brody se promenait avec ces documents dans son sac, il exhibait à la presse des copies où on peut voir des tableaux faits sous Excel ! (Pour ceux qui ignorent, Excel a
    connu son expansion qu'avec Windows95).

    Puis vint le déplacement tant attendu au Sud du Tchad pour revisiter le fameux « septembre noir ». Le résultat est loin de l'effet escompté. On peut dire ça fait pschitt ! Dans la périphérie de Ndjaména, la fameuse plaine des morts a mystérieusement disparu sous les pieds du fossoyeur Clément Aboufouta, il n'a pu montrer aux Sénégalais un seul site où il affirmait enterrer 15 personnes quotidiennement pendant 4 années. A la place de charniers, on a ouvert des tombes construites d'innocentes personnes, certaines présentaient encore de linceul. Les ossements ont été emportés en Belgique par ces mercenaires recrutés par Reed Brody.

    Une 4ème commission rogatoire, non planifiée, a été effectuée pour une durée de 15 jours, du 23 mai au 7 juin 2014. Car chaque jour passé au Tchad, les fonctionnaires des CAE empochent 350.000 F. Faites le calcul. Cette dernière mission se justifie uniquement par la pression exercée sur les CAE par les droits de l'hommistes. L'objectif est d'obtenir vaille que vaille l'extradition sur Dakar de Saleh Younouss, Mahamat Djibrine et Zakaria Berdey, indispensable aux de Reed Brody pour la tenue d'un simulacre de procès. Un bras de fer qui se déroulait à huis clos depuis plusieurs mois et qui a fini sur la place publique ces derniers jours. Le ministre de la justice du Tchad, Me Bechir Madet, vient d'effectuer une visite de 48 heures au Sénégal où il a remis au Premier ministre Aminata Touré, une lettre sur l'affaire Habré. Qui croit encore que c'est une affaire judiciaire ?

    Une mascarade honteuse qui passe au pays de Cheikh Ahmadou Bamba et d'Abdoul Aziz Sy Dabakh. Et que dire de ces convocations abusives du Président HH aux CAE où il passe des heures sans boire, sans manger ni prier. Alors que Mbacké Fall, Moustapha Ka et tous les autres Dioublangs qui peuplent les CAE se gavent comme des oies de plats commandés à des traiteurs et incroyablement surfacturés au prix d'un déjeuner présidentiel. Ce jeudi 19 juin encore, le Président Habré a été convqué aux CAE pour une lecture d'un rapport commandé par les CAE sur la guerre du Tchad, pondu par un Officier Rwandais vivant en Belgique. Autant dire que c'est un Hutu amnistié par les ONG, de même espèce que Bandoum Bandjim.

    Face à cette imposture unique dans l'histoire contemporaine, les Tchadiens doivent s'interroger sur la finalité d'un tel acharnement politique. Ceux qui doivent parler et qui se taisent aujourd'hui, regretteront demain leur silence complice, ils n'auront aucune excuse devant l'histoire. Car maintenant tout est clair et pour tout le monde, y compris pour cette petite catégorie aveuglée par la haine et la vengeance, qu'à travers cette affaire ce n'est la justice qui est recherchée mais des règlements de compte politique. Quant aux Sénégalais, tous ceux qui sont mouillés dans cette affaire, assumeront tôt ou tard toutes les conséquences de leurs actes. Que Dieu nous accorde une longue vie.

     

    Par Tahir Mahamat Toké
    tahirtoke@africamel.net

     

    Source: Tchadpages

     

     

  • Après les suspensions, intimidations et menaces proférées envers la population et aux autorités morales et traditionnelles de la région du BATHA . Le Gouverneur Nouky Adam Charrfadine, apparemment n'entend pas s'arrêter là, il a du mal à se conformer aux règles régissant les normes du bon fonctionnement d'un État de droit .

    En fait, on ne dira jamais assez , à l'image de ces désordres (bordel) administratifs,juridiques et sociaux instaurés par le régime MPS depuis 24 ans qu'il régnait en maître au Tchad . Et comme dans la jungle, la plupart des ces Gouverneurs généraux et analphabète décrété par le Raïs qui, ne respectent aucune hiérarchie ni règle de droit et ne gèrent leurs domaines que comme eux ils veulent l'entendre gérer . D'où notre gouverneur du BATHA Mr Nouky Charffadine ne déroge pas à la règle, il vienne de récidiver . Cette fois-ci non seulement , il suspens, intimide et/ou menace, mais non il désobéit carrément son hiérarchie de président Deby en abrogeant par simple message son décret.

    Cependant, personnellement j 'ai jamais cru un instant à une démocratie au Tchad mais bon enfin ce n'est pas notre sujet ici. Mais il faut le reconnaitre qu'il y'a parmi mes compatriotes Tchadiens, ceux qui croient , ils sont honnêtes et ils étudient et travaillent dur afin d'apporter leurs contributions au pays malgré . Mais non, visiblement le Gouverneur du batha ne les entend pas ainsi, il a d'autres critères inavouées...

    En effet,le gouverneur du BATHA aurait abrogé par simple message le décret nommant Mr Ali Amine Ibrahim Sous-préfet de N'Djamèna-Bilala et auraCoit ordonné le préfet d'installer un autre Mr de leurs choix, un ancien militaire déflaté et analphabète en lieu et place de Mr Ali Amine Ibrahim. Ainsi le pauvre Ali Amine a été empêché de prendre sa fonction. Ridiculisé chez lui, Laissé seul sur le carreau ,il ne sait plus à quel saint se vouer au pays des ITNO... Alors que tenez vous bien notre compatriote Mr Ali Amine Ibrahim est porteur d' un décret n° 263 du 21 Avril 2014 , d'un ordre de mission n°303 délivrée par le Directeur de l'intérieur, d'une carte professionnelle d'agent du ministère de l'intérieur n°246 . Donc, cherchons à comprendre cette jungle de bergerie des ITNO et ses valets des gouverneurs Généraux et analphabète.

    En fin,bien sûr que nous avons tenté de savoir un peu plus le pourquoi et le tort de ce fils du Batha .Et beh, nos diverses sources nous affirment que c'est si simplement que ça, c'est sa tête qui ne les plait (il est têtu), il n'est pas trop fan des "idéaux" du MPS dont il ne s'en cache pas et surtout son penchant envers la C.P.D.C, cette coordination des mouvements qui luttent de l'intérieur. Mais enfin revenons franchement si on peut se la permettre, cette dernière coordination, à mon avis elle donnaient plus de crédit à cette démocratie à la" Debyenne" aux yeux de l'opinion internationale que autres choses. Donc ,c'est pourquoi comme nous avons signalé la fois dernière la méthode Nord coréenne qui correspondait à celle pratiquée par notre gouverneur du Batha Nouky. Notre tout puissant gouverneur veut signifier aussi par là aux Tchadiens qu'ils n'ont pas droit de servir leur pays, seul pourront prétendre les griots du MPS et les parent des Deby ITNO.Et ainsi va Tchad sous le régime du M.P.S.

     

    Djibrine Abakar Khirachi.
    le changement arrive quand les citoyens se réveillent tôt...

  • On constate que ce dernier temps la population du Batha était dans le collimateur du Gouverneur de la région. Et il ne s'en cache même pas, il l'a répète à qui veut l'entendre qu'il est en mission spéciale au Batha. Noky Adam Charfadine c'est son nom, il est un général, analphabète de surcroît et ancien chauffeur de Mahamat Ali Abdallah Nassour (du M.P.S), jusque là pas de surprise c'est "normal" au pays de Deby .Mais là où le bas blesse, c'est son comportement bizarroïde et inadmissible qui, ne laissera aucun digne fils du Batha indifférent. En effet, depuis son 'arrivé à la tête de la région, notre Gouverneur cherchait à toucher du doigt et mettre en difficulté ou en cause les valeurs morales et traditionnelles de la région, parmi lesquelles cette protestation permanente contre l'injustice.
    Le gouverneur Noky Charfadine aurait déclaré vertement, qu'il était envoyé par son président de Deby en mission spéciale au Batha, une région à leurs yeux potentiellement pourvoyeur de rebelles de tout les temps. L'analphabète du général Noky avait insisté que sa mission consiste à ramener par la force ou par le gré (' entendre par achat des consciences) toute la population du Batha dans le giron du M.P.S. Donc, désormais un défi est lancé aux fils du Batha, et "qui vivra verra"?
    En fait le principe veut que, si on est dans un Etat de droit ou un Etat qui se respecte tout court, un gouverneur est un commis de l'Etat, un haut fonctionnaire de la République qui devrait être au dessus de la mêlé. Car, être un gouverneur d'une région c'est cautionné la neutralité de l'Etat aux yeux ses concitoyens et non le contraire. Mais dommage! Qu'au Tchad de Deby, il est toujours si dur d'être correct et respectueux des règles. Donc on devine si facilement qu'il serait très dur d'avoir une hauteur de vu ou s'apprêter au jeu de la neutralité quand il s'agit d'un énergumène du genre notre Gouverneur Noky Charfadine Adam.
    Depuis sa nomination, notre Gouverneur Noky s'est lancé dans une ridicule de manœuvre, n'a d'égal que la méthode Nord Coréenne, c'est du jamais vu dans la région. Enfin, même si on y était pas loin déjà auparavant avec certains des ses prédécesseurs dans la région .Rassurez-vous que le Monsieur 'est le phénomène en personne, il n'épargne personne dans sa lancée de cette " noble mission" que, lui a conféré son parent de président. Il tape partout et à l'aveuglette au point que sa méthode frise le ridicule.

    En effet, on assistait ce dernier jour à des intimidations et des suspensions à tours de bras: des chefs des cantons, des chefs de carrés, des militants des partis de l'opposition tel que de la C.P.D.C et Il menaçait aussi d'affectation certains fonctionnaires, enfin il tâtonnait trop notre Gouverneur et il agace la population à l'heure où nous sommes. Et le comble, il avait accusé le représentant régional de la Croix Rouge d'être en connivence avec l'opposition dite de l'intérieure et œuvrait pour déstabiliser le bureau régional du M.P.S. une accusation gratuite et infondée nous assure le concerné. Donc en bref, en ce moment la population du Batha serait très remontée et conteste énergiquement les méthodes répressives du Gouverneur Noky et elle se dit, qu'elle n'était pas étonné que sa voix est restée sans échos depuis , puisque comme d'habitude les autorités à N'Djamena entendent que ce qu'ils veulent entendre. Mais Le Bathalais ne restera pas les bras croisés.

    Car, il est question ici, de se protéger contre la perversion et de ceux qui veulent piétiner ses valeurs morales et traditionnelles. Les fils du Batha restent et resteront intransigeant quand il s'agit de préserver ses valeurs des terroirs. Halte aux intimidations, aux mépris et à l'ingérence du MPS.

     

    Djibrine Abakar Khirachi
    Le changement arrive quand les citoyens se réveillent tôt...

  • 2è Congrès du CNCD: communiqué final version arabe البيان الختامي الصادر عن للمؤتمر الثاني للمجلس الوطني للتغيير والديموقراطية
    9 juin 2014, 15:36
    (CNCD) المجلس الوطني للتغيير و الديموقراطية
    البيان الختامي للمؤتمر العام الثاني، توصيات الملتقى الثاني للمعارضة التشادية المتنوعة،

    (CNCD) إن المجلس الوطني للتغيير و الديموقراطية
    قد عقد الدورة العادية لجلساته الأساسية،يومي 31/5 و1/6 من العام 2014م، في المركز الدولي للثقافة الشعبية، بمدينة باريس.
    Centre International pour la Culture Populaire (CICP)
    لقد تمخض المؤتمر عن ثلاثة لجان فنية قامت بصياغة توصيات في المجالات الآتية :

    أولا توصيات اللجنة المختصة بالسياسة العامة:
    <أ > أوصت اللجنة بمراجعة المادتين رقم 2 و رقم 5 ، في الباب الأول من اللائحة الأساسيةالتي تم إقرارها في 3/7/2011م، حيث أن الصيغة المعدلة للمادة رقم 2 صارت كما يلي :(إنه ينبغي على المجلس الوطني للتغيير و الديموقراطية، استخدام كل الوسائلا المشروعة لقيام الديموقراطية و دولة القانون في تشاد).
    كما أن في الفقرة القائلة (ومن أجل تحقيقهذا يجب حث القوات المسلحة على إحترام قيم النظام الجمهوري)، تم إستبدال عبارة(القوات المسلحة)، بعبارة (كل التشاديين).
    (CNCD) <ب> إن المجلس الوطنيللتغيير و الديموقراطية
    يجزم على المطالبة بالحوار القوميالجامع، بمشاركة كل القوى الحية، أي الأحزاب السياسية، و جمعيات المجتمع المدني والحركات السياسيىة العسكرية.
    (CNCD)<ج > إعادة التأكيد علىطبيعة المجلس الوطني للتغيير و الديموقراطية
    القائمة على العلمانية و الروح الوطنية، في هذا الزمن الذي نرى فيه القارةالإفريقية تغرق أكثر فأكثر في الظلامية المتخلفة، ونرى فيه منطقة وسط إفريقيابالأخص، ضحية للعصابات المتطرفة المصنوعة و المدعومة من قبل رأس نظام الأستبداد فيأنجمينا : إدريس دبي أتنو:

    ثانيا توصيات اللجنة الخاصة بالتعبئة و الأعلام:
    CNCD < أ > العملعلى إرساء المجلس الوطني للتغيير و الديموقراطية ،
    جغرافياَ، و ذألك بإنشاء الخلاياالمحلية والإقليمية، تطبيقا لما نصت عليه اللائحة العامة و النظام Strasbourg الداخلي، إقتداءاَ بمبادرة مناضلي مدينة ستراسبورغ
    < ب > نبذ التساهل و المجاملات،و تشديد الحذر، تجاه العناصر الإنتهازية و المثيرة للإنقسام و المدسوسة، من ناحية،وإنفاذ العقوبات الواردة في النصوص القانونية، عند ثبوت إرتكاب المخالفات، منناحية أخرى.
    < ج > تجنب تراكم الشبهات و الظنون، و ذالك بالمداومة على التحاور بين المناضلين،بروح الصراحة و النقد الذاتي.
    < د > طباعة البطاقات العضوية، و السهر على استيفاء التبرعات، إلى جانب تنظيم نشاطاتثقافية و ما شابهها بغرض تحقيق إيرادات مالية إضافية.
    < هـ > و في مجال الإعلام على وجه الخصوص، توصي اللجنة بما يلي:
    * تعزيز مفوضية الإعلام بإنشاء فريق عمل، يتمتع بصلاحيات ذاتية واسعة في مجاليالإنتاج و التوزيع، في إطار التوجه العام المرسوم من قبل المكتب المركزي في مجالالأعلام.
    * تعيين عدد من الناطقين الرسميين لإيصال صوت المجلس إلى الأجهزة الإعلاميةالدولية، باللغات الأساسية الثلاث، أي الفرنسية و العربية و الإنجليزية.
    * تنشيطموقع الإنترنيت الخاص بالمجلس و صفحة الفيسبوك، مع تشجيع المناضلين و المتعاطفين،على المشاركة بصورة واسعة.
    < و > القيام بنشر فعاليات المؤتمرات و الندوات التي نظمها المجلس، على شكل كتب ومطبوعات.
    < ز > ربط علاقات منتظمة مع الحركات و الأحزاب و المنظمات المتقاربة مع المجلس، بهدفتوضيح الدور المناط إلى المجلس، و تنقية الروابط بين المناضلين المنتميين إلىكيانات مختلفة، و تعزيز التكامل بين المجلس من ناحية، و كافة مكونات المعارضة منناحية أخرى. المبادرة بعقد لقاءات مباشرة مع قيادات هذه الأحزاب و التنظيمات، كلما كان ذالك ممكناً.
    < ح > تحسين التفاعل مع الحراك النقابي و السياسي داخل البلاد، و عدم الإكتفاءبالبيات المؤيدة للإضرابات أو المنددة بالإعتقلات، وذالك بالإستفادة من الشبكاتالاجتماعية على الإنترنيت مثلاً.
    < ط > وضع مكانة خاصة لقضايا تمكين المرأة، و تطلعات الشباب، في جميع نشاطات المجلسو دراساته.
    < ي > إنشاء روبط مع التنظيمات الديموقراطية الأفريقية، تشجيع التشاديين علىالمشاركة في فعاليات تلك التنظيمات، و ينبغي على المكتب المركزي خاصة أن يسعىلتعميق التفاكر مع القوى الديموقراطية في محيطنا الإقليمي، إمتدادا للمنتدى حولالتناوب الديموقراطي في منطقة وسط إفريقياـ المنعقد في شهر 6/2014م.

    ثالثاً: توصيات اللجنة الخاصة بحقوق الإنسان :
    < أ > إنشاء خلية مركزية و خلايا فرعية في مجال حقوق الإنسان، تناط إليها المهامالتالية:
    * التنديد بالإنتهاكات التي يتعرض لها المواطن التشادي في بلاده و في بعضالدول المجاورة مثل ليبيا و السودان و إفريقا الوسطى,
    * تقديم المعلومات لطالبي اللجوء حول حقوقهم و واجباتهم، القيام بجولاتميدانية في أماكن تواجدهم،
    OFPRAو CNDA * إثارة إشكاليات الترجمة مع الجهات المختصة ك
    * و إعداد الملفات الشخصية.
    * تقديم التقارير حول وضع حقوق الإنسان في بلادنا، و كذلك حول مشكلة الفسادالمالي،
    < ب > التعبئة من أجل إطلاق سراح المعتقلين السياسيين،
    < ج > إنشاء صفحة على موقع الإنترنيت خاصة بحقوق الإنسان،
    < د > فتح خط أخضر، كخدمة هاتفية للإنذار المبكر.
    < هـ > الحذر تجاه إستغلال المسألة الدينية من قبل النظام الحاكم و حلفائه.

    إن المؤتمر قد قام بإقرار كل هذه البنود، كما أنه قام بتكليف فريق عمللتنفيذها، مكون من الآتية أسماؤهم، أي أعضاء المكتب:

    مقرر:
    موديه آسمنجار
    نائب أول: جمبا لاوكوليه
    نائب ثان: محمد صالح داود
    أمين الصندوق:
    كليمان أنجيبوم
    نائب: حامدي عبد الرحمن
    المستشارون:
    محمد شريف جاكو
    عبد الله موسى
    محمد شوا
    آدم حامد سوقي
    اللفوزا عيسى
    حامد سوقودي

    المنسقة: السيدة / آنيت لاوكوليه
    النائب الأول: مهدي علي محمد
    النائب الثاني: ﭙــيار بيهاسيم
    مفوض العلاقات الخارجية:
    عبد الكريم يعقوب
    نائب: طاهر علي ناناي
    مفوض الإعلام:
    محمد السليك حلاتا
    نائب: عبد المنان محمد خطاب
    مفوض التعبئة:
    أبكر السليك حلاتا،
    نائب: إبراهيم حسين

    و لقد حضر المؤتمر مندوبون عن تنظيمات إفريقية صديقة، و هم السيد/ماجلوارأندوبا عن الكونغو برازافيل، و السيد/ جوزيف ياكيتيه عن جمهورية إفريقيا الوسطىالذي ركز في كلمته على العلاقات الأزلية بين شعوب المنطقة و على ضرورة تضافرالجهود ، و السيد /مكي حوميد قابا عن الإتحاد القومي لإنقاذ جيبوتي، الذي لفت إلىأوجه التشابه المتعددة بين جيبوتي و تشاد، كما ركز بدوره على ضرورة العمل المشترك.
    و من الجدير بالإشارة أن مشاركة رئيس الوزراء السابق السيد/ فيديل مونجار، قدأثلجت صدور المؤتمرين.
    و قد سجل المؤتمر عضوية تنظيم حركة العمل من أجل النهضة برئاسة السيد/ آدم حامد
    Mouvement d'Action et de Renaissance – MAR سوقي:
    و أخيرا، تمت مناقشة مسألة موقف المجلس إزاء الأحزاب السياسية التي قد ترافقالرئيس إدريس دبي في جولة الإنتخبات المقبلة، مع العلم بان الانتخابات هي مزورةمبدئياً.

    صدر في باريس بتاريخ 4/6/2014م
    التوقيع: السيدة/ آنيت لاوكوليه، منسقة ال
    (CNCD)


     

    بعض الصور لهذا الحدث

     

    {gallery}conf14/{/gallery}

  • Crédit à gogo
    Selon les informations qui nous parviennent de N'djamena, toutes les banques de la place traversent une crise due essentiellement, selon les mêmes sources, aux difficultés de récupérer les créances et autres crédits accordés à leurs clients. Elles seraient toutes en état de quasi banqueroute. Ces mêmes sources précisent que les institutions de Bretons–Wood, de passage dernièrement à N'djamena, ont notifié à l'Etat tchadien de racheter ces créances douteuses afin d'éviter aux établissements bancaires une trésorerie négative. D'ores et déjà, une commission de recouvrement des créances bancaires est mise sur pieds. Elle serait dirigée au niveau ministériel.
    Il faut signaler que depuis le début de l'exploitation du pétrole (2003), les banques accordaient des crédits à tout demandeur sans rechigner. La situation s'aggrava avec la dénonciation par le gouvernement tchadien des engagements qui le lient avec la Banque Mondiale et surtout le déblocage des fonds appelés «générations futures». Ce qui a permis aux proches du pouvoir d'amasser des richesses considérables. L'accroissement de liquidités explosera les dépôts poussant les banques à exercer un transfert sur leurs clients, mais le drame est qu'ils sont tous douteux. D'après ces mêmes sources, pratiquement tous les dossiers d'emprunts sont faux. Il peut arriver que ces faux sont parfois l'œuvre des cadres de ces banques sensés contrôler les dossiers. Des cadres des banques arrêtés pour falsification, faux en écriture ou encore abus de confiance sont innombrables.


    Opération de renflouement des caisses : de l'émission des emprunts obligataires aux condamnations astronomiques des compagnies chinoises.
    Le pouvoir cherche de l'argent frais. Il émet des titres obligataires au niveau du marché de l'Afrique centrale. Comment comprendre qu'un Etat qui aurait du être inondé par les rentrées pétrolières, émet des titres d'emprunts obligataires pour un montant de 85 milliards de francs CFA. Qu'a-t-on fait avec cet argent? Un ex premier ministre accusé un moment d'avoir soustrait une partie, se dit prêt le moment venu à indiquer la vraie destination de ce pactole.
    Acculé de toutes parts et dans un besoin de trésorerie urgent (salaires, élections), le gouvernement se tourne vers sa poule aux œufs d'or: les chinois. Ces chinois, pragmatiques dans leurs intérêts, ne se préoccupent pas de certains détails (environnement, Etat de droit) et ont eu le malheur de croire leur interlocuteur qui n'est autre que le ministre du pétrole. Ainsi, le ministre du pétrole qui cumulait ce poste avec celui de Directeur adjoint de la raffinerie, serait informé du déversement de ce liquide et qu'il aurait même conseillé les chinois à utiliser des bâches en plastiques pour rendre ces mares imperméables, nous indiquent certains sources proches du dossier. Les chinois seront condamnés à une amende de 1,2 milliard de dollars, soit 600 milliards de francs Cfa.


    Les salaires ne sont pas payés
    Selon la Deutsche Welle la crise est grave. D'après DW, «pour faire des économies, le gouvernement a par exemple procédé à la réduction du nombre de ses ministres, qui sont passés de 42 à 27. Selon plusieurs sources, le Tchad a même supprimé les postes de sous-préfets adjoints pour pallier ces difficultés. Malgré cela, le Tchad connaît toujours des tensions en ce qui concerne la trésorerie». Interrogé par la DW le député Aba Djouassab Koi, par ailleurs 3ème vice président de l'Assemblée, dit «Moi qui vous parle, je n'ai pas encore reçu mes indemnités du mois de mai.»
    Certains analystes vont jusqu'à dire que le départ de Deby de la Centrafrique est dû essentiellement à l'état de sa trésorerie. Les caisses sont vides, étonnement vides.


    Depuis chawire Rassak Abdoulaye Abakar

     


    Quelques images de la catastrophe

     

    {gallery}/petro{/gallery}

  • Recommandations de la 2ème Conférence de l'Opposition Plurielle Tchadienne

    Le Conseil National pour le Changement et la Démocratie (CNCD) a organisé ses assises ordinaires du 31 mai au 1er juin 2014, au Centre International de Culture Populaire à Paris.
    Trois commissions de travail ont été constituées et ont formulé les recommandations suivantes :

     

    1. Au titre de la Commission Politique Générale :

    a. La révision des articles 2 et 5 du Titre 1er des statuts du 3 juillet 2011. Ainsi, l'article 2 a été reformulé comme suit : Le CNCD doit «user des tous les moyens légitimes pour instaurer la démocratie et l'Etat de droit au Tchad». Pour cela il doit sensibiliser non seulement les forces armées mais tous les «tchadiens».

    b) Le CNCD exige un dialogue inclusif, regroupant toutes les forces vives (partis politiques, les sociétés civiles, mouvements politico-militaires...)
    c) La réaffirmation du caractère laïc et national du CNCD et ceci, au moment où l'Afrique sombre de plus en plus dans un obscurantisme rétrograde et où la sous-région «Afrique centrale» est particulièrement livrée aux mains de mouvements extrémistes orchestrés et entretenus par le despote de N'Djamena, Idriss Deby Itno.


    2. Au titre de la Commission Mobilisation et Communication :
    a) Procéder à l'implantation géographique du CNCD, en créant des comités régionaux et locaux tels que prévus dans les Statuts et règlement intérieur ; à l'exemple de l'initiative des militants de Strasbourg.
    b) Bannir la complaisance et redoubler de vigilance vis-à-vis des éléments opportunistes, divisionnistes et infiltré et appliquer les sanctions prévues par les textes juridiques, en cas de faute avérée.
    c) Eviter l'accumulation des malentendus et des incompréhensions, par un recours systématique au dialogue entre les militants, dans un esprit de franchise et d'autocritique.
    d) Editer des cartes d'adhésion. Veiller à la rentrée régulière de cotisation ; organiser des activités culturelles ou autres susceptibles de générer des ressources.
    e) Pour la Communication, la Conférence recommande :
    - Le renforcement de la Délégation à la Communication par la mise en place d'une équipe, ayant
    une large autonomie de production et de diffusion, dans le cadre de la ligne éditoriale fixée par le bureau.
    - La désignation de plusieurs porte-paroles, pour intervenir régulièrement dans les médias internationaux, dans les trois langues : français, arabe et anglais.
    - La Réactivation du site Internet et la page Facebook, tout en incitant les militants et sympathisants à y contribuer massivement.
    f) Procéder à la publication sous forme de livres, des travaux des conférences et journées de réflexion organisées par le CNCD.
    g) Etablir des relations suivies avec les mouvements, partis et organisations proches du CNCD, afin de clarifier le rôle du CNCD, harmoniser les rapports entre les militants venant de différentes structures, et développer une meilleure complémentarité entre le CNCD et toutes les composantes de l'opposition. Initier des rencontres directes avec les dirigeants de ces partis et mouvements, chaque fois que c'est possible.
    h) Développer une meilleure interaction avec les luttes sociales et politiques à l'intérieur du pays, au-delà des communiqués de soutien aux grèves et de dénonciation des arrestations, par exemple en faisant un bon usage des réseaux sociaux.
    i) Accorder une place particulière à l'émancipation de la femme et aux aspirations de la jeunesse, dans toutes les réflexions et les activités.
    j) Etablir des rapports avec les organisations démocratiques africaines, sensibiliser les Tchadiens à participer à leurs activités ; en particulier, le bureau doit approfondir la réflexion avec les démocrates des pays de notre sous-région, dans le sens du colloque sur l'alternance démocratique en Afrique centrale (Juin 2011).


    3. Au titre de la commission des droits de l'Homme :
    La situation de nos compatriotes de par le monde a été examinée. Les persécutions, tourments, et autres cruautés subis par nos sœurs et frères du fait qu'ils sont tchadiens ont été dénoncés. La commission recommande :

    a) La création d'une cellule et de sous cellules aux droits de l'Homme dont le rôle serait :
    - Dénoncer les violations des droits des citoyens ;(situation des tchadiens dans les pays voisins, Libye, Soudan, RCA...)
    - Informer les demandeurs d'asile de leurs droits et devoirs (faire une tournée auprès des compatriotes demandeurs d'asile, l'interprétariat à l'OFPRA/CNDA, la constitution des dossiers...)
    - Rédiger des rapports sur la situation des droits de l'Homme dans notre pays ainsi que la question de la Corruption.
    - Se mobiliser pour la libération des prisonniers politiques
    - Création d'une page spéciale de droits de l'Homme sur le site du CNCD.
    - La création d'un numéro vert d'alerte.
    - La vigilance sur la question religieuse, instrumentalisée par le régime et ses alliés.

     

    La Conférence a adopté tous les points et a confié la charge de leur exécution à une équipe composée comme suit :

    Coordinatrice : Annette Yoram Laokolé
    Coordinateur 1er adjoint : Mahamat Mahdi-Ali
    Coordinateur 2ème adjoint : Pierre Beassem
    Délégué Affaires extérieures : Abdelkerim Yacoub
    Délégué Affaires extérieures adjoint : Taher Ali Nanaye
    Délégué à la Communication : Mahamat Assileck Halata
    Délégué à la Communication adjoint : Abdelmanane Hattab
    Délégué à la sensibilisation : Abakar Assileck
    Délégué à la sensibilisation adjoint : Brahim Hissein
    Rapporteur : Modé Assengar
    Rapporteur 1er adjoint : Djemba Laokolé
    Rapporteur 2ème adjoint : Mahamat Saleh Daoud Délégué aux finances : Clément Djébom
    Délégué aux finances Adjoint : Abdéramane Hamidi

    Les Conseillers spéciaux :

    Acheihk Ibn Oumar
    Mahamat Cherif Djako
    Abdallah Moussa
    Mahamat Choua
    Adam Hamid Sougui
    Allahfouza Issa
    Ahmat Sougoudji

     

    Des mouvements amis ont rehaussé par leur présence la conférence notamment Mr Magloire Ndoba, du Congo Brazzaville, Mr Joseph Yakété de la RCA qui a assisté à l'ouverture de la conférence et insisté sur les liens séculaires qui lient les peuples de la sous-région et la nécessité de fédérer nos forces. Mr. Maki Houmed-Gaba de l'Union pour le Salut National de Djibouti a rappelé les similitudes de la situation politique de nos deux pays et à lui aussi souligné l'exigence de travailler ensemble. La présence active de l'ancien Premier- Ministre Fidel Moungar a été hautement appréciée par les militants Le congrès a enregistré aussi l'adhésion du Mouvement d'Actions et de Renaissance (MAR) de Mr Adam Hamid Sougui.
    Enfin, la question de la position du CNCD vis-à-vis des partis politiques qui accompagnent Idriss Deby dans la tenue des élections dont on sait d'avance qu'elles sont truquées a été largement débattue.

     

    Fait à Paris le 04 juin 2014
    Annette Yoram Laokolé
    Coordinatrice du CNCD

     


    Quelques images marquant cet évènement.

    {gallery}/conf14{/gallery}

     

  • L'affaire de l'assassinat des 10 tchadiens a pris une nouvelle tournure. Les familles des victimes, face au mutisme et l'inaction du gouvernement, ont décidé de récupérer les chameaux de ces Ouled Slimane vivant au Kanem. Il a fallu que le gouverneur fasse intervenir les forces de l'ordre pour calmer les familles meurtries par ces crimes lâches et abjects. Les chefs de cantons du Kanem ont exigé, d'une seule voix, aux 4 chefs de cantons Ouled Slimane de désigner les coupables et de payer la dia. Parmi les six assassins, deux sont partis récemment du Tchad et dont les parents vivent dans le nord Kanem. Par ailleurs, les chefs de cantons de la région ont appelé la population au calme et à la dignité face à ces crimes barbares. Aucune vengeance, de quiconque n'est tolérable.


    Il faut rappeler que le 21 mai 2014, des tchadiens venant de tripoli, leur camion a été intercepté à un check-point à la sortie de Sebha par des hommes en armes, identifiés comme des Ouled Slimane et ont été sauvagement assassinés. Six des assaillants ont été identifiés et deux seraient partis récemment du Tchad.

     

    Correspondance depuis le Tchad

  • Dix de nos Compatriotes sont sauvagement assassinés à Sebha dans le sud libyen pour la simple raison qu'ils sont tchadiens. Ce crime barbare et gratuit ne restera pas impuni. Selon Rfi, ce crime crapuleux, aurait été commis par des Ouled Slimane. « Les dix Tchadiens venaient du Kanem, une région du Nord-Ouest, d'où sont originaires de nombreux immigrés partis travailler en Libye. Ils ont quitté Tripoli en direction du Tchad quelques jours avant le drame. Le 21 mai, leur camion a été intercepté à un check-point à la sortie de Sebha par des hommes en armes, identifiés comme des Ouled Slimane», selon Rfi. Comble d'ingratitude, ces tribus libyennes ont été accueillis au Kanem quand les othomans et après les italiens les pourchassaient comme des lapins. Ces combattants de la 25ème heure de la révolte libyenne (ils étaient khaddafistes jusquau bout, avant de massacrer récemment les tribus Khaddafi), oublient l'hospitalité qui leur est offerte que cela soit au Tchad ou au Niger et où vivent jusqu'à aujourd'hui des ouled Slimane.


    Les 10 tchadiens sont :
    1-Sini Adam Mahamat Kosso
    2-Ousmane Abakar Kosso
    3- Adam Ousmane Kosso
    4- Mahamat Adji Laafi
    5- Laafi Issa Moussa
    6- Ousmane Oumar Mahamat
    7- Souleymane Tahir Mahamat
    8- Said Ibrahim Soultane
    9- Haroun Kobor Boukar
    10- Moustapha Mailé Soultane


    Le gouvernement fantoche de N'djamena, fidèle à lui-même, est resté passif face aux massacres des tchadiens en Libye, RCA, etc. Il excelle dans la répression contre sa propre population et absent quand il faudra la défendre.

     

    Correspondance depuis Joufra, Libye.

  • C'est avec une grande tristesse que nous avons appris la disparition subite de notre frère et camarade Mahamat Abdelkarim suite à un accident de circulation. Sa mort est une perte énorme pour sa famille, ses compagnons de luttes, bref à tous ceux qui l'ont côtoyé.
    Le Commandant du groupement numéro 4 auprès du commandement de l'Union des Forces pour la Démocratie et le Développement (UFDD), était un combattant modèle, un chef exemplaire, discret et efficace. Au moment où certains gagnés par l'esprit de l'abandon de la lutte et du renoncement ont rallié massivement le régime despotique, Mahamat était parmi ceux qui ont préféré continuer la lutte pour mettre terme à cette dictature abjecte qui sévit au Tchad. Il avait gravi tous les échelons. De simple combattant, il s'est retrouvé commandant d'une petite escadrille à la puissance de feu indomptable.
    Nous implorons Le Tout Puissant de l'accueillir au paradis.

     

    Ses camarades de luttes

  • Dans quelques jours InchaAllah, la Communauté musulmane accueillera dans la ferveur spirituelle le mois béni de Ramadan 1434 correspondant à l'année 2013. C'est à la fois un hôte de marque et une des meilleures et des plus belles écoles de la vie. Chaque année, pendant un mois, des musulmanes et des musulmans à travers le monde jeûnent, non seulement pour respecter la prescription divine dans la sincérité de l'intention et la conformité des enseignements du Prophète de l'Islam, mais surtout, par une méditation intense et pieuse élever la perspective de leurs aspirations spirituelles au-delà de son horizon limité. L'objectif étant d'accéder à une véritable quête spirituelle pour obtenir l'agrément d'Allah et l'apaisement intérieure.

    Dans un monde où les liens sociaux se détraquent, où les repères sont constamment brouillés et où le matériel devient la référence, le mois béni de Ramadan offre une autre vision que celle dominante et fournit des moyens permettant de mieux faire face aux épreuves et incertitudes du monde actuel. En faisant du jeûne une opportunité pour croître dans la prière, la réflexion, la soumission, la justice, la générosité..., le musulman renforce sa foi en Dieu, fortifie son sens spirituel, édifie sa personnalité et fortifie également son esprit.

    Cette expérience intense dans le sacrifice de soi, la discipline des désirs et la proximité avec Dieu appelle le musulman à en faire une pratique essentielle, non seulement pendant ce mois, mais durant toute sa vie. C'est une évidence de dire que le mois de Ramadan qui occupe une place toute particulière dans l'Islam, constitue un Trésor inestimable d'opportunités de récolter toutes sortes des bienfaits (hassanats), et surtout de s'élever dans l'excellence (Al-ihsâne) en ayant constamment la présence d'Allah dans son esprit. Il s'agit ici de se rapprocher davantage d'Allah par le cœur, l'esprit, la pratique et le culte.

    Comme chaque année, nous essayerons InchaAllah ensemble de s'enrichir mutuellement et de vous faire profiter de ses bienfaits au travers de nos contributions modestes.

    A l'évidence, l'exercice spirituel que procure le jeûne du mois béni de Ramadan nous rappelle simplement que nous ne sommes pas maîtres de nous-mêmes, mais de simples créatures d'Allah et que nous Lui appartenons. Cet exercice nous rappelle que finalement nous ne sommes que de passagers sur cette terre. Tout croyant sait qu'à Dieu appartient ce qu'il a repris et à Lui appartient ce dont il a fait don. Et toute chose a, auprès de Lui, un terme bien déterminé. Beaucoup d'entre nous oublient cela et souvent on est emporté par les délices de la vie et le charme des attractions mondaines. Que vaut la durée du temps, si nous ne savons pas apprécié chaque instant qui la compose!

    Dans un hadith rapporté par Muslim, le Prophète de l'Islam disait que : « Allah ne considère pas vos apparences mais vos cœurs et vos œuvres. » Le travail qui incombe à chacun de nous, plus spécifiquement durant ce mois béni de Ramadan, est d'améliorer nos cœurs et nos œuvres pour les rapprocher des prescriptions divines.

    Il convient de souligner que le mois de Ramadan est la seule période de l'année où les portes du Paradis sont largement ouvertes, celles de l'Enfer bouclées, les issues de secours éclairées et fonctionnelles à tout temps, le pardon d'Allah permanent, les Anges de miséricorde instruits pour épauler les faiseurs de bien sur la Voie d'Allah, et Satan et ses bataillons ligotés et rendus désamorcés. Quelle aubaine ! C'est aussi un mois dont le début est miséricorde, le milieu est pardon et dont la fin est affranchissement du feu de l'Enfer.

    Comment ne pas profiter des multiples bienfaits de ce mois qui jouit d'un statut unique de béni (Moubarak) et qui englobe à lui tout seul toute forme de merveille et de bénédiction si on se réfère simplement à la nuit bénie qu'il renferme (verset 2, sourate 44) et le symbole de la descente du Qur'àn dont il est témoin (sourate 97). Il demeure donc le creuset de la guidance, de la clarté, du chemin de la piété, du pardon et de la miséricorde d'Allah.

    A noter qu'il est fortement recommandé au croyant de formuler pendant cette période, la célèbre invocation du Prophète de l'Islam ci-après : "Allahouma que ce mois soit une période d'adoration de Ta grandeur, de pratique agrée, de lecture du Qur'àn, d'œuvre de bienfaisance sans ostentation ni orgueil, de pardon, de tolérance et de miséricorde entre les serviteurs et entre Toi et tes serviteurs".

    Les enseignements du Qur'àn et de la Sunna du Prophète Muhammad sont plein de bon sens et constituent un meilleur bagage pour ne pas se laisser séduire par le charme des attractions mondaines et ainsi se préparer dès maintenant à l'ultime rencontre avec Allah. Gardons à l'esprit qu'on doit rendre des comptes et rappelons qu'on peut retarder un voyage, on peut annuler un rendez-vous, mais on ne peut ni annuler ni reporter la mort. Mettons à profit notre vie, dans tous ses aspects pour laisser quelque chose de constructif à la postérité.

    Comme disait un frère en Islam, l'exemple de l'être humain dans cette vie est celui d'un commerçant qui a pour capital sa vie, pour bénéfices ses bons actes et pour pertes ses péchés. Et ce n'est qu'au Jour du jugement que le bilan sera établi. Celui qui sera écarté loin du Feu, et introduit au Paradis, aura certainement remporté le succès. Et quel excellent succès ! Qu'Allah fortifie notre foi sur le droit chemin et Nous fasse partie de de celles et ceux qui remportent cet excellent succès.

    D'avance, je souhaite à toutes et à tous un Excellent mois béni de Ramadan dans la paix, la santé et la piété. Qu'Allah répande sur nous sa miséricorde et nous permette de passer ce mois de Ramadan dans le summum de la piété et de l'adoration.

    Fi Amanillah. Assimah.

    Talha Mahamat Allim

  • La chambre d'instructions de la cour d'appel de Paris vient de lancer un pavé dans la mare : elle autorise un juge d'instruction à enquêter, oui pas juger mais enquêter (nous préciserons notre insistance sur le mot «enquêter» plus loin), sur les conditions de disparition d'Ibni Oumar. Il faut souligner que lorsque la famille Ibni avait intenté une action devant les juridictions françaises, un juge s'est saisi de l'affaire malgré son classement sans suite par le parquet de Paris. A l'appel interjeté par le parquet, la cour d'appel de Paris vient de rendre une décision permettant au juge d'ouvrir une enquête sur la disparition D'Ibni.
    Enfin, oui enfin. Cinq année de dénie de justice, d'arrogances (le despote tchadien est allé jusqu'à interdire aux journalistes de lui poser des questions en rapport avec la disparition d'Ibni), d'invectives, d'offenses à l'endroit de sa famille, enfin la justice va pouvoir enquêter.
    Les faits sont là. Têtus malgré les manœuvres, immuables malgré le temps passé, bref, ostensibles malgré les manigances diaboliques. Un opposant, assis tranquillement chez lui, la garde prétorienne barbare et sanguinaire l'amène, et depuis on n'a plus de ses nouvelles. Une commission d'enquête aux ordres au départ puis « ouverte à l'international » (selon les propres termes du despote tchadien) fut érigée et ses conclusions incriminent directement la présidence tchadienne. Tels sont les faits. Alors pourquoi on s'est opposé à l'ouverture même d'une enquête judiciaire ? Certaines sources averties pensent c'est pour des raisons politiques et de proximité avec le régime de N'djamena que certains milieux en France ont bloqué, ou tenté de bloquer, le processus judiciaire. On avance pêle-mêle la souveraineté, la non ingérence dans les affaires des Etats africains,..., la chambre de la cour d'appel vient de trancher et ceci, entre autres: Au nom du principe de compétence universelle. Certains peuvent être choqués qu'en 2013 une justice étrangère s'immisce dans les affaires internes au Tchad. Mais alors qui rendra justice à ceux qui, parce qu'ils pensent différemment, ont une autre vision du monde, sont lâchement assassinés? Tant que l'ingérence est dans le sens de la justice, de consolidation de la bonne gouvernance, nous la soutenons comme nous dénonçons celle qui consiste à concourir des potentats asservissant et assassinant des innocents.


    Qu'est ce que cela peut changer ?
    Même si on n'atteindra pas Deby, pour l'instant, mais beaucoup de choses changeront. A commencer par la liberté de circuler de certains acolytes du régime, témoins oculaires de l'évènement et qui sont souvent en villégiature en Europe. Ceux qui sont nommément cités par la commission et qui pensent qu'ils sont éternellement impunis, ceux qui pensent oppresser, incarcérer, bref tuer des innocents en toute tranquillité. Enfin la justice en marche.


    La Rédaction de la Gazette

  • Fidèle à son engagement patriotique et révolutionnaire depuis 47 ans d'existence, face à la mauvaise gouvernance du Tchad par le régime du président Deby et de ses prédécesseurs sous la bénédiction extérieure, en l'occurrence française, le FROLINAT - 1ère armée tient à rappeler à l'opinion tchadienne que sa force de frappe reste intacte et travaille inlassablement pour combattre l'arbitraire, l'injustice, le népotisme, la corruption, le clanisme, l'instrumentalisation religieuse, le clientélisme politique propres à ces régimes. Le Tchad est un révélateur qui donne la chair de poule.

    Comme les autres peuples dont l'éloge et la défense des principes démocratiques avaient permis d'évoluer vers un véritable Etat de droit, le peuple tchadien a également le droit de goûter aux fruits de la démocratie et du respect de la justice et de la dignité humaine. C'est tout le sens du combat que mène le FROLINAT-1ère armée depuis des années, sous diverses formes.

    En ce jour mémorable du 47ème anniversaire de la création du Front de Libération Nationale du Tchad (FROLINAT- 1ère armée), sa direction tient à rendre un hommage solennel au peuple tchadien martyrisé par les différents régimes successifs, et plus particulièrement aux frères et sœurs martyrs tombés aux champs d'honneur. Elle appelle les tchadiens, où qu'ils se trouvent d'observer une minute de silence à la mémoire de ces martyrs.

    Le passif colonial et postcolonial ainsi que l'absence d'alternance démocratique pèse lourdement sur le Tchad et les tchadiens. Ce qui appelle à la continuité de la lutte révolutionnaire et du combat patriotique menés depuis ces 47 ans afin de donner un nouveau visage au Tchad et un meilleur avenir aux tchadiens.

    C'est dans cette optique que nous exigeons du pouvoir actuel au Tchad la libération de l'espace démocratique, le respect des libertés et de la chose publique ainsi que l'exercice d'une véritable indépendance politique vis-à-vis du néo-colonialisme et l'ouverture d'une transition politique en vue de la préparation d'élections libres et transparentes qui rendront le pays à son véritable dépositaire : le peuple tchadien, par le biais d'une nouvelle équipe dirigeante responsable et éprise du respect de l'intérêt général.
    Si cela n'est pas accompli, le FROLINAT – 1ère armée usera de tous les moyens pour que l'alternance politique tant souhaitée par l'écrasante majorité des tchadiens puisse avoir le jour et que les valeurs qu'il défend deviennent réalité dans la société tchadienne.

    Le FROLINAT rappelle également à tous les Tchadiens qu'il ne reniera pas ses engagements et poursuivra la lutte pour atteindre ses idéaux révolutionnaires et patriotiques, car le problème du Tchad a non seulement des soubassements idéologiques mais aussi géostratégiques. L'heure de la liberté, de la dignité et de la démocratie au Tchad a sonné ! Il faudrait donc que l'on adhère massivement à cet objectif de changement dans notre pays. Jamais comme aujourd'hui, les forces de la résistance n'ont eu autant d'opportunités d'ouvrir d'autres horizons et une marche nouvelle vers une vie meilleure au Tchad.

    A nous tous, politiques, intellectuels et citoyens préoccupés par la dignité et la justice au Tchad, le meilleur service qu'on peut rendre à notre pays, ce n'est pas de plier face à la nostalgie et aux délires d'un régime dictatorial et de ses soutiens externes, mais de lui résister avec confiance, détermination et cohérence au nom des valeurs progressistes, patriotiques, citoyennes et républicaines que d'ailleurs l'Occident et la France défendent chez eux et qu'ils trahissent pourtant quotidiennement dans d'autres pays, au gré de leurs intérêts, avec mensonges et hypocrisies.

     

    Pour la Première Armée du FROLINAT
    Abdoulaye Fadali

  • Les Etats-Unis critiquent la Chine et la Russie pour ne pas en avoir fait assez contre la traite des êtres humains, dans un rapport qui peut déclencher des sanctions américaines contre ces deux puissances avec qui les relations sont déjà tendues.
    Ces deux pays, ainsi que l'Ouzbékistan, sont tombés au plus bas d'une classification dressée et publiée mercredi par le département d'Etat, alors qu'ils s'étaient engagés à lutter plus efficacement contre ce fléau. Pour le secrétaire d'Etat John Kerry, "nous avons une obligation morale de relever ce défi [car] la traite d'êtres humains est une attaque contre nos valeurs les plus chères comme la liberté et la dignité humaine".

    Le directeur du bureau au département d'Etat chargé de combattre la traite humaine, Luis C. de Baca, a nié qu'il y ait de "la politique derrière" ce panorama mondial. "Pour être promu, il ne faut pas être un pays important ou un allié. Il faut montrer des résultats", a-t-il insisté. Et, a martelé le diplomate, "les gens oublient que pour chaque cas [d'esclavage] il y a une personne". Pour John Kerry, les "gouvernements sont les premiers responsables pour répondre à ces crimes".

    PÉKIN ET LES MIGRANTS INTÉRIEURS

    Dans le cas de Pékin, bête noire de Washington sur les droits de l'homme, le rapport met au jour "une traite importante parmi la population migrante à l'intérieur de la Chine", ainsi que la poursuite du "travail forcé, notamment dans des fours à briques, mines de charbon et usines".

    En outre, la politique de l'enfant unique a conduit à un "ratio de 118 garçons pour 100 filles, lesquelles alimentent une demande pour le trafic de femmes étrangères se mariant avec des hommes chinois et pour la prostitution", dénonce le département d'Etat. Non seulement Pékin, souligne le rapport, "n'a pas montré d'efforts significatifs pour interdire complètement et punir toute forme de traite", mais de plus "la Chine est devenue le centre mondial de la traite humaine pour le monde du travail et l'industrie du sexe", accuse l'élu démocrate Chris Smith.

    "Nous croyons que la partie américaine devrait adopter une vue objective et impartiale à l'égard des efforts de la Chine [pour faire cesser la traite] et cesser d'émettre des jugements unilatéraux et arbitraires sur la Chine", a déclaré la porte-parole de la diplomatie chinoise, Mme Hua Chunying, lors d'un point de presse quotidien.

    NON PAIEMENT DE SALAIRES EN RUSSIE

    Quant à la Russie, avec laquelle les Etats-Unis multiplient les frictions sur les droits de l'homme et les libertés publiques, un million de personnes "sont dans une situation professionnelle d'exploitation caractéristique des affaires de traite". Le rapport dénonce ainsi des cas de "non-paiement de salaires, d'agressions physiques, de conditions de vie extrêmement mauvaises".

    Le ministère des affaires étrangères russe a fait part de son mécontentement. "En ce qui concerne la possibilité de prendre des sanctions unilatérales contre la Russie (...), le fait même de soulever cette question provoque l'indignation", a déclaré le ministère des affaires étrangères dans un communiqué.

    RISQUES DE SANCTIONS AMÉRICAINES

    En Ouzbékistan voisin, certes le nombre d'enfants de moins de 15 ans contraints de travailler lors de la récolte annuelle de coton a baissé, mais "des enfants plus âgés et des adultes sont encore victimes de travaux forcés".

    Selon la législation américaine, la relégation de ces pays en bas de classement peut déclencher des coupes dans l'aide américaine non humanitaire et non commerciale. Le président Barack Obama décidera en septembre s'il prend de telles sanctions. Ces menaces sont aussi un message adressé aux Etats placés cette année sur une "liste de surveillance" et qui pourraient bien être rétrogradés au dernier échelon en 2014 s'ils n'en font pas plus contre la traite humaine. Parmi ces pays figurent l'Afghanistan, la Malaisie, la Thaïlande, les Maldives ou le Tchad.

    Au contraire, trois Etats – l'Azerbaïdjan, l'Irak et le Congo – ont été rehaussés par Washington au vu d'un "vrai mouvement" de leur part dans leur combat contre la traite des êtres humains et l'esclavage. Les Etats-Unis estiment qu'il reste 27 millions de personnes réduites en esclavage dans le monde.

     

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  • Chaque jour qui passe, le régime oppressif et totalitaire de N'djamena montre sa vraie nature et confirme le peu de respects qu'il a non seulement pour le droit à l''information mais tout simplement le droit de l'Homme. Ainsi après les incarcérations des journalistes et bloggeurs, voilà le potentat de N'djamena franchi une autre étape en bannissant l'organisation Reporters Sans Frontières (RSF) du Tchad.
    «Reporters sans frontières dénonce avec la plus vive énergie le comportement des autorités tchadiennes qui, par des manœuvres dilatoires, viennent de faire échouer une mission de l'organisation à N'djamena» selon un communiqué du RSF. L'organisation qui a dénoncé les arrestations arbitraires au Tchad, réagit à son interdiction de séjours au Tchad que lui a signifié le gouvernement tchadien.
    Il faut souligner que si Moussaye Avenir de la Tchiré est arrêté pour avoir décrit les dérives du régime, les autres arrestations ont un lien de causalité: Jean Bernard PADARE. C'est à la marge des accords conclus sur l'affaire de l'ancien Président Hissein Habré, entre le Tchad et le Sénégal, que PADARE a profité pour sceller le sort de ces journalistes. Ainsi, pour régler ses problèmes personnels, et après avoir incarcéré le bloggeur Jean Laokolé, PADARE a piraté le mail de Makaila avec l'aide des sénégalais pour arrêter Eric Topona et expulser Makaila vers la Guinée. Il faut rappeler que l'affaire PADARE est déclenchée suite à des billets dénonçant les turpitudes de Jean Bernard PADARE en pays Moundang dans le sud-ouest tchadien.
    « Le gouvernement de N'Djaména a procédé à plusieurs arrestations abusives entre mars et mai dernier. L'écrivain et blogueur Jean Laokolé a été arrêté le 22 mars. Les 6 et 7 mai, c'était au tour d'Eric Topona et Moussaye Avenir de la Tchiré, en même temps que plusieurs députés de l'opposition. Les autorités annonçaient alors avoir déjoué un complot présumé contre l'Etat», poursuit le communiqué.

     

    Lire le communiqué sur le site de RSF

  • Avant de commenter l'actualité du despote inculte, j'aimerai par cette occasion, exprimer mes sincères encouragements au compatriote, Kaar Kass Sonn. Cet artiste engagé, vient de poser un acte historique.
    Revenons à notre mouton. Le despote tchadien vient de terminer sa parade diplomatique honteuse. Les tchadiens et tchadiennes auront impression que le dictateur abhorré, a des bonnes relations et des entrées honorables, chez les grandes démocraties en Europe. Au contraire, Deby apparaît de plus en plus inculte, et sa diplomatie, va de mal en pis. Le peuple du Tchad, ne mérite pas de tels représentants. Ce dommage pour nous !
    Décrivons Idriss Deby, tel qu'il est apparaît à la cérémonie du 05 juin 2013, au siège de l'UNESCO : habillé des redingotes, chèrement acquises, au compte des contribuables ; le visage rongé par le stress, la crainte de la chute et l'alcool ; les jambes à bout des forces, malgré le support de la canne ; Idriss Deby, quand on le voit de près, on se demandera, quand s'écroulera t-il ? Le regard semblable à celui d'un mouton famélique, il ressemble plus à un être étrange, quand il sourit aux journalistes. Entouré des sosies moins beaux, bien que, chèrement habillés chez CHANEL. La puanteur de l'alcool, domine la tonalité du parfum de chez Yves Saint-Laurent. Le pauvre despote nie ses difficultés psychologiques ; ses angoisses interminables et ses insomnies. Malheureusement pour lui, en dépit des soins corporels et les bains chauds ; les signes avant-coureurs de la dégringolade, apparaissent au vu de tous. Il aurait dû se cacher comme son voisin, Paul Biya !
    Le ministre de la culture, de son côté, exhibe la médiocrité intellectuelle, politique et culturelle. Il serait peut être, le dernier des cancres qui pillent les fonds publics. Extravagant qu'il est ! La mouche cravatée accorde une interview à un inconnu, sans demander son identité. Ensuite, le ridicule ministre de la culture, demande à écouter la bande d'enregistrement, le journaliste du Canal+ lui rétorque, s'ils faisaient cela au Tchad ? En effet, au Tchad, la presse n'a jamais connu la liberté ; les journalistes dévoués et honnêtes se retrouvent en prison ou en exil, et les autres s'érigent au titre de : griot de la république bananière.
    Son homologue français, s'est aussi abstenu de lui faire des éloges ; même si les lobbyistes ont réussi à placer, ce vile personnage auprès d'un président, d'une grande démocratie. Le pauvre despote aux aguets, entendait naïvement des discours dithyrambiques ; comme ceux, de son voisin Issoufou, qui sans gêne, se fait son porte-parole !
    Cependant, Mamadou Issoufou, le président nigérien parlait d'une attaque terroriste contre le Tchad ; où attaqueront-ils ? Quel est le point stratégique auquel les terroristes s'en prendront au Tchad ? Et le despote, dans le Figaro confirme le danger qui se prépare en Libye. La lutte contre le terrorisme, Deby voulait utiliser cette opportunité pour allonger son règne ; apparemment cette astuce ne passe pas.
    En vérité, le danger contre le régime oligarchique de N'djamena existe bel et bien. Les centaines des combattants de la rébellion tchadienne de l'est, qui ont courageusement refusé, de se soumettre ; ceux qui ont subi des humiliations et victimes de l'injustice revancharde des Itnos et les nouveaux révoltés de l'armée clanique du régime. Tous, avec détermination, et résolument engagés à découdre avec Idriss Deby, se sont convergés en Libye et ailleurs. Ce noyau du nord ; du sud en Centrafrique et à Korbol au centre du Tchad, de l'est dans le Darfour, sont, la menace qui fait trembler Idriss Deby. Se sentant fort victorieux, Deby avait refusé tout dialogue franc avec l'opposition armée. Par conséquent, la rébellion continue à prendre de force, des dizaines désertent la milice tribale pour le rang, de l'opposition armée, dans le nord-est, et voir même en Libye.
    Le despote national a oublié de verser de l'eau sur les cendres de l'UFDD, de RFC, UFCD, UFDD/F ...enfin UFR. Avec sa mauvaise gouvernance et son arrogance sans borne, la rébellion se ressuscite et Deby s'inquiète. Le despote aime humilier, et son attitude insolente vis-à-vis des tchadiens et de l'opposition, germe la rébellion armée.
    Le dialogue est toujours possible, il pourrait se racheter ; comme à l'accoutumée, étant un personnage complexé, voir même névrosé, Idriss Deby se gonflera d'orgueil. Et pourtant, la voie du salut, c'est l'appel sincère à la réconciliation nationale et de la mise en place d'une transition démocratique. Sans quoi, un jour ? La Cléopâtre du Chari, Hinda, te manquera beaucoup !

    Mahamat HASSANE BOULMAYE
    Activiste politique, membre l'opposition

  • Au départ on avait cru à un canular, une farce montée par l'équipe du « petit journal » de canal plus, mais que nenni, le ministre tchadien de la culture veut s'adonner à la censure de la presse et ceci dans l'enceinte même de l'Unesco. Si cette histoire a fait ricaner le plateau de l'émission, nous tchadiens, nous avons eu, en ce moment précis, une pensée particulière, à nos frères journalistes croupissant dans les bagnes d'Idriss Deby. (Voir le communiqué de RSF: DÉJÀ UN MOIS DE DÉTENTION POUR LES JOURNALISTES ERIC TOPONA ET MOUSSAYE AVENIR DE LA TCHIRÉ)
    Si un journaliste de canal plus, exerçant en France, a fallu être soumis au «visa du censeur», on peut facilement imaginer les conditions de travail des journalistes, bloggeurs et autres syndicalistes au Tchad de Deby. Les journalistes tchadiens, dans leur majorité, sont réduits au silence. Pire, certains, exploitant leurs génies créateurs, sont devenus intarissables en termes d'éloges à l'endroit de Deby, des vrais griots. Nous saluons ceux d'entre eux qui, malgré leurs mises aux placards, dignement et fièrement, font leur travail sans bassesses ni avilissements.
    Le dictateur tchadien, surfant sur le vent d'après guerre du Mali, pensait être au moins honoré, sinon distingué et cité non seulement pour sa «claire voyance» et sa «témérité» dans les Adrars des Ifogas, mais aussi pour son «sens élevé de la bonne gouvernance» et ses «contributions à l'émergence » de la démocratie au Tchad. Mais n'a-t-on pas dit «chasser le naturel, il revient au galop»? Dans l'intervalle, croyant que le monde lui est redevable, le despote tchadien s'est vite trouvé un complot, qui serait ourdi contre sa personne et les institutions de la République, pour casser toute opposition à son régime. Le peu de crédit que lui a apporté le Mali s'est vaporisé.
    C'est l'endroit ici, d'exprimer toute notre solidarité à notre frère Kaar Kaas Sonn ( voir à ce sujet: Tchad/France : Kaar Kaas Soon est en grève de la faim.), qui est à sa 3ème journée de grève de la faim. Nous invitons toute personne éprise de paix et de liberté de le rejoindre le samedi 7 juin au parvis de droit de l'Homme.

     

    Deby à l'Unesco

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  • Reporters sans frontières adresse un message de soutien et de solidarité aux journalistes Eric Topona et Moussaye Avenir de la Tchiré, ainsi qu'à l'écrivain et blogueur Jean Laokolé, tous trois détenus dans le camp d'Amsinene, à Ndjaména.

    Les deux premiers ont été arrêtés par les autorités tchadiennes les 6 et 7 mai 2013 tandis que le troisième est emprisonné depuis le 22 mars dernier. L'organisation réitère sa demande en faveur de leur libération immédiate.

    "Nous pensons quotidiennement à ces trois hommes à qui nous espérons pouvoir rendre visite dans les meilleurs délais. Le Tchad s'est longtemps targué de ne compter aucun journaliste emprisonné. Ce n'est désormais plus le cas. Outre le fait qu'elle est intolérable pour les personnes concernées, lesquelles croupissent en prison, cette situation a des conséquences regrettables pour l'image de ce pays", a déclaré Reporters sans frontières, qui prévoit de se rendre en mission au Tchad dans quelques jours.

    "Nous ne contestons pas le fait que ces journalistes puissent être poursuivis en justice, si quelque chose devait leur être reproché, mais nous estimons que leur détention est excessive et qu'ils doivent pouvoir comparaître libres", a ajouté l'organisation.

    La demande de libération d'office introduite le 28 mai par l'avocat de Moussaye Avenir de la Tchiré a été rejetée. Celle concernant Eric Topona se trouve au niveau du bureau du procureur depuis le 4 juin, mais reste à ce jour sans réponse.

    Secrétaire général de l'Union des journalistes tchadiens (UJT) et ancien journaliste de la Radiodiffusion nationale tchadienne, Eric Topona a été inculpé pour "atteinte à l'ordre constitutionnel". Moussaye Avenir de la Tchiré, directeur de publication du journal Abba Garde et trésorier de l'UJT, est lui poursuivi pour "incitation à la haine et au soulèvement populaire". Il n'aurait pas dû être placé sous mandat de dépôt, puisque la loi tchadienne ne prévoit pas de peine privative de liberté en cas de délit de presse.

    Dans une autre affaire, la condamnation prononcée le 18 septembre 2012 contre Jean-Claude Nékim, directeur de publication de Ndjaména hebdo, a été confirmée en appel le 4 juin 2013. Le journaliste avait écopé d'un an de prison avec sursis et son journal avait été suspendu pour trois mois.

    Jean-Claude Nékim sera également jugé le 26 juin prochain pour "diffamation" dans une affaire qui l'oppose à la SNER (Société Nouvelle d'Etude et de Réalisation). Cette société conteste deux phrases publiées par le journaliste en septembre dernier : "Depuis des décennies, la SNER, propriété de Daoussa Déby, grand frère de..., a le quasi-monopole des marchés routiers. Aucune réalisation fiable mais la convention d'établissement de cette vieille société est reconduite avec exonération d'impôts et taxes, faisant ainsi une concurrence déloyale aux autres entreprises."

     

    En savoir plus la liberté de l'information au Tchad :

    Communiqués de presse
    Fiche pays de RSF

  • L'artiste tchadien Kaar Kaas Soon observe depuis hier 4 juin une grève de la faim protestant ainsi contre les arrestations arbitraires des opposants et journalistes tchadiens par le régime d'Idriss Deby. Sur sa page Facebook, l'artiste justifie sa démarche pour les raisons suivantes :

    • Protester contre les arrestations arbitraires d'hommes politiques et de journalistes tchadiens, suite à ce que le gouvernement a nommé « tentative de déstabilisation du pays » depuis le 1er mai dernier;

    • Protester contre le flou de la justice tchadienne dans cette affaire;

    • Attirer l'attention de l'opinion internationale sur ce qui se passe au Tchad dans cette affaire; et

    • Obtenir la libération de ces personnes détenues sans respect des règles de droit.


    L'un des rares artistes tchadiens connus en dehors du pays, Kaar Kaas Soon, Noël Flavien Kobdigué de son vrai nom, se considère comme un héritier de Brassens. Mêlant ainsi les tempos des chansons françaises aux rythmes africains et autres slams, Kaar sait, tout en berçant son auditoire, faire passer des messages sur nos préoccupations quotidiennes. Il dénonçait déjà l'hypocrisie de la France qui accueille des tyrans dans les chansons «Pétition» et «Berceuse pour un tyran», ou les réparties assassines de Sarkozy : «Casse-toi pauv'con».
    Il faut signaler que l'artiste entame sa grève de faim au moment où le dictateur tchadien est reçu en France pour assister à la cérémonie d'attribution du prix Houphouët-Boigny à François Hollande, le président français. Le potentat tchadien qui était considéré comme infréquentable, surfe sur le crédit que lui a apporté sa participation à la guerre au Mali, selon certains milieux avertis. Idriss Deby n'a non seulement balayé d'un revers de main toutes les questions relatives aux disparitions des opposants en 2008, mais opère, depuis le mi mai, une véritable chasse à l'homme au Tchad. Ainsi, des députés sont incarcérés sans que leurs immunités ne soient levées dans l'indifférence totale. Il faut souligner également que l'Assemblée tchadienne, véritable chambre d'enregistrement, vient de voter un texte permettant au despote de gouverner par ordonnances.
    Il faut noter que selon certaines sources indiscrètes, le discours de Hollande au moment de remise du prix sera essentiellement consacré à la paix et au droit de l'homme, notions inexistantes dans les vocables d'Idriss Deby. Cette même sources indique que vu les violations des droits humains, sport favori du régime de N'djamena, la lune de miel entre Deby et Hollande sera de courte durée.

  • Le 21ème Sommet des Chefs d'Etats Africains de Mai 2013, commémorant le cinquantenaire de l'Union Africaine, a été bien un sommet pour rien.
    L'Union Africaine(UA), héritière de l'Organisation de l'Unité Africaine(OUA), semble avoir totalement perdu de vue les ambitions légitimes de l'OUA, à savoir l'unité du continent par l'intégration politique, économique et sociale tout en maintenant la paix et la dynamique du développement, la libération totale de l'Afrique de toute domination coloniale. Notre organisation panafricaine s'est progressivement transformée en un syndicat des chefs d'Etats et ses grandes ambitions de ses pères fondateurs ont déserté l'esprit de leurs successeurs. Elle vient de démontrer par ce 21ème sommet, après cinquante ans d'existence, l'incapacité, le manque du courage politique des gouvernants à affronter les vrais problèmes de l'Afrique du 21ème siècle, c'est-à-dire l'appauvrissement grandissant des populations et l'insécurité galopante dans la plupart des régions, le manque criant des perspectives de développement et l'absence du continent africain dans le traitement des grandes questions qui touchent l'avenir de la Communauté Internationale. Au lieu de s'arrêter un moment, faire le bilan des succès et des échecs au cours du demi-siècle écoulé, les chefs d'Etats, ces véritables syndiqués de l'UA, se sont ingéniés à trouver des échappatoires et alibis pour éluder les très dures réalités de la vie des peuples africains en lutte contre la pauvreté extrême, la mauvaise gestion des richesses existantes, l'insécurité galopante et la mauvaise gouvernance.
    Les africains savent également que tous les maux actuels du contient sont les faits du non-respects des droits fondamentaux de l'homme, de l'absence de la justice, de la liberté, de la démocratie et aussi la pérennisation de la mauvaise gouvernance, qui sont les causes de tous les extrémismes, de toutes les violences aveugles entre personnes humaines ou des guerres entre les Etats. Les dirigeants africains auraient dû se rendre compte, qu'après cinquante ans d'existence, l'UA n'a pu résoudre aucun problème africain, aussi petit fût-il, chercher donc les raisons profondes de ces échecs et les solutions adéquates aux problèmes réels existants, au lieu de s'employer pour abuser de l'opinion africaine et internationale par des manœuvres dilatoires aux seules fins de se dérober à ses responsabilités ou de chercher des responsables imaginaires de leurs propres manquements.
    Les africains ont en mémoire les conflits meurtriers Ethiopie-Somalie, Ethiopie-Erythrée, Tchad-Libye, de Somalie, du Libéria, de Sierra-Léone, du Congo, du Rwanda, du Burundi, du Soudan, de Libye, celui en dernière date du Mali, que l'OUA ou l'UA n'a apporté aucune contribution ni dans la recherche des solutions de tous ces drames, ni dans le cadre de la décolonisation de certaines parties du continent.
    Alors créer une force dite «Force Africaine d'intervention Rapide» n'est-il pas une résolution de plus? Quelle serait la mission ou les missions d'une telle force?
    Protéger les potentats africains en cas de menace par leurs peuples en lutte pour la justice, la liberté, la démocratie et un devenir meilleur? Contre une menace extra-africaine, inexistante? Aucune justification pour cette création. Notre organisation panafricaine ne demandera-t-elle pas honteusement à la communauté internationale des moyens de fonctionnement de la dite force?
    Au regard de ce qui se passe au Mali, les dirigeants de l'UA se sont donné la mission de combattre l'intégrisme musulman, sans imaginer que la montée de l'islamisme militant et de toutes les violences sont quelques-unes des résultantes logiques du non-respect des droits fondamentaux de l'homme, de l'absence de la liberté, de la justice, de la démocratie et des perspectives de développement face à la pauvreté extrême des populations africaines.
    L'Afrique est aujourd'hui plus inquiète de son avenir qu'il y a cinquante ans; l'autre grande inquiétude est que la majorité écrasante des africains ignore l'existence de l'UA et les rares favorisés qui la connaissent n'y croient plus parce que cette institution n'appartient pas aux peuples d'Afrique mais à leurs dirigeants.
    Dans tous les cas, aucune nouvelle force africaine ne pourrait venir assurer la sécurité en Afrique si nous savons que quelques centaines d'islamistes moyennement armés ont défait une armée malienne formée en cinquante années comptant des milliers d'hommes et que les armées de la CEDEAO n'ont pas pu empêcher ces groupes de prendre tout le Mali.
    Aussi, condamner bruyamment la Cour Pénale Internationale(CPI) pour ses actions de poursuite des auteurs des crimes contre l'humanité est bien une preuve de plus d'une volonté de protéger ces dictateurs sanguinaires ayant commis et continuent à commettre encore des crimes contre l'humanité dans leurs propres pays.
    Nos syndiqués de l'UA oublient que les droits à la vie, à l'épanouissement et au bonheur de l'homme n'ont pas des frontières et que chacun de nous humains a le devoir, l'obligation de protéger la vie de son semblable où qu'il soit sur la terre.
    Les dirigeants de notre continent doivent savoir, s'ils ne le savent pas apprendre, que les peuples africains condamnent autant les extrémistes religieux que les potentats sanguinaires, sinon plus ces derniers que les premiers.
    Enfin l'Union Africaine pourrait-elle, dans un avenir proche, se remettre en cause, se regarder dans son rétroviseur après cinquante années d'échecs sur tous les plans, s'amender, se corriger et s'améliorer pour repartir d'un nouveau et bon pas comme l'avaient voulu ses pères fondateurs?

    Le 1er Juin 2013.
    Mahamat Hassaballah
    A N C D

  • Par l'intermédiaire des différents sites, les parents et amis des détenus politiques et des disparus nous ont envoyé des noms. Nous publions ces noms sous forme d'une première liste. Cette liste sera réactualisée au fur et à mesure que les bonnes volontés envoient les noms aux sites et blogs de leur choix, lesquels sites devront les transférer à l'Association. L'Association, à son tour va faire son enquête, puis faire la mise en forme et les publier.
    Cette opération va continuer indéfiniment, car sous le régime de Deby, les rapts, les disparitions, les détentions arbitraires, sont quotidiens. Ainsi l'Association élaborera un dossier solide avec des noms bien sûr mais aussi des témoignages, des photos et tout autre point qui peut rendre consistant le dossier avant son transfert aux institutions internationales, de défenses des droits de l'Homme. Les prisonniers politiques et les disparus sous le régime de d'Idriss Deby Itno sont très nombreux. Le mal touche toutes les familles, les régions et religions. C'est donc, toutes les contributions de tous les milieux sont les bienvenues.
    Voici donc une 1ère liste.
     
    I - Les déportés du Nigeria - En 1991, le régime de Deby a fait enlever par ses services des renseignements une vingtaine des citoyens tchadiens refugiés au Nigeria. L'opération de Kidnapping a été menée en étroite collaboration avec les responsables de l'Etat de Bornou (Nigeria). Les kidnappés étaient transférés à N'Djamena et gardés à la présidence. Le régime n'a jamais fait une quelconque déclaration à leur sujet, les conditions et les raisons de leur détention. Aucune information non plus sur leur nombre exacte. Pire aucune association des droits de l'homme ne s'est inquiété de leur cas. En son temps seul le journal enligne « Alwihda » avait largement fait écho de cette affaire ; depuis, c'est le calme, c'est l'oubli et la banalisation. Certains des déportés ont été libérés en catimini et vivent au Tchad, ils n'ont osé faire aucune déclaration, portés disparus ; il s'agit :
    Le Colonel Kaffine chadallah, empoisonné durant la conférence nationale souveraine. Colonel Garboubou arrêté au sud du Tchad et exécuté. Mamadou Bissau, haut Cadre de l'administration, secrétaire général du RDP de Monsieur Lol Mahamat Choua aujourd'hui rallié au régime Deby, assassiné à son domicile devant sa famille et son corps emporté en 1992. Maître Joseph Behidi, 1er président de la ligue tchadienne des droits de l'homme, abattu non loin de son domicile par des hommes dirigés par Kerim Nassour, chef de la sécurité présidentielle et neveu de Deby. Extradition monnayée de Maïduguri (Nord Nigéria) des responsables du MDD L'ex-chef d'état major du président Goukouni weddeye, Issa Ali Gorane, homme d'affaire, Dr Mahamat Boukhary Secrétaire général au Ministère des affaires étrangère, Mahamat Saker (Bidon) commandant de la BSIR, Mahamat Boukhari Abdel-Bagui, fonctionnaire de l'Education nationale, ancien ministre. Tous torturés et exécutés dans les cellules de l'actuel palais présidentiel. Colonel Moïse Kété et Capitaine Laokin Bardé Frison, tous deux assassinés au Sud du Tchad alors qu'ils étaient conviés à la table de négociation avec le gouvernement représenté par le Ministre de l'intérieur feu Youssouf Togoïmi, le Commandant Abakar Adjar commandant de la région de Lac, arrêté après la dissidence du Colonel Abbas Koty et exécuté à Moussoro le 18 juin 1992.
    Le 22 octobre 1993, assassinat du Colonel Abbas Koty Yacoub et deux des proches à son domicile. Son corps emporté.
    Le 16 août 1996, assassinat de Bichara Digui Arou, non loin de son domicile de la rue de 40m vers 21 heures. Ensuite, Annour Idriss Haggar (Laborantin) et Abakar Idriss Haggar (DG de l'école normale supérieure) tous deux frères de Dr. Bichara Idriss Haggar, ainsi que Bakhit mahamat Haggar, Hamid abderahmane Haggar (Chef de projet du PEV au ministère de la santé), Yacoub al Daris (commandant du CNR) seront froidement assassinés entre 1994 et 1996. Le Colonel Mahamat Fadil et le Capitaine Wileda Nourri ont été arrêtés par la police nigérienne et livrés à N'djaména à Déby avec l'avion présidentiel. Ils seront exécutés à la Présidence de la République malgré les protestations du HCR, des ligues Nigériennes et Tchadiennes des Droits de l'homme, de la presse tchadienne.
    1997 : Assassinat du Chef d'état major général des armées à Paris, le Colonel Moussa Bachar Houno. La thèse de l'accident n'a jamais été prouvée. Le corps du défunt a été enroulé par un interminable ruban blanc. La famille n'a pu examiner le corps.
    2001 : Assassinat du Dr Cheikh Ibni Oumar, homme d'affaire soudanais qui a investi près 40 milliards dans le projet pétrolier de Rig-Rig.
    2002 : Assassinat du Dr. Gueti Mahamat, DG de l'Asecna de 1985 à 2000 et président d'un parti politique qui a rejeté toutes les avances du MPS. Sa voiture a été minée à Faya alors qu'il battait campagne pour les élections législatives de 2002.
    Septembre 2002 : Assassinat de Youssouf Togoïmi, ancien ministre de la Justice, de la défense et de l'intérieur entre 1990 et 1998, président du MDJT. Sa voiture a été minée, blessé il a été évacué en Libye où il a été soigné et assassiné. Son corps est toujours entre les mains des Libyens qui refusent de le remettre à sa famille malgré plusieurs demandes insistantes.
    Assassinat à Ndjaména de Dochi Koreïdo, soeur de Guihini Koreï à son domicile.
    Gani Nassour interpellé a Faya-Largeau par la garde présidentiel dépêché pour la circonstance et torturé et balançé depuis un hélicoptère en 1993.
    Assassinat à Ndjaména de la sœur de Timane Erdimi,
    Le Colonel Adoum Acyl cadre militaire Arabe
    Assassinat du chef de canton Hémat Fadoul Barcham à Haraz-Mangueigne. Il fut tué dans l'humiliation des siens, bastonné à coups de crosses devant ses enfants, pour la simple raison de sa filiation familiale avec la famille Assileck Halata. Assileck Halata père est son oncle, et ses enfants sont des cousins.
    Assassinat du commandant Korom Youssouf Sougui, officier de l'armée nationale Tchadienne tuée pour sa proximité avec le général Taher Wodji
    1996, assassinat de l'étudiant BOUKHARI Mahamt Takay en pleine prison.
    Assassinat de Ahmat Lamine et Abderamane Dadi, l'avion qui les ramenait à Ndjaména a été abattu juste après avoir franchi le fleuve Chari. Deby s'est opposé aux experts dépêchés par la compagnie aérienne d'examiner la carcasse de l'avion pour le compte de l'Assurance.
    A titre des massacres collectifs, rappelons:
    Guera en 1991
    Boudouloum, Goré en 1992
    Gniguilim et Chokoyane en 1993
    Ndjaména en 1993, manifestation des Ouaddaïens a fait une centaine de mort.
    Le 2 et 3 février 2008, officiellement 700 morts, mais en réalité près de 2000. Les chars et hélicos de Deby tiraient à vue sur tout ce qui bouge. Deby a affirmé sur RFI avoir ordonné de tirer sur tout attroupement...
    Djiddo Mahamat idriss,
    Khamis Dokhone,
    Adam Ahmat,
    Vidi Valentin,
    Ketté Moïse,
    Laokein Bardé,
    Brahim Selgué,
    Adouma, yaya labadri,
    Adil Ousman
    Des contributions son vivement attendues au sujet des déportés du Nigeria.
     
    II – Pr Ibni Oumar Mahamat Saleh.
    Ancien Ministre, ancien recteur de l'Université de N'Djamena, Secrétaire General d'un parti politique et porte parole de l'opposition démocratique, Ibni a été enlevé devant sa famille par la garde rapprochée de Deby en Février 2008 à N'Djamena. Le régime de Deby se mure dans un silence dédaigneux, refusant obstinément de donner toute information sur cette disparition. Contrairement au 1er cas, la Communauté internationale est largement informée sur le cas du Pr Ibni, mais il faut plus pour contraindre le régime de Deby à rendre des comptes sur ce cas.
     
    III – Les déportés de Khartoum -
    Depuis que Khartoum et N'Djamena ont repris les relations de coopération, le régime de Khartoum effectue épisodiquement des rafles dans le milieu des tchadiens refugiés au Soudan, les considérant comme des militants de l'opposition armée. Ainsi les personnes suivantes sont déportées du Soudan et remis à la police politique de N'Djamena.
    Il s'agit :
    01 - AHMAT ALIO FADOUL
    02 - KODO BANI HASSAN
    03 - YOUSSOUF AHMAT
    04 - HAMDAN IBRAHIM
    05 - ABOUBAKAR OUSMAN,
    06 - MAHAMAT BANI AHMAT
    07 - MANSOUR YOUSSOUF
    08 - ADAM HASSAN
    09 - HEMCHI RAHMA,
    10 - MAHMOUT ALI MAHAMAT
    11 - TAHIR MATALAMA
    12 - GABI AGUD YOUSSOUF
    13 - DAOUD ABDOULAY ALI,
    14 - DABOUK ADJBAN,
    15 - MENALA SAID
    16 - ABDERAMAN RAMAT
    17 - HAMADI TCHOROMA
    18 - KALI KALE
    19 - ALADJAD ADAM ANOUR,
    20 - OUSMAN FAD LALLAH ICHEGUIR,
    21 - BRAHIM YOUSSOUF AHMAT
    22 - MAHAMAT HASSAN TILEP
    23 - HAROUN ARACHID,
    24 - ALBAKIR OUSMAN,
    25 - SAID MAHAMAT ALI
    26 - BRAHIM ISSA BACHAR
     
    Cette liste n'est pas exhaustive, loin de là ; depuis pratiquement une année, il n'y a pas un jour où un refugié tchadien ne soit pas kidnappé et remis au régime de Deby. Entre ceux qui sont encore dans les prisons soudanaises, ceux qui sont dans les prisons tchadiennes et les disparus, le compte n'y est pas encore. Parmi les disparus entre Khartoum et N'Djamena, il faut citer le Colonel ADOUMA HASSABALLAH DJADAL-RAHAB Vice-Président de l'UFR emprisonné à Addis-Ababa depuis 2010 ; depuis lors on est sans nouvelles de lui malgré des supputations et des rumeurs les plus accablants le concernant. IL faut aussi citer le cas de Mr Djibrine Assali Hamdallah, syndicaliste et opposant au régime de Deby.
    Des témoignages sur les déportés et disparus entre Khartoum et N'Djamena sont les bienvenus.
     
    IV - YAYA ERDIMI
    C'est le plus vieux prisonnier politique de Deby ; ça fait exactement 6 ans qu'il a été kidnappé par la police politique, devant ses enfants. Il a eu le tort d'être le cadet des jumeaux Erdimi. Personne ne l'a vu depuis cette date. Selon certaines sources, il serait tout au début détenu à l'ANS, dans une cellule, enchainé. D'autres rumeurs rapportent que depuis l'arrivée du nouveau DG de l'ANS, les conditions de son détentions seraient amplement détériorées, torturé moralement et physiquement.
     
    V - Les personnes arrêtées ou disparus à N'Djamena
    (Contributions attendues)
     
    VI - Les personnes arrêtées ou disparues après l'attaque du FUC, en 2005
    Colonel Abderrahmane YOUSSOUF
    Colonel Ahmat Haroun Abdoulaye
    Colonel Djama 44
     
    VII – Les personnes arrêtées, déportées ou disparues entre Bangui et N'Djamena.
    (Contributions attendues)
  • C'est la deuxième fois en deux ans que le groupe Areva est attaqué en Afrique. Après la prise d'otages de 2010 au Niger, des rebelles armés ont pris d'assaut dimanche l'un des sites du géant français du nucléaire près du gisement d'uranium de Bakouma cette fois, dans le sud-est de la Centrafrique. «L'ennemi a fait quelques dégâts matériels et s'est retiré en emportant essentiellement des vivres.
    Il est pour le moment difficile d'établir un bilan des combats, cependant on ne déplarevaore aucune victime sur la zone ni parmi le personnel, ni au sein de la population de Bakouma», précise un communiqué militaire.
    Une autre source militaire anonyme prétend néanmoins qu'un villageois a été tué près du site par les agresseurs «quelques heures avant l'accrochage à 25 km de Bakouma» et qu'ils ont pris en otage un notable et un jeune homme qui leur a servi de guide. Ces assaillants seraient des hommes de la rébellion tchadienne du Front populaire pour le redressement (FPR) du général Baba Laddé, explique cette même source. Le FPR, venu du Tchad, sévit en Centrafrique depuis 2008.
    Cinq ressortissants français du groupe Areva présents sur le site sont indemnes. Ils sont en contact avec les autorités françaises afin de trouver «la solution la plus adaptée» pour eux. Areva souligne qu'il ne s'agit que d'une action de pillage. «Il y a eu un vol de nourriture et de matériel informatique», souligne-t-on au siège parisien du groupe.
    En 2010 au Niger, sept collaborateurs d'Areva avaient été enlevés par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) sur le site d'uranium d'Arlit. Quatre d'entre eux sont encore aujourd'hui otages du groupe islamiste.
     
    Des rebelles qui veulent «mettre l'économie à genoux»
    Malgré un processus de paix entamé en 2008 avec la plupart des rébellions importantes du pays qui ont déposé les armes, la Centrafrique reste la proie de groupes armés coupeurs de routes et braconniers. La rébellion ougandaise de L'Armée de résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony y est par exemple très active.
    Pour Saint-Cyr Nguida, économiste centrafricain, l'attaque de Bakouma est inquiétante. Quels investisseurs pourraient être tentés de placer leur argent dans le pays, dans un tel contexte ? «Nous sommes en face de certains calculs, et je n'ose pas désigner qui que ce soit, mais ce sont des calculs destinés à mettre l'économie à genoux en faisant fuir les investisseurs potentiels comme Areva qui est le numéro un mondial en matière d'énergie nucléaire et qui commence à envisager des réalisations dans la région», estime cet expert en développement.

  • Des avocats soudanais se sont joints dimanche au mouvement de contestation anti-régime grandissant qui touche le Soudan, déclenché par la hausse du prix des biens de première nécessité, ont indiqué des témoins.
    Ces avocats ont manifesté à proximité du tribunal à Al-Obeid, chef lieu de la province du Kordofan-Nord, où certains ont été arrêtés, ont rapporté les témoins.
    Par ailleurs, une centaine d'étudiants d'une université d'Al-Obeid ont également manifesté et réclamé la chute du régime du président Omar el-Béchir, tandis que d'autres protestataires se sont rassemblés sur le principal marché de la ville, selon la même source.
    La police a dispersé ces manifestations à coups de matraques et de gaz lacrymogènes, ont-ils ajouté, comme c'est souvent le cas depuis le début d'une vague de contestation le 16 juin à Khartoum.
    Les manifestations contre l'augmentation des prix ont été lancées par des étudiants devant l'Université de Khartoum. Elles se sont élargies et touchent actuellement de nombreux quartiers de la capitale ainsi que plusieurs villes du pays.
    La capitale elle-même est restée relativement calme dimanche, mais la police anti-émeute était déployée préventivement, notamment devant l'Université de Khartoum, a indiqué un correspondant de l'AFP.bechir
    Un des principaux partis d'opposition, Oumma, a reçu l'ordre de la part d'officiers de la sécurité de ne pas organiser de rassemblement public dans ses locaux, a indiqué un dirigeant du parti.
    "Nous allons évoquer cela avec notre bureau politique et décider quoi faire", a déclaré le secrétaire général du parti, Ibrahim al-Amine.
    Des centaines de personnes ont participé à une rencontre portant sur la hausse des prix la semaine dernière au siège du parti Oumma, avant une tentative de manifestation mise en échec par des tirs de gaz lacrymogène par la police.
    L'inflation grimpe chaque mois au Soudan, dépassant 30% en mai, selon des chiffres officiels, et risque de grimper encore avec le plan d'austérité annoncé mercredi par le gouvernement, en particulier la suppression de subventions aux carburants. Sources

  • Un juge de Moundou (sud) a été révoqué par le Conseil supérieur de la magistrature dans le cadre de "l'affaire Gali", du nom d'un député de l'opposition condamné en mars à un an de prison pour braconnage, ce qui a soulevé les protestations de l'opposition, a-t-on appris lundi.
    Le juge Emmanuel Dekeumbé, a "été révoqué du corps de la magistrature, par le Conseil Supérieur de la Magistrature, lors d'un conseil de discipline, pour violation du secret de délibération et de devoir de réserve", a affirmé à l'AFP une source judiciaire soulignant que "cette révocation sera confirmée incessamment par un décret présidentiel " .gali1
    M. Dekeumbé avait refusé de condamner Gali Ngoté Gata, un député de l'opposition arrêté le 4 mars et jugé le 7 pour "complicité de braconnage de phacochère et tentative de corruption", soulignant que le phacochère n'était pas une espèce protégée.
    "Devant l'insistance de certains de mes collègues, j'ai quitté la composition (du tribunal) puis je me suis ouvert à la presse. Cela a été considéré comme violation du secret de délibération", a affirmé à l'AFP M. Dekeumbé.
    "Je suis révoqué. Mais je suis tranquille", a-t-il poursuivi. "Sachez que je ne regrette rien, j'ai agi en mon âme et conscience, je préfère plutôt mourir que de céder aux pressions".
    Dans un communiqué, le porte-parole adjoint de la Coordination des Partis Politiques pour la Défense de la Constitution (CPDC, principale coalition de l'opposition) Saleh Kebzabo, qui estime que "l'affaire est montée de toutes pièces", a déclaré: "Les partis politiques s'insurgent contre cette mesure et la dénoncent comme étant un pas supplémentaire dans la mise sous ordre du pouvoir judiciaire dans notre pays ".
    "Dekeumbé fait les frais de son courage", a affirmé Me Jacqueline Moudeina, présidente de l'Association Tchadienne pour la Promotion et la Défense des Droits de l'Homme.
    Avocate des victimes de l'ex-président tchadien Hissène Habré, prix "Right LivelihoodAward (2011), surnommé le +Prix Nobel Alternatif+, Me Moudeina estime que "Dekeumbé, à travers son acte, a exprimé sa ferme volonté de défendre la magistrature pour lui assurer la crédibilité tant revendiquée par les Tchadiens. Tout le corps doit en être fier ".{jcomments on}


  • Le Secrétaire général de l'ONU a rendu publique mardi sa « liste de la honte », sur laquelle figurent les parties à un conflit qui recrutent ou utilisent des enfants, les tuent ou les mutilent ou commettent des violences sexuelles contre eux. Annexée à son rapport annuel sur les enfants et les conflits armés, cette liste actualisée inclut 52 parties, dont 32 s'y trouvent depuis au moins cinq ans, persistant dans un comportement que Ban Ki-moon juge « inacceptable ».
    enfant_soldat2Si dans les autres pays ces actes sont commis essentiellement par les rebelles, au Tchad il est exclusivement le fait du régime et de son ex milice et allié le MJE soudanais. Le régime d’Idriss Deby a démobilisé tous les militaires n’appartenant pas à son clan pour les remplacer par des conscrits à peine adolescents. Il aurait lancé, lors d’une réunion familiale, « notre soutien principal le guide Mouammar Kadhafi est assassiné par les croisés, pour préserver notre pouvoir, il faut que chacun ramène ses enfants ». Depuis, des comités se sont lancés dans les villages Bilia (clan de Deby) pour débusquer des « troufions » en culotte courte.
    Le même rapport, dans une de ses annexes, souligne les tendances récidiviste du régime tchadien et dénonce le recours massif à ce genre de méthodes malgrè l'accalmie apparente en ce qles conflits armés. Le rappoalement cette volonté de vouloir perdureoir allant jusqu'à utilser des enfants comme chair à canon. Rédaction de la Gazette{jcomments on}
  • En quête de renforts pour la phase de groupes de la Ligue des Champions, Al-Ahly serait entré en contact avec le Tchadien Karl Max Barthélémy, meilleur buteur du dernier Championnat du Maroc avec le Difaa Hassani El Jadida.
    Al-Ahly prépare l'avenir. Sevré de compétition ces derniers mois en raison de l'arrêt du Championnat d'Egypte, le National du Caire entend mettre tous les atouts de son côté en vue de son entrée en matière en Ligue des Champions début juillet. Parmi les joueurs ciblés par les Karl_MarxDiables Rouges figure l'attaquant international tchadien du Difaa Hassani El Jadida Karl Max Barthélémy, meilleur buteur du dernier Championnat du Maroc avec 17 réalisations. Pour s'attacher ses services, Al-Ahly devra y mettre le prix : le canonnier de 24 ans, actuellement rassemblé avec les Sao du Tchad, est lié au Difaa jusqu'en juin 2014.
    Parmi les autres pistes offensives suivies par le Ahly, l'agence Mena évoque celle conduisant au Ghanéen William Owusu, auteur avant la suspension de la Premier League égyptienne de 5 buts en 12 matches avec la formation de Ghazl Mahalla.
    P.J (Rédaction Football365/FootSud)
    Rédigé par Rédaction Football365.fr / FootSud{jcomments on}

  • Alors que tous les acteurs humanitaires annoncent une crise nutritionnelle très importante dans la bande sahélienne pour les mois à venir, Aimé Makiméré, président d'Alerte Santé (ONG médicale Tchadienne) et Rouafi Oummani, coordinateur d'ALIMA au Tchad nous font part de leur vision de la situation nutritionnelle et médicale au Tchad. 127 000 enfants tchadiens de moins de 5 ans sont menacés par la malnutrition aigüe sévère au cours des 8 prochains mois...
    Voilà presque deux mois qu'ALIMA, Alerte Santé et Acted interviennent au Tchad dans le district de Ngouri afin de soigner la malnutrition aigüe sévère et le paludisme, et nous réalisons déjà que l'affluence dans les centres de santé est plus élevée que prévue :
    Cela fait 6 semaines que les activités ont commencé sur le terrain et nous recevons déjà un nombre de patients assez élevés. Si nous continuons à ce rythme nous allons dépasser nos prévisions (21 000 enfants soignés d'ici décembre 2012). Actuellement, sur les centres de santé nous recevons en moyenne 200 enfants par semaine et au niveau des hospitalisations, environ 25 enfants sont admis par semaine. Pourtant, nous n'avons même pas commencé à mettre en place le dépistage actif au niveau des villages. Ces chiffres risquent donc d'augmenter dans les semaines à venir. », Nous explique Rouafi Oummani. Lire la suite à la source{jcomments on}
  • Ce livre aborde les facteurs qui influencent la gestion environnementale de la CNPC lorsqu'elle opère à l'étranger, dans les confins du système pétrolier mondial, notamment dans un pays moins avancé (PMA), le Tchad. Dans un contexte pétrolier marqué par le projet Exxon à Doba (lancé en 2000 avec l'appui de la Banque mondiale), le projet chinois Rônier, initié en 2007, vise à raffiner sur place une partie du pétrole extrait et de transporter le reste via un itinéraire qui empruntera probablement l'oléoduc du projet Exxon Doba, posant ainsi la question de la compatibilité entre les référentiels et pratiques des deux firmes. À travers le prisme de la responsabilité sociale et environnementale (RSE), ce texte aborde les enjeux de l'interaction entre firmes pétrolières chinoises, pays d'accueil et majors occidentales. Lire la suite format pdf{jcomments on}

  • L'ambassadeur du Soudan au Royaume-Uni, Abdullahi Alazreg, a déclaré mercredi lors d'un entretien télévisé accordé à la BBC, que le Soudan du Sud n'était "pas un vrai Etat" et que le nouveau pays n'avait ni démocratie ni administration gouvernementale.
    Interrogé sur les raisons qui empêchent Khartoum et Juba de s'entendre sur une zone frontalière démilitarisée, Abdullahi Alazreg a répondu: "Quand vous parlez de deux parties, vous comparez des choses différentes". "Vous comparez notre gouvernement établi avec une entité qui est en train de s'établir. Le Soudan du Sud n'est pas un vrai pays, ce n'est pas un vrai Etat. C'est un Etat métaphorique", a-t-il expliqué.
    "Au Soudan du Sud (...), il n'y a pas de démocratie et il n'y a pas d'administration gouvernementale", a ajouté le diplomate soudanais.
    Ces remarques interviennent moins d'une semaine après une nouvelle suspension des pourparlers de paix entre Khartoum et Juba sous l'égide de l'Union africaine (UA) à Addis Abeba, les deux pays n'ayant pas réussi à s'entendre sur cette zone démilitarisée à la frontière.

     {jcomments on}

  • Le despote Idriss Deby, se sent menacer, décide d'organiser, une université d'été, de la diaspora tchadienne en Europe. Comble de ridicule à la Deby folle ! Ce qu'on appelle université d'été vient de la culture politique et militante de la République française ; les militants et militantes d'une structure politique où associative, se réunissent pour faire le point sur leurs activités, sur les événements internationaux et définir une position politique, et préparer leurs rentrés. Les universités d'été, s'organisent à l'intérieur du territoire national, dans une région ou une ville proche du courant, de la sensibilité organisatrice. Jamais, on organise une université d'été à l'étranger, peut être un forum social ; voilà une extravagante initiative à la Deby folle !boulmaye
    La majorité des tchadiens de l'Europe sont des opposants farouches au régime dictatorial d'Idriss Deby. Alors, comment le despote réussira t-il à convaincre, pour qu'ils puissent prendre part à cette ridicule initiative ?
    Les opposants travaillent en arrache-pied, pour déclencher une transition, qui nous mènera vers des vraies élections au Tchad. Les nobles efforts patriotiques de l'opposition, dans son ensemble et l'avènement de la Gauche française au pouvoir, font trembler le despote, il voit le danger venir de l'Europe. Le président français, lors de sa campagne électorale avait promis : « de changer en profondeur les relations franco-africaines ». Le dictateur a donc peur, et il croit être plus malin en prenant de l'avance sur ce qui se prépare contre lui. L'opposition et l'ensemble des citoyens et citoyennes avaient vivement souhaités des sérieux pourparlers, avec arrogance et impolitesse, Deby avait refusé tout dialogue. Ceux qui sont rentrés avaient connus l'injustice et l'humiliation, car ils ont tout simplement oubliés les caractères lâches et immoraux de ce régime. Heureusement, il reste un noyau dur, en Europe et partout dans le monde, qui fait vibrer l'empire de l'imposture politique ; ceux là, ne participeront certainement pas, à cette initiative absurde, à la Deby folle.
    Le dialogue devrait se faire, sous l'égide de la communauté internationale, avec l'ensemble des sensibilités politiques et associatives. Ensuite, se mettraient en place des mécanismes de transition pour arriver, pacifiquement et démocratiquement, à une alternative politique au Tchad. Toute autre forme de dialogue avec le dictateur, se sentira comme un marchandage, qui attire plus les amateurs de la politiques du ventre ; certainement pas, les vrais citoyens et citoyennes en lutte, contre l'injustice et ayant des vrais projets de société pour le Tchad.

    Mahamat Hassan Boulmaye, résistant contre le régime de N'djamena
  • Par RFI

    La police tchadienne a détruit hier, samedi 9 juin 2012, des dizaines de pirogues stationnées le long du fleuve Chari. Ce fleuve, qui sépare la capitale tchadienne Ndjamena de la ville camerounaise de Koussérie, est une source d'insécurité, selon les autorités tchadiennes. Du coup, celles-ci ont interdit toute traversée ou villégiature sur les rives de ce cours d'eau qui traverse cette zone urbaine sur plusieurs kilomètres.{jcomments on}

    Ecouter le correspondant de RFI

  • « L'impasse des transitions démocratiques en Afrique : le cas de l'Afrique centrale » : c'est le thème d'un colloque qui se déroulait hier samedi 9 juin à Montreuil en banlieue parisienne. Parmi les participants, quelques figures de mouvements d'opposition : Martin Ziguélé le Centrafricain, Bruno Ben Mouamba le Gabonais, Henda Diogène Senny du Congo-Brazzaville et aussi Albert Bourgi, professeur de droit public. Objectif de ce colloque : créer un premier cadre de concertation pour parler d'une même voix. Une initiative d'Acheikh Ibn Oumar, ancien ministre tchadien des Affaires étrangeres et coordinateur adjoint du CNCD, la coalition de l'opposition tchadienne.

    Le colloque rassemblait diverses formations politiques d'opposition des pays concernés : l'Union des populations du Cameroun (UPC), le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), l'Union du peuple gabonais (UPG), le Front pour la restauration de l'unité et de la démocratie Djibouti (FRUD) et le Conseil national pour le changement et la démocratie - Tchad (CNCD). L'union fait la force, expliquent en substance les leaders de ces mouvements qui constatent que les problèmes inhérents à leurs Etats sont les mêmes chez leurs voisins, tout comme leurs aspirations. Ils souhaitent voir cette sous-région du continent africain parler à l'unisson pour parvenir à une véritable culture démocratique.

    Acheikh ibn Oumar

    Ancien ministre tchadien des Affaires étrangères

    "Après presque vingt ans de tentatives de transition démocratique en Afrique centrale, la situation est bloquée : on est presque reparti à la case départ du parti unique."

    Suivre la declaration de Mr Acheikh ibni oumar

     

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  • Mon choix de cette date de 07Juin, pour me prononcer sur un sujet aussi sensible et d'actualité pour les Tchadiens que nous sommes, est loin d'être une provocation pour la mémoire des milliers des victimes des geôles de Hissein Habré ainsi qu'à leurs proches.
    Ce n'est non plus un soutien à l'ex-président et ses multiples co-accusés.
    Mais, un simple rappel d'une douloureuse date, qui a marqué une époque de l'histoire de notre pays, que nous avons laissée derrière, sans tourner la page.
    Mes compatriotes vont s'interroger, sur les mobiles de cette sortie de ma part. Des critiques fuseront de partout contre moi. Je suis conscient et je comprends.
    Je l'ai fait en toute responsabilité, car il est inopportun pour moi, de traiter l'affaire Hissein Habré, en termes de jugement.
    Réfléchissons ensemble dans un pardon global, à tous ceux, d'hier et d'aujourd'hui, qui se sont illustrés négativement à l'endroit de leurs concitoyens et de leur pays, pour donner une chance de stabilisation de la paix et de la durabilité de la réconciliation nationale.baba_ladde
    Sur les orientations nouvelles à donner au pays, afin d'en finir une fois pour toute, avec les règnes de la dictature, de la confiscation de pouvoir par des clans ou ethnies ainsi que de la mauvaise gouvernance.
    Un pardon qui doit rassurer aussi IDRISS DEBY de s'en aller, sans crainte d'une quelconque poursuite,
    Un pardon qui doit rassurer les uns et les autres à négocier une alternance paisiblement.
    Un pardon qui doit nous permettre de bannir le cycle de la violence et le retour au bercail de tous les exilés et opposants.
    Ces questions si elles ne sont pas abordées aujourd'hui, à mon humble avis, dans un climat de vérités et de pardon et devant une commission de vérité, de pardon et de réconciliation, nous risquerons de replonger notre pays dans les interminables rancunes.
    Chacun de nos régimes traine son cortège de malheur. Les acteurs de ces malheurs appartiennent parfois à un ou plusieurs régimes. C'est pourquoi je pense à un pardon collectif et faire table rase à notre passé douloureux. La cicatrisation des plaies de nos divisions en dépende.
    Quel héritage voulons-nous pour notre pays ?
    Quel héritage voulons-nous pour nos enfants ?
    Le pays est tellement divisé, qu'on risque une implosion.
    Pardonner un Homme comme Hissein Habré, ne veut pas dire qu'on oubli toutes les atrocités que nous avons vécues sous son règne.
    Nous sommes tous victimes des ces régimes passés et actuel.
    Donnons l'exemple au nom de l'Afrique, pour que tous les dictateurs d'ici et d'ailleurs, abandonnent le pouvoir sans violence, sans effusion de sang.
    Favorisons par cet acte louable et de grand cœur, la construction d'une société démocratique, de paix, d'unité, et de justice, pour les générations actuelles et futures.
    Fait le 07 juin 2012
    Pour Le FPR, le Général Baba Laddé{jcomments on}
  • Le 18 mai 2012, le général de brigade Sidi Arabi commandant la garde nationale nomade du Tchad (GNNT) a remis, au cours d'une cérémonie des couleurs, une attestation de reconnaissance auprès de la force Epervier afin de remercier l'action des militaires français au cours des derniers détachements d'instruction opérationnelle (DIO).

    Au cours du premier semestre 2012, le groupement Terre de la force, principalement armé par le 3e régiment d'infanterie de Marine (3e RIMa) et placé sous les ordres du colonel Steiger, chef de corps du 3e RIMa, a conduit près de 10 DIO au profit d'une centaine de militaires tchadiens.detachements-d-instruction-operationnelle-au-profit-de-l-armee-tchadienne-1_article_demi_colonne

    Présentation de l'armement, démonstrations pratiques des techniques de combat en zone urbaine, missions de contrôle de zones, topographie, mécanique et secours au combat ont notamment été au cœur des instructions.

    Des militaires tchadiens du groupement des écoles militaires interarmes (GEMIA) de la garde nationale nomade tchadienne (GNNT) et des unités de l'armée nationale tchadienne (ANT) basées à Abéché ont pu en bénéficier, notamment au cours de l' opération Korizo qui s'est déroulée du 19 mars au 15 avril 2012.

    L'ensemble de ces DIO est mené dans le cadre des accords techniques de coopération entre l'ANT et la force Epervier. Ces instructions permettent aux militaires tchadiens d'acquérir ou de renforcer des savoir-faire. Source{jcomments on}

  • La mission diplomatique américaine dans la ville libyenne de Benghazi (est) a été la cible mardi soir d'un engin qui a explosé sans faire de victime, a-t-on appris mercredi auprès de l'ambassade des Etats-Unis à Tripoli et d'une source des services de sécurité à Benghazi.
    "Il y a eu une attaque hier soir contre le bureau des Etats-Unis à Benghazi", a indiqué à l'AFP un responsable de l'ambassade, précisant qu'il s'agit d'un "engin explosif improvisé" qui n'a pas fait de victimes.
    "Les Etats-Unis déplorent l'attaque de leur mission diplomatique à Benghazi", a-t-il dit sous couvert de l'anonymat, ajoutant que l'ambassade a appelé les autorités libyennes à renforcer la sécurité autour de ses locaux en Libye.
    Une source des services de sécurité à Benghazi a confirmé l'attaque, précisant qu'elle a été revendiquée par un groupe se présentant sous le nom de "Groupe du prisonnier Omar Abdelrahmane", qui a laissé des tracts sur place, dans lesquels il menace les intérêts américains en Libye.
    L'ambassade des Etats-Unis a indiqué qu'elle n'avait pas d'information au sujet d'une quelconque revendication.{jcomments on}

  • Abdelkerim Hissein Moussa, natif de Fada dans l'Ennedi, était un chef de service à la direction des affaires pétrolières à la Présidence debut 1993. Comme Monsieur est né sous une "bonne etoile", il cumule aujourd'hui les poste de: Conseiller technique à la Présidence de la République chargé du pétrole; PCA de l'ex STEE; PCA de la Société tchadienne des hydrocarbures (STH) puis la nouvelle promotion. Ainsi vont les choses dans l'itnoland.
  • Vendredi, 25 mai dernier, l'ancien ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation, Marafa Hamidou Yaya, est transféré dans une cellule du secrétariat d'Etat à la Défense (Sed) en compagnie d'Yves Michel Fotso et Polycarpe Abah Abah, dans des conditions aussi rocambolesques qu'illégales. En effet, en dépit de l'arrêté signé quelques heures plus tôt par le ministre de la Justice, Laurent Esso, créant des prisons secondaires à Yaoundé et Douala, dans le prolongement des celles de Kondengui et New-Bell, le transfèrement de ces ex-barons du régime viole le Code de procédure pénale dont l'une des dispositions rappelle que «les personnes interpellées au nom d'un mandat de justice doivent être détenues dans une prison».Marafa_Hamidou_Yaya040911230

    Or, le Sed, malgré la décision du garde des Sceaux, reste et demeure un camp militaire. En procédant de la sorte, le pouvoir semble avoir donné raison aux tenants de la thèse de l'«épuration politique» accolée à l'opération de lutte contre la corruption au Cameroun.

    C'est le 16 avril dernier que Marafa Hamidou Yaya a été incarcéré à la prison centrale de Kondengui, le même jour que l'ancien Premier ministre Ephraïm Inoni, pour de présumés détournements de fonds publics dans le cadre de l'achat d'un avion présidentiel. Le même jour, M. Marafa a déposé, auprès du procureur près le tribunal de grande instance du Mfoundi, une lettre de récusation du juge Pascal Magnaguemabé qu'il accuse de «partialité». Par deux fois, le ci-devant secrétaire général de la présidence de la République refusera d'être entendu par ce magistrat-instructeur. Les dernières informations font pourtant état de ce que sa demande de récusation n'a pas prospéré.

    Ce qui aura toutefois le plus marqué l'opinion, en rapport avec le cas Marafa Hamidou Yaya, c'est l'intense activité épistolaire de l'ex-Sg/Pr. Déjà trois lettres ouvertes, dont deux adressées au président de la République et l'autre au peuple camerounais. Dans sa dernière sortie, M. Marafa donne sa version des faits sur l'achat des avions présidentiels et se lave de toute accusation. Des lettres qui ont certainement motivé son transfèrement au Sed, synonyme d'isolement.

    Le pouvoir semble visiblement mal à l'aise, face à l'abondante et percutante prose du «bagnard spécial». D'où les réactions épidermiques du chef de la cellule de communication de présidence, Joseph Le et du secrétaire à la communication du Rdpc, Jacques Fame Ndongo, en sapeurs-pompiers d'un régime accablé d'atteinte aux droits de la justice et de la dignité humaine. Leur principale cible dit ne pas avoir peur d'un procès transparent, qu'il appelle même de tous ses vœux. Rendez-vous à la barre.

    © Source : Mutations

  • Le président sud soudanais a écrit à 75 officiels de l'actuel ainsi que du gouvernement précédent pour leur demander rembourser les sommes dues.

    Salva Kiir révèle que la somme détournée est estimée à 4 milliards de dollar.

    Mots-clésSoudan du Sud

    Dans la lettre, il explique qu'une grande partie de cet argent a été sorti du pays. Dans la plupart des cas c'est pour l'acquisition en espèce de propriétés.

    Le chef de l'Etat sud soudanais a demandé aux personnes en question de ramener l'argent, pour préserver la crédibilité du gouvernement et leur promis à celles qui le feront qu'elles ne seront pas inquiéter.

    Ce n'est pas clair pour le moment si cette requête a déjà reçu un écho favorable

    La lettre de Salva Kiir pointe du doigt la manière dont la corruption gangrène le soudan du sud.

    Les nouveaux dirigeants du pays étaient des rebelles qui ont combattu pendant plusieurs années le gouvernement soudanais

    Le président sud soudanais s'en est par ailleurs pris pris accuse dans la correspondance ses compagnons d'armes, d'avoir trahi leur vision commune.

    "Beaucoup de nos amis sont morts" écrit-il, et une fois que nous avons le pouvoir nous les avons oublié ce pour quoi nous avons combattu et commencé par nous enrichir au dépens de notre peuple, poursuit Salva Kiir.

    Le ministre sud soudanais de l'information a déclaré à l'agence Reuters, que plus de 2 millions manquent dans un scandale très médiatisé et qui concerne le sorgho, la culture de base.

    La corruption ambiante est connue de tous au Soudan du sud, mais c'est le montant révélé dans la lettre du président sud soudanais qui a choqué plus d'un.

  • Le porte-parole du JEM, Badawi Moussa Al-Sakin, a démenti hier que l'armée soudanaise ait tué 45 rebelles lors de combats samedi dans l'Est du Darfour. Selon lui, seulement trois rebelles ont été tués lorsqu'ils ont attaqué une garnison soudanaise dans le village de Fataha; il n'a en revanche pas spécifié le nombre de victimes soudanaises. Le gouvernement soudanais avait indiqué hier que les 45 rebelles tués s'adonnaient à des pillages et que leur attaque sur la garnison de la ville avait été repoussée. (Source : Sudan Tribune)

  • chad: vingt-deux ans de dictature, une misère généralisée, mais aussi une nouvelle opposition.
    Il est à peine sept heures du matin. Il fait chaud, très chaud. Le thermomètre affiche déjà 38°. Il n'y a pas un souffle de vent, pas une goutte d'eau, le paysage est triste à mourir comme irradié au napalm. Là, accroupies sous ce soleil de plomb, des femmes creusent la terre. Ici, on les appelle les «termitières». Elles tentent en effet de trouver une fourmilière avec assez de graines pour nourrir leur famille. Comme il n'y a plus rien à manger, il n'y a pas d'autres moyens pour feinter la faim. Inlassablement, du lever au coucher du soleil, les « termitières » bêchent, creusent et fouillent pour disputer quelques graines aux fourmis.
    Non, nous ne sommes ni dans un camp de réfugiés ni dans un village dévasté du Darfour. Nous sommes dans le Kanem, région de l'ouest du Tchad. Cette année, près de deux millions de personnes y sont menacées par la faim. Un enfant sur vingt meurt avant l'âge d'un mois et un sur dix avant un an pour cause de malnutrition. La faute à la sécheresse ? Au changement climatique ? Sans doute y a-t-il un peu de ça. Mais, à vrai dire, les catastrophes naturelles ne peuvent à elles seules expliquer cette insoutenable situation. Ce qui tue par-dessus tout au Tchad, c'est le mépris pour la vie humaine des autorités du pays, et l'indifférence à l'extérieur.
    Un exemple : au moment où diverses ONG appelaient à un plan d'urgence en faveur de ces populations en grande détresse, que les différentes agences de développement dans le monde se mobilisaient pour trouver de l'argent et venir au secours de ces enfants, femmes et hommes livrés à la faim, le chef de l'Etat tchadien, cc, 60 ans, convolait en justes noces à Khartoum (au Soudan voisin) avec Amani Moussa Hilal, 20 ans, la cérémonie revenant à la bagatelle de 26 millions de dollars en dot et autres prestigieux cadeaux, sans parler du millier d'invités. A noter le pedigree bien singulier de la mariée, qui n'est autre que la fille de Moussa Hilal, le tristement célèbre chef des Janjawids. Oui, les Janjawids, ces « cavaliers du diable ». Souvenez-vous, cette horde de criminels à cheval (ou en pick-up) qui semaient la désolation et la terreur au Darfour. Voilà qui augure de lendemains sombres pour le Tchad quand on connaît ces tueurs imprégnés de racisme à l'égard des Noirs africains et nourris d'islamisme.
    C'est d'une main de fer qu'Idriss Déby, Président Général Sultan, dirige ce vaste pays de l'Afrique centrale. Arrivé par les armes au sommet de l'Etat en 1990, avec l'appui du président soudanais Omar El Béchir, du colonel Kadhafi mais aussi des services secrets français, son pouvoir est caractérisé par des violations massives des droits humains et un clanisme primaire. Pour lui, le Tchad est un butin de guerre du clan, au service du clan, pour le bonheur du clan. Toutes les richesses du pays sont concentrées entre les mains de sa famille.
    Pour les autres Tchadiens, sa politique est celle de la terre brûlée. Assassinats, rapts d'opposants politiques, de défenseurs des droits de l'homme, de journalistes, de citoyens anonymes soupçonnés de complots ou accusés d'être les sympathisants d'un adversaire politique ; viols de masses dans les régions acquises à l'opposition pour punir et humilier ceux qui ont osé braver son autorité ; incendies et destructions des villages, empoisonnement des puits, saccages des récoltes pour faire déguerpir des populations installées sur des terres convoitées, enrôlement forcé d'enfants, arrestations arbitraires, exécutions extrajudiciaires. Son impitoyable escadron de la mort, composé des membres du clan, réprime aveuglement dans le sang toute velléité de contestation démocratique. Ceux qui ont eu le malheur de croiser l'homme le décrivent comme brutal, impulsif et paranoïaque. Ses collaborateurs font fréquemment les frais de sa rudesse et de son plaisir à humilier, rabaisser, dominer, particulièrement manifeste à l'égard des cadres et des intellectuels. Quelques-uns ont témoigné avoir reçu gifles, insultes ou coups de pied en plein Conseil des ministres. Il y a aussi ceux marqués à vie par d'horribles sévices ou disparus à jamais. Les organisations de droits de l'homme, dont Amnesty International, la FIDH, Human Rights Watch et la Ligue Tchadienne des Droits de l'homme, n'ont eu de cesse de dénoncer les agissements du régime.
    En près de 22 ans d'un règne sans partage, le dictateur n'aura rien épargné aux Tchadiens qui vivent dans une extrême pauvreté malgré les revenus substantiels du pétrole. Ils n'ont, dans leur écrasante majorité, accès ni à l'électricité, ni à l'eau potable et encore moins aux soins de santé adéquats. Et tandis que manger devient un véritable parcours du combattant pour chaque famille tchadienne, le despote et ses proches festoient sans retenue, s'offrent des palais dignes des Contes des mille et une nuits ainsi que des appartements un peu partout dans le monde.
    Mais Idriss Déby Itno n'est pas qu'un dangereux personnage pour les Tchadiens. Il est également une réelle menace pour la région. Au Togo, sa milice est venue en renfort afin de mater les soulèvements populaires. Il s'est illustré à l'inverse dans un rôle déstabilisateur au Congo Brazzaville et en République centraficaine afin de renverser les présidents Lissouba et Ange Félix Patassé démocratiquement élus. Des centaines de jeunes Tchadiens pauvres et sans emploi ont été recrutés et convoyés par Daoussa Déby, ambassadeur du Tchad en Libye et surtout frère aîné du président, pour servir de miliciens pro-Kadhafi. Les conséquences de ce forfait ont été désastreuses pour des milliers de paisibles Tchadiens travaillant en Libye et qui, en représailles, ont été pourchassés et lynchés par les forces rebelles hostiles au "Guide".
    Dans la crise du Darfour, Déby est désormais l'un des principaux alliés du régime de Khartoum. Auparavant, soufflant le chaud et le froid, il avait armé et désarmé les groupes de combattants darfouris, en particulier les islamistes du JEM, au gré de ses propres intérêts. Les liens qui l'unissent au président soudanais Omar el-Béchir, remontent à 1989, quand ce dernier l'aida à prendre le pouvoir à N'Djamena. Les deux hommes se sont ensuite combattus par groupes rebelles interposés, avant de se réconcilier en 2009. Le président tchadien est donc à nouveau proche de son homologue soudanais, contre lequel, faut-il le rappeler, la Cour pénale internationale a émis un mandat d'arrêt pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide au Darfour. Depuis, le Tchad est devenu progressivement un terreau pour les idées islamistes des Frères musulmans et du Front National Islamique, dont sont issus Omar el-Béchir et son ex-mentor le fameux idéologue fondamentaliste Hassan al-Tourabi. Déby a ainsi nommé le cheikh Hassan Hissein Abakar, soudanais et « tourabiste », imam de la grande mosquée de N'Djamena. Pour la première fois dans l'histoire du Tchad, où se pratiquait généralement un islam tolérant en parfaite cohésion et intelligence avec les autres confessions, le chef spirituel de la communauté musulmane n'est pas tchadien. Une certaine radicalisation de la pratique de l'islam prolifère désormais dans certains milieux et il y a lieu de craindre qu'elle gagne du terrain si rien n'est fait pour la contenir.
    Aujourd'hui, Déby et El-Béchir scellent à nouveau un pacte de sang par la mise sur pied d'une brigade mixte tchado-soudanaise qui traque et exécute les opposants tant tchadiens que soudanais. Le mariage du dictateur tchadien avec la fille du chef janjawid, homme de main du président soudanais, consolide cette alliance d'intérêts communs aussi bien politiques que mercantiles. En conséquence, les populations tchadiennes et soudanaises se trouvent prises dans l'étau des manœuvres machiavéliques des deux despotes, dont elles sont devenues les otages.
    Idriss Déby, Omar el-Béchir : les deux faces hideuses d'une même politique de terreur. Voilà pourquoi, l'urgence pour sauver le Darfour s'accompagne de l'urgence d'écarter Idriss Déby. Cette urgence définit dorénavant la problématique de l'opposition tchadienne, à l'intérieur et à l'extérieur. Tirant les leçons de ses échecs successifs, elle s'est aujourd'hui réorganisée à l'échelle nationale et a opté pour les valeurs universelles de la démocratie. Mobilisée pour mettre fin aux deux décennies de règne d'Idriss Déby Itno, elle s'interroge toutefois sur les choix de la France : si l'homme fort de N'Djamena est menacé de perdre le pouvoir, sera-t-il à nouveau soutenu par Paris ? Inutile de dire qu'elle espère des nouvelles autorités françaises qu'elles sauront comprendre que le système Déby est une plaie pour son pays et la région, et qu'elles sauront reconnaître des amis dans ceux qui veulent y mettre un terme.
    Annette Yoram Laokolé, opposante politique tchadienne. Source{jcomments on}

  • Au Tchad, le ministre de la Justice est poursuivi en justice par deux magistrats. Des magistrats qui attaquent leur ministre pour dénonciation calomnieuse et trafique d'influence au cours du procès du député Gali Ngoté Gata. Ce député de l'opposition avait été arrêté début mars pour corruption et complicité de braconnage. Condamné en première instance, il a été relâché en appel après les protestations d'un des magistrats auteur de la plainte.
    Emmanuel Dekembé, conseiller à la cour d'appel de Moundou a été sanctionné début mai par le conseil supérieur de la magistrature pour violation du secret de délibération. Il avait expliqué aux journalistes qu'il a refusé de suivre les injonctions de sa hiérarchie.
    Aujourd'hui, c'est lui qui porte plainte contre le ministre de la Justice, garde des Sceaux et trois de ses proches collaborateurs pour trafic d'influence et complicité : « Moi je suis juge du siège, je ne peux pas recevoir des instructions pour rendre une instruction pour dans un sens ou dans un autre. C'est pour faire savoir au ministre que lui-même a violé l'obligation que l'article 21 lui impose et il ne peut pas déclencher une poursuite disciplinaire contre moi sur la base de l'article 26 de cette même ordonnance ».
    Un autre magistrat, Kagdombaye Mbaibeum a aussi porté plainte contre le ministre pour dénonciation calomnieuse. Au cours d'une audition devant le conseil supérieur de la magistrature, la hiérarchie l'a accusé d'avoir été manipulé par les hommes politiques et les évêques pour s'opposer au maintien du député Gali en prison.
    Contacté par RFI, le ministre de la Justice indique qu'il est un citoyen et préfère laisser la procédure suivre son cours. Sources {jcomments on}