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  • N'étant plus membre du gouvernement, Mahamat Hamit Dalob s'est senti abandonner par le pouvoir de la mangeocratie, il décida d'organiser hier un simulacre de congrès pour faire valoir son existence.
    Le Mouvement pour la Démocratie et le Socialisme au Tchad (MDST) parti que Dalob a chipé du défunt SalomonTombalbaye est en crise, n'existe que de nom. Tous ses vrais militants « les grosses pointures »ont quitté le parti. Dalob se trouvant seul. La preuve, hier à l'ouverture du congrès, les sièges réservés aux membres du bureau Exécutif est quasiment vide. Seuls présents : son doungourou du SG Tchari Moussa, ses valets Brahim Hissein et Idjal.
    Hamit est un personnage primitif, sans culture aimant seulement le folklore réservé aux présidents. Il n'aime du parti que cet aspect.
    Hier la salle du congrès fut remplie par des enfants et des paysans résidant dans les périphéries de N'djamena. Aucuns partis ni de la majorité, ni partis amis furent invités de peur de découvrir le jeu.
    Pour montrer à l'opinion des partis alliés, il cita les noms de plusieurs régions et sous préfectures dans son discours pour dire qu'ils sont représentés au congrès. Tout flatteur vit au dépens de celui qui l'écoute.
    Le MDST le parti du défunt fils de Tombalbaye rejoindra son fondateur, ce congrès est organisé pour signer son acte de décès. Paix à l'âme du MDST.

     

    Ibrahim Halou Attom

  • Le sommet France-Afrique qui vient de s'achever à Paris a été critiqué comme étant un moyen subtil pour la France de redéployer son armée en Afrique, sous le prétexte de la paix et de la sécurité. Ses détracteurs, qui ont d'ailleurs manifesté à Paris pour le décrier, considèrent qu'il s'est agi de réinventer la Fançafrique, et de faire passer la pilule aux dirigeants africains pour les convaincre de l'opportunité de renforcer la présence miliaire française en Afrique.

    Sommet pour la sécurité ou relooking de la Françafrique ?
    Un sommet exclusivement consacré à la paix et la sécurité sur le continent africain devrait-il se tenir en France ? Les opposants à ce sommet pensent que la sécurité intérieure de l'Afrique n'est pas sa vraie motivation. Mais plutôt la lutte contre les attaques terroristes visant les occidentaux, une ingérence impérialiste et la préservation de l'influence et des intérêts français.
    Le président français avait déclaré devant le parlement sénégalais que la Françafrique était finie.
    Toutefois, on n'abolit pas la Françafrique par une simple déclaration, mais par la responsabilisation des dirigeants africains et le respect de la souveraineté politique et militaire du continent.
    Le point de départ de cette nouvelle donne doit être la neutralité électorale de la France, que d'aucuns accusent de choisir les dirigeants africains acquis à sa cause et de faciliter l'éjection de ceux dont les points de vue gênent les intérêts de la France en Afrique.
    Si la France et l'Europe veulent aider l'Afrique à se stabiliser et à lutter efficacement contre les conflits internes et le terrorisme, elles doivent s'impliquer avant tout dans son redressement économique et sa puissance militaire. Un président africain qui ne peut pas gouverner son pays sans l'aide publique et le soutien militaire de la France ne peut pas dire non à celle-ci. Il se sentira obligé d'accueillir sur son territoire des forces pré-positionnées ou une base militaire de la France ; de répondre à tout sommet convoqué par la France ; d'envoyer des troupes pour faire la guerre aux côtés de la France dans ses interventions en Afrique ; de suivre le vote de la France pour l'adoption des résolutions dans les instances internationales. En un mot, de perpétrer la Françafrique. L'Afrique doit se doter d'armées républicaines solides et d'une logistique militaire communautaire permanente anti-conflit et anti-coup d'Etat. On ne mettra pas fin à la Françafrique tant qu'on devra compter sur la France pour faire le gendarme en Afrique.
    En tout état de cause, si une intervention militaire extérieure devrait se justifier sur le continent africain par le droit d'ingérence humanitaire, elle ne devrait pas être le seul fait de la France, mais de la communauté internationale.

     

    Ingérence humanitaire ou redéploiement militaire de la France en Afrique ?
    Jacques Chirac avait fait son sommet France-Afrique en février 2003 sur le thème d'un nouveau partenariat France-Afrique. On se rappelle des remous causés par la déclaration sur l'Irak, prise à l'occasion de ce sommet. Il a été reproché à la France d'utiliser l'Afrique comme chair à canon diplomatique pour tenir tête aux Etats-Unis. La remise en cause par le président rwandais Paul Kagamé de ladite déclaration, que la France aurait imposée sans discussion aux dirigeants Africains, en témoigne. La France œuvre pour maintenir son influence politique et économique en Afrique. Ce qui lui assure l'avantage de monopoliser la manivelle de la politique européenne et onusienne en Afrique. Mais l'Afrique doit refuser d'être l'objet d'une compétition géopolitique entre les grandes puissances européennes, américaines et asiatiques (La Chine, en l'occurrence).
    Tantôt on brandit la non ingérence pour justifier le refus d'une intervention militaire visant à mettre fin à une rébellion, comme en Casamance au Sénégal. Tantôt la sécurité et la crise humanitaire justifient une ingérence militaire en Afrique. Il en est ainsi l'intervention française et internationale pour neutraliser les milices islamistes qui dominaient le nord du mali, et de l'assaut des forces spéciales françaises contre les attaques d'islamistes au nord du Niger. Pour éviter tout quiproquo sur les réelles motivations de ces interventions, elles devraient à l'avenir être faites par des forces africaines entraînées, équipées et autonomes. La communauté internationale ne doit plus attendre l'existence de graves crises sur le continent pour financer des forces africaines d'interposition. Leur dépendance financière entraîne une dépendance politique vis-à-vis des bailleurs. La force africaine AMISOM qui repousse les milices Shebab en Somalie disparaîtrait si les donateurs étrangers comme l'Union européenne arrêtaient de la financer. Les armées africaines ont besoin d'une formation adaptée avec des armes modernes, pas avec des kalachnikovs ou les surplus dépassés des armées occidentales.
    Le président Français vient de déclarer que la France est prête à entraîner 20 000 soldats africains par an. Pour éviter une dépendance françafricaine, il est préférable que cette formation soit faite par différentes puissances compétentes, chacune dans le domaine où elle excelle : La France, les Etats-Unis, la Russie, Israël, la chine, la Grande Bretagne, etc.

     

    L'Opération «Sangaris» en Centrafrique, prévention d'un génocide ou renforcement militaire ?
    L'Opération «Sangaris» qui vient de débuter et qui vise à sécuriser et à désarmer les milices en Centrafrique, est aussi décriée par les opposants à la Françafrique. Elle est vue comme un renforcement de l'impérialisme miliaire de la France en Afrique, où elle a encore une présence militaire significative, notamment au Tchad, à Djibouti, au Sénégal, en Côte d'ivoire, au Gabon et au Mali.
    Les opposants à cette intervention avancent que la France a contribué à installer au pouvoir le président Bokassa, qui a semé les germes du chaos dans ce pays. Selon eux, cette opération vise à sécuriser les intérêts de la France dans des pays voisins comme le Cameroun ou le Tchad.
    Par ailleurs, le fait que le président français souhaite l'organisation rapide d'élections et qu'il juge difficile le maintien du président actuel, peut être vu comme une ingérence dans les affaires intérieures de ce pays, et un geste françafricain.
    Si la souveraineté des pays africains étaient une réalité inviolable, la légitimité des interventions militaires françaises entérinées par l'ONU serait remise en cause. En effet, il est difficile de concevoir que l'ONU ou les Occidentaux puissent décider d'envoyer des troupes en Chine ou en Russie pour imposer le respect des droits de l'homme ou de l'Etat de droit.
    En définitive, on se demande pourquoi la communauté internationale attend que les rebellions et conflits internes se transforment en massacres humains pour voter des résolutions et intervenir en Afrique ? La rapidité de l'intervention de la France et de la communauté internationale pour freiner les islamistes au nord du Mali aurait permis d'anticiper la crise sécuritaire et humanitaire en Centrafrique. Il y a lieu de faire le bilan pour savoir si les nombreuses interventions militaires de la France en Afrique on renforcé les Etats et amélioré le quotidien des populations.

     

    Aliou TALL
    Président du RADUCC (Réseau Africain de Défense des Usagers, des Consommateurs et du Citoyen)
    Email : raducc@hotmail.fr

  • Dès sa nomination comme Premier ministre nous savons qu'il ne ferait pas long chemin avec Deby car c'est un cadre compétent, intègre et son éducation de base très raffinée de Gor et Sara madjingaye ne lui permet pas de jouer le rôle d'un vassal ; il n'acceptera pas de signer n'importe quel arrêté pour plaire aux énergumènes du MPS qui n'ont pas de cursus.

    Les ressortissants de Mandoul Ouest ne badinent pas avec leur dignité. De 1991 à 2013 le pouvoir MPS compte plus d'une douzaine de Chefs de gouvernement dont les noms suivent : Jean Bawoyeu Alingué, Joseph Yodeïman, Fidel Moungar, Kassiré, Djimasta Koibla, Nagoum Yamassoum, Nassour Guelengdocsia, Haroun Kabadi, Moussa Faki, Pascal Yoadmadji, Youssouf Saleh Abbas, Emmanuel Nadingar, Joseph Djimrangar Dadnadji et Kalzeube Pahimi Debeuh.

    Ces cadres sont tous intellectuellement compétents mais avec Deby le titre n'est pas protégé, il faut accepter le rôle de Doungourou le fidèle captif pour rester longtemps à ton poste. Des sudistes intègres comme Yorongar, feu Kamougué et Djimrangar ne badinent pas avec leur dignité. Si au Tchad on exige un cursus universitaire pour ce poste, en France il n'est un thème tabou. La preuve le premier ministre Pierre Bérégovoua n'avait pas de diplôme que le Certificat d'Etudes Primaires Elémentaires. De grâce avec les échéances qui se dessinent à l'horizon Deby ne compatit plus qu'il propulse un autre cadre du Mouvement Patriotique du Salut s'il jouit vraiment d'un brin de Nationalisme. En nommant ce transfuge du R.D.P, Premier Ministre, le locataire du palais rose cherche à démonter le leader charismatique, chef de file de l'opposition et Président de l'U.N.D.R de son Mayo Kebbi Ouest. Ce rêve est irréalisable car les tchadiens connaissent les manœuvres dilatoires du MPS. Dans le même ordre d'idée, Idriss Deby avait nommé Emmanuel Nadingar Premier ministre avec l'espoir qu'il écrase mathématiquement Yorongar. Malheureusement le fils ainé du célèbre député feu Jacques Nadingar du Logone a échoué lamentablement.

    Ce brave compatriote Jacques Nadingar fut éliminé par des moyens occultes dans la nuit du 4 au 5 octobre 1960 par le pouvoir de la 1ère République. Le Président François Tombalbaye venu assister à la levée du corps du député fut attaqué par les sœurs du défunt à la morgue de l'hôpital européen de Fort Lamy. Le spectacle était désolant. Mais dès la nomination de son fils Emmanuel Nadingar tout le monde savait qu'il ne pourrait détrôner Yoro le héros de son poste de député ni celui du lion de la zone méridionale. Des élections eurent lieu mais le leader du FAR est resté imperturbable.

    Le Premier ministre Kalzeubet se heurtera aussi à un mur de fer car l'éléphant Saleh Kebzabo écrasera certainement les éléphanteaux nommés Ministrons de Léré. Contrairement à leurs compatriotes du centre du pays, les sudistes ne sont pas facilement corruptibles. Ils connaissent la valeur de l'électorat. Mais au centre et à l'est du pays, avec un sac de sucre vous verrez que les goumiers du Chef traditionnel enfourcheront leurs chevaux pour le candidat qui a donné le sac du sucre et ceci en violation du code électoral. Aux élections du 31 mai 1959, je présidais le bureau de vote du village, Djimeze Djarma et j'ai encore en mémoire ce qui s'était passé. Hier le Frolinat dans sa lutte armée avait assassiné 60 chefs de canton et un sultan, on avait mal digéré ces actes ignobles, or que le Frolinat ne s'était pas trompé de cible, il avait raison, ces féodaux ne sont que du côté de vent, ces des collabos.

    Pour plus d'information, lire la déclaration de Mr Benoît Pircouloussou porte-parole des Chefs traditionnels à la Conférence Nationale Souveraine dans (N'Djamena-Hebdo n°78 du 4 avril 1993).

     

    Al Hadj Garondé Djarma

    Téléphone: 235 68 40 82 18
    Ville : N'Djamena
    Email : garondedjarma@yahoo.fr

  • PAGE DEDIÉE AUX VICTIMES D'IDRISS DEBY

     

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    L'équipe de la Gazette de N'djamena joint sa voix à celles des milliers des compatriotes pour souhaiter à ses lecteurs ses voeux de santé, prospérité et concrétisation des aspirations légitimes de notre Peuple meurtri, depuis plus de 22 ans, par un régime maffieux et clanique.

    S'il est vrai que la gestion du clan au pouvoir a désagrégé nos institutions et mis à genou la société tchadienne, il faut le dire également que la recherche de gains faciles, le népotisme, la gabegie et autres prévarications, sont autant de calamités qui minent la société tchadienne.

    Nous sommes convaincus que nous rentrons dans une ère nouvelle où le tribalisme, le clanisme et le favoritisme n'ont pas de place. Toutes les considérations ségrégationnistes et discriminatoires seront balayées par cette jeune générations assoiffée de liberté et de changement.

    A l'instar de ce qui s'est passé hier en Tunisie, Egypte et Libye, aujourd'hui en RCA, l'année 2013 sera celle du printemps tchadien.

    Bonne et Heureuse année 2013

    La Rédaction de la Gazette

     

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    Idriss Deby, François Bozizé et Martin ZiguléI

     

    La République centrafricaine est secouée ces derniers jours par un mouvement d’insurrection armé qui cherche à faire partir le potentat de Bangui Bozizé. Si les aspirations du Peuple centrafricain à la démocratie et au changement sont légitimes, le rôle que joue Idriss Deby est très pernicieux pour la concrétisation de la volonté du Peuple centrafricain.

    Le Général Bozizé est venu au pouvoir par un coup de force organisé et planifié par Idriss Deby contre le président démocratiquement élu Félix Patassé. C’est l’armée tchadienne qui, en violation de toutes les normes internationales, a franchi les frontières pour aller chasser Patassé. Depuis ce jour, Bozizé, telle une marionnette, est guidé par son maitre Deby. Les forces tchadiennes qui ont concouru à putsch, étaient restées en RCA jusqu’à une date récente. La concomitance entre le retrait des troupes tchadiennes et le déclenchement de l’offensive rebelle, ne laisse aucun doute sur l’implication de Deby dans ce conflit.

     

    Mais pourquoi diable, Deby cherche à déstabiliser son protégé ?

    De cette aventure, Deby veut envoyer deux messages :

    1. Sa légitimité démocratique étant contestée par tous les pays occidentaux, Idriss Deby veut apparaitre comme étant le gendarme de la sous région, agressant (parfois c’est une question de simple mauvaise humeur) ses voisins, pire allant jusqu’à transgresser les ententes prise au sein de la CEEAC (non soutien à Ping pour la commission). Il pense sérieusement que sa supposée puissance militaire lui apportera un crédit en terme de fréquentation ou encore lui conférera une image de démocrate.
    2. La seconde raison est d’ordre interne. Deby fait diversion et veut faire oublier à l’opinion ses propres difficultés. Après le fiasco de la rencontre avec Hollande, Deby pense qu’en allumant le feu en RCA, il sera sollicité à l’éteindre, jouant ainsi à la perfection le rôle du pompier pyromane. Mais la guerre a ses règles propres qui peuvent échapper à nous autres humains. Ainsi ce feu allumé en RCA, peut causer des dégâts collatéraux, emportant sur son élan d’autres tyrans locaux y compris Deby.

     

    Alors humanité, quelle solution pour la RCA ?

    La politique de non ingérence prônée par la France dans l’état actuel de choses est suicidaire pour les démocrates centrafricains. Une table ronde inclusive regroupant toutes les forces politiques avec au préalable le départ de Bozizé et le désarmement des rebelles est à encourager. Ainsi, non seulement on aura évité un bain de sang mais aussi affirmé le caractère incontournable du processus démocratique dans la sous région. Selon certaines sources au palais Rose de N’djamena, Deby cherche, déjà, à monter une « révolution de palais » qui emporterait Bozizé. Les nouveaux maitres de Bangui négocieront ensuite avec les rebelles. Et la boucle est bouclée, du moins dans les calculs de Deby. Mais il ya une variable qui échappe aux calculs de Deby : ceux qui se réclament de Charles Massy, composeraient-ils avec Deby ? Les jours à venir nous édifieront.

     

    La Rédaction de la Gazette

  • Nous n'avons pas besoin d'établir des anniversaires ou des fêtes chaque année dans chaque province pour nous prouver que nous sommes libres ou bien qu'il ya la démocratie au pays de TOUMAI !!Que devons-nous faire avec cette démocratie ou les libertés tant qu'ils n'existent que sur les papiers ou bien formulés uniquement sur ce qu'on appelle la Constitution!! Considérant que, lorsque nous voyons la réalité douloureuse de la pension de conclure que ce n'est qu’une application de la théorie de Charles Darwin sur le terrain, «la loi de la jungle» des crocs et des griffes... Si vous n'êtes pas un loup vous serez repas pour les loups... Poussez l'autre homme à se déplacer loin de votre chemin... démolir les maisons des citoyens lambda et en faire une station d'essence ou une station de vente des voitures et ainsi de suit.

     

    Prenez, par exemple, le dernier point et de réfléchir un peu, par exemple, la routine standard dans l'Etat de droits et de devoirs, c'est quand le gouvernement veut démolir des maisons des certaines personnes ou des lieux réservés (réserves) comme ils sont l'habitude de le dire !! Il n'y a pas de problème sa n'a qu’informer les résidents de cette quartier d’inscrire leurs noms dans le dossier formelle et en coordination avec l'immobilier d'enregistrement ou plutôt le ministère des Affaires foncières de leur distribue des terrains, chacun selon son droit! Et également une récompense d'avoir les aider à faire face à leur nouvelle maison, en leur donnant suffisamment de temps pour évacuer les maisons, et après venez avec vos tracteurs et Caterpillar pour faire ce que vous voulez! Mais la douloureuse vérité et totalement inverse.

     

    Combien des personnes ont démoli leurs maisons en sachant que ce ne sont pas des endroits réservés pour le gouvernement, reconnus par les autorités de CADASTER, et leur vie devenir un enfer ! Leurs enfants ont été abandonner les écoles parce qu'ils ne peuvent pas se permettre de payer les études de leurs enfants et louer les maison en même temps, pour ne pas mentionner les efforts visant à fournir de la nourriture , combien d'enfants apprécié et intelligents ont des talents inexploités , mais en fin de compte se sont retrouvées sans-abri dans les rues , ils ont obligés d'utiliser tous les moyens possible pour trouver quelque chose a manger, mais qui sait, peut-être si elles sont exploitées ces esprits pour devenir tous ces gens de bénéfice, et a contribué d'une manière ou d'une autre au progrès de ce pays vers l'avant.

     

    Mais malheureusement, tout regret, quand vous vous rendez compte que la réalité qui s’est passe au pays de TOUMAI et toutes ces histoires larmoyants et tragiques ne signifie pas quelque chose pour eux, le savez vous pourquoi !? Parce qu'ils envoyaient leurs enfants à la France, la Grande-Bretagne, le Canada et aux États-Unis. . D’obtenir une meilleure éducation et de souhaiter un jour leur remplacés ! Quelle plaisanterie.

     

    Mais tous cela juste ce n’est que d’échantillon de la souffrance vécue par les citoyens lambda du Tchad, qui ont en effet des produits pour ce gouvernement qui ne développe pas des solutions alternatives en cas de prise de décision et le manque de coordination entre les paroles et les actes.

     

    Avec cela, nous ne blâmons pas les autorités compétentes des livres fonciers pour leur connaissance de ces lieux qui ne sont pas réservés et la non-ingérence dans les meilleurs délais, ni le ministère des Affaires foncières, et ni la Mairie de N'djamena qui viennent chaque fois avec leur Caterpillar et tourner la terre à l'envers, Parce qu'ils ont ordonné! Les Lecteurs peut se demandent et dire à qui blâmer si? Et d’autre peu se répondent en disant que la seule personne qui doit être blâmé il est en haut de la pyramide monsieur le SULTAN !

     

    Je m'étonne que vous imaginez un jour Monsieur le président sur la misère subie par le peuple tchadien pour gagner leur vie, à la lumière de ces décisions, qui sont formulées toujours contre lui, empêchant parfois le bois de chauffage avec le manque des solutions alternatives, sans parler de l'absence de gaz en grandes quantités et de prix appropriés qui répondre aux besoins des citoyens, ou il pense que la vie en dehors du palais ROSE n'est pas très différente de ce lui de l'intérieur? Ou bien toute l'affaire est placés dans ces absurdités en vigueur il ya deux décennies qu'il n'avait pas de conseillers compétents, sinon il travail "HOU MA INDA CONSEILLERS ADILIN BAS KAN MA KE DA GA YAkHADiM TARA" Je pense que ma réponse à ces questions dans le contexte de cet article, mais les gens doivent se répondre eux même, car je représente personnes ou plutôt je ne suis pas un député de s'adresser au Parlement et dormaient sur leur place !!

     

    Nous sommes dans une ère de mondialisation et de cieux ouverts, nous devons commencer à briser le mur de la peur et de commencer à faire les premiers pas vers une revendication de nos droits, même si cela nous conduit pièce dans l'abîme! Si les réclamations des droits et sensibiliser les citoyens sont opposés au régime en place, sa nous regarde pas ! Parce qu’il n’y a pas la différence entre être en feu ou bien se jeter dans le feu !!! De toutes les façons on va sentir la douleur!

     

    Tout ce que nous voulons en tant que peuple tchadien est de construire un Etat de droit, de sorte que nous sommes tous égaux devant la Constitution ! Et nous nous réjouissons d'un avenir meilleur, et de participer au développement de ce pays, qui a beaucoup souffert du fléau de la guerre. La croyance dans les principes de l'humanité et la capacité des gens à changer et à tirer parti des leçons de l'histoire tôt ou tard le rideau va se révéler et voit le citoyen opprimé de ses propres yeux ce qui se passait dans les coulisses et on va se retrouver avec ses cancres devant le juge Monsieur l’avenir proche.

     

    *Ahmat Abdelmalick Alhousseinie

    *Activiste des Droits Humaines

    *Norvège-Oslo

  • Selon nos correspondants à N'djamena, la journée ville morte est très suivie. écoles, administrations, commerces, bref, rien ne bouge ce matin à N'djamena. Le despote, fidèle à lui même, a fait sortir des dizaines des chars et autres véhicules militaires pour intimider la population.

    C'est à l'appel des syndicats et autres organisations de la société civile que cette journée a été initiée. La forte participation et le respect du mot d'ordre démontre à suffisance la volonté des tchadiens à ne plus accepter l'injustice et l'arbitraire.

    Autres faits marquants, le despote vient de rentrer de France où on lui a signifié que les temps ont changé. L'époque où on fermait les yeux sur les transgressions des droits humains et autres libertés est à jamais révolue. L'assassinat des paisibles tchadiens, le musellement de la presse, l'oppression sur les syndicalistes ne seront plus tolérés.

    Le printemps tchadien serait-il en marche? Les jours à venir nous édifieront.

  • Le despote tchadien Idriss Deby s’est rendu à Paris pour une visite privée, sur invitation du MEDEF français, du 04 au 08 décembre 2012. Annoncée comme une visite officielle par le cabinet du tyran et certaines presses françafricaines, Idriss Deby est accueilli par Marc MERTILLO, fonctionnaire au ministère des affaires étrangères avec un service protocolaire au strict minimum.

     

     

    Acte 1 : L’arrivée à Orly

    Déclarée comme une visite officielle, la surprise des indiscrets et autres intéressés fut très grande en ne voyant pas venir, au moins Fabius, (à défaut de Hollande) venir accueillir leur chef au bas de la passerelle. Idriss Deby est accueilli par un fonctionnaire du Quai d’Orsay (Marc Mertillo). Donc dès le départ, cette opération de communication qui a pour but de saper le moral de l’opinion nationale très remontée contre Deby en ce moment, a fait un flop. Quelques courtisans, transis de froid, ont fait le déplacement d'Orly dans l'espoir de récupérer quelques billets de banque.

     

     

    Acte 2 : Audience avec Hollande.

    Annoncé comme la phase la plus importante de la visite, le point d’encrage voir la clef de voute qui doit non seulement apporter bénédiction et légitimité des nouvelles autorités françaises à Deby, mais confirmer aussi son idiosyncrasie et sa complexion à lutter contre l’axe du mal (les terroristes) dans le Sahel, l’entretien de l’Elysée fut un fiasco total.  De prime à bord, l’invitation n’a jamais été à l’initiative de Hollande.  Ces sont ses amis (tous sont encartés à l’UMP) au MEDEF qui l’ont convié. Ensuite, Deby est à milles lieux de savoir que l’engouement et l’intérêt provoqués pour lui à la suite de la visite de Fabius à N’djamena, se sont nettement dissipés. La preuve, la veille de son départ pour la France, N’djamena fut le quartier général de la crise malienne. De Yayi Boni au premier ministre malienne, des beaux mondes ont foulé le sol tchadien pour ficeler la dernière stratégie, la dernière tactique, voire les éléments de langage à tenir à Hollande. Deby pensait monter à Paris pour effacer les doutes, dissiper les confusions, bref, jouer le premier rôle dans cette crise. La désillusion était totale.

    Selon les indiscrétions des certains témoins, Hollande n’est pas allé par quatre chemins. « La France n’accepte pas ce dénie de démocratie ambiant et les dérives du régime concernant les libertés fondamentales » le ton est donné. Il faut non seulement « laisser la commission d’enquête sur la disparition d’Ibni aller à son terme, et faire la lumière sur ce cas précis », ajoute le témoin, mais dénoncer et mettre aux arrêts ceux qui ont commis ces forfaits. La participation des opposants à la gestion de la chose publique, la dénonciation de la répression sur les syndicalistes et journalistes ont été formellement évoquées. Dans un bafouillage total, Deby marmonne le nombre des hôpitaux qu’il aurait construits, écoles et centres de santés qu’il aurait édifiés, routes qu’il aurait bitumées,…, bref, ya pas plus bon que lui. La France lui aurait signifié clairement ne pas cautionner ses dérives et ses transgressions aux valeurs démocratique.

    C’est sous ce climat que Deby rencontra la presse dans la cour, réclamant pêle-mêle les 6 millions d’euros, niant avoir gracié les membres de l’arche de zoé ; etc ….

     

     

    Acte 3 : Le déjeuner du MEDEF.

    Ici, Deby est en terrain conquis. La fine fleur de la droite qui dénie à l’Afrique tout progrès démocratique, celle qui pense que l’Afrique n’est pas prête pour la démocratie, ou encore, celle qui croit que l’Afrique n’est pas entrée dans l’Histoire, fait révérence à notre despote national. Deby est dans son élément. Tutoyant celui-ci, évoquant les contrats qu’il a signé avec l’autre, disant comprendre pourquoi le PDG de SOMDIAA ne parle pas, évoquant SATOM qui aurait le monopole, une ambiance françafricaine nauséabonde au moment où syndicalistes et travailleurs tiraient le diable par la queue pour joindre les deux bouts.

    C’est à la conférence de presse clôturant le déjeuner que Deby a dégainé ses fléchettes contre la Banque Mondiale. Elle serait à l’origine de tous les maux du Tchad. « J'ignore ce qui se passe, j'ignore qui est derrière, mais c'est une injustice imposée au Tchad, il y a un problème », a-t-il poursuivi. « On est en train de punir le peuple tchadien », a-t-il lancé, évoquant un "dialogue de sourds" entre son pays et la Banque mondiale. Ce qu’il omet de souligner est que le Tchad n’a jamais respecté les critères permettant d’être classé parmi les pays bénéficiant de l’initiative PPTE lancée par la Banque Mondiale et le FMI. Et lorsque le Représentant local de la BM s’est manifesté, Deby, pour noyer le poisson, lui aurait demandé de jouer le bon office  dans les rapports entre la BM et le Tchad.

     

     

    Voilà l’équipée de Deby à Paris qui aurait couté aux contribuables tchadiens un bagatelle de plus de 400 000 euros (262 400 000 F cfa). D’après nos correspondants à N’djamena, Deby aurait annulé tous ses rendez-vous et s’est enfermé chez lui. Certaines indiscrétions avancent que Deby aurait trouvé un bouc émissaire tout désigné sur ses contradictions sur la grâce accordée à l’arche de zoé. Il s’agit de Samir Annour SGG du despote, qui l’aurait « induit en erreur » (formule préférée de Deby). Ce griot chanteur des louanges de Deby (il est allé jusqu’à évoquer « les stigmates » que porterait Deby suite aux différentes luttes. Voir à ce sujet la réponse magistrale du syndicaliste Ibedou à samir: SG CTDDH: "le fait pour le Président de la République de porter les stigmates de cette lutte ne lui donne pas le droit de s'accaparer lui et sa famille des richesses qui sont la propriété de tous les Tchadiens".), aura mieux faits de garder les archives de son chef au lieu de lui claironner des flatteries. C’est l’exemple type des cadres qui entourent Deby: combler leurs insuffisances par des courbettes au détriment de l’intérêt du pays.

    La Rédaction de la Gazette

  • De sources bien renseignées, l’Union européenne pourrait avoir à se défendre bientôt à la barre sous le coup d’une accusation de harcèlement moral et de licenciement abusif. Le plaignant, Monsieur Max Loalngar, à ne pas confondre avec Monsieur Maxwell Naringué Loalngar, son frère cadet et ancien Rédacteur en Chef du journal Le Temps, aujourd’hui étudiant à Genève en Suisse, aurait en effet engagé une procédure judiciaire contre cette institution.

    Monsieur Maxvelt Yogangnan Loalngar, puisqu’il s’agit de lui, a assuré pendant longtemps les responsabilités de Chargé de Programmes à la Délégation de l’Union Européenne au Tchad. Affable, d’un allant calme, un brin réservé et d’une discrétion à l’avenant du poste qui fut sien, il a été aperçu aux côtés des plus hautes autorités de la Délégation de l’Union européenne tout au long du dialogue politique ayant conduit à l’Accord Politique du 13 août 2007 et en plusieurs autres occasions comme pendant les visites de la Troïka européenne ou celle du Président français Nicolas SARKOZY après les évènements de février 2008. Monsieur LOALNGAR est bien connu des milieux politiques et de la société civile tchadienne où il a assuré le suivi des projets financés par le FED et coordonné plusieurs activités pour le compte de l’UE. Pour les journalistes, il était le point focal de la Délégation où nul point de presse, nulle conférence ne pouvait se tenir sans sa facilitation. Dans la vie courante, Max LOALNGAR est un être courtois et bien amical. Cela fait que le motif invoqué pour son licenciement parait plus que surprenant.

    Il aurait été licencié en violation flagrante des procédures et sur un motif qualifié de fallacieux par des sources proches de l’UE. Cette dernière aurait, un peu à la manière des régimes autocratiques qui modifient les constitutions pour perpétuer leur règne et sévir impunément contre leurs populations dit-il, modifié l’organigramme de sa délégation de N’Djaména pour légitimer son affectation puis son licenciement. De la part d’une institution rodée dans l’art de la morale aux nations, la comparaison n’est pas trop forte et l’histoire mérite d’être contée.

    Tout serait parti d’un refus d’annulation de sanctions injustifiées. Saisi pour ce fait, le Département des Ressources Humaines de l’UE à Bruxelles aurait confirmé ces sanctions et suggéré la mutation de Monsieur LOALNGAR à une autre section. Invoquant son contrat de travail et refusant d’avoir une carrière entachée de sanctions non fondées, Monsieur LOALNGAR aurait refusé la mutation proposée et signifié son intention de saisir l’Inspecteur du Travail pour être rétabli dans ses droits. Face à une telle détermination, l’Union européenne, se prévalant d’une décision d’autorité, franchit une barrière supplémentaire en modifiant l’organigramme de sa délégation à N’Djaména pour contraindre l’effronté à accepter sa proposition. Ce fut peine perdue, Monsieur Max LOALNGAR tient une fois de plus tête, préférant mourir plutôt que de se soumettre à une injonction inique. Pour sa défense, il avance que cette mutation procède d’une modification substantielle de son contrat de travail et que conformément aux dispositions du Code du Travail, son consentement devrait être requis, ce qu’il n’accorde pas.

    Dans une note verbale adressée aux autorités tchadiennes, la Délégation de l’Union européenne passe sous silence les tractations avec son employé et prend argument de la décision de « réaménagement de l’organigramme de la délégation par la Direction du Service Extérieur de la Commission européenne à Bruxelles, le 1er mars 2010 » pour justifier ce licenciement. Pour l’UE, « le refus du salarié de se trouver soumis à l’autorité de son nouveau chef de section hiérarchique configure un acte d’insubordination et une faute lourde qui lui sont imputables et constitue une cause réelle et sérieuse de licenciement ». Notons qu’un an seulement après son licenciement, l’UE a rouvert le poste qu’elle supprimait pour obliger Monsieur LOALNGAR -alors le seul cadre tchadien de la Section Secteurs Sociaux, Bonne Gouvernance et Economie- à rejoindre une autre section et recruté un substitut, accréditant du coup la thèse de la cabale montée contre lui pour lui régler son compte.

    Voilà qui peut constituer, pour les amateurs et professionnels du droit, une excellente matière à réflexion. Reste que la mesure parait très sévère au regard des faits plutôt accablants pour l’UE. A supposé qu’il s’agisse effectivement d’affectation et non de modification de contrat comme le soutient Max LOALNGAR, le refus d’être à un poste ne correspondant pas à son profil et à sa vocation est-il constitutif d’une faute lourde susceptible donc d’un licenciement sans préavis et sans aucun droit ? La mesure est sans conteste démesurée. « C’est un crime ! » fulmine-t-on dans l’entourage de Monsieur LOALNGAR, qui affirme avoir été psychologiquement torturé pendant un peu plus d’un an par l’UE.

    Le scandale, selon diverses confidences, est aussi que ce licenciement a été prononcé sans aucun droit à la victime en dépit de ses charges sociales (Monsieur LOALNGAR est marié et père de quatre enfants, ce qui est un facteur aggravant au regard de la législation du travail) et après sept années de service durant lesquelles il n’avait jamais été pris en défaut avant cette sanction. Bien au contraire, il avait accumulé les satisfécits et connu une promotion sous la direction même du Chef de Section qui allait s’en prendre à lui. Ses collègues de travail qui n’avaient rien compris à cette soudaine « chasse-à-Max » sont formels : ses qualités professionnelles sont excellentes et indéniables et avant cette affaire, il avait la considération de l’Ambassadeur et de son Chef de Section qui se référait toujours à lui. Quand l’on se mit à le sanctionner, l’un deux, un européen de bonne famille, osa même prendre sa défense devant l’Ambassadeur Chef de délégation et devant une équipe d’inspecteurs venus du siège, disant qu’il n’avait rien à voir avec le problème à l’origine de la sanction ; mais rien n’y fit : il fallait une victime expiatoire et Max était le bouc émissaire indiqué. Délégué du personnel, son licenciement devrait nécessiter l’accord de l’inspecteur du Travail ; il semble que là aussi l’UE n’a pas voulu observer les dispositions y afférentes.

    Une question se pose : pourquoi cette institution, réputée pour son sérieux et son attachement aux principes moraux et de bonne gouvernance a-t-elle violé les textes réglementaires et ainsi méconnu les droits les plus élémentaires d’un salarié ? La mauvaise influence de ses représentants au Tchad, au premier rang desquels l’ancien ambassadeur Gilles Desesquelles pourrait être retenu. Les faits sont tout simplement cruels. Etre licencié sans aucun droit, comme un vulgaire voleur ou un criminel, uniquement pour avoir voulu susciter un débat de fond sur une question cruciale qui était de savoir s’il était juste, logique et bienséant de sanctionner quelqu’un pour une faute qu’il n’a pas commise, relève d’un cynisme sans pareil. La réponse de la plus haute autorité de la délégation, l’Ambassadeur Gilles Desesquelles fut alors que « l’institution soutient toujours la hiérarchie ». A chacun d’apprécier. « C’est tout simplement effarant et contraire au sens d’humanisme exalté par les pères fondateurs de l’Union européenne. De la part d’une institution qui a œuvré, par le dialogue politique, à réconcilier la classe politique tchadienne, c’est un acte inqualifiable, une imposture », clame Monsieur LOALNGAR qui connait l’institution et sa politique comme le fond de sa poche.

    L’affaire aurait durée plus d’une année et prit fin en octobre 2010. La victime avait alors aussitôt saisit l’Inspection du Travail par une plainte pour licenciement abusif et harcèlement moral. Convoqué par ce service, l’UE s’est dérobée en invoquant son immunité diplomatique. C’était sans compter avec la perspicacité et la clairvoyance de Monsieur LOALNGAR qui au-travers de deux lettres ouvertes percutantes adressées, la première à l’ancien ambassadeur, Chef de Délégation de l’UE au Tchad, Monsieur Gilles Desesquelles, et la seconde au Président de l’UE, Monsieur Herman Van Rompuy, battait en brèche cette prétention en invoquant la clause compromissoire de son contrat qui stipule clairement qu’en cas de litige, l’institution s’engageait à porter le différend devant les instances nationales habilitées. Au bout de la deuxième lettre ouverte, le Ministère des Affaires Etrangères du Tchad se saisissait de l’affaire et convoquait l’UE pour essayer de la régler à l’amiable ; dans le procès-verbal de non conciliation qu'il allait établir par la suite, le Ministère tchadien des Affaires Etrangères soulignait que s'il ne voulait pas voir ses partenaires traduit en justice, il se devait cependant aussi de défendre les intérêts des tchadiens d'où l'organisation de la rencontre entre l'institution et son ancien employé. L’UE qui avait cette fois répondu à la convocation, refusa le règlement à l'amiable et déclara qu'elle estimait avoir été correcte et que si Monsieur LOALNGAR n'était pas satisfait il pouvait porter plainte s’il le voulait, escomptant peut-être que ce dernier, de guerre lasse, désisterait. Le plaignant qui affirme ne s’être rendu coupable d’aucun crime, ni forfait susceptible de le livrer en pâture à qui que ce soit, entend quant à lui lutter jusqu’à ce que justice soit rendue. Ceux qui le connaissent le présentent comme un garçon tenace et hargneux qui ne recule devant rien au monde, même pas devant les démons de l’enfer, quand il est dans son bon droit. Une chose est certaine, l’Union européenne est parée à toute éventualité qui avait déjà commis un avocat défenseur avant tout procès en la personne de l’ancien bâtonnier et Président de la Commission d’enquête sur les évènements de février 2008, Me Djainbé, ce dernier ayant été associé à la procédure de licenciement. Le petit Max reste cependant droit dans ses bottes, et exactement comme dans l’histoire de David et Goliath, déclare qu’avec l’appui de l’Eternel des Armées son Dieu, il défendra ses droits jusqu’au bout et démontrera par A + B qu’il a le Droit de son côté. 

    L’UE, il faut le rappeler, se veut le promoteur de la démocratie et des droits de l’Homme dans le monde entier. Au Tchad, elle finance entre autres programmes, la réforme du secteur de la justice par un ambitieux programme au coût faramineux de 35 millions d’euros. Elle a primé en 2006 un journaliste tchadien pour son reportage sur les « madrassas », véritable camp de redressement des mineurs de Toukra. C’est dire que si l’accusation de harcèlement moral, au moment où l’Europe, et singulièrement la France, pleure les victimes de ce délit dans les entreprises –souvenez-vous des suicides en cascades de France-Télécoms- est avérée, elle porterait un coup certain à l’image de l’UE. 

    Bref, c’est là un intéressant feuilleton judiciaire qui commence et nous ferons de notre mieux pour vous tenir informés des développements de cette affaire.

     

    Louba-ré-Louba Joël

    N’Djaména, Tchad.

  • Droits de l’Homme Sans Frontière (DHSF)

    Association pour les Libertés Fondamentales au Tchad  (APLFT)

    Action des Chrétiens Pour l’Abolition de la Torture Section du Tchad

    (AC AT/TCHAD)

    Alliance des Associations des Défenseurs des Droits Humains et de l’Environnement au Tchad (ADHET)

    Association Tchadienne pour la Promotion et la Défense des Droits de L’Homme (ATPD)

    Association Sociale des Jeunes pour la Défense des Droits Humains (ASJDH),

    Convention Tchadienne pour la Défense des Droits Humains (CTDDH),

    Association des Femmes pour le Développement et la Culture de la Paix au Tchad (AFDCPT)

    Association des Femmes Juristes (AFJT)

    Mouvement Citoyen pour la Préservation  des Libertés (MCPL)

    Union des Syndicats du Tchad(UST)

    Tchad Non- Violence (TNV)

    Commission Nationale Justice et Paix (CNJP)

    Groupe Citoyen (GC)

    Citoyennes, Citoyens,

    Point n’est besoin de vous dire que l’immense espoir tant suscité par l’exploitation de notre pétrole et surtout son raffinage sur notre territoire s’est prématurément volatilisé. Le tchadien lambda qui aspirait à un mieux-être a commencé à désenchanter. Et au point où nous sommes parvenus, rien n’augure ne serait cequ’un début d’amélioration de ses conditions de vie. Ceux qui sont sensés nous assurer protection, sécurité et bien-être prennent plutôt le loisir de nous infliger impitoyablement une peine sociale inédite pendant qu’une frange minoritaire de la population vit imperturbablement dans une opulence insolente. Nos gouvernants, nonobstant cette vérité brute et brutale qui crève les yeux, s’obstinent désespérément à nous empêcher de réagir, de réfléchir et de dénoncer cet état de fait peu enviable, au point où même le moindre gémissement du citoyen meurtri dans son âme et dans sa chaire est interprété, à tort et à travers, comme une incitation à la haine, une atteinte à l’honneur, un trouble à l’ordre public, une provocation, pour ne citer que ces interprétations erronées et outrancières de toutes revendications sommes toutes légitimes du bas peuple. Des raccourcis simplistes qui tendent à vouloir vaille que vailleformater le citoyen tchadien dans une logique de pensée unique pour faire de luini plus ni moinsqu’un mouton de panurge, mis au pas par des mesures manifestement impopulaires, inconsequentes et incoherentes.

    Il nous semble absolument surprenant que pendant que les prix des produits de premières nécessités grimpent de façon vertigineuse sur les marchés, paradoxalement le Gouvernement rompt unilatéralement les protocoles d’accord le liant aux syndicats des travailleurs avec toutes les conséquences qui y decoulent, tout en augmentant de façon inattendue et injustifiée les prix de certains produits pétroliers qui sont pourtant vitaux pour la survie de nos ménages. Ces funestes mesures ont inevitablement pour corollaires des revers sociaux, financiers et économiques incalculables sur la vie des salariés, de leurs nombreuses familles et partant sur le quotidien de la majeure partie de la population qui croupit déjà dans une misère indescriptible.

    Bien plus, mettant à rude épreuve le sacro-saint principe de la liberté syndicale reconnue par d’innombrables instruments juridiques nationaux et internationaux, pendant que les tchadiens attendaient une sortie honorable dans l’intérêtdes parties prenantes, à savoir le Gouvernement et les Syndicats, nos plus hautes autorités  ont, contre toute attente, choisi d’adopter la posture la plus inélégante et à la limite belliqueuse qui soit en rompant brutalement les accords anterieurs et en proférant même de graves menaces sur l’Union des Syndicats du Tchad (UST), lui intimant l’ordre de lever purement et simplement le mot d’ordre de grève, et tenez-vous bien, dans un délai de 15 (quinze) jours, et cela par une lettre datée du 29 Novembre 2012, émanant du Ministre de l’Administration du Territoire qui, en vérité, est dépourvu de toute qualité pour agir en l’espèce dans un conflit qui est purement social. Pour dire autrement, c’est une sorte d’épée de Damoclès que le Gouvernement fait planer sur un syndicat qui n’a eu pour tort, si tort il y a, que de revendiquer des droits légitimes en usant d’une prérogative constitutionnelle reconnue qui lui confère le legitime droit d’inviter ses membres à cesser collectivement le travail pour appuyer ses revendications diverses, à savoir le droit d’aller en grève.

    C’est inadmissible, et nous sommes en droit de dire que ces fébriles agissements, à la limite, anticonstitutionnels portent dangereusement atteinte à la liberté syndicale, à la liberté d’association,  d’expressionet d’opinion qui sont entres autres des droits fondamentaux inaliénables, reconnus à tous citoyens non seulement par la constitution notre pays mais aussi et surtout par des instruments juridiques internationaux.

    Nul ne doute que les peuples ne peuvent pleinement gouter les fruits de la prospérité que là où s’exerce la liberté et la démocratie. La démocratie doit être vécue comme une réalité ouverte et dynamiqueet non comme une manifestation sociale chargée des intolérances et des incompréhensions. La violence sociale est dangereuse, car elle engendre à son tour d’autres violences qui peuvent conduire à des révolutions intolerées.

    La politique est le lieu d’investissement par excellence, l’espace où se condensent les problèmes d’une société. Il n’est donc pas étonnant qu’elle suscite à la fois des enthousiasmes et des repulsions, du dedain et de l’espoir. Elle fonctionne souvent sur le mode de l’urgence et du court terme. Mais la vraie qualité des hommes politiques se mesure à leur capacite à regler les problèmes urgents tout en restant eveille sur les questions à long terme.

    Citoyennes, Citoyens,

    Au regard de ces graves entraves qui tendent inévitablement à asphyxier la société civile et les forces vives de la Nation, nous, Associations de la Société Civile, à savoir : Droits de l’Homme Sans Frontière (DHSF), Association pour les Libertés Fondamentales au Tchad  (APLFT),Action des Chrétiens Pour l’Abolition de la Torture Section du Tchad (ACAT/TCHAD), Alliance des Associations des Défenseurs des Droits Humains et de l’Environnement au Tchad (ADHET), Association Tchadienne pour la Promotion et la Défense des Droits de L’Homme (ATPD),Association Sociale des Jeunes pour la Défense des Droits Humains (ASJDH),Convention Tchadienne pour la Défense des Droits Humains (CTDDH),Association des Femmes pour le Développement et la Culture de la Paix au Tchad (AFDCPT),Association des Femmes Juristes (AFJT),Mouvement Citoyen pour la Préservation des Libertés (MCPL),Union des Syndicats du Tchad(UST),Tchad Non- Violence (TNV),Commission Nationale Justice et Paix (CNJP)et leGroupe Citoyen(GC),appelons toute la population de N’Djaména à observer une JOURNEE VILLE MORTE le Mardi 11 Décembre 2012.

    A travers ce geste civique et citoyen, la population tchadienne voudrait exprimer clairement à nos plus hautes autorités sa soif de vouloir aussi profiter un tant soit peu des richesses issues de l’exploitation des ressources naturelles et minières communes de notre pays. Le souhait  le plus ardent de la population tchadienne est celle plus simple d’aspirer, à égalité de chance et de droits, au mieux-être par une distribution équitable des richesses de notre chère Patrie. Et cela, à travers la subvention des produits de première nécessité, des matériaux de constructions pour les rendre accessibles à tous, l’augmentation substantielle et régulière des salaires pour une vie descente et la prise  des mesures efficaces et efficientes pour mettre fin à la surenchère organisée et entretenue par certains commerçants véreux qui occasionne la vie chère qui condamne le citoyen lambda à végéter désespérément dans une misère qui heurte de façon frontale la conscience humaine.

    Par cette action citoyenne pacifique, le peuple tchadienvoudrait demander aux protagonistes, à savoir le Gouvernement et les Syndicats, d’entamer un dialogue sincère, dépourvu de toute passion, pouvant aboutir à une solution idoine dans l’intérêt de tous et surtout de la population qui subit atrocement les contrecoups de cette crise sociale qui perdure et semble inévitablement s’enliser par la fatale décision tendant à rompre unilatéralement des conventions légalement signées et ayant conférées des droits acquis aux travailleurs.

    Aussi, s’inscrivant dans la logique d’une justice équitable et indépendante, nous invitons instamment le Gouvernement, à mesurer, avec un recul, la portée de ces poursuites judicaires fantaisistes, initiées contre les leaders syndicaux et le Directeur de Publication de N’Djaména Bi-Hebdo et de reconsidérer cette décision, sinon l’aboutissement de cette procédure judiciaire par la confirmation de la décision d’instance corroborera, à n’en point douter, l’idée selon laquelle se trouvant en panne de stratégie de gouvernance, le pouvoir judiciaire semble être aujourd’hui le bras armé de l’exécutif  pour étouffer toutes celles ou tous ceux qui osent bousculer l’orthodoxie stéréotypée de ceux semblent nous gouverner à tâtons.

    Citoyennes, citoyens ;

    Au regard de ce qui précède, par les gestes suivants : refus de voyager, d’acheter de carburant, d’ouvrir ton bar, ton café, ton restaurant ou le refus d’y aller, le refus d’ouvrir ta boutique, d’aller au marché, de faire circuler ton clando, ton taxi, de travailler ce Mardi 11 Décembre 2012, pour ne citer que ces attitudespacifiques, tu réussiras à changera le cours de l’histoire, tu briseras le paradigme enfaisant évoluer la mentalité de nos gouvernants. Par ce geste, tu exigeras d’eux la reconnaissance de tes droits fondamentaux et tes libertés qui sont sacrés et te sont expressément conférés par la Loi Fondamentale, à savoir la Constitution.

    Tout en comptant sur votre sens civique et citoyen pour la survie de notre jeune démocratie et le bien-être social de tous, nous vous invitons à faire ce geste pour la reconnaissance de vos droits et partant votre survie.

    Nous vous remercions.

  • Tenu le 3 décembre 2012, le conseil National Syndical (CNS) de l’UST , élargi aux premiers responsables des syndicats et fédérations, a entendu la communication de la lettre du ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) adressée à l’UST.

    En effet, le jeudi 29 novembre 2012, le ministre rencontre à sa demande les membres du Bureau Exécutif de l’UST. Lire la suite

  • Tout d'abord le bureau du CNCD tient à remercier les compatriotes tchadiens, ainsi que les amis du Tchad qui sont venus en grand nombre, certains d'autres pays d'Europe, participer à cette série de conférences-débats ; et , naturellement, les contributeurs (conférenciers et modérateurs).

     « Les Tchadiens n'aiment pas les débats d'idées ; ils préfèrent les petites querelles politiciennes, sinon la bringue », « Les Tchadiens sont prisonniers du sectarisme politique » ; ces deux clichés qu'on entend souvent, ont reçu un démenti, à l'occasion de cette Journée de réflexion.

    Nos compatriotes ont montré qu'ils étaient capables de se mobiliser massivement, pendant toute une journée pour participer intensément à des échanges de haute qualité intellectuelle sur des problèmes de fond.

    Quant au deuxième cliché, à propos du sectarisme des Tchadiens, cela fut aussi démenti par la présence dans la salle, de participants venant d’horizons les plus divers: partis politiques, associations, mouvements politico-militaires, etc. ; certains s'étaient même présentés comme « indépendants ».
    Ce qui prouve que ce sectarisme politique tant décrié, n'est pas une fatalité, et que les Tchadiens sont capables de se retrouver sans distinction et sans complexe, dans la diversité des opinions mais aussi dans la tolérance, pour débattre et réfléchir ensemble.

    Au niveau du CNCD, tout cela n'était pas surprenant, dans la mesure où le colloque que nous avions organisé avec d'autres organisations africaines sur l'impasse des transitions démocratiques en Afrique centrale, en juin dernier, nous avait déjà donné un avant-goût ; quant à la capacité de nos compatriotes à briser ce double préjugé de la prétendue incapacité à mener des débats d'idées, et du sectarisme politique.

    Dans le même sens, rappelons aussi la mobilisation consensuelle à chaque commémoration de l'enlèvement du Pr Ibni Oumar, en début février, qui voit participer massivement les Tchadiens de France et d'Europe, dans la diversité des sensibilités, des opinions et des affiliations.

    D'ores et déjà, nous pensons que la leçon qui s'impose, c'est que des rencontres de ce type doivent se multiplier de façon régulière, dans tous les secteurs géographiques où se trouvent des Tchadiens, à l'initiative du CNCD ou d'autres organisations - partis, mouvements, associations ou groupe de citoyens concernés – peu importe .

    Cela est un bon exercice démocratique pour dépassionner les problèmes et chercher ensemble des solutions à long terme, à travers la confrontation non pas des intérêts ou des appartenances, mais à travers la confrontation des arguments et des thèses.

     

    DÉROULEMENT :

    le programme prévu fut légèrement modifié et finalement, la journée s'est déroulée de 11h à 18h30.

    Les exposés-débats étaient partagés sous deux grands thèmes : le premier grand thème couvrant les questions de gouvernance interne, le second grand thème étant consacré aux aspects extérieurs.

    La série relevant de la gouvernance interne a été animée par les exposés du Dr. Fidel MOUNGAR, le professeur Douglas Yates, M. Frank Kodbaye, M. Adoum YACOUB KOUGOU et M. Brahim OUMAR.

    Par mauvaise gestion du temps, le frère Mahamat Hassan BOULMAYE n'avait pas pu présenter son exposé sur l'aménagement territorial au Tchad.

    Les questions extérieures, sous l’intitulé « Les enjeux géostratégiques régionaux et internationaux »  ont été traités par le professeur Albert Bourgi, MM. Thierry VIRCOULON et M. Acheikh IBN-OUMAR.

    Les modérateurs étaient : Mme Marie-Roger BILOA, Présidente de Africa International Magazine ; M. Archippe YEPMOU, Président du réseau « Internet Sans Frontières », et notre camarade Mahdi Ali MAHAMAT, Délégué adjoint au Relations extérieures du CNCD.

    LES EXPOSÉS

     

    1ère Série : «  LA RECONSTRUCTION NATIONALE : LES DÉFIS DES NOUVELLES AUTORITÉS ET DU PEUPLE TCHADIEN. »

     

    èExposé le Dr Fidel Abdelkérim MOUNGAR, ex 1er Ministre, S.G. du parti ACTUS : «Les Promesses non tenues de la Conférence Souveraine ;et la déconstruction de l’État tchadien sous Idriss Déby

    Ayant été le "premier Premier Ministre" de la Transition, après la Conférence Nationale Souveraine de 1993, le Dr Fidel-Abdelkérim MOUNGAR était particulièrement bien placé pour traiter ce sujet. En bon chirurgien, il a procédé à une « dissection » fine" et méthodique du dévoiement progressif de la transition démocratique jusqu'au blocage actuel.

    La transition définie par la CNS, était un ensemble d'orientations, de missions et de structures qui devaient mettre le pays sur les rails de l'Etat de droit et de l'alternance pacifique au pouvoir.
    Les principaux éléments étaient:

    1) Les textes fondamentaux, à savoir: -Le Cahier des charges; - La Charte de la Transition; et - Les différentes résolutions de la CNS.
    2) Les organes: - La présidence de la République ; - Le Conseil Supérieur de la Transition (CST); et - Le gouvernement de Transition.
    3) Les acteurs de la transition: - Les partis politiques; - Les associations (particulièrement celles de défense des droits de l’homme); - Les syndicats.

    Le Dr MOUNGAR, à travers son expérience à la tête du gouvernement de Transition a montré les faiblesses, les lacunes, et les faux calculs de la plupart des acteurs, y compris au sein de son équipe ministérielle et ses amis politiques.

    Résultat: de tous ces organes institutionnels et ces acteurs politiques et sociaux, un seul, la Présidence de la République, avait réussi à instrumentaliser tout le processus, et plier la Transition dans le sens de l'objectif caché qui l'animait, à savoir: un régime faussement démocratique et clientéliste, pour déboucher sur une présidence à vie.

    Les effets ravageurs de cette logique de confiscation du pouvoir à tout prix, ont été décrits, particulièrement sur le plan des finances, de l'enseignement, de la santé, etc.

    Comment revenir à une gestion plus saine de l'Etat et la Société ? C'est sur cet aspect que le Dr MOUNGAR a conclu son intervention. Il a appelé à un sursaut de prise de conscience, particulièrement au sein de la Jeunesse, à un dépassement des clivages politiques, ethniques et confessionnels, pour un large front des forces aspirant à un changement bénéfique pour notre peuple dans son ensemble. Le débat démocratique collectif, à l'exemple de cette "Journée de réflexion" organisée par le CNCD, est un bon outil pour avancer dans ce sens.

    èExposé du Professeur Douglas YATES, de l’Université Américaine de Paris : « La Malédiction du Pétrole et le Modèle de la Banque Mondiale: Pourquoi ça ne marche pas? »

    Le professeur YATES est un éminent spécialiste de la théorie de "l'Etat rentier en Afrique" et de l'économie du pétrole

    Les pays africains producteurs de pétrole font paradoxalement face à une multitude de problèmes, qui ont conduit à l’utilisation des expressions « la malédiction du pétrole » et le « syndrome hollandais ».

    Dans un exposé dense et très instructif, le professeur Yates a expliqué que la question n’est pas simplement une question de gouvernance, de régimes politiques bons ou mauvais, de démocraties ou de dictatures, mais  une question de modèle économique.

    Ce problème fondamental du modèle économique est expliqué par« la théorie de l’Etat rentier ». L « ’économie de la rente » consiste en ce que vous avez une richesse pour laquelle vous n’avez pas travaillé, sauf que vous avez eu le chance d’être sur un certain territoire dont le sous-sol est riche.

    Les recettes de la Banque mondiale et autres organismes ne sont pas centrées sur la satisfaction des besoins essentiels des populations, encore moins développer une économie qui fonctionne, mais uniquement pour assouvir la faim des pays occidentaux, en termes d’énergie.

    Il faut sortir du schéma de l’économie de rente et des modèles de la Banque mondiale. Il serait intéressant de prendre exemple sur les pays qui ont échappé à cette malédiction, comme la Norvège, et jusqu’à un certain degré, certains pays du Golfe. Former des cadres nationaux dans tous les domaines liés au pétrole, afin d’en maîtriser tous les circuits ; et surtout, créer les bases d’une économie nationale, tournée vers la production, l’esprit entrepreneuriale et l’innovation, et non seulement sur la bousculade (« the scramble ») pour le partage des revenus pétroliers

     

    èExposé de M. Frank KODBAYE, Journaliste,  « Couper les ailes de la grande corruption »..

    L'exposé du compatriote Frank KODBAYE, sur la corruption est une suite logique à celui du professeur Douglas YATES sur la mauvaise gestion des ressources pétrolières.

    M. KODBAYE, aurait pu s'étendre longuement sur la description des mécanismes et la dénonciation des méfaits de la corruption au Tchad et en Afrique, comme on le fait à longueur d'articles, à longueur de livres, et à longueur de programmes politiques. Il ne nous aurait vraiment rien appris, tant ce phénomène est vécu au quotidien par nous tous. Heureusement, il a su éviter cet exercice facile et répétitif de descriptions et de complaintes et consacra l'essentiel de son propos à la recherche des solutions pour combattre ce phénomène.

    Sa thèse principale est que l'action civique, à plusieurs niveaux est capable de déclencher un processus d'endiguement de ce phénomène.

    Le premier niveau, le plus élémentaire, est l'action individuelle des citoyens, par l'utilisation des mécanismes juridiques existant, pour interpeller les décideurs. Il donna, à ce sujet l'exemple très intéressant d'initiatives citoyennes en Suède. Le deuxième niveau est celui du mouvement associatif. Enfin, le niveau institutionnel, local et international.

    èExposé de M. Adoum YACOUB KOUGOU, Coordinateur du FPRN, ancien Chef d’État-major,« La réforme de l’Armée Nationale Tchadienne ; un défi majeur dans la Reconstruction du Tchad »

    Ayant été Chef d'Etat-major général des forces armées, un responsable politico-militaire de premier plan dans pratiquement toute les phases du conflit tchadien, et chef d'un des mouvements fondateurs du CNCD -le FPRN-, il était particulièrement bien placé pour traiter cette question, cruciale s'il en fut, de la réorganisation de l'armée. Malheureusement, des difficultés d'organisation ayant placé son intervention, ainsi que celle du camarade Brahim OUMAR sur l'éducation, à la fin de la journée, le temps avait manqué pour une présentation complète de leur travail et un débat exhaustif avec la salle. « Ce n'est que partie remise », avait promis la Coordination du CNCD.

    Le sujet fut déroulé en six parties :

     1) Les conditions de la naissance de l'Armée Nationale Tchadienne (ANT), à partir des anciens  officiers et sous-officiers des unités indigènes des forces coloniales françaises. 2) La période du président TOMBALBAYE caractérisée par l'implication de l'ANT dans les tâches de maintien de l'ordre intérieur, et la naissance du Frolinat. La période du CSM caractérisée par le tâtonnement et la confusion ayant débouché sur la guerre civile et l'apparition du phénomène des « tendances ».

    3) Les tentatives de réunification cacophoniques du GUNT.

    4) La réintégration quasi complète de toutes les fractions sous Habré et les débuts d'une réorganisation nationale.

    5) L'énorme gâchis sous le régime du MPS, reconnu par le président DÉBY ITNO lui-même.

    6) En conclusion : le camarade Adoum présenta sa conception d'une solution à ce problème :

     - D'abord, il faut une réconciliation et une paix réelles pour mettre fin au fractionnisme politico-militaire ;

    -Ensuite, il faut constater qu'il n'existe pas véritablement d'Armée nationale, et considérer que les forces armées et de sécurité doivent être rebâties à partir de zéro.

     

    Exposé de M. Brahim OUMAR ( ancien Chef de Département des Sciences et Techniques de l'Information et de la Communication à l'Université de N’Djamena) : « La crise du système éducatif tchadien ».

    En tant que pédagogue ayant été au cœur du système éducatif au Tchad, le camarade Brahim OUMAR a donné un diagnostic d' « initié » du mal qui ronge l'enseignement au Tchad, sous la gestion catastrophique du MPS.

    Sa conclusion est sans appel : le système éducatif n'est pas seulement malade, il est pratiquement dans un état « comateux ».

    On a beau savoir que le niveau scolaire a connu une chute spectaculaire, que ce secteur est gangrené par le favoritisme, la violence et le dénuement matériel, on est quand même saisi d'effroi par les exemples précis de dysfonctionnement, ou plutôt de sabotage systématique, donné par le conférencier.

    Sa conclusion est sans appel : le Tchad va payer très cher, le prix de la gestion irresponsable du régime MPS, pour les trois ou quatre générations à venir.

    Comme pour les forces armées et de sécurité, il faut tout revoir à partir de zéro : les textes réglementaires, les conditions de création et de fonctionnement des établissements privés, la formation des enseignants, les programmes scolaires, les critères de nomination des responsables académiques, les conditions de vie et de travail des professeurs et chercheurs, et surtout remettre l'éthique et la conscience professionnelle au cœur du système éducatif.

     

    2ème Série :LES ENJEUX GÉOSTRATÉGIQUES RÉGIONAUX ET INTERNATIONAUX :

    èExposé du professeur Albert BOURGI ( Professeur agrégé de Droit Public) : « La Relation Afrique-France. La Spécificité tchadienne. »

    On ne présente plus le professeur BOURGI : référence universitaire cardinale, aux titres et publications innombrables, dont on retiendra surtout qu'il a formé des milliers de cadres africains, parmi lesquels, on citera, pour ce qui est du Tchad, feu Youssouf Togoïmi, et dont on retiendra aussi l’engagement politique de toute une vie aux côtés des peuples en lutte, dans son pays de naissance, le Sénégal, mais aussi en Afrique et dans le Tiers-monde en général.

    Son exposé commença par l'historique de ce qu'on appelle la Françafrique, ou comment le pouvoir gaulliste avait mis en place le système néo-colonial sous couvert d'indépendance, afin d'assurer la continuité des intérêts impérialistes dans les pays africains.

    Pour ce qui est du Tchad, il y a un particularisme frappant qui le met à part dans le pré-carré franco-africain : c'est que la politique française vis-à-vis de notre pays, est « surdéterminée » de façon exorbitante, par le facteur militaire. Le Tchad est perçu comme un atout principalement stratégique et non pas économique ; et la haute hiérarchie militaire française a toujours le dernier mot dans la définition des politiques de la France. D'où le soutien aveugles à des régimes dictatoriaux d'une très grande brutalité, parce que perçus comme garant de l'insertion du Tchad dans le dispositif militaire français en Afrique. Le président Idriss DEBY ITNO peut massacrer, piller, autant qu'il veut, il sera toujours soutenu tant qu'il conserve l'amitié des généraux français.

    La question qui se pose actuellement, c'est : « est-ce-que le nouveau pouvoir socialiste français sous la présidence de François HOLLANDE, pourra changer ces relations « incestueuses » entre la France et l'Afrique. Tout en appelant les forces progressistes à ne pas gober naïvement les déclarations des nouveaux responsables français, le professeur BOURGI a estimé qu'avec ce gouvernement de gauche, il y a quelques lueurs d'espoirs.

    D'abord la personnalité du président François HOLLANDE, qui est « vierge » par rapport à l'Afrique, et qui est plus sensible à l'opinion de la base militante, et des forces démocratiques africaines. Cependant la vigilance doit être de rigueur, carseules la mobilisation citoyenne, la pression politique et les luttes populaires, seront payantes.

    èExposé de M.Thierry VIRCOULON, (Directeur du Programme Afrique Centrale d'International Crisis Group) : « La Communauté internationale et les crises en Afrique centrale. »

    Expert au sein du Think Tank ICG (International Crisis Group), M. VIRCOULON est un fin observateur du phénomène des crises dans notre sous-région de l'Afrique Centrale.

    Le fil conducteur de son exposé était l'explication de l'inefficacité des forces de maintien de la paix – de l'ONU ou de l'Union africaine – dans le règlement des conflits ; en prenant l'exemple de la MUNOC -devenue MUNOSCO- en RDC – de la MINURCAT au Tchad et en RCA, et de l'UNAMID au Darfour. Les failles dans les opérations internationales sont assez connues : non qualification des personnels, inadéquation des moyens, interférences des intérêts stratégiques des grandes puissances, rôle prépondérant des USA et de l'OTAN dans le financement. Mais là, où l'assistance a été interloquée, c'est quand M. VIRCOULON a expliqué que la mission des forces de « paix », par essence même, n'est pas...d'instaurer la paix ! Il s'agit uniquement d'apaiser un peu les tensions, c'est à dire d'agir comme un calmant !  C'est ce qu'on appelle « la gestion des crises », notion différente de « la résolution des crises".

    C'est la source d'un grave malentendu avec les populations concernées qui voient ces forces comme un sauveur providentiel dont on attend des miracles, et aussi avec les opinions africaines et même dans les pays occidentaux.

    La solution véritable serait qu'au niveau politique (principalement le Conseil des sécurité) on redéfinisse la mission fondamentale des forces internationales. Il faudra aussi élargir le champ d’action de la Communauté international qui se limite strictement aux aspects politiques et humanitaires, alors que les racines profondes de ces crises sont d’abord économiques et sociales.

     

    èExposé de M. Acheikh IBN- OUMAR, (Coordinateur 1er Adjoint du CNCD, ex Ministre des Affaires Etrangères) : « Les nouvelles menaces dans le Sahel-Sahara et leurs implications géostratégiques »

    L’exposé du camarade Acheikh IIBN-OUMAR était articulé comme suit :

    -D’abord clarifier les notions utilisées : Qu’entend-on par « géostratégie » ? Faut-il parler de mutations, voire de « révolution » géostratégiques ou de simples « changements »

    - Définition de l’espace concerné : La situation d’insécurité, et de troubles dans la région Sahel-Sahara, ne se limite ni dans l’espace, ni dans le temps aux défis des mouvements islamistes et sécessionnistes dans le Nord-Mali. La zone de troubles va du Sahara occidental jusqu’à en Somalie, la limite sud étant le nord de la Côte d’ivoire du Nigéria, de la RCA et du Sud-Soudan.

    -l’insécurité n’a pas la même signification pour les populations, les pouvoirs étatiques et le monde occidental.

    - Distinction de trois (3) Les phases historiques : 1) Des Indépendances à 1990 : la guerre froide ; 2) De 1990 à 2001 : Les tentatives démocratiques ; et 3) A partir de 2001  (11 septembre 2011) : « lutte contre le terrorisme ». Chacune de ces phases est caractérisée par des enjeux, des acteurs et de stratégies différentes.

    La phase actuelle voit surgir des acteurs nouveaux, et un repositionnement des acteurs traditionnels. L’aspect le plus marquant, ce sont les nouveaux types de de réponses militaires, mises en place par la France ; les Etats Unis, basées sur les opérations spéciales, voire clandestines et le recours massif aux nouvelles technologies informatiques et aux équipements  ultrasophistiqués.

    Dans cette nouvelle course, les acteurs africains sont "largués". Nos Etats risquent de perdre encore plus leur de leur souveraineté. Il faut résoudre les problèmes à la racine. Les causes profondes de la fragilité de nos Etats, ce sont : - la corruption, qui crée un fossé entre les masses, surtout la Jeunesse, et l’administration centrale ; . La faiblesse du sentiment national ; - l’inconsistance des institutions sous-régionales et continentale et le manque de vision à long terme, particulièrement sur le plan stratégique. La responsabilité commence au niveau de chacun, en tant qu'individu, avant d’être celle des organisations et des institutions.

     

    CONCLUSION GÉNÉRALE/

    Comme nous l’a rappelé la première modératrice, Mme Marie-Roger BILOA, se contenter de dénoncer le régime actuel, est loin de constituer une assurance qu’on fera mieux que lui, si on ne développe dès maintenant des projets réalistes, construits à partir de solutions concrètes aux maux dont souffrent nos sociétés. Au niveau du CNCD, nous sommes bien conscients que l’opposition tchadienne dans son ensemble ne doit pas se contenter de critiquer, dénoncer et condamner,  mais avancer des réponses cohérentes, précises et crédibles aux problèmes essentiels du Tchad. C’est pourquoi, nous avons voulu cette Journée de réflexion comme le coup d’envoi d’une série continue de conférences, colloques, tables-rondes, etc. afin d’étudier en profondeur toutes les questions sociales, économiques, et politiques liées à un programme de redressement national.

    Nous reviendrons sûrement plus en détails sur certains sujets abordés (comme le pétrole, de l’Armée, et l’Education), de même que nous ouvrions d’autres chantiers de réflexion. Les Tchadiens et les amis sont vivement invités à nous faire des observations, des propositions, et des critiques aussi, sur la forme et le contenu des débats passés et à venir.

  • À l'issue de son entretien avec François Hollande à l'Élysée ce mercredi, Idriss Deby a de nouveau réclamé les 6 millions d'euros de dommages et intérêts que les responsables de l'association ont été condamnés à verser aux familles des "orphelins".

     
     

    Le président tchadien Idriss Deby a de nouveau réclamé mercredi que les responsables de l'Arche de Zoé versent 6 millions d'euros d'indemnités aux familles des enfants tchadiens que l'association avaient tenté en 2007 d'emmener en France en les faisant passer pour des orphelins.

    "Ces responsables ont été condamnés (...) En principe ils doivent non seulement faire de la prison en France mais aussi payer les 6 millions d'euros d'indemnisation des enfants", a déclaré M. Deby à la presse, à l'issue d'un entretien avec le président François Hollande à l'Elysée.

    M. Deby a ajouté avoir évoqué le sujet avec le chef de l'Etat, jugeant cette question "très importante".

    "Moi, je n'ai pris aucun acte graciant les responsables de l'Arche de Zoé, que cela soit bien compris. Ils ont été condamnés et nous avons respecté l'accord juridique avec la France", a expliqué M. Deby.

    Le fait de les libérer constituait "une violation de l'accord, je ne l'ai jamais dit mais aujourd'hui je le dis", a-t-il poursuivi.

    En mars 2008, le régime tchadien avait gracié les membres de l'Arche de Zoé de leur condamnation à huit ans de travaux forcés, mais la question des dommages et intérêts reste entière, l'Etat réclamant 6 millions d'euros pour les familles.

    "Pour avoir le transfèrement des membres de l'Arche de Zoé (vers la France), le gouvernement français s'était engagé à payer l'indemnisation aux parents de victimes, mais jusqu'à maintenant, rien n'a été fait", avait récemment affirmé à l'AFP une source à la présidence de la République tchadienne. Lire la suite sur le site de France24

  • Volte-face d'Idriss Deby devant les journalistes dans la cour de l'Elysée. Le despote tchadien a tout simplement nié avoir gracié les membres de l'arche de zoé. Il faut rappeler que c'était par un décret signé le 31 mars 2008 que le dictateur tchadien avait gracié les membres de l'arche de zoé. Cette affaire tendant devant les juridictions françaises dévoile petit à petit le rôle joué par les protagonistes et notamment le ministre des affaires étrangères de l'époque qui aurait dénoncé l'opération auprès des autorités tchadiennes. On se pose légitimement la question pourquoi on les avait laissés faire? Est ce qu'on a visé plus le crédit en terme d'images d'un gouvernement déjouant une tentative d'immigration irrégulière au lieu de penser sur les conséquences sur les enfants et les familles au Tchad comme en France? A la sortie de son audience avec Hollande, Deby avait réclamé aussi les 6 millions d'euro de dédommagement.

    Il faut se dire que le cabinet de Deby avait annoncé, tambour battant, que leur chef est en visite officielle en France. Une visite officielle avec un protocole au minima (ni hymne chanté à l'accueil, et surtout ne pas être accueilli par un ministre au moins), s'appelle une visite privée. Deby est l'hôte du MEDEF.

    Autres faits saillants, le silence sur la situation malienne. Il faut rappeler que si Deby est en France, c'est pour ses "connaissances" guerrières en milieu désertique. La veille au Tchad, Deby ainsi que Yayi Boni étaient prêts à aller guerroyer au nord Mali malgré les mises en garde du Secrétaire Général de l'ONU.

  •  

    Au moment où Deby itno est reçu à l'Elysée, tombe le rapport de Transparency, classant le Tchad bon dernier en Afrique centrale et 165ème sur 174 pays au niveau mondial. Voici les pays les mieux et les moins bien notés au classement international 2012 du degré de perception de corruption, établi par l'organisation non gouvernementale Transparency International, publié mercredi à Berlin.

    L'indice établi à partir de données recueillies par 13 institutions internationales - parmi lesquelles la Banque mondiale, les banques asiatique et africaine de développement ou encore le Forum économique mondial - est compris entre zéro pour un pays "hautement corrompu" et 100 pour un pays considéré comme "très vertueux".

     
     

    1. Danemark 90

    1. Finlande 90

    1. Nouvelle-Zélande 90

    4. Suède 88

    5. Singapour 87

    6. Suisse 86

    7. Australie 85

    7. Norvège 85

    9. Canada 84

    9. Pays-Bas 84

    11. Islande 82

    12. Luxembourg 80

    13. Allemagne 79

    14. Hong Kong 77

    15. La Barbade 76

    En queue de pelèton, on peut citer:

    160. République démocratique du Congo 21

    160. Laos 21

    160. Libye 21

    163. Guinée équatoriale 20

    163. Zimbabwe 20

    165. Burundi 19

    165. Tchad 19

    165. Haïti 19

    165. Venezuela 19

    169. Irak 18

    170. Turkménistan 17

    170. Ouzbékistan 17

    172. Birmanie 15

    173. Soudan 13

    174. Afghanistan 8

    174. Corée du Nord 8

    174. Somalie 8

  • Le Tchad est un pays opprimé et malheureux qui compte  douze millions d’habitants où Idriss Deby Itno, règne depuis plus de vingt deux (22) sans partage ni alternance politique.

    Un pays meurtri avec un véritable dictateur, faussement paternaliste et pas vraiment si débonnaire que ça,  auquel, un récent plébiscite, en 2011, lui a attribué un pouvoir omnipotent  et la possibilité même d’être réélu sans limitation de durée ni de mandat.

     Ce pays est vraiment bien loin d’être un modèle démocratique hypocritement prétendu, aujourd’hui, par le pouvoir en place.

    En effet, les Libertés fondamentales y sont totalement niées, les droits de l’Homme piétinés, la démocratie n’y est qu’un exercice purement informel et la Justice y est placée sous l’étroit contrôle d’une seule personne en toute absence d’un véritable d’Etat de droit.

    Pour preuve, nous avons en exemple les cas des les syndicats muselés, les opposants emprisonnés, quand ils ne sont pas assassinés, ils sont poussés vers l’exil forcé, la presse indépendante bâillonnée, les journalistes arrêtés quand ils ne sont pas jetés en prison, ils sont condamnés à des lourdes peines.

    Cette situation bien peu enviable  nous a ramènes à une ambiance de tracasseries voire  de harcèlement, de persécutions policières permanentes, d’oppression politique et de stagnation économiques que nous n’avons jamais vécus.

    Le réveil des consciences observées ici et là, est un engagement contre l'évitement des vrais sujets du développement et le déni de la démocratie qui annihilent l’émergence d’une démocratie réelle, facteur déterminant pour l’essor de tout un pays semble suffoquer.

    Le quotidien des tchadiens  se conjugue déjà avec les maux comme : injustice, inégalité sociale cumulant le chômage et la pauvreté, l’abandon et l’absence totale du respect des services publics, l’exposition des arrestations arbitraires et l’humiliation  de ceux qui ne partagent pas cette gestion clanique.

    A titre d’exemple, une des sœurs du Président Deby qui a occupé récemment le devant de la scène médiatique, avait déclaré lors d’une interview qu’elle n’est pas venue à la Mairie pour détourner de l’argent, car, dit-elle, elle  a déjà un compte crédité de 4 milliards de FCFA. Et, pourtant, son 1er poste à responsabilité qu’elle a occupé, était d’être 1ère adjointe de la Mairie de N’Djamena.

    Si on admet qu’elle est tchadienne comme l’affirme le ministre de communication, le problème réside sur ses compétences de gérer ou un département aussi important comme la Mairie d’une capitale qu’est N’Djamena, appelée pompeusement « vitrine » de l’Afrique.

    On s’interroge sur le mutisme  du fameux ministre de la moralisation et sa fameuse mission COBRA sélective, à l’exemple de notre tantine nationale ITIR Deby Itno? Il doit avoir le culot de l’interroger sur sa fortune et lui demander d’où provient t-elle ?

    A mon avis, s’il est courageux, il doit entamer une procédure à son encontre !

    Comme tout bon dictateur qui voit ses jours comptés, Idriss Deby Itno continue à faire souffrir le peuple tchadien et mène notre pays à l’anarchie.

    A l’heure où nous nous penchons sur cet article, Idriss Deby sera reçu par le Président français, François Hollande et  rien ne peut donc justifier le soutien de la France à tous les dictateurs africains et en particulier celui du Tchad, connu pour son déficit démocratique, son refus catégorique au dialogue politique et à l’instauration d’un Etat de droit où les droits civiques et politiques du citoyen sont reconnus et garantis.

    Toutefois, il faut se rappeler que feu Kadhafi était accueilli à grande pompe en France mais, il a été complètement dégommé du pouvoir par cette même France.

    Pour rassurer le peuple tchadien, il convient de dire que le nouveau président français est, à mon avis, différent de ses prédécesseurs, pour plusieurs raisons disait récemment un expert en politique africaine :

    -      Il n’a jamais occupé un poste ministériel,

    -      Il n’appartient pas au réseau françafrique,

    -      Il ne prend pas des décisions sans consulter sa base.

        Voici les trois signes qui illustrent  nos inquiétudes.

    Encore une fois, l’option militaire reste l’ultime recours au peuple, du fait que le régime tchadien a verrouillé, toute tentative d’un débat démocratique au Tchad.

    Cette attitude belliqueuse du pouvoir en place, a contraint de nombreux compatriotes tchadiens à s’exiler.

    Face à l’urgence, Il va de l’intérêt de l’opposition tchadienne en général de s’unir afin de donner la chance au changement et libérer le peuple de l’un des régimes les plus sanguinaires de l’histoire politique que notre pays ait connue.  Car, traditionnellement, il est prouvé que  la lutte contre les dictatures est longue et  coriace mais elle finit par le triomphe du peuple.

    Nous demandons à tous nos compatriotes de s’armer de patience pour poursuivre la  lutte.

     

    Abdelmanane Khatab

  • « Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde. » Aimé Césaire Le président de la République Française, Monsieur François Hollande recevra le dictateur Idriss Deby. Un chef mafieux, resté au pouvoir par la force pendant vingt-deux (22) ans ; il a tué des tchadiennes et tchadiens, et dilapidé les ressources du Tchad au profit de son clan.

    Le président français salira ses mains et le tapis de l’Élysée en recevant un vulgaire despote. Un criminel qui selon les principes de la République n’aura pas droit de fouler le sol de Marianne ; et voilà, la diplomatie souille la république et son palais.

     Nous, les victimes des gouvernances injustes et claniques en Afrique centrale ; condamnons avec ferveur cette complaisance. C’est à quand, le changement en profondeur, des relations franco-africaines ? L’acte politico-diplomatique que commettra le président est contraire aux principes de la République ; mais aussi contraire à ce qu’il nous a promis, comme attitude contre les despotes vulgaires de l’Afrique centrale. Ainsi, il porte un violent coup de massue, contre les espoirs des peuples meurtris, sous des régimes monarchiques et sanguinaires.

    Recevoir Idriss Deby à l’Élysée, c’est montré son indifférence aux souffrances du peuple tchadien. Cette diplomatie absurde ressuscite les ressentiments ; car elle n’a jamais entendu le peuple, sauf les dictateurs.

    Idriss Deby n’est même pas capable de redresser son pays ! Pour quel but, le sollicitez-vous au Mali ? Il a aussi fourni des mercenaires à Kadhafi ; vous voulez des mercenaires, Deby vous vendra les enfants tchadiens. Il n’y a pas des armées tchadiennes qui pourront intervenir dans des conflits à l’étranger. Je défis tous les experts du monde, faites une enquête sur l’armée tchadienne. Deby n’est plus utile au Mali !

    Comment pourrons-nous croire aux principes de la République ? En effet, elle n’a jamais soutenu le peuple africain en souffrance, sous les jougs des dictateurs ; elle ne s’insurge pas contre les injustices des dictateurs.

     

     Mahamat Hassane Boulmaye

  • Idriss Deby et sa belle mère, et Mahamat Ali Abdallah et son beau frère Mahamat Djibrine seront en villégiature à Paris. Le Tchad est livré à une horde de pilleurs sans loi ni foi, asservissant le Peuple, bâillonnant la presse, assassinat les opposants. La visite privée de Deby et sa suite sur invitation du MEDEF s'achevera le 07. Deby a rencontré Yayi Boni qui lui a prodigué des conseils sur la manière de se tenir face à Hollande. Entre temps, les familles des disparus seront reçues et G Gorce a twité vouloir mettre la question Ibni au centre de l'entretien.