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  • Le cynisme affiché pendant la récente visite du président français à son homologue tchadien assoit et justifie l'iniquité et la tyrannie que ce dernier
    exerce sur son peuple. Des impératifs de sécurité justifient parait-il la démarche de la diplomatie française, d'inspiration socialiste qui hier jurait avant de prendre le palais de l'Élysée que le temps du commerce avec les tyrans était dépassé.

    L'objectif et la conséquence de la visite du Président Hollande

    La sécurité de la région et Tchad aurait justifié ce déplacement. Qui sont donc les bénéficiaires de cette sécurité pour laquelle on installe des arsenaux et des régiments ? Il est à douter que le peuple tchadien en fasse partie. D'ailleurs en matière de sécurité des populations, le président et ses proches ne se sont ils pas fait remarqués récemment pour la terreur d'État qu'ils ont provoqué tout d'abord dans leur appui à leur ancien allié Bozizé il ya une décennie, puis ensuite au soutien à peine voilé à ceux qui l'ont renversé sous le nom de « Séléka » ? N'est ce pas ce jeu trouble de Ndjamena qui a également conduit à la vendetta des populations d'origine tchadienne en Centrafrique ?

    Cette visite qui fait partie d'un processus de rapprochement politique inédit
    entre le régime actuel au Tchad et le gouvernement français, le renforcement des moyens et des champs de coopération entre la France et le Tchad renforcera nécessairement la terreur organisée à l'intérieur du territoire Tchadien par ce régime, contre la société civile, les journalistes et l'opposition politique.

    Quel décalage avec l'histoire en marche ! Cette démarche politique est incohérente et anachronique. Voilà qu'en ce début de XXIème siècle, alors que les jeunesses africaines, comme celles du Tchad dont 70% de la population a moins de 25 ans, regardent vers un avenir où les mots de liberté politique, de liberté économique couvriront une réalité tangible, voilà qu'on propose un ersatz d'opération Condor à un dictateur africain de plus au nom d'une sacro sainte real politique, mauvais cache sexe d'un besoin de sécurisation de points d'accès aux matières premières.

    « La France a les mêmes principes partout »

    "La France a les mêmes principes partout, fondés sur la démocratie et le pluralisme" aurait déclaré le président Hollande en réponse à la question
    devenue presque rituelle pour les journalistes internationaux lorsque le président d'une démocratie visite un homologue dictateur.
    Le président Hollande nous apprend donc que l'Etat Tchadien est une abstraction, son territoire et son peuple surtout, puisque le "partout" en question l'exclue.
    Le catalogue récent des œuvres du régime tchadien en témoigne, il contredit les mots même d'humanisme et de liberté. Les allégations de meurtres d'opposants politiques, d'arrestations de journalistes de l'opposition ainsi que les accusations de corruption d'État sont pléthoriques.

    La société civile et l'opposition doivent s'organiser

    La société civile et l'opposition politique au Tchad s'étonnent de ne pas avoir fait l'objet, ne serait-ce qu'à titre symbolique, de l'attention des autorités françaises lors de cette visite. L'installation d'une base de commandement militaire en plein cœur de la capitale du pays est un acte politique solennel et grave. Le défaut total d'échange ou de consultation, même pour simple avis, de membres de l'opposition et de la société civile souligne ainsi le mépris sans nom dont ils font l'objet, lorsqu'il s'agit du pays dit « des droits de l'Homme ». On devrait rajouter ici « l'Homme non tchadien » pour être plus juste. Renforcer les capacités militaires du régime tchadien c'est renforcer sa tyrannie.
    Cette attitude peut conduire à ne laisser au peuple qu'un seul choix pour atteindre la liberté, celui qui est aussi une impasse, qui passe par les armes. Il faut remarquer aussi que la France, souvent si prompte à soutenir les peuples opprimés qui prennent les armes en défense, comme en Syrie en ce moment ou hier en Lybie, considère en général toute opposition armée de son « pré-carré » négro africain comme illégitime. Parce que les nègres n'ont pas le droit de défendre leur liberté par les armes ?

    Le grave aussi serait pour cette opposition et cette société civile de ne vouloir compter, sur la scène internationale, que sur l'ancien pays colonisateur pour amorcer ce fameux dialogue avec la société civile et les représentants de l'opposition. Finalement, au regard du mépris dont ils font l'objet, pourquoi vouloir toujours s'obstiner à n'avoir qu'un seul partenaire, qui passe trop souvent de « privilégié » à unique ?

    Il faut souligner aussi l'apparente impuissance de cette société civile et des forces d'opposition politique formelle ou non formelles à s'organiser en vue d'avoir des résultats efficaces quant à leurs buts et objectifs. Il n'est pas facile de s'organiser face au Tyran. Celui-ci a des moyens illimités pour corrompre, acheter, flatter ou supprimer ceux qui ne partagent pas ses avis, organiser les contre pouvoirs qui le limiteront n'a jamais été une tâche facile.

    Cette société civile au Tchad ou ailleurs en Afrique s'ouvre de plus en plus au monde. Presque au même moment où le Président Hollande se rendait au Tchad pour visiter le Maître de Ndjamena, le Président Américain recevait 500 jeunes représentants de cette même société civile africaine, objet du mépris de la diplomatie française.
    Le secrétaire d'État américain déclarait en ouverture de cette conférence, en faisant référence au partenariat entre les pays d'Afrique sub-saharienne et les Etats-Unis :

    « Et il est temps de passer a la nouvelle étape de ce partenariat en investissant dans la meilleure de toutes les ressources naturelles : ses habitants »

    Il est temps que l'opposition et la société civile Tchadienne s'organisent pour mieux atteindre leurs buts politiques et qu'elles s'ouvrent de plus en plus, comme elles ont commencé à le faire, au nouveau monde géopolitique qui s'annonce devant elles.

     

    ABDELKERIM YACOUB KOUNDOUGOUMI
    Activiste politique Tchadien
    abdelkerimyacoub@yahoo.fr

  • La visite du Président français, François Hollande, au Tchad, est dénoncée par toute la société tchadienne, exception faite du clan au pouvoir. Ainsi, si pour les associations de défenses des droits de l'Homme, la France foule aux pieds les principaux idéaux fondant les droits et les libertés, pour les partis de l'opposition interne, cette visite est un quitus donné à Deby malgré la mal gouvernance, les assassinats politiques et les détournements des biens publics. Pour l'opposition exilée, un deal serait noué sur le dos du Peuple tchadien pour l'asservir et piller ses ressources.
    Il faut rappeler qu'en matière de népotisme, le Tchad est champion. Idriss Deby a placé ses frères, ses neveux et autres membres de son clan sur toutes les régies financières, la vente du pétrole, contrôlant ainsi toutes les ressources du Tchad. Selon l'opposition parlementaire, le budget de l'Etat tchadien est fictif et qu'aucun ministère n'arrive à consommer le cinquième de son allocation.
    D'après certaines sources proches du palais rose à N'djamena, les relations franco-tchadiennes échappent aux politiques français et gérées exclusivement par les militaires français. Cela explique l'omniprésence du ministre français de la défense à coté de son ami Deby Itno.


    Depuis Shawire et pour la Gazette,
    Ahmat Youssouf

  • Dans un communiqué signé par sa coordinatrice Annette Laokolé et dont la Gazette a reçu une copie, Le Conseil National pour le Changement et la Démocratie (CNCD), dénonce le deal noué sur le dos du Peuple tchadien. «Mais qu'en est-il de la terreur sans relâche exercée par Idriss Déby et les siens sur les tchadiens depuis 24 ans? Qu'en est-il de la sécurité des tchadiens livrés aux exactions quasi quotidiennes de la milice clanique du pouvoir ? En 24 ans d'un règne sans partage, combien se comptent les victimes tchadiennes d'Idriss Déby?», s'interroge Madame Laokolé.
    Le Président Hollande a entamé depuis jeudi 17 juillet une visite qui doit le conduire en Cote d'Ivoire, au Niger et au Tchad. Si en Cote d'Ivoire la visite a été consacrée pour les questions économiques, au Niger et au Tchad se sont les questions sécuritaires qui seront discutées. Le CNCD souligne que si «le terrorisme c'est l'usage de la terreur à des fins politiques », la France doit aussi se démarquer des pratiques dont le pouvoir de Ndjamena use et abuse allégrement dans l'indifférence totale des capitales occidentales».Annette Yoram Laokolé, Coordinatrice du CNCD« La France prétend donc mener une guerre à partir de sa base militaire au Tchad contre les méchants terroristes djihadistes qui sévissent et bafouent les droits de l'homme au Mali et s'apprêtent à envahir la zone sahélienne. Mais les autorités françaises restent imperturbables sur le sort des tchadiens qui subissent depuis plus de deux décennies, les affres d'un terrorisme d'Etat perpétré par Idriss Déby et sa bande», poursuit le communiqué.«Quelle est la nature de cette alliance avec la dictature tchadienne ? Quelle contrepartie tire Paris de son inconditionnel soutien au régime maffieux et clanique d'Idriss Deby ? Où va l'argent du pétrole ? Telles sont les questions qui légitimement taraudent l'esprit des tchadiens», conclut le communiqué.
    Le CNCD est une coordination composée des opposants exilés, des partis internes, des associations de la société civile et des personnalités indépendantes.

  • Au moment où certaines grandes renommées de la médecine sillonnent le monde pour aider les plus démunis à se soigner, d'autres au risque de leurs vies soulagent les populations des pays en guerre, au Tchad, certains praticiens gèrent des cliniques réservées exclusivement au cercle du pouvoir de N'djamena. L'hôpital dit de renaissance, renommée ironiquement par le tchadiens «hôpital des Itno» (du nom du dictateur tchadien), ne soigne pratiquement que la famille du président tchadien. A cela, il faut ajouter les tarifs de soins qui sont tels que, à eux seuls, peuvent dissuader la plèbe et autres souffreteux de s'aventurer aux portes de cet hospice gardé par une milice armée jusqu'aux dents.
    Inauguré tambour battant par Idriss Deby en 2013, ce joyau architectural qui a couté plus de 34 milliards de F CFA (68 millions USD) aux caisses de l'Etat tchadien, sa gestion est confiée à la Société française d'équipements hospitaliers (SFEH). Lors de son inauguration, Deby déclarait : «J'ai construit cet hôpital moderne pour permettre aux Tchadiens de ne plus aller se balader ailleurs (qui sont ces tchadiens qui ont les moyens d'aller ailleurs) à la recherche des soins médicaux. Aujourd'hui, le pays est doté d'un centre hospitalier répondant aux normes internationales, qui permet de réduire sensiblement les évacuations sanitaires. Je crois que nous aurons aussi à accueillir les ressortissants des pays limitrophes qui viendront se soigner chez nous». Aujourd'hui le constat est terriblement affligeant. Non seulement que les pauvres n'ont pas accès à cet hôpital, mais il est exclusivement réservé à la famille de Deby et à celle de sa femme.
    Pour les riverains de ce bijou situé au quartier Ndjari, Est de N'djamena, «nous, on n'a pas droit à être soigner ici, si on tombe malade, on nous amène de Ndjari direct à Lamadji (cimetière de N'djamena). Ainsi, le centre néphrologique-hémodialyse pour la prise en charge de l'insuffisance rénale chronique n'est pas accessible à ceux qui ont des problèmes rénaux chroniques, indique un autre voisin de l'hôpital.
    En termes d'équipements, l'hôpital dit moderne n'a pas fait dans la demi-mesure. Cinq salles d'opération dont deux hyper aseptiques, des salles de réveil et de stérilisation centrale, d'un secteur urgences, des unités de réanimation, des laboratoires, d'un service d'imagerie médicale doté d'un scanner, des services d'hospitalisation et de chirurgie, d'une pharmacie et d'un pôle de médecine ambulatoire. Un service de cancérologie dont les études sont en cours devra être opérationnel en janvier 2014. Un bataillon d'infirmière cubaines est aux bons soins des alités. Des spécialistes, des professeurs, des praticiens de la fine fleur des hôpitaux occidentaux sont engagés (voir la liste sur ce document page7).

    Accueil d'un service de l'hôpital


    Hôpital haute gamme dans un pays de misère
    Les indicateurs de bien être sur ce plan sont tous au rouge. La grande majorité des ménages (95%) n'utilise aucune méthode pour traiter l'eau de boisson, seulement trois pour cent d'entre eux traitent l'eau de boisson en y ajoutant de l'eau de javel ou du chlore tandis que moins de un pour cent utilisent un filtre à eau (source l'agence gouvernementale : INSEED). Pour le journal, proche du pouvoir, Alwihda, le Tchad serait «classé deuxième pays le plus misérable au monde, après la Syrie». Plus de 60% de la population vit avec moins de 2$/jour. Les statistiques fournies par la Banque mondiale ne reflètent pas les réalités du simple fait qu'elle les récupère auprès des organismes gouvernementaux qui maquillent les données selon les orientations du gouvernement.

    Femmes tchadiennes récuperant des graines  dans une fourmilière


    Quels sont les tarifs pratiqués dans cet hôpital
    Pour bien comprendre l'inaccessibilité à cet hôpital en particulier et aux soins en général par les tchadiens, il faut savoir qu'officiellement le salaire minimum au Tchad est de 60 000 F Cfa (92€). Et là aussi quand ça tombe car les caisses sont vides. Et quand les caisses sont vides, ce sont les fonctionnaires qui subissent les conséquences. Ainsi, la grille tarifaire de ce joujou est le suivant (1euro=656XAF) :

    Catégories Libellé de l'acte Tarifs
    Chirurgie vasculaire Ligatures de veines et éveinages, niveau 1 818 274 XAF
    Créations et réfections de fistules artérioveineuses pour affection de la CMD 05, en ambulatoire 942 656 XAF
    Chirurgie majeure de revascularisation, niveau 1 3 103 307 XAF
    Chirurgie Digestive Viscérale Résections rectales, niveau 1 4 270 145 XAF
    Appendicectomies non compliquées, niveau 1 970 358 XAF
    Interventions réparatrices pour hernies et éventrations, âge inferieur à 18 ans, en ambulatoire 630 064 XAF
    Chirurgie Orthopédique Interventions sur le pied, âge supérieur à 17 ans, en ambulatoire  663 161 XAF
    Interventions sur le bras, coude et épaule, niveau 1  1 377 751 XAF
    Interventions sur les ligaments croisés, sous arthroscopie, niveau 1  1 316 367 XAF
    Dialyse Séance de dialyse  98 000 XAF

     

    Les tarifs de consultations
    Généraliste 30 000 XAF
    Spécialiste 45 000 XAF
    Professeur et chef de service 60 000 XAF
    Visite domicile généraliste 45 000 XAF
    Visite domicile spécialiste 60 000 XAF
    Visite domicile professeur 75 000 XAF
    Supplément nuit/WE/jours fériés 15 000 XAF
    Supplément déplacement hors N'Djamena 1 000 XAF


    L'association des noms d'éminents spécialistes qui ont fait leurs preuves dans l'humanitaire à cette démarche mercantiliste dans un pays où le dénuement et l'impécuniosité sont aussi importants, est déconcertante. Une polémique est engagée sur les salaires entre locaux et expatriés qui gagneraient 20 fois plus à diplôme égal pour 10 jours de présence par mois. Au delà de toutes ces querelles de rétribution, la question est comment des médecins d'une telle renommée se sont associés à cet hospice pour ne soigner que la famille de Deby?

     

    Pour la Gazette et depuis Chawire Rassak à Ndjamena,
    Ahmat Youssouf

  • Permettez-moi de commencer par cette citation de Gustave Thibon qui dit : « Les nations ont besoin de héros et de saints comme la pâte a besoin de levain ».
    Excellence cela fait plus d'une vingtaine d'année que vous êtes parti laissant derrière vous, Votre Pays, votre Nation, votre patrie. Ce pays dont vous n'avez jamais cessé d'aimer, ce pays que vous avez tant chéri, et ce pays à qui vous avez tant donné : votre jeunesse, votre vie, vos rêves et passions.
    O Mon Dieu tant de vies brisées, tant d'espoirs anéantis !
    En quittant votre pays en cette année 1990, vous avez laissé derrière vous : Pères et Mères, Frères et Sœurs, ami(e)s et partisan(e)s ; mais l'Histoire retiendra que vous l'avez fait par amour pour votre pays, malgré la protestation et l'insistance des combattants de la révolution " FANT" (Force Armée Nationale Tchadienne) sûr de leur victoire sur le terrain (Ndjamena) mais Hélas vous avez préféré quitté la Capitale, ainsi Lui évitant une guerre civile sans merci dont les conséquences seront certainement lourdes, engendrant des pertes en vies humaines , matériels et financiers; Excellence 23 ans déjà que les tchadiens n'ont cessé d'être victimes d'humiliation, d'arrestation arbitraire, de kidnapping, d'actes de torture et d'assassinat, par un régime assoiffé de haine, de vengeance, un régime machiavélique, diabolique, sanguinaire, un régime sorti des ténèbres.
    Excellence je pleure votre absence, le Tchad, la Nation toute entière regrette votre départ.
    Excellence nous avions tous été surpris et choqués par l'arrestation ou plutôt par la séquestration dont vous faites l'objet dans ce pays qui vous a octroyé l'asile politique ; Rappelons que le Dimanche, 30 Juin 2013, vous avez été kidnappé dans votre maison par des individus ou dirais-je des mercenaires à la Solde d'un procureur corrompu et véreux juste pour assouvir le désir d'un dictateur paranoïaque dont le seul but est de nuire à votre image, mais également de vous voir disparaître. Excellence je souhaite vous exprimer toute mon émotion et ma consternation devant cet acte ignoble au vu et au su du peuple Sénégalais.
    En ce mois Béni du ramadan, chaque jour que Dieu nous donne, nous prions pour que justice soit rendue car Nul ne peut échapper à la justice Divine et nous savons tous que dans cette histoire vous êtes la seule victime.
    Excellence, vous avez été un combattant digne respectueux et respecté, qui ne baisse jamais les bras devant un obstacle et nous ne doutons pas un seul instant que Vous Vous battrez jusqu'au bout, Incha'Allah. Vous y en sortiriez vainqueur et ce jour viendra où Hommes, Femmes et enfants sortirons dans les rues du pays du Nord au Sud, de l'Est à l'Ouest pour manifester leur joie et par la même occasion célébrer votre retour au bercail car tel est le souhait pour tout tchadien digne de ce nom.
    Excellence Pour nous les tchadiens, et pour bon nombre d'africains, vous êtes un Symbole de la résistance, et la lutte continue pour que la vérité éclate Incha'Allah et elle éclatera car un mensonge ne peut rester éternel ; Excellence, nous ne cesserions jamais d'y croire en votre innocence car, vivre sans espoir, c'est cessé de vivre ; et nous y croyons en vous.
    Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l'assurance de ma très haute considération.

     

    Guihini Dady Mahadjir Korei

  • Le Conseil africain et malgache pour l'enseignement supérieur (CAMES) vient d'élever Idriss Deby du Tchad à «la dignité de Grand-Croix de l'Ordre international des palmes académiques ». On en croit rêver. Au moment où l'éducation nationale est secouée par une crise sans précédent due essentiellement à l'incompétence du régime et à sa politique consistant à promouvoir les médiocres et autres étriqués sur des bases purement tribales et népotiques, nos amis du CAMES décernent un prix au potentat tchadien. Sur quels critères s'est basé le CAMES pour distingué Idriss Deby ?
    Rappelez vous, il y a quelques semaines, un journal sénégalais, l'hebdomadaire « Nouvel Horizon », avait décerné à Idriss Deby un prix (Sédar spécial) qui d'habitudes est attribué à des personnes ayant rendu service à la culture en générale (voir à ce sujet l'excellent édito de Karfa S. Diallo). Même si ce prix sénégalais pourrait s'expliquer par la nouvelle proximité « sénégalo-debyenne » sur fonds d'affaires Habré, la forfaiture du CAMES n'a aucune explication ni scientifique, moins encore morale. Concours de circonstances, il y a deux semaines les résultats du baccalauréat a été annoncé. Même pas 10% de réussites. Rien que cela aurait pu persuader le CAMES à surseoir à sa démarche honteuse. Nous titrons « ordre académique ou loge maçonnique » car même dans les loges où les entraides entre frères sont légions, un tel bilan aurait marqué des hésitations voire déclenché des réserves.
    Le Tchad est aujourd'hui telle une proie, un trophée sous la domination d'un tyran sanguinaire et incompétent; tyran choyé, courtisé et encensé par des roublards malicieux qui n'ont d'autres objectifs que de participer au festin clanique au moment où la majorité des tchadiens crient famine. Ces pratiques ont atteint leur paroxysme lorsque le despote avait décidé d'attribuer un marché de plus de 400 milliards de nos francs à un entrepreneur sénégalais et ceci en violation totale du code du marché public tchadien. Contrat était non seulement les prémices de l'attribution du prix sénégalais mais aussi a sonné les glas de l'expulsion du bloggeur tchadien Makaila Nguebla du Sénégal et l'accélération de l'affaire Habré.
    Les problèmes structurels de l'éducation au Tchad se manifestent essentiellement par une baisse de niveau chronique, une incompétence notoire poussant les intéressés à emprunter des raccourcis tels la corruption, le désintérêt, voire le sabotage. Ceux qui ne maitrisent pas les dossiers qu'ils ont entre les mains sont tentés de les monnayer ou les bloquer, pénalisant ainsi l'Etat. La méritocratie aurait pu palier à ce problème car c'est la maitrise de son travail qui engendre la passion et la productivité des agents de la l'Etat. Tant que le népotisme est la règle, ne cherchez pas des boucs émissaires Monsieur Dadnadji, le problème c'est votre chef.

    Ahmat Abdelhakim

  • CONVENTION TCHADIENNE POUR LA DÉFENSE DES DROITS HUMAINS (C.T.D.D.H)
    B.P : 5839 N'djamena
    Email : ctddh.ongatchad.yahoo. fr Tel : 91 03 85 71
    COMMUNIQUE DE PRESSE N°32


    La Convention Tchadienne pour Défense des Droits Humains (CTDDH) se félicite de l'acte posé par le Gouvernement Français accordant l'asile au journaliste et blogueur tchadien, Makaila Nguebla.
    L'expulsion du territoire Sénégalais de cet activiste engagé vers la Guinée avait ôté toute crédibilité à une démocratie à laquelle toute l'Afrique croyait.
    Cet acte n'est que justice et démontre à ceux qui voguent à contre courant que la loi de l'arbitraire est en passe de disparaitre et que la vérité triomphera toujours.
    La Convention Tchadienne pour la Défense des Droits Humains (CTDDH) est solidaire de l'activiste Makaila et l'encourage dans sa lutte pour l'instauration des valeurs démocratiques et du respect des Droits humains non seulement au Tchad et en Afrique mais partout dans le monde.
    La C.T.D.D.H estime que les persécutions dont Makaila avait fait l'objet par les régimes politiques pseudo démocratiques démontrent à suffisance la justesse de son combat.


    Fait à N'djamena le 10 juillet
    Le Secrétaire Général
    Mahamat nour Ahmet Ibedou

  • Les relations entre la France et le Tchad, combien séculaires, sont mises à mal, du moins, de plus en plus dénoncées non seulement par les organisations des droit de l'homme et les sociétés civiles, mais aussi évoquées dans des affaires pendantes devant les juridictions françaises. Parler de relations franco-tchadiennes est un peu excessif, il faut plutôt aborder les relations d'un certain milieu occidental en général et français particulier, et le despote tchadien Idriss Deby. Deux affaires jugées actuellement par la justice française illustrent d'une manière significative la complexité de cette relation vicieuse. La 1ère est la disparition de l'opposant Ibni Oumar Mahamat saleh le 02 février 2008 et l'arrêt de la chambre d'appel permettant l'ouverture d'une enquête judiciaire en France. La seconde s'est déroulé au même moment mais concerne un marchand d'arme français allié d'Idriss Deby, affaire pour laquelle le parquet de Paris a requis une condamnation avec sursis et Plus de trois cents milles euro d'amendes.


    Quand l'affaire Ibni s'invite au défilé 14 juillet
    Suite à la disparition de l'opposant Ibni, sur pression internationale, une commission d'enquête a été créée et qui a conclu ses travaux par une mise en cause claire et nette de la garde prétorienne d'Idriss Deby. Tout le monde savait cette vérité mais hélas cela n'a pas empêché, le monde qui se dit démocratique et libre de s'allier à une milice clanique et tribale pour aller combattre AQMI et ses alliés au nord Mali. La négation des valeurs démocratiques, le bâillonnement de la presse, la répression brutale et implacable sur les opposants etc... nous permettent-ils de s'allier avec Deby? Malgré le cri d'alarme de l'opposition interne comme celle exilée, les milieux acquis à Idriss Deby ont fait la sourd oreille et ont ficelé le dossier et avançaient comme principal argument l'aguerrissement de la milice de Deby pour combattre les obscurantistes. S'il faut avancer le caractère guerrier de cette milice pour s'allier à elle en mettant à coté toute valeur républicaine, nous connaissons d'autres milices, plus aguerries que celle-ci, expertes en nettoyage en milieux désertiques, les fameux Janjawides soudanais. Devons nous faire appel à eux aussi? La réponse est incontestablement non, car lorsqu'on s'allie au diable, il se retournera contre nous et là, l'histoire nous a donné raison : deux mois après le Mali, Deby invente un putsch pour arrêter des députés sans qu'on lève leurs immunités. Comment il ne se permettrait pas cette petite transgression, lui le vainqueur des Ifogas, même si tout le monde sait qu'avec les moyens déployés par la France même l'armée malienne, fantoche soit-elle, aurait pu faire l'affaire. La suite logique de ces évènements est l'invitation de toutes les armées qui ont participé à la guerre aux défilés du 14 juillet. Les tchadiens qui ont payé le prix fort doivent être les premiers à être associés eu égard à la forfaiture des soldats de la sous région. Défiler aux champs n'est pas inédit car la garde nomade tchadienne a défilé avec ses habits blancs en 2010. Mais aujourd'hui il y a un hic. Ceux qui sont partis combattre au Mali sont ceux la même qui ont enlevé Ibni de chez lui (même unité). Est-ce qu'ils seront entendus comme témoins par l'enquête ouverte en France?


    Un marchand d'armes trop bavard

    Dans le ciel du Tchad, les avions de Griffon Aerospace (compagnie d'Habib Boukharouba) sont précédés par les Mirage de l'armée française. Au sol, ils sont alimentés par le service des essences de l'armée. En 2008, quand Habib Boukharouba quitte le pays, il a donc le sentiment du devoir accompli

    Dans cette affaire un ancien officier français converti dans les ventes des armes évoque sa proximité avec la force française au Tchad de 2005 à 2008. Habib Boukharouba, propriétaire d'une société Griffon Aerospace, a été introduit au palais rose de N'djamena par un certain Abakar Mannany, conseiller spécial de Deby à l'époque. L'ancien pilote des services spéciaux de l'armée de l'air française met à profit non seulement son carnet d'adresses pour acheter des avions et hélicoptères, ses connaissances techniques pour transformer des petits avions en bombardiers redoutables mais répare aussi les vieux joujoux dont dispose Deby pour combattre la rébellion. Son malheur commence lors de l'alternance au sein de la droite française avec l'arrivée au pouvoir de Sarkozy et le départ de Chirac. Très vite sa demande d'officialisation de sa société est rejeté ce qui entraine de facto l'illégalité de toutes les opérations effectuées au Tchad. Il se trouve aujourd'hui devant la justice. Il invoque la collaboration avec l'armée française au Tchad. « Dans le ciel du Tchad, les avions de Griffon Aerospace (compagnie d'Habib Boukharouba) sont précédés par les Mirage de l'armée française. Au sol, ils sont alimentés par le service des essences de l'armée. En 2008, quand Habib Boukharouba quitte le pays, il a donc le sentiment du devoir accompli », selon le nouvel observateur. Les juges parviendront-ils à faire la différence, ne serait-ce que pour les carburants offerts aux avions d'Habib Boukharouba qui, rappelons le, est gracieusement payé par Deby ?
    Tel est le résumé des relations franco-tchadiennes aujourd'hui. Elle est ramenée au niveau d'un individu : Idriss Deby. Animée par des lobbies fascinés uniquement par l'argent et le gain facile.

  • Symptôme révélateur d'un système éducatif en faillite ! Faut-il supprimer le BAC au Tchad ?

    Les résultats du Baccalauréat de l'enseignement du second degré (session de juin 2013) ont été proclamés officiellement ce mercredi 10 juillet 2013 par le président du jury. Sur un total de 70.711 candidats ayant composé cette année, 6.156 seulement ont été déclarés admis (soit un taux de réussite de 8,71%).

    Il vous souviendra qu'en 2011 et 2012, le faible taux de réussite au BAC a créé un profond malaise pour le gouvernement, les enseignants, les parents et les élèves, jusqu'au-delà des frontières nationales. Ainsi, ce résultat médiocre pour l'année 2013 appelle tout décideur politique de bon sens à chercher les causes profondes de cette faillite en partenariat avec tous les acteurs du système éducatif tchadien. C'est presque une part importante d'une génération qui se retrouve handicapée et dont l'avenir est remis en cause.

    Cela suscite un certain nombre de questions. Quelle est la part de responsabilité de la politique éducative, et donc de ceux qui l'initient, l'orientent et la mettent en œuvre ? Quelle est la responsabilité des enseignants et encadreurs, des parents ainsi que des élèves eux-mêmes ? Quelle est la part du contexte socio-économique, politique et culturel actuel du pays ?

    Ces résultats montrent avec une évidence déconcertante la profonde faillite du système éducatif tchadien. Nous sommes convaincu que l'une des causes est l'essoufflement de la politique éducative qui est largement fondée sur un héritage colonial dépassé face au contexte actuel, aux enjeux du moment et aux défis que doit relever le Tchad. Il est clairement temps que le Tchad réforme son système éducatif en tenant compte des facteurs socio-économiques, politiques et culturels du pays qui ont leur part de responsabilité dans cette situation.

    La vision réductrice et les politiques publiques de l'éducation nationale menées par le gouvernement tchadien ressemblent fort à des pratiques du secteur informel, des bricolages, qui agissent en périphérie plutôt que sur les causes profondes de l'inefficacité du système éducatif. Ces politiques sont davantage caractérisées par l'incohérence, l'inefficacité, l'inefficience et l'absence d'une vision globale et de long terme.

    Sans dédouaner les enseignants, les parents et les élèves, la responsabilité première de cette situation de perversion de l'éducation nationale incombe incontestablement à ceux qui gèrent le Tchad, en l'occurrence les décideurs politiques de ce pays. Avec un tel échec et face aux drames que vont vivre des milliers d'élèves tchadiens et leurs familles dans leur vie intime, sociale et psychologique, il nous paraît inconcevable que dans un pays qui se respecte, on n'ait pas déjà commencé à établir les responsabilités de chacun. Ce spectacle désolant n'honore pas le Tchad, ni son gouvernement, ni sa population. Où va ce pays ?

    Par ailleurs, il est nécessaire de repenser la politique de l'éducation nationale, en commençant par la base - y compris la petite enfance, en visant la qualité et en tenant compte des réalités démographiques et socio-économiques du Tchad, de ses besoins ainsi que de l'évolution du marché national de l'emploi et de l'évolution du contexte régional et international. Cela pourrait commencer par la mise en place d'une mission chargé d'étudier le système éducatif tchadien dans le but de proposer des recommandations en vue de son éventuelle réforme.

    Au-delà de la politique nationale de l'éducation, d'autres explications sont à rechercher dans les inégalités liées à la richesse, au genre, au lieu de résidence ... qui n'ont cessé de se creuser profondément entre les privilégiés et les autres depuis ces dernières décennies au Tchad. De ce point de vue, le défi majeur est donc de bâtir une société plus inclusive et plus juste.

    Si rien n'est fait, cette situation constituerait une bombe à retardement qui risque d'embraser le Tchad les jours, les mois et les années qui viennent. Le ras-le-bol des jeunes et le climat tendu entre eux et les autorités dans la capitale tchadienne au lendemain de la proclamation des résultats du BAC des années précédentes dénotent la gravité de cette situation. De quoi sont capables plus de 64.000 jeunes survoltés, animés par un sentiment d'injustice et sans perspective d'avenir ? A méditer.

    Ceux qui profitent injustement des richesses du Tchad pour garantir leur avenir et mettre à l'abri leurs enfants tout en leur permettant d'accéder à une meilleure éducation n'échapperont pas à l'explosion de cette bombe. Il incombe en premier lieu aux décideurs politiques du Tchad de se rendre compte de leur lourde responsabilité et se départir de la discrimination et de l'injustice pour offrir aux jeunes tchadiens la possibilité de construire leur avenir dans les meilleures conditions possibles avec les mêmes chances pour tous et par un accompagnement pédagogique, socio-économique, politique et culturel de qualité.

    Si cela n'est pas réalisé, une seule conclusion s'impose : cette faiblesse de réussite au bac relèverait d'une volonté des pouvoirs publics d'user de cet instrument de validation de diplôme à des fins qui méritent d'être élucidés. Il convient simplement de rappeler à nos jeunes que le BAC n'est pas une fin en soi. Même s'il est vrai que le BAC avait une forte valeur symbolique, manquer son BAC pour une raison ou une autre, n'empêche pas d'inventer et de bâtir son avenir en mettant à profit toutes les opportunités rencontrées et tous les autres mécanismes d'ascension sociale.

    N'oublions pas en outre qu'on peut refaire son BAC pour ceux qui y tiennent vraiment. Parmi ceux qui sont devenus « quelqu'un », nombreux sont ceux qui n'ont pas décroché leur BAC, ou au moins du premier coup. Surtout ne vous découragez pas, il y a plusieurs possibilités dans la vie de réussir brillamment. L'important est d'être en adéquation avec soi-même, dans la limite et le respect des normes et des valeurs collectives.

    Talha Mahamat Allim

  • La justice est une, indivisible, universelle, sans nationalité, sans continent, la même pour tous les hommes de la terre. Dès lors que l'Union Africaine l'a africanisée pour juger une personne, elle ne peut, ni ne doit s'appeler JUSTICE ; elle peut s'appeler n'importe quoi sauf JUSTICE.

    Que dira la Communauté Internationale si l'Union Européenne nous apprend qu'elle a créé sa cour de justice pour connaître les grandes affaires en dehors des juridictions internationales universellement reconnues ?

    Dans les traditions plusieurs fois séculaires de l'Occident ou de l'Orient les juridictions sont uniques et tous les hommes sont égaux devant elles. Et dans les nôtres non écrites mais aussi vieilles, nul ne peut demander une juridiction autre que celle existante quel que soit le cas sauf si le justiciable est d'une autre coutume. Dans le cas dit « Hissein Habré » toutes les règles, traditions judiciaires et coutumes ont été transgressées pour satisfaire certaines puissances et les puissants ennemis de l'ancien Président Tchadien .

    Quant à la justice, la vraie, elle a été faite par les tribunaux sénégalais et la Cours de justice de la CEDEAO.

    L'opinion internationale, les grandes démocraties occidentales doivent s'étonner, s'émouvoir de voir notre Organisation Panafricaine créer sa justice car créer un tribunal pour juger une personne est bien synonyme de n'importe quoi sauf la justice.

    Les précédentes tentatives d'enlèvements de Hissein Habré pour le remettre au Guide libyen Mouammar Kadhafi (son ennemi mortel) ou à Idriss Deby (qui l'a condamné à mort) et son enlèvement ce dimanche le 30 Juin 2 013 expliquent parfaitement ce déni de justice dont souffre
    toute notre humanité en ce début du troisième millénaire .

    Le Procureur de la Chambre Africaine au cours d'un point de presse a tenté de justifier ce dernier enlèvement par la découverte de l'existence d'une DDS sous le régime de Hissein Habré, découverte faite vingt et trois ans après la fin de ce régime, qualifiée « indices graves ».

    Que le ridicule ne tue pas dans cette Afrique du ROI des rois africains qui avait promis de son vivant de faire payer à Hissein Habré son entêtement à s'opposer à la révolution du livre vert et défier le Guide de la révolution,

    ROI des rois africains .

    A dire vrai, Hissein Habré paie le prix de son engagement pour la liberté, la dignité de l'homme tchadien et l'unité de la Nation Tchadienne. Il est un secret de polichinelle que les forces qui l'ont chassé du pouvoir le poursuivent encore.

    Nos ancêtres disent : « On ne peut pas enterrer la justice comme on ne peut pas enterrer l'ombre sans couper l'arbre » c'est-à-dire que la justice triomphera si la société humaine ne meurt pas toute entière.

    Le Peuple Tchadien ne mourra pas tout entier, la justice triomphera tôt ou tard et les milliers d'individus payés à coup de milliards de francs CFA par Idriss Deby pour faux témoignages dans cette affaire ne pourront pas protéger ce dernier du verdict pour les nombreux crimes contre l'humanité commis de ses propres mains depuis vingt et trois ans ou avant .

     

    Azongo Mahamat Hassaballah

  • "En début d'après midi, ce dimanche 30 juin un individu prétendant être membre du GIGN a demandé à être reçu par le Président Habré à son domicile ; dès que le Président est descendu pour le recevoir, une dizaine d'individus non identifiés ont fait intrusion dans sa maison et l'ont enlevé devant les membres de sa famille impuissants en présence d'une telle force ayant pénétré illégalement en violation du domicile du Président ; le Président Habré a été emmené de force hors de sa maison, alors même qu'aucune convocation, ou mandat de perquisition ou d'arrestation émanant d'une juge ne lui a jamais été notifié ; la défense du Président Habré dénonce de la façon la plus ferme cet enlèvement illégal qui constitue une violation des plus graves des droits du Président Habré et demande sa libération immédiate.

    A ce jour, aucune procédure n'a été initiée par les Chambres africaines, aucun juge n'a été désigné pour instruire l'affaire ; la presse a simplement relaté plusieurs voyages effectué par le Procureur Général des Chambres en Belgique et au Tchad, mais les magistrats sénégalais censés instruire l'affaire n'ont pas à ce jour initié leur enquête ; ils n'ont pas davantage été saisi ; autant dire que l'arrestation du Président est dénuée de toute base légale ; la défense du Président Habré n'a pas été davantage informée d'une quelconque convocation du Président en vue de son inculpation ; c'est donc en violation de toute les principes de droit que le Président Habré a été arrêté. Les autorités sénégalaises font une nouvelle fois la preuve de leur parfait mépris pour les principes de justice et le respect des droits de l'homme.

    L'opinion publique doit savoir que cette arrestation intervient alors même que les avocats du Président Habré avait saisi la Cour de la CEDEAO pour dénoncer les conditions de création des chambres africaines, leur organisation, leur composition et leurs règles de procédures, ces chambres étant constituées et fonctionnant en violation des principes établis pour les tribunaux internationaux ad hoc et la Constitution sénégalaise, et donc en violation des principes affirmés par la Cour de la CEDEAO dans son arrêt précédent de novembre 2010. Ils avaient aussi dénoncé diverses actions menées par le Procureur Général des Chambres, notamment au Tchad en violation de toutes les règles de procédure internationale reconnues, obtenant même le limogeage du Procureur Tchadien jugé trop conciliant. Les autorités sénégalaises avaient demandé un renvoi de cette procédure afin manifestement d'orchestrer cet enlèvement sans attendre la décision de la Cour. La Cour de la CEDEAO qui a examiné l'affaire et notamment la demande de suspension provisoire des entreprises du Sénégal devait statuer courant juillet. Force est de constater que les autorités sénégalaises, comme cela pouvait être craint, n'ont même pas respecté le délibéré de la Cour et affirment une fois de plus leur parfait mépris pour la juridiction communautaire.
    La défense du Président Habré demande en conséquence la libération immédiate du Président Habré, arrêté illégalement ; aujourd'hui, le pouvoir sénégalais vient de montrer son vrai visage et apporte la preuve par ses actions qu'aucune justice ne peut être rendue dans cette affaire ».

     

    Les Conseils de l'ex Président Habré: Me Ibrahima DIAWARA et Me François SERRES

  • Le Collectif Africain de Soutien au Président Hissein Habré (CAS-HABRE) a appris avec surprise le verdict de la cour internationale de justice (CIJ) du 20 juillet 2012  qui somme à l'Etat du Sénégal d'organiser un procès  « sans délai » ou d'extrader  l'ancien Président tchadien  Hissein HABRE. Le Cas-Habre tient à rappeler que l'affaire HABRE a déjà fait l'objet de SIX décisions de justice. Toutes les décisions rendues par les juridictions sénégalaises ont acquis l'autorité de la chose jugée, et ont donné toutes,  gain de cause au Président Hissein Habré. Et tout dernièrement,  l'arrêt définitif de la Cour de justice de la CEDEAO en date du 18 Novembre 2010 qui a mis fin à l'affaire Habré en ordonnant  à l'Etat du Sénégal de se conformer au respect des décisions rendues par ses juridictions nationales notamment au respect de l'autorité de la chose jugée.

    Après avoir été déboutée à maintes reprises par la justice sénégalaise sur les velléités d'obtenir l'extradition du Président Habré, la Belgique toujours dans ses visées hégémoniques et néocolonialistes, a saisi la CIJ au mépris des toutes les décisions   antérieures pour raviver l'affaire.

    Les Juridictions sénégalaises et la Cour de Justice de la CEDEAO ont dit le droit. Définitivement et irrémédiablement, les autorités sénégalaises  doivent en tirer toutes les conséquences de droit et de fait, en particulier respecter l'indépendance de la justice. C'est pourquoi, le CAS-HABRE appelle le gouvernement sénégalais  de se tenir aux différentes décisions rendues par ses juridictions à savoir le respect du principe absolu de l'autorité de la chose jugée.

    Fait à Dakar, le 27 juillet 2012

    Le Chargé de communication du CAS-HABRE Nos contacts :(+221)76 130 23 26 / 77 594 32 56 / 77 829 77 64 / 77 317 40 77

  • L’arrestation injuste et la récente libération de l’ex SGP du despote, Monsieur Mahamat Saleh Annadif, apporte chaque jour son lot de révélations. Ainsi, lors d’une visite à Monsieur Annadif, Monsieur Tine de la RADHO a trouvé non seulement les conditions de détentions de ce dernier sont convenables (tapis persan et thermos de thé vert à porter de mains) mais, écoutez bien, que « toutes les conditions de détentions au Tchad sont aux normes des exigences des associations de Droit de l’Homme ». Quelles prisons avez-vous visité à part l’endroit où se trouve Annadif ? Quels prisonniers avez-vous rencontré à part Annadif ? Les conditions de détentions d’Annadif

  • Des informations de plusieurs sources indiquent que Idriss Deby est entrain de lever , avec l’assistance  de la France , des unités  spéciales  composées essentiellement des anciens opposants  tchadiens  ralliés   et autres radiés de l’armée  tchadienne . Le despote tchadien entend  saisir, par l’envoi des hommes, la belle occasion des islamistes au Nord du Mali pour parvenir  à quatre objectifs principaux   :

    1. Résoudre l’épineux problème des anciens opposants ralliés laissés pour compte et autres radiés de l’armée tchadienne, la plupart n’appartenant pas au clan du despote;
    2. Normaliser ses relations  avec la France, se rendre indispensable et incontournable  dans la sous-région;
    3. Obtenir de l’argent des Occidentaux, Européens et Américains, cet argent son obsession et son hantise permanentes. Déjà, on propose un million de francs CFA aux volontaires pour la « mission du Nord Mali ».
    4. Montrer que ni le Mali, ni la CEDEAO  n’est à même de résoudre ses propres problèmes  sécuritaires  et fait appel à un Idriss Deby pour mettre hors d’état de nuire une poignée d’Islamistes.

    Pourtant, les hommes de Idriss Deby avaient donné visage des piètres combattants  au Rwanda et au Congo-République Démocratique d’ où ils étaient partis  « talons aux fesses ». En République Centrafricaine, les hommes de Idriss Deby n’avaient été que  des simples pillards. Après la victoire peu glorieuse de Bozizé, des lits  de l’hôpital central de Bangui (capitale centrafricaine) étaient en vente aux marchés de Ndjamena, des véhicules immatriculés  RCA entraient et sortaient de la Présidence de la République de Idriss Deby au vu et au su de tous, d’autres étaient entrés par milliers au Soudan. Jamais, les Centrafricains  n’oublieront le pillage systématique de leur pays par les bandes de prédateurs sans foi ni loi de Idriss Deby lors de l’avènement au pouvoir de Monsieur Bozizé.

    A rappeler pour l’histoire que sans le soutien multiforme, diplomatique, matériel, financier et militaire  de la Libye de Kadhafi et de la France, les hommes de Idriss Deby auraient été battus par l’opposition politico-militaire tchadienne depuis fort longtemps.
    Vouloir  décerner la médaille du  meilleur stratège militaire  africain à Idriss Deby  constitue une grosse contrevérité.

    Le 24 Juillet 2012
    Mahamat Hassaballah
    Combattant de l’A N C D.

  • Le régime de Mouammar Kadhafi et ses amis français lui ont monté vingt et deux ans durant la tête si haute que le despote tchadien Idriss
    Deby se permet aujourd'hui toutes les vanités et les contrevérités dans cet « interview-vérité » qui n'est que vanité et mensonge. Contrairement aux affirmations de certaines presses africaines et étrangères Idriss Deby n'est pas un spécialiste de la guerre dans le désert. Et le Sahel tchadien n'est pas un désert, si non qu'on envoie les hommes de Idriss Deby dans le Nord malien, nous parions qu'ils reviendront au Tchad Talon aux fesses. Sans la France et la Libye de Kadhafi, Idriss Deby n'a ni armée, ni État. Dans cet « Interview-Vérité » le tyran tchadien dit avoir averti l'O T A N à un moment pendant le combat du Peuple libyen contre l'ancien tyran libyen feu Mouammar Kadhafi. Quelle vanité! Aussi , il est très clair dans son interview que Deby n'a pas su cacher , même pour la forme , son amertume et son regret pour l'effondrement du régime de Mouammar Kadhafi , son parrain.

    Le despote de N'Djamena est allé jusqu'à qualifier la chute de son parrain Mouammar Kadhafi de « dislocation de la Libye » et ignorer totalement les efforts de stabilisation et de démocratisation réalisés par les autorités révolutionnaires de la Libye nouvelle, en affirmant que « les nouvelles autorités libyennes ne contrôlent toujours pas leur propre territoire ».

    Concernant la question malienne, Idriss Deby considère que la gestion actuelle de la crise par la CEDEAO seule « ne constitue pas une réponse appropriée à la situation », « On tourne en rond de sommet en sommet, etc. ». Quelle impolitesse à l'égard de cette grande institution africaine ?

    Idriss Deby affirme par ailleurs avoir répondu « non » à la demande du Président de la République française quant à une éventuelle implication militaire du Tchad dans cette crise malienne, ce qui aurait pu être une indiscrétion grave relevant de l'irresponsabilité sous d'autres cieux. Quant aux affrontements entre arabes et Toubous libyen, Idriss Deby se dit inquiet. Quelle ironie ! Idriss Deby inquiet pour le sort de qui ? Des Toubous dont il n'a jamais hésité depuis vingt ans d'incendier villages et palmeraies, de décimer camelins et chèvres ? Des autres Libyens dont il a fait par mercenaires massacrer les parents, femmes, enfants, vieux pour soutenir son parrain feu Mouammar Kadhafi ?

    Après avoir violé tous les droits humains au Tchad pendant vingt et deux ans, après ses aventures militaires au Rwanda, au Congo-Brazzaville, au Congo-République Démocratique, en République centrafricaine, en Libye, tête montée très haut, Idriss Deby trouve le culot de sous-estimer ou feindre d'ignorer tous les efforts de la CEDEAO pour résoudre cette crise.

    Le tyranneau tchadien va très fort et montre ainsi qu'il est tout simplement mal éduqué et irresponsable.

    Le 22 juillet 2012

    Le Bureau exécutif de l' A N C D .

     

  • SENEGAL - DAKAR 22 JUILLET 2012 © koaci.com - La Haye continue de mettre la pression sur le Sénégal pour le jugement de Hissène Habré. Les avocats de ce dernier crient au scandale.
    « Cette décision est nulle et non avenue » a dit Me El Hadji Diouf, l'un des avocats de Hissène Habré. « Hissène Habré ne peut plus être jugé et ne peut plus être extradé non plus. Cette décision montre que la cour internationale de justice, ainsi que les nouvelles autorités Sénégalaises, ne maîtrisent pas ce dossier » explique M.Diouf. Selon ses explications, le Sénégal est pris dans son propre piège, parce que, dira t-il, la Cedeao impose à tous ses pays membres des décisions. Pour cela, l'avocat persiste et signe que son client ne peut plus être jugé au Sénégal. Il invite les autorités de ce pays à éviter de politiser cette affaire qui, selon lui, est très sérieuse.

    Pour sa part, Mme Aminata Touré, ministre de la justice laisse entendre que « Habré sera jugé au Sénégal avant fin 2012 ».
    Qui vivra verra !

    Malickou Ndiaye, KOACI.COM DAKAR, copyright © koaci.com

  • Dans une déclaration outrecuidante à un hebdomadaire spécialisé dans la promotion des despotes et autres dictateurs, Idriss Deby Itno (IDI pour les tchadiens), sans aucune gène, se vante avoir averti "les occidentaux sur les conséquences d’une chute" de son parrain Kadhafi. Prédire que l’après Kadhafi sera difficile pour la sous région en terme d’insécurité, c’est comme si on prophétise la succession du jour et de la nuit tellement que c’est évidant. Pourquoi Deby a pris fait et cause pour Kadhafi ?

    Après 40 ans de dictature et de mégalomanie, Kadhafi s’est

  • Des heurts survenus dans la nuit de dimanche à lundi entre soldats tchadiens de la Mission de consolidation de la paix en Centrafrique (Micopax) et des gendarmes centrafricains ont fait un mort côté tchadien et deux côté centrafricain, a appris l'AFP lundi d'une source de la gendarmerie.
    Selon la source, une rixe survenue au sein d'"une unité de police constituée comprenant des éléments tchadiens de la Micopax (...) a attiré l'attention des gendarmes centrafricains en patrouille au quartier populaire du KM5 (de Bangui). Et a entraîné un échange de tirs lors duquel un soldat tchadien a été tué".{jcomments on}

  • Ce site est l'oeuvre des militants résolument opposés à la dictature au Tchad, et qui comptent utiliser tous les moyens légitimes pour mettre terme à ce pouvoir clanique et mafieux. C'est une tribune où les débats ne souffriront d'aucune circonscription mais aussi toute invective ou attaque personnelle ne seront admises. Les contributions et commentaires, voire collaborations directes, sont encouragés.

    Pour nous contacter deux façons:

    La Rédaction 

  • APPEL A COMMUNICATION

    Le Rassemblement National Républicain Tchadien

    R.N.R

    Pour la Vérité, le Changement et la Réconciliation, Une exigence éthique, Un objectif cardinal, Un impératif patriotique.

    Le Samedi 11 Août 2012, le RNR organise une Conférence-Débat citoyen, de 13h à 17h30, à l’adresse suivante : 23, Rue de Greneta Paris 2ème, Pour y accéder : Prendre le Métro Ligne n°4 : Porte d’Orléans - Porte de Clignancourt ou  Ligne n°3 : Pont de Levallois - Gallieni Descendre à la Station : Réaumur-Sébastopol.

    Cette rencontre a pour thème :

    Un 11 aout 2012, Un 52ème Anniversaire de l‘accession de pays la République du Tchad, sous le signe de la répression tout azimut de Idriss Déby.

    La participation et la contribution à la conférence est ouverte à tout tchadien et ami du Tchad, toute organisation de défense de Droits de l‘Homme et toute personne sensible aux violations de ce principe universel; notamment par le pouvoir tchadien actuel.

    Vous pouvez nous faire part de vos suggestions éventuelles à l’adresse électronique ci-après: Tchadessor@yahoo.fr

     

     

    Vive la République

    Vive la Résistance Tchadienne Républicaine

    Vive la militance pour la respect de l’humain.

    Fait en Ile-de-France, le 02 juillet 2012

    Pour le Coordination Nationale du RNR

    Le Secrétaire Permanent

                                       Monsieur Souleymane Abdallah{jcomments on}

  • toumai_air_tchadLes autorités tchadiennes ont annoncé lundi le retrait du certificat de transport aérien de la compagnie nationale Toumaï Air Tchad après la découverte de "problèmes graves de sécurité" en violation des règles de l'aviation civile. "L'autorité de l'aviation civile a retiré le certificat de transports aérien à la compagnie Toumaï et à deux autres (Sahara aéro services et RJM Aviation basées à Ndjamena) suite à des problèmes graves de sécurité dans l'aviation civile du Tchad", a annoncé à l'AFP le secrétaire général du ministère des Transports et de l'aviation civile, Mahamat Aware Neïssa. "Toumaï Air Tchad et les deux autres compagnies ne pourront plus faire des vols internationaux puisque selon les conclusions de l'audit de l'Organisation de l'aviation civile internationale, ces compagnies opèrent avec un permis temporaire et sans 'air operator certificate'. Ce qui pose de graves problèmes de sécurité", a expliqué Mahamat Aware Neïssa.{jcomments on}

     

  • Kamal OmarUn haut responsable du Parti du congrès populaire (PCP), l'un des principaux partis d'opposition au Soudan, est en détention, a annoncé dimanche le PCP, qui fait partie d'une coalition d'opposants soutenant le mouvement de contestation contre le gouvernement. Kamal Omar, chef du bureau politique du PCP, la formation de l'islamiste Hassan al-Tourabi, a été arrêté samedi à son domicile, a annoncé à l'AFP Béchir Adam Rahma, un autre responsable du parti. "Il lui ont demandé de prendre un sac et quelques vêtements. Cela signifie qu'il va rester un moment", a-t-il ajouté, précisant que l'arrestation était probablement liée au fait que M. Omar devait se rendre lundi au Qatar pour participer à une émission sur la chaîne Al-Jazeera. Dirigé par M. Tourabi, mentor d'Omar el-Béchir lors du coup d'Etat militaire qui l'a porté au pouvoir en 1989 mais devenu l'un de ses adversaires les plus virulents après avoir été écarté 10 ans plus tard, le PCP est l'un des principaux partenaires de la charte d'opposition signée mercredi. Cette charte appelle à une intensification du mouvement de contestation contre M. Béchir et sa politique d'austérité avec l'objectif d'obtenir la fin du système de parti unique.

    La contestation, lancée à la mi-juin par des étudiants protestant contre la hausse des prix alimentaires, se manifeste par une multiplication de petits rassemblements violemment dispersés par la police, mais la mobilisation reste loin de celle des mouvements du Printemps arabe.

    La répression est cependant sévère, avec des milliers d'arrestations selon des militants, qui visent particulièrement les opposants et les journalistes. L'Union européenne et le Canada ont exprimé leur inquiétude face à ces mesures.

    "Il n'y a aucun espoir de réforme constitutionnelle. Avec le vent du Printemps arabe, la contestation populaire semble la voie la plus sure pour ramener la démocratie et la paix au Soudan", a insisté M. Rahma, même si les militants pro-démocratie ont fustigé ces dernières semaines le manque de mobilisation de l'opposition politique.

    Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Soudan: arrestation d'un haut responsable de l'opposition | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique{jcomments on}

     

  • L'opposition tchadienne en lutte contre la dictature de N'djamena, reste plus que jamais inébranlable. Il est indéniable que le complot ourdi contre la résistance Tchadienne par le duo Deby Albechir a eut un effet très négatif sur la suite de la résistance Tchadienne contre la gouvernance dévastatrice, menée par la dictature dans notre Pays.

    Si le pouvoir moribond de Ndjamena croit avoir eu raison de la résistance par cette complicité, ridicule et le soutien politique mafieux du gouvernement Sarkozy, désormais aux oubliettes, il doit réviser son plan macabre en baisse.

    La résistance est plus vivante et plus forte qu'hier.

    La mise en place de CNUR, qui se chargera de préparer un congrès de l'unité de la résistance dans un bref délai, est un signale évidant de la vitalité de l'opposition et de son désir de profiter, de son expérience passée afin de mener une lutte, à la hauteur du défi que rencontre chaque jour notre peuple.

    Le comité national se compose des résistants suivants :

    Aboulanwar Mahamat Djarma Président :

    Membres :

    Mahamat Hassane Boulmaye

    Abdoulaziz Dahab

    Makaila Nguebla

    Mahamat Ali Kalyane

    Ahmat Yacoub Adam

    Danibe Zesta

    Mahamat Hissene

    Ali Moussa Issa Djiddi

    Mahamat Oumar

    Raoul Herman NGARADJE

    Mahamat Cherif Djako

    Ahmat Abakar

    Ousmane Abderahim

    Hidjazi Haroune

    Ali Mahmoud

    Fait le Lundi 2 juillet 2012

    Le Comité National pour l'Unité de la Résistance

     

  • bongo_hollande"Je romprai avec la 'Françafrique'", promettait le candidat François Hollande dans l'engagement 58 de son programme présidentiel. Cet engagement d'en finir avec les réseaux de diplomatie parallèle entre la France et ses anciennes colonies, et la main-mise présidentielle sur les dossiers africains, d'autres présidents l'ont pris avant lui. En 1981, François Mitterrand chargeait Jean-Pierre Cot, ministre délégué de la Coopération et du Développement, de prendre ses distances avec la Françafrique. Il le remercie un an plus tard, et termine son mandat avec son fils, Jean-Christophe Mitterrand, à la tête de la cellule Afrique de l'Elysée. "Papa m'a dit", comme le surnommaient les chefs d'Etat africains, sera condamné à deux ans de prison avec sursis en 2009, dans l'affaire de l'Angolagate pour recel d'abus de biens sociaux.

    Alors que François Hollande reçoit vendredi 6 juillet le Sénégalais Macky Sall, après le Guinéen Alpha Condé lundi et le Gabonais Ali Bongo jeudi, FTVi se penche sur les premiers pas africains du nouveau président français.

    La fin de la cellule africaine de l'Elysée et du ministère "Afrique"

    La réorganisation des institutions françaises en charge du continent est le premier acte tangible de la politique africaine de François Hollande. Contrairement à leurs prédécesseurs, les conseillers Afrique de l'Elysée, Hélène Le Gal et Thomas Mélonio, ne dépendent plus directement du président, mais sont placés sous la tutelle de son conseiller diplomatique, Paul Jean-Ortiz.

    Au Quai d'Orsay, le ministère délégué à la Coopération devient le ministère délégué au Développement et son décret d'attribution ne comporte plus le mot "Afrique". "Cela veut dire que, petit à petit, on se défait de ce système franco-africain, qui a une histoire lourde, analyse Jean-Pierre Dozon, anthropologue spécialiste des relations franco-africaines à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS). Le ministère de la Coopération était l'héritier du ministère de la France d'Outre-mer, lui-même héritier du ministère des Colonies."

    Un personnel renouvelé

    Cette divorce institutionnel se retrouve dans le choix des collaborateurs du président. "Les personnes nommées à l'Elysée et au ministère du Développement ont très nettement une position de rupture avec ce qui pouvait rester de la Françafrique", observe Philippe Hugon, chargé de l'Afrique à l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris). A l'inverse, "les hommes des grands réseaux africains comme Jack Lang ou Roland Dumas ne sont pas sur le devant de la scène actuellement", ajoute-t-il.bony_yayi_hollade

    Secrétaire national de l'UMP en charge de l'Afrique subsaharienne, le sénateur Jacques Legendre observe d'un œil bienveillant cette réorganisation. "J’ai toujours pensé que l’Afrique devait être gérée en liaison étroite avec les affaires étrangères", rappelle-t-il. Mais il attend de voir si le dispositif résiste à l'usage. "Les chefs d'Etat africains vont sans doute souhaiter avoir des contacts directs", glisse-t-il. Jean-Pierre Dozon partage cet avis: "Il y aura encore des relations particulières tout simplement parce qu'un certain nombre de chefs d'Etat sont demandeurs".

    Un homme qui connaît peu l'Afrique

    François Hollande lui même n'entretient pas de liens particuliers avec le continent, au contraire de Valéry Giscard d'Estaing, François Mitterrand ou Jacques Chirac. "François Hollande n'a jamais fait danser les masques africains, il n'a pas de relations personnelles avec les chefs d'Etat", résume Antoine Glaser, écrivain et ancien rédacteur en chef de la Lettre du Continent. Son expérience du continent se limite à l'Algérie, et à un stage en Somalie à l'époque où il étudiait à l'ENA, rappelle Jeune Afrique.

    "Cela peut être une qualité, il a un regard neuf, dépourvu de toute charge émotive", avance Pouria Amirshahi, député de la 9e circonscription des Français de l'étranger et secrétaire national du Parti socialiste à la coopération, à la francophonie et aux droits de l'homme.

    De fait, si certains membres du Parti socialiste ont tardé à condamner leur camarade de l'Internationale socialiste Laurent Gbagbo, François Hollande a rapidement pris ses distances avec l'ex-président ivoirien, soupçonné de crimes contre l'humanité par la Cour pénale internationale lors de la crise en Côte d'Ivoire (2002-2011).

    Jacques Legendre ne reproche pas au nouveau président son manque d'expérience sur le continent, à condition que cela ne se double pas d'un manque d'intérêt. "Il faut qu'il ait un vrai intérêt pour l'Afrique, parce qu'il y a des dossiers très lourds", prévient-il, en citant l'exemple de la crise malienne.

    La Françafrique, une époque révolue

    Les relations franco-africaines n'ont pas attendu François Hollande ou même Nicolas Sarkozy pour évoluer. "Si ces relations changent, c'est moins le fait d'une volonté politique qu'une question d'histoire, estime Antoine Glaser. L'Afrique se mondialise et la France a perdu de l'influence sur un continent où elle se pensait chez elle." Dans les anti-chambres des chefs d'Etat africains, les Français doivent désormer composer avec les Chinois, les Russes ou les Américains.

    "La France est un partenaire parmi d'autres, les relations des pays africains sont très diversifiées", abonde Philippe Hugon. Le chercheur de l'Iris explique également cette évolution par une question de générations. Ali Bongo est ainsi beaucoup moins francophile que ne l'était son père, Omar Bongo, connu pour avoir soutenu financièrement la carrière de certains hommes politiques français.

    De la même manière, la France associe de plus en plus l'Union européenne à sa diplomatie africaine. "La France n'a plus les moyens d'une politique bilatérale, juge Antoine Glaser. Il y a déjà des communiqués du Quai d'Orsay qui reprennent carrément le communiqué de la délégation européenne."

    L'affaire des biens mal-acquis, qui met en cause depuis 2007 différents chefs d'Etat africains et leurs propriétés achetées en France avec l'argent public, est un autre exemple de ce changement d'époque. "La page a été tournée. On a bien vu que l'exécutif n'avait pas la main sur le judiciaire, et l'affaire s'est poursuivie", constate Antoine Glaser.

    La realpolitik va l'emporter

    Si les relations vont peu à peu se normaliser sur le plan institutionnel, la politique africaine de François Hollande ne devrait guère différer de celles menées par ses prédécesseurs, comme l'illustre la réception d'Ali Bongo, dont François Hollande avait pourtant critiqué l'élection. "S'il s'agit de réaffirmer les nouveaux principes politiques de la diplomatie française, c'est bien que ce soit dit à Bongo", relativise Pouria Amirshahi. Mais, "si nous n'avons pas le compte-rendu, ce n'est pas bon signe", ajoute-t-il.

    "Il va falloir qu'il jongle entre la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen et les intérêts militaires et financiers de la France, ce n'est pas gagné", prédit Antoine Glaser. "Ce qui va l'emporter comme toujours, c'est la realpolitik, acquiesce Philippe Hugon. Le chercheur n'imagine pas François Hollande se passer de diplomatie parallèle pour traiter la question des otages français du Sahel.

    • Prendre en compte les intérêts français

    François Hollande devrait aussi composer avec les intérêts de la France sur le continent. "Il y aura obligatoirement une intervention politique pour défendre les intérêts économiques des firmes françaises, sur le pétrole ou l'uranium", ajoute Philippe Hugon, qui précise cependant que ces enjeux sont moins importants qu'à l'époque d'Elf. "Il ne va pas pouvoir ne pas tenir compte de la présence militaire française au Gabon et à Dijbouti", juge Antoine Glaser. Ces intérêts économiques et militaires sont autant de moyens de pression sur François Hollande dans les mains des chefs d'Etat du continent, qui peuvent désormais faire jouer la concurrence.

    Le président de la République aura donc fort à faire s'il veut mettre en place une nouvelle relation avec le continent africain. "Une politique, cela se juge à la pratique, pas sur les déclarations d'intentions", rappelle Jacques Legendre. "On voit bien qu'il veut marquer une différence, mais elle est symbolique, résume Jean-Pierre Bozon. Il y aura aussi de la continuité, il ne faut pas se leurrer."

    Thomas Baïetto

    Sources

  • ennedi1Ce chercheur nomade est considéré comme l'un des plus grands naturalistes du XXe siècle. Il fut surtout un homme des déserts. Dans le nord du Tibesti, grand massif tchadien, il fit, à 93 ans, l'un de ses derniers grands voyages. Nous sommes retournés sur ses traces.
    Le vent charrie une poudre de sable orange, nuée rasante qui file en ondoyant. Le désert s'étire, infini, silencieux, jusqu'à rejoindre l'azur. Partis de Faya-Largeau, quelques voyageurs traversent en 4 x 4 l'immensité minérale, cap au nord.
    Le massif de l'Ennedi est l'un des plus beaux déserts du monde. Erodés par le vent, les rochers se dressent comme autant de gardiens aux formes spectaculaires. Une nature intacte où vagabondent les idées et se ressource l'âme.Crédits photo : STANISLAS FAUTRE/Le Figaro Magazine
    Maurice Freund est l'un d'eux. Ouvreur de voies et fondateur de l'agence de tourisme Point-Afrique, investie de longue date dans le développement du continent noir, c'est à son initiative que, pour la première fois cette année, après quarante ans de guerres, trois avions civils se sont posés sur la petite piste de Faya, ville-oasis et porte d'entrée vers le nord du Tchad. En sont descendus une poignée d'initiés aventureux, appelés par les promesses du Tibesti et de l'Ennedi, deux massifs montagneux dont on dit qu'ils constituent le plus beau des déserts sahariens.
    La source de la Guelta d'Archeï, logée au creux des falaises, accueille chaque matin dès l'aube, dans un paysage inchangé depuis des millénaires, les dromadaires des caravanes acheminant les dattes et le sel vers les grandes villes et leurs marchés.Crédits photo : STANISLAS FAUTRE/Le Figaro Magazine
    Un espace indemne, protéiforme et multicolore, tour à tour vêtu de sables rose, orange ou blanc, ponctué d'imposants monolithes de grès sculptés par les millénaires venteux, gardiens à tête de serpent ou à dos d'iguane.Rares sont les étrangers qui ont foulé ces étendues. Théodore Monod fut parmi les premiers. Reconnu comme l'un des plus grands naturalistes du XXe siècle, Monod mit sa connaissance encyclopédique au service de l'inventaire de la planète en général, et du Sahara en particulier. A deux reprises il se rendit ici. En 1940 d'abord. C'est alors le début de la Seconde Guerre mondiale. Affecté à l'oasis d'Aozou, le caporal Monod officie comme agent de renseignements. Sa mission consiste à surveiller la frontière libyenne, sous contrôle de l'ennemi italien. Il l'accomplit, l'herbier en bandoulière, et collecte des échantillons au cours de ses missions de reconnaissance. Après avoir gravi le volcan Emi Koussi, plus haut sommet saharien - 3 415 m d'altitude -, il entre en Libye. A la source de Gongom, qui s'échappe d'une falaise, il trouve des fougères. Sous ces fougères vit une petite plante, qu'il prélève. Au Muséum national d'histoire naturelle, où elle est décrite en 1943, on y voit une espèce inconnue, d'un genre nouveau. Lire la suite
  • LIBREVILLE - L'ONG Reporter sans frontières (RSF) s'"inquiète" pour la liberté de la presse au Tchad, évoquant "des informations (qui) font état de menaces pesant sur plusieurs journalistes".
    "Les récentes informations qui nous parviennent nous inquiètent. S'il était confirmé que des officiels tchadiens n'hésitent pas, aujourd'hui à N'Djaména, à menacer des journalistes ou à adopter contre eux des sanctions visant à leur rendre la vie impossible, l'image du Tchad en serait profondément affectée", affirme l'ONG dans un communiqué.
    Parmi les journalistes concernés, Eric Topona, Eloi Miandadji, Déli Sainzoumi Nestor ont notamment accusé le ministre tchadien des Affaires foncières et du domaine Jean-Bernard Padaré, principal actionnaire du journal La voix dont ils sont des ancien employés, de les menacer "directement".
    D'après le communiqué, M. Padaré "a répliqué qu'il n'avait +rien à voir avec ces soi-disant menaces+, qu'il était +très attaché à la liberté+ et que jamais il ne serait responsable d'intimidations contre des hommes de médias ou de violations de la liberté de la presse".
    "La liberté de la presse est un acquis dans notre pays. Nous ne la remettrons pas en cause. Chez nous, aucun journaliste n'est en prison et la liberté de ton est très forte. Le gouvernement est violemment attaqué dans la presse, mais c'est normal qu'il y ait des critiques. Je n'y vois pas d'inconvénient", a pour sa part déclaré à RSF le ministre tchadien de l'Information et de la Communication et porte-parole du gouvernement, Hassan Sylla Bakari.
    "Ni Eric Topona ni aucun journaliste ne sont dans la ligne de mire du gouvernement", a-t-il ajouté, selon le document.

  • Nouvelle rubrique sur S&O.net ! Nous allons régulièrement interroger des supporters lensois exilés ou étrangers. Aujourd'hui, Saleh, vivant au Tchad, nous répond.

    Peux-tu te présenter ?

    Je m'appelle Saleh Sakine, né le 13 janvier 1984 à Abéché au Tchad. Je suis licencié en droit public.

    Comment t'es venu la passion pour le RC Lens ?

    Cette passion pour les Sang et Or m'est parvenu droit au coeur lorsque le RC Lens était sacré Champion de france en 1998 et l'Equipe de france championne du monde. A cet époque là, j'étais encore jeune mais le tout premier fan de l'Equipe de France et le RC Lens. J'ai envie de voir Lens de retour en L1 pour la saison 2013-2014.

    Beaucoup de joueurs africains ont joués à Lens, lesquels t'on le plus marqués ?

    Ils sont beaucoup, pas qu'africains d'ailleurs, entres autres : Daniel Moreira, John Utaka, Antoine Sibierski, Jocelyn Blanchard, Guillaume Warmuz, El-Hadji Diouf, Seydou Keita, Issam Jemaa ou Yohan Demont.

    Quel est le niveau du football Tchadien ? Des joueurs tchadiens jouent-ils en Europe ?

    Le niveau est bas. Hissein jouait à Istres avec qui il fut champion de france en L2 06-07. Il y a un tchadien qui joue en Serbie aussi mais il me manque son nom.

    Parle-nous de ton pays, qui est plutôt méconnu par chez nous

    Le Tchad est un pays d'Afrique Centrale, sa capitale estN'Djaména,sa superficie est de 1.284.000km2. J'aime mon pays comme j'aime ma famille, mes ami(e)s et les Sang et Or.

    Sources

  • Semaine à forte tonalité africaine pour François Hollande. En l'espace de cinq jours, pas moins de trois chefs d'Etat vont défiler dans son bureau : le Guinéen Alpha Condé, le Gabonais Ali Bongo et le Sénégalais Macky Sall. Dans les semaines qui ont précédé, trois autres visiteurs de marque ont déjà été reçus : le roi Mohammed VI du Maroc, le Béninois Boni Yayi, président en titre de l'Union africain (UA), et le Nigérien Mahamadou Issoufou.

    Tous — à l'exception de ce dernier et de Condé, qui fréquentaient Hollande au sein de l'Internationale socialiste — viennent découvrir un homme qu'ils connaissent peu, ou pas du tout, et s'enquérir de sa politique en direction de l'Afrique. A l'Elysée, on la résume en un mot : « normalité ».

    Changement de méthodes

    « Nous n'avons pas vocation à gérer seuls les dossiers africains, le ministère des Affaires étrangères est là pour ça. », indique-t-on à l'élysée. Placés sous l'autorité du conseiller diplomatique Paul Jean-Ortiz, les deux conseillers Afrique , Hélène Le Gal et Thomas Mélonio alertent néanmoins le président dès qu'ils le jugent nécessaires. Mais les dossiers africains ne seront pas traités différemment de ceux des autres continents. Pour marquer la césure avec la période où Claude Guéant était à l'Elysée, le nouveau secrétaire général, Pierre-René Lemas, ne devrait pas effectuer des missions à l'étranger à la place des ministres. La « cellule Afrique » de l'Elysée, qui connut ses plus belles heures sous les septennats de François Mitterrand et de Jacques Chirac, a donc été officiellement « désarmée » au profit du Quai d'Orsay. Même si Le Gal et Mélonio occupent ses bureaux historiques au 2, rue de l'Elysée.

    Fabius et Canfin aux commandes

    .Il incombe désormais au ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, et à son ministre délégué au Développement (nouvelle appellation de la Coopération), l'écologiste Pascal Canfin, de faire passer dans la réalité les principes énoncés par François Hollande : bonne gouvernance des partenaires africains — « pas d'ingérence mais une exigence » —, pacte de croissance, stabilité. Les intermédiaires, chers à la Françafrique, n'ont officiellement plus de raison d'être. « Il peut y avoir encore de mauvaises habitudes, notamment de régimes autoritaires, reconnaît Denis Pietton, le directeur de cabinet du Quai d'Orsay, mais cette période est clairement révolue. » Adossé à la Direction générale de la mondialisation et à l'Agence française de développement, Pascal Canfin entend bien mener en direction de l'Afrique, « continent émergent de demain », une politique de développement « pleinement justifiée par les chiffres », tout en menant une bataille contre les paradis fiscaux où sont détournées d'énormes masses financières destinées à l'Afrique.

    L'a priori favorable des Africains

    Les responsables politiques africains observent pour l'instant avec satisfaction les nouvelles dispositions affichées par Paris. Tout en faisant poliment remarquer que la France n'est plus en position de force. « Cette nouvelle vision de la coopération ne doit pas être seulement politique. Les relations économiques de la France ont beaucoup reculé », avertit Ibrahima Sall, le ministre de l'Education du Sénégal. « On veut une politique gagnant-gagnant », renchérit le président guinéen, Alpha Condé. Tout en observant que « François Hollande a les mains libres car lui n'a jamais touché d'argent de l'Afrique ».

    Sources