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  • A en croire les médias français, le sommet qui s'est tenu à Paris, n'est rien autre qu'un sommet pour la sécurité de l'Afrique et en particulier pour le Nigeria. Mais en réalité si on analyse bien, on s'aperçoit que la plupart des dirigeants invités sont au pouvoir grâce au soutien de la France à leur régime. Ces dictateurs à l'image de Mr IDRISS DEBY, ont en commun l'allégeance à leur chef Mr François HOLLANDE, président de la France-afrique. Donc, des dictateurs cyniques à la botte de la France. Rien de surprenant sur ce sommet France-Afrique. A l'heure où les peuples africains meurent de faim, la France comme à son habitude préfère protéger ses intérêts particuliers ( c'est-à-dire l'uranium du Niger, le pétrole du Tchad ...). En effet, la France redoute que Boko haram élargit sa base sur les pays voisins comme le Tchad et le Cameroun. Du cout, elle préfère anticiper pour mobiliser ses valets africains qui sacrifient leurs soldats pour elle et ainsi sécuriser les différents pays frontaliers du Nigeria, l'occurrence le Tchad et le Cameroun. Voila une fois encore, la manigance de la France-Afrique qui dirige notre pays par procuration à travers ses valets, entretenus et soutenus à bout de bras grâce à une dette accordée chaque année appelé « l'aide au développement ». Malgré, le pétrole exploité depuis 2003, notre pays se voit aujourd'hui son économie dévastée par la corruption. On constate que non seulement la disparition des revenus du pétrole, qui a servi à satisfaire DEBY, son clan et ses sbires. Mais les différentes recettes publiques n'ont pas servi à investir respectivement dans le domaine que sont : la santé, l'éducation et l'infrastructure mais ont servi justement à enrichir DEBY son clan. Des lors, ces mafias possédés par une vision à court terme ou absence de vision tout court, se sont décidés pour le compromis de l'argent facile et l'enrichissement personnel au détriment de l'intérêt national. On doit se poser la question légitime suivante : avons-nous le droit de regard sur la gestion de la chose publique de notre pays? Sommes-nous véritablement libre de se poser légitimement cette question comme tout citoyen d'un pays quelconque? La réponse est que nous ne sommes pas libre dans notre pays. Poser ce genre de question pourrait vous coûter la vie. Mais est-ce raison de se taire? La réponse est non. Car si nous ne la posions pas parce que par fatalisme ou par crainte d'être la cible du tyran DEBY, on se tait sourd et muet. Alors, on se tait au plus profond de nous même et comme nos compatriotes tchadiens aiment le dire « on n'a pas les moyens de lutter ».
    Aujourd'hui, nous payons ce silence complice et passif. Et le peuple tchadien tout entier est entrain de payer le prix de cette absence de courage pour se libérer de lui-même de cette tyrannie. Nous devons nous ressaisir pour ne pas être durablement affectée par la peur. Pour cela, il nous faut penser à comment lutter et avec quels moyens pour se débarrasser de ce régime aux bottes du néocolonialisme français. Donc, il faut se débarrasser du clivage clanique. Se battre pour une citoyenneté commune mais également il nous faut renforcer le sentiment national. Ainsi donc, il faut rompre avec le discours colonial de la France ( appliqué à la lettre par M. DEBY ) qui réduit notre pays a des identités ethniques rivales et à un Etat unitaire fantoche. Alors, nous ne pouvons pas se taire et rester passif face à la tyrannie. Posons toutes les questions comme par exemple: pourrions-nous vivre mieux dans un système fédéral respectueux de toutes les identités ? La réponse est sans hésitation oui. Car dans un pays avec plus de cents ethnies différentes et une multitude des langues, nous pourrons mieux vivre et uni que dans un système fédéral. C'est-à-dire un Etat fédéral où chaque région peut aspirer à son développement. Car notre Etat unitaire actuel issu du système colonial est un Etat unitaire imparfait. C'est-à-dire les structures de l'Etat sont néant. Un Etat où chaque dictateur manie la constitution et les lois pour s'éterniser au pouvoir.


    MAHAMAT SALEH HILLI

  •  

    A chaque passage du despote de N'djamena, et à la marge du mouvement de soutein aux filles nigeriane enlevées par les obscurantistes, les tchadiens se mobilisent pour dire non au renoncement, non à la dictature d'Idriss Deby, oui Deby est un tyran, oui Deby est infréquentable, oui Deby a assassiné des paisibles citoyens.

    Mobilisation citoyen des patriotes de la diaspora tchadienne de France samedi 17 mai 2014 au parvis des droits de l' Homme au Trocadéro à Paris. Pour dénoncer la présence du dictateur tchadien Idriss Deby au sommet de l' Elysée sur la sécurité et la lutte contre la secte terroriste Boko Haram. Et condamné en même temps l' enlèvement des 233 jeunes filles par Boko. Cette mobilisation à vu la présence de nos amis de l' opposition Djiboutienne et de la société civile centrafricaine.

    Ensemble nous avons scandé non au terrorisme sous toute ses formes et non aux dictateurs africains.

    la lutte continue.

     

    Le comité d'organisation


     

    Quelques photos de l'évènement

     

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  • Manifestation le 17 mai 2014 de 14h à 18 h place de Trocadéro.


    Contre la barbarie de la secte Boko Haram et contre l'arrivée du sanguinaire tchadien Idriss Deby.

    Nous patriotes de la diaspora tchadienne de France :

    * Ensemble , dénonçons :

    - Le terrorisme sous toutes ses formes ,
    - Les disparitions des opposants au régime de N'Djamena,
    - La confiscation du pouvoir au Tchad ,
    - La complaisance et la complicité de la France avec le tyran Deby,

    * Ensemble , condamnons :

    - L'enlèvement des lycéennes au Nigeria par le Boko Haram ,
    - Les fermetures des frontières qui ont des conséquences graves sur la population civile ,
    - Les actes des violences sur la population civile ,
    - Le silence complice des autorités françaises avec le sanguinaire Deby,

    * Nous lançons un appel pressant à l'endroit de nos compatriotes vivant en France de se joindre à nous massivement pour qu'ensemble nous scandons : Jamais , jamais notre sécurité entre les mains du dictateur Deby, dégage dégage dégage .

     

    Fait à Paris le 15 mai 2014.

    Les patriotes de la diaspora tchadienne de France .

    contact: patriotestchadiens@gmail.com

     

     

     

     

     

  • Compte rendu de la tournée en Allemagne.

    Comme nous l'avions mentionné dans notre précédent communiqué , la délégation des patriotes de la diaspora tchadienne de France s'est rendue en Allemagne précisément dans la ville de Berlin. En vu de rencontrer et approcher nos frères et sœurs vivant dans ce pays .

    Un accueil chaleureux nous a été réservé par nos compatriotes . Et ensemble nous avons débattu de ce phonème nouveau qui mine la sécurité de nos compatriotes vivant à l'extérieur de la terre patrie . Le danger et les actes xénophobes qui touchent ces tchadiens de l'étranger : de la Centrafrique , la Libye , le Soudan , au Nigeria , bref partout où vivent nos compatriotes leur sécurité est menacée ; ceci sont les conséquences directs de la politique irréfléchie et opportuniste de Mr Deby , 24 ans au pouvoir sans partage , sans limitation de mandat , absence de démocratie et où sévit une dictature implacable .

    Un débat franc est plein d' émotion a été engagé entre la délégation et nos hôtes , nous nous sommes convenus d'unir nos forces pour faire partir ce régime qui ruine la cohésion sociale et l'unité nationale et nous œuvrerons pour l'unité de tous les fils du Tchad qui est gage d'une paix durable et définitive .

    Prochaine étape l'Italie .

     

     

     

    Fait à Paris le 13 mai 2014.

    Les patriotes de la diaspora tchadienne de France ( PDTF ).

    contact: patriotestchadiens@gmail.com

     

     

    Quelques imges de la visite

  • Souleyman Hamat fait parler de lui une fois encore. Cette fois-ci, il fut démasqué, alors qu'il ourdissait un plan diabolique pour éliminer physiquement Mahamat Garfa et Mahamat Nour Abdelkerim. Pour mener son projet, il paie le service de deux personnes chargées d'accomplir la sale besogne. Aussi, après s'être fait payer, un des deux complices, celui qui devait éliminer M. Garfa, l'informe t-il de la manœuvre en cours contre eux, faisant échouer du coup le projet.
    La question que l'on se pose naturellement est : pourquoi vouloir éliminer ces deux personnes ? Il semble qu'elles lui feraient ombrage dans son ambition (un peu démesurée !) de s'imposer dans la région. Il faut rappeler que Souleyman Hamat exerçait le rôle de maire de la ville de Guéreda mais suite aux multiples contestations de la population, il a été demis de ses fonctions. Il réintègre son poste après l'intervention du gouverneur de la région avec lequel il possède des liens de parenté, il est aussi, chef de canton autoproclamé et représentant MPS de la ville. Le gouverneur, en la personne de Mahamat Deliyo, considère la population Tama comme rebelle et la traite comme telle, M. Hamat lui servant de supplétif.

     

    Ahya Amine
    Email : ahyaamine@yahoo.fr

  • Dans les soucis d'approcher nos compatriotes et chercher ensemble la voie unitaire , les patriotes de la diaspora tchadienne de France se déplacent du 9 au 11 mai 2014 en Allemagne pour rencontrer les compatriotes vivant dans ce pays .

    Nous informons tous les compatriotes vivant en Allemagne de venir à cette rencontre hautement patriotique ou seront discutés la stratégie commune de lutte contre le pouvoir sans partage des Itno.

     

    Fait à Paris le 07 mai 2014.
    Les patriotes de la diaspora
    Le comité d' organisation

  • L'économie chinoise a connu une croissance de 7,4% au cours du 1er trimestre 2014, sa plus lente en 18 mois. En rupture avec son paradigme décennaire de croissance axée sur les exportations et dépenses en infrastructure, devenu obsolète à la fin du mandat de Hu Jintao, la Chine a instauré en Novembre 2013 un ensemble de réformes dans plusieurs domaines dont la propriété intellectuelle, la responsabilité sociétale et la lutte contre la corruption. Un passage au Développement Durable aussi historique pour l'Empire du Milieu que son entrée dans l'OMC en 2001, et marqué par une annonce qui suscite surprise et polémique: d'après l'International Comparison Program de la Banque Mondiale, la Chine devrait devenir la 1ère nation en Parité de Pouvoir d'Achat devant les Etats-Unis cette année[1].
    Cette nouvelle orientation voulue par Xi JinPing vise à « digérer » les effets de la politique de relance du gouvernement précédent, dans ce contexte de maturation de l'économie chinoise. Depuis 2004, Pékin refusait de freiner sa croissance monétaire en dépit des pressions inflationnistes étrangères et d'un début de pénurie de main-d'œuvre manufacturière. Ce contrôle prévisible du Renminbi face au Dollar attirait les fonds spéculatifs étrangers dans un transfert de capitaux d'Ouest en Est, motivé au moins à l'origine par la compétitivité des travailleurs chinois aussi productifs mais 8 à 10 fois moins onéreux que leurs homologues occidentaux[2]. La conséquence en est aujourd'hui une redistribution inégale des ressources en Chine, « caillotée[3] » sur certains secteurs privilégiés et encore exacerbée par des taux d'intérêt réels négatifs depuis 2009.
    Car l'après-crise a vu le ratio crédit/PIB chinois bondir à 200%. Le taux d'intérêt réel[4], qui devrait être égal à la productivité totale des facteurs, oscille entre 4 et 5%[5] d'après les chiffres officiels. Pourtant, d'après d'autres estimations[6], il pourrait être négatif, jusqu'à - 5%. De sorte qu'investir de l'argent emprunté équivaut déjà à en gagner...dès lors qu'on a accès au crédit, cas de certains privilégiés au détriment des épargnants, beaucoup plus nombreux. C'est la principale raison pour laquelle la consommation des ménages chinois n'est encore que d'un tiers du PIB au lieu des 50 % que l'on devrait constater dans une telle économie : les blocages du passé. Les entreprises publiques ont été les pivots de ce déséquilibre durant la dernière décennie, utilisant leur prépondérance pour redistribuer les fonds de façon tentaculaire à travers le pays, comme dans toute économie héritée du communisme.
    Mais l'économie de marché a graduellement pris ses droits et l'inflation est devenue la variable d'ajustement. La rentabilité des actifs s'est détériorée au fur et à mesure que l'Occident a réduit ses investissements[7]. Ce choix de maintenir une croissance forte malgré un secteur public devenu inefficient dans son rôle d'allocation a suscité la politique de relance de Hu JinTao, qui a maintenu les choses en l'état. Avec deux abcès aujourd'hui : la bulle immobilière, qui a concentré le recyclage des capitaux reçus, et la dette publique locale, qui a alimenté cette inertie inflationniste. Conscient de l'obsolescence de ce modèle, Xi JinPing a dû attendre son mandat pour faire face à cette situation. Car c'est à une forme de corruption qu'il s'attaque: les caciques bénéficiaires d'un modèle économique dépassé rechignent à adopter des méthodes plus rationnelles et transparentes. A moins de faire les choses à grande échelle, par le biais d'une campagne de conscientisation majeure.
    Car aujourd'hui la Chine n'est plus un émergent. Et Pékin doit assumer son entrée dans le Développement Durable[8] en prenant le risque de la refonte. Cette « crise d'adolescence » va être courte, voire rétroactive: le pays est déjà prêt. Jusqu'ici la politique court-termiste de croissance à tout prix[9] avait pour justification la nécessité de créer 10 millions d'emplois par an[10], de peur que le chômage soit source d''instabilité sociale. Mais avec sa pénurie de main-d'œuvre manufacturière et sa surabondance de « cols blancs », la structure de la population active s'est déjà préparée à absorber les retombées d'un dégonflement de sa bulle de crédit. Une « économie de refroidissement » qui va alléger la pression sur le marché du travail. Et redonner à ses exportateurs l'avantage comparatif qu'ils perdaient progressivement du fait de cette inflation compensatrice du Yuan.
    Car à terme, les prix vont baisser. Le pouvoir d'achat des ménages va augmenter et, tant que l'indice des prix lui reste aligné, la part de leur consommation dans l'économie va suivre. Par exemple, on évoque souvent en ce moment l'impact négatif sur le secteur du luxe, car les achats des entreprises (repas d'affaires, cadeaux à la clientèle... : environ un dixième du PIB), y sont à présent règlementés. Mais ces achats glissent en réalité vers les classes moyennes, encore bridées : [11] elles boudent les marques étrangères trop élitistes au profit des enseignes de luxe chinoises, plus abordables à la majorité. Selon la presse officielle[12], cette nouvelle consommation privée de produits de luxe chinois « représente une expérience calme et réfléchie », dans un contexte de 'china pride', où les villes de second rang représentent un débouché porteur. Une prise de conscience symbolisée par la Première Dame Peng LiYuan, qui en fait la promotion locale et à l'étranger[13].
    Même si la Chine réfute les conclusions de la Banque Mondiale, elle est de toute façon à l'aube d'une nouvelle phase de son Histoire. Elle passe d'une vision quantitative à qualitative de sa croissance. Sa volonté de combattre la spéculation et la corruption en sont à la fois le moteur et la garantie. Son nouveau maitre mot est la « récompense »: des efforts passés, et des gains de productivité à venir. Bienvenue dans le Développement Durable à la chinoise.
    Philippe du Fresnay est un économiste formé à l'Insead, Harvard, et l'Université de Finance et d'Economie de Shanghai. Ancien expatrié en Chine et à Taiwan, il est co-fondateur du Club d'Intelligence Economique de l'Insead.

    Philippe du Fresnay


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    1. Bien que ces chiffres cités par l'Economiste et le Financial Times soient remis en cause par Pékin
    2. Le coût du travail en Chine reste 1/6ème de la moyenne OCDE
    3. Dans l'analogie de l'Economie Globulaire, si on compare les mouvements de capitaux mondiaux au sang en circulation entre les organes vitaux, les bulles d'actifs localisées correspondent à des caillots dus à la coagulation d'un sang mal redistribué dans le corps
    4. Taux d'intérêt débiteur ajusté en fonction de l'inflation telle que mesurée par le déflateur du PIB d'après la Banque Mondiale
    5. 4,1% sur la période 2009-2013 d'après la Banque Mondiale, 6% d'après la Banque Centrale Chinoise en 2012 auquel il faut retirer 2% d'inflation
    6. "On peut s'attendre à voir l'inflation dépasser le plafond officiel des 3,5% sur certains mois de 2014", a souligné Zhang Zhiwei, analyste de Nomura
    7. Les investissements directs américains non-financiers ont encore baissé de 1,9% en glissement annuel à 1,04 milliards de Dollars d'après le Secrétariat d'Etat au Commerce américain.
    8. Le coefficient de Gini (degré de concentration dans la distribution des revenus d'un pays-Corrado Gini, 1912) en Chine a bondi de 0291 en 1981 à 0474 en 2012, similaire aux États-Unis (0,475 en 2011)
    9. En octobre, Li Keqiang avait estimé que la croissance doit être maintenue à au moins 7,2%, pour garantir une stabilité de l'emploi. Pékin ne laissera pas fléchir la croissance en dessous de ce plancher.
    10. « La Chine doit créer chaque année 10 millions d'emplois urbains » a répété Li Keqiang pour son unique conférence de presse annuelle en clôture des travaux de l'Assemblée nationale populaire au mois d'Avril
    11. 2% de la population chinoise est à l'origine d'un tiers des achats mondiaux d'articles de luxe
    12. Quotidien du Peuple, organe de presse officiel du Comité central du Parti communiste chinois, 2 avr. 2014
    13. L'épouse de Xi JinPing a promu des produits de luxe chinois en les offrant aux épouses des dirigeants africains en visite officielle

  • Des assaillants non identifiés ont assassiné dans le consulat du Tchad à Sebha, un ressortissant tchadien. Issa Abdelkerim Choukou, habitant Benghazi, était de passage à Sebha chez un proche travaillant au Consulat.
    Selon certaines sources, des inscriptions hostiles au régime tchadien ont été inscrites sur le mur du Consulat quelques jours avant l'assassinat. Ces inscriptions faisaient allusions au rôle qu'aurait joué Idriss Deby contre la révolution libyenne et demandant la fermeture du consulat.
    D'après notre source, pour la population libyenne, Idriss Deby aurait non seulement participé à la guerre aux cotés de Kadhafi, mais aurait détourné tous les ors que Kadhafi aurait déposé dans une banque tchadienne. Selon cette même source, lorsque les libyens ont demandé les biens transférés par Kadhafi au Tchad, Deby les a accusés d'héberger des opposants et menacés de réclamer des indemnités pour les dégâts causés par la guerre Tchad-Libye (des années 80).
    Cet assassinat intervient après l'enlèvement du chef de la milice de Sebha, Allatchi Mahdi (Libye : Enlèvement d'un chef Toubou à Tripoli), et l'annonce par les autorités libyennes de l'arrestation d'un soldat tchadien à bord d'un véhicule militaire en territoire libyen.

  • Le responsable des miliciens Toubous dans le sud libyen a été victime d'un enlèvement dans son hôtel à Tripoli d'après une source sur place.
    Allatchi Mahdi, l'un des principaux chefs Toubous, a été arrêté dans le passé (1993) par Idriss Deby avant de le livrer à Kadhafi. Il fut incarcéré dans la fameuse prison d'Abou Salim pendant 18 ans et libéré au moment de la chute de Tripoli. Considéré comme droit et intègre dans le sud libyen, il est devenu rapidement incontournable à Sebha concourant ainsi à la pacification de la région déchirée par un conflit tribal.
    Sur les ravisseurs, plusieurs versions circulent. D'après une source contactée par la Gazette, il serait victime des trafiquants qu'il traquait dans le sud libyen. En effet, Allatchi livrait une guerre sans merci aux trafiquants de tout poil qui écumaient le sud libyen. D'autres sources avancent qu'il serait enlevé par un groupe à la solde du régime de N'djamena. En effet, Idriss Deby aurait, lors de la visite d'une délégation libyenne récemment à N'djamena, accusé Allatchi de déstabiliser son régime, et demandé son arrestation à une milice rivale des Toubous.
    Hier dans la matinée, des hommes en armés ont occupés l'aéroport de Sebha exigeant sa libération au gouvernement central. Le ministère de l'intérieur libyen a réfuté toute implication dans cet enlèvement et a promis faire le nécessaire pour sa libération.

  • Le Premier ministre libyen, Ali Zaidan, en visite à Bruxelles réfute toutes les allégations concernant un projet de déstabilisation du Tchad depuis le sud de la Libye. C'est « sans fondement et ne correspondent pas à la réalité », pour lui c'était plutôt l'ancien dirigeant Mouammar Kadhafi « qui exportait le terrorisme ».
    « La nouvelle Libye ne tolère pas cela » et « n'est pas un foyer du terrorisme » a ajouté le chef de gouvernement libyen. Il a également révélé que le fils de l'ex-dirigeant libyen, Saadi Kadhafi, et d'anciens dignitaires du régime bénéficiaient du droit d'asile au Niger. « Je demande à nos amis nigériens de prendre ces faits en considération et d'extrader ces éléments pour qu'ils soient jugés en Libye », a déclaré le Premier ministre.

     Sources: AFP

  • Dans une annonce adressée à la Gazette, l'opposition et société civile tchadienne regroupées au sein du CNCD, lancent une invitation pour une conférence-débat sur le Tchad le 1er juin à Paris. Au moment où les potentats africains, surtout tchadien, surfant sur le crédit que lui a apporté son implication dans la guerre au Mali, le CNCD organise une conférence pour mettre à nu certaines dérives d'Idriss Deby et notamment la répression contre l'opposition, les syndicalistes et journalistes (voir encadré ci-joint). Il faut souligner également que les tentacules de la tyrannie tchadienne qui concourent à l'asservissement du Peuple tchadien ne sont pas constitués que des dictateurs. Hier le Sénégal sur injonction du despote tchadien expulsait un bloggeur, voilà que le Président du Niger brandit la menace terroriste contre le Tchad. Si la lutte contre ce fléau est légitime, son utilisation pour soutenir une dictature est honteuse surtout lorsqu'elle vient des pays dits "démocratiques".

    Cette conférence coïncide aussi avec le cinquantenaire de l'Union Africain, sommet à l'issu duquel la Cour Pénale Internationale a été dénoncée et une résolution demandant le jugement du Président Kenyan, Kenyatta dans son pays, a été votée (tous les pays sauf Botswana). Ce n'est plus un syndicat de chefs d'Etats, mais hélas pire, un comité où se crée des avantages et autres privilèges.

    La Rédaction

     

     

    L'annonce du CNCD

     

    (site web :  http://www.cncd-tchad.com/ )

     Conférence-débat sur le TCHAD
    (Samedi 1er juin 2013, Paris)

    THEME : Intervention militaire du Tchad au Mali. Les conséquences  politiques  internes

    Le CNCD vous convie à  la conférence qu’il organise le

    Samedi 1er Juin 2013, de 14h à 18h

    à la Maison de l’Afrique, 7 rue des Carmes 75005 Paris.

    M° Maubert-Mutualité (Ligne10),

    Sur le thème :

    Intervention militaire du Tchad au Mali. Les conséquences  politiques  internes

    Les intervenants sont des démocrates africains et français, dont la liste sera communiquée plus tard.

    PRESENTATION :

    L’initiative militaire décisive du président François Hollande en janvier dernier, a provoqué un réveil chez les dirigeants africains, qui se sont empressés d’envoyer des forces au Mali. 

    Le contingent tchadien s’est fait remarquer par l’importance de ses effectifs, la rapidité de son déploiement et l’intensité de son engagement sur le terrain.

    La rentabilisation de cette intervention en termes d'influence internationale pour le pouvoir de N'Djamena, a été largement analysée.

    Par contre l’usage politique interne de ce crédit diplomatique et médiatique pour renforcer le  régime du général Idriss Déby Itno, est peu ou pas commenté.

    Il a fallu la répression récente, visant des députés, journalistes et cyber-activistes, pour qu'un bout du voile soit levé.

    Le CNCD (Conseil National pour le Changement et la Démocratie) vous invite à partager les informations et réflexions sur cet usage interne de l’intervention militaire tchadienne au Mali, à la conférence débat, animée par des démocrates, tchadiens africains et français. A Paris. Le samedi 1er juin.

  • L'ancien Président-Poète doit se retourner dans sa tombe devant l'association de son nom à celui d'un des dirigeants africains les plus incultes que l'Histoire politique du Continent ait produite.

    Il est, décidément, des leçons qu'on n'est plus prompt à réciter qu'à mettre en application. S'exprimant à New York le 25 septembre 2012 à la 67ème session de l'Assemblée Générale des Nations Unies, le tout nouveau Président sénégalais disait « En Afrique et dans le reste du monde, le Sénégal salue et soutient l'avancée de la démocratie et des libertés fondamentales. Nous déplorons que certains, refusant l'évidence que le destin de l'homme est de vivre libre, n'offrent, en réponse aux aspirations légitimes de leur peuple, que la violence atroce contre des populations civiles innocentes.»

     

    Entre le 3 et le 18 mai, les autorités sénégalaises ont posé trois actes majeurs à l'opposé des valeurs politiques et humanitaires que le pays à toujours défendu. Et dont les conséquences et l'impact doivent être analysés et mis en perspective.

     

    Le 3 mai le Ministre Tchadien de la Justice Jean Bernard Padaré vient signer à Dakar un accord de coopération judiciaire avec le Sénégal. Avant même que l'on ne comprenne de quoi était fait cet accord, le 7 mai, aux aurores, une première et spectaculaire application s'abattait sur Makaila Nguebla, journaliste et blogueur tchadien réfugié à Dakar qui se verra signifier son expulsion vers la Guinée Conakry. Le 18 mai, fait plus surprenant, c'est l'Hebdomadaire sénégalais Nouvel Horizon qui décernait le «Sédar Spécial» au Président tchadien Idriss Déby Itno avec la bienveillance du ministre sénégalais des Affaires étrangères, Mankeur Ndiaye, qui avait à ses côtés, Abdou Latif Coulibaly, ministre de la Promotion de la Bonne gouvernance.

     

    Elu à la suite d'un processus démocratique remarquable et salué par tous les observateurs, Macky Sall, 4ème Président d'un pays crédité à juste raison d'une vigoureuse tradition de protection des droits civils et politiques, effectue là une danse politique bien périlleuse pour sa crédibilité personnelle et pour l'image du Sénégal en Afrique et dans le Monde.

     

    Qu'il soit complétement hallucinant qu'un Hebdomadaire aussi respectable et réputé que Nouvel Horizon, connu pour son engagement en faveur de la paix et de la démocratie, se fourvoie à décerner un prix à des Forces Militaires tchadiennes et à leur Président en chef félicité pour «sa décision rapide d'envoyer des troupes au Mali...pour leur efficacité et leur engagement.». Que soit ainsi promue, aux yeux du Sénégal et de l'Afrique, la violence militaire et politique, fut-elle légitime, comme valeur d'influence et de succès par un média qu'on attendait sur des principes plus critiques. Que le Tchad se fasse même représenter à cette cérémonie surréaliste à Dakar par son Ministre de la Défense qui « conduisait une délégation d'une quinzaine d'officiels et d'officiers supérieurs tchadiens, dont certains venaient directement du théâtre des opérations dans le Nord du Mali (sic) ». Et voilà qu'on ne sait plus si on est dans une farce ou dans une tragédie !

     

    Bien sûr qu'un Etat fonctionne plus souvent sur le principe de la Realpolitik que sur celui de l'angélisme déclaratoire. Il n'y a rien de honteux dans les projets commerciaux, économiques voire même diplomatiques que le Sénégal souhaiterait faire avancer auprès de son désormais si influent partenaire tchadien. Mais entendre le Porte-parole du gouvernement sénégalais, le jadis si influent et si militant Abdou Latif Coulibaly pourfendeur des dictatures et des oppressions, déclarer en réponse aux interrogations sur l'expulsion de Makaila Nguebla, que « sa présence était simplement tolérée. Mais sous certaines conditions : qu'il s'abstienne de faire un certain nombre de choses et de déclarations que le gouvernement sénégalais estime contraires à sa volonté de vivre chez nous», n'est pas seulement affligeant mais insultant pour la mémoire et l'image de la démocratie sénégalaise. D'après Abdou Latif Coulibaly, un journaliste qui exprimerait des critiques quant aux dérives de son pays sur les droits de l'homme, dénoncerait les récentes et arbitraires arrestations suite à la suspecte « tentative de putsch » qui a secoué le Tchad, manifesterait ainsi des valeurs « contraires à sa volonté de vivre chez nous ». Mr Coulibaly serait devenu amnésique en oubliant les valeurs grâce auxquelles il a pu exercer son métier, contribuer à l'Alternance sénégalaise et être gratifié d'un poste dans le gouvernement de Macky Sall.

     

    Il n'en fallait pas plus pour que résonne dans de nombreux médias et sur de nombreuses lèvres volubiles ou silencieuses le chant d'une sujétion sénégalaise au Tchad. Et à son tout puissant Président.

     

    Arrivé au pouvoir à la suite du coup d'Etat du 2 décembre 1990 contre Hissène Habré (réfugié et protégé à Dakar par respect des droits de l'homme), Idriss Déby est le nouveau seigneur de l'Afrique. Impliqué à outrance dans presque tous les conflits militaires africains en cours, assis sur une importante production pétrolière, sur une croissance exceptionnelle de 7%, défendu par une armée redoutable et formée par l'ancien Président Kadhafi dont il tente de récupérer l'aura, présenté comme incontournable par des analystes et diplomates rémunérés grassement, Idriss Déby est décidé à retrouver une respectabilité internationale. Cet activisme militaire et politique n'ayant pour but que de masquer les violations des droits de l'homme dans son pays, d'isoler son opposition et de régner sans partage sur un peuple malmené par la violence de l'Histoire.

     

    Je reconnais qu'il n'est jamais évident d'avoir affaire avec des régimes en délicatesse avec les droits de l'homme, en particulier quand ceux-ci détiennent les clefs de nombreux conflits comme le Mali et la Centrafrique, développent une stratégie diplomatique offensive reposant sur une manne pétrolière qui semble inépuisable. Mais je ne peux accepter cette sorte d'hommage que l'Hebdomadaire Nouvel Horizon adresse au Chef d'Etat tchadien et à son régime aussi suspect et ce blanc-seing que le gouvernement sénégalais adresse ainsi dans cette décision illégitime d'expulsion d'un opposant.

     

    Si la réussite électorale du Président Sall a reposé sur un pragmatisme politique salué et bien nécessaire, il reste qu'il lui faut être absolument et résolument fidèle à une tradition politique sénégalaise généreuse et exemplaire sur le plan des droits de l'homme. Si pragmatisme il doit y avoir il faut que ce soit dans l'intérêt exclusif du pays. Et je doute que l'alignement actuel sur un des dictateurs les plus controversés de l'Afrique ne serve ni les intérêts du peuple sénégalais et africain, ni les valeurs humanistes qui font la modernité politique d'aujourd'hui. Ni la mémoire de Léopold Sédar Senghor!

     

    Edito: "Sédar Spécial" à Idriss Déby, le Nouveau Seigneur du Sahel? par Karfa S. Diallo

  • L'hebdomadaire « Nouvel Horizon » vient de décerner le trophée « Homme de l'année 2012 » au FIRMA, la très chère armée du président Tchadien Idriss Deby, tandis que lui récolte le « Sédar spécial ». Selon le communiqué de l'APS, ce prix fait suite a la décision du président tchadien d'envoyer rapidement ses troupes au Mali, ce qui a permis de soutenir efficacement les troupes françaises et de stopper les groupes armées.

     

     

    Que d'honneurs pour le président tchadien, l'ancien chef de guerre aujourd'hui courtisé et fêté.

    Le Tchad qui est entré depuis 2003 dans le club très prisé des pays producteurs de pétrole, est pourtant aujourd'hui l'un des pays les plus pauvres au monde et les tchadiens croulent sous la misère. « Président a vie » depuis une révision constitutionnelle datant de 2006, Idriss Deby refuse toute évolution politique a son pays et se maintient au pouvoir grâce au soutien de la France qui l'a aidé à se faire relire pour 3 mandats.

    Pourtant il y'a juste 3 semaines, les forces de l'ordre tchadiennes sous le prétexte de déjouer un « complot » contre le régime de Idriss Deby ont abattu plusieurs personnes dans une église sans compter une quinzaine de blesses par balles. Et ce n'est pas la première fois. Combien de fois Idriss Deby a t-il été dénoncé pour violation des droits de l'homme dans son pays a travers l'arrestation arbitraire de multiples opposants sans compter les liquidations dans l'ombre qui continuent, les fraudes électorales, les multiples guerres qu'il a déclenché et qui a laissé des milliers de Tchadiens sur le carreau.

    La semaine dernière, la presse nationale s'est émue de l'expulsion du Sénégal vers la Guinée Conakry, de Makaila Nguebla, le blogueur tchadien recherché par le régime de Deby. Et selon toujours la presse, le journaliste a même failli être acheminé par les autorités Sénégalaises, carrément vers le Tchad ou il risque l'emprisonnement immédiat et même la mort.

    Ironie de l'histoire, c'est aujourd'hui cette même presse qui chante les louanges d'Idriss Deby et qui veut le présenter comme un « idole ».Quelle bévue

    Désolé « Nouvel Horizon » Idriss Deby n'est pas un modèle pour moi, et ne peut l'être pour mes enfants non plus. Je préfère chercher ailleurs pour ma progéniture. Un ailleurs ou il n'ya ni violences, ni sang, ni coup d'états et ni misère. Un ailleurs basé sur le travail et l'honnêteté, sur la recherche de la connaissance et du savoir, la justice sociale, l'équité et le partage.... En bref un ailleurs meilleur que celui que nous offrent aujourd'hui nos dirigeants africains en panne de vision.

    J'imagine qu'il fallait bien qu'on le décerne a quelqu'un ce prix. Mais quand même Idriss Deby... ce fut une sacrée surprise, plutôt une bonne douche froide. Le leader Tchadien qui cherche aujourd'hui a se positionner comme une force puissante dont il faut forcement compter dans la sous région, voit ainsi son «aura» bien relevée a travers l'attribution de ce prix.

    A la place, j'aurais largement préféré Macky Sall même si je ne suis pas un fan. Lui au moins peut se targuer d'être arrivé au pouvoir démocratiquement... Et en 2012.

    Mister Aw

    www.boytownmag.com

    Propagandarts.org

  • "la qualité officielle d'un accusé, soit comme Chef d'État ou de Gouvernement, soit comme haut fonctionnaire, ne l'exonère en aucun cas de sa responsabilité pénale au regard du présent Statut, plus qu'elle ne constitue en tant que telle un motif d'atténuation de la peine encourue". Toute dérogation à ces textes entame non seulement la crédibilité de ces chambres, mais consacre une parodie pour distraire l'opinion, voire pire, une mascarade pour régler des comptes, selon l'ANCD.

    Dans un communiqué adressé à la Gazette, l'executif de l'ANCD dénonce "les impostures et les manœuvres de diversions orchestrées par Idriss Deby pour se dérober et occulter ses propres implications dans la période concernée par procès organisé par le Sénégal"

    La veille, dans une déclaration, le ministre de la justice de Deby avait annoncé avoir lancé des mandats d'arrêt internationaux contre des personalités de l'opposition tchadienne dont Mahamat Nouri, pour comparution au procès de l'ancien Président Habré. "S'il ya quelqu'un qui aurait commis des crimes c'est bien Idriss Deby". Selon ces textes, l'actuel président tchadien est d'une telle cruauté qu'on l'a surnommé "le com chef qui ne fait pas des prisonniers", poursuit le texte. "Idriss Deby s'est particulièrement illustré par sa cruauté à la mort de son frère, Hamit Deby, en 1983 à Kalaite, en massacrant plus d'une soixantaine de prisonniers de guerre de l'ex GUNT", affirme le communiqué. "En septembre de la même année, c'est au sud du Tchad que la folie meurtrière d'Idriss Deby s'abat sur la population civile. Des enfants, des femmes et des vieillards ont été froidement calcinés dans leurs cases", poursuit le communiqué.

    L'affaire Habré est pendante devant des chambres spéciales créées auprès des juridictions sénégalaises. Elle s'est dotée d'un statut qui en son article 10 aliénas 3 préconise que "la responsabilité pénale individuelle" ne peut être absout par "la pertinence de la qualité officielle" des accusés. 

    L'ANCD rappelle que selon le statut de ces chambres, "la qualité officielle d'un accusé, soit comme Chef d'État ou de Gouvernement, soit comme haut fonctionnaire, ne l'exonère en aucun cas de sa responsabilité pénale au regard du présent Statut, plus qu'elle ne constitue en tant que telle un motif d'atténuation de la peine encourue". Toute dérogation à ces textes entame non seulement la crédibilité de ces chambres, mais consacre une parodie pour distraire l'opinion, voire pire, une mascarade pour régler des comptes, souligne le communiqué.

    L'ANCD exprime par ailleurs son étonnement face au silence de la communauté internationale "sur le fait qu'Idriss Deby, l'un des principaux prévenus dans ce procès, lance des mandats d'arrêt internationaux, s'arrogeant ainsi le rôle de juge à la place de ces chambres sénégalaises". "Ce procès qui commence par un accord de coopération judiciaire entre Deby et Sall et dont les prémices n'étaient autres que les répressions exercées sur un paisible bloggeur tchadien réfugié au Sénégal, nous pousse à se poser des questions non seulement sur sa fiabilité mais aussi sa rectitude voire son impartialité", conclut le communiqué.

     

     

    Le communiqué original

     

     

     

     

     

  • COMMUNIQUÉ DE PRESSE
    RÉPRESSION AU TCHAD
    L'Opposition Tchadienne de l'extérieur, la Société Civile, les amis du Tchad
    Appellent à un Rassemblement citoyen
    Samedi 18 MAI 2013
    DE 13H A 18H
    Au Parvis des Droits de l'Homme (Place du Trocadéro, Paris).


    Chasse aux opposants – Traque des journalistes et blogueurs - Arrestations arbitraires - Assassinats.


    Depuis le 1er mai, date à laquelle le gouvernement tchadien a annoncé avoir déjoué un énième complot visant à déstabiliser le pouvoir du Général Président Sultan Idriss Deby Itno, les Tchadiens vivent au rythme des arrestations arbitraires.
    Sur la liste des personnes traquées ou embastillées pour des raisons aussi invraisemblables les unes que les autres, figurent des députés, des journalistes, des blogueurs, des syndicalistes, des intellectuels, des militaires et des acteurs de la société civile.
    Au Tchad, les conspirations ourdies contre le régime sont légion et sont une méthode soigneusement élaborée par les autorités dans leur « régulation » des contestations socio-politiques.
    L'opposition tchadienne en France, à l'instar des organisations internationales des droits de l'homme et des associations citoyennes, dénonce cette pratique sulfureuse, prétexte à la purge d'opposants et autres indésirables du pouvoir que sont particulièrement les journalistes indépendants. En s'acharnant contre la liberté de la presse, contre les élus et en mettant au pas la justice, le régime tchadien entend ne rien céder de sa main mise sur le pays et continuer à le diriger d'une main de fer comme depuis 22 ans.
    L'opposition tchadienne de l'extérieur et les amis du Tchad,
     Appellent à la relaxe pure et simple des personnes incarcérées et au respect de leurs droits, notamment celui de bénéficier d'une justice impartiale ;
     Attendent des autorités françaises et de l'Union Européenne une condamnation ferme, accompagnée de mesures restrictives à l'encontre de N'Djamena. Ils déplorent la mollesse des propos du président François Hollande face à cette répression.
    L'intervention de l'armée tchadienne au Mali, ne saurait en aucun cas être un blanc-seing accordé au président tchadien qui jouit d'une indulgence outrageante de la communauté internationale ;

     

     

    Fait à Paris le 16/05/2013

  • Par Mahamat Nour Ahamat IBEDOU, Secrétaire Général de la Convention Tchadienne pour la Défense des Droits Humains (C.T.D.D.H)

     

    A l'instar des autres pays du monde, le Tchad possède des grandes institutions censées réguler les mécanismes régissant le fonctionnement de tout état démocratique.

    Si dans les autres nations, ces institutions prévues dans les Constitutions des états sont des contres pouvoirs propres à prévenir ou même à sanctionner les abus du pouvoir exécutif, au Tchad nos grandes institutions sont non seulement inutiles mais elles sont même nuisibles à l'exercice du jeu démocratique et des libertés publiques.
    Leur présence de ce fait ne se justifie que par le simple fait de faire croire à l'opinion internationale que le Tchad possède des institutions comme les autres pays ; l'opinion nationale elle, connait depuis longtemps ce qu'elles valent réellement.
    Il n'est un secret pour personne qu'elles ne constituent ni plus, ni moins que des supplétifs du pouvoir exécutif. De ce fait, elles sont souvent utilisées soit pour légitimer des actions arbitraires du pouvoir exécutif, soit pour réprimer toute voix discordante ou tout simplement bloquer l'accès des services publics à l'opposition légale et à la société civile engagée ; ce qui fait qu'elles sont souvent à l'origine des excès et violation des droits humains perpétrées par le pouvoir exécutif ; en réalité, ces institutions sont au service d'un seul homme : le chef de l'état.
    Les membres de ces entités sont souvent redevables au Président de la République soit pour ce pouvoir de cooptation pour ce qui est des membres de l'Assemblée Nationale, ou soit celui de nomination pour ceux des autres institutions.
    Nous pouvons affirmer sans risque de nous tromper que grâce à la bienveillance de nos institutions, notre Président de la République possède dans les faits plus de pouvoirs que ceux dévolus à un monarque ; Chacune de ces entités contribue donc activement à la consolidation de son pouvoir.

    Nos grandes institutions ne sont pas seulement inutiles et nuisibles comme nous l'avons souligné là-haut ; elles sont également budgétivores et cet état de fait est d'autant plus inadmissible que les crédits budgétaires qui leurs sont alloués dépassent 23 Milliards.

    Pour mieux appréhender le rôle néfaste joué par ces institutions dans notre pays, une étude au cas par cas s'impose :

     

    L'Assemblée Nationale :

     Dans les pays qui se respectent, elle est détentrice du pouvoir législatif et à ce titre, elle constitue le deuxième pouvoir de l'état ; le gouvernement est responsable devant elle ; elle vote une panoplie de lois qui lui permettent de contrôler l'action du gouvernement et l'exécution par celui ci de la loi de finances portant Budget général par le vote d'une loi de règlement.

    Chez nous, l'assemblée nationale est au service exclusif du gouvernement ; elle est la plus budgétivore de toutes les institutions (18 Milliards de crédits alloués) ; beaucoup de ses membres ont été cooptés par le chef de l'état à qui ils doivent leur position actuelle ; cette attitude est motivée par les diverses gratifications et autres largesses accordés par le chef de l'état comme par exemple le non prélèvement sur leurs salaires et indemnités du montant du prix de leurs véhicules qui leurs sont désormais gratifiés (18 million par véhicule).
    Nos députés semblent donc plus préoccupés par leurs intérêts personnels que par celui de leurs électeurs c'est-à-dire le peuple tchadiens ; comme nos lois sont votés par eux, ils n'hésitent pas à se tailler la part du lion dans l'octroi de leurs propres crédits de fonctionnement (18 345 174 000 frs Cfa) et surtout de leurs traitements : Un simple député même non membre du bureau ni responsable dans une commission gagne environ 1 500 0000 Frs Cfa par mois. : Il est aisé de comprendre leur nervosité dès que quelqu'un demande à connaitre le montant de leurs salaires.

    Bénéficiaires de plusieurs sortes d'indemnités, et propriétaires d'entreprises commerciales, ils n'hésitent pas à utiliser leur statut pour faire passer des marchandises par la valise diplomatique. Pour plaire au chef de l'état, ils n'ont aucun scrupule à voter des lois modifiant des dispositions constitutionnelles sensibles comme par exemple l'inamovibilité du juge de siège qui est un principe universel ; ils savent pourtant que leurs actes sont des sources potentielles de violation des droits humains contre leurs compatriotes ; de toute façon, l'important pour eux est de plaire au chef de l' état afin d'être cooptés pour la prochaine législature. Le sort du reste des tchadiens est à cet égard très loin de leurs soucis ; il convient de préciser ici que les députés de l'opposition radicale qui s'efforcent en dépit de leur statut de minorité de s'opposer aux vote des modifications scandaleuses de certaines dispositions const itutionnelles méritent tout notre respect ; il est aisé de comprendre leur soucis d'agir dans le sens des intérêts de leurs électeurs parce qu'ils ont tous été réellement élus contrairement à la plus part de leurs collègues de la mouvance présidentielle.

     

    • La haute cour de justice :

    Cette institution qui est en réalité une juridiction d'exception a acquit au Tchad un statut de tribunal permanent. Elle est chargée « de juger le chef de l'état et les membres du gouvernement en cas de haute trahison » (Article 174 alinéa 1 de la Constitution).
    L'article 174 de la Constitution stipule en son alinéa 3 «sont assimilés à la haute trahison, les violations graves des droits de l'homme, les détournements des fonds publics, la corruption, la concussion, le trafic de drogue... », Cette juridiction a donc eu objectivement cent fois l'occasion de juger et de condamner le chef de l'état et les membres du gouvernement au regard de ce qui se passe actuellement sous nos yeux. Heureusement pour nous, cette institution est la moins budgétivore de toutes (480 million seulement de crédits alloues) ; la modestie de son budget est donc à l'image de son inutilité ; avec elle, le chef de l'état et les membres du gouvernement peuvent sévir sans inquiétude tant en détournements de fonds publics qu'en violation des droits humains ; de toute façon, aucune loi subséquente définissant les conditions de sa saisine n'a été votée jusqu'alors. Nous pensons donc en toute objectivité que l'environnement institutionnel de notre pays se portera mieux sans elle.

     

    Le Conseil constitutionnel
    Composée de 9 membres, cette institution possède un budget de fonctionnement d'un milliard et demi (précisément 1. 560 308 000 de francs) ; chargée entre autres de connaitre du contentieux des élections présidentielles et législatives et d'en proclamer les résultats (Article 162 de la Constitution), cette institution s'érige rapidement en relais de la CENI en période électorale. C'est ainsi que même le dernier tchadien connait que sa tache principale est de légitimer les résultats des fraudes électorales opérées par celle ci ; en proclamant toujours des résultats manipulés par la CENI, le conseil constitutionnel porte la lourde responsabilité de l'usurpation des suffrages des électeurs tchadiens au profit des candidats aux pouvoirs, violant ainsi le droit fondamental des citoyens de choisir librement leurs dirigeants. Avec le Conseil Constitutionnel, un mandat à vie est garanti pour le chef de l'Etat.
    Sa décision de déclarer non conformes à la Constitution, les récentes modifications des dispositions constitutionnelles votées par l'Assemblée Nationale n'a trompé personne.

     

    Le haut conseil de la communication
    Selon l'Article 186 de la Constitution, le Haut Conseil de la Communication :
    « Assure (entre autres) aux partis politiques l'égal accès aux medias publics et garantit aux associations, l'accès équitable aux medias publics » : en dépit de la clarté de cet article, la télé Tchad et la RNT sont pratiquement des officines de propagande des actions menés par le Président de la République ; les très rares interventions dans ces medias sont généralement le fait des partis politiques et des associations inféodés au pouvoir.
    Malgré un budget de fonctionnement moyen (894 869 000 f Cfa) le haut conseil de la communication est l'une des institutions les plus dangereuses pour les libertés publiques notamment la liberté de la presse ; toujours prompt à censurer et menacer la presse privée, le HCC était devenu muet quand le procureur de la république harcelait en toute illégalité le journal N'djamena bi Hebdo. Cette institution a pour mission donc d'empêcher coute que coute les dénonciations de l'arbitraire du pouvoir et de la mauvaise gouvernance au Tchad.

     

    Le conseil économique social et culturel
    C'est l'institution la moins nuisible pour les libertés publiques puisqu'elle ne prend aucune décision parce que son avis est simplement consultatif. Nous retiendront seulement que ses un milliard trois cent (1 .378 .948. 000) f Cfa de budget de fonctionnement ne sont pas justifiés eu égard à son rendement ; cette institution est plus faite pour décorer le paysage institutionnel et caser des mecontents que pour donner des avis concernant la politique économique sociale ou culturelle. C'est l'une des institutions qui méritent d'être tout simplement supprimées.

     

    La cour suprême
    Elle est plus sollicitée dans les prestations de serment et autres cérémonies protocolaires que dans les prises des arrêts de cassation. Son budget est de près d'un milliard cinq cent (1 495 506 000 F).
    « Le pouvoir judiciaire est exercé au Tchad par la Cour suprême, les cours d'appels, les tribunaux et les justices de paix... il veille au respect des Droit fondamentaux. » (Article 144, alinéa 3 de la constitution) ; on se demande où est passé cette cour pendant les multiples violations des droits fondamentaux qui ont eu et qui continent d'avoir cours dans notre pays.

    Censée être la plus haute juridiction du pays, la CS est chargée subsidiairement de connaitre du contentieux au niveau des élections locales, ce qui lui a permit comme au Conseil Constitutionnel de légitimer les résultats des fraudes électorales massives lors des dernières élections communales.

    Sa fameuse chambre des comptes a depuis longtemps renoncé à la préparation à l'intention du parlement de la loi de règlement ; sa chambre administrative n'a même pas daigné prononcer le sursis à exécution dans le contentieux qui avaient opposé les associations de la société civile à la SOGECT- TCHAD ; ce qui à permit à cette dernière dans le cadre d'un contrat de concession injuste signé avec l'état de continuer à bénéficier de 90% des recettes des cartes grises, permis de conduire, cartes d'identités nationales, passeports etc. ; contrats dont les associations avaient demandé l'annulation et contre l'exécution duquel un mot d'ordre de boycotte avait été lancé.

     

    Il est clair au regard de ce qui est décrit plus haut que nos grandes institutions ont deux missions : servir de simple décor à l'environnement institutionnel du pays et protéger le pouvoir du chef de l'état.

    Si elles ne sont pas nuisibles par elles mêmes, nos institutions le sont par le biais des individus qui les composent ; en plus d'être nocifs pour les liberté publiques, ces individus sont notoirement oisifs : ils arrivent généralement au bureau vers 11heures et le quittent deux heures plus tard après avoir lu quelques journaux ou navigué distraitement sur internet ; leur salaire mensuel moyen ( indemnités comprises), avoisine les un million cent soixante dix mille(1.170.000 frs Cfa) ; en dépit de tous ces avantages, les membres de nos grandes institutions sont pour la plupart d'entre eux, pourvus de véhicules de fonction avec des dotations en carburant et lubrifiant .

    Que dire dans ces conditions du fonctionnaire tchadien dont le salaire moyen fait 200.000 frs et qui, faute de moyen de déplacement utilise une partie de cet argent (qui suffit à peine à nourrir sa famille) pour prendre tous les jours le bus depuis les quartiers ABENA , AMTOUKOUGNE ou ATRONA. Ce fonctionnaire moyen, astreint à être au bureau à 7 heures pour ne le quitter qu'à environ 15 h 30 est celui là même sur qui repose toute notre administration. Compte tenu du travail qu'il abat tous les jours, ce fonctionnaire moyen est celui là qui donne figure humaine à ce pays ; il est pourtant celui à qui on refuse la plus petite augmentation de traitement.

    Pour terminer, nous disons aux membres de nos institutions que le respect et la confiance de leurs compatriotes valent plus que ces avantages indus ; l'histoire retiendra que grâce à eux, le jeu démocratique a été faussé permettant ainsi au président de la république de s'accaparer dans les faits, de tous les pouvoirs : exécutif, législatif et judiciaire. Il n'est pas étonnant dans ces conditions qu'au niveau international, personne ne croit en la fiabilité de tout notre système démocratique.

     

  • Chers compatriotes, chers amis

     

    Vous êtes naturellement en train de suivre les développements récents de la répression au Tchad.
    Connaissant le régime, on peut dire que malheureusement, nous ne sommes pas au bout de nos (mauvaises) surprises.
    Les démocrates tchadiens et les amis du Tchad n'ont jamais manqué de faire entendre leur voix, chaque fois que des actes mettant en cause la liberté et parfois la vie de citoyens sont posés par la dictature de N'Djamena.
    Au niveau du Conseil National pour le Changement et la Démocratie (CNCD), nous avons pensé que la solidarité avec les victimes de cette nouvelle vague liberticide, pourrait s'exprimer sous la forme d'une action de masse à Paris, dans les tous prochains jours.
    Précisément, nous proposons un rassemblement citoyen, le samedi prochain, 18 mai, sur le Parvis des droits de l'homme, au Trocadéro, de 13h à 18h.
    C'est pourquoi, nous vous adressons cette correspondance pour solliciter la collaboration de votre organisation, pour la matérialisation de cette proposition. E
    Compte tenu de la nécessité de réagir "à chaud", il nous semble difficile de procéder à une réunion de concertation préalable, et nous nous en excusons.
    Nous suggérons donc une concertation par mail, complétée au besoin par des échanges au téléphone, afin d'adopter le communiqué appelant à la manifestation. Nous vous ferons parvenir le projet de communiqué dans les vingt-quatre heures, en tenant compte des contributions des uns et des autres.
    Les contre-propositions, observations et compléments seraient évidemment bienvenus.
    Dans l'attente de votre réponse, nous vous adressons nos saluts militants et fraternels.

     

    Paris le 12/05/2013
    Pour le Bureau du CNCD
    La Coordinatrice
    Annette Y. Laokolé

    Email : ylaokole@hotmail.com
    Tel : 06 13 69 26 83


    Le communiqué original

  • Les principes que nous posons doivent être respectés, y compris au Tchad. dixite Hollande

     

    Editorial du "Monde". La réponse de François Hollande a été laconique, vendredi 10 mai, sur le perron de l'Elysée. Faut-il s'inquiéter de la vague d'arrestations d'opposants et de journalistes qui s'abat sur le Tchad depuis la découverte d'un présumé complot ourdi contre le président Idriss Déby ? "Les principes que nous posons doivent être respectés, y compris au Tchad." Quels sont ces principes que le président français ne juge pas utile de citer ? Ils s'appellent liberté de la presse et respect de l'Etat de droit. Tous deux sont bafoués au Tchad. Ne fallait-il pas le rappeler ?

    Quelques jours auparavant, le ministère français des affaires étrangères dosait également son langage vis-à-vis d'Idriss Déby. Le Quai d'Orsay se limitait à prendre "note avec préoccupation des dernières informations en provenance de N'Djamena" et appelait "le pouvoir et l'opposition à poursuivre un dialogue serein". Ce dialogue n'existe plus depuis longtemps. Les arrestations arbitraires, elles, se multiplient. La dernière vague remonte au 1er mai. Ce jour-là, N'Djamena a annoncé avoir déjoué "une conspiration" et arrêté ses instigateurs. Des combats auraient provoqué la mort de trois à huit personnes ainsi que blessé une quinzaine d'autres. Le conditionnel est de mise faute d'éléments fournis par la police, la justice ou le gouvernement tchadiens.
    Le pouvoir d'Idriss Déby a procédé à l'arrestation d'au moins une vingtaine de personnes, dont deux députés d'opposition et deux généraux. Deux autres élus sont recherchés. Dans d'autres affaires, des critiques de l'homme fort tchadien, des journalistes, des blogueurs, des syndicalistes sont emprisonnés, poursuivis, expulsés. La Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH) dénonce une "vague d'arrestations, d'intimidation et de harcèlement qui visent l'opposition politique, les journalistes et la société civile".

    Ainsi va le Tchad, dont le Quai d'Orsay préfère saluer "le rôle stabilisateur dans la région, en s'impliquant dans la lutte contre l'insécurité au Sahel et dans le règlement des crises, notamment en République centrafricaine". A Idriss Déby, la France reconnaissante ? La contribution tchadienne aux efforts militaires français menés au Mali, notamment dans les régions du Nord, où s'étaient réfugiés les groupes djihadistes, a été indéniablement efficace. La présidence française envisage d'inviter des soldats tchadiens à défiler sur les Champs-Elysées, le 14 juillet. Des faits d'armes de ses troupes dans le désert malien, Idriss Déby semble avoir tiré la conclusion qu'une totale impunité lui serait accordée par Paris en ce qui concerne les méthodes dont il use et abuse dans son pays.

    Cette indulgence française est une erreur. Elle envoie un message d'accointances à l'ancienne en Afrique, de piétinement des principes au nom d'arrangements géopolitiques et d'échanges de bons procédés : le soutien militaire au Mali récompensé par un silence sur la répression au Tchad. La France doit dénoncer les détentions arbitraires et l'attitude d'Idriss Déby, qui apparaît de plus en plus comme un président autoritaire, s'appuyant sur un clan et un système de corruption. Le silence est un début de complicité. Continuez sur Lemonde.fr

  • Arrivé au pouvoir depuis vingt deux ans, Idriss Deby arrive au comble de la vigilance. Il essaye partout les moyens à étouffer, tout foyer de révolte. Les arrestations est les extraditions de l'étranger, se font depuis 2010, et même bien en avant. Et dernièrement, le despote à procéder, des extraditions du Congo et de la RCA vers le Tchad. Il croyait le danger venir de partout. La multiplication des propagandes mensongers, les achats des consciences, les mensonges ; n'ont guère calmé le peuple qui souffre. La révolte s'y préparait à l'intérieur et Deby ignore, qu'il est lui-même, le chef des conspirateurs.

    Le despote enfin de règne, perd le contrôle de sa conscience. Il use de tout, pour réfectionner son pouvoir en état d'usure avancé. Création des nouveaux cantons, limogeages des sultans et nominations absurdes... Le régime du despote tchadien est en phase de putréfaction avancée.
    Les blogueurs ou les cadres dont il qualifie des conspirateurs se voient leurs efforts germés. On n'était pas très sûr de nos moyens de lutte, fort heureusement ; les criailleries du despote, prouvent certainement, que la plume de Nguebla et de tous les blogueurs, démangent sérieusement le régime des Itnos. Par conséquent, nous doublerons donc nos efforts !
    Un dictateur enfin de règne, est souvent atteint d'une cécité intellectuelle et morale ; car, il n'y a que sa vérité qui compte. Les bouffons ou autres vautours qui rodent autours du régime, l'ont fait croire pendant vingt deux ans, qu'il avait raison ; tandis qu'il incarne le mal absolu, sans le savoir.
    En effet, ramener une paix définitive n'est pas difficile pour le despote. Faire la guerre exige plus des moyens et des efforts physiques et intellectuels ; alors que, faire la paix exige juste peu des moyens. Donc, la volonté de rester au pouvoir par la force, n'est plus cachée. La voie de la paix définitive est simple et praticable ; sauf que la « vérité » du despote fait de la voie de la paix, le chemin du mensonge. Pour une paix durable au Tchad, ceci devrait normalement être son slogan ; que N'djamena ville vitrine ! Toute fois, Deby a intérêt de convoquer de manière sincère et franche, un forum national inclusif ; là, il aurait prétendre à une sortie honorable et pourrait rêver d'écouler des jours paisibles entre Amdjaress et N'djamena ; et profiter de ses chamelles et de la nature. Sans quoi, son sort ressemblera à celui de Kadhafi, dont il est lui-même témoin.
    A l'issue du forum national, un premier ministre élu, aura en charge de l'exécution du cahier des charges et d'organiser des élections libres et transparentes. Dans ce cas, Deby pourrait prétendre à une sortie honorable ; malheureusement, cette proposition le gonflera d'orgueil et son âme injuste le conduira vers le pire.

     

    Mahamat Hassan Boulmaye

  • notre engagement, notre serment, notre lutte ne peuvent en aucune manière être ébranlés par ce comportement abject consistant à prendre des enfants en otage et faire chanter les parents. Lorsqu'on s'est engagé contre ce régime criminel et amoral, nous avons confié le sort de nos familles à Dieu et au Peuple tchadien

     

    Dans un communiqué adressé à la Gazette par le secrétariat général de l' L'Alliance Nationale pour le Changement et la Démocratie, il est fait cas d'une « tentative de rapatriement des enfants » du général Nouri, l'un des principaux opposants au régime d'Idriss Deby. « le régime aux abois, dans sa fuite en avant, aidé par le régime soudanais, a envoyé son sinistre médiateur au Soudan pour rapatrier les enfants du Général Nouri » souligne le communiqué.
    Eloigné du Soudan vers le Qatar en 2010 après le rétablissement des relations soudano-tchadiennes, le Général Nouri vit depuis en France et ses enfants restés au Soudan. Selon certaines rumeurs, la délégation tchadienne est aidée par le Général Gréchabi de la sécurité soudanaise.
    Le communique de l'ANCD précise « que notre engagement, notre serment, notre lutte ne peuvent en aucune manière être ébranlés par ce comportement abject consistant à prendre des enfants en otage et faire chanter les parents. Lorsqu'on s'est engagé contre ce régime criminel et amoral, nous avons confié le sort de nos familles à Dieu et au Peuple tchadien». Il faut rappeler que ces derniers temps, le régime tchadien a réussi à faire extrader des opposants de la Centrafrique, expulser un activiste du Sénégal et a menacé la Libye de représailles qu'il soupçonne d'aider des opposants tchadiens.
    « S'en prendre à des enfants innocents, démontre à suffisance le caractère inhumain et sanguinaire de ce régime, et partant, cela ne fait que nous réconforter dans nos certitudes et nous galvaniser dans notre lutte », conclut le communiqué.
    Un des régimes le plus répressifs du continent, le Tchad a été sollicité par la France de participer à la guerre au Mali ce qui a donné un feu vert à Idriss Deby de réprimer ses opposants selon certains activistes tchadiens. Il faut noter qu'une terrible vague d'arrestations s'opère actuellement à N'djamena contre les opposants, les journalistes et les syndicalistes.

     

    Le communiqué original de l'ANCD

  • Ces derniers jours les événements dans notre pays  nous interpelle tous. S’attaquer aux dirigeants des partis politiques, aux défenseurs des droits humains, aux journalistes-bloggeurs cela montre à suffisance, s’il fallait encore le répéter, que le régime mortifère d’Idriss Deby est à bout de souffle.

    L’évolution de la vision du monde suivant les printemps arabes aux faits des mutations sociales a changé la donne politique et sociale des tchadiens Désormais le peuple tchadien n’a plus peur de se soulever pour revendiquer ses droits à la démocratie et à la dignité.

    L’agitation de ces derniers temps de l’épouvantail coup d’état et ou conspiration brandit à l’occasion avec la complicité des membres de votre clan pour terroriser le peuple n’impressionne plus. Vous êtes le principal responsable des maux de notre pays.

    Votre régime de terreur doit prendre fin. Vos jours à la tête du pays sont comptés et vous appartenez désormais au passé. C’est ce qui nous  permet de vous suggérer de vous rendre à l’évidence et de préparer en douceur votre départ pour éviter un autre bain de sang.

     A tous les membres de votre famille politique nous leur disons haut et fort que vous  appartenez à un monde révolu qui n’est plus celui du Tchad  réel, celle d’une jeunesse tchadienne  majoritaire et en révolte. C’est pourquoi votre tentative actuelle d’opérer un ravalement de façade du système avec la complicité des supposés partis d’oppositions à travers un prétendu cadre de dialogue politique serait un autre crime contre le peuple tchadien.

    Un de vos crimes des plus inqualifiable pour un fils de ce pays est d’avoir usé des ressources du pays pour financer vos guerres (RDC, Congo, RCA, Mali etc..) et votre police politique pour traquer les véritables opposants, les journalistes, défenseurs des droits de humain, l’exemple en date, le cas Makaïla NGUEBLA, Eric TOPONA et Jean LAOKOLE, alors que le peuple tchadien vit dans une misère indescriptible.

    La misère sociale et le sentiment d’injustice s’étalent dans les rues depuis des années. C’est pourquoi LA PLUME COMBATTANTE   vous à fait paniquer : plus violentes et massives, elles vous ont amené à tenter de « prendre les devants », parce que, en effet, vous risquez gros.

    La désastreuse gestion du pays nous amène à nous interroger si notre pays pourrait s’en remettre et retrouver un jour ses lettres de noblesse dans la sphère des nations. Et si le sort que vous lui préparez n’est pas celui de la Somalie, alors tout ce qui vous reste à faire est que votre régime s’en aille.

     

     Ce qui était impensable il y a encore deux ans les peuples tunisiens, égyptiens, et libyens se sont soulevés contre leurs dictateurs et pour bientôt au Tchad. Des dictateurs ont plié bagage devant la colère de la rue. Mais soyez-en sûr, que le printemps tchadien  ne sera pas organisé par ceux que vous manipulez et lâchez une fois leurs missions terminées ; à l’image de vos obligés qu’hier (09/05/2013) devant la presse vous les obligez à danser au rythme de votre chanson préférée.

    A notre peuple qui contenu à croupir devant ce régime autoritaire, nous  leur demandons de s’armer de patience, la délivrance est pour bientôt.

    Tout ce que nous  savons, c’est que notre pays le Tchad  a plus que jamais besoin d’hommes et de femmes profondément loyaux et intègres, et non pas de ceux qu’on achète ou qui se vendent.

    Qu’il ne soit jamais dit que les tchadiens  n’ont rien dit, n’ont rien fait contre la dictature   qui détruit notre nation.  Le Tchad  est notre mère patrie, elle souffre d’un interminable mal, nous arrivons à un moment critique de notre histoire, à une époque d’incroyables défis reste à relever.

     

    Abdelmanane Khatab 

  • C'est au Sénégal où il vit depuis 2005 que la répression du régime corrompu et clanique d'Idriss Deby vient de s'abattre sur notre confrère, le blogueur Makaila Nguebla.

    C'est suite au passage du ministre de la justice de Deby au Sénégal que le sort de Makaila a été scellé. "Maitre" Padaré (ancien avocat d'Ibni, une des victimes de Deby), et actuel ministre de la justice, aurait demandé au Sénégal d'arrêter Makaila et de l'extrader vers le Tchad.

    Arrivé au Sénégal pour signer un accord de coopération judiciaire entre le Sénégal et le Tchad, "Maître" Padaré est le principal instigateur de cette détention. cette arrestation arbitraire jette le discrédit sur les institutions judiciaires sénégalaises et ceci au delà du cas Makaila, voire même sur l'hypothèse d'une justice équitable pour Hisseine Habré. Car comment faire confiance à un Etat qui n'hésite pas à persécuté des opposants pour tout simplement faire plaisir à un despote sanguinaire.

    Nous lançons un appel aux activistes, journalistes, acteurs de la société civile d'empêcher cette dérive du régime Maky Sall.

     

    REACTIONS D'AMNESTY SENEGAL ET DE LA LSDH

    La Ligue Sénégalaise daes Droits de l’Homme (LSDH), Amnesty International Sénégal et la Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO) sont vivement préoccupées par l’arrestation ce jour du journaliste et bloggeur tchadien Makaïla Nguebla qui vit au Sénégal depuis 2005. Makaila Nguebla est en outre un défenseur des droits humains, membre actif de la RADDHO. 

    Cette arrestation, qui est liée à ses activités de journaliste et de bloggeur constitue une atteinte grave à son droit à la liberté d’opinion et d’expression. 

    Nos organisations exigent sa libération immédiate et sans conditions. 

    Elles constatent avec regret la volonté du gouvernement du Sénégal de museler et de réduire au silence les refugiés et demandeurs d’asile dès lors qu’ils émettent des opinions critiques à l’encontre des gouvernants de leur pays d’origine. Après Koukoye Samba SANYANG, expulsé au Mali, Makaïla Nguebla risque d’être la prochaine cible des autorités. 

    Cette attitude est contraire à la tradition de terre d’asile du Sénégal et constitue une atteinte inacceptable aux droits fondamentaux des refugiés et demandeurs d’asile. 

     

    Pour Amnesty International Sénégal : Seydi GASSAMA             Pour la LSDH : Me Assane Dioma NDIAYE 

     

     

  • Dans un communiqué signé par son Rapporteur Salibou Garba et dont la Gazette a reçu une copie, la CPDC, principale coalition de l’opposition intérieure, dénonce les arrestations arbitraires des députés Malloum Kadre et Saleh Makki. « Les arrestations se sont déroulées en dehors des horaires réguliers, sans mandats et sans autorisation, ni information préalable du Bureau de l’Assemblée Nationale » indique le communiqué.

    Malloum Kadre député MPS de Massanya et Saleh Makki  député membre de la CPDC ont été arrêtés le 1er mai pour tentative de coup d’Etat, avant que le gouvernement ne ravise sa position et les accuse de tentative de déstabilisation des institutions. L’endroit de leur détention reste pour l’instant secret.  La CPDC  « note également que les droits des prévenus ne sont pas respectés, à savoir le droit de recevoir des soins adéquats et des visites des membres de la famille et des avocats ».

    La CPDC alerte par ailleurs la communauté internationale sur « la persistance du gouvernement à faire du Tchad un pays de non droit ».

    Pr Khalil Alio, père de Mounira la chanteuse tchadienne qui vient d'enregistrer son album"Chili Houritki" (prends ta liberté). Quel présage.

    A coté de ces deux élus, d’autres personnalités ont été également arrêtés. On a cité le Pr Khalil Alio, ancien recteur et père de la chanteuse tchadienne Mounira Mitchala, Moussa Mahamat Tao, cadre et ancien rebelle, les généraux Weidding Assi Assou et David Ngomine, et enfin le gouverneur du Salamat Ahmadou Ahidjo.

    Régime autoritaire et anti démocratique, le Tchad est classé parmi les pays les mal notés par les institutions internationales en terme de progrès démocratique et des libertés.

    Pour lire le communiqué complet cliquez ici.

  • N’djamena vit à l’heure actuelle une situation très inquiétante. Des députés interpelés chez eux, foulant aux pieds les textes de la Constitution de ce pays et son article 110 proclamant l’immunité accordée aux élus ; des hauts fonctionnaires obligés à rentrer dans la clandestinité ; bref une situation où se mêlent terreurs nocturnes et fuite à l’étranger. Ainsi, à part les députés Malloum Kadre et Saleh Makki arrêté la nuit du 1er au 2 mai, nous apprenons aussi l’arrestation des généraux Weidding Assi Assou et David Ngomine, le gouverneur du Salamat Ahmadou Ahidjo, le Pr Khalil Alio etc.

     

    Qu’est ce que s’est passé le 1er mai?

    Le 1er mai, deux événements indépendants l’un de l’autre se sont produits concomitamment, l’un à Gassi et l’autre dans le 7ème arrondissement de N’djamena.

    A Gassi, une fusillade opposant des éléments de la garde prétorienne (fusillade dont les causes restent jusqu’ à aujourd'hui obscures et aucune information n’est sortie dehors du cercle clanique) s’est déclenchée vers 11 heures locale faisant beaucoup de victimes selon certaines sources. Les spéculations sur cet événement vont bon train. Allant de la revendication des primes liées à la guerre au Mali (en effet, Idriss Deby aurait promis un émolument allant jusqu'à 100 000 dollars US par soldat, et le double en cas de décès), au mécontentement inter clanique, voire une jacquerie. En tout cas, l’état major de la garde présidentielle qui n’est autre que le fils du despote, a écrasé la fronde dans le sang.

    Après le déclenchement de ces évènements, le régime, fidèle à sa réputation de brasseur des intrigues, s’est lancé dans des manœuvres diaboliques, appâtant certains opposants, le poussant ainsi à la faute, s’il y a faute.

    Ceux qu’on a présenté à l’opinion comme des comploteurs tapis dans l’ombre et combinant des manigances, ne sont que des tchadiens soucieux du bien être de leurs compatriotes et préoccupés par la situation chaotique de notre pays. Si Moussa Tao était rebelle et avait pris les armes contre ce régime, tous les autres accusés étaient des fervents croyants de cette démocratie apportée sur un plateau en argent par Deby un jour de décembre 1990. Mais de désillusions en désillusions, les rancœurs et les contrariétés dissipant l’espoir suscité par le discours du 4 décembre 90, les cadres dignes de ce pays s’organisent pour mettre terme à cette dérive. C’est dans ces conditions qu’il était arrêté d’imprimer et distribuer des tracts dans la ville de N'djamena. Chose qui, sous d’autres cieux, est considérée comme moyen d’expression. Le délit d’opinion est, il faut le souligner, en vigueur au Tchad.

    L’amalgame entre la fusillade et les arrestations est intentionnel. Le but est de gonfler les réalités de ces événements et profiter pour régler les comptes de certains persévérants tenaces.

     

    Le Député Saleh Makki

    Il faut signaler que juste avant ces accusations, une rencontre entre Idriss Deby et la CPDC, principale coalition de l’opposition interne, pour réactualiser les accords dits du 13 août 2007, a eu lieu. A la sortie de cette audience, le Secrétaire Général adjoint de la CPDC (pour rappel  le SG titulaire était Ibni Oumar, disparu depuis le 03 février 2008) n’a fait aucune déclaration et a préféré réserver la primauté aux militants. Mais selon certaines indiscrétions, aucun progrès, la situation est figée. Devant l’intransigeance de Deby, les partis n’ont pas pu trouver un terrain d’entente. De là à fomenter une conspiration contre la CPDC, il n’y a qu’un pas que Deby n’hésite pas à franchir.

     Le régime d'Idriss Deby montre ses faiblesses, tergiverse, signes prémonitoires de fin de règne?

    La Rédaction de la Gazette de N’djamena.

     

  • Ces derniers jours, une imputation, ourdie par le régime et ses suppôts et cherchant à discréditer les responsables de la Résistance et ses instances, a été déclenchée. Il se dit que certains responsables de la Résistance ont été contacté par des émissaires du régime.

    Il est vrai que la lecture de la lutte qui nous oppose à ce régime diffère d'un individu à l'autre. Si certains ont une conception très restreinte de l'idée même de la lutte, beaucoup ont dépassé cette vision limitée de la chose publique tchadienne. Pour ceux là, la la lutte ne se résume pas à la personne d'un individu, moins encore à un clan ou groupe de personnes. C'est pourquoi, et nous le pensons sincèrement, qu'ils ne seront pas atteint, en aucune façon, par ces ragots et autres allégations mensongères et capiteuses. 

     

    La flamme de la lutte continue à être entretenue par les dignes fils de ce pays qui ont une haute idée du combat qu'ils mènent contre la tyrannie clanique de N'djamena. 

    Ahmat Youssouf, militant ANCD

  • Dimanche dernier au stade de Aïn Draham en Tunisie, la Libye a dominé le Tchad par 1 à 0 en match amical international de football. L'unique but de la partie a été inscrit par le défenseur Walid Sbai à la 64e minute du jeu. Il faut noter que ce match s'inscrit dans le cadre du stage préparatoire qu'effectue l'équipe libyenne en Tunisie en prévision des éliminatoires de la Coupe d'Afrique des nations (CAN) de 2013 et de la Coupe du monde de 2014.

  • Le président du Conseil d'Action Révolutionnaire (CAR), M. Albissaty Saleh Allazam, ex-rebelle armé vient de saisir la main tendue du chef de l'Etat Idriss Deby Itno. Il a regagné le bercail depuis quelques jours. Il a présenté un point de presse, le jeudi 24 mai 2012, au siège national de la médiation de N'Djaména. «Je suis votre serviteur, le serviteur de la nation tchadienne, une nation tchadienne toute puissante», assure M. Albissaty Saleh Allazam tout en exprimant sa reconnaissance et sa gratitude à celles et ceux qui comprennent le sens de sa lutte, croient à la sincérité de ses intentions et soutiennent les efforts qu'il déploiera en guise de contribution pour l'avènement d'un Tchad réconcilié avec lui-même, un Tchad tout-puissant à l'échelle internationale. Il rappelle qu'il est rentré sans condition pour apporter un changement de mentalité et travailler dans le domaine sanitaire.

    Toutefois, le compatriote, médecin de son état annonce tout un programme, après avoir passé 8 ans dans le maquis. Il apprécie à sa juste valeur tous les actes positifs, posés par le gouvernement, entre autres, les constructions des routes, écoles, hôpitaux, puits, des périmètres d'irrigation, etc. Il espère encore que le pouvoir démontrera sa disponibilité à amorcer une véritable politique de réconciliation nationale afin d'encrer une solide démocratie dans le pays, à travers la promotion de la justice sociale. En effet, M. Albissaty Saleh Allazam explique qu'il y a deux mois que son mouvement CAR, a pris unilatéralement ses responsabilités historiques de rompre avec l'exil forcé. «Ce retour au pays murement réfléchi s'était fait sans aucun marchandage, ni pression de quelle que nature que se soit. Nous avons décidé aujourd'hui de mener le combat politique de manière démocratique à l'intérieur du pays aux cotés des populations tchadiennes et de toutes les bonnes volontés ayant à cœur l'unique objectif qui est celui de bâtir le Tchad et d'en faire un état véritablement indépendant, démocratique et prospère», estime l'ex-rebelle. Selon lui, son mouvement a décidé d'engager, sur le sol national, un dialogue constructif avec les autorités du pays représentées par le médiateur national M. Abderaman Moussa, pour un le retour dans la légalité non seulement des membres du CAR, mais aussi des Tchadiens désireux de rompre définitivement avec ce cycle de révolution et de contre révolution qui ne l'honore pas.

    Le médecin affirme que son retour au pays servirait aussi de test et d'exemple pour les autres compatriotes qui voudraient contribuer in-situ et concrètement au développement du Tchad. A notre sens, ajoute M. Albissaty Saleh Allazam, une opposition systématique et bornée aux actes que posent le gouvernement serait contreproductive voire négative, elle ne serait pas de nature à favoriser un développement harmonieux de la patrie. Le médiateur national, Abderamane Moussa confirme à cet effet que, le président de la république du Tchad, M. Idriss Deby Itno l'a instruit d'aller vers tous les frères tchadiens qui ont choisi le maquis. De leur demander de regagner le bercail, à l'exemple du chef du CAR. M. Albissaty Saleh Allazam n'est pas le dernier. «Nous demandons à tous les tchadiens de s'accorder sur la plateforme minimale qu'est la paix. L'avenir du Tchad en dépend. Nous avons le devoir de nous rencontrer et de discuter sur ce futur que nous souhaitons radieux pour les générations futures», lance M. Albissaty Saleh Allazam.

  • Le risque d'une explosion populaire existe toujours en Algérie. Ses conséquences seraient destructrices pour le pays et la région.
    Ignacio Salafranca, chef de l'équipe des observateurs de l'Union européenne, a jugé que les récentes élections législatives algériennes sont «une première étape dans le processus de réforme qui devra être soutenu, après une révision de la Constitution, par un approfondissement de la démocratie». Un avis partagé par la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton:
    «Ces élections -et le nombre élevé de femmes élues-, sont une étape bienvenue dans le progrès de l'Algérie vers une réforme démocratique.»
    acheikh1De façon diplomatique, ces déclaration reviennent à dire: «l'élève peut mieux faire».
    «The Big One»?
    Ces appréciations en demi-teinte sur les élections reflètent la caractéristique générale de la situation algérienne: il y a des progrès, mais ils sont insuffisants. On comprend que pour ceux qui voient le verre à moitié vide, il faut absolument et immédiatement un soulèvement populaire, que l'Algérie ait son printemps arabe.
    Les spécialistes ont baptisé du sobriquet de «The Big One» le tremblement de terre dévastateur qui pourrait détruire une large part de la côte ouest des Etats-Unis. Par analogie, un soulèvement du type «printemps arabe» qui balayerait le pouvoir algérien serait un séisme sans précédent, un véritable «Big One» géopolitique, pour la sous-région du Maghreb, le voisinage sahélo-saharien, moyen-oriental et même européen.
    Impossible statu quo
    L'onde de choc en serait beaucoup plus dévastatrice que celle provoquée par la chute du régime Kadhafi. Les effets de cette dernière, illustrés par l'aggravation des combats au Mali et au Soudan, auraient d'ailleurs pu être minimisés si l'intervention de l'OTAN n'avait pas été si méprisante des réalités locales et régionales.
    La question donc de la possibilité, voire de la nécessité, d'une rupture politique brutale en Algérie, est d'une importance géopolitique incomparable à tout ce que nous avons vu dans les autres pays. Plutôt que de poser le problème en termes de principe ou de souhait («la démocratie doit s'installer partout»), tentons d'analyser les traits essentiels de la situation.
    Il y a des signaux «rouges» -qui vont dans le sens d'un risque d'explosion populaire- et des signaux «verts» -qui vont dans le sens d'une évolution réformiste.
    Le troisième cas, à savoir le statu quo, ne mérite pas qu'on s'y attarde, car personne n'y croit plus.
    Inventer de nouvelles formes de mobilisation
    Il appartient au pouvoir, à la classe politique, aux élites en général, de bien mesurer la nature exceptionnelle de cette étape historique, de réfléchir et d'agir pour gommer les signaux rouges, et renforcer les signaux verts.
    Néanmoins, la jeunesse, la société civile et les forces nouvelles en général ne doivent pas seulement compter sur une compréhension de la part du pouvoir et des élites, mais développer des formes de sensibilisation, d'organisation et de mobilisation autonomes, originales et consistantes. Car, sous tous les cieux, la pression populaire organisée et la prise de conscience chez les tenants du pouvoir du risque de perdre le contrôle de la situation s'avèrent être d'excellents conseillers.
    Premier facteur rouge: «La bombe H»
    Aspirations démocratiques, conditions de vie, nouvelles technologies, soutien des réseaux euro-américains..., tous ces ingrédients ont été présents dans le «printemps arabe», mais à mon avis, le facteur premier c'est l'autre «bombe H»: la bombe humaine, le facteur démographique. Cet élément est encore plus marqué en Algérie.
    La génération des 16-30 ans (plus d'un tiers de la population) n'a pas seulement une importance quantitative, mais aussi et surtout qualitative. Elle entraîne une mutation sociale et culturelle radicale et inédite, comme une nouvelle peau de serpent qui pousse sous l'ancienne et la fait tomber en lambeaux. Les comportements, les mentalités, la réappropriation de la mémoire historique et des symboles, l'interaction avec le reste de la planète, bref le rapport au monde et aux choses, sont d'une nouveauté radicale.
    Deuxième facteur rouge: l'économie
    Le chômage endémique (surtout des jeunes, évidemment), la crise effarante du logement -qui se traduit notamment par l'impossibilité de se marier, ou simplement d'avoir des relations avec l'autre sexe avant 35-40 ans-, l'impasse de l'enseignement..., tous ces phénomènes bien connus ne doivent pas être vus comme le reflet d'un simple mauvais fonctionnement de l'économie, mais comme les conséquences de l'absence de système économique cohérent.
    État rentier par excellence, l'Algérie a pour caractéristique économique essentielle la captation de la rente pétro-gazière par la nomenclature militaire. Ce système est amorti par un certain degré de consensus grâce aux efforts non-négligeables de redistribution sociale, à travers la gratuité de l'enseignement et des soins médicaux, l'attribution clientéliste d'emplois, ainsi que des investissements massifs mais désarticulés, qui ont d'ailleurs pour effet pervers d'aggraver le phénomène.
    Cependant, cela n'en fait pas un système économique à proprement parler, c'est-à-dire une articulation endogène de secteurs, «motorisée» par l'entrepreneuriat de création et de production, et par une grande valeur ajoutée.
    Troisième facteur rouge: L'érosion du triptyque «arabité-islam- souverainisme».
    L'arabité. A l'exemple de la plupart des pays de la Ligue Arabe, après des décennies d'un lyrisme essentialiste, l'enfermement des élites politiques et intellectuelles dans ce purisme identitaire (on se souvient du «Nous sommes des Arabes, Arabes, Arabes !» de Ben Bella), qui flirte souvent avec un racisme artificiel, a causé des dégâts sociopolitiques qui sont autant des blessures béantes sur le corps national: malaise kabyle en Algérie, mais aussi mouvements autonomistes au Soudan, Irak (Kurdes), Libye (Toubous, Berbérophones du Jabal Nafusa), etc.
    Il s'agit d'une confusion, aux conséquences historiques incommensurables, entre le culturel, l'ethnique et le racial ; entre être le fait d'être entièrement ou partiellement arabophones et celui de se penser ethniquement de «purs Arabes». On imagine mal les anglophones des USA, d'Australie, de Nouvelle-Zélande, ou même d'Écosse et d'Irlande marteler de façon obsessionnelle «Nous sommes Anglais, Anglais, Anglais !».
    La légitimité souverainiste. Le discours de la Libération et de la souveraineté nationale qui est un des fondement idéologique du pouvoir FLN, depuis 1962, n'est plus la jeune fille en fleur aux mille courtisans qu'il fut, mais une vielle rombière usant force fards et crèmes pour masquer les ravages de l'âge. L'échec de la stratégie de développement «par les industries industrialisantes» sous feu Boumediène» et la bunkérisation de la classe dirigeante issue de la lutte pour l'indépendance, ont cassé les leviers de mobilisation de la masse par la mystique de l'Algérie libre, fière et éternelle.
    La légitimité islamique. L'irruption de l'islamisme politique, en dépit de ses ramifications multiples, de ses incohérences et de ses déchirements, a complètement pollué le débat sur la défense de la «personnalité» islamique de l'Algérie, et a scié cette autre branche sur laquelle s'appuyait le discours de légitimation du pouvoir algérien.
    Tous ces facteurs rouges peuvent alimenter l'intransigeance de certaines franges de l'opinion algérienne et des droit-de-l'hommistes occidentaux, pour lesquels aucun prix -fut-il le multiple de celui payé par le Irakiens- n'est trop élevé pour le renversement immédiat d'un système «dictatorial» et l'instauration de la démocratie.
    Cependant, tout n'est pas rouge, il y a aussi des signaux «verts», positifs.
    Premier facteur vert: l'état d'esprit de la population
    Contrairement à la Tunisie, l'Égypte, etc... les populations algériennes ont déjà connu le phénomène de soulèvement populaire suivi par l'explosion du volcan islamiste, dans les années 1990 (la «décennie noire»).
    Le souvenir de ces années de plomb est encore très vivace.
    Le projet islamiste, qui n'est ni unique, ni entièrement négatif, a perdu sa virginité politique dans l'effroyable campagne de terreur aveugle, et peut difficilement passer pour une alternative démocratique et sociale au pouvoir FLN.
    En conséquence, un appel à la révolution, au sacrifice libérateur, n'aura pas le même sex-appeal qu'il a pu avoir dans les autres pays, c'est le moins qu'on puisse dire.
    Deuxième facteur vert: la «décompression autoritaire»
    Le système politique algérien, sans être une démocratie achevée, n'est plus un parti-État comme dans la Tunisie de Ben Ali/Trabelsi, l'Égypte de Moubarak ou la Syrie de la dynastie Assad.
    Malgré les limitations auxquelles se heurtent le mouvement syndical et l'opposition, le pluralisme des partis et de la presse est réel. Les récentes élections législatives, loin d'être parfaites, ont également permis certaines avancées.
    En plus, l'Algérie n'ignore pas totalement l'alternance: les changements de chefs d'État sont entrés de les mœurs et aucun dirigeant algérien ne pourrait se présenter comme le Guide éternel déifié. Il s'agit toutefois d'une alternance «à la chinoise», c'est-à-dire au sein du même système dominant.
    Troisième facteur vert: la qualité du leadership
    Les dirigeants algériens sont assez éloignés du délire mégalomaniaque à la Kadhafi ou Saddam: ils ont un grand sens des réalités et une certaine intelligence des situations, déliée des rigidités idéologiques. C'est un leadership assez clairvoyant, pragmatique et capable de saisir le cours des choses et de s'adapter à de nouvelles réalités.
    En conclusion, je pencherais pour un scénario de réformes courageuses et progressives, qui pourraient réconcilier l'élite avec la masse et surtout la jeunesse, et éviter à l'Algérie des ruptures violentes aux conséquences immensément destructrices pour le pays et la région, et à l'issue incertaine.
    Un programme d'élargissement du champ démocratique, de réponse à la demande de social, de raffermissement de l'unité nationale et de réorientation de l'économie, en commençant par l'instauration d'un appareil judiciaire fort et indépendant, et un accès élargi de l'entrepreneuriat privé aux financements, est à portée de la main. Mais il est impératif de vaincre les pesanteurs et les privilèges «arrachés de haute lutte», d'éliminer au sein du pouvoir la mentalité de « on ne change pas une équipe qui gagne », et agir, agir vite.
    Ainsi après avoir été un exemple de la lutte armée populaire pour l'indépendance nationale, le peuple algérien peut prendre un nouveau rendez-vous avec l'histoire, en présentant l'exemple d'une synthèse salutaire et originale entre les aspirations au changement démocratique et les impératifs d'une évolution maîtrisée.
    Ouvrant ainsi à l'ensemble du monde arabe et africain un espoir de sortie de cet trilemme cauchemardesque: statu quo liberticide-guerre civile sans fin-intervention militaire occidentale (pardon, intervention de la «communauté internationale»).
    Acheikh Ibn-Oumar, ancien ministre des Affaires étrangères

  • N'Djamena - Le Directeur Général des grands travaux au Tchad Mahamat Zen Bada, incarcéré depuis janvier pour détournements de fonds, et souffrant de problèmes neurologiques, a demandé mercredi son évacuation sanitaire a l'étranger, a-t-on appris de son avocat mercredi.
    D'après l'avocat de M. Zen Bada, Me Ngadjadoum "les médecins ont constaté son état et ont indiqué qu'il n'existe pas de plateau (médical) approprié pour sa prise en charge (au Tchad) (...) mais la chancellerie refuse (son évacuation)".
    "Malgré la contre expertise effectuée à la demande du Parquet Général qui confirme l'inexistence d'un plateau médical approprié, nous nous heurtons toujours au refus du Ministre de la justice" a-t-il ajouté.
    "Zen Bada est très malade il risque de perdre ses jambes" a affirmé à l'AFP le frère aîné de Zen Bada, Hissein Moussa, ajoutant que "Si on laisse dans son état actuel il va mourir".
    Interrogé par l'AFP, le Ministre de la justice Abdoulaye Sabre Fadoul, a indiqué que "La loi n'autorise jamais un inculpé d'aller se faire soigner à l'etranger. Et là, la position du ministère est claire et ferme.(...) Ce serait une injustice à l'égard d'autres prisonniers qui n'auront pas la chance d'être évacués".
    "La chancellerie a toujours donné des instructions pour que les détenus, qu'ils soient des anonymes ou des personnalités, soient pris en charge médicalement. En conséquence, Mahamat Zen Bada peut être référé dans n'importe quel hôpital du pays pour recevoir des soins" a précisé le ministre.
    Selon une source judiciaire, M. Zene Bada est accusé d'avoir détourné plus d'un milliard de francs CFA (1,5 million d'euros).

  • Les chefs d'État accueillent diversement l'alternance française. Si le Nigérien Mahamadou Issoufou et le Guinéen Alpha Condé sont tout sourire, leurs homologues d'Afrique centrale se méfient de François Hollande.
    Du 6 mai, deux images vont rester. D'un côté, les concerts de klaxons à Ouagadougou et les cris de joie dans certains quartiers de Douala et de Libreville. De l'autre, la scène des « adieux » de l'Élysée entre Nicolas Sarkozy et Alassane Ouattara. D'autres chefs d'État africains, dont le président libyen Mustapha Abdeljalil, ont également téléphoné à leur homologue.
    Nous sommes le lendemain matin de l'élection. Le Français a de gros cernes. Visiblement, il a mal dormi. L'Ivoirien ferme les yeux, comme un homme en prière. « Ouattara et Sarkozy pleurent leur défaite », titre Le Quotidien d'Abidjan, tandis que le camp Gbagbo exulte et espère que le nouveau président Hollande « exclura toute forme de démocratie par les bombes ». Bien sûr, tout cela ne change pas grand-chose aux relations entre Paris et Abidjan. Hollande a soutenu l'action militaire de la France contre Gbagbo, Ouattara peut donc compter sur lui. Mais cette séquence émotion en dit long sur le choc du 6 mai en Afrique.
    Lire l'article sur Jeuneafrique.com : France-Afrique : Hollande et nous | Hollande et l'Afrique : changement de diplomatie, au profit de qui ? | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique............Lire la suite{jcomments on}

  • Le Haut-Commissariat aux droits de l'homme de l'ONU a déclaré, hier, que des experts de l'organisation lanceront une enquête sur le recours présumé à des mercenaires dans le conflit libyen. Le régime de Mouammar Kadhafi avait engagé des mercenaires étrangers afin de mater l'opposition libyenne et de gonfler ainsi les rangs de son armée. On estime que leur nombre était de 30 000 hommes. Ces mercenaires étrangers auraient été recrutés dans diverses régions du monde : s'ils venaient principalement d'Afrique subsaharienne, des témoignages font mention d'Algériens, de Tunisiens, de Mauritaniens, d'Européens de l'Est et d'Asiatiques au service du feu régime Kadhafi. Le gros des troupes de mercenaires aurait été alimenté par d'anciens rebelles du Tchad, du Darfour ou du Niger, où les insurrections ont été soutenues par Kadhafi. Faïza Patel, présidente-rapporteur du groupe d'experts sur l'utilisation des mercenaires, se désolait déjà en novembre 2011 : "Les mercenaires menacent non seulement la sécurité, mais aussi les droits de l'homme et potentiellement le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et à l'autodétermination." Ces propos ont bien été confirmés lors du conflit libyen où les mercenaires ont commis "graves violations des droits de l'homme", dont des "exécutions sommaires, des actes de torture ou encore des disparitions forcées". Le groupe de travail de l'ONU sur l'utilisation des mercenaires se rendra en Libye du 21 au 25 mai, à la demande du gouvernement libyen. Cette "mission d'établissement des faits" vise à "évaluer les allégations de l'utilisation de mercenaires dans le récent conflit, et les mesures prises par le gouvernement pour s'attaquer à ce phénomène" dont on observe une résurgence dans les conflits armés à travers le monde. Sources
    M. C. F.

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  • Sumai Issa / 11/05/2012 3:43 Le dernier rapport de l'ONU sur la situation humanitaire au Tchad, dresse un tableau très inquiétant.
    Trois faits marquant constituent l'épine dorsale d'une région dont l'échine ne fait que se courber sous le poids de la misère. Il s'agit d'une malnutrition aigue, d'une épidémie de méningite sévère et de l'insuffisance des fonds disponibles pour faire face à la crise humanitaire que traverse le pays.
    La crise alimentaire dans le pays touche principalement les franges les plus fragiles de la population, à savoir, les enfants de moins de 5 ans et les mères qui allaitent encore. En mars 2012, le nombre de cas de malnutrition enregistré s'élevait déjà à 13.006 victimes. Le PAM (Programme alimentaire mondiale) a initié plusieurs actions, principalement une campagne de distribution générale de denrées alimentaires. Il s'agit surtout des compléments alimentaires à haute valeur nutritive devant être distribués à 285.458 ménages touchés par la malnutrition.famine_au_tchad
    Par ailleurs, la situation épidémiologique s'avère être également difficile à gérer. La rougeole et la méningite font rage dans la région. La plus meurtrière des deux maladies virales, est la méningite qui a causé près de 150 décès depuis janvier 2012 et 3384 cas infectés ont été recensés. La rougeole a tué, quant à elle, 42 personnes sur les 6402 cas enregistrés depuis le début de cette année. Plusieurs mouvements de populations sont également enregistrés dans la région, ce qui complique davantage la tache des organisations humanitaires qui s'activent sur le terrain. Malgré les appels au financement, lancés depuis l'année dernière, les fonds d'aides manquent encore et les ONG internationales et les organismes publics tchadiens n'ont pu concrétiser à ce jour, que 59 % de leurs objectifs.{jcomments on}
  • Un militaire tchadien circulant sur une motocyclette a tiré sur deux soldats français qui sortaient de la base française du dispositif Epervier à N'Djamena, blessant un des militaires français à un coude, a appris mercredi l'AFP de source concordantes.
    "Les deux soldats français à bord de leur véhicule sortaient de la base (Hadji Kossei)" et "un individu à bord d'une motocyclette a tiré quatre balles en direction des soldats français, blessant l'un d'entre eux à un coude", a indiqué à l'AFP une source proche de l'ambassade de France au Tchad.
    "Les deux soldats français (...) s'appretaient à emprunter la rue principale" en sortant de la partie tchadienne de la base, selon cette source.
    "Le soldat a été admis à l'antenne médicale française. Il s'en est tiré et va être évacué" a ajouté la même source.
    Un officier de la police judiciaire tchadienne a confirmé cette version précisant: "la personne qui a tiré sur les militaires français est un militaire tchadien. Il a été arrêté et se trouve actuellement au B2 (deuxième bureau, renseignements militaires)".
    epervier1
    Selon l'état-major à Paris, les deux soldats français ont été pris pour cible en début de matinée alors qu'ils se déplaçaient en tenue militaire, à bord d'un véhicule civil avec des plaques militaires françaises.
    "A un arrêt, un individu a ouvert le feu sur eux avec une arme de poing", a précisé le porte-parole de l'état-major, le colonel Thierry Burkhard, qui a confirmé qu'un des deux militaires avait été blessé à un bras et que l'autre était indemne. Le blessé a été opéré par un médecin militaire français et "ses jours ne sont pas en danger", a-t-il ajouté.
    "Il y a eu un renforcement des mesures de vigilance à N'Djamena, puisque la personne (tireur) n'a pas été immédiatement arrêtée. Elle sont maintenues pour l'instant, mais on ne sent pas une menace particulière", a indiqué le porte-parole.
    Selon les informations dont l'état-major dispose, l'agresseur serait "un ancien militaire" tchadien. "Une enquête est en cours, en contact avec les autorités tchadiennes", a conclu l'état-major. .
    La France dispose dans le cadre de l'opération Epervier déclenchée en 1986 de 950 hommes au Tchad, comprenant notamment un important dispositif aérien avec des avions de chasse. La base française à N'Djamena communique avec l'aéroport de N'Djamena, de même que la base d'Abéché dans l'Est, de moindre importance, est également située sur l'aéroport.
    Le 11 août 2010, date anniversaire des cinquante ans de l'indépendance du pays, le président tchadien Idriss Deby Itno avait remis en cause Epervier, lançant: "Nous nous acheminons vers une révision de l'accord de siège entre Epervier et le Tchad". Il reprochait notamment à la France de ne rien payer pour sa présence militaire.
    La présence de militaires français est mal vécue par une partie de la population qui a l'impression que la France pèse ainsi sur les décisions de leur pays.
    Les rebelles tchadiens et certains opposants reprochent aussi aux Français d'avoir soutenu le régime d'Idriss Deby au pouvoir depuis 1990. En février 2008, la rébellion avait atteint les portes du palais présidentiel de N'Djamena. La France avait alors donné des renseignements et livré des munitions à l'armée tchadienne.
    En janvier 2011, le ministre français de la Défense Alain Juppé avait indiqué vouloir faire "évoluer" le dispositif. De source militaire française, la base française au Tchad pourrait être utilisée dans le cadre de la surveillance et de la lutte contre les groupes armés, et notamment de groupes islamistes comme Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) dans la bande sahélienne.
    Source: Libération{jcomments on}

  • Un militaire tchadien circulant à moto a tiré sur deux soldats français qui sortaient de la base française du dispositif Epervier, à N'Djamena. «Les deux soldats français à bord de leur véhicule sortaient de la base (Hadji Kossei)», indique une source proche de l'ambassade de France au Tchad, précisant que l'individu «a tiré quatre balles en direction des soldats français, blessant l'un d'entre eux à un coude».
    «Les deux soldats français (...) s'apprêtaient à emprunter la rue principale» en sortant de la partie tchadienne de la base, précise cette source. Le soldat a été admis à l'antenne médicale française. Il s'en est tiré et va être évacué»
    Un officier de la police judiciaire tchadienne confirme que «la personne qui a tiré sur les militaires français est un militaire tchadien. Il a été arrêté et se trouve actuellement au bureau des renseignements militaires». L'état-major français à Paris précise que les deux soldats ont été pris pour cible en début de matinée, alors qu'ils se déplaçaient en tenue militaire, à bord d'un véhicule civil avec des plaques militaires françaises.
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    «A un arrêt, un individu a ouvert le feu sur eux avec une arme de poing», a précisé le porte-parole de l'état-major, le colonel Thierry Burkhard, qui a confirmé qu'un des deux militaires avait été blessé à un bras et que l'autre était indemne. Le blessé a été opéré par un médecin militaire français et «ses jours ne sont pas en danger».
    «Il y a eu un renforcement des mesures de vigilance à N'Djamena, puisque la personne (tireur) n'a pas été immédiatement arrêtée. Elle sont maintenues pour l'instant, mais on ne sent pas une menace particulière», a indiqué le porte-parole. Selon les informations dont l'état-major dispose, l'agresseur serait «un ancien militaire» tchadien. «Une enquête est en cours, en contact avec les autorités tchadiennes», a conclu l'état-major.
     

    950 soldats français au Tchad

    Dans le cadre de l'opération Epervier déclenchée en 1986, la France dispose au Tchad de 950 hommes, et d'un important dispositif aérien avec des avions de chasse. La base française à N'Djamena communique avec l'aéroport, et celle d'Abéché, dans l'Est, est également située sur l'aéroport.

    Le 11 août 2010, date du 50ème anniversaire de l'indépendance, le président tchadien Idriss Deby Itno avait remis en cause Epervier, évoquant «une révision de l'accord de siège entre Epervier et le Tchad». Il reprochait notamment à la France de ne rien payer pour sa présence militaire. La présence de militaires français est mal vécue par une partie de la population qui a l'impression que la France pèse ainsi sur les décisions de leur pays. Les rebelles tchadiens et certains opposants reprochent aussi aux Français d'avoir soutenu le régime d'Idriss Deby au pouvoir depuis 1990. En février 2008, la rébellion avait atteint les portes du palais présidentiel de N'Djamena. La France avait alors donné des renseignements et livré des munitions à l'armée tchadienne.

    En janvier 2011, Alain Juppé, alors ministre de la Défense, disait vouloir faire «évoluer» le dispositif. De source militaire française, la base française au Tchad pourrait être utilisée dans le cadre de la surveillance et de la lutte contre les groupes armés, et notamment de groupes islamistes comme Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) dans la bande sahélienne.

    LeParisien.fr{jcomments on}

  • Le 26 avril 2012, 60 militaires français de la Force Epervier ont participé à un exercice tactique interarmées d'extraction de ressortissants à Douguia, à 70 km au Nord-ouest de N'Djamena.Tôt le matin, une première section du 3e régiment d'infanterie de marine (RIMa) a été déployée en élément précurseur par un hélicoptère de manœuvre Puma. La section s'est alors infiltrée en progressant discrètement à proximité de la piste aérienne sommaire de Douguia pour la sécuriser et permettre l'arrivée de moyens aériens.Une fois la zone sous contrôle, un Transall C160 du groupement air a réalisé un posé d'assaut, déposant une seconde section chargée de mener une action de récupération de ressortissants dans un bâtiment en zone hostile.Des Mirage F1 ont appuyé l'action terrestre, réalisant des show of force (passages rapides à basse altitude afin d'intimider l'ennemi).exercice-tactique-interarmees-a-douguia-2_article_pleine_colonne

    Le dispositif terrestre a alors rendu compte qu'il était pris à partie et fixé par un feu ennemi. A partir du compte-rendu précis des positions amis/ennemis, le Mirage a alors délivré un appui aérien rapproché au profit des fantassins. Une seconde menace, constituée d'un groupe de pick-up ennemis a été détectée, a ensuite été neutralisée à proximité.En route vers la piste d'atterrissage, la première section a exfiltré le groupe de ressortissants qui comptait un blessé. Le contrôleur aérien avancé du dispositif a ensuite été considéré comme mortellement touché. Le chef de la section a pris alors le relais pour guider les appuis. Cette procédure est dénommée E-CAS ou emergency close air support. Au final, la mission est un succès : l'ensemble des ressortissants a pu embarquer en toute sécurité à bord de l'avion tactique.Les militaires de la force assurent la protection des intérêts français, et tout particulièrement la sécurité du millier de ressortissants français résidant actuellement au Tchad.Sources: Ministère de defense française{jcomments on}

  • Les patriotes et démocrates Tchadiens sont heureux d'adresser toutes leurs félicitations à son Excellence Monsieur François Hollande pour sa brillante élection à la magistrature suprême de son pays et d'exprimer par la voix de l'ANCD tout l'espoir suscité par cette élection. Cette élection créera les attentes légitimes du Peuple tchadien pour l'avènement d'une ère nouvelle de liberté, de justice, de démocratie et de paix au Tchad. Cette victoire du grand peuple de France est également celle de tous les peuples de la planète en lutte pour le triomphe de grandes valeurs humaines de notre temps.nouri1

    Soumis depuis plus de vingt et deux ans a une tyrannie obscurantiste, barbare, prédatrice et sanguinaire, le peuple Tchadien espère, avec raison que la France des lumières, patrie des droits humains sous la conduite éclairée de son excellence Monsieur François Hollande Président de la république, contribuera à l'évènement de cette ère nouvelle de justice, de liberté, de démocratie et de paix au Tchad. Le peuple Tchadien par la voix de l'ANCD souhaite plein succès à son excellence François Hollande président de la république Française élu dans sa mission difficile mais très noble pour l'intérêt supérieur du grand peuple de France mais également de tous les peuples en lutte pour un devenir meilleur de tous.

    Enfin, les patriotes et démocrates Tchadiens prient son Excellence, Monsieur François Hollande, Président de la République de Française, d'agréer l'assurance de leur très haute et respectueuse considération.

    Le-06-Mai-2012

    Pour l'ANCD

    Le Général Mahamat Nouri Allatchi{jcomments on}

  • Le député Gali Ngoté Gata a été interpellé et placé en garde à vue à Sarh, au sud du Tchad, le dimanche 4 mars 2012. Il avait été condamné à un an de prison pour le braconnage de phacochères dans le sud du Tchad. Le député d'opposition Gali Ngoté Gata a été libéré, mardi 25 avril à Moundou, après deux mois de détention. A sa sortie de prison, l'opposant tchadien réagit au micro de Christophe Boisbouvier. Gali Ngoté Gata est député de l'UFD, l'Union des forces démocratiques.gali1
    RFI : Gali Ngoté Gata, quelle est votre première réaction à cette décision de la justice tchadienne ?
    Gali Ngoté Gata : La joie de retrouver la liberté, le plaisir de constater que tous les juges ne sont pas pourris, et enfin un réel plaisir pour toutes les solidarités qui se sont exprimées à travers le monde et en particulier au Tchad. C'est ce qui m'a vraiment aidé à supporter cette détention pénible.
    RFI : Cette détention depuis le 4 mars, comment s'est-elle passée justement ?
    G.N.G. : J'ai connu deux phases. La phase de Sarh (dans le sud du Tchad, ndlr) où j'étais vraiment en insécurité. J'ai été arrêté le 4 mars et j'ai connu une nuit dramatique à la maison d'arrêt. Le procureur de la République lui-même a reconnu que j'étais en insécurité. Il a dû me confier à la gendarmerie en attendant que je passe en appel à Moundou. A Moundou, j'étais plus en sécurité, ça m'a permis de recevoir la visite de mes collègues députés, mes amis, mes parents. Et cela m'a aidé à supporter la détention.
    RFI : Vous avez été mieux traité à Moundou qu'à Sarh. Vous avez vraiment senti qu'à Sarh, votre vie était en danger ?
    G.N.G. : Oui. Déjà à l'entrée de Sarh, on a menacé de me tirer dessus quand j'ai traversé le bac de Libongo. Ensuite dans ma cellule, j'ai eu les visites de cinq gardes nomades qui voulaient m'arracher mon téléphone. Ça a failli se terminer dramatiquement, dans la mesure où un garde national a cru bon de dégainer son pistolet. Ensuite, j'ai connu des tentatives d'empoisonnement alimentaire. Heureusement qu'un gendarme m'a prévenu qu'il ne fallait pas consommer cette nourriture. Bref, je n'arrivais pas à connaître une situation vraiment sécuritaire.
    RFI : Vous le disiez, il y a eu une forte mobilisation au Tchad et à l'étranger en votre faveur. Est-ce que cela vous a surpris ?
    G.N.G. : Oui, dans la mesure où nous ne pensions pas qu'il allait y avoir cette levée de boucliers et cette solidarité transversale, surtout à travers le Parlement où mes collègues députés de tous bords ont exprimé leur solidarité. Le fait aussi que des pétitions aient vu le jour avec des milliers de signataires en peu de temps, avec la solidarité des structures religieuses, que ce soit chrétiennes, musulmanes ou traditionnelles, cela montrait que la question préoccupait beaucoup les Tchadiens. Vraiment, je les remercie pour cette solidarité là.
    RFI : Le 4 mars, c'est à la suite de la découverte de carcasses de phacochères, dans le coffre de votre véhicule près de Sarh, qu'on vous a arrêté et condamné pour corruption et complicité de braconnage. Quel est le fin mot de l'histoire ?
    G.N.G. : C'est drôle de le dire, mais on n'a pas trouvé de carcasses. Lorsque le véhicule est arrivé à ma position, à 75 kilomètres du lieu où le fameux agent des eaux et forêts avait constaté effectivement la présence de ces carcasses, bref lorsque le véhicule est arrivé, il était vide, sans aucune preuve. Même quand l'huissier de Sarh a essayé de faire un constat, je me souviens de ses termes : « les deux morceaux de viande trouvés sont dans un état d'assèchement avancé et ne peuvent pas constituer de la viande boucanée de fraîche date ». On a assisté à une véritable volonté de monter une affaire de braconnage pour que j'en paye le prix.
    RFI : Est-ce que vous voulez dire qu'il y a une main politique derrière votre mésaventure ?
    G.N.G. : Je ne peux pas dire qu'il y a une main politique en haut lieu, mais au moins sur le plan local. La personne qui a été la première concernée dans cette affaire est quand même le secrétaire général adjoint du parti au pouvoir, sur le plan du département. Chose que je ne savais pas. Ensuite, qu'il y ait des accointances avec la police politique du régime, là aussi je l'ai appris à mes dépens. Donc si sur le plan de la haute hiérarchie de l'Etat, il n'y a pas de preuves évidentes, sur le plan local cela a été une catastrophe. Il faut constater effectivement que le politique a beaucoup joué.
    RFI : Gali Ngoté Gata, vous êtes dans le même groupe parlementaire que Saleh Kebzabo, président de l'Union nationale pour la démocratie et le renouveau. Est-ce qu'il peut y avoir un lien entre votre affaire et la procédure de levée de l'immunité parlementaire qui a été lancée il y a trois mois contre lui ?
    G.N.G. : Moi, je n'y trouve pas de lien direct, mais je sais que quand le président
    Saleh était concerné par cette affaire, je défendais ce dossier dans le groupe. Donc je pressentais déjà, par toutes ces pressions de l'époque, que j'allais être certainement la deuxième personne prise dans la nasse. J'aurai compris que l'opposition est vraiment dans l'œil du cyclone. Ce n'est pas seulement à Saleh et à Gali qu'on en veut, on voudrait réduire au maximum le rôle d'une opposition dans le jeu politique tchadien.
    RFI : Vous avez connu la prison sous l'ancien président Hissène Habré il y a 22 ans. Vous venez de passer à nouveau deux mois en prison. Est-ce que les choses ont changé en 22 ans ?
    G.N.G. : Sous Hissène Habré, encore, j'agissais ouvertement contre la dictature, donc je faisais des tracts et je ne m'en cachais pas. Qu'on m'ait arrêté, c'était une question d'expression de mes libertés et je l'assumais. Mais ce que je n'arrive pas à concevoir dans le système actuel, c'est qu'on dit que c'est une démocratie, un processus démocratique, et on ne veut pas accepter la pluralité des voix, la pluralité des expressions. Ce n'est pas comme ça qu'on peut construire un pays. Il faut que les Tchadiens se battent pour consolider le pays dans un cadre de processus démocratique. Et je continuerai de me battre aussi.{jcomments on}
     
  • L'Alliance Nationale pour le Changement et la Démocratie au Tchad (A.N.C.D), très touchée par la mort subite du Général Wadal-Abdelkader Kamougué ce matin, présente ses condoléances aux enfants, frères, parents, proches et amis Lire la suite