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    L'équipe de la Gazette de N'djamena joint sa voix à celles des milliers des compatriotes pour souhaiter à ses lecteurs ses voeux de santé, prospérité et concrétisation des aspirations légitimes de notre Peuple meurtri, depuis plus de 22 ans, par un régime maffieux et clanique.

    S'il est vrai que la gestion du clan au pouvoir a désagrégé nos institutions et mis à genou la société tchadienne, il faut le dire également que la recherche de gains faciles, le népotisme, la gabegie et autres prévarications, sont autant de calamités qui minent la société tchadienne.

    Nous sommes convaincus que nous rentrons dans une ère nouvelle où le tribalisme, le clanisme et le favoritisme n'ont pas de place. Toutes les considérations ségrégationnistes et discriminatoires seront balayées par cette jeune générations assoiffée de liberté et de changement.

    A l'instar de ce qui s'est passé hier en Tunisie, Egypte et Libye, aujourd'hui en RCA, l'année 2013 sera celle du printemps tchadien.

    Bonne et Heureuse année 2013

    La Rédaction de la Gazette

     

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    Idriss Deby, François Bozizé et Martin ZiguléI

     

    La République centrafricaine est secouée ces derniers jours par un mouvement d’insurrection armé qui cherche à faire partir le potentat de Bangui Bozizé. Si les aspirations du Peuple centrafricain à la démocratie et au changement sont légitimes, le rôle que joue Idriss Deby est très pernicieux pour la concrétisation de la volonté du Peuple centrafricain.

    Le Général Bozizé est venu au pouvoir par un coup de force organisé et planifié par Idriss Deby contre le président démocratiquement élu Félix Patassé. C’est l’armée tchadienne qui, en violation de toutes les normes internationales, a franchi les frontières pour aller chasser Patassé. Depuis ce jour, Bozizé, telle une marionnette, est guidé par son maitre Deby. Les forces tchadiennes qui ont concouru à putsch, étaient restées en RCA jusqu’à une date récente. La concomitance entre le retrait des troupes tchadiennes et le déclenchement de l’offensive rebelle, ne laisse aucun doute sur l’implication de Deby dans ce conflit.

     

    Mais pourquoi diable, Deby cherche à déstabiliser son protégé ?

    De cette aventure, Deby veut envoyer deux messages :

    1. Sa légitimité démocratique étant contestée par tous les pays occidentaux, Idriss Deby veut apparaitre comme étant le gendarme de la sous région, agressant (parfois c’est une question de simple mauvaise humeur) ses voisins, pire allant jusqu’à transgresser les ententes prise au sein de la CEEAC (non soutien à Ping pour la commission). Il pense sérieusement que sa supposée puissance militaire lui apportera un crédit en terme de fréquentation ou encore lui conférera une image de démocrate.
    2. La seconde raison est d’ordre interne. Deby fait diversion et veut faire oublier à l’opinion ses propres difficultés. Après le fiasco de la rencontre avec Hollande, Deby pense qu’en allumant le feu en RCA, il sera sollicité à l’éteindre, jouant ainsi à la perfection le rôle du pompier pyromane. Mais la guerre a ses règles propres qui peuvent échapper à nous autres humains. Ainsi ce feu allumé en RCA, peut causer des dégâts collatéraux, emportant sur son élan d’autres tyrans locaux y compris Deby.

     

    Alors humanité, quelle solution pour la RCA ?

    La politique de non ingérence prônée par la France dans l’état actuel de choses est suicidaire pour les démocrates centrafricains. Une table ronde inclusive regroupant toutes les forces politiques avec au préalable le départ de Bozizé et le désarmement des rebelles est à encourager. Ainsi, non seulement on aura évité un bain de sang mais aussi affirmé le caractère incontournable du processus démocratique dans la sous région. Selon certaines sources au palais Rose de N’djamena, Deby cherche, déjà, à monter une « révolution de palais » qui emporterait Bozizé. Les nouveaux maitres de Bangui négocieront ensuite avec les rebelles. Et la boucle est bouclée, du moins dans les calculs de Deby. Mais il ya une variable qui échappe aux calculs de Deby : ceux qui se réclament de Charles Massy, composeraient-ils avec Deby ? Les jours à venir nous édifieront.

     

    La Rédaction de la Gazette

  • Nous n'avons pas besoin d'établir des anniversaires ou des fêtes chaque année dans chaque province pour nous prouver que nous sommes libres ou bien qu'il ya la démocratie au pays de TOUMAI !!Que devons-nous faire avec cette démocratie ou les libertés tant qu'ils n'existent que sur les papiers ou bien formulés uniquement sur ce qu'on appelle la Constitution!! Considérant que, lorsque nous voyons la réalité douloureuse de la pension de conclure que ce n'est qu’une application de la théorie de Charles Darwin sur le terrain, «la loi de la jungle» des crocs et des griffes... Si vous n'êtes pas un loup vous serez repas pour les loups... Poussez l'autre homme à se déplacer loin de votre chemin... démolir les maisons des citoyens lambda et en faire une station d'essence ou une station de vente des voitures et ainsi de suit.

     

    Prenez, par exemple, le dernier point et de réfléchir un peu, par exemple, la routine standard dans l'Etat de droits et de devoirs, c'est quand le gouvernement veut démolir des maisons des certaines personnes ou des lieux réservés (réserves) comme ils sont l'habitude de le dire !! Il n'y a pas de problème sa n'a qu’informer les résidents de cette quartier d’inscrire leurs noms dans le dossier formelle et en coordination avec l'immobilier d'enregistrement ou plutôt le ministère des Affaires foncières de leur distribue des terrains, chacun selon son droit! Et également une récompense d'avoir les aider à faire face à leur nouvelle maison, en leur donnant suffisamment de temps pour évacuer les maisons, et après venez avec vos tracteurs et Caterpillar pour faire ce que vous voulez! Mais la douloureuse vérité et totalement inverse.

     

    Combien des personnes ont démoli leurs maisons en sachant que ce ne sont pas des endroits réservés pour le gouvernement, reconnus par les autorités de CADASTER, et leur vie devenir un enfer ! Leurs enfants ont été abandonner les écoles parce qu'ils ne peuvent pas se permettre de payer les études de leurs enfants et louer les maison en même temps, pour ne pas mentionner les efforts visant à fournir de la nourriture , combien d'enfants apprécié et intelligents ont des talents inexploités , mais en fin de compte se sont retrouvées sans-abri dans les rues , ils ont obligés d'utiliser tous les moyens possible pour trouver quelque chose a manger, mais qui sait, peut-être si elles sont exploitées ces esprits pour devenir tous ces gens de bénéfice, et a contribué d'une manière ou d'une autre au progrès de ce pays vers l'avant.

     

    Mais malheureusement, tout regret, quand vous vous rendez compte que la réalité qui s’est passe au pays de TOUMAI et toutes ces histoires larmoyants et tragiques ne signifie pas quelque chose pour eux, le savez vous pourquoi !? Parce qu'ils envoyaient leurs enfants à la France, la Grande-Bretagne, le Canada et aux États-Unis. . D’obtenir une meilleure éducation et de souhaiter un jour leur remplacés ! Quelle plaisanterie.

     

    Mais tous cela juste ce n’est que d’échantillon de la souffrance vécue par les citoyens lambda du Tchad, qui ont en effet des produits pour ce gouvernement qui ne développe pas des solutions alternatives en cas de prise de décision et le manque de coordination entre les paroles et les actes.

     

    Avec cela, nous ne blâmons pas les autorités compétentes des livres fonciers pour leur connaissance de ces lieux qui ne sont pas réservés et la non-ingérence dans les meilleurs délais, ni le ministère des Affaires foncières, et ni la Mairie de N'djamena qui viennent chaque fois avec leur Caterpillar et tourner la terre à l'envers, Parce qu'ils ont ordonné! Les Lecteurs peut se demandent et dire à qui blâmer si? Et d’autre peu se répondent en disant que la seule personne qui doit être blâmé il est en haut de la pyramide monsieur le SULTAN !

     

    Je m'étonne que vous imaginez un jour Monsieur le président sur la misère subie par le peuple tchadien pour gagner leur vie, à la lumière de ces décisions, qui sont formulées toujours contre lui, empêchant parfois le bois de chauffage avec le manque des solutions alternatives, sans parler de l'absence de gaz en grandes quantités et de prix appropriés qui répondre aux besoins des citoyens, ou il pense que la vie en dehors du palais ROSE n'est pas très différente de ce lui de l'intérieur? Ou bien toute l'affaire est placés dans ces absurdités en vigueur il ya deux décennies qu'il n'avait pas de conseillers compétents, sinon il travail "HOU MA INDA CONSEILLERS ADILIN BAS KAN MA KE DA GA YAkHADiM TARA" Je pense que ma réponse à ces questions dans le contexte de cet article, mais les gens doivent se répondre eux même, car je représente personnes ou plutôt je ne suis pas un député de s'adresser au Parlement et dormaient sur leur place !!

     

    Nous sommes dans une ère de mondialisation et de cieux ouverts, nous devons commencer à briser le mur de la peur et de commencer à faire les premiers pas vers une revendication de nos droits, même si cela nous conduit pièce dans l'abîme! Si les réclamations des droits et sensibiliser les citoyens sont opposés au régime en place, sa nous regarde pas ! Parce qu’il n’y a pas la différence entre être en feu ou bien se jeter dans le feu !!! De toutes les façons on va sentir la douleur!

     

    Tout ce que nous voulons en tant que peuple tchadien est de construire un Etat de droit, de sorte que nous sommes tous égaux devant la Constitution ! Et nous nous réjouissons d'un avenir meilleur, et de participer au développement de ce pays, qui a beaucoup souffert du fléau de la guerre. La croyance dans les principes de l'humanité et la capacité des gens à changer et à tirer parti des leçons de l'histoire tôt ou tard le rideau va se révéler et voit le citoyen opprimé de ses propres yeux ce qui se passait dans les coulisses et on va se retrouver avec ses cancres devant le juge Monsieur l’avenir proche.

     

    *Ahmat Abdelmalick Alhousseinie

    *Activiste des Droits Humaines

    *Norvège-Oslo

  • Selon nos correspondants à N'djamena, la journée ville morte est très suivie. écoles, administrations, commerces, bref, rien ne bouge ce matin à N'djamena. Le despote, fidèle à lui même, a fait sortir des dizaines des chars et autres véhicules militaires pour intimider la population.

    C'est à l'appel des syndicats et autres organisations de la société civile que cette journée a été initiée. La forte participation et le respect du mot d'ordre démontre à suffisance la volonté des tchadiens à ne plus accepter l'injustice et l'arbitraire.

    Autres faits marquants, le despote vient de rentrer de France où on lui a signifié que les temps ont changé. L'époque où on fermait les yeux sur les transgressions des droits humains et autres libertés est à jamais révolue. L'assassinat des paisibles tchadiens, le musellement de la presse, l'oppression sur les syndicalistes ne seront plus tolérés.

    Le printemps tchadien serait-il en marche? Les jours à venir nous édifieront.

  • Le despote tchadien Idriss Deby s’est rendu à Paris pour une visite privée, sur invitation du MEDEF français, du 04 au 08 décembre 2012. Annoncée comme une visite officielle par le cabinet du tyran et certaines presses françafricaines, Idriss Deby est accueilli par Marc MERTILLO, fonctionnaire au ministère des affaires étrangères avec un service protocolaire au strict minimum.

     

     

    Acte 1 : L’arrivée à Orly

    Déclarée comme une visite officielle, la surprise des indiscrets et autres intéressés fut très grande en ne voyant pas venir, au moins Fabius, (à défaut de Hollande) venir accueillir leur chef au bas de la passerelle. Idriss Deby est accueilli par un fonctionnaire du Quai d’Orsay (Marc Mertillo). Donc dès le départ, cette opération de communication qui a pour but de saper le moral de l’opinion nationale très remontée contre Deby en ce moment, a fait un flop. Quelques courtisans, transis de froid, ont fait le déplacement d'Orly dans l'espoir de récupérer quelques billets de banque.

     

     

    Acte 2 : Audience avec Hollande.

    Annoncé comme la phase la plus importante de la visite, le point d’encrage voir la clef de voute qui doit non seulement apporter bénédiction et légitimité des nouvelles autorités françaises à Deby, mais confirmer aussi son idiosyncrasie et sa complexion à lutter contre l’axe du mal (les terroristes) dans le Sahel, l’entretien de l’Elysée fut un fiasco total.  De prime à bord, l’invitation n’a jamais été à l’initiative de Hollande.  Ces sont ses amis (tous sont encartés à l’UMP) au MEDEF qui l’ont convié. Ensuite, Deby est à milles lieux de savoir que l’engouement et l’intérêt provoqués pour lui à la suite de la visite de Fabius à N’djamena, se sont nettement dissipés. La preuve, la veille de son départ pour la France, N’djamena fut le quartier général de la crise malienne. De Yayi Boni au premier ministre malienne, des beaux mondes ont foulé le sol tchadien pour ficeler la dernière stratégie, la dernière tactique, voire les éléments de langage à tenir à Hollande. Deby pensait monter à Paris pour effacer les doutes, dissiper les confusions, bref, jouer le premier rôle dans cette crise. La désillusion était totale.

    Selon les indiscrétions des certains témoins, Hollande n’est pas allé par quatre chemins. « La France n’accepte pas ce dénie de démocratie ambiant et les dérives du régime concernant les libertés fondamentales » le ton est donné. Il faut non seulement « laisser la commission d’enquête sur la disparition d’Ibni aller à son terme, et faire la lumière sur ce cas précis », ajoute le témoin, mais dénoncer et mettre aux arrêts ceux qui ont commis ces forfaits. La participation des opposants à la gestion de la chose publique, la dénonciation de la répression sur les syndicalistes et journalistes ont été formellement évoquées. Dans un bafouillage total, Deby marmonne le nombre des hôpitaux qu’il aurait construits, écoles et centres de santés qu’il aurait édifiés, routes qu’il aurait bitumées,…, bref, ya pas plus bon que lui. La France lui aurait signifié clairement ne pas cautionner ses dérives et ses transgressions aux valeurs démocratique.

    C’est sous ce climat que Deby rencontra la presse dans la cour, réclamant pêle-mêle les 6 millions d’euros, niant avoir gracié les membres de l’arche de zoé ; etc ….

     

     

    Acte 3 : Le déjeuner du MEDEF.

    Ici, Deby est en terrain conquis. La fine fleur de la droite qui dénie à l’Afrique tout progrès démocratique, celle qui pense que l’Afrique n’est pas prête pour la démocratie, ou encore, celle qui croit que l’Afrique n’est pas entrée dans l’Histoire, fait révérence à notre despote national. Deby est dans son élément. Tutoyant celui-ci, évoquant les contrats qu’il a signé avec l’autre, disant comprendre pourquoi le PDG de SOMDIAA ne parle pas, évoquant SATOM qui aurait le monopole, une ambiance françafricaine nauséabonde au moment où syndicalistes et travailleurs tiraient le diable par la queue pour joindre les deux bouts.

    C’est à la conférence de presse clôturant le déjeuner que Deby a dégainé ses fléchettes contre la Banque Mondiale. Elle serait à l’origine de tous les maux du Tchad. « J'ignore ce qui se passe, j'ignore qui est derrière, mais c'est une injustice imposée au Tchad, il y a un problème », a-t-il poursuivi. « On est en train de punir le peuple tchadien », a-t-il lancé, évoquant un "dialogue de sourds" entre son pays et la Banque mondiale. Ce qu’il omet de souligner est que le Tchad n’a jamais respecté les critères permettant d’être classé parmi les pays bénéficiant de l’initiative PPTE lancée par la Banque Mondiale et le FMI. Et lorsque le Représentant local de la BM s’est manifesté, Deby, pour noyer le poisson, lui aurait demandé de jouer le bon office  dans les rapports entre la BM et le Tchad.

     

     

    Voilà l’équipée de Deby à Paris qui aurait couté aux contribuables tchadiens un bagatelle de plus de 400 000 euros (262 400 000 F cfa). D’après nos correspondants à N’djamena, Deby aurait annulé tous ses rendez-vous et s’est enfermé chez lui. Certaines indiscrétions avancent que Deby aurait trouvé un bouc émissaire tout désigné sur ses contradictions sur la grâce accordée à l’arche de zoé. Il s’agit de Samir Annour SGG du despote, qui l’aurait « induit en erreur » (formule préférée de Deby). Ce griot chanteur des louanges de Deby (il est allé jusqu’à évoquer « les stigmates » que porterait Deby suite aux différentes luttes. Voir à ce sujet la réponse magistrale du syndicaliste Ibedou à samir: SG CTDDH: "le fait pour le Président de la République de porter les stigmates de cette lutte ne lui donne pas le droit de s'accaparer lui et sa famille des richesses qui sont la propriété de tous les Tchadiens".), aura mieux faits de garder les archives de son chef au lieu de lui claironner des flatteries. C’est l’exemple type des cadres qui entourent Deby: combler leurs insuffisances par des courbettes au détriment de l’intérêt du pays.

    La Rédaction de la Gazette

  • De sources bien renseignées, l’Union européenne pourrait avoir à se défendre bientôt à la barre sous le coup d’une accusation de harcèlement moral et de licenciement abusif. Le plaignant, Monsieur Max Loalngar, à ne pas confondre avec Monsieur Maxwell Naringué Loalngar, son frère cadet et ancien Rédacteur en Chef du journal Le Temps, aujourd’hui étudiant à Genève en Suisse, aurait en effet engagé une procédure judiciaire contre cette institution.

    Monsieur Maxvelt Yogangnan Loalngar, puisqu’il s’agit de lui, a assuré pendant longtemps les responsabilités de Chargé de Programmes à la Délégation de l’Union Européenne au Tchad. Affable, d’un allant calme, un brin réservé et d’une discrétion à l’avenant du poste qui fut sien, il a été aperçu aux côtés des plus hautes autorités de la Délégation de l’Union européenne tout au long du dialogue politique ayant conduit à l’Accord Politique du 13 août 2007 et en plusieurs autres occasions comme pendant les visites de la Troïka européenne ou celle du Président français Nicolas SARKOZY après les évènements de février 2008. Monsieur LOALNGAR est bien connu des milieux politiques et de la société civile tchadienne où il a assuré le suivi des projets financés par le FED et coordonné plusieurs activités pour le compte de l’UE. Pour les journalistes, il était le point focal de la Délégation où nul point de presse, nulle conférence ne pouvait se tenir sans sa facilitation. Dans la vie courante, Max LOALNGAR est un être courtois et bien amical. Cela fait que le motif invoqué pour son licenciement parait plus que surprenant.

    Il aurait été licencié en violation flagrante des procédures et sur un motif qualifié de fallacieux par des sources proches de l’UE. Cette dernière aurait, un peu à la manière des régimes autocratiques qui modifient les constitutions pour perpétuer leur règne et sévir impunément contre leurs populations dit-il, modifié l’organigramme de sa délégation de N’Djaména pour légitimer son affectation puis son licenciement. De la part d’une institution rodée dans l’art de la morale aux nations, la comparaison n’est pas trop forte et l’histoire mérite d’être contée.

    Tout serait parti d’un refus d’annulation de sanctions injustifiées. Saisi pour ce fait, le Département des Ressources Humaines de l’UE à Bruxelles aurait confirmé ces sanctions et suggéré la mutation de Monsieur LOALNGAR à une autre section. Invoquant son contrat de travail et refusant d’avoir une carrière entachée de sanctions non fondées, Monsieur LOALNGAR aurait refusé la mutation proposée et signifié son intention de saisir l’Inspecteur du Travail pour être rétabli dans ses droits. Face à une telle détermination, l’Union européenne, se prévalant d’une décision d’autorité, franchit une barrière supplémentaire en modifiant l’organigramme de sa délégation à N’Djaména pour contraindre l’effronté à accepter sa proposition. Ce fut peine perdue, Monsieur Max LOALNGAR tient une fois de plus tête, préférant mourir plutôt que de se soumettre à une injonction inique. Pour sa défense, il avance que cette mutation procède d’une modification substantielle de son contrat de travail et que conformément aux dispositions du Code du Travail, son consentement devrait être requis, ce qu’il n’accorde pas.

    Dans une note verbale adressée aux autorités tchadiennes, la Délégation de l’Union européenne passe sous silence les tractations avec son employé et prend argument de la décision de « réaménagement de l’organigramme de la délégation par la Direction du Service Extérieur de la Commission européenne à Bruxelles, le 1er mars 2010 » pour justifier ce licenciement. Pour l’UE, « le refus du salarié de se trouver soumis à l’autorité de son nouveau chef de section hiérarchique configure un acte d’insubordination et une faute lourde qui lui sont imputables et constitue une cause réelle et sérieuse de licenciement ». Notons qu’un an seulement après son licenciement, l’UE a rouvert le poste qu’elle supprimait pour obliger Monsieur LOALNGAR -alors le seul cadre tchadien de la Section Secteurs Sociaux, Bonne Gouvernance et Economie- à rejoindre une autre section et recruté un substitut, accréditant du coup la thèse de la cabale montée contre lui pour lui régler son compte.

    Voilà qui peut constituer, pour les amateurs et professionnels du droit, une excellente matière à réflexion. Reste que la mesure parait très sévère au regard des faits plutôt accablants pour l’UE. A supposé qu’il s’agisse effectivement d’affectation et non de modification de contrat comme le soutient Max LOALNGAR, le refus d’être à un poste ne correspondant pas à son profil et à sa vocation est-il constitutif d’une faute lourde susceptible donc d’un licenciement sans préavis et sans aucun droit ? La mesure est sans conteste démesurée. « C’est un crime ! » fulmine-t-on dans l’entourage de Monsieur LOALNGAR, qui affirme avoir été psychologiquement torturé pendant un peu plus d’un an par l’UE.

    Le scandale, selon diverses confidences, est aussi que ce licenciement a été prononcé sans aucun droit à la victime en dépit de ses charges sociales (Monsieur LOALNGAR est marié et père de quatre enfants, ce qui est un facteur aggravant au regard de la législation du travail) et après sept années de service durant lesquelles il n’avait jamais été pris en défaut avant cette sanction. Bien au contraire, il avait accumulé les satisfécits et connu une promotion sous la direction même du Chef de Section qui allait s’en prendre à lui. Ses collègues de travail qui n’avaient rien compris à cette soudaine « chasse-à-Max » sont formels : ses qualités professionnelles sont excellentes et indéniables et avant cette affaire, il avait la considération de l’Ambassadeur et de son Chef de Section qui se référait toujours à lui. Quand l’on se mit à le sanctionner, l’un deux, un européen de bonne famille, osa même prendre sa défense devant l’Ambassadeur Chef de délégation et devant une équipe d’inspecteurs venus du siège, disant qu’il n’avait rien à voir avec le problème à l’origine de la sanction ; mais rien n’y fit : il fallait une victime expiatoire et Max était le bouc émissaire indiqué. Délégué du personnel, son licenciement devrait nécessiter l’accord de l’inspecteur du Travail ; il semble que là aussi l’UE n’a pas voulu observer les dispositions y afférentes.

    Une question se pose : pourquoi cette institution, réputée pour son sérieux et son attachement aux principes moraux et de bonne gouvernance a-t-elle violé les textes réglementaires et ainsi méconnu les droits les plus élémentaires d’un salarié ? La mauvaise influence de ses représentants au Tchad, au premier rang desquels l’ancien ambassadeur Gilles Desesquelles pourrait être retenu. Les faits sont tout simplement cruels. Etre licencié sans aucun droit, comme un vulgaire voleur ou un criminel, uniquement pour avoir voulu susciter un débat de fond sur une question cruciale qui était de savoir s’il était juste, logique et bienséant de sanctionner quelqu’un pour une faute qu’il n’a pas commise, relève d’un cynisme sans pareil. La réponse de la plus haute autorité de la délégation, l’Ambassadeur Gilles Desesquelles fut alors que « l’institution soutient toujours la hiérarchie ». A chacun d’apprécier. « C’est tout simplement effarant et contraire au sens d’humanisme exalté par les pères fondateurs de l’Union européenne. De la part d’une institution qui a œuvré, par le dialogue politique, à réconcilier la classe politique tchadienne, c’est un acte inqualifiable, une imposture », clame Monsieur LOALNGAR qui connait l’institution et sa politique comme le fond de sa poche.

    L’affaire aurait durée plus d’une année et prit fin en octobre 2010. La victime avait alors aussitôt saisit l’Inspection du Travail par une plainte pour licenciement abusif et harcèlement moral. Convoqué par ce service, l’UE s’est dérobée en invoquant son immunité diplomatique. C’était sans compter avec la perspicacité et la clairvoyance de Monsieur LOALNGAR qui au-travers de deux lettres ouvertes percutantes adressées, la première à l’ancien ambassadeur, Chef de Délégation de l’UE au Tchad, Monsieur Gilles Desesquelles, et la seconde au Président de l’UE, Monsieur Herman Van Rompuy, battait en brèche cette prétention en invoquant la clause compromissoire de son contrat qui stipule clairement qu’en cas de litige, l’institution s’engageait à porter le différend devant les instances nationales habilitées. Au bout de la deuxième lettre ouverte, le Ministère des Affaires Etrangères du Tchad se saisissait de l’affaire et convoquait l’UE pour essayer de la régler à l’amiable ; dans le procès-verbal de non conciliation qu'il allait établir par la suite, le Ministère tchadien des Affaires Etrangères soulignait que s'il ne voulait pas voir ses partenaires traduit en justice, il se devait cependant aussi de défendre les intérêts des tchadiens d'où l'organisation de la rencontre entre l'institution et son ancien employé. L’UE qui avait cette fois répondu à la convocation, refusa le règlement à l'amiable et déclara qu'elle estimait avoir été correcte et que si Monsieur LOALNGAR n'était pas satisfait il pouvait porter plainte s’il le voulait, escomptant peut-être que ce dernier, de guerre lasse, désisterait. Le plaignant qui affirme ne s’être rendu coupable d’aucun crime, ni forfait susceptible de le livrer en pâture à qui que ce soit, entend quant à lui lutter jusqu’à ce que justice soit rendue. Ceux qui le connaissent le présentent comme un garçon tenace et hargneux qui ne recule devant rien au monde, même pas devant les démons de l’enfer, quand il est dans son bon droit. Une chose est certaine, l’Union européenne est parée à toute éventualité qui avait déjà commis un avocat défenseur avant tout procès en la personne de l’ancien bâtonnier et Président de la Commission d’enquête sur les évènements de février 2008, Me Djainbé, ce dernier ayant été associé à la procédure de licenciement. Le petit Max reste cependant droit dans ses bottes, et exactement comme dans l’histoire de David et Goliath, déclare qu’avec l’appui de l’Eternel des Armées son Dieu, il défendra ses droits jusqu’au bout et démontrera par A + B qu’il a le Droit de son côté. 

    L’UE, il faut le rappeler, se veut le promoteur de la démocratie et des droits de l’Homme dans le monde entier. Au Tchad, elle finance entre autres programmes, la réforme du secteur de la justice par un ambitieux programme au coût faramineux de 35 millions d’euros. Elle a primé en 2006 un journaliste tchadien pour son reportage sur les « madrassas », véritable camp de redressement des mineurs de Toukra. C’est dire que si l’accusation de harcèlement moral, au moment où l’Europe, et singulièrement la France, pleure les victimes de ce délit dans les entreprises –souvenez-vous des suicides en cascades de France-Télécoms- est avérée, elle porterait un coup certain à l’image de l’UE. 

    Bref, c’est là un intéressant feuilleton judiciaire qui commence et nous ferons de notre mieux pour vous tenir informés des développements de cette affaire.

     

    Louba-ré-Louba Joël

    N’Djaména, Tchad.

  • Droits de l’Homme Sans Frontière (DHSF)

    Association pour les Libertés Fondamentales au Tchad  (APLFT)

    Action des Chrétiens Pour l’Abolition de la Torture Section du Tchad

    (AC AT/TCHAD)

    Alliance des Associations des Défenseurs des Droits Humains et de l’Environnement au Tchad (ADHET)

    Association Tchadienne pour la Promotion et la Défense des Droits de L’Homme (ATPD)

    Association Sociale des Jeunes pour la Défense des Droits Humains (ASJDH),

    Convention Tchadienne pour la Défense des Droits Humains (CTDDH),

    Association des Femmes pour le Développement et la Culture de la Paix au Tchad (AFDCPT)

    Association des Femmes Juristes (AFJT)

    Mouvement Citoyen pour la Préservation  des Libertés (MCPL)

    Union des Syndicats du Tchad(UST)

    Tchad Non- Violence (TNV)

    Commission Nationale Justice et Paix (CNJP)

    Groupe Citoyen (GC)

    Citoyennes, Citoyens,

    Point n’est besoin de vous dire que l’immense espoir tant suscité par l’exploitation de notre pétrole et surtout son raffinage sur notre territoire s’est prématurément volatilisé. Le tchadien lambda qui aspirait à un mieux-être a commencé à désenchanter. Et au point où nous sommes parvenus, rien n’augure ne serait cequ’un début d’amélioration de ses conditions de vie. Ceux qui sont sensés nous assurer protection, sécurité et bien-être prennent plutôt le loisir de nous infliger impitoyablement une peine sociale inédite pendant qu’une frange minoritaire de la population vit imperturbablement dans une opulence insolente. Nos gouvernants, nonobstant cette vérité brute et brutale qui crève les yeux, s’obstinent désespérément à nous empêcher de réagir, de réfléchir et de dénoncer cet état de fait peu enviable, au point où même le moindre gémissement du citoyen meurtri dans son âme et dans sa chaire est interprété, à tort et à travers, comme une incitation à la haine, une atteinte à l’honneur, un trouble à l’ordre public, une provocation, pour ne citer que ces interprétations erronées et outrancières de toutes revendications sommes toutes légitimes du bas peuple. Des raccourcis simplistes qui tendent à vouloir vaille que vailleformater le citoyen tchadien dans une logique de pensée unique pour faire de luini plus ni moinsqu’un mouton de panurge, mis au pas par des mesures manifestement impopulaires, inconsequentes et incoherentes.

    Il nous semble absolument surprenant que pendant que les prix des produits de premières nécessités grimpent de façon vertigineuse sur les marchés, paradoxalement le Gouvernement rompt unilatéralement les protocoles d’accord le liant aux syndicats des travailleurs avec toutes les conséquences qui y decoulent, tout en augmentant de façon inattendue et injustifiée les prix de certains produits pétroliers qui sont pourtant vitaux pour la survie de nos ménages. Ces funestes mesures ont inevitablement pour corollaires des revers sociaux, financiers et économiques incalculables sur la vie des salariés, de leurs nombreuses familles et partant sur le quotidien de la majeure partie de la population qui croupit déjà dans une misère indescriptible.

    Bien plus, mettant à rude épreuve le sacro-saint principe de la liberté syndicale reconnue par d’innombrables instruments juridiques nationaux et internationaux, pendant que les tchadiens attendaient une sortie honorable dans l’intérêtdes parties prenantes, à savoir le Gouvernement et les Syndicats, nos plus hautes autorités  ont, contre toute attente, choisi d’adopter la posture la plus inélégante et à la limite belliqueuse qui soit en rompant brutalement les accords anterieurs et en proférant même de graves menaces sur l’Union des Syndicats du Tchad (UST), lui intimant l’ordre de lever purement et simplement le mot d’ordre de grève, et tenez-vous bien, dans un délai de 15 (quinze) jours, et cela par une lettre datée du 29 Novembre 2012, émanant du Ministre de l’Administration du Territoire qui, en vérité, est dépourvu de toute qualité pour agir en l’espèce dans un conflit qui est purement social. Pour dire autrement, c’est une sorte d’épée de Damoclès que le Gouvernement fait planer sur un syndicat qui n’a eu pour tort, si tort il y a, que de revendiquer des droits légitimes en usant d’une prérogative constitutionnelle reconnue qui lui confère le legitime droit d’inviter ses membres à cesser collectivement le travail pour appuyer ses revendications diverses, à savoir le droit d’aller en grève.

    C’est inadmissible, et nous sommes en droit de dire que ces fébriles agissements, à la limite, anticonstitutionnels portent dangereusement atteinte à la liberté syndicale, à la liberté d’association,  d’expressionet d’opinion qui sont entres autres des droits fondamentaux inaliénables, reconnus à tous citoyens non seulement par la constitution notre pays mais aussi et surtout par des instruments juridiques internationaux.

    Nul ne doute que les peuples ne peuvent pleinement gouter les fruits de la prospérité que là où s’exerce la liberté et la démocratie. La démocratie doit être vécue comme une réalité ouverte et dynamiqueet non comme une manifestation sociale chargée des intolérances et des incompréhensions. La violence sociale est dangereuse, car elle engendre à son tour d’autres violences qui peuvent conduire à des révolutions intolerées.

    La politique est le lieu d’investissement par excellence, l’espace où se condensent les problèmes d’une société. Il n’est donc pas étonnant qu’elle suscite à la fois des enthousiasmes et des repulsions, du dedain et de l’espoir. Elle fonctionne souvent sur le mode de l’urgence et du court terme. Mais la vraie qualité des hommes politiques se mesure à leur capacite à regler les problèmes urgents tout en restant eveille sur les questions à long terme.

    Citoyennes, Citoyens,

    Au regard de ces graves entraves qui tendent inévitablement à asphyxier la société civile et les forces vives de la Nation, nous, Associations de la Société Civile, à savoir : Droits de l’Homme Sans Frontière (DHSF), Association pour les Libertés Fondamentales au Tchad  (APLFT),Action des Chrétiens Pour l’Abolition de la Torture Section du Tchad (ACAT/TCHAD), Alliance des Associations des Défenseurs des Droits Humains et de l’Environnement au Tchad (ADHET), Association Tchadienne pour la Promotion et la Défense des Droits de L’Homme (ATPD),Association Sociale des Jeunes pour la Défense des Droits Humains (ASJDH),Convention Tchadienne pour la Défense des Droits Humains (CTDDH),Association des Femmes pour le Développement et la Culture de la Paix au Tchad (AFDCPT),Association des Femmes Juristes (AFJT),Mouvement Citoyen pour la Préservation des Libertés (MCPL),Union des Syndicats du Tchad(UST),Tchad Non- Violence (TNV),Commission Nationale Justice et Paix (CNJP)et leGroupe Citoyen(GC),appelons toute la population de N’Djaména à observer une JOURNEE VILLE MORTE le Mardi 11 Décembre 2012.

    A travers ce geste civique et citoyen, la population tchadienne voudrait exprimer clairement à nos plus hautes autorités sa soif de vouloir aussi profiter un tant soit peu des richesses issues de l’exploitation des ressources naturelles et minières communes de notre pays. Le souhait  le plus ardent de la population tchadienne est celle plus simple d’aspirer, à égalité de chance et de droits, au mieux-être par une distribution équitable des richesses de notre chère Patrie. Et cela, à travers la subvention des produits de première nécessité, des matériaux de constructions pour les rendre accessibles à tous, l’augmentation substantielle et régulière des salaires pour une vie descente et la prise  des mesures efficaces et efficientes pour mettre fin à la surenchère organisée et entretenue par certains commerçants véreux qui occasionne la vie chère qui condamne le citoyen lambda à végéter désespérément dans une misère qui heurte de façon frontale la conscience humaine.

    Par cette action citoyenne pacifique, le peuple tchadienvoudrait demander aux protagonistes, à savoir le Gouvernement et les Syndicats, d’entamer un dialogue sincère, dépourvu de toute passion, pouvant aboutir à une solution idoine dans l’intérêt de tous et surtout de la population qui subit atrocement les contrecoups de cette crise sociale qui perdure et semble inévitablement s’enliser par la fatale décision tendant à rompre unilatéralement des conventions légalement signées et ayant conférées des droits acquis aux travailleurs.

    Aussi, s’inscrivant dans la logique d’une justice équitable et indépendante, nous invitons instamment le Gouvernement, à mesurer, avec un recul, la portée de ces poursuites judicaires fantaisistes, initiées contre les leaders syndicaux et le Directeur de Publication de N’Djaména Bi-Hebdo et de reconsidérer cette décision, sinon l’aboutissement de cette procédure judiciaire par la confirmation de la décision d’instance corroborera, à n’en point douter, l’idée selon laquelle se trouvant en panne de stratégie de gouvernance, le pouvoir judiciaire semble être aujourd’hui le bras armé de l’exécutif  pour étouffer toutes celles ou tous ceux qui osent bousculer l’orthodoxie stéréotypée de ceux semblent nous gouverner à tâtons.

    Citoyennes, citoyens ;

    Au regard de ce qui précède, par les gestes suivants : refus de voyager, d’acheter de carburant, d’ouvrir ton bar, ton café, ton restaurant ou le refus d’y aller, le refus d’ouvrir ta boutique, d’aller au marché, de faire circuler ton clando, ton taxi, de travailler ce Mardi 11 Décembre 2012, pour ne citer que ces attitudespacifiques, tu réussiras à changera le cours de l’histoire, tu briseras le paradigme enfaisant évoluer la mentalité de nos gouvernants. Par ce geste, tu exigeras d’eux la reconnaissance de tes droits fondamentaux et tes libertés qui sont sacrés et te sont expressément conférés par la Loi Fondamentale, à savoir la Constitution.

    Tout en comptant sur votre sens civique et citoyen pour la survie de notre jeune démocratie et le bien-être social de tous, nous vous invitons à faire ce geste pour la reconnaissance de vos droits et partant votre survie.

    Nous vous remercions.

  • Tenu le 3 décembre 2012, le conseil National Syndical (CNS) de l’UST , élargi aux premiers responsables des syndicats et fédérations, a entendu la communication de la lettre du ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) adressée à l’UST.

    En effet, le jeudi 29 novembre 2012, le ministre rencontre à sa demande les membres du Bureau Exécutif de l’UST. Lire la suite

  • Tout d'abord le bureau du CNCD tient à remercier les compatriotes tchadiens, ainsi que les amis du Tchad qui sont venus en grand nombre, certains d'autres pays d'Europe, participer à cette série de conférences-débats ; et , naturellement, les contributeurs (conférenciers et modérateurs).

     « Les Tchadiens n'aiment pas les débats d'idées ; ils préfèrent les petites querelles politiciennes, sinon la bringue », « Les Tchadiens sont prisonniers du sectarisme politique » ; ces deux clichés qu'on entend souvent, ont reçu un démenti, à l'occasion de cette Journée de réflexion.

    Nos compatriotes ont montré qu'ils étaient capables de se mobiliser massivement, pendant toute une journée pour participer intensément à des échanges de haute qualité intellectuelle sur des problèmes de fond.

    Quant au deuxième cliché, à propos du sectarisme des Tchadiens, cela fut aussi démenti par la présence dans la salle, de participants venant d’horizons les plus divers: partis politiques, associations, mouvements politico-militaires, etc. ; certains s'étaient même présentés comme « indépendants ».
    Ce qui prouve que ce sectarisme politique tant décrié, n'est pas une fatalité, et que les Tchadiens sont capables de se retrouver sans distinction et sans complexe, dans la diversité des opinions mais aussi dans la tolérance, pour débattre et réfléchir ensemble.

    Au niveau du CNCD, tout cela n'était pas surprenant, dans la mesure où le colloque que nous avions organisé avec d'autres organisations africaines sur l'impasse des transitions démocratiques en Afrique centrale, en juin dernier, nous avait déjà donné un avant-goût ; quant à la capacité de nos compatriotes à briser ce double préjugé de la prétendue incapacité à mener des débats d'idées, et du sectarisme politique.

    Dans le même sens, rappelons aussi la mobilisation consensuelle à chaque commémoration de l'enlèvement du Pr Ibni Oumar, en début février, qui voit participer massivement les Tchadiens de France et d'Europe, dans la diversité des sensibilités, des opinions et des affiliations.

    D'ores et déjà, nous pensons que la leçon qui s'impose, c'est que des rencontres de ce type doivent se multiplier de façon régulière, dans tous les secteurs géographiques où se trouvent des Tchadiens, à l'initiative du CNCD ou d'autres organisations - partis, mouvements, associations ou groupe de citoyens concernés – peu importe .

    Cela est un bon exercice démocratique pour dépassionner les problèmes et chercher ensemble des solutions à long terme, à travers la confrontation non pas des intérêts ou des appartenances, mais à travers la confrontation des arguments et des thèses.

     

    DÉROULEMENT :

    le programme prévu fut légèrement modifié et finalement, la journée s'est déroulée de 11h à 18h30.

    Les exposés-débats étaient partagés sous deux grands thèmes : le premier grand thème couvrant les questions de gouvernance interne, le second grand thème étant consacré aux aspects extérieurs.

    La série relevant de la gouvernance interne a été animée par les exposés du Dr. Fidel MOUNGAR, le professeur Douglas Yates, M. Frank Kodbaye, M. Adoum YACOUB KOUGOU et M. Brahim OUMAR.

    Par mauvaise gestion du temps, le frère Mahamat Hassan BOULMAYE n'avait pas pu présenter son exposé sur l'aménagement territorial au Tchad.

    Les questions extérieures, sous l’intitulé « Les enjeux géostratégiques régionaux et internationaux »  ont été traités par le professeur Albert Bourgi, MM. Thierry VIRCOULON et M. Acheikh IBN-OUMAR.

    Les modérateurs étaient : Mme Marie-Roger BILOA, Présidente de Africa International Magazine ; M. Archippe YEPMOU, Président du réseau « Internet Sans Frontières », et notre camarade Mahdi Ali MAHAMAT, Délégué adjoint au Relations extérieures du CNCD.

    LES EXPOSÉS

     

    1ère Série : «  LA RECONSTRUCTION NATIONALE : LES DÉFIS DES NOUVELLES AUTORITÉS ET DU PEUPLE TCHADIEN. »

     

    èExposé le Dr Fidel Abdelkérim MOUNGAR, ex 1er Ministre, S.G. du parti ACTUS : «Les Promesses non tenues de la Conférence Souveraine ;et la déconstruction de l’État tchadien sous Idriss Déby

    Ayant été le "premier Premier Ministre" de la Transition, après la Conférence Nationale Souveraine de 1993, le Dr Fidel-Abdelkérim MOUNGAR était particulièrement bien placé pour traiter ce sujet. En bon chirurgien, il a procédé à une « dissection » fine" et méthodique du dévoiement progressif de la transition démocratique jusqu'au blocage actuel.

    La transition définie par la CNS, était un ensemble d'orientations, de missions et de structures qui devaient mettre le pays sur les rails de l'Etat de droit et de l'alternance pacifique au pouvoir.
    Les principaux éléments étaient:

    1) Les textes fondamentaux, à savoir: -Le Cahier des charges; - La Charte de la Transition; et - Les différentes résolutions de la CNS.
    2) Les organes: - La présidence de la République ; - Le Conseil Supérieur de la Transition (CST); et - Le gouvernement de Transition.
    3) Les acteurs de la transition: - Les partis politiques; - Les associations (particulièrement celles de défense des droits de l’homme); - Les syndicats.

    Le Dr MOUNGAR, à travers son expérience à la tête du gouvernement de Transition a montré les faiblesses, les lacunes, et les faux calculs de la plupart des acteurs, y compris au sein de son équipe ministérielle et ses amis politiques.

    Résultat: de tous ces organes institutionnels et ces acteurs politiques et sociaux, un seul, la Présidence de la République, avait réussi à instrumentaliser tout le processus, et plier la Transition dans le sens de l'objectif caché qui l'animait, à savoir: un régime faussement démocratique et clientéliste, pour déboucher sur une présidence à vie.

    Les effets ravageurs de cette logique de confiscation du pouvoir à tout prix, ont été décrits, particulièrement sur le plan des finances, de l'enseignement, de la santé, etc.

    Comment revenir à une gestion plus saine de l'Etat et la Société ? C'est sur cet aspect que le Dr MOUNGAR a conclu son intervention. Il a appelé à un sursaut de prise de conscience, particulièrement au sein de la Jeunesse, à un dépassement des clivages politiques, ethniques et confessionnels, pour un large front des forces aspirant à un changement bénéfique pour notre peuple dans son ensemble. Le débat démocratique collectif, à l'exemple de cette "Journée de réflexion" organisée par le CNCD, est un bon outil pour avancer dans ce sens.

    èExposé du Professeur Douglas YATES, de l’Université Américaine de Paris : « La Malédiction du Pétrole et le Modèle de la Banque Mondiale: Pourquoi ça ne marche pas? »

    Le professeur YATES est un éminent spécialiste de la théorie de "l'Etat rentier en Afrique" et de l'économie du pétrole

    Les pays africains producteurs de pétrole font paradoxalement face à une multitude de problèmes, qui ont conduit à l’utilisation des expressions « la malédiction du pétrole » et le « syndrome hollandais ».

    Dans un exposé dense et très instructif, le professeur Yates a expliqué que la question n’est pas simplement une question de gouvernance, de régimes politiques bons ou mauvais, de démocraties ou de dictatures, mais  une question de modèle économique.

    Ce problème fondamental du modèle économique est expliqué par« la théorie de l’Etat rentier ». L « ’économie de la rente » consiste en ce que vous avez une richesse pour laquelle vous n’avez pas travaillé, sauf que vous avez eu le chance d’être sur un certain territoire dont le sous-sol est riche.

    Les recettes de la Banque mondiale et autres organismes ne sont pas centrées sur la satisfaction des besoins essentiels des populations, encore moins développer une économie qui fonctionne, mais uniquement pour assouvir la faim des pays occidentaux, en termes d’énergie.

    Il faut sortir du schéma de l’économie de rente et des modèles de la Banque mondiale. Il serait intéressant de prendre exemple sur les pays qui ont échappé à cette malédiction, comme la Norvège, et jusqu’à un certain degré, certains pays du Golfe. Former des cadres nationaux dans tous les domaines liés au pétrole, afin d’en maîtriser tous les circuits ; et surtout, créer les bases d’une économie nationale, tournée vers la production, l’esprit entrepreneuriale et l’innovation, et non seulement sur la bousculade (« the scramble ») pour le partage des revenus pétroliers

     

    èExposé de M. Frank KODBAYE, Journaliste,  « Couper les ailes de la grande corruption »..

    L'exposé du compatriote Frank KODBAYE, sur la corruption est une suite logique à celui du professeur Douglas YATES sur la mauvaise gestion des ressources pétrolières.

    M. KODBAYE, aurait pu s'étendre longuement sur la description des mécanismes et la dénonciation des méfaits de la corruption au Tchad et en Afrique, comme on le fait à longueur d'articles, à longueur de livres, et à longueur de programmes politiques. Il ne nous aurait vraiment rien appris, tant ce phénomène est vécu au quotidien par nous tous. Heureusement, il a su éviter cet exercice facile et répétitif de descriptions et de complaintes et consacra l'essentiel de son propos à la recherche des solutions pour combattre ce phénomène.

    Sa thèse principale est que l'action civique, à plusieurs niveaux est capable de déclencher un processus d'endiguement de ce phénomène.

    Le premier niveau, le plus élémentaire, est l'action individuelle des citoyens, par l'utilisation des mécanismes juridiques existant, pour interpeller les décideurs. Il donna, à ce sujet l'exemple très intéressant d'initiatives citoyennes en Suède. Le deuxième niveau est celui du mouvement associatif. Enfin, le niveau institutionnel, local et international.

    èExposé de M. Adoum YACOUB KOUGOU, Coordinateur du FPRN, ancien Chef d’État-major,« La réforme de l’Armée Nationale Tchadienne ; un défi majeur dans la Reconstruction du Tchad »

    Ayant été Chef d'Etat-major général des forces armées, un responsable politico-militaire de premier plan dans pratiquement toute les phases du conflit tchadien, et chef d'un des mouvements fondateurs du CNCD -le FPRN-, il était particulièrement bien placé pour traiter cette question, cruciale s'il en fut, de la réorganisation de l'armée. Malheureusement, des difficultés d'organisation ayant placé son intervention, ainsi que celle du camarade Brahim OUMAR sur l'éducation, à la fin de la journée, le temps avait manqué pour une présentation complète de leur travail et un débat exhaustif avec la salle. « Ce n'est que partie remise », avait promis la Coordination du CNCD.

    Le sujet fut déroulé en six parties :

     1) Les conditions de la naissance de l'Armée Nationale Tchadienne (ANT), à partir des anciens  officiers et sous-officiers des unités indigènes des forces coloniales françaises. 2) La période du président TOMBALBAYE caractérisée par l'implication de l'ANT dans les tâches de maintien de l'ordre intérieur, et la naissance du Frolinat. La période du CSM caractérisée par le tâtonnement et la confusion ayant débouché sur la guerre civile et l'apparition du phénomène des « tendances ».

    3) Les tentatives de réunification cacophoniques du GUNT.

    4) La réintégration quasi complète de toutes les fractions sous Habré et les débuts d'une réorganisation nationale.

    5) L'énorme gâchis sous le régime du MPS, reconnu par le président DÉBY ITNO lui-même.

    6) En conclusion : le camarade Adoum présenta sa conception d'une solution à ce problème :

     - D'abord, il faut une réconciliation et une paix réelles pour mettre fin au fractionnisme politico-militaire ;

    -Ensuite, il faut constater qu'il n'existe pas véritablement d'Armée nationale, et considérer que les forces armées et de sécurité doivent être rebâties à partir de zéro.

     

    Exposé de M. Brahim OUMAR ( ancien Chef de Département des Sciences et Techniques de l'Information et de la Communication à l'Université de N’Djamena) : « La crise du système éducatif tchadien ».

    En tant que pédagogue ayant été au cœur du système éducatif au Tchad, le camarade Brahim OUMAR a donné un diagnostic d' « initié » du mal qui ronge l'enseignement au Tchad, sous la gestion catastrophique du MPS.

    Sa conclusion est sans appel : le système éducatif n'est pas seulement malade, il est pratiquement dans un état « comateux ».

    On a beau savoir que le niveau scolaire a connu une chute spectaculaire, que ce secteur est gangrené par le favoritisme, la violence et le dénuement matériel, on est quand même saisi d'effroi par les exemples précis de dysfonctionnement, ou plutôt de sabotage systématique, donné par le conférencier.

    Sa conclusion est sans appel : le Tchad va payer très cher, le prix de la gestion irresponsable du régime MPS, pour les trois ou quatre générations à venir.

    Comme pour les forces armées et de sécurité, il faut tout revoir à partir de zéro : les textes réglementaires, les conditions de création et de fonctionnement des établissements privés, la formation des enseignants, les programmes scolaires, les critères de nomination des responsables académiques, les conditions de vie et de travail des professeurs et chercheurs, et surtout remettre l'éthique et la conscience professionnelle au cœur du système éducatif.

     

    2ème Série :LES ENJEUX GÉOSTRATÉGIQUES RÉGIONAUX ET INTERNATIONAUX :

    èExposé du professeur Albert BOURGI ( Professeur agrégé de Droit Public) : « La Relation Afrique-France. La Spécificité tchadienne. »

    On ne présente plus le professeur BOURGI : référence universitaire cardinale, aux titres et publications innombrables, dont on retiendra surtout qu'il a formé des milliers de cadres africains, parmi lesquels, on citera, pour ce qui est du Tchad, feu Youssouf Togoïmi, et dont on retiendra aussi l’engagement politique de toute une vie aux côtés des peuples en lutte, dans son pays de naissance, le Sénégal, mais aussi en Afrique et dans le Tiers-monde en général.

    Son exposé commença par l'historique de ce qu'on appelle la Françafrique, ou comment le pouvoir gaulliste avait mis en place le système néo-colonial sous couvert d'indépendance, afin d'assurer la continuité des intérêts impérialistes dans les pays africains.

    Pour ce qui est du Tchad, il y a un particularisme frappant qui le met à part dans le pré-carré franco-africain : c'est que la politique française vis-à-vis de notre pays, est « surdéterminée » de façon exorbitante, par le facteur militaire. Le Tchad est perçu comme un atout principalement stratégique et non pas économique ; et la haute hiérarchie militaire française a toujours le dernier mot dans la définition des politiques de la France. D'où le soutien aveugles à des régimes dictatoriaux d'une très grande brutalité, parce que perçus comme garant de l'insertion du Tchad dans le dispositif militaire français en Afrique. Le président Idriss DEBY ITNO peut massacrer, piller, autant qu'il veut, il sera toujours soutenu tant qu'il conserve l'amitié des généraux français.

    La question qui se pose actuellement, c'est : « est-ce-que le nouveau pouvoir socialiste français sous la présidence de François HOLLANDE, pourra changer ces relations « incestueuses » entre la France et l'Afrique. Tout en appelant les forces progressistes à ne pas gober naïvement les déclarations des nouveaux responsables français, le professeur BOURGI a estimé qu'avec ce gouvernement de gauche, il y a quelques lueurs d'espoirs.

    D'abord la personnalité du président François HOLLANDE, qui est « vierge » par rapport à l'Afrique, et qui est plus sensible à l'opinion de la base militante, et des forces démocratiques africaines. Cependant la vigilance doit être de rigueur, carseules la mobilisation citoyenne, la pression politique et les luttes populaires, seront payantes.

    èExposé de M.Thierry VIRCOULON, (Directeur du Programme Afrique Centrale d'International Crisis Group) : « La Communauté internationale et les crises en Afrique centrale. »

    Expert au sein du Think Tank ICG (International Crisis Group), M. VIRCOULON est un fin observateur du phénomène des crises dans notre sous-région de l'Afrique Centrale.

    Le fil conducteur de son exposé était l'explication de l'inefficacité des forces de maintien de la paix – de l'ONU ou de l'Union africaine – dans le règlement des conflits ; en prenant l'exemple de la MUNOC -devenue MUNOSCO- en RDC – de la MINURCAT au Tchad et en RCA, et de l'UNAMID au Darfour. Les failles dans les opérations internationales sont assez connues : non qualification des personnels, inadéquation des moyens, interférences des intérêts stratégiques des grandes puissances, rôle prépondérant des USA et de l'OTAN dans le financement. Mais là, où l'assistance a été interloquée, c'est quand M. VIRCOULON a expliqué que la mission des forces de « paix », par essence même, n'est pas...d'instaurer la paix ! Il s'agit uniquement d'apaiser un peu les tensions, c'est à dire d'agir comme un calmant !  C'est ce qu'on appelle « la gestion des crises », notion différente de « la résolution des crises".

    C'est la source d'un grave malentendu avec les populations concernées qui voient ces forces comme un sauveur providentiel dont on attend des miracles, et aussi avec les opinions africaines et même dans les pays occidentaux.

    La solution véritable serait qu'au niveau politique (principalement le Conseil des sécurité) on redéfinisse la mission fondamentale des forces internationales. Il faudra aussi élargir le champ d’action de la Communauté international qui se limite strictement aux aspects politiques et humanitaires, alors que les racines profondes de ces crises sont d’abord économiques et sociales.

     

    èExposé de M. Acheikh IBN- OUMAR, (Coordinateur 1er Adjoint du CNCD, ex Ministre des Affaires Etrangères) : « Les nouvelles menaces dans le Sahel-Sahara et leurs implications géostratégiques »

    L’exposé du camarade Acheikh IIBN-OUMAR était articulé comme suit :

    -D’abord clarifier les notions utilisées : Qu’entend-on par « géostratégie » ? Faut-il parler de mutations, voire de « révolution » géostratégiques ou de simples « changements »

    - Définition de l’espace concerné : La situation d’insécurité, et de troubles dans la région Sahel-Sahara, ne se limite ni dans l’espace, ni dans le temps aux défis des mouvements islamistes et sécessionnistes dans le Nord-Mali. La zone de troubles va du Sahara occidental jusqu’à en Somalie, la limite sud étant le nord de la Côte d’ivoire du Nigéria, de la RCA et du Sud-Soudan.

    -l’insécurité n’a pas la même signification pour les populations, les pouvoirs étatiques et le monde occidental.

    - Distinction de trois (3) Les phases historiques : 1) Des Indépendances à 1990 : la guerre froide ; 2) De 1990 à 2001 : Les tentatives démocratiques ; et 3) A partir de 2001  (11 septembre 2011) : « lutte contre le terrorisme ». Chacune de ces phases est caractérisée par des enjeux, des acteurs et de stratégies différentes.

    La phase actuelle voit surgir des acteurs nouveaux, et un repositionnement des acteurs traditionnels. L’aspect le plus marquant, ce sont les nouveaux types de de réponses militaires, mises en place par la France ; les Etats Unis, basées sur les opérations spéciales, voire clandestines et le recours massif aux nouvelles technologies informatiques et aux équipements  ultrasophistiqués.

    Dans cette nouvelle course, les acteurs africains sont "largués". Nos Etats risquent de perdre encore plus leur de leur souveraineté. Il faut résoudre les problèmes à la racine. Les causes profondes de la fragilité de nos Etats, ce sont : - la corruption, qui crée un fossé entre les masses, surtout la Jeunesse, et l’administration centrale ; . La faiblesse du sentiment national ; - l’inconsistance des institutions sous-régionales et continentale et le manque de vision à long terme, particulièrement sur le plan stratégique. La responsabilité commence au niveau de chacun, en tant qu'individu, avant d’être celle des organisations et des institutions.

     

    CONCLUSION GÉNÉRALE/

    Comme nous l’a rappelé la première modératrice, Mme Marie-Roger BILOA, se contenter de dénoncer le régime actuel, est loin de constituer une assurance qu’on fera mieux que lui, si on ne développe dès maintenant des projets réalistes, construits à partir de solutions concrètes aux maux dont souffrent nos sociétés. Au niveau du CNCD, nous sommes bien conscients que l’opposition tchadienne dans son ensemble ne doit pas se contenter de critiquer, dénoncer et condamner,  mais avancer des réponses cohérentes, précises et crédibles aux problèmes essentiels du Tchad. C’est pourquoi, nous avons voulu cette Journée de réflexion comme le coup d’envoi d’une série continue de conférences, colloques, tables-rondes, etc. afin d’étudier en profondeur toutes les questions sociales, économiques, et politiques liées à un programme de redressement national.

    Nous reviendrons sûrement plus en détails sur certains sujets abordés (comme le pétrole, de l’Armée, et l’Education), de même que nous ouvrions d’autres chantiers de réflexion. Les Tchadiens et les amis sont vivement invités à nous faire des observations, des propositions, et des critiques aussi, sur la forme et le contenu des débats passés et à venir.

  • À l'issue de son entretien avec François Hollande à l'Élysée ce mercredi, Idriss Deby a de nouveau réclamé les 6 millions d'euros de dommages et intérêts que les responsables de l'association ont été condamnés à verser aux familles des "orphelins".

     
     

    Le président tchadien Idriss Deby a de nouveau réclamé mercredi que les responsables de l'Arche de Zoé versent 6 millions d'euros d'indemnités aux familles des enfants tchadiens que l'association avaient tenté en 2007 d'emmener en France en les faisant passer pour des orphelins.

    "Ces responsables ont été condamnés (...) En principe ils doivent non seulement faire de la prison en France mais aussi payer les 6 millions d'euros d'indemnisation des enfants", a déclaré M. Deby à la presse, à l'issue d'un entretien avec le président François Hollande à l'Elysée.

    M. Deby a ajouté avoir évoqué le sujet avec le chef de l'Etat, jugeant cette question "très importante".

    "Moi, je n'ai pris aucun acte graciant les responsables de l'Arche de Zoé, que cela soit bien compris. Ils ont été condamnés et nous avons respecté l'accord juridique avec la France", a expliqué M. Deby.

    Le fait de les libérer constituait "une violation de l'accord, je ne l'ai jamais dit mais aujourd'hui je le dis", a-t-il poursuivi.

    En mars 2008, le régime tchadien avait gracié les membres de l'Arche de Zoé de leur condamnation à huit ans de travaux forcés, mais la question des dommages et intérêts reste entière, l'Etat réclamant 6 millions d'euros pour les familles.

    "Pour avoir le transfèrement des membres de l'Arche de Zoé (vers la France), le gouvernement français s'était engagé à payer l'indemnisation aux parents de victimes, mais jusqu'à maintenant, rien n'a été fait", avait récemment affirmé à l'AFP une source à la présidence de la République tchadienne. Lire la suite sur le site de France24

  • Volte-face d'Idriss Deby devant les journalistes dans la cour de l'Elysée. Le despote tchadien a tout simplement nié avoir gracié les membres de l'arche de zoé. Il faut rappeler que c'était par un décret signé le 31 mars 2008 que le dictateur tchadien avait gracié les membres de l'arche de zoé. Cette affaire tendant devant les juridictions françaises dévoile petit à petit le rôle joué par les protagonistes et notamment le ministre des affaires étrangères de l'époque qui aurait dénoncé l'opération auprès des autorités tchadiennes. On se pose légitimement la question pourquoi on les avait laissés faire? Est ce qu'on a visé plus le crédit en terme d'images d'un gouvernement déjouant une tentative d'immigration irrégulière au lieu de penser sur les conséquences sur les enfants et les familles au Tchad comme en France? A la sortie de son audience avec Hollande, Deby avait réclamé aussi les 6 millions d'euro de dédommagement.

    Il faut se dire que le cabinet de Deby avait annoncé, tambour battant, que leur chef est en visite officielle en France. Une visite officielle avec un protocole au minima (ni hymne chanté à l'accueil, et surtout ne pas être accueilli par un ministre au moins), s'appelle une visite privée. Deby est l'hôte du MEDEF.

    Autres faits saillants, le silence sur la situation malienne. Il faut rappeler que si Deby est en France, c'est pour ses "connaissances" guerrières en milieu désertique. La veille au Tchad, Deby ainsi que Yayi Boni étaient prêts à aller guerroyer au nord Mali malgré les mises en garde du Secrétaire Général de l'ONU.

  •  

    Au moment où Deby itno est reçu à l'Elysée, tombe le rapport de Transparency, classant le Tchad bon dernier en Afrique centrale et 165ème sur 174 pays au niveau mondial. Voici les pays les mieux et les moins bien notés au classement international 2012 du degré de perception de corruption, établi par l'organisation non gouvernementale Transparency International, publié mercredi à Berlin.

    L'indice établi à partir de données recueillies par 13 institutions internationales - parmi lesquelles la Banque mondiale, les banques asiatique et africaine de développement ou encore le Forum économique mondial - est compris entre zéro pour un pays "hautement corrompu" et 100 pour un pays considéré comme "très vertueux".

     
     

    1. Danemark 90

    1. Finlande 90

    1. Nouvelle-Zélande 90

    4. Suède 88

    5. Singapour 87

    6. Suisse 86

    7. Australie 85

    7. Norvège 85

    9. Canada 84

    9. Pays-Bas 84

    11. Islande 82

    12. Luxembourg 80

    13. Allemagne 79

    14. Hong Kong 77

    15. La Barbade 76

    En queue de pelèton, on peut citer:

    160. République démocratique du Congo 21

    160. Laos 21

    160. Libye 21

    163. Guinée équatoriale 20

    163. Zimbabwe 20

    165. Burundi 19

    165. Tchad 19

    165. Haïti 19

    165. Venezuela 19

    169. Irak 18

    170. Turkménistan 17

    170. Ouzbékistan 17

    172. Birmanie 15

    173. Soudan 13

    174. Afghanistan 8

    174. Corée du Nord 8

    174. Somalie 8

  • Le Tchad est un pays opprimé et malheureux qui compte  douze millions d’habitants où Idriss Deby Itno, règne depuis plus de vingt deux (22) sans partage ni alternance politique.

    Un pays meurtri avec un véritable dictateur, faussement paternaliste et pas vraiment si débonnaire que ça,  auquel, un récent plébiscite, en 2011, lui a attribué un pouvoir omnipotent  et la possibilité même d’être réélu sans limitation de durée ni de mandat.

     Ce pays est vraiment bien loin d’être un modèle démocratique hypocritement prétendu, aujourd’hui, par le pouvoir en place.

    En effet, les Libertés fondamentales y sont totalement niées, les droits de l’Homme piétinés, la démocratie n’y est qu’un exercice purement informel et la Justice y est placée sous l’étroit contrôle d’une seule personne en toute absence d’un véritable d’Etat de droit.

    Pour preuve, nous avons en exemple les cas des les syndicats muselés, les opposants emprisonnés, quand ils ne sont pas assassinés, ils sont poussés vers l’exil forcé, la presse indépendante bâillonnée, les journalistes arrêtés quand ils ne sont pas jetés en prison, ils sont condamnés à des lourdes peines.

    Cette situation bien peu enviable  nous a ramènes à une ambiance de tracasseries voire  de harcèlement, de persécutions policières permanentes, d’oppression politique et de stagnation économiques que nous n’avons jamais vécus.

    Le réveil des consciences observées ici et là, est un engagement contre l'évitement des vrais sujets du développement et le déni de la démocratie qui annihilent l’émergence d’une démocratie réelle, facteur déterminant pour l’essor de tout un pays semble suffoquer.

    Le quotidien des tchadiens  se conjugue déjà avec les maux comme : injustice, inégalité sociale cumulant le chômage et la pauvreté, l’abandon et l’absence totale du respect des services publics, l’exposition des arrestations arbitraires et l’humiliation  de ceux qui ne partagent pas cette gestion clanique.

    A titre d’exemple, une des sœurs du Président Deby qui a occupé récemment le devant de la scène médiatique, avait déclaré lors d’une interview qu’elle n’est pas venue à la Mairie pour détourner de l’argent, car, dit-elle, elle  a déjà un compte crédité de 4 milliards de FCFA. Et, pourtant, son 1er poste à responsabilité qu’elle a occupé, était d’être 1ère adjointe de la Mairie de N’Djamena.

    Si on admet qu’elle est tchadienne comme l’affirme le ministre de communication, le problème réside sur ses compétences de gérer ou un département aussi important comme la Mairie d’une capitale qu’est N’Djamena, appelée pompeusement « vitrine » de l’Afrique.

    On s’interroge sur le mutisme  du fameux ministre de la moralisation et sa fameuse mission COBRA sélective, à l’exemple de notre tantine nationale ITIR Deby Itno? Il doit avoir le culot de l’interroger sur sa fortune et lui demander d’où provient t-elle ?

    A mon avis, s’il est courageux, il doit entamer une procédure à son encontre !

    Comme tout bon dictateur qui voit ses jours comptés, Idriss Deby Itno continue à faire souffrir le peuple tchadien et mène notre pays à l’anarchie.

    A l’heure où nous nous penchons sur cet article, Idriss Deby sera reçu par le Président français, François Hollande et  rien ne peut donc justifier le soutien de la France à tous les dictateurs africains et en particulier celui du Tchad, connu pour son déficit démocratique, son refus catégorique au dialogue politique et à l’instauration d’un Etat de droit où les droits civiques et politiques du citoyen sont reconnus et garantis.

    Toutefois, il faut se rappeler que feu Kadhafi était accueilli à grande pompe en France mais, il a été complètement dégommé du pouvoir par cette même France.

    Pour rassurer le peuple tchadien, il convient de dire que le nouveau président français est, à mon avis, différent de ses prédécesseurs, pour plusieurs raisons disait récemment un expert en politique africaine :

    -      Il n’a jamais occupé un poste ministériel,

    -      Il n’appartient pas au réseau françafrique,

    -      Il ne prend pas des décisions sans consulter sa base.

        Voici les trois signes qui illustrent  nos inquiétudes.

    Encore une fois, l’option militaire reste l’ultime recours au peuple, du fait que le régime tchadien a verrouillé, toute tentative d’un débat démocratique au Tchad.

    Cette attitude belliqueuse du pouvoir en place, a contraint de nombreux compatriotes tchadiens à s’exiler.

    Face à l’urgence, Il va de l’intérêt de l’opposition tchadienne en général de s’unir afin de donner la chance au changement et libérer le peuple de l’un des régimes les plus sanguinaires de l’histoire politique que notre pays ait connue.  Car, traditionnellement, il est prouvé que  la lutte contre les dictatures est longue et  coriace mais elle finit par le triomphe du peuple.

    Nous demandons à tous nos compatriotes de s’armer de patience pour poursuivre la  lutte.

     

    Abdelmanane Khatab

  • « Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde. » Aimé Césaire Le président de la République Française, Monsieur François Hollande recevra le dictateur Idriss Deby. Un chef mafieux, resté au pouvoir par la force pendant vingt-deux (22) ans ; il a tué des tchadiennes et tchadiens, et dilapidé les ressources du Tchad au profit de son clan.

    Le président français salira ses mains et le tapis de l’Élysée en recevant un vulgaire despote. Un criminel qui selon les principes de la République n’aura pas droit de fouler le sol de Marianne ; et voilà, la diplomatie souille la république et son palais.

     Nous, les victimes des gouvernances injustes et claniques en Afrique centrale ; condamnons avec ferveur cette complaisance. C’est à quand, le changement en profondeur, des relations franco-africaines ? L’acte politico-diplomatique que commettra le président est contraire aux principes de la République ; mais aussi contraire à ce qu’il nous a promis, comme attitude contre les despotes vulgaires de l’Afrique centrale. Ainsi, il porte un violent coup de massue, contre les espoirs des peuples meurtris, sous des régimes monarchiques et sanguinaires.

    Recevoir Idriss Deby à l’Élysée, c’est montré son indifférence aux souffrances du peuple tchadien. Cette diplomatie absurde ressuscite les ressentiments ; car elle n’a jamais entendu le peuple, sauf les dictateurs.

    Idriss Deby n’est même pas capable de redresser son pays ! Pour quel but, le sollicitez-vous au Mali ? Il a aussi fourni des mercenaires à Kadhafi ; vous voulez des mercenaires, Deby vous vendra les enfants tchadiens. Il n’y a pas des armées tchadiennes qui pourront intervenir dans des conflits à l’étranger. Je défis tous les experts du monde, faites une enquête sur l’armée tchadienne. Deby n’est plus utile au Mali !

    Comment pourrons-nous croire aux principes de la République ? En effet, elle n’a jamais soutenu le peuple africain en souffrance, sous les jougs des dictateurs ; elle ne s’insurge pas contre les injustices des dictateurs.

     

     Mahamat Hassane Boulmaye

  • Idriss Deby et sa belle mère, et Mahamat Ali Abdallah et son beau frère Mahamat Djibrine seront en villégiature à Paris. Le Tchad est livré à une horde de pilleurs sans loi ni foi, asservissant le Peuple, bâillonnant la presse, assassinat les opposants. La visite privée de Deby et sa suite sur invitation du MEDEF s'achevera le 07. Deby a rencontré Yayi Boni qui lui a prodigué des conseils sur la manière de se tenir face à Hollande. Entre temps, les familles des disparus seront reçues et G Gorce a twité vouloir mettre la question Ibni au centre de l'entretien.

  • Le népotisme cède la place au clientélisme à la mairie de N'djamena. Après l'équipe familiale, voilà l'équipe des courtisans prévaricateurs. Peut-on croire à la probité de ceux qui ont laissé nommer Itir comme adjoint hier? Ils n'ont aucun crédit et nous allons le démontrer très prochainement. En attendant voici leur liste:
    Maire de la ville de N’Djaména : M. Saleh Abdel-Aziz Damane ;
    Maire 1er adjoint: M. Abdallah Lébine ;
    Maire 2ème adjoint: M. Saleh Kochy Zougoulou ;
    Maire 3ème adjointe: Mme Issa Sokoye née Esther Weïbogo

  • Tout puissant Elect-Sport, Renaissance malheureux. Signe de temps, même les supporteurs d'Elect actuels ne savent pas chanter ce slogan. C'était le bon vieux temps. Le temps de youssouf Idriss, Saleh dogo, N'galbougui etc. Lors du dernier derby qui s'est joué hier, Elect-sport a remporté, la coupe de la Ligue de football de la Commue de N’Djaména en battant Renaissance FC par 4 buts à 3

  • L’Union des Syndicats du Tchad (UST) appelle ses militants à observer à partir d’aujourd’hui une grève sèche d’une semaine renouvelable. Cette décision a été prise à l’issue d’une assemblée générale tenue samedi dernier à la bourse du Travail.

  • femmes creusant foumilière pour se nourir

     

     

    N’Djaména, Mohamadou Houmfa/Infosud - Dès ses premiers pas à N’Djaména, la capitale tchadienne, impossible pour le visiteur lambda de ne pas remarquer la fracture sociale qui a pignon sur rue. Alors que plus de 60% de la population vit au-dessous du seuil de pauvreté, au milieu des taudis construits de bric et de broc -de la tôle froissée en passant par des planches de bois poussiéreuses ou des morceaux de panneaux publicitaires découpés-, d’imposantes villas à plusieurs niveaux poussent comme des champignons. Et si l’essentiel des habitants empruntent les motos taxis qui pullulent dans les rues, il n’est pas rare de voir des membres du gouvernement et des hauts fonctionnaires circuler dans des rutilantes berlines encore neuves.

    Pourtant, avec près de 120 000 barils de pétrole produits quotidiennement, le Tchad se hisse aujourd’hui au 48ème rang mondial des producteurs de pétrole. Une manne que les Tchadiens avaient espérée salutaire pour les sortir du sous-développement, lorsque les premiers puits avaient jailli dans le sud du pays en 2003, après plus de 30 ans de recherches infructueuses. Près de 2 milliards de dollars de recettes annuelles étaient attendues, et devaient servir à assurer l’avenir des générations futures, selon le leitmotiv de l’époque. Mais en réalité, le gouvernement d’Idriss Déby a vite repris la main sur ces revenus pour armer ses soldats et repousser les incursions chroniques de rebelles sur son territoire. Au détriment des avancées sociales promises.

    Pillage des ressources

    Excédés, de nombreux Tchadiens sont de plus en plus critiques. Tels les fonctionnaires qui, réunis au sein de l’Union des Syndicats Tchadiens (UST), sont en grève depuis le mois de juillet pour réclamer une augmentation de leurs salaires. « Nous avons parmi nous des cadres du ministère des Finances qui savent très bien qu’il y a assez d’argent pour la hausse que nous demandons, assure François Djiondang, secrétaire général de l’UST, la plus grande union syndicale du pays. Une vision que ne partage pas le président Déby, qui refuse d’utiliser « la totalité des ressources du pétrole pour payer les fonctionnaires », arguant que des infrastructures doivent être construites pour préparer l’après-pétrole. Lire la suite sur le site Info sud

  • Ghazi Salah Eddine
     

    Après l'arrestation de Salah Gosh, ancien directeur général des services soudanais, les langues se délient et des noms sont avancés y compris de ceux qui ont concourri activement au rapprochement entre Deby et Bachir.

     

    Ghazi et Guirchabi

    Ainsi, parmi le pro Deby, le nom de Ghazi Salah Addine est cité. Principal acteur de renouement avec Deby, Ghazi qui était conseiller spécial de Bachir, a ètè élu député et représentait le parti de Bachir au parlement soudanais. Il avait refusé de présenter sa candidature au poste de secrétaire général du parti prétextant qu'après les modifications des textes du parti instituant des postes de vices-présidents, le secrétariat général a perdu sa valeur. Ses détracteurs l'accusent d'avoir pris fait et cause pour les jeunes réformistes du parti. Malgré le démenti du régime de toute implication de Ghazi dans ce complot, les rumeurs persistent à dire qu'il était entendu et gardé en lieu sûr.

    Un autre nom très impliqué dans le problème tchadien cité est Mohammed Ibrahim dit "Guirchabi". Il appartient à la tribu arabe "Choukriya" et au clan "Dirchaib" ( "الدريشاب") (voir source) d'où il tire son surnom. Homme de basses oeuvres de Gosh, Guirchabi a contribué à l'éclatement de la rébellion en manipulant les uns et promettant monts et merveilles aux autres. La crise soudano-tchadienne lui a permis d'accumuler des richesses colossales.

    Mise en garde des moudjahidines (السائحون) et de l'armée à Bachir

    Les anciens combattants des guerres du sud, connus sous les vocable "sah'ïhhoun" littéralement "touristes" mais concrètement "djihadistes" (voir à ce propos le sens de ce mot en arabe). Ces anciens combattants ne sont pas allés par quatre chemins: ils ont exigé la libération pure et simple de leurs "frères" d'armes, surtout "wad Ibrahim". Le régime, paniqué, a envoyé dare-dare son directeur de sécurité chez Deby pour non seulement demander assistance mais aussi évoquer le cas de commandant de la force mixte, Tchad-Soudan, qui est impliqué dans le putsch. Il vérifiera par la même occasion  le degré d'implication de Deby dans ce complot.

    Et comme un malheur ne vient jamais seul, ce sont les troupes soudanaises qui se trouvent à Hidjilidje, face aux sud-soudanais, qui grognent. Ils sont mécontents de la citation de leur commandant, le Général, Kemal Abdelmarouf, libérateur de Hidjilidj. Les jours à venir seront déterminants pour Bachir et ses acolytes.

     

    La Rédaction de la Gazette

  • Saleh Damane

    Le conseil municipal de la capitale a élu samedi soir 24 novembre Saleh Abdel Aziz Damane maire de N'djamena en remplacement de Djimet Ibet, qui avait été suspendu après seulement quatre mois d'exercice pour tentative de corruption. Saleh Abdel Aziz Damane est un ancien député, élu du 4e arrondissement de la ville.

    D'ores et déjà des voix s'élève sur les capacités réelles du promu à pouvoir gérer la ville secouée par maintes affaires de corruption. Natif de N'djamena, Monsieur Damane a quitté les études avec un niveau de collège. Il serait proche d'Abderamane Moussa, médiateur de la République, et membre du MPS (parti de Deby).

  • Accusé avec 12 autres personnalités politiques et militaires d’avoir commandité un putsch contre Omar El Bachir, Gosh et ses compagnons sont mis aux arrêts.

    Le gouvernement soudanais a accusé officiellement Gosh et ses camarades dont les fameux Général Adil Al Taieb du renseignement militaire et l’ex djihadiste le Brigadier Mohammed Ibrahim Abdeldjalil connu sous « wad Ibrahim », de sabotage et atteinte à la sécurité de l’Etat et propagation des fausses nouvelles (sur l’état de santé de Bachir).

    Selon Ahmed Bilal, ministre de l’information, porte parole du gouvernement soudanais « l’heure H était fixée pour le jeudi passé mais avancée pour vendredi matin ». Après interception des communications nationales et internationales à ce propos, le gouvernement a préféré devancer les putschistes et les arrêtés, poursuit le porte-parole.

    Si Salah Gosh est connu pour ses turpitudes et son immixtion dans les problèmes de la rébellion tchadienne, wad Ibrahim aussi s’est illustré pendant la guerre du sud par ses extravagances et son radicalisme. Ainsi, dans le célèbre chant de combat attribué à lui et qui disait «ne comprend que la langue de klachinkoff et du Gim, vise les têtes sans merci, ne craint ni les explosifs ni les mines…» démontrent à suffisance son extrémisme. Son nom est cité souvent dans les opérations militaires les plus meurtrières dans le sud et notamment l’opération « été de traversée » et jusqu’après l’opération « le déluge ». Il était de la partie même récemment à Hidjilidj conte le Soudan du sud. Son arrestation a fait l’effet d’une bombe dans les milieux islamistes djihadistes soudanais.

    Affaibli suite à un cancer, cette tentative de putsch déstabilise encore plus le régime de Bachir et les questions de sa succession sont clairement posées.

    La Rédaction de la Gazette


    Version arabe

    العميد ود ابراهيم .. صاحب مقولة التنشين في الرأس .. من أبرز المعتقلين
    العميد ود ابراهيم .. صاحب مقولة التنشين في الرأس .. من أبرز المعتقلين
    ليش ليش يا مجاهد ما تتقدم للحور والجنة ، لي كلاشنكوفك والجيم أفهم، في الرأس تنشينك لا لا ترحم
    11-23-2012 07:58 PM
    لي كلاشنكوفك والجيم أفهم، في الرأس تنشينك لا لا ترحم، للقاء أعداءك سرعة اتقدم، لا تخاف الدانة لا تخشى لغم .. تلك الأبيات مُسّتلة من أنشودة جهادية راجت على أيام حرب الجنوب كان مطلعها: (ليش ليش يا مجاهد ما تتقدم للحور والجنة)، حيث ذاع صيتها، وصيت مؤلفها المقدم وقتها، العميد حالياً محمد إبراهيم عبد الجليل، أو (ود ابرهيم) الذي كان اسمه يجىء غالباً مسبوقاً بصفة المجاهد أو الدباب، حيث شكل ود إبراهيم وقتها ما يشبه القاسم المشترك في أغلب العمليات العسكرية ضد الحركة الشعبية في الجنوب منذ ما قبل عمليات صيف العبور، وحتى ما بعد عملية الأمطار الغزيرة.

    لكن، كل ذلك كان في وقت سابق بالطبع، قبل أن تدور الأيام، وتتحول بندقية ود إبراهيم التي كثيراً ما أفرغ رصاصها المحشو في وجه جيش الحركة، تحولت تلك البندقية لحماية رئيس ذات الحركة التي حاربها طويلاً د. جون قرنق دى مبيور، عندما جاء بعد توقيع إتفاقية نيفاشا نائباً أول لرئيس الجمهورية بينما كان ود ابراهيم مسؤول التأمين والإستخبارات بالقصر الجمهوري. ثم أكملت الأقدار دورتها فيما يبدو أمس عندما أُعتقل العميد ود إبراهيم ضمن المجموعة المتهمة بتدبير المحاولة الإنقلابية، وهى محاولة كانت ستجعل بندقيته ترتفع في وجه إخوان الأمس ربما، في مفارقة ما كانت تخطر ببال أكثر الإسلاميين تشاؤماً.
    ارتبط العميد ود إبراهيم مؤخراً بتحرير هجليج حيث كان قائد ثاني العمليات التي دحرت جيش دولة الجنوب، فأعاد لأذهان المجاهدين صورته القديمة عندما كان يلهب حماسهم وهو يلحن وينشد لهم أناشيد حماسية صاخبة تنقلهم من واقعهم المبتل بأراضي الجنوب إلى فضاءات رحيبة عندما يرفع صوته منشداً: (العهد الباقي سقناه قسم، لغير الباري لن نحمل هم، لعدونا ندمر نصليه حمم، لبلادنا نعّمر تبقالنا نغم). بينما من معه يضربون على خزنة الكلاشنكوف بطريقة إيقاعية منتظمة.
    إعتقال ود إبراهيم بالأمس على خلفية المحاولة التخريبة الأخيرة، شكل مفاجأة من العيار الثقيل لدى الكثيرين خاصة في دوائر الإسلاميين ومجالسهم الخاصة، حيث كان تلك المجالس ترشحه لمواقع قيادية رفيعة دونما تخريب بالنظر لإمكاناته وقدراته القيادية وصلاته الواسعة مع طيف واسع من النافذين والإسلاميين والمجاهدين، والعسكرييين بالطبع.
    ولأن ود ابراهيم كان القائد الثاني في المتحرك الذي حرر هجليج من احتلال دولة الجنوب بعد اللواء كمال عبد المعروف، فقد راجت شائعة في الخرطوم نهار أمس عن إعتقال اللواء بسبب اللبس الذي تم بينهما، فقد تناقل البعض الخبر عن إعتقال ضابط كبير كان قائد ثاني لتحرير هجليج ولم يقف الكثيرون في مسألة قائد ثاني هذه، وأصبح الأمر وكأن المعتقل هو القائد الأول لتلك العملية اللواء كمال عبد المعروف. ولكن الجيش لم يترك خبراً كهذا عن ضابط كبير يمر دون توضيح، فأصدر الناطق الرسمي باسم القوات المسلحة العقيد الصوارمي خالد سعد بياناً أكد فيه أنه لاعلاقة للواء الركن كمال عبد المعروف قائد عمليات هجليج بأحداث المخطط الذي كشفت عنه السلطات الأمنية صباح اليوم، وأوضح أنه الآن يؤدي عمله ومهامه العسكرية بولاية جنوب كردفان بعيداً عن هذه الأحداث. وأن اللواء الركن كمال له كامل الأحقية في مقاضاة كل من يروج لهذه الشائعة .
    لمع اسم ود ابراهيم لبعض الوقت في العام الماضي عندما تناقلت بعض المصادر على مشارف إحدى التشكيلات الوزارية خبراً عن ترشيحه لوزارة الداخلية، حيث كتبت الزميلة صباح أحمد تقريراً بصحيفة الصحافة سلطت فيه أضواءً كاشفة على مسيرة الرجل وجاء فيه على لسان أحد محدثيها أن ود ابراهيم سيكون رجلاً مناسباً لملء هذا الموقع نظراً لما يتمتع به من علاقة جيدة مع كافة حلقات العمل العسكري الثلاث، وهي الشرطة والأمن والجيش.
    وتابعت صباح في ذات التقرير: (ها هو (ود ابراهيم) يعود إلى الأضواء مجدداً بعد أن خبا واختفى نجمه كما رشح اخيراً توليه لمنصب وزير الداخلية، فأحد رفقاء الرجل في رحلة السلاح والكفاح يصف ود ابراهيم الذي تنحدر أصوله من منطقة العبيدية بولاية نهر النيل بأنه رجل حليم وواسع الصدر والأفق، وهو من المعروفين في العمل العسكري والحركة الإسلامية ومن العسكريين الذين قامت على رؤوسهم العمليات العسكرية في فترة الإنقاذ الأولى من حيث التدريب والتأهيل والإعداد، كما أنه عمل ملحقاً عسكرياً لسفارة السودان في نيروبي بكينيا.. لكنه آثر الابتعاد عن الأجهزة الرسمية والعمل وسط القواعد (التحتية).
    إعتقال ود إبراهيم يرسم مساراً مختلفاً لحياته عن ذلك المسار الذي اعتاد السير فيه منذ نعومة أظافر الإنقاذ، فقد تحول في نظر الجهات الأمنية والعسكرية والسياسية العليا إلى (مطلوب) بعد أن كان حتى الأمس القريب بطلاً يحرر هجليج ويقاتل في أحراش الجنوب وجبال النوبة، وهو ما يعني خروجه من معادلة الجيش والسياسة على الأقل في المدى القريب، بينما يبقى الباب موارباً ربما لعودة أخرى في حال طوى هذه المحاولة التخريبية عفو رئاسي كما حدث في محاولات أخرى كانت أخطر فيما يبدو، ولكن كان الحسم الأمني، ومن ثم العفو الرئاسي لها بالمرصاد. فصعد مدبروها لمواقع رفيعة ما كان لهم أن يصلوا إليها حتى وإن نجحت محاولاتهم الإنقلابية أو التخريبية.
    (من باب الإحتراز)، هكذا يقول البعض عن إعتقال العميد محمد إبراهيم عبد الجليل، ويذهب آخرون لربط إعتقاله بحالة التململ والغضب التي إنداحت وسط تيار من الإسلاميين لم يعجبهم ما حدث مؤخراً بمؤتمر الحركة الإسلامية بحسبان أن ود ابراهيم لم يكن مجرد ضابط في القوات المسلحة، بل كان إسلامياً ملتزماً يتقاسم رؤى إصلاحية مع شباب المجاهدين والدبابين. ومن المعلوم أن بعض شباب يتحدثون بصوت عالٍ عن ضرورة إجراء العديد من الإصلاحات والمراجعات اللازمة لتصحيح مسار الحركة وتقويم حكم الإسلاميين الذي يرونه على غير ما يشتهون. وبلغ حد غضب بعض الإسلاميين مدى جعل الأستاذ فاروق أبو عيسى القيادي البارز بتحالف المعارضة يدعو شباب الحركة الإسلامية الغاضبين للإنضمام إلى تحالف المعارضة بسبب ما وجدوه من حجر وقهر أثناء المؤتمر على حد قوله.
    ورجح شقيق ود ابراهيم في حديثه لفضائية الجزيرة أمس، أن اعتقال أخيه العميد محمد إبراهيم عبد الجليل جاء بسبب صراع وتنافس داخل التنظيم وضرباً من تصفية الحسابات ربما. لكن من السابق لأوانه القطع بالحيثيات التي دفعت لاعتقال ود إبراهيم قبل أن تنتهي التحقيقات التي تجرى معه وإثني عشر شخصاً آخرين، وضوعوا جميعاً في قفص الإتهام بتدبير محاولة توصف حيناً بأنها تخريبية، وفي بعض الأحيان بأنها محاولة إنقلابية، بينما يقول وزير الإعلام أنها محاولة تخريبية قصد بها إثارة فوضى تمهد لتحركات لقلب نظام الحكم. بينما أكثر الناس لا يعرفون رغم كل ما قيل ماذا حدث على وجه الدقة.

  • Le CONSEIL NATIONAL POUR LE CHANGEMENT ET LA DÉMOCRATIE (CNCD)

    vous invite à la

    JOURNÉE DE RÉFLEXION « LE TCHAD DE L’APRÈS IDRISS DÉBY ITNO:


    ENJEUX ET DÉFIS. »

    Samedi 1er décembre 2012, de 10h à 18h, à MONTREUIL


    RESTAURANT CASA POBLANO—15 RUE LAVOISIER-- METRO :

    ROBESPIERRE , LIGNE 9°

    Programme :

    10h-10h30 : Accueil, mot de bienvenue

    13h30-14h00 : Pause déjeuner

    10h30-13h30 : Exposés-Débats1ère série

    -14h00-17h30 : Exposés Débats-2è série

    Participation aux frais restauration :5 euros

     


    Ière PARTIE :
    RECONSTRUCTION NATIONALE : DÉFIS DES NOUVELLES

    AUTORITÉS ET DU PEUPLE TCHADIEN.

    10H30-13H30

    SOUS-THÈMES

    INTERVENANTS

    Sous thème 1 : Les Promesses non tenues de la Conférence Souveraine et la Déconstruction de l’État tchadien sous Idriss Déby.

    Dr Fidel-Abdelkerim MOUNGAR, ancien Premier Ministre du TCHAD

    Sous thème 2 : La reconstruction de l’État tchadien

     

     Le système éducatif (intitulé à préciser)

    Brahim OUMAR, ancien Chef de Département des Sciences et Techniques de l'Information et de la Communication
    à l'Université de Ndjamena 

    12H00-12H15 : Pause-café

    Histoire de l’aménagement territorial du Tchad; perspectives  d'un réaménagement territorial.

    Mahamat-Hassan BOULMAYE,Activiste politique et militant de l'opposition 

    La Réforme de l’’Armée Nationale Tchadienne ; un défi majeur dans la  Reconstruction du Tchad

     Adoum YACOUB KOUGOU, Coordinateur du FPRN, ancien Chef d’État-major,

     

    QUESTIONS—DEBATS : Modératrice/  Mme Marie-Roger BILOA, Présidente de Africa Internationale Magazine.

     

    13H30-14H30 : PAUSE DÉJEUNER

    14H30-15H45:

    Sous thème 3 : Défis - Enjeux – Perspectives Économiques au Tchad.

     

    La Malédiction du pétrole et “le modèle de la Banque Mondiale: Pourquoi ça ne marche pas

    Professeur Douglas YATES (Université américaine de Paris)

    Couper les ailes de la grande corruption.

    Frank KODBAYE, journaliste

    QUESTIONS-DÉBATS

    15H45-16H00 : Pause-café

    IIème PARTIE : THÈMES:LES ENJEUX RÉGIONAUX ET INTERNATIONAUX.

    16H00-17H30 

    SOUS-THÈMES

    INTERVENANTS

    Quelles nouvelles relations entre l'Afrique et la France ? La spécificité tchadienne.

    Prof. Albert BOURGI : professeur de Droit publi

    La communauté internationale et les crises en Afrique centrale

    Thierry VIRCOULON (Crisis Group) (à confirmer), Directeur du Programme Afrique Centrale d'International Crisis Group (ICG)

    Les nouvelles menaces dans le Sahel-Sahara et leurs implications géostratégiques

    Acheikh IBN-OUMAR, Coordinateur 1er Adjoint du CNCD, ancien Ministre des Affaires étrangères du Tchad

    QUESTIONS-DÉBATS.Modérateurs:

    1) Archippe  YEPMOU, Président de Internet sans Frontières. 

    2) Mahdi Ali MAHAMAT, Délégué Adjoint aux Relations Extérieures du CNCD

     

    IIIème Partie : 17H3O-18H30:Clôture

    Pour s'incrire : coordination-cncd@cncd-tchad.com

     

  • Comme beaucoup des tchadiens, nous sommes très écœurés par la façon dont nos ambassades fonctionnent. Il y a des choses qui n'honorent pas le pays et qui se déroulent régulièrement dans nos chancelleries. Des centaines de millions de francs CFA, de fonds publics sont détournés chaque année par des ambassadeurs véreux. Puisés dans le budget de fonctionnement, les recettes consulaires, les fausses missions et la création des emplois fictifs, ces détournements de deniers publics servent à des placements bancaires, des achats de maisons ou des créations des entreprises. Les autres agents, même ceux qui sont censés contrôler l'argent émanant du trésor public sont  mis de côté. Les épouses deviennent des comptables et les ambassadeurs des ordonnateurs, si ce n'est les deux. C'est triste cette façon de conduire une structure publique, mais c'est une réalité tangible. Le Tchad ne tire aucunement profit de ses ressources financières destinées  prioritairement à l'intérêt général.

    C'est vrai que certains responsables des ambassades tchadiennes n'aiment pas véritablement leur pays et tiennent souvent des discours qui renforcent cette logique de détournement. Le Tchad est un pays où il faut profiter le maximum possible avant qu'on soit viré disent-ils. Ou bien de langage tel que : on est nommée par un décret, on n'est pas élu par le peuple, on s'en fiche donc. L'essentiel est de s'enrichir vite et mieux pour assurer ses arrières gardes. En tous cas, ils rendront des comptes. Et les rapports de leurs collaborateurs viendront témoignés de ces agissements dignes des voleurs de la République. Il faut le souligner aussi que le sens de servir l'Etat tchadien est souvent délaissé au profit de l'intérêt personnel et à la tête du client. Si vous êtes proche du pouvoir, c'est-à-dire proche du président Deby, il fallait voir la façon dont certains ambassadeurs tchadiens agissent. Ils remuent ciel et terre pour les servir jusqu'au  bout. Mais si vous êtes un simple citoyen, des cadres ou des responsables des « secondes zones », le mépris est total. Il appartient au ministre des affaires étrangères de prendre ses responsabilités et tirer toutes les conséquences utiles.

    Par ailleurs,  la  note circulaire  émanant du ministère des affaires étrangères et renforçant le pouvoir des ambassadeurs vient de créer un malaise et une méfiance entre les ambassadeurs et leurs collaborateurs. Cela montre aussi que dans nos ambassades la tension est permanente et le climat de collaboration est très mauvais. L'arrogance des ambassadeurs a débouché vers la défiance de leurs collaborateurs. Un climat nauséabond s'est instauré dans les ambassades tchadiennes entre les ambassadeurs et leurs collaborateurs et risque de dégénérer.

    Au Tchad, beaucoup des tchadiens n'arrivent pas à manger deux fois par jour. Et s'ils trouvent à manger, quelle nourriture s'agit-il ? Quand on voit des ministres, conseillers, ambassadeurs roulent avec des voitures de 60, 80 et 100 millions de FCFA, c'est une honte pour ses dirigeants. Ils ne devraient pas être fiers d'eux-mêmes. Cet argent peut servir à des priorités urgentes dans le pays. Il faut penser à réduire le train de vie de l'Etat et s'occuper de vraies préoccupations des populations qui n'arrivent pas à se soigner, à se nourrir, à se loger et qui meurent chaque jour par centaine au Tchad. Vivement que le régime tchadien entend cela.

    Diplomates Tchadiens

  • Le Général Mohammed Atta ElmolaLe despote Oumar Hassan Elbachir, se croit tout puissant et continu à commettre des crimes de guerre. Depuis le 20 janvier 2010, le Soudan tourne son manteau, se rallie au tyran Deby et pourchasse méchamment les rebelles tchadiens.

    Ces combattants victimes des injustices de l’oligarchie de Deby, tombaient dans le piège des tyrans apprentis ! Ils sont aujourd’hui à tours de rôle livrer au tyran, les yeux bandés et les mains enchaînées.

    Les crimes de la National Intelligency Services de Sécurité (N.I.S.S), dépassent les limites de l’acceptable. Cette machine des exécutions sommaires et des arrestations arbitraires, tourne sans inquiétude. Des centaines des ex-rebelles ont été extradés à N’djamena, dont le président de l’UFCD Adouma Hassaballah, qui est resté sans nouvelles depuis 2010. Ce redoutable appareil des crimes et tortures contre les opposants, est dirigé par : le Général Major Mohammad ATTA et son chef de département des opérations, le soi-disant, général GUIRCHAVY et neveu du criminelle Salah Gosch. Ceux-là, avaient armé les Djanwahids pour aller commettre des crimes au Darfour en 2004 : A Sileha, des enfants ont été brulés dans une école ; Hadjer Silek-Habilah, les villages Massalits bombardés et brulés ; les crimes d’Abogamra, et j’en passe.

    Les discours complaisants des ceux là, qui se croient chef de l’opposition, n’explicitent pas clairement la gravité de la situation. Vous dirigeants, des mouvements fantômes, dite de l’opposition armée ; votre silence aidera les organisations humanitaires à faire pressions sur les tyrans. Il ne faut surtout pas oublier que vous avez abandonné vos combattants, les armes à la main, sans couverture politique ; en véritables irresponsables, vous n’avez jamais pu, vous s’opposer aux caprices de Salah Gosch, Guirchavy ou autres criminelles.

    Nous lançons un appel pressant à l’ensemble des organisations internationales et nationales ; et particulièrement aux parents des victimes des ces enlèvements ; de nous organiser afin d’introduire une plainte contre Idriss Deby, HASSAN BECHIR, Mohammad Atta, Guirchavy et autres complices des crimes des guerres et crimes contre l’humanité.

    Le vent qui a emporté Kadhafi souffle encore, et vous seriez un jour tous emportés ! Ce jour, nous viendrons vous cueillir, et vous répondriez de vos crimes, au Tribunal Pénal International.

    Mahamat HASSANE BOULMAYE

    mahamathassane@gmail.com

     

  • ITIR DEBY ITNOCe que les plus avertis de la scène politique tchadienne redoutaient, au moment de la désignation d’Itir Deby Itno comme maire adjointe, en cas d’empêchement du titulaire s’est produit. Le maire titulaire étant suspendu pour tentative de prise illégale d’intérêts, c’est à la 1ère  adjointe que revient le droit d’assurer l’intérim jusqu’à la désignation du nouveau maire par le Conseil Municipal. Du moins c’est ce qui doit se passer comme dans tout pays démocratique où les maires et leurs conseillers sont élus au suffrage universel. Au pays de Deby où même les députés ne peuvent prétendre à une immunité et, ce serait aller un peu vite en besogne de prétendre que les règles régissant les municipalités seraient respectées. Il faut s’attendre à un prête-nom, appelé localement « laoucoura », désigné, tenant ainsi la plume tandis que la « frangine » nationale assise sur le strapontin municipal.

     

    La suspension est illégale.

    Cette suspension même si elle se justifie pour le fonds du problème, la procédure conduisant à celle-là est illégale. Comment comprendre qu’un élu soit suspendu par un fonctionnaire ? La présence même de ce qu’on appelle au Tchad « le délégué du gouvernement » est incongrue. C’est par un souci non seulement de déconcentration mais aussi de décentralisation des pouvoirs que le Nations démocratiques accordent l’autonomie totale aux villes afin qu’elles soient gérées par des responsables élus. Créant ainsi une proximité nécessaire entre les gouvernants et les gouvernés. La présence des délégués du gouvernement dans les municipalités fausse de facto tout autonomie vis-à-vis du pouvoir central. L’élection d’Itir comme adjointe, en présence de son frère dans la salle, démontre à suffisance comment le pouvoir clanique a biaisé le processus électoral.

     

    Peut-on confier les rênes de N’djamena à une analphabète ? Alors avec 5/20…….

    Hier sur les antennes de la ONRTV, un ministre accablait les recalés d’avoir une moyenne inférieure à 5/20. N’est-on pas en droit de poser la question à savoir si la « frangine » nationale, sans aucun titre,  peut devenir maire de N’djamena, comment dissuader celui qui a 5/20 de ne pas prétendre vouloir remplacer son frère ?  Soyons sérieux. Ce pays appartient à nous tous, ce n’est pas une propriété des Itno, qui partiront comme ceux qui les ont précédés. Ce qui est révoltant c’est le comportement collaborationniste à outrance comme si on s’en fout du legs qu’on laissera à ses propres enfants.

    Dans ce pays où le faux et l’anarchie sont institués en mode de gestion de l’Etat, il n’existe aucune institution digne de ce nom régie par des règles démocratiques et transparentes. La gestion dogmatique s’efface devant la concussion, la gabegie, le népotisme et l’impunité. Tenez à propos d’impunité. Un Député élu par le Peuple se voit arbitrairement séquestré parce que son chauffeur aurait braconné un phacochère, et la famille de Deby qui détourne des milliards ne sont même pas inquiétés. Et pour mouiller et culpabiliser les tchadiens, on leur offre quelques miettes, devant les cameras de notre « grand griot national », pour les sinistrés des inondations, sans aucune orthodoxie en terme de gestion, et on reviendra crier aux voleurs. Ainsi, les centaines de milliards détournés par la famille Deby sont effacés par un milliard confiés d’avance à des véreux. Pauvre Tchad.

    La Rédaction de la Gazette.

  • Colonel Moussa Younous

    Le régime soudanais, fidèle à ses pratiques barbares et sanguinaires, vient de convoyer des dizaines des cadres du Front pour le Salut de la République, du Capitaine Ismaël Moussa, vers une mort certaine. On peut citer entre autres :

    • Moussa Younous : Commissaire à la Guerre du FSR
    • Ahmat Doungous: Le Commandant en chef des Forces du FSR
    • Ali hamad daoud: Commandant de la Police Militaire
    • Abdelkerim oumar

      Djibrine Assali

    Il faut signaler également la disparition d’Adouma Hassaballah de l’UFCD, qui depuis un voyage vers l’Ethiopie

    n’a jamais donné signe de vie. D’aucuns pensent que les soudanais l’auraient extradé vers le Tchad. Quant au leader syndicaliste Djibrine Assali, des rumeurs persistantes indiquent qu’il serait lui également dans les mains du despote. Dernier opposant à s’être arbitrairement arrêté en dehors du Tchad est le Colonel Job NENDOBE en RCA où il est accusé de préparer un coup d’Etat avec 2 personnes (bizarre).

    Adouma HassaballahIl faut rappeler également la détention arbitraire des ex éléments de la rébellion dans les prisons de KELO dont le Camarade Ahmat Alio.

    Le régime clanique, dans sa fuite en avant, pense étouffer la lutte légitime du Peuple tchadien en incarcérant ses bras armés. Dans cette lutte, à chaque fois qu’un camarade tombe, 10 autres sortent de l’ombre et la lutte continue.

     

    Pour la Gazette, une correspondance d'Ibn Batouta depuis le Soudan

  •  

    Au Tchad, le maire de Ndjamena, élu il y a quatre mois, est sur la sellette. Djimet Ibet est invité à démissionner par une dizaine de conseillers municipaux après des révélations de faits de corruption par voie de presse.

    C’est un conseiller municipal de l’opposition qui a déclenché les hostilités. Fin octobre, Gilles Noumasseri Aimé adresse un courrier à l’autorité de tutelle. Il accuse le maire de détournement et appelle à sa suspension.

    Le scandale financier est révélé par un document dans lequel une société turque s’engage à verser une importante commission sur l’achat d’engins par la commune de Ndjamena au maire. A ces accusations s’ajoutent des nominations et des passations de marchés de façon illégale.

    Lire la suite sur le site de RFI

    Voir aussi à ce sujet: Tchad: Djimet Ibet, maire de N'djamena, accusé de prise illégale d'intérêts

  • Chaque jour qui passe, le régime nous assène ses trouvailles plus excentriques les unes que les autres. Dernière en date, la construction d’une maison pour les femmes leur permettant de se former et améliorer ainsi leurs indépendances dans une société où la place de la femme est souvent ignorée. Donc construire une maison pour les femmes est plus que nécessaire, mais là où le bât blesse c’est lorsque la 1ère d’entre elles (c’est le titre qu’elle s’est octroyée) annonce ; sans aucune délicatesse, qu’on peut y apprendre la poterie (voir vidéo en bas).  Elle vient d’anéantir tous les aspects nobles de cette démarche. Il faut savoir que le Tchad, à l’instar des pays africains, est rongé par des us et coutumes improductifs et obscurantistes réduisant certaines activités à une appartenance à une catégorie tribale inférieure. Cet état d'esprit, il faut le dire, est entretenu voire même encouragé par le régime pour empêcher toute évolution des traditions et autres moeurs tchadiennes. Ainsi, dans certaines régions du Tchad (notamment le Batha cher à la dame nationale), il n’y a pas pure insulte que de qualifier une femme de…. Potière. Comme si même ayant un endroit pour se former, les femmes ne doivent pas prétendre qu’à un métier sociologiquement avilissant.

    Aider à émanciper les femmes tchadiennes est un devoir noble qui ne doit laisser aucune place à l’improvisation et la confusion. Lors d’une autre sortie aussi inconvenante que celle-là, la dame nationale expliquait que « du fait que la vente du carburant par des femmes n’est pas dans notre tradition, alors toutes celles qui s’adonnent à cette activité pratiquent, d’une manière déguisée, le plus vieux métier du monde ». Pauvres femmes tchadiennes, si votre salut doit venir d’elle, on est en droit de se dire qu’on n’est pas encore sorti de l’auberge. Sans jeux de mots.

    Correspondance particulière d’une vendeuse de carburant à la Gazette.

     

     

  • La visite de la Représentante de l’Opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour (UNAMID), Dr Aichatou Mindaoudou s'explique à la lumière de ce qui se passe au Darfour. Selon des sources concordantes, elle serait venue régler avec le despote la dia des arabes tués par des voleurs des bétails qui seraient zaghawa le 02 novembre courant. D'après les informations que nous avons, il y aurait 20 morts coté arabe et 15 coté zaghawa.

  • Dans une interview exclusive accordée au magazine «Les Afriques» pour sa parution de ce lundi, Me François Serres, l’avocat français de Hussein Habré est sorti de sa réserve. Tout en qualifiant le jugement de son client de deal politico-financier, ce ténor du barreau de Paris interpelle les autorités, la ministre de la Justice en premier, l’Assemblée nationale et les magistrats qui seront choisis pour faire passer l’ancien homme fort de Ndjamena à l’échafaud.

    Très remonté contre les autorités qui ont planifié le jugement de l’ancien chef de l’Etat tchadien refugié au Sénégal, Me François Serres, du barreau de Paris, trouve «la décision dépourvue de fondement juridique». De même il pense que «le mandat conféré au Sénégal par l’Union africaine est une violation des dispositions de son traité». Pour lui, «ce mandat est également invalidé par la décision de la cour de justice de la Cedeao qui avait indiqué que l’UA, exerçant un pouvoir exécutif au niveau continental, ne pouvait se comporter comme une juridiction». Me Serres s’est surtout étonné de la demande faite par le gouvernement sénégalais de donner pouvoir au président, Macky Sall pour ratifier le protocole signé avec la commission de l’UA le 22 août dernier. Un protocole que la ministre sénégalaise de la justice, Mme Aminata Touré, n’a pas été en mesure de produire, indiquant qu’il est en cours de finalisation. Il s’est posé des questions sur ce qui peut être soumis aux députés, «si ce n’est l’autorisation de ratifier un document tenu secret, conférant ainsi un véritable blanc seing au président Macky Sall de modifier l’organisation judiciaire, en dehors de tout contrôle parlementaire et en violation des droits exclusifs de l’Assemblée en la matière». La robe noire ne demande pas moins aux députés de refuser une telle manipulation qu’il assimile «à une violation de la Constitution». Me François Serres voit dans cet empressement à vider le dossier de son client, «le résultat d’un engagement politico-électoral pris auprès de ceux qui ont soutenu la candidature de l’actuel chef de l’Etat sénégalais».Lire la suite sur LERAL.NET

  •  

    Membre de l’internationale socialiste, le MLPC (Mouvement de libération du peuple centrafricain) a participé au Congrès du (PS) parti socialiste français, à Toulouse, du 26 au 28 octobre 2012. C’est de tradition que pour ce genre de rencontres au sommet, le PS invite des partis frères d’Afrique et d’ailleurs. Président du MLPC et candidat malheureux aux élections présidentielles de 2005 et 2011 où il fut, à chaque fois, battu par François Bozizé, Martin Ziguélé n’a pas raté la tribune que lui offrait ses camarades du PS, pour dire tout le mal qu’il pense du président François Bozizé et de son régime. Voici quelques morceaux choisis de son discours : « Mon parti, le MLPC, a accédé au pouvoir en septembre 1993 à l’issue d’élections pluralistes et transparentes, par la victoire de notre candidat, Ange Félix Patassé, au second tour face à Abel Goumba, les candidats éliminés au premier tour étant les anciens présidents, André Kolingba et David Dacko, ainsi que, Ruth Rolland et François Bozizé. Ce fut la première fois dans l’histoire de notre pays qu’un par ti politique issu de l’opposition démocratique, accédait au pouvoir par les urnes, et de manière incontestée. Très rapidement, le régime issu du MLPC fera face à plusieurs mutineries politico-militaires, entre 1996 et 1997. Après une brève accalmie jusqu’en 2001, le pays fera à nouveau face à une rébellion armée dirigée par le général François Bozizé, ci-devant, ancien candidat malheureux aux élections de 1993 remportées par le MLPC, mais que, le président Ange Félix Patassé, vainqueur de ces élections, a rappelé en activité et promu inspecteur général des armées puis, chef d’état major des Forces armées centrafricaines (FACA). Cette longue et destructrice rébellion dirigée par le général François Bozizé dont les conséquences de tous ordres plombent encore notre pays, aujourd’hui, conduira, finalement, à son coup d’état militaire du 15 mars 2003 et son accession au pouvoir. Où en est la République centrafricaine aujourd’hui ? »

     « Après son coup d’état du 15 mars 2003, le général François Bozizé recevra le soutien multiforme et la bienveillance politique de la communauté internationale pour une période de transition qui s’achèvera par les élections multipartites de mars 2005, au cours desquelles le candidat du MLPC affrontera au second tour le général François Bozizé, avant de perdre. Peu après ces élections, le régime de François Bozizé commencera à son tour à faire face à des rébellions armées dont les activités de l’une d’entre elles ont même dû donner lieu à l’intervention de l’armée française en novembre 2006. La dégradation de la situation sécuritaire du pays, ajoutée à des crispations politiques autoritaristes et à une mauvaise gouvernance économique caractérisée, ont amené l’opposition à demander et obtenir un Dialogue politique inclusif en décembre 2008. Le pouvoir foulera aux pieds les résolutions de ces assises, ce qui nous conduira à une préparation chaotique des élections pluralistes de 2011. Ces élections furent un modèle du genre en matière de fraude électorale, relevée unanimement par tous les observateurs internationaux y compris par les experts de l’Union européenne, principal bailleur de fonds de ces élections dont elle a conclu qu’elles ne reflètent nullement les suffrages des Centrafricains. Notre parti, le MLPC, aux côtés de partis frères de l’opposition démocratique centrafricaine, a refusé de cautionner cette mascarade électorale et a boycotté le second tour. Aujourd’hui, réunis au sein d’une plateforme politique dénommée le Front pour l’annulation et la reprise des élections du 23 janvier 2011 (FARE-2011), nous, partis politiques de l’opposition démocratique centrafricaine, ne reconnaissons pas la légitimité des institutions issues de ce hold-up électoral, à savoir, le président de la République et l’Assemblée nationale monocolore où l’opposition est totalement absente. Nous exigeons l’annulation et la reprise de ces élections » (fin de citation).

     

    Pour finir, Martin Ziguélé a demandé le soutien du PS dans la lutte que mène FARE-2011 pour réinstaurer la démocratie en RCA car pour lui, « Les dictatures prospèrent à cause du silence des démocrates ». Et d’inviter le « PS à tenir bon sur les questions de droit de l’homme, de la démocratie et de la bonne gouvernance, en Afrique comme ailleurs, car les populations africaines vibrent à l’unisson avec ce discours porteur d’espérance ».

    Lire la suite sur Afrique Education

    * le mot fantoche est de nous.

  •  

    PRÉANNONCE. Le CONSEIL NATIONAL POUR LE CHANGEMENT

     

    ET LA DÉMOCRATIE (CNCD) envisage organiser une

    JOURNÉE DE RÉFLEXION  SUR LE THÈME:

    «LE TCHAD DE L’APRÈS IDRISS DÉBY ITNO: ENJEUX ET DÉFIS.»

    Samedi 1er décembre 2012, de 10h à 17h, à Paris,

    L’adresse de la salle et les noms des conférenciers seront communiqués ultérieurement.


    NB
    : Les Tchadiens et amis du Tchad qui auraient des suggestions, propositions ou contributions sont vivement invités à nous en faire part à: coordination-cncd@cncd-tchad.com

    Programme :

    10h-10h30 : Accueil, mot de bienvenue

    13h30-14h00 : Pause déjeuner

    10h30-13h30 : Présentation des exposés

    14h00-16h30 : Débats

    (12h-12h15 : pause-café)

    16h30-17h00 ; Clôture

    Participation aux frais : 5 euros

    10H-10H30 : Accueil-Ouverture

    Ière PARTIE :10H3O-12H00 : LA RECONSTRUCTION NATIONALE : LES DÉFIS DES NOUVELLES AUTORITÉS ET DU PEUPLE TCHADIEN.

    • Sous thèmes 1 : Les Promesses non tenues de la Conférence Souveraine et de la Déconstruction de l’État tchadien sous Idriss Déby.
    • Sous thème 2 : De la Reconstruction de l’État tchadien.
    • Sous thème 3 : Défis - Enjeux – Perspectives Économiques au Tchad.

     

    12H00-12H15 : PAUSE CAFÉ

    IIème PARTIE :12H15-13H30 : LES  ENJEUX GÉOSTRATEGIQUES RÉGIONAUX INTERNATIONAUX.

    • Sous Thèmes 1 : De la question des Enjeux Géostratégiques Sous-régionaux
    • Sous Thème 2 : Des Nouvelles Relations Franco Tchadiennes ?

    13H30-14H00 : PAUSE DÉJEUNER

    IIIème Partie : 14H-16H3O : QUESTIONS-DÉBAT GÉNÉRAL.

    IVème Partie : 16H3O-17H00:Clôture

    Descriptif : Dans la série des renversements militaires au Tchad, le putsch du 1er décembre 1990, qui a inauguré la présidence du général Idriss Déby Itno, à la tête du MPS (Mouvement Patriotique du Salut), coïncidant avec la fin de la guerre froide, la cessation des hostilités avec la Libye, et la montée du « vent de la démocratie », devait marquer une rupture positive, dans l'histoire tumultueuse de ce pays.

    Cet espoir des Tchadiens et des amis du Tchad était conforté par les premiers signes envoyés par le nouveau régime :

    • l'instauration du pluralisme politique («Je vous ai apporté un cadeau qui n'est ni or ni argent, mais  la liberté») ;
    • l'organisation de la Conférence nationale souveraine (CNS), en 1993;
    • et les perspectives d'exploitation pétrolière

    Vingt-deux ans, jour pour jour, se sont écoulés et, force est de constater l'impasse sur tous les plans : privatisation des ressources, des institutions et de l'armée, annihilation des oppositions, piétinement des valeurs sociales, exacerbation des conflits inter-communautaires, etc.

     Analyser les divers mécanismes et tactiques qui ont permis cette main-mise totale sur le pays, et défricher les pistes pour une politique  de changement et de redressement national…

    C'est l'objet de cette Journée de réflexion sur "LE TCHAD DE L'APRES IDRISS DEBY ITNO: ENJEUX ET DEFIS" à laquelle vous invite le CNCD.


      Contacts : CNCD:

     Coordination : Annette Laokolé : 06 13 69 26 83--Acheikh Ibn-Oumar :06 46 32 04 67//
    Communication: Mahamat Assileck : 06 95 66 96 04//Sensibilisation: Mode Asmengar : 06 21 79 82 50--Abdallah Moussa : 06 52 92 27 78// Rapporteur : Abakar Assileck :06 16 06 87 5

     Email :coordination-cncd@cncd-tchad.com

     Site Web : http://www.cncd-tchad.com/

    Annonce sous format PDF

  •  

    PRÉANNONCE. Le CONSEIL NATIONAL POUR LE CHANGEMENT

     

    ET LA DÉMOCRATIE (CNCD) envisage organiser une

    JOURNÉE DE RÉFLEXION  SUR LE THÈME:

    «LE TCHAD DE L’APRÈS IDRISS DÉBY ITNO: ENJEUX ET DÉFIS.»

    Samedi 1er décembre 2012, de 10h à 17h, à Paris,

    L’adresse de la salle et les noms des conférenciers seront communiqués ultérieurement.


    NB
    : Les Tchadiens et amis du Tchad qui auraient des suggestions, propositions ou contributions sont vivement invités à nous en faire part à: coordination-cncd@cncd-tchad.com

    Programme :

    10h-10h30 : Accueil, mot de bienvenue

    13h30-14h00 : Pause déjeuner

    10h30-13h30 : Présentation des exposés

    14h00-16h30 : Débats

    (12h-12h15 : pause-café)

    16h30-17h00 ; Clôture

    Participation aux frais : 5 euros

    10H-10H30 : Accueil-Ouverture

    Ière PARTIE :10H3O-12H00 : LA RECONSTRUCTION NATIONALE : LES DÉFIS DES NOUVELLES AUTORITÉS ET DU PEUPLE TCHADIEN.

    • Sous thèmes 1 : Les Promesses non tenues de la Conférence Souveraine et de la Déconstruction de l’État tchadien sous Idriss Déby.
    • Sous thème 2 : De la Reconstruction de l’État tchadien.
    • Sous thème 3 : Défis - Enjeux – Perspectives Économiques au Tchad.

     

    12H00-12H15 : PAUSE CAFÉ

    IIème PARTIE :12H15-13H30 : LES  ENJEUX GÉOSTRATEGIQUES RÉGIONAUX INTERNATIONAUX.

    • Sous Thèmes 1 : De la question des Enjeux Géostratégiques Sous-régionaux
    • Sous Thème 2 : Des Nouvelles Relations Franco Tchadiennes ?

    13H30-14H00 : PAUSE DÉJEUNER

    IIIème Partie : 14H-16H3O : QUESTIONS-DÉBAT GÉNÉRAL.

    IVème Partie : 16H3O-17H00:Clôture

    Descriptif : Dans la série des renversements militaires au Tchad, le putsch du 1er décembre 1990, qui a inauguré la présidence du général Idriss Déby Itno, à la tête du MPS (Mouvement Patriotique du Salut), coïncidant avec la fin de la guerre froide, la cessation des hostilités avec la Libye, et la montée du « vent de la démocratie », devait marquer une rupture positive, dans l'histoire tumultueuse de ce pays.

    Cet espoir des Tchadiens et des amis du Tchad était conforté par les premiers signes envoyés par le nouveau régime :

    • l'instauration du pluralisme politique («Je vous ai apporté un cadeau qui n'est ni or ni argent, mais  la liberté») ;
    • l'organisation de la Conférence nationale souveraine (CNS), en 1993;
    • et les perspectives d'exploitation pétrolière

    Vingt-deux ans, jour pour jour, se sont écoulés et, force est de constater l'impasse sur tous les plans : privatisation des ressources, des institutions et de l'armée, annihilation des oppositions, piétinement des valeurs sociales, exacerbation des conflits inter-communautaires, etc.

     Analyser les divers mécanismes et tactiques qui ont permis cette main-mise totale sur le pays, et défricher les pistes pour une politique  de changement et de redressement national…

    C'est l'objet de cette Journée de réflexion sur "LE TCHAD DE L'APRES IDRISS DEBY ITNO: ENJEUX ET DEFIS" à laquelle vous invite le CNCD.


      Contacts : CNCD:

     Coordination : Annette Laokolé : 06 13 69 26 83--Acheikh Ibn-Oumar :06 46 32 04 67//
    Communication: Mahamat Assileck : 06 95 66 96 04//Sensibilisation: Mode Asmengar : 06 21 79 82 50--Abdallah Moussa : 06 52 92 27 78// Rapporteur : Abakar Assileck :06 16 06 87 5

     Email :coordination-cncd@cncd-tchad.com

     Site Web : http://www.cncd-tchad.com/

    Annonce sous format PDF

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    Les députés Gali N'goté Pierre et Saleh Kebzabo organiseront une rencontre débat le 17 novembre à Paris, selon le Représentant de l'UNDR en France Zang Mahamat.

    Il faut rappeler que le Tchad traverse une phase décisive de son histoire récente avec un régime qui se radicalise de plus en plus. Les actions syndicales sont proscrites, la liberté d'expression bafouée, les journaux libres bâillonnés, les deux Députés organisateurs de la rencontre ont été physiquement  inquiétés, etc..., Gali, a subi les affres et humiliations de ce régime tyrannique et despotique.

    La rencontre intervient au moment où les organisations civiles sont interdites de rassemblement et de manifestation. A N'djamena le régime prépare sa troupe pour mâter toute protestation.

    Pour assister à cette rencontre, vous pouvez contacter:

     Zang  Nézouné Mahamat,

    Contact:  mzangn@gmail.com

  • Hospitalisé suite à une intervention chirurgicale bénigne, le leader de l'UNDR se porte "comme un charme", selon ses partisans. Dans un communiqué (voir ci-dessous) mettant fin à toutes les rumeurs et spéculations diverses, le bureau de l'UNDR a annoncé officiellement cette hospitalisation. "L'opération s'est déroulée dans des conditions excellentes et sera poursuivi par une période de convalescence de plusieurs semaines pendant lesquelles le patient sera soumis à des séances de rééducation" poursuit le texte.

    Communiqué UNDR suite hospitalisation de Kebzabo

  • NIAMEY – Cinq Nigériens enlevés le 14 octobre dans le sud-est du Niger par des hommes armés ont été libérés samedi, mais leur compagnon tchadien enlevé avec eux est mort des suites de ses blessures, ont annoncé les ONG humanitaires qui les emploient.

    Les cinq Nigériens ont été libérés aujourd’hui (samedi) et se trouvent actuellement au Niger, mais leur collègue Aimé Soulembaye, de nationalité tchadienne, est décédé suite à ses blessures, ont déclaré les ONG nigérienne Befen (Bien-être de la femme et de l’enfant au Niger) et tchadienne Alerte-Santé dans un communiqué.

    (©AFP / 03 novembre 2012 10h28)

  • Ce don est une démarche des anciens élèves de cet établissement

    Pour avoir bénéficié d'une bonne formation dans cet établissement, les anciens élèves qui se sont regroupés au sein de l'Association nationale des anciens et anciennes du Sacré-Cœur (ANASC-Tchad) viennent de faire un geste envers leurs cadets. Et ceci dans la logique de leur devise qui est: «Solidarité, Action et Epanouissement». Ils viennent de faire un don de 123 livres dont le montant s'élève à 450.000F au lycée collège du Sacré-Cœur en ce début de la rentrée scolaire 2012-2013.

    © pacape.afrikblog.com
    Image d'illustration

    Considérée comme une des meilleures bibliothèques de la ville de N'Djaména, la bibliothèque du lycée-collège du Sacré-Cœur a été complètement pillé lors des événements des 2 et 3 février 2008 mais également, une grande partie a été détruite par les obus lancés par les rebelles qui affrontaient les forces gouvernementales en cet endroit. Dès lors, il a été difficile pour les responsables de cet établissement de reconstituer cette bibliothèque. C'est lce souci qui a amené l'Association nationale des anciens et anciennes du Sacré-Cœur (ANASC-Tchad) à avoir ce geste.

    Lire la suite sur le journal du Tchad

  • KANO (Nigeria) (AFP) - L'armée nigériane a exécuté une quarantaine de jeunes hommes à Maiduguri, fief du groupe islamiste Boko Haram, dans le nord-est du pays, a-t-on appris vendredi auprès d'habitants et d'un employé de la morgue.

    Selon les témoignages recueillis auprès des habitants de la ville, les soldats ont identifié jeudi soir des hommes âgés d'une vingtaine d'années, les ont mis à part et les ont abattus.

    "Les soldats sont arrivés, nombreux, et nous on demandé de sortir", a déclaré à l'AFP un habitant de Kalari, un quartier de Maiduguri. "Ils ont séparé les jeunes des vieux, ils ont demandé à nos enfants de s'allonger, le visage contre le sol, et ils nous on demandé de nous retourner. Puis on a entendu des coups de feu".

    "Il les ont abattus et ils les ont emmenés à la morgue, (...)ils ont fait pareil dans trois autres quartiers, nous sommes allés à la morgue pour collecter les corps, et nous en avons trouvé 48 en tout", a ajouté ce témoin qui a souhaité rester anonyme.

    Selon un de ses employés contacté par l'AFP, la morgue de l'hôpital général de Maiduguri "a reçu 39 corps hier (jeudi), amenés par des soldats. Ils portent tous des blessures récentes de balles".

    Selon un habitant du quartier de Gwange, qui a aussi demandé à rester anonyme, "c'était comme dans un film, (...) ils ont pris les jeunes hommes dans leurs maisons et ils les ont abattus devant tout le monde avant d'emmener les corps à l'hôpital. Je n'avais jamais rien vu de tel".

    L'opération militaire s'est poursuivie dans les quartiers de Sabon Lamba et de Gomboru selon des témoignages.

    Une source militaire contactée par l'AFP n'a pas souhaité commenter ces accusations, mais a considéré que si de telles exactions ont vraiment été commises, elles sont "injustifiées".

    Lire la suite sur le site Le Nouvel Obs

  • L'affaire de la paternité de l'organisation du rassemblement devant l'Assemblée nationale française vient de trouver son épilogue suite à l'obtention par la Gazette de l'autorisation administrative permettant ce rassemblement. En effet, la déclaration adressée à la sous direction de l'ordre public de l'agglomération parisienne, porte bel et bien la signature de la coordinatrice du CNCD (voir photo ci-dessous). Jointe par téléphone, la coordinatrice exprime "sa tristesse face à ces genres de comportements" et précise "ne pas vouloir commenter ce déplorable incident au moment où le régime tangue", et ajoute que "le CNCD est plus préoccupé par la situation politique et sociale intérieures" et pas quereller sur la paternité d'une action concourant à la lutte commune de tous les tchadiens. Le chargé de sensibilisation du CNCD a, par ailleurs, préciser que "les accusations graves et gratuite" exprimées dans le document auront une réponse adéquate au moment opportun.

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    Avion de Deby sorti des pistes

     

    C’est à 11h30 locale que le C130 (Mont Guerra pour les connaisseurs) atterrit à N’djamena à son bord Deby Itno le « surnaturel », en provenance de Kalaite où, cette fois ci, l’autre « joujou » de Deby (Amdjarasse), a mordu le sable. Une poignée d’inconditionnels membres du MPS et autres écornifleurs au rythme d’une musique souhaitant au despote l’éternité, jouent au comité d'accueil. Un mélange de rites paganisant colorés de différentes chapelles cultuelles locales, et martelant la perte incalculable si jamais Deby disparaissait.

    Prenant le premier la parole, Manu, a expliqué son émoi et dit s’être même trouvé dans une situation de panique. Etonnant. Deby est mortel (ce que lui-même l’a répété vu la tournure que prend l’évènement), sa disparition sera d’une telle banalité qu’il y aura même soulagement. Ce pays, saigné à blanc, ne regrettera pas le départ de ce dictateur qui l’a asservi au lieu de le servir. Dans une extravagante afféterie spirituelle, Manu est parti jusqu’à demande à l’assistance d’applaudir Dieu. Devant l’Eternel, on se prosterne en signe de remerciement et non applaudir sous-tendant un encouragement (peut être que c’est l’émotion qui fait dire cela à Manu se trouvant face au miraculeux). Chose que Hassan Hissein, sans vergogne, demanda aux quelques curieux qui étaient là. Une veille de prière est décrétée pour remercier Dieu d’avoir sauvé le « messie » Deby. Mathias Ngarteri quant à lui s’est illustré par un exemple mythologique comparant un pays sans chef comme un serpent sans tête. Caressant ainsi le récit fantasmagorique d’un Daoussa Deby racontant comment son aïeul est venu à bout d’un monstre à tête de serpent, la sortie guerrière de monsieur Mathias Ngarteri (oui Monsieur car la soutane qu’il porte n’est qu’une parure d’apparence) est l’antipode des enseignements du catholicisme. Le  Tchad est un serpent et Deby serait sa tête. Etonnant. Et dire que se sont ceux là qui sont médiateurs dans la grève actuelle. Pathétique.

    S’il ya une leçon à tirer de cet évènement c’est le comportement digne de ce Peuple. Même au plus fort moment où on avait annoncé la mort du despote, personne ne s’est agitée, et cela démontre à suffisance que les tchadiens sont prêts pour une alternance digne de ce nom. Deby et son entourage organisent ces distractions pour essayer d’asphyxier les crises sociales, politique et diplomatique que vit le pays. Les Tchadiens en général et les syndicalistes en particulier, conscients de l’enjeu, ne se laisseront pas endormir par un tel délassement organisé par les bouffons et autres pitres de Deby.

  • Les commerçants du marché central ont fermé boutiques à midi pour prier en faveur du tyran qui a échappé à un accident d’avion. Selon des sources proches de la mosquée cette initiative d’appel à la prière est l’oeuvre d’un Imam de la grande Mosquée et de la direction du marché centrale. C’est une prière pour remercier Allah pour avoir épargné la vie du despote.

  • J'exprime ma solidarité aux concitoyens les étudiants catholiques tchadiens. Cette protestation est légitime et tout à fait digne d'un citoyen éveillé. Je leurs souhaits beaucoup de courage.

    La dérive de la République du Tchad est dû à l'irresponsabilité de ceux qui gouvernent, et de ceux qui incarnent la responsabilité morale et éthique de la société tchadienne ; c'est-à-dire les religieux ; ceux qui portent le titre d'Imam ou de Prêtre au sein de la société. Malheureusement, il s'avère être des vrais complices, de cette imposture politique, instituée par un despote.

    Mgr Russo est le seul homme de religion qui accomplissait intégralement son rôle de prêtre. Dénoncer cette dictature serait au Tchad la principale mission de ceux qui portent le titre religieux au sein de la société.  Le respect dont les religieux bénéficiaient n'est pas gratuit ; parce qu'ils incarnent la justice sociale, l'amour, la paix.... Les Imam doivent normalement dénoncer et prendre la même position, que Mgr Russo, parce que ceci est leur mission principale. Dieu nous à offert les ressources donc, la justice sociale et la liberté, les individus les confisquent.

    Les Imams et les Prêtres ont-ils revendiqué des attributions auprès du gouvernement, dans le but d'accomplir en toute liberté leurs missions ? Connaissent-ils, leurs responsabilités et leurs devoirs ?

    Les exemples des hommes des religions qui ont lutté pour l'intégrité morale et la liberté des hommes sont nombreux. Citons entre autre, Mgr Desmond Tutu, le pasteur Luther King, l'Abbé Pierre, Mère Térésa etc.

    Au Tchad il y a des hommes habillés de soutane ou djellaba; qui se disent Imams ou prêtres, craignent le pouvoir d'un dictateur qui incarne le diable, que de craindre ALLAH ou DIEU, LE TOUT PUISSANT ! Cette attitude trop passive est contraire au fondement même de la mission religieuse. Ceux qui craignent Dieu n'auront jamais peur d'un pouvoir diabolique.

    Mahamat HASSANE BOULMAYE

  • L'avion C130 du despote tchadien Idriss Deby Itno est sorti des pistes de l'aérodrome de Kalaite dans l'Ennedi-Ouest. Invité par une association locale pour fêter le lancement du développement du BET, le tyran a failli passer de vie à trépas. Il faut se dire aussi qu'on récolte toujours ce qu'on a semé. Kalaite était un poste administratif depuis le temps de la colonisation et n'a même pas un aéroport digne de ce nom, tandis que Amdjarasse, petit village de rien de tout au début des année 90, parce qu'elle est le lieu de naissance de Deby, elle est dotée aujourd'hui par des équipements que même N'djamena n'en a pas.

    Poser un acte et faire toute de suite son contraire est une spécialité de Deby. Comment comprendre après avoir scissionné le BET, charcuté l'Ennedi, il organise un forum pour le développement du BET. Les raisons de ces gesticulations sont ailleurs. Ayant pressenti un climat défavorable à son régime, il cherche à calmer les ardeurs de tous ceux qui peuvent aller alimenter une éventuelle rébellion. Il a débloqué les sous et les courtiers et autres courtisans ont fait le reste.

    Doit-on rappeler que la dernière cérémonie de l'ancien président Hissein Habré était dans le Biltine (Iriba)? Vous avez vu un présage à un prélude (printanier)? Wait and see.

     

    La rédaction de la Gazette

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    Le maire Ibet et son adjointe Itir Deby Into

     

    C'est par une fiche datée du 05 septembre 2012 que le chef de l'Etat a été saisi par le maire de la ville de N'Djaména pour obtenir une garantie souveraine de l'Etat afin de concrétiser le contrat qu'il vient de passer avec une entreprise turque la Dunya Prestige Electric Electronic Defence Co. Ltd en abrégé (DPE). Dans cette fiche truffée de contre-vérités, Djimet Ibet présente la société turque comme étant «spécialisée dans la fabrication des engins et véhicules de travaux publics» Plus loin, il assure que le matériel qui se fourni sera «exclusivement de marques turques». Le maire affirme au chef de l'Etat que la société a prévu «des mesures d'accompagnement (service-après-vente, trois techniciens de la société seront dépêchés à N'Djaména, à leur charge, pour une durée d'un an afin d'encadrer les nôtres sur la maintenance de ces engins». Après avoir motivé les biens fondés de ces acquisitions, l'édile de N'Djaména, détaille les conditions de paiement de cette facture de 100 millions de Dollars. «Le paiement des factures s'effectueront sur une période de dix ans à partir de la 3ème année après la date d'acquisition (les deux premières années étant des franchises concédées par la société).» Il s'avère cependant que la fiche transmise par le maire au chef de l'Etat a délibérément omis des informations compromettantes.

    Tout d'abord, le maire a « oublié » d'informer le Président de la République que DPE prendra avec cette garantie souveraine de l'Etat tchadien, un crédit auprès de la Turkish Credit Bank d'Ankara, pour une valeur de 21.675.000 Dollars soit 85% de la valeur de la première tranche de ce marché qui est de 25.500.000 dollars. Cette première commande est composée essentiellement de matériel de lutte anti-incendie, de balayage de rue et de quelques bennes pour l'enlèvement des ordures. Tout ce matériel étant de marque Ford donc, américaine. Or, dans sa fiche, le maire indiquait tout le matériel serait de marque turque. Ce que Djimet Ibet « omet » également dans sa fiche au Chef de l'Etat, c'est qu'il sera rétribué à hauteur de 20% du total du marché. Pour cette première phase, il est prévu qu'il obtiendra 4.335.000 Dollars soit 2.167.500.000 de francs CFA qui lui seront versés sur le compte n° 37176868501 69 logé à Ecobank Tchad. Ce compte est au nom de son cousin Djamal Abdelnasser. Pour ce qui est du soi-disant service après vente «à leur frais», il s'agit plutôt d'un service payant. Sur la facture pro forma jointe à la fiche, il apparait clairement à la 11ème et dernière ligne qu' «Une unité de service après-vente en maintenance technique qui construira un garage de 6mx3000 m (hauteur x longueur avec une construction en acier)» pour un montant estimé à 2.482.200 Dollars soit 1.241.100.000 Fcfa.

    Confusion de rôles

    Autre chose, DPE n'est absolument pas «une entreprise spécialisée dans la fabrication des engins et véhicules de travaux publics», c'est une entreprise spécialisée plutôt dans la fabrication de matériel de défense pour les forces armées. Cette société créée en 1994 par Ali Ihsan Ulusoy est agréée par l'OTAN et ses produits sont certifiés selon les normes de qualité européenne ISO 9001. Son principal client est l'Etat turc et elle emploie en majorité des anciens militaires. Des armes automatiques aux missiles sophistiqués en passant par des hélicoptères de combats, des munitions de tout calibre, des équipements pour les armées de l'air, de terre ou marine... La seule exception de cette société est sa filière de l'énergie solaire DPE Solar. On peut lire sur son site Internet qu'elle fait également du commerce général mais nulle part, il n'est écrit fabrication des engins. Pour prouver le caractère mafieux du contrat il faut se référer au point 7 qui stipule que «les deux parties s'engagent à garder strictement cet accord dans la confidentialité la plus totale. La partie qui divulgue ce secret s'exposera à des sanctions allant jusqu'à la résiliation du contrat.» C'est un scénario digne de la série turque Mourad qui met en scène les pratiques mafieuses de la pègre stambouliote.

    Un maire sur le gril

    A considérer les articles parus chez notre confrère «Le Temps» dans ses deux dernières parutions, on peut dire que Djimet Ibet peut être destitué de sa fonction de maire de la ville de N'Djaména pour au moins deux bonnes raisons juridiquement confirmées. Faux en écriture publique puisqu'il a nommé les deux secrétaires généraux en disant que c'est après avis du conseil municipal alors même que ce n'est pas vrai. D'ailleurs, il a été pris à partie lors du conseil municipal sur cette question. Malgré le rappel à l'ordre du Premier ministre et du Délégué du Gouvernement, il n'en a cure. Ensuite, par l'acte qu'il vient de signer avec les Turcs pour lui concéder 20 % du montant du marché qu'il a négocié au titre de maire de la ville de N'Djaména, il est coupable de concussion. La concussion est le fait pour un agent public ainsi que leurs commis ou préposés, qui ordonnent de percevoir, exigent ou reçoivent ce qu'ils savent n'être pas dû ou excéder ce qui est dû. La loi organique n°02/PR/2000 du 16 février 2000 portant statut des collectivités territoriales décentralisées est, on ne peut plus claire. Djimet Ibet a d'autant plus des raisons de s'inquiéter que le délégué du gouvernement auprès de la commune de N'Djaména, Issa Adjidéi qui nous a accordé une interview exclusive (voir page 7) dit suivre de près la situation. Simple coïncidence ou signe des temps? Deux élus du 9ème arrondissement ont été placés en garde à vue après des détournements des matériels destinés aux victimes des inondations. De quoi mettre Djimet Ibet sur le gril.

    Par Abdelnasser Garboa, La Voix

     

  • Les travailleurs du secteur public ont repris la grève, ce lundi 22 octobre, après un mois d'interruption. Suite à un mot d'ordre du Syndicat des travailleurs du Tchad (UST), cette fois-ci les fonctionnaires ont entamé une grève sèche – c'est-à-dire sans service minimum – de trois jours. Les travailleurs tchadiens réclament toujours des augmentations de salaires. Mais pour le gouvernement, relever la valeur indiciaire des salaires à 150 points n'est tout simplement pas possible.

    Le mouvement de grève illimitée des fonctionnaires qui secoue le Tchad depuis le 17 juillet dernier prend des allures d'impasse. Au centre de cette sérieuse crise sociale : les salaires des quelques 80 000 fonctionnaires.

    Les grévistes revendiquent l'application d'un accord signé entre le gouvernement et les responsables syndicaux, en novembre de l'année dernière, au terme duquel le gouvernement tchadien avait promis une revalorisation des salaires dès le début de l'année 2012. Une promesse non tenue et une crise non résolue malgré la médiation, depuis le 17 septembre, des leaders religieux. Selon l'UST, lors de ce premier jour de la reprise de la grève, celle-ci a été suivie « à plus de 90 % ».

    Pas d'avancées

    L'UST réclame une augmentation de salaires de 115 % mais, de son côté, le gouvernement tchadien affirme que les salaires représentent déjà 80 % des ressources de l'Etat, sans compter les recettes pétrolières.

    Pour Abba Salah, ministre de la Fonction publique et du Travail, joint par RFI, augmenter le point d'indice couterait à l'Etat tchadien plus de 40 milliards de francs CFA, ce qui voudrait dire que la masse salariale absorberait la presque totalité du budget de l'Etat :

    Abba Salah

    Ministre de la Fonction publique et du Travail

    Le gouvernement est disposé à voir les conditions des travailleurs. Ce n’est pas seulement en augmentant les salaires que l’on peut résoudre le problème.
     

     

    Du côté des syndicats, on dénonce les mensonges du gouvernement. Joint par RFI, François Djondang, secrétaire général de l'UST, affirme, chiffres à l'appui, que la masse salariale n'absorbe pas la totalité des recettes - hors pétrole - du Tchad :

    François Djondang

    Secrétaire général du Syndicat des travailleurs du Tchad (UST)

    Nous savons exactement, avec les chiffres que nous avons, que nous n’absorbons pas 80 % de la masse salariale.
     

     

    Le secrétaire général de l’UST a par ailleurs annoncé une nouvelle assemblée générale qui se tiendra, jeudi prochain, à la suite de ces trois jours de grève. Le syndicat décidera alors s’il poursuivra ou non le mouvement « tout en maintenant le dialogue avec le gouvernement », a-t-il précisé.

    Au Tchad, le salaire de la majorité des fonctionnaires – 50 à 90 euros par mois – ne permet pas de faire face à la cherté de la vie, d’autant plus que les prix des denrées de base ne cessent d’augmenter, expliquent les leaders syndicaux. Une revendication salariale à laquelle les contestataires ajoutent la destination des ressources pétrolières qui ne profitent toujours pas à la population. Pourtant, dans ce pays exportateur de pétrole depuis 2003, la production de 120 000 barils par jour a rapporté 3 000 milliards de francs CFA (4,5 milliards d’euros) entre 2004 et 2011.

    Pour avoir lancé et publié une pétition hostile au régime du président tchadien Idriss Déby, le Secrétaire général de l’UST, François Djondang et deux de ses collègues du Syndicat ont été accusés « d’incitation à la haine » et le directeur de publication du journal d’opposition N’Djamena Bi-hebdo a quant à lui été accusé de « diffamation ». Ils ont tous été condamnés, en septembre dernier, à des peines de prison avec sursis.

     

    Source RFI

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    A l'appel de l'Union des Syndicats du Tchad (UST), les travailleurs du secteur public et parapublic ont entamé lundi une grève sèche de trois jours pour réclamer une revalorisation de leurs salaires.

    Dans des services essentiels, comme les hôpitaux et les centres de santé de la capitale, le correspondant de Xinhua a constaté que le service minimum n'est plus assuré. Le 17 juillet dernier, l'UST, la plus importante centrale syndicale du Tchad, a déclenché une grève pour exiger le relèvement de la valeur indiciaire des salaires de 115 à 150 points, tel que prévu dans un protocole d'accord signé en novembre 2011 avec le gouvernement. Des structures telles l'administration publique et les hôpitaux ont été ainsi paralysés en dépit d'un service minimum instauré par les grévistes.

    Début septembre, les travailleurs ont suspendu leur mouvement, à la demande des leaders confessions religieuses (islam, catholique et protestante) qui ont initié une médiation entre les syndicats et le gouvernement.

    Mais ayant constaté qu'aucun effort n'a été fait pour trouver une solution idoine à leurs revendications, les travailleurs ont décidé, le week-end dernier, d'observer une grève sèche de trois jours qu'ils promettent de renouveler.

    Lire l'article sur tchadinfos.com : Tchad: le mot d'ordre de grève a été respecté dans le secteur public et parapublic | Tchad Infos | Tchad-infos vous propose l'actualité tchadienne, politique, culturelle, sportive, économique et internationale. Toute l'information tchadienne, les dernières actualités du Tchad y sont répertoriées. Les médias tchadiens tel que la télé Tchad en direct, le journal télé Tchad, les journaux tchadiens se retrouvent sur Tchad infos (tchadinfos.com). Ce portail est le reflet du Tchad actuel avec ses défis et ses espoirs.

  • Le mot d'ordre est très suivi. Dans certains ministères la paralysie est totale. Nous en appelons aux inspections de ne pas suivre les instructions des ministres concernant le recensement des grévistes. Soyons solidaires contre l'arbitraire et la négation des droits des travailleurs. A l'ORTV en particulier et au ministère de communication en général, l'excès de zèle est tel que Hassan Sylla aurait demandé à ses collaborateurs de l'appeler Itno en solidarité avec "les injustices" subies par les Itno. Ridicule. Le secteur privé aussi rejoindra le mouvement.

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    Dans sa fuite en avant et acculé par les exigences en matière de réformes démocratiques et du respect du droit humain, Idriss Deby vient de proposer à son parti d'adhérer à l'internationale socialiste.

    Cette tentative de diversion qui cherche beaucoup plus à apprivoiser les exigences de la France en matière de démocratie et de bonne gouvernance, est tout simplement ridicule. C'est une tentative vaine, car, l'adhésion à l'internationale socialiste ne suspendra pas les obligations d'un Etat digne de ce nom en matière de justice et de bonne gouvernance. Faut-il rappeler à notre tyran national que même le FPI de Laurent Gbagbo était membre de l'Internationale et que cela n'a pas empêché Hollande à dénoncer sa confiscation du pouvoir?

    Ce volte face est-il étonnant? La réponse est évidemment non car Deby nous a habitué à ce genres de revirements spectaculaires. Rappelez vous de la dénonciation de la présence d'ELF au Tchad suivi par une manifestation qui a fini par un drapeau brulé par les militants MPS. Dès le lendemain, notre "perdo" est parti ramper devant Chirac pour calmer ses ardeurs. Qu'est ce qu'il n'a pas fait ou dit avec le Soudan? Allant jusqu'à interdire la musique soudanaise, mais à la première occasion, non seulement il renoue avec Bachir, mais sacrifie aussi l'opposant Khalil Ibrahim.

    Si la demande d'adhésion à l'Internationale n'est qu'une formalité, les conditions d'adèhsion sont plus rigoureuses. on peut citer entre autre:

    • Mener des politiques progressistes qui favorisent l'épanouissement des individus, l'expansion économique, le commerce équitable, la justice sociale, et la protection de l'environnement dans l'esprit du développement durable . S'opposer à toute politique économique et sociale au service de groupes privilégiées et favoriser l'émergence d'un système économique mondial qui rende les relations Nord-Sud plus justes. Combattre la corruption sous toutes ses formes et les entraves à la bonne gouvernance.

    • Défendre la démocratie pluraliste. Celle-ci implique :

      • La liberté des citoyens de choisir entre différentes options politiques dans le cadre d’élections libres, régulières et transparentes;

      • la possibilité d’un changement de gouvernement par des moyens pacifiques et fondé sur la libre expression des citoyens;

      • le respect des droits des individus et des minorités;

      • un système judiciaire impartial et indépendant fondé sur le droit;

      • une presse libre et pluraliste;

      • des partis au fonctionnement démocratique.

    • Garantir, en toutes circonstance, le respect de la dignité humaine et agir en conformité avec la déclaration universelle des Droits de l’Homme et les autres grandes Conventions adoptées par l’Organisation des Nations Unies et ses Institutions. Proscrire la peine de mort. Respecter et renforcer les droits fondamentaux de la personne humaine, que ce soient les droits individuels (respect de la vie privée, liberté de pensée, de croyance, d’éducation, d’orientation sexuelle, droit à un traitement égal …), les droits sociaux (liberté syndicale, droit de grève, protection sociale, …) ou les droits politiques (liberté d’association, suffrage universel, …).

    Idriss deby et sa clique au lieu d'adopter des lois et règlements pour mieux répartir les richesses nationales, ils ont préféré superviser le détournement des biens publics au profit du clan et autres courtisans. Idriss Deby et son gouvernement fantoche qui bâillonnent les journalistes, répriment les actions des syndicalistes, assassinent les opposants politique, n'ont pas leur place à l'Internationale Socialiste. Comme le dit l'autre, qui vivra verra, la justice vaincra.

    Rédaction de la Gazette

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    Quelle mouche a donc piqué le président Idriss Déby Itno du Tchad? De retour d'Afrique du Sud, il s'est arrêté le 16 octobre à Kinshasa, trois jours après avoir boudé le sommet de la Francophonie dans cette même ville.

    Durant ce voyage, il s'est aussi rendu en Guinée équatoriale. Cherchait-il à faire diversion, et rendre banal le bras de fer actuel entre son pouvoir et les syndicats tchadiens ou a-t-il des comptes à régler avec le nouveau pouvoir français?

    Les dirigeants de la Guinée équatoriale et de la République démocratique du Congo ont en commun le fait d'avoir été maintes fois interpellés par les défenseurs des droits humains pour manquements graves dans leur gestion du pouvoir d'Etat.

    Récemment, ils ont encore été mis à l'index par le nouveau président français, François Hollande.

    Le 8 octobre 2012, à l'Elysée, une première rencontre entre les deux hommes a dû être reportée. Le président Idriss Déby Itno aurait mal pris les exigences du chef de l'Etat français.

    Celui-ci, dans sa logique de faire respecter les droits de l'Homme sur le continent africain, avait demandé un geste de N'djamena dans le sensible dossier d'Ibni Oumar Mahamat Saleh.

     

    Mur d'hostilité

    La France veut que la justice tchadienne et le comité de suivi mis en place s'activent pour que l'enquête sur cet opposant politique disparu début 2008, ne soit pas définitivement enterrée. Déby garde le silence.

    Hollande agacé, annule le rendez-vous au dernier moment, prétextant que son agenda était trop chargé. Braqué à son tour, le chef de l'Etat tchadien, sans l'annoncer officiellement, boycotte le sommet de la Francophonie. Enfonçant ensuite le clou, il entreprit de faire une courte escale à Kinshasa, de retour d'Afrique du Sud.

    Fait rare: Joseph Kabila se déplace à l'aéroport, pour un tête-à-tête qui n'a certainement pas échappé à Paris. Y aurait-il d'autres contentieux entre le Tchad de Déby et la France de Hollande?

    On sait que le Tchad est peu motivé à s'embarquer dans l'intervention armée visant à chasser les groupes islamistes du Nord-Mali occupé.

    Or, le dossier est piloté aux Nations unies par les Français. Les animosités iront-elles croissantes? Ironie du sort, c'est la France qui, à un moment donné de l'histoire, avait sauvé l'actuel homme fort de N'djamena des griffes d'opposants armés.

     

    Front anti-Hollande

    Aujourd'hui, la soudaine réapparition publique du chef de l'Etat tchadien à l'extérieur, tend à faire croire qu'il se prépare un front anti-français ou anti-Hollande. Auquel cas, le noyau dur pourrait se constituer de pays dont les dirigeants se seraient sentis blessés dans leur orgueil, suite aux récriminations de Hollande.

    Dans un tel scénario, le président Déby se projetterait-il comme le patron de la fronde? Le Tchad, la Guinée équatoriale et la RDC ont ceci de particulier que tous trois possèdent d'énormes ressources naturelles.

    Malheureusement, les dirigeants de ces pays qui croient se suffire, s'illustrent toujours négativement. Or, la France connaît bien nos réalités, parfois même mieux que nos dirigeants, généralement mal entourés.

    Les faiblesses des dirigeants africains sont ainsi notoirement connues de Paris. Et c'est pourquoi, avant et pendant le sommet de la Francophonie, le nouveau patron de l'Elysée ne s'est pas privé de titiller les dirigeants africains.

    Aucun doute qu'il les harcèlera sans cesse, vu la cupidité et l'égoïsme qui habitent certains d'entre eux, mais aussi le contexte de privation de libertés sur ce continent.

    Dans un refrain qui reviendra probablement tout au long de son mandat à Paris, Hollande se fera le devoir de condamner tous ceux dont la gestion du pouvoir d'Etat sur le continent scandalise.

    Il sait que sur ce point, il pourra toujours compter sur le soutien des «sans-voix» et de leurs défenseurs. C'est pourquoi depuis son arrivée, la panique gagne les rangs de certains gouvernants africains.

    Le discours tenu par Hollande est relativement nouveau, et les actes qu'il pose troublent le sommeil de dirigeants visiblement mal dans leur peau. Eux qui avaient toujours trouvé oreille, gîte et couvert à Paris, se sentent désormais esseulés et vulnérables.

     

    Ecouter la souffrance du peuple

    Sans exagération aucune, on peut dire que, par les positions de principe, le chef de l'Etat français séduit l'opinion africaine et galvanise les opposants les plus crédibles.

    Pourquoi aura-t-il fallu attendre qu'un messie —encore un autre «toubab»— nous arrive de l'Hexagone pour rappeler ces dirgeants africains à leur devoir de responsabilité?

    La réalité crève l'œil depuis si longtemps: retard sur tous les plans, chômages endémiques, maladies et malnutrition, faim et soif, manque d'instruction, guerres fratricides, détournements crapuleux, assassinats politiques sur fond de querelles de chiffonniers, injustices sociales, sur un continent pourtant riche et majoritairement peuplé de femmes et de jeunes qui ne demandent qu'à s'impliquer pour juguler les fléaux.

    L'opinion africaine n'en voudra pas à Hollande de servir la leçon à des dirigeants sourds aux appels de détresse de leur peuple. C'est pourquoi ses phrases qui font si mal aux dictateurs et aux usurpateurs, elle les applaudira des mains ou à défaut, des yeux, là où les libertés sont confisquées.

    Plutôt que de se tromper de combat, et faire preuve de susceptibilité, Déby aurait mieux fait de répondre à son interlocuteur français.

    En tout état de cause, le comportement d'Idriss Déby donne matière à pousser les Français à soutenir Sénégalais et Belges pour vite faire juger Hissène Habré, et peser d'une certaine façon, sur son devenir à lui. Des mal-aimés, il y en a sans doute plus!

    Slate Afrique

  • Paris, 20 Octobre 2012, de 09H30 à 17h30, COLLOQUE

    « Crises africaines : Acteurs, récurrences, évolutions, nouvelles configurations et nouveaux enjeux »

    Organisé par Le « Forum de Paris sur l’Afrique » et l'Institut de Recherches et d’Études Africaines (IREA),

    Lieu : Maison de l'Afrique/L'Harmattan,7, rue des Carmes, 75005 Paris, Métro : Maubert-Mutualité

    Tel ;09.54.56.16.37 Email :secretariat@irea-institut.org
    site web :http://irea-institut.org/index.html

     

    PROGRAMME :

    9.00– 9.30 Arrivée et accueil des participants

    9.30– 10.00 Séance d’ouverture

     

    10.00 – 12.30 Session I - Afrique Saharo-sahélienne

    Questions abordées :

    *Situation au Mali : acteurs et enjeux de la crise, Issa Ndiaye, Professeur

    *Transnalisation de l’insécurité et capacité régionale de rétablissement de la paix : le Mali et la CEDEAO, Oumar Keita, politologue

    *Le Sahel, nouvelle zone grise du Continent africain, Pierre Pascallon, politologue

    *Terrorisme et sécurité : quelles réponses face au défi islamiste, Acheikh Ibn-Oumar, Ancien ministre des affaires étrangères du Tchad

    12.30 – 13.30 Déjeuner

    13.30 – 14.30 Session II – Afrique de l’Ouest

    Questions abordées :

    *Guinée : Gouvernance démocratique et dialogue national, Alhassane Cherif, Psychologue

    *Côte d’ivoire : justice, vérité et réconciliation , Albert Bourgi, Professeur

    14.30 – 15.20 Session III – Afrique centrale et Grands-Lacs

    Questions abordées :

    *Reconstruction post-conflit en République centrafricaine , Maître Abdou Moussa (Avocat)

    *Ethnicité, frontières et stabilité : le cas du conflit du Kivu, Luigi Elongui (Journaliste)

    15.20 – 16.20 Session IV – Corne de l’Afrique et Afrique de l’Est

    Questions abordées :

    *Soudan et Sud-Soudan : recomposition étatique, conflictualité et médiations, David Gakunzi (Ecrivain)

    *Djibouti : droits de l’homme et libertés démocratiques, Daher Ahmed Farah (Politologue)

     

    16.20 – 17.20 Session V : Prévention et gestion des crises africaines et coopération internationale

    Questions transversales :

    Quelles réponses, quels rôles pour les différentes institutions, quelles complémentarités, quels enseignements des initiatives passées et orientations pour l’avenir

    *L’union européenne et l’architecture africaine de paix et de sécurité, Matthieu Fau-Nougaret, Maître de Conférences en HDR Droit public

    *Nations unies : leçons africaines : Diplomatie non-gouvernementale, Henri Rouillé-d’Orfeuil, Docteur en économie appliquée

     

    17.20– 17.30 Clôture

    Le « Forum de Paris sur l’Afrique » est une plate-forme de dialogue, de partage d’expériences, de pratiques et d’expertise en matière de gestion et de prévention des crises africaines initiée et animée par l'Institut de Recherches et d’Études Africaines (IREA)-La Maison de l’Afrique et les Éditions l’Harmattan.

    La première session du Forum réunira le 20 octobre une soixantaine de participants issus de milieux politiques, académiques et civils ainsi que des représentants des organisations régionales et internationales.

    Cette session permettra de faire le point sur les crises africaines en cours, d’identifier leurs acteurs et de proposer des axes de solution. Les conclusions issues des travaux seront rendues publiques et soumises aux instances compétentes.

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    • Le Temps: En tant que défenseur des droits humains, que vous inspire la crise sociale qui a commencé avec l'entrée en grève des travailleurs, la trêve d'un mois observée par l'UST et la très probable reconduction de la grève après le 17 octobre.
    • SG C.T.D.D.H: la notion de Droit de l'homme est transversale ; c'est-à-dire qu'elle englobe un champ très vaste des droits fondamentaux liés à la personne humaine ; ces Droits ont fait l'objet de graves violations par nos dirigeants dans leur mauvaise gestion des conséquences de ce mouvement de grève. Cette crise sociale n'aurait pas eu lieu si le gouvernement avait été conséquent avec lui-même ; l'Union des Syndicats du Tchad (UST) à notre connaissance n'a pas exigé une autre augmentation des salaires ; elle a simplement demandé l'application du Décret portant nouvelle grille des salaires ; si les pouvoirs publics refusent d'appliquer un décret qu'ils ont eux-mêmes signé, il y'a problème ; de plus, un procès-verbal du comité de suivi a bel et bien fait mention du point d'indice à 150 ; si les pouvoirs publics refusent de le reconnaitre, ils font preuve de mauvaise foi ; il y'a donc lieu de les appeler ici une fois de plus au respect de leurs engagements.

      "Le comble de l'inconséquence a été atteint quand le Ministre SGG affirme que cette démocratie a été le fruit d'une lutte âpre, sanctionnée par le sacrifice suprême de nos martyrs et qu'aujourd'hui encore, le Président de la République porte dans sa chaire les stigmates de cette lutte. Nous nous demandons qu'est ce que le Ministre SGG en sait de la lutte ?"
    • Le Temps: quelle est votre appréciation des suites de la grève c'est-à-dire le harcèlement judiciaire dont sont victimes les trois leaders de l'UST, et le directeur de publication de Ndjamena B-hebdo à cause de la pétition ?

    • SG C.TD.D.H : notre réaction, c'est bien entendu l'indignation ; toute la société civile tant au niveau national qu'international s'était dressée comme un seul homme pour dénoncer cette parodie de justice qui a sérieusement décrédibilisé notre pays ; il est vrai que depuis longtemps, l'opinion internationale ne croit plus en la fiabilité de nos institutions ; mais là, elle vient d'être servie. La pétition est un mode d'expression en cours dans tous les pays démocratiques ; il n'est pas anti constitutionnel ; il consiste simplement à recueillir les signatures et donc l'adhésion du maximum de personnes à une idée dans un cadre de revendication de certains droits. Contrairement à ce que pense l'opinion publique nationale, cette pétition n'est pas une œuvre de l'UST seule ;

      toute la société civile engagée qui a ainsi contribué à sa confection. Elle n'a aucunement incité à une haine tribale comme le prétendent les juges par ce qu'aucune tribu ou ethnie n'avait été citées dans le document ; de même, elle ne porte aucune calomnie parce qu'elle est le reflet fidèle de nos réalités. Pour avoir résumé la pétition dans un numéro de son journal, le Directeur de publication de N'Djamena -Bi hebdo a comparu avec presque le même chef d'inculpation ; cette accusation est d'autant plus ridicule que le ministre de la Communication a prétendu quelque jours plus tard que le Directeur de N'Djamena Bi hebdo a été plutôt inculpé pour un éditorial injurieux . Comme si cela ne suffisait pas, la caricature du procès publiée dans le numéro suivant du même bi hebdomadaire a suffi aux juges pour que le Directeur de publication soit inculpé une seconde fois et cette fois-ci pour outrage à magistrat. Toutes ces Manœuvres visent en réalité à saper le moral des leaders de l'UST et du Directeur de publication de Ndjamena bi hebdo en faisant planer sur eux la menace perpétuelle d'une arrestation. Nous disons que toutes ces manœuvres et menaces exercées sur les leaders de la société civile et les journalistes de la presse indépendante sont inutiles et dangereuses : Inutiles parce qu'elles n'intimident personne et ce n'est pas elles qui arriveront à contraindre la société civile et la presse indépendante à cesser de dénoncer cette mauvaise gouvernance. Ces manœuvres sont dangereuses par ce qu'elles risquent de radicaliser ce mouvement dont les conséquences seront préjudiciables pour la paix sociale.

    • Le Temps: au regard de ce qui s'est passé récemment comment trouvez-vous la justice tchadienne ?

    • SG C.TD.D.H : L'appareil judiciaire tchadien vient de nous démontrer une fois de plus qu'il n'est rien d'autre qu'un supplétif du pouvoir exécutif ; il a ainsi été utilisé pour harceler les leaders syndicaux et envoyer par la même occasion un message à toute la société civile et à tous les démocrates tchadiens qu'ils ne sont pas à l'abri des foudres des pouvoirs publics dont il est l'instrument docile. Le Président de la République lui-même avait dit à l'occasion des assises des états généraux de la justice que « nos juges sont corrompus»; il est de notoriété publique que les verdicts dictés par l'exécutif ou rendus contre espèces sonnantes et trébuchantes dans des procès au civil sont monnaie courante et tous les Tchadiens le savent et ne croient plus en leur justice depuis longtemps. Nous disons solennellement aux représentants de la justice tchadienne que seule, leur indépendance vis-à-vis du pouvoir exécutif fera du Tchad, un état de droit. Nous leur disons également de prendre la mesure de l'importance du pouvoir qu'ils détiennent parce qu'ils ont cette lourde charge de dire le droit ; si l'appareil judiciaire est aux ordres de l'exécutif, le jeu démocratique est faussé parce que la séparation des pouvoirs n'existe pas. En ce moment, tous les responsables des organisations de la société civile ainsi que les leaders d'opinion et avec eux tous les autres tchadiens vivent dans une insécurité judiciaire permanente parce que ce pays n'est pas un état de droit;Il ne le sera que lorsque notre justice se sera affranchie de la tutelle des pouvoirs publics; on a tendance à oublier qu'un militant de l'UST en l'occurrence Mr Mbailao GUSTAVE est jusqu'aujourd'hui à la maison d'Arrêt pour avoir souri lors de l'annonce du verdict condamnant les trois leaders de l'UST le 18 septembre 2012. Nous tenons à faire remarquer sur un tout autre chapitre que notre démocratie n'est que de nom et cette relative liberté d'expression dont nous jouissons est trompeuse ; c'est d'ailleurs l'arbre qui cache la forêt et elle est en réalité destinée à la consommation extérieure.

    • Le Temps: que répondez-vous, Mr le SG, aux pouvoirs publics qui vous accusent d'être un instrument des partis politiques de l'opposition ?

    • SG.CTDDH : pour peu qu'un défenseur des droits de l'homme ou un responsable de l'UST critique la mauvaise gestion des ressources publiques ou la mauvaise répartition des richesses nationales, il est aussitôt accusé par le pouvoir d'agir pour le compte des partis politiques d'opposition. Il est vrai que si la dénonciation de la mauvaise gouvernance est un devoir pour les partis politiques , il l'est également pour la société civile quand cette mauvaise gouvernance a une incidence certaine sur le sort des travailleurs ou des citoyens ; l'objectif visé par ces deux institutions est de pousser les gouvernants à s'améliorer ; de ce point de vue, les partis politiques d'opposition et les organisations de la société civile sont des alliés objectifs et en tant qu'organisations tchadiennes, elles doivent unir leurs efforts pour contraindre le gouvernement à l'instauration de la bonne gouvernance ; cela ne veut pas dire que la société civile est au service des partis politiques d'opposition. Aucune organisation de la société civile n'avait jusqu'à ce jour appelé au renversement du pouvoir que je sache ; bien au contraire : le Bureau de l'UST par exemple a toujours tempéré les ardeurs de ses militants les plus extrémistes et a toujours œuvré pour des actions pacifiques

      et responsables. La conquête du pourvoir est et restera donc l'apanage des seuls partis politiques. Notre objectif à nous autres de la société civile, est la recherche de la bonne gouvernance en vue de l'amélioration des conditions de vie des travailleurs et du respect des droits fondamentaux de la personne humaine.

    • Le Temps: Sur le même chapitre, que répondez-vous au Secrétaire général du

      Gouvernement quand il répond par un communiqué aux propos tenus par le président de la ligue tchadienne des droits de l'homme sur les antennes de RFI par lesquels il critique la mauvaise gouvernance ?

    • SG C.T.D.D.H : IL est regrettable que le Secrétaire Général du Gouvernement soit aussi incapable d'élever le niveau d'une intervention qui a toutes les caractéristiques d'un communiqué gouvernemental puisqu'elle intervient juste après le compte rendu du conseil des ministres. Comment peut on en tant que représentant de l'exécutif, s'attaquer avec une telle vulgarité à un défenseur des droits de l'homme en des termes que par respect pour le public, nous nous garderons de citer ici. Sans vouloir nous abaisser à répondre à toutes ces insanités, nous retiendrons simplement que la démocratie au Tchad n'a pas été le fait d'un seul homme ni d'une seule ethnie ; elle a été le fruit d'un élan national né de la dynamique créée à l'époque par la conférence de la BAULE. À la faveur de ce contexte, des organisations armées dans lesquelles toutes les ethnies du Tchad étaient représentées se sont coalisées pour former le Mouvement patriotique du Salut (MPS) qui avec le concours des démocrates de l'intérieur et de l'extérieur a ainsi chassé la dictature Habreiste. Le comble de l'inconséquence a été atteint quand le Ministre SGG affirme que cette démocratie a été le fruit d'une lutte âpre, sanctionnée par le sacrifice suprême de nos martyrs et qu'aujourd'hui encore, le Président de la République porte dans sa chaire les stigmates de cette lutte. Nous nous demandons qu'est ce que le Ministre SGG en sait de la lutte ? Nous lui disons ici que le fait pour le Président de la République de porter les stigmates de cette lutte ne lui donne pas le droit de s'accaparer lui et sa famille des richesses qui sont la propriété de tous les Tchadiens. Des stigmates de la guerre, parlons-en. Moi je connais des personnes, des ex-combattants du MPS qui vivent avec des éclats d'obus ou des balles de fusil de gros calibre dans le corps et dont les enfants souffrent de faim jusqu'aujourd'hui; n'étant pas issus de l'ethnie du Chef de l'État, ils n'ont pas le moyen de se faire extraire ces bouts de fer de leur corps et de nourrir décemment leurs enfants. Quant au sacrifice suprême, il a été consenti par les Tchadiens de toutes les ethnies ; nous mettons au défi quiconque de nous citer une seule famille tchadienne qui n'ait pas eu à déplorer en son sein, un mort ou un mutilé de guerre suite à tous les événements qu'a connu notre pays. Que le Ministre SGG ait la délicatesse de laisser le soin à ceux qui méritent de parler des martyrs de le faire ; de grâce, qu'il ne salisse pas la mémoire de ces personnes dont le sacrifice mérite bien plus que cet épigramme de bas étages ; nous lui demandons s'il veut flatter l'égo du maitre, ou justifier une certaine confiscation des richesses nationales, de trouver autre chose que de parler du martyr de ces honorables compatriotes. Nous disons enfin que si le chef de l'état est allergique à toutes les critiques qui lui sont adressées par la société civile pour sa mauvaise gouvernance, il n'avait qu'à instaurer la bonne gouvernance au lieu de pousser un membre du gouvernement à effectuer des déclarations aussi irresponsables contre un défenseur des droits de l'homme.

    • Le Temps: le mot de la fin Mr le SG ?

    • SG CTDDH : le mot de la fin est un plaidoyer adressé à nos plus hautes autorités ; nous leur disons que le contexte actuel ne leur permet plus l'imposition de la pensée unique; on ne peut plus faire avaler n'importe quoi à la société civile engagée. Le SG du gouvernement affirme sans sourciller que le chef de l'état œuvre jour et nuit pour le bien être de tous les Tchadiens sans exclusive. Nous lui disons que c'est un euphémisme que d'affirmer ici que le Président de la République n'œuvre pas justement pour le bien-être de tous les tchadiens; c'est connu de tous et le SGG lui-même le sait; sinon, pourquoi le Président de la République fait-il l'objet de critiques de la société civile, de la presse indépendante et de toutes ces instances au niveau national et international ? Pendant que le premier ministre et le ministre des Finances s'étaient engagés auprès de certains syndicats à procéder au paiement intégral des salaires aussi bien aux travailleurs grévistes que non grévistes, le Président de la République donne l'ordre de prélever l'équivalent des jours de grèves pour les militants de l'UST qui se sont vus ainsi amputés de plus du tiers de leurs salaires. Pour nous, un chef d'État qui permet à sa famille de s'accaparer de presque toutes les richesses du pays et qui réduit le salaire des travailleurs qui ont simplement exercé, pour le bien de tous, un droit reconnu par la constitution n'œuvre pas pour le bien-être de tous les Tchadiens. Un chef d'État qui favorise certains Tchadiens en leur permettant pendant des cérémonies de balancer sur les tètes des griots et autres chefs d'orchestre des dizaines voir de centaines de millions de francs parfois en devises et dont les voisins n'ont même pas 500 F CFA pour faire bouillir la marmite pour faire manger leurs enfants n'œuvre pas pour le bien-être de tous les Tchadiens. Un chef d'État qui approuve une aberration du genre de l'opération dite « Cobra », qui emprisonne de façon arbitraire des fonctionnaires pour des présomptions de détournements de quelque milliers de francs ou de deux sacs d'engrais, etc. et qui permet à sa famille de détourner des milliards sans être inquiétés n'œuvre pas pour le bien-être de tous les Tchadiens. Nous disons donc qu'en tant que garant des institutions de la République Le Chef de l'état a pour mission de veiller à la bonne marche de ces institutions qui suppose entre autres, l'instauration d'une justice pour tous et une repartissions équitable des richesses nationales. Nous l'exhortons donc à se départir de son attitude actuelle, d'opérer un virage radical et de se comporter « en bon père de famille ». La Société civile sera là pour l'aider le jour où il instaurera la bonne gouvernance ; mais tant que cette injustice au quotidien persistera, tant que des droits fondamentaux de l'homme tchadien y compris ses droits économiques seront violés ; bref, tant que la mauvaise gouvernance n'aura pas disparu, il nous sera difficile de ne pas la dénoncer.

    • Le Temps: Merci Mr le SG.

      SG CTDDH : c'est moi qui vous remercie.

       

    Source: Le Temps

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    Cinq travailleurs humanitaires, quatre Nigériens et un Tchadien, ainsi qu'un chauffeur nigérien ont été enlevés dimanche soir dans la localité de Dakoro, dans le sud-est du Niger, a annoncé lundi à l'AFP un responsable local.
    "Cinq humanitaires, dont un Tchadien, et un chauffeur nigérien ont été enlevés à leur domicile vers 22H00 locales (21H00 GMT) par des hommes bien armés venus à bord de deux véhicules tout-terrain" et qui "parlaient arabe, tamasheq (langue des Touareg, ndlr) et haoussa", une langue régionale, a déclaré Abou Mahamane, secrétaire général du département de Dakoro.
    Ils ont été "enlevés par des hommes de peau blanche et un de peau noire, parlant arabe. Le Tchadien a probablement tenté de résister et a été blessé mais il a quand même été embarqué", a indiqué de son côté une source humanitaire.
    Dans un premier temps, des sources humanitaire et sécuritaire avaient seulement parlé du rapt de cinq humanitaires, dont certains travaillent pour une ONG locale.
    Les ravisseurs "ont filé droit vers la région d'Agadez", dans le nord du Niger, frontalier du Mali, et "les forces de l'ordre ont perdu leur trace vers la zone d'Abala, à environ 300 kilomètres au sud d'Agadez, dans la région de Tahoua", a poursuivi le responsable départemental.
    "Des renforts sont arrivés sur place à Dakoro. Il reste encore des humanitaires africains, le site a été sécurisé par les renforts venus de Maradi et de Tahoua", a-t-il précisé.
    Dakoro est situé dans la zone de Maradi, capitale économique du Niger et grande ville de cette région frontalière du Nigeria, le grand pays voisin où opère le groupe islamiste Boko Haram.
    Dans le cadre de l'aide humanitaire, "des Occidentaux séjournent souvent à Dakoro, il est fort probable que les ravisseurs étaient à leur recherche", a estimé une source diplomatique occidentale à Niamey.
    En septembre 2010, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) avait enlevé sept personnes dans la région d'Agadez, berceau de la rébellion touareg, parmi lesquelles Aqmi retient toujours quatre Français.
     
    Sources: yahoo actualités
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    Sankara, au premier plan, feu le capitaine Henri Zongo et Acheikh Ibn-Oumar

    (au milieu)

     

     

     

     
    Il m'est difficile d'oublier cette après-midi du 15 octobre 1987, à Ouagadougou. C'était un peu avant 16 heures, heure locale. Tout baignait dans une torpeur incitant à la sieste. Nous étions six dans la villa où nous logions : trois de mes collaborateurs, le cuisinier et le sous-officier burkinabé affecté à notre service. Puis brusquement, de brèves rafales d'armes automatiques déchirèrent le silence. Quelqu'un remarqua : « Ça vient de la direction du Conseil de l'Entente (quartier général du CNR, Conseil National de la Révolution) ! ».
    Par Acheikh Ibn-Oumar, ancien ministre des Affaires étrangères et ancien ambassadeur tchadien aux Nations unies
    Puis, le calme retomba. Un calme bien étrange. On pouvait presque ressentir la tension que vivaient, à ce moment-là, tous les habitants de la ville. C'est que depuis quelques semaines, une sourde tension politique régnait au sommet de l'État et, ces derniers jours, les rumeurs les plus alarmantes parcouraient la ville. On parlait de graves divisions chez les militaires et les intellectuels civils, de complots, d'épuration... Mais on ne savait pas encore que ces brèves rafales venaient de faucher le camarade Thomas et six membres de son staff.
    Le président Goukouni et moi-même avions été reçus par Thomas Sankara quelques jours auparavant, dans le cadre de ses efforts pour tenter de recoller les morceaux du Gouvernent d'union nationale de transition (GUNT), coalition de mouvements opposés au président Hissène Habré.
    Quelques minutes après que nous avons entendu les tirs, l'officier de sécurité téléphona à sa hiérarchie. « Il y a des sérieux problèmes et on me demande de vous dire de ne sortir sous aucun prétexte et de passer la consigne à vos compatriotes », nous annonça-t-il. Malgré ses efforts pour avoir un « ton de service », un désarroi mal maîtrisé se lisait sur son visage. Dans une rue avoisinante, le commandant Lingani, numéro 3 du directoire militaire et ministre de la Défense, passa alors à toute vitesse au volant d'une jeep, hurlant des ordres dans son talkie-walkie.
    Rumeurs ouagalaises
    Les coups de feu entendus et le va-et-vient de véhicules militaires ne laissaient aucun doute. La crise politique, qui couvait, venait de connaître un important développement. Depuis plusieurs semaines, des milieux politiques jusqu'aux "doloteries" et "alokodromes" (restaurants en plein air), il n y avait qu'un seul sujet de conversation. « Ça ne va pas du tout entre les dirigeants. Le mouvement révolutionnaire dans son ensemble est divisé par des luttes d'influence entre factions rivales », entendait-on en ville.
    A cela s'ajoutaient deux signes annonciateurs. Le premier, le discours lu par le représentant des étudiants à la cérémonie du quatrième anniversaire de la DOP (Déclaration d'orientation politique) et que tout le monde avait interprété comme un message de la fraction opposée à Thomas Sankara. Le second, la circulation de tracts attaquant violemment l'un ou l'autre des hauts dirigeants et attribués tantôt aux partisans de Blaise Compaoré, tantôt à ceux de Thomas Sankara lui-même.
     
    Continuez la suite sur le site Afrik
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    Le gouvernement tchadien, qui a  ordonné vendredi l'expulsion d'un évêque italien critique, est prêt à en  discuter afin de trouver une issue positive, a indiqué samedi l'agence  missionnaire Fides.   "Le gouvernement est ouvert au dialogue afin de résoudre la situation dans  un sens positif", ont indiqué des sources catholiques au Tchad, citées par  l'agence.á    Le gouvernement tchadien a donné vendredi à l'évêque catholique de Doha  (sud pétrolier) Mgr Michele Russo une semaine à compter du 14 octobre pour  quitter le Tchad. Il est accusé de s'être "adonné à des activités incompatibles  avec son statut".   Le 30 septembre, le prélat avait prononcé un sermon critiquant la gestion  des revenus du pétrole tchadien, sermon diffusé sur une radio privée.  Selon les sources citées par Fides, l'homélie de Mgr Russo a été mal  traduite par la radio locale. "L'homélie de Mgr Russo a été diffusée par une  radio locale dont la traduction du français au ngambay ne reflétait pas  parfaitement la pensée de l'évêque et utilisait des mots qu'il n'a pas  prononcés", ont ajouté les sources.   Le Tchad, qui exploite du pétrole depuis 2003, produit en moyenne 120.000  barils par jour, selon les estimations officielles. Ces revenus pétroliers ont  permis au pays de moderniser son armée, de se doter d'un meilleur réseau  routier et de construire de nombreux bâtiment publics, sans toutefois améliorer  les conditions de vie de la population.
     
    Sources: Alnahar
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    Il est des signes, je ne dirai pas annonciateurs, mais qui ne trompent personne. Au moment où les institutions internationales et les pays épris de paix et de démocratie deviennent de plus en plus exigeants en matière non seulement de droit humain mais aussi en terme de gestion et bonne gouvernance, et au moment où on cherche à savoir ce qui est arrivé au Professeur Ibni, notre despote national est parti fêter avec le potentat équato-guinéen dans son village natal Mongomo (son Amdjarasse) l'indépendance de ce pays. Le signal envoyé est tellement fort qu'on peut relever plusieurs similitudes qui caractérisent les deux autocraties.
    Si l'arrivée au pouvoir de Deby est connu par tous les tchadiens, qu'en est-il concernant Teodoro Obiang Nguema Mbasogo ? Qui est-il ?

    Comme Deby, il vient au pouvoir suite à un coup d'Etat.

    Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, né le 5 juin 1942 à Acoacán dans le district de Mongomo, il est le troisième enfant d'une fratrie de dix. Il débute ses études à huit ans à l'école officielle de Mongomo puis au groupe scolaire Cardinal de Cisneros à Ebebiyin. En 1963, il intègre les cadets de la garde territoriale puis, la même année, l'Académie générale militaire de Saragosse (Espagne). Il se spécialisera dans la conduite de véhicules militaires. Il débute sa carrière militaire en 1965 dans la garde territoriale de Guinée-Équatoriale à Mikomeseng. En 1969, son oncle, Francisco Macías Nguema, est élu président de la République. Celui-ci lui offre le poste de commandant de l'armée et des régions militaires de la capitale. L'année suivante, toujours par son oncle, il est promu au ministère de la Défense en tant que directeur général de l'approvisionnement et de la planification. En 1975, il prend la tête des forces armées puis est nommé vice-ministre des Forces armées populaires en 1979. La même année, il renverse son oncle, prend le pouvoir comme président du Conseil militaire suprême avant d'être nommé président de la République en 1982.
    Il gère le pays comme bon lui semble, détournant des milliards de CFA

    Elections et gestion des biens de l'Etat.

    Le 22 août 1982, la proclamation des résultats du référendum sur une nouvelle Constitution annonce une majorité de 95,38 % de oui. Il sera élu président de la République en 1989 (99,96 % des voix) et réélu en 1996 (99 %), en 2002 (97,1 %) et 2009 (96,7 %). Bourrage d'urnes semblables à celui des Itnos au Tchad.
    En matière de gestion des ressources de l'Etat, là également la ressemblance avec le Tchad est frappante. Comme au Tchad, non seulement il prépare son fils à le succédé mais il a mis toutes les ressources du pays entre ses mains. Et à ce que l'on dit, le patrimoine de Teodoro Obiang Nguema se serait agrandi car son fils bien aimé, Teodorín Nguema Obiang, avait, en 2009, acquis plusieurs œuvres d'art d'une valeur estimée à plus de 18 millions d'euros, soit plus de 11 milliards de Francs CFA. Même en terre africaine, une telle dépense aurait pu toucher la sensibilité de certaines personnes, à plus forte raison l'Europe où les autorités sont plus vigilantes sur certains faits et gestes. Voir ci-dessous les voitures de luxe saisies chez le fils Obiang en France.

     
    A travers cette perquisition du domicile du fils aîné du président équato-guinéen, certains, notamment les faux défenseurs du continent noir, diront probablement que l'on s'acharne contre celui-ci. C'est d'ailleurs ce qu'a fait son avocat, maître Olivier Pardo, qui a qualifié l'acte de violation des principes diplomatiques du fait que Teodorin Nguema est devenu depuis 2011, le représentant permanent adjoint de son pays à l'Unesco. Mais n'a-t-il pas donné les verges pour qu'on le fouette? Combien d'hôpitaux ou d'écoles pouvait-on construire avec les sommes dépensées?
    Cet argent pouvait bien servir au développement de son pays où bien des personnes croupissent sous le poids de la misère. Et ce, malgré la production du pétrole qui procure des revenus considérables au pays mais qui ne sont détenus que par quelques individus. Tout cela à cause de la mal gouvernance dans laquelle baigne le pays. Cette manne n'est pourtant pas une ressource intarissable. Tôt ou tard, qu'on le veuille ou pas, telle une poule aux œufs d'or, elle mourra.
    Le phénomène de premières dames qui n'a aucune valeur constitutionnelle.
    Comme au Tchad où Hinda est omniprésente dans la gestion de l'Etat, Obiang semble être tombé entièrement sous l'influence de son épouse Constancia Mangue de Obiang qui n'a de cesse de vouloir faire accéder son premier fils, Teodorín (Teodoro Nguema Obiang Mangué, fils du président) à la présidence équato-guinéenne. Ce dernier, ancien diplomate aux États-Unis, y a été arrêté en février 2001 pour détention illicite et introduction illégale de drogue aux États-Unis et n'a dû son salut qu'à son immunité diplomatique (l'affaire est étouffée) (étrange coïncidence, le fils ainé de Deby est mort dans des affaires aussi louches). Il rentre alors au pays pour devenir ministre du Pétrole (celui de Deby deviendra secrétaire particulier avant qu'il n'en soit chasser par Hinda).
    Une autre homologie et non de moindre entre les deux régimes est la répression contre la presse. Au moment où N'djamena bi-hebdo est bâillonné, selon Reporters sans frontières, Obiang fait partie des « prédateurs » de la liberté de la presse, au côté de Fidel Castro et Than Shwe.

    En rendant visite à son acolyte en ce moment-ci, Deby veut faire comprendre à tous ceux qui n'ont pas encore compris ou ils ne veulent pas comprendre qu'il n'est pas venu au pouvoir par un billet d'Air Afrique. A méditer.


    La Rédaction de la Gazette de N'djamena

     

  • Monsieur le ministre,
    Le 3 février 2008, un détachement de l'armée profitait de la confusion qui régnait alors à N'Djamena pour arrêter et faire disparaître l'un des principaux opposants au pouvoir en place, Ibni Oumar Mahamat Saleh, mathématicien et militant des droits de l'homme.
    En août de la même année, une commission d'enquête internationale mettait directement en cause « les plus hautes autorités de l'Etat » tchadien et exigeait une enquête judiciaire.
    Depuis 4 ans, le régime tchadien multiplie les manœuvres dilatoires.
    Depuis 4 ans, aux côtés de la famille, avec le Président Jean-Pierre Sueur, nous ne cessons de réclamer la vérité.
    Monsieur le ministre,
    Nous avons bien compris que le contexte, avec l'affaire du Mali, n'est guère favorable. Mais l'alliance n'implique pas la complaisance. C'est d'ailleurs justement parce que la France est engagée au Tchad que nous avons le devoir d'agir.
    A quelques jours du sommet de Kinshasa, ce peut être l'occasion de fonder notre politique en Afrique sur des principes solides.
    Ne me dites pas, Monsieur le ministre, comme l'ont fait avant vous M. Kouchner, Mme Alliot-Marie puis M. Juppé, que l'enquête suit son cours.
    Dites-nous plutôt comment la France entend amener Idriss Deby à respecter ses engagements !
    Pendant 4 ans, avec la famille, nous avons eu l'espoir qu'un nouveau gouvernement aurait sur ce dossier une nouvelle approche, plus ferme, plus déterminée.
    Cet espoir, ne le décevez pas ! Voir vidéo suivante.
     

     

     

     

     

     

     
  • La ministre déléguée des Français de l'étranger, Hélène Conway-Mouret, a déploré jeudi "les réponses insuffisantes" des autorités tchadiennes et la "lenteur" de l'enquête sur la la disparition en 2008 de l'opposant tchadien Ibni Oumar Mahamat Saleh. La question de la disparition d'Ibni revient en 1ère ligne. Il faut se rappeler que le despote avait interdit aux journalistes de lui poser des questions par rapport à cette affaire. Justice sera enfin rendue? wait and see.
  •  
     
    C'est une pratique digne de la Camorra nappolitaine ou encore d'un pillage en règle comme les razzias moyenâgeuse, Deby et son clan ont mis le Tchad en coupe réglée. A titre d'exemple, la Gazette à déniché des contrats d'exclusivité, au profit de la famille et au dépens bien sur de l'Etat tchadien, véritables clauses léonines, facilités et conclus sur instructions du despote en personne.
    De l'attribution à la SNER d'un programme d'investissement de plus de 115 milliards sur 10 ans, avec un plan d'acquisition des matériels de travaux publics (la famille n'a aucun apport à faire, tout est financé par l'Etat), à la cession des documents biométriques et en passant par le transfert des recettes de la Douane aux comptes  bancaires du frère de despote au lieu du trésor public, tout est organisé méticuleusement dans les détails, même les dénonciations éventuelles doivent se faire en privé. Bonne lecture.
  • COORDINANTION DES PARTIS POLITIQUES POUR LA DEFENSE DE LA CONSTITUTION

    1. Le Tchad a été pendant longtemps perçu comme un Etat fragile en Afrique centrale. En cinquante ans d'independance, il a connu des guerres et des rébellions qui ont mis à mal son unité et son administration. Les participants à la Conférence Nationale Souveraine,de 1993, avaient, en son temps, dénoncé les pratiques politiques des differets régimes comme étant à l'origine des affrontements fratricides entre tchadiens. Lire la suite
  • La CPDC dénonce dans un mémorandum "La mauvaise gouvernance est au coeur de la crise économique, financière, sociale et politique actuelle. Si cette gouvernance n'est pas corrigée, le Tchad risque de renouer avec l'instabilité politique" note la coalition. "L'augmentation des ressources nationales, entre autres avec le pétrole, est synonyme au Tchad de croissance des inégalités et de progression de la pauvreté" ajoute le texte.
  • Face à l'incapacité des certains religieux à obtenir une issue entre gouvernement et les syndicaliste, et aussi constatant la complicité de certains médiateurs avec le régime, un appel à la grève sèche est en gesticulation. La mobilisation sera générale. Rappelons qu'au mois de juillet dernier l'UST avait lancé un mot d'ordre de gréve qui a duré plus de deux mois, a été suspendue après la médiation des religieux.

  • Monsieur Baba Mallaye, ancien directeur du CNAR, relevé de ses fonctions par l'ancien ministre de l'enseignement supérieur Ahmat Djidda, a été non seulement rétabli dans ses fonctions une semaine après la nomination de Mackay Hassan Taisso, mais aussi a été décoré du médaille de chevalier du mérite. Il faut rappeler que c'est à cause du départ de Mallaye du CNAR pour l'institut du pétrole à Mao que les déboire de Ahmat Djidda ont commencé.

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    Le président François Hollande, qui se rend ce week-end à Kinshasa pour un sommet de la Francophonie, a estimé mardi que la situation était "tout à fait inacceptable" sur le plan de la démocratie en République démocratique du Congo.
    "La situation dans ce pays est tout à fait inacceptable sur le plan des droits, de la démocratie, et de la reconnaissance de l'opposition", a-t-il souligné lors d'une conférence de presse commune avec le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon.
    Une vingtaine de chefs d'Etats et de gouvernements de pays sont attendus ce week-end à Kinshasa pour le premier sommet de la Francophonie organisé en Afrique centrale. Il devrait se dérouler dans un climat tendu, l'opposition congolaise appelant à la contestation.
    Après avoir hésité cet été, M. Hollande a finalement décidé de se rendre à Kinshasa, où il a promis de rencontrer "l'opposition politique, les militants associatifs, la société civile" et de "tout dire partout".
    "L'autre préoccupation est l'agression dont ce pays est l'objet, venant de l'extérieur, sur ses frontières, et notamment au Kivu", a par ailleurs déclaré M. Hollande, en se prononçant pour la protection des frontières de la RDC.
    Une rébellion de soldats mutins baptisée le M23 sème la terreur depuis près de six mois dans l'est de la RDC. Kinshasa accuse le Rwanda de soutenir cette rébellion, et ses soupçons sont largement partagés par la communauté internationale.
    Kigali pour sa part dément catégoriquement soutenir le M23.
    Lors de la conférence de presse à l'Elysée, François Hollande a expliqué que son premier voyage de président en Afrique avait pour but, non pas de se "différencier" de ses prédécesseurs, mais de porter "un message de confiance" aux Africains, "un message de solidarité par rapport à leur développement, un message d'amitié car nous avons besoin d'une Afrique dynamique".
    Avant Kinshasa, le chef de l'Etat est attendu vendredi à Dakar où il doit s'exprimer devant l'Assemblée nationale sénégalaise et se rendre également sur l'île de Gorée, lieu de mémoire de la traite négrière.
    Cette étape à Dakar devrait donner l'occasion à François Hollande de marquer sa différence avec son prédécesseur. En juillet 2007, à Dakar, pour son premier voyage de chef d'Etat en Afrique, Nicolas Sarkozy avait déploré que "l'homme africain" ne soit "pas assez entré dans l'Histoire".
    Concernant le sommet de la Francophonie, François Hollande y voit l'occasion de dire aux Africains que la langue française "leur appartient" mais qu'elle suppose aussi "des valeurs, des principes" parmi lesquels " il y a la démocratie, (...) la bonne gouvernance, la lutte contre toutes les corruptions", a-t-il aussi déclaré.

    © 2012 AFP

    Sources TV5

  • Arrestation des suspects qui seraient impliqués dans la mort des 4 casques bleus près de Eldjinenah au Darfour ouest, selon des officiels soudanais sans toutefois qu'il y ait confirmation d'autres sources. Les 4 casques bleus étaient tombés dans un guet-apens début octobre.

  • Nous, membres des organisations démocratiques, militants de la société civile, et citoyens concernés tchadiens, africains, et français, participant au rassemblement citoyen organisé, ce jour lundi  08 octobre 2012, à Paris, près de l’Assemblée nationale, à l’appel du Conseil National pour le Changement et la Démocratie au Tchad (CNCD),
    Se saisissant de l’invitation du président François Hollande au dictateur tchadien le général Idriss Déby Itno,
    Constatant que, deux décennies après son arrivée au pouvoir, à la faveur du putsch militaire du 1er décembre 1990, le pouvoir de N’Djamena, n’a non seulement tenu aucune de ses promesses, mais a aggravé la situation du Tchad et des Tchadiens, dans les domaines vitaux des droits de l’homme, de la sécurité des personnes, de la gestion des ressources nationales, de la santé, l’éducation et la transparence électorale.
    Citons comme exemple :
    • Les assassinats des militants des droits de l’homme, de journalistes, et de responsables de partis politiques, dont les cas emblématiques de Me JOSEPH BEHIDI et du Pr IBNI OUMAR MAHAMAT SALEH ;
    • Le pillage compulsif de la manne pétrolière, sous couvert de dépenses d’infrastructures, donnant naissance à une nouvelle classe de milliardaires menant un train de vie insolent, alors que la masse des citoyens voit ses conditions de vie et de travail se détériorer de jour en jour ; ce qui a valu au Tchad de faire une remontée fulgurante dans le groupe de tête sur la liste des pays les plus corrompus, établie par Transparency International ;
    • Le putsch constitutionnel de 2005 supprimant la limitation des mandats, ouvrant la voie à une présidence à vie ;
    • Les ingérences militaires dans les pays de la région, avec des effets humanitaires catastrophiques, notamment au Soudan (Darfour) et en RCA ;
    • L’instrumentalisation de l’appareil judiciaire pour réprimer les mouvements syndicaux dans leurs justes revendications, les journalistes indépendants et les députés de l’opposition ; à l’exemple de la condamnation récente des dirigeants de l’UST (Union des Syndicats du Tchad) et du journal N’DJAMENA-BIHEBDO et les procédures contre les députés PIERRE GALI NGOTHÉ et SALEH KEBZABO ;
    • La milicisation et la clanisation des forces armées et de sécurité, pour confisquer le pouvoir par la terreur et l’achat des consciences, et le refus d’entamer un vrai dialogue avec les autres composantes nationales ; etc.
    Rappelant que le calvaire que fait subir le régime du général Idriss Déby Itno à son propre peuple, et aussi aux autres peuples voisins, pendant ces vingt-deux années, n’a été possible que par le soutien militaire, financier et politique de la France ;
    Rappelant aussi les engagements du président François Hollande quant à la rupture avec les « miasmes de la françafrique » et le soutien aux aspirations démocratiques des peuples africains ;
    Exprimons notre inquiétude quant aux premiers signaux donnés par la diplomatie française qui reflètent une continuité dans la complaisance vis-à-vis des régimes liberticides et prédateurs notamment le pouvoir dictatorial de N’Djamena ;
    Exigeons un réel assainissement des relations entre la France et l’Afrique, dans le sens du respect de l’Etat de droit, de la bonne gouvernance, de la transparence électorale et des aspirations des peuples à la démocratie, au développement et au bien-être social ;
    Appelons les démocrates tchadiens, africains et français et tous les citoyens épris de démocratie et de paix, à redoubler de vigilance et de mobilisation, et à multiplier les campagnes et les  actions de sensibilisation et de soutien aux luttes des peuples victimes de l’oppression et de l’arbitraire, et pour une relation de coopération allant dans le sens de l’amitié véritable et mutuellement bénéfique entre les peuples de France et d’Afrique ;
    Apportons notre soutien au mouvement de grève et de revendication pour l’amélioration des conditions salariales des fonctionnaires et travailleurs ;
    Exigeons le respect de l’engagement du gouvernement français précédent quant à la lumière rapide sur la disparition du Pr IBNI OUMAR ; ainsi que l’annulation immédiate des tous les procès politiques et la libération des détenus.
     
    Fait à Paris le 08 octobre 2012
    Les participants au rassemblement citoyen du 08 octobre
    Les organisations présentes
  • LA MOBILISATION
     
     
     
    Les tchadiens de France en particulier et ceux d’Europe en général sont sortis, comme prévu, et c’est malgré les intempéries et l’annulation de la venue du despote qui auraient constitué des facteurs démobilisant par excellence.
    Ils sont sortis pour non seulement dénoncer la réception d’un dictateur sanguinaire malgPhilippe Leclerc de Hauteclocqueré les promesses de campagne, mais aussi rappeler au Peuple français l’Histoire séculaire qui le lie au Peuple tchadien bâillonné par un tyran cruel et ceci depuis plus de deux décennie.
    Si l’Histoire qui lie le Peuple du Tchad et celui de la France a commencé dans la douleur avec la colonisation, elle a connu ses titres de noblesse notamment pendant les guerres mondiales. Les manifestants ont rappelé que lorsqu’en 1940 l’obscurantisme hitlérien s’abattit sur l’Europe en générale et la France en particulier, la participation des fils du Tchad à l’effort collectif n’a pas fait défaut.  Quand certains dans un désespoir total ont préférés s’agenouiller devant l’occupant prêtant ainsi serment de la collaboration, le Peuple digne du Tchad, à son tête Felix Eboué et Leclerc de Hauteclocque, avait préféré entendre ces  sons perçant les pénombres des clairières et appelant à la mobilisation et à la lutte (écouter lFélix EBOUEe chant des partisans). C’est dans ces conditions que le Tchad fut le premier pays à répondre oui à l’appel du 18 juin, appel lancé par un certain de Gaulle (écouter à ce sujet le chant de la BD). Les manifestants ne comprennent pas que la France, oubliant tous ces sacrifices du Peuple tchadien à l’effort de libération, reçoive un dictateur dont les mains sont souillées de sangs des martyrs.
    La coordinatrice de la CNCD a été reçue au palais Bourbon et a remis un mémorandum à l’attention des élus français leur rappelant les souffrances du Peuple tchadien.
    A 18 heures, et après lecture d’un appel commun soutenant les forces laborieuses du Tchad, les différentes associations présentent également se sont exprimés dénonçant continuation de la françafrique et le soutien aux potentats africains, les manifestants se sont dispersés dans le calme (voir lecture de l'Appel par la Coordinatrice du CNCD).
     

    La Rédaction de la GAZETTE

     

     

     

          Chant des partisans

        

    LE CHANT DES PARTISANS
    (Chant de la Libération)


    Ami, entends-tu
    Le vol noir des corbeaux
    Sur nos plaines?
    Ami, entends-tu
    Les cris sourds du pays
    Qu'on enchaîne?
    Ohé! partisans,
    Ouvriers et paysans,
    C'est l'alarme!
    Ce soir l'ennemi
    Connaîtra le prix du sang
    Et des larmes!

    Montez de la mine,
    Descendez des collines,
    Camarades!
    Sortez de la paille
    Les fusils, la mitraille,
    Les grenades...

    Ohé! les tueurs,
    A la balle et au couteau,
    Tuez vite!
    Ohé! saboteur,
    Attention à ton fardeau:
    Dynamite!
       

     C'est nous qui brisons
    Les barreaux des prisons
    Pour nos frères,
    La haine à nos trousses
    Et la faim qui nous pousse,
    La misère...
    Il y a des pays
    Ou les gens au creux de lits
    Font des rêves;
    Ici, nous, vois-tu,
    Nous on marche et nous on tue,
    Nous on crève.

    Ici chacun sait
    Ce qu'il veut, ce qui'il fait
    Quand il passe...

    Ami, si tu tombes
    Un ami sort de l'ombre
    A ta place.
    Demain du sang noir
    Séchera au grand soleil
    Sur les routes.
    Sifflez, compagnons,
    Dans la nuit la Liberté
    Nous écoute...

        

     

     
     
     
     
     
     
    Chant de la 2ème BD: Après le Tchad, l'Angleterre et la France
     
        
    Aprés le Tchad, l'angleterre et la France
    Le grand chemin qui mene vers Paris
    Le coeur joyeux tout gonflé d'espérance
    Ils ont suivi la gloire qui les conduits.
    Sur une France, une croix de Lorraine,
    Ecusson d'or, qu'on porte fièrement,
    C'est le joyaux que veulent nos marraines,
    C'est le flambeaux de tous nos régiments.

    REFRAIN
    Division de fer
    Toujours en avant
    Les gars de Leclerc
    Passent en chantant.
    Jamais ils ne s'attardent
    La victoire n'attend pas,
    Et chacun les regarde
    Saluant chapeau bas.
    Division de fer
    Toujours souriant
    Les gars de Leclerc
    Passent en chantant.
    D.B. vive la deuxième DB!

    Ils ont vecu des heures merveilleuses
    Depuis Koufra, Ghadamès et Cherbourg.
    Pour eux Paris fut l'entrée glorieuse
    Mais ils voulaient la Lorraine et Strasbourg,
    Et tout là-haut dans le beau ciel d'Alsace
    Faire flotter notre drapeaux vainqueur
    C'est le serment magnifique et tenace
    Qu'ils avaient fait dans les heures de douleur.
     
     
     

     

    Lecture de l'appel commun

     

     

     
  • La célèbre cantatrice, Eldjima Kada, a rendu l'âme ce jour à son domicile à N'djamena. Née vers 1940 dans la région de Tchikina (actuellement Massaniya), elle fut l'une des voix de la musique traditionnelle tchadienne avec feu Moussa chauffeur. Véritable diva du temps moderne, beaucoup d'entre nous se sont laissés aller aux mélodies de sa mélopée rassurante, telle une berceuse évoquant les mérites des uns et temporisant les ardeurs des autres.

    Fille d'un noble baguirmien, ses parents lui avaient interdit de s'adonner à une pratique réservé aux basses castes: les griots. Insoumise et réfractaire, transgressant tous ces entraves conservatrices et rétrograde, Eldjima se lança dans sa passion avec succès et triomphe. Véritable bibliothèque de l'Histoire du Tchad en général et celui du royaume de Baguirmi en particulier, Eldjima excellait dans l'art de réciter les exploits des guerriers et autres personnalités qu' a connu le Tchad.

    Avec la disparition d'Eldjima, c'est une partie de la mémoire vivante du Tchad qui vient de disparaitre confirmant ainsi la célèbre citation d’Amadou Hampâté Bâ. Repose en paix.

  • Madame, Monsieur
    Le Collectif Africain de Soutien au président Hissein HABRE (CAS-HABRE) a le plaisir de vous convier à son premier point de presse qui aura lieu le Mardi 09 Octobre 2012, à 10h 30mn, au Café de Rome de Dakar.
    A cette occasion, le CAS-HABRE mettra à votre disposition toute la documentation nécessaire en vue d’éclairer l’opinion nationale et internationale sur la question.
    Nous vous saurions gré de bien vouloir confirmer votre participation en appelant M. Jules SAMBOU au 77 270 28 56 ou en nous envoyant un email à l’adresse :
     cas-habre@hotmail.fr.
    En espérant pouvoir compter sur votre présence, veuillez recevoir, Madame, Monsieur, nos salutations distinguées.
     
     
    Pour toute question relative à ce point de presse, Merci de contacter :
     M. Abdelkerim ADIGUEï  au : 77 594 32 56
     M. Jeannot MALOUMALOU au : 77 360  02  58
    Le Bureau exécutif du CAS-HABRE: Le Président JULES SAMBOU        
  • Le délais d'un mois accordé par l'UST à la médiation des religieux approche dramatiquement sans aucun résultat apparent à l'horizon. La masse laborieuse se prépare à durcir les actions dans les jours à venir.

  • Une trentaine d'ex rebelles sont détenus arbitrairement depuis bientôt deux ans dans les geôles du dictateur. Une mobilisation en faveur de ces oubliés est en marche. Arrêtés au Soudan et transférés au Tchad, ces détenus souffrent de la malnutrition et des maladies. Rappelons que feu Djbrine Azène aussi est décédé suite à sa détention.

  • Les préparatifs de la marche sont presque finies. Les tchadiens d'Europe et de France se mobilisent contre l'ostracisme et l'humiliation subis par le Peuple tchadien au quotidien. Les responsables de la CNCD ont lancé un appel général à la mobilisation avec le concours du milieu associatifs européen.

  • Intrusive pour les uns, pétrie d'humanité pour les autres, l'émission de Frédéric Lopez, « Rendez-vous en terre inconnue », quatorzième du nom, s'est trouvé une nouvelle invitée en la personne de Sylvie Testud. La blonde comédienne a accepté de partir pour le Nord du Tchad, au milieu du désert du Sahara.
    Dans cette étendue de sable ocre vit un peuple d'éleveurs nomades, les Gorane. C'est cette petite communauté tenue par Hadoum, Barkaï et sa femme Kaltouma qui a accueilli Sylvie Testud, Frédéric Lopez et une équipe de télévision pendant quinze jours. Le résultat de cette immersion en forme de choc des cultures est à découvrir ce mardi 2 octobre sur France 2.
    Comme toujours, l'émission est l'occasion, à la fois, de pénétrer une culture du bout du monde, souvent méconnue, et de faire plus ample connaissance avec un personnage public débarrassé de son image de papier glacé. Avec, si possible, la révélation aux yeux du grand public d'une chanteuse finalement simple et accessible, ou d'un comédien à la sensibilité à fleur de peau. Mission accomplie avec Sylvie Testud, personnalité facétieuse et pleine d'autodérision, soudain pudique et à l'écoute quand les circonstances l'y poussent. Une jeune femme qui évite les paroles inutiles ou trop convenues, pour observer, en invitée discrète mais dévouée. A cet égard, les séquences les plus intéressantes sont celles où la comédienne et Kaltouma, une jeune Gorane enceinte de huit mois, assises dans l'intimité d'une maison de paille tressée, confrontent leurs expériences de jeune femme et de mère aux destins si différents. A l'une le mariage forcé à l'âge de quatorze ans avec un homme qu'elle n'avait jamais rencontré, à l'autre l'histoire d'amour. A la Française l'accouchement hypermédicalisé en milieu hospitalier, à l'Africaine la délivrance seule, dans l'isolement d'une cabane au milieu du désert. Dans cet univers où hommes et femmes se croisent plus qu'ils ne se côtoient, Sylvie Testud et les femmes nomades tissent rapidement des liens.
    A leurs côtés, la Parisienne apprend à moudre le mil, à traire les chamelles. Elle s'initie aussi à des rituels de beauté tenus secrets - lèvres inférieures tatouées, corps purifié à la vapeur d'encens. Outre leur aspect initiatique, ces moments retranchés entre femmes constituent, eux aussi, des portes ouvertes sur la confidence. Ce passage chez les Gorane est aussi l'occasion, pour le téléspectateur, de profiter de superbes images d'un désert aux couleurs changeantes, ravissement sans cesse renouvelé pour les yeux occidentaux.
    Anne-Sophie Douet, Agence de presse GHM
    « Rendez-vous en terre inconnue : Sylvie Testud chez les Gorane », mardi 2 octobre à 20 h 45 sur France 2.
     
    Sources: L'Union
  • Non à la tentative d'imposition de la pensée unique l'ACAT TCHAD, la Convention Tchadienne pour la Défense des droits Humains (CTDDH) et Droits de l'Homme Sans Frontières (DHSF) ont examiné la déclaration du Ministre secrétaire général du gouvernement lue à la presse nationale ce jour, 27 septembre courant. Cela, en réaction contre l'opinion de M. Massalbaye, président de la LTDH. Les organisations signataires estiment pour leur part que cette déclaration du gouvernement viole de manière flagrante les engagements nationaux et internationaux du gouvernement.
    Parmi ces obligations nous citons l'article 19 de la Déclaration Universelle des droits de l'Homme qui dispose « tout individu à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre (...) » Au plan national, l'article 27 de la Constitution dispose que « les libertés d'opinion et d'expression, de communication (...) sont garantis à tous. »
    De ce fait, les organisations signataires expriment leur indignation et déception face à des attaques personnelles contre un défenseur des droits de l'homme sur la base d'un règlement de compte personnel de certains membres du gouvernement qui utilisent à cet effet les moyens de l'Etat. Ainsi, en répondant de cette façon à Massalbaye, le gouvernement confirme sa volonté de promouvoir la culture de la pensée unique à travers cette déclaration lue aussitôt après le compte rendu du conseil des Ministres.
    Par ailleurs, DHSF, ACAT-Tchad, CTDDH dénoncent le caractère vulgaire de cette déclaration et prend au sérieux la menace proférée contre ce défenseur qui n'a fait que son travail. En plus, les organisations signataires dénoncent et condamnent les nominations clientélistes dans l'administration publique et particulièrement au Ministère de la justice qui n'a jamais aussi été fragilisé comme c'est le cas actuellement.
    La fragilisation de l'appareil judiciaire devenu désormais un supplétif dépendant de l'exécutif est la cause fondamentale de nombreux crimes, de l'insécurité, des détournements des deniers publics, de la corruption bref, de la mauvaise gouvernance et de l'impunité de nombreux proches du pouvoir. Les signataires du présent communiqué conjoint partagent entièrement les points de vue de Massalbaye, ceux de l'UST exprimés à travers la pétition reprise par N'Djamena bi-hebdo et demandent au peuple de demeurer vigilant et mobilisé.
    Fait à N'Djamena le, 29 Septembre 2012
    Les Signataires ACAT-Tchad DHSF CTDDH GOSNGAR BLAISE. DEUZOUMBE DANIEL P. MAHAMAT NOUR Ibedou. 
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    Une mission du Fonds monétaire international (FMI) conduite par M. Jaroslaw Wieczorek, Chef de Mission pour le Tchad, a séjourné à N'Djaména du 11 au 27 septembre 2012 pour mener les consultations au titre de l'article IV des statuts du FMI. A la fin de la mission, M. Wieczorek a rendu publique la déclaration suivante à N'Djaména aujourd'hui :
    «En 2011, la croissance du PIB a ralenti à 1.7% tandis que l'inflation moyenne a été inferieure à 2%. La production pétrolière a repris sa tendance baissière et la production agricole a reculé suite à la sécheresse dans la région du Sahel, qui a par ailleurs provoqué une hausse des prix des produits alimentaires et de l'indice de prix global en fin d'année. Le niveau élevé des prix du pétrole brut sur le marché international a permis de dégager un excédent du solde extérieur global. »
    « Une amélioration de l'orientation budgétaire sous-jacente a été observée en 2011 et le solde budgétaire global est passé d'un déficit à deux chiffres en 2010 à un léger excédent en 2011. Le déficit primaire hors pétrole (DPHP) a été ramené de 30,6 % du PIB hors pétrole en 2010 à 27,9 % en 2011, sous l'effet de la réduction des dépenses exceptionnelles de sécurité et d'une certaine contraction des dépenses d'investissement. »
    « L'activité économique a rebondi en 2012 avec une croissance du Produit Interieur Brut réel pouvant atteindre 6 %, soutenue par la première année entière de production de plusieurs projets industriels. Des conditions climatiques favorables devraient entraîner un rebond de la production agricole et l'inflation devrait diminuer à 5% à fin-2012 grâce à la diminution des prix des produits alimentaires. »
    « A moyen terme, la mise en marche de nouveaux gisements pétroliers augmentera sensiblement la production avec un effet positif significatif sur les recettes budgétaires et le compte courant extérieur. Ces perspectives favorables pourront se traduire par une augmentation de la production pétrolière de 120 milles barils par jour en 2012 jusqu'à 160 milles barils par jour en moyenne au cours de la période 2013-2017. »
    « L'exécution du budget 2012 à fin août a été caractérisée par un recouvrement moins important que prévu de recettes fiscales hors pétrole et une accélération du rythme de dépenses par rapport aux objectifs de la Loi de Finances initiale (LFI). Par conséquent, le déficit primaire hors pétrole à fin août a atteint 495 milliards de FCFA (plus de 80 pourcent de l'objectif annuel de la LFI). Près du quart de dépenses sur ressources propres à fin août a été exécuté hors ordonnancement. »
    « La politique budgétaire expansionniste depuis le mois de juillet est reflétée dans le projet de Loi de Finances rectificative (LFR 2012), adoptée par Conseil des Ministres en mi-septembre, portant le DPHP à 28% du PIB hors pétrole (comparé à 19,7 % dans la LFI) et le déficit global (base engagement) à plus de 8% du PIB hors pétrole. L'épargne constituée en 2011 servira ce besoin de financement supplémentaire. »
    « L'absence de progrès dans la discipline budgétaire est préoccupante. D'une année à l'autre la LFI ne traduit pas fidèlement la vision de politique économique du gouvernement à cause des dépenses extra budgétaires importantes. Le manque de plan de trésorerie occasionne des frais financiers substantiels et la passation des marchés publics gré à gré favorise le renchérissement du coût des investissements et des achats de biens et services. »
    « La Loi de Finances initiale pour 2013 doit être ancrée sur l'objectif de soutenabilité budgétaire à moyen terme. Grâce aux recettes pétrolières anticipées plus importantes que prévues l'année dernière, un objectif du DPHP de 25% du PIB hors pétrole en 2013, baissant graduellement à 14-15% du PIB hors pétrole en 2017, paraît approprié. Une telle trajectoire du DPHP est compatible avec la nécessité de constituer une épargne de sécurité pour faire face à un éventuel retournement des cours pétroliers. »
    « Les réformes dans la gestion des finances publiques doivent viser l'augmentation de recettes hors pétrole et l'amélioration de la chaîne de la dépense. Ces reformes doivent s'inscrire dans le cadre de la transposition au niveau national de nouvelles directives de la Communauté économique de l'Afrique Centrale (CEMAC) en matière de gestion de finances publiques, sachant que cette transposition doit être achevée avant le 31 décembre 2013. »
    « Etant donné que les subventions des sociétés d'État sont devenues une charge importante pour le Trésor, un assainissement de la situation financière de ces entreprises s'impose urgemment, de préférence par la mise en oeuvre d'une politique de vérité des prix. »
    « Bien que son niveau d'endettement est relativement faible, le Tchad demeure vulnérable à la volatilité des prix des produits pétroliers. Un recours de plus en plus accru à l'endettement extérieur présente des défis importants en termes de soutenabilité de la dette, dans un contexte de capacité d'absorption limitée. Par conséquent, une bonne évaluation du rendement économique des projets est recommandée. De plus, étant un pays à faible revenu par tête, les autorités du Tchad devraient rechercher des termes concessionnels pour les prêts extérieurs. »
    « A la suite de la sécheresse l'année dernière, plus d'un million de Tchadiens se sont retrouvés dans une situation d »insécurité alimentaire. Cette crise a été circonscrite grâce à la mobilisation des partenaires au développement et l'implication des autorités compétentes. La réponse aux récentes inondations a été rapide, mais exige des actions concertées entre les différentes institutions étatiques responsables de la sécurité alimentaire. Il est aussi important de consacrer des enveloppes budgétaires suffisantes pour répondre à cette urgence. »
    « La santé du secteur bancaire s'est améliorée avec la recapitalisation des banques en difficulté. Toutefois, la forte concentration du crédit bancaire vers l'Etat et de ses fournisseurs représente un risque important pour les banques. Le taux de bancarisation demeure faible mais il peut s'accroître avec le « mobile banking » et autres formes de monétique moderne qui se développent au Tchad. Le système bancaire bénéficierait aussi de l'application plus rigoureuse des règles de l'Organisation pour l'harmonisation du Droit des Affaires en Afrique (OHADA).»
    « Le climat des affaires reste défavorable à l'éclosion du secteur privé avec la grande partie du secteur privé évoluant dans l'informel. Pour parer à cette situation, la mission encourage vivement les autorités à mettre en oeuvre les recommandations du « livre blanc » publié par le Patronat et amplifier les efforts pour la promotion de l'économie tchadienne. »
    « La mission remercie les autorités tchadiennes, les membres du patronat et de la société civile, ainsi que les partenaires techniques et financiers et plus particulièrement la Banque Mondiale, pour leur excellente collaboration et la qualité des discussions qu'elle a eues au cours de son séjour. »
    Lire l'article sur tchadinfos.com : Tchad : l'absence de progrès dans la discipline budgétaire est préoccupante selon le FMI | Tchad Infos | Tchad-infos vous propose l'actualité tchadienne, politique, culturelle, sportive, économique et internationale. Toute l'information tchadienne, les dernières actualités du Tchad y sont répertoriées. Les médias tchadiens tel que la télé Tchad en direct, le journal télé Tchad, les journaux tchadiens se retrouvent sur Tchad infos (tchadinfos.com). Ce portail est le reflet du Tchad actuel avec ses défis et ses espoirs.
    Sources: FMI
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    Selon des sources en provenance de la capitale tchadienne, le journal des journaux qui a été initié par la presse locale suite aux harcèlements dont fait objet Monsieur Jean Claude NEKIM, vient d'être frappé d'une interdiction de paraître pour défaut de récépissé. Il faut rappeler que le régime aux abois, dans sa fuite en avant, exerce une répression sans précédent dans l'Histoire du Tchad, contre les syndicalistes, les journalistes et opposants politiques. C'est sous ce climat que le despote tchadien sera reçu début octobre par le Président français Hollande. Les opposants tchadiens en France et en Europe en générale s'organisent pour dénoncer les crimes perpétrés par Deby en vingt ans de pouvoir absolu. Et c'est au moment où Abdallah Senoussi, proche de Kadhafi, avait fait une révélation retentissante sur la livraison de feu Youssouf Togoimi à Deby qui l'a assassiné que le potentat tchadien foulera le sol français. Il faut rappeler également que Monsieur Fabius, ministre des affaires étrangères, s'est rendu au Tchad récemment pour solliciter l'aide du dictateur pour mater AQMI au nord mali. Les patriotes tchadiens se demandent s'il faut s'allier au diable pour combattre l'obscurantisme? Y a-t-il une différence entre les potentats africains et ces terroristes?
  • Le Journal des journaux en soutien au journaliste Jean-Claude Nekim est finalement autorisé à paraître, a appris Reporters sans frontières. L'information selon laquelle cette édition spéciale était saisie à l'imprimerie, dans la matinée du 27 septembre 2012, sur ordre du procureur de la République, était consécutive à un malentendu. Le procureur a d'abord cru que le journal en cours d'impression était N'Djaména Bi-hebdo, suspendu pour trois mois. Apprenant qu'il ne s'agissait pas de ce journal mais d'une édition spéciale collective, il ne s'est pas opposé à sa parution.
    Le Journal des journaux intitulé "C'en est assez !" est actuellement sur les rotatives. Il paraîtra dans la journée. Le consulter en PDF :
    Photo : Une du Journal des journaux en soutien avec Jean-Claude Nekim
    27.09.2012 - Le Journal des journaux, en soutien à Jean-Claude Nekim, saisi sur ordre du procureur de la République
    Le Journal des journaux intitulé "C'en est assez !", qui devait être diffusé le 27 septembre 2012, en soutien au directeur de publication de N'Djaména Bi-Hebdo, Jean-Claude Nekim, a été saisi à l'imprimerie, sur ordre du procureur de la République.
    Cette édition spéciale avait été préparée par l'ensemble de la presse tchadienne indépendante et d'opposition, avec le soutien d'associations locales de défense des journalistes et la participation de Reporters sans frontières. Par cette initiative, ces titres de presse, qui ont suspendu pour une semaine leurs publications, visaient à protester contre les pressions politiques et judiciaires que subit Jean-Claude Nekim.
    Pour contourner cette censure, Reporters sans frontières propose de télécharger en version PDF le Journal des journaux, intitulé "C'en est assez !" :
    Le 18 septembre, Jean-Claude Nekim a été condamné à un an de prison avec sursis et un million de francs CFA (1 500 euros) d'amende pour "diffamation". Son journal, N'Djaména Bi-hebdo, le plus ancien titre de presse d'opposition, a été suspendu pour trois mois. Le journaliste est également poursuivi pour "outrage à magistrat", après la publication, en une de N'Djaména Bi-hebdo, d'une caricature de son procès.
    18.09.2012 - Jean-Claude Nekim condamné à un an de prison avec sursis, son journal suspendu pour trois mois
    Reporters sans frontières est consternée par la décision rendue par la justice tchadienne, le 18 septembre 2012, condamnant le journaliste Jean-Claude Nekim à un an de prison avec sursis et une amende d'un million de francs CFA (1500 euros), pour "diffamation". N'Djaména bi-hebdo, le journal d'opposition dont il est le directeur de publication, est suspendu pour trois mois.
    Dans la même affaire, le président de l'Union des syndicats du Tchad (UST), Michel Barka, son vice-président, Younous Mahadjir, et son secrétaire général, François Djondang, ont été condamnés à de la prison avec sursis et des amendes. Ils ont été reconnus coupables d'"incitation à la haine" pour avoir fait circuler une pétition dénonçant l'"arbitraire du pouvoir Deby". Sous le titre "L'UST lance une pétition contre la mal gouvernance", une simple brève avait été consacrée à la pétition par le journal.
    "Cette décision semble signifier que certains titres de presse ne sont pas autorisés à couvrir librement la crise sociale qui sévit au Tchad. Jean-Claude Nekim et N'Djaména bi-hebdo sont sanctionnés pour avoir évoqué un sujet d'intérêt général. La pétition incriminée dénonce des problèmes – mauvaise gestion, impunité, cherté de la vie, etc. – ressentis par une large partie de la population", a déclaré l'organisation, qui estime que le mauvais climat entre le pouvoir et la presse franchit une nouvelle étape avec ce verdict.
    Interrogé par Reporters sans frontières, un journaliste tchadien ayant assisté à l'audience a affirmé : "C'était un procès expéditif. Le procureur n'a pas prouvé la diffamation. Les avocats de la défense ont quitté la salle en signe de protestation. Ce procès ressemble à un règlement de compte avec Jean-Claude Nekim et son journal. D'autres titres avaient publié en intégralité la pétition du l'UST. Ils n'ont pas été inquiétés ; c'est simplement N'Djaména bi-hebdo qu'on a frappé".
    En juillet dernier, Reporters sans frontières s'était entretenue, à Paris, avec le ministre tchadien de l'Information et de la Communication et porte-parole du gouvernement, Hassan Sylla Bakari, qui avait assuré l'organisation que la liberté de l'information était garantie et protégée au Tchad.
    "La liberté de la presse est un acquis dans notre pays. Nous ne la remettrons pas en cause. Chez nous, aucun journaliste n'est en prison et la liberté de ton est très forte. Le gouvernement est violemment attaqué dans la presse, mais c'est normal qu'il y ait des critiques. Je n'y vois pas d'inconvénient", avait-il affirmé.
    Reporters sans frontières estime que ces déclarations ne peuvent plus être prises au sérieux alors que la justice s'empresse de prononcer des peines de prison, quand bien même avec sursis, contre un journaliste qui n'a fait que contribuer à la circulation d'une information d'intérêt général.
    Journal des journaux
    jean claude Nékimen pdf
     

    Sources /RSF

  • La Gambie est en train de vivre une instabilité politique si on en croit aux informations qui nous viennent de Banjul. Hier, des tirs de Kalachnikov ont été entendus aux alentours de l'aéroport de Yundum. Des militaires opposés au régime du dictateur Yahya Jammeh se seraient affrontés contre des loyalistes. Informé de ces mouvements et pris de peur, le président Jammeh aurait quitté le palais présidentiel pour se réfugier dans sa résidence de Kanilaï. Il tente ainsi de gérer la situation depuis son village. Le climat est tendu dans la capitale gambienne. Même si un calme relatif règne à Banjul.
    Rappelons que le Président Yahya est au pouvoir depuis 1994 à la suite d'un coup d'Etat contre l'ancien président Daouda Diawara. Récemment, il a exécuté des prisonniers soulevant ainsi le mécontentement de ses compatriotes et de la Communauté internationale. Des gambiens de la diaspora notamment son ancien ambassadeur son Excellence Essa Bokar Sy, Ebu Jallow et d'autres fils de la Gambie ont engagé la bataille pour le départ de ce dictateur qui a exécuté plus de 300 personnes depuis son accession au pouvoir.
    C'est ainsi que le Mouvement « Jammeh must go » a été lancé dans toutes les grandes capitales du monde. Aux Usa, des gambiens ont organisé avant-hier une manifestation devant le siège des Nations Unies pour sensibiliser la Communauté internationale. Pour vous, nous continuons de suivre ces événements à Banjul.
     
    Jean Claude DIAGNE ledakarois.net
  • EXCLUSIF : ABDALLAH SENOUSSI, PATRON DES SERVICES DE RENSEIGNEMENTS DE KHADAFI REVELE : YOUSSOUF TOGOIMI A ETE LIVRE A IDRISS DEBY. ABDERAMAN MOUSSA A CONVOYE LE PRISONNIER ET ADOUM TOGOI ETAIT DANS LE COUP

    Enfin ! La vérité sur la disparition tragique de Youssouf TOGOIMI, chef du MDJT, groupe de rébellion opérant dans le nord du Tchad, serait sortie de la bouche d'un homme clé du régime de Kadhafi ; Abdallah Senoussi, désormais, aux mains des autorités libyennes ouvre les portes de l'enfer du régime de Kadhafi.
    Rappel des circonstances de la disparition de Youssouf Togoïmi :
    C'était aout 2002 lors d'une opération militaire contre les forces de Deby, que le véhicule dans lequel se trouvait Youssouf Togoimi sauta sur une mine télécommandée à distance. Il eut les deux jambes fracturées. Kadhafi lui envoya un émissaire pour l'évacuer sur la Libye pour des soins. L'initiative jugée suspecte par une partie de son entourage, remporta, toutefois, l'adhésion du principal concerné qui y voyait une volonté de Khadafi de reprendre la main en vue d'une négociation future avec le régime de Deby.
    De ce voyage en Libye, Youssouf Togoimi ne revint plus jamais. Plâtré et en voie de guérison complète, il se rendit à l'hôpital ce 24 septembre 2002  pour le déplâtrage de ses deux jambes. Introduit dans la salle, deux heures plus tard, un médecin libyen informa ses accompagnateurs de son brusque décès. Ces derniers demandèrent à voir le corps mais refus catégorique des autorités libyennes. De même, lorsque les membres de son Mouvement réclamèrent le corps pour organiser les funérailles, le même refus ferme leur fut opposé.
    Aucune nouvelle du disparu depuis ces longues années, bien que toutes les ONG furent démarchées par les membres de son Mouvement. La FIDH, Amnesty International, etc...  n'ont pas voulu prêter oreille ; pire Sidiki KABA alors président de la FIDH avait même demandé à sa secrétaire de ne plus accepter des rendez- vous pour ces gens là ! On connaît leurs accointances avec Kadhafi.
    Récemment à la chute de Kadhafi, l'espoir renaît et plusieurs démarches ont été initiées en direction des nouvelles autorités libyennes, soit par des membres de la communauté Toubou en Libye,  soit par des initiatives d'autres personnes.
    Dans un premier temps, ces autorités ont été très étonnées de n'avoir aucune information, pas de témoignages, pas de documents de sa présence dans les liens de détention. On a supposé qu'il pouvait être dans les zones non encore libérées. Pas de traces de son décès sur les registres à l'hôpital où on l'avait déplâtré. Puis toujours rien, Youssouf Togoimi n'était nulle part. Le mystère continua...
    Un fait nouveau important se produisit : L'extradition d'Abdallah  Senoussi de la Mauritanie vers la Libye.
    Depuis bientôt un mois, Abdallah Senoussi est interrogé sur de nombreux dossiers, à la fois de politique interne mais aussi internationale, par les autorités libyennes. La communauté Toubou en Libye a posé la question, entre autres affaires primordiales : La disparition de Youssouf Togoïmi. Le patron des services de renseignements de KHADAFI a fait les révélations suivantes selon des sources proches  du dossier :
    « M. Youssouf Togoïmi ne voulait pas faire la paix avec Idriss Deby. A partir de l'hôpital, il a été confié aux émissaires de Deby, par Moussa KOUSSA(Directeur des services exterieurs) :
    M. Adoum TOGOI, numéro 2 du mouvement  était d'accord et Abderraman MOUSSA  avec 2 autres émissaires de Deby, par avion spécial, l'ont remis à Idriss Deby, 4 jours après. Après quoi, M Adoum TOGOI a signé l'accord de ralliement à Idriss Deby et tout est rentré dans l'ordre.»
    Youssouf  Togoïmi  aurait été liquidé comme tant d'autres  après qu'on l'ait livré comme un vulgaire paquet. Indiquons que c'est à la suite d'un accord entre les deux pays signé devant Khadafi que M. Abbas Koti avait accepté de rentrer au Tchad. Ce fut un piège immonde puisqu'il fut mitraillé en plein jour dès qu'il arriva à Ndjamena. Idriss Deby est coutumier du fait. Le colonel Mahamat Fadil et le capitaine Ouléda Nouri  ont été livrés à l'Exécuteur par l'ancien président du Niger Baré MAINASSARA. Goukouni Guet et le ministre ALBOUKHARI et leurs compagnons ont été livrés par les autorités du Nigéria, plus précisément  par le Gouverneur du Borno State. Ibni Oumar, Guetti Mahamat, Abbas Koti , ont tous été exécutés. La liste des martyrs est longue (Voir à ce sujet dans notre site à la rubrique Portraits, celui d'Idriss Deby, évoquant  l'élimination de toutes les personnes qui le dérangent).
    A la mort de Kadhafi, nous avons écrit un texte intitulé « Devoir de Mémoire » et c'est encore dans cet état d'esprit que nous souhaitons que les autorités libyennes aillent plus loin dans leur quête de vérité afin que tous les actes criminels posés par Khaddafi contre le peuple tchadien, contre le régime du Président Habré, soient connus et rendus publics. De même, que tous les actes odieux et barbares commis en complicité avec Idriss Deby doivent être sus. Précisons qu'Idriss Deby n'avait pas hésité, à demander, à sa garde présidentielle envoyée au combat en soutien aux troupes de Khaddafi, de couper les oreilles des jeunes combattants du CNT sur le terrain, afin de les terroriser et de mettre un terme à leur engagement contre  Kadhafi. Ces révélations ont été faites par une journaliste du journal français « Le Monde » envoyée en reportage pour couvrir la guerre en Libye.
    La rédaction de Zoomtchad.
  • Les journalistes de toutes les rédactions de la presse écrite mais aussi ceux des radios privées se sont réunis, ce lundi 24 septembre, en conférence de rédaction, pour marquer leur solidarité au plus célèbre journal d'opposition tchadien N'Djamena Bi-Hebdo et à son directeur, Jean-Claude Nekim, condamné à un an de prison avec sursis pour diffamation le 18 septembre. Le journal a, quant à lui, été suspendu pour trois mois.
    L'ensemble de la presse tchadienne a voulu adresser un message clair au pouvoir tchadien. « Les journalistes tchadiens tiennent à leur liberté et ne se laisseront intimider par quiconque » a assuré, à RFI, un des participants.
    Pour marquer leur solidarité à N'Djamena Bi-Hebdo, ces journalistes ont l'intention d'éditer un numéro spécial unique, en français et en arabe, à paraître bientôt. L'éditorial de ce numéro spécial sera celui du N'Djamena Bi-Hebdo, de ce lundi, vu qu'il n'a pas pu paraître.
    Une menace pour l'ensemble de la presse
    Cette mobilisation de la profession permettra-t-elle de lever l'épée de Damoclès qui plane sur Jean-Claude Nekim et qui, au-delà, menace l'ensemble de la presse tchadienne ? Pas si sûr car tous les journaux - notamment ceux qui sont proches du pouvoir - n'ont pas suivi le mouvement. C'est le cas, par exemple, du quotidien Progrès dont le propriétaire n'est autre que Mahamat Hissein, ancien secrétaire général du parti au pouvoir, le Mouvement patriotique du salut (MPS), et actuel secrétaire général du gouvernement.
    L'affaire a commencé le mardi 18 septembre. Jean-Claude Nekim a été condamné à un an de prison avec sursis et à une amende d'un million de francs CFA (1 500 euros) pour « diffamation » pour avoir, dans une brève, rapporté une pétition dénonçant notamment la mauvaise gestion des fonds publics et la corruption de certaines aurtorités locales. Le journal a été suspendu pour trois mois. Les trois leaders de l'Union des syndicats du Tchad (UST) qui ont lancé la pétition ont, quant à eux, été condamnés à des peines de prison avec sursis et des amendes pour incitation à la haine raciale.
    Ce verdict a provoqué un tollé dans la profession et indigné plusieurs organisations de défense des droits de l'homme dont Reporters sans frontières qui a dénoncé la décision, se déclarant « consternée ».
    Dans une conférence de presse, le ministre tchadien de la Communication et de l'Information, porte-parole du gouvernement, Hassan Sylla Bakari, avait alors affirmé que N'Djamena Bi-Hebdo n'avait pas été condamné pour la brève mais pour une autre raison. « N'Djamena Bi-Hebdo a été condamné pour avoir publié, dans son numéro du 6 septembre 2012, un éditorial dans lequel il appelle à la haine, à la révolte et à la vindicte populaire, choses réprimées par les textes de la République », avait-il précisé.
    Cependant, Jean-Claude Nekim – qui a préféré ne pas répondre à cette diversion – a assuré avoir été interrogé par la police et par le procureur de la République, uniquement sur la brève en question.
    « Un prisonnier en sursis »
    Le jeudi suivant, le journal a publié une caricature des magistrats prononçant le verdict de mardi contre N'Djamena Bi-Hebdo sous le titre Une piètre tragi-comédie judiciaire. Aussitôt, le samedi suivant, Jean-Claude Nekim a été convoqué et entendu par la police judiciaire pour outrage à magistrat. « Je suis un prisonnier en sursis », avait commenté, le jour même le directeur du plus célèbre journal d'opposition tchadien.
    Joint par RFI, Ambroise Pierre, directeur « Afrique » de Reporters sans frontières, affirme que si Jean-Claude Nekim devait être à nouveau condamné, cela reviendrait à « effacer » le sursis et le conduire en prison.
    Sources:RFI
     
     
     
    Ambroise Pierre
    (01:12)
     

    Directeur « Afrique » de Reporters sans frontières.

     
  • Le témoignage du défunt président Kéba Mbaye, ancien président de la Cour suprême du Sénégal, ancien juge à la cour internationale de justice de La Haye, sur le site des amis de Habré...

    «Au président Hissène Habré, toujours prêt à défendre la dignité de l'homme africain, au besoin, jusqu'au sacrifice de sa personne». En hommage, Kéba Mbaye
    Ne pas hurler avec les loups
    La roue de l'histoire tourne. Beaucoup de ceux qui crient et écrivent à longueur de journée doivent leur quiétude au président HABRE.
    On se demande, si en 1982, lors de son arrivée au pouvoir, le président HABRE avait créé une commission d'enquête sur les crimes commis par Tombalbaye, Malloum, Kamougué et leurs complices, ce qu'ils seraient devenus. Beaucoup seraient aujourd'hui en taule ou en train de raser les murs. On se demande, si en 1982, lors de son arrivée au pouvoir, le président HABRE n'avait pas défendu son pays contre Kadhafi, ce que seraient devenus le Tchad et les Tchadiens.
    Le président HABRE a-t-il fait une erreur en privilégiant le pardon pour construire le Tchad et la réconciliation entre ses fils ? Le président HABRE a-t-il fait une erreur en s'opposant contre la Lybie ? Certainement pas. Le Tchad était un pays qui a lutté pendant 6 ans sur les 8 années qu'a duré le régime du président HABRE, pour son intégrité territoriale, son indépendance et son unité. Victoires militaires d'une valeur inestimable, fruit du sacrifice de braves et intrépides combattants et de la conviction d'un homme.
    L'histoire écrite par les Tchadiens eux-mêmes dira un jour si l'action du président HABRE, à la tête de son pays, a été positive ou non. Une chose est sûre : on ne dira jamais qu'il n'était pas patriote, qu'il a hypothéqué les intérêts de son pays, qu'il a mal géré l'Etat tchadien, qu'il a ruiné son économie, comme d'autres ont eu à le faire et le font encore aujourd'hui.
    Comme disait Nelson MANDELA : « Notre problème, à nous Africains, c'est que nous ignorons ce que veut dire le devoir de mémoire. Nous oublions vite. Contrairement à nous, les Blancs, eux, n'oublient jamais, surtout quand il s'agit de traquer ceux d'entre nous qui leur ont tenu tête ... ». Des paroles pleines de vérité. C'est en libérateur et en sauveur que Hissène HABRE entra à N'Djamena. Le Tchad était alors un pays en lambeaux, déstructuré par les antagonismes entre le Nord et le Sud, entre musulmans et chrétiens. Le Tchad n'existait plus en tant qu'Etat et ni monsieur Weddey ni monsieur Malloum ne me contrediront. L'administration, ses fonctionnaires et ses services ne fonctionnaient plus depuis belle lurette. L'économie était exsangue. Pour survivre, la kalachnikov était plus efficace que la charrue.
    Le président HABRE entreprit donc d'imposer l'unité nationale et l'autorité de l'Etat républicain. L'administration fut réhabilitée et reprit laborieusement son fonctionnement. Les forces de sécurité furent réorganisées avec des tentatives de modernisation et d'intégration des combattants de tous les groupes politiques armés, disséminés à travers le pays.
    Au plan économique, les Tchadiens s'étaient remis au travail. L'agriculture reprit en vigueur. La production du coton atteignit des records. Celle des céréales et des légumes autour de la capitale redonnait au Tchad une quasi-autosuffisance alimentaire. L'artisanat reprenait son lustre d'antan.
    L'UNIR, le parti politique fondé par le président HABRE, devait, comme son sigle veut l'indiquer, être le creuset où tous les Tchadiens allaient réapprendre à discuter, à s'écouter et à décider ensemble de leur destin. La création d'autres partis politiques suivrait à moyen ou long terme. Mais à court terme, le multipartisme aurait réveillé les démons du tribalisme et des antagonismes ancestraux. Je pense que le président HABRE l'avait compris, lui qui a donné la priorité à l'administration et à l'économie ; l'ouverture démocratique pouvant attendre.
    Certes, le président HABRE était craint et respecté grâce à son autorité et à son charisme. Mais on n'entendait pas parler des exactions et des tortures qu'on nous chante aujourd'hui à longueur de journées sur le net. Mais ce qu'ils omettent, c'est que le président HABRE est un patriote fier et intransigeant sur les questions de dignité et de souveraineté. Dans certains milieux occidentaux, on lui en a toujours voulu pour cela. Le président HABRE est un grand africain. C'est un grand chef et un grand guerrier dans le sens noble du terme. Il fait partie de nos héros.
    Nous aussi nous réclamons justice
    Le Tchad est un pays en guerre depuis bientôt 40ans. C'est ainsi que le monde entier résume la situation de ce pays. Indépendant depuis 1960, on pouvait s'attendre de la part des organisations des droits de l'homme qu'elles nous informent sur le respect des droits de l'homme pendant toute cette période. Pour une période d'instabilité politique allant de 1963 à nos jours, fort étonnement, les rapports des ligues des droits de l'homme ont choisi une période allant de 1982 à 1990. Pourquoi ?
    1960 à 1975 : règne de Tombalbaye et de sa Compagnie Tchadienne de Sécurité, la sinistre CTS. 15ans de dictature, pas une seule ligne, pas un seul rapport. Bref, un mépris total pour toutes ces victimes. Une formidable amnésie agissante, me diriez-vous ! Nous avons quelques questions à poser à nos businessmen de l'industrie humanitaire. Où sont passés tous les habitants des villages de Zouar, Ounianga-Kébir, un certain 17 juin 1965 ? Et les 140 marabouts qui ont été ramassés dans tout l'est du Tchad, puis exécutés et, pour certains, enterrés vivants par les hommes de Tombalbaye ? Où sont ceux qui ont administré des produits toxiques aux femmes musulmanes enceintes, qui avortaient systématiquement ou se vidaient de leur sang ? Où sont ceux qui ont jeté des bébés dans des puits à Moundou, Sarh et Doba, sous le seul prétexte que ce sont tous des « «Doum ». Où sont ceux qui ont attrapé 170 jeunes élèves et lycéens au Lycée Adoum Dallade Moundou et les ont tous balancés dans des fosses communes ? Comment oublier ce sinistre homme qui, à Abéché, Faya et Zouar, a coupé les seins de 70 femmes pour les donner à ses chiens ? Comment oublier les sinistres actions du colonel, puis général et enfin président du Tchad de 1975 à 1979 qui, à Faya, a fait sortir tous les habitants de la palmeraie et égorgé de sa propre main plusieurs dizaines d'entre eux. Nous pouvons continuer ainsi des jours durant à relater ces faits.
    De plus, de 1963 à 1975, le Tchad a connu cinq interventions militaires françaises. Comment se passe une intervention militaire française dirigée contre « les rebelles » ? Bombardement au napalm, mitraillage avec des jaguars, débarquements dans les oasis, tuant tous les habitants... Beaucoup de Tchadiens victimes des ces bourreaux sont là et demandent à être entendus aussi, messieurs les humanitaires
    De 1980 à 1987, la Libye a envahi le Tchad : « Tchad, espace vital de la Libye », selon la théorie du livre vert de Kadhafi. Combien y a-t-il eu de victimes tchadiennes ? Les organisations de droits de l'homme n'ont jamais ouvert un seul dossier, ni consacré une seule ligne sur cette période. Pourquoi ? Le peuple tchadien a été agressé, occupé, pillé. Des milliers d'entre eux ont été exécutés. Leurs veuves, leurs mères, leurs enfants sont là au Tchad et réclament justice. Jusqu'à présent, aucune organisation de ce fameux collectif n'a accordé une seule ligne à cette période. Pourquoi ? Répondez-nous. Au nom de quel principe, des gens ont-ils le droit de dire : "Certaines victimes nous intéressent, d'autres non" ? Nous aussi nous réclamons justice.

    lepays

  • LUNDI 08 OCTOBRE 2012

    Heure : de 16h à 18h

    Lieu : Place Edouard Herriot (M° Assemblée Nationale)

    Est-il nécessaire de rappeler ce que les 22 ans de pouvoir autocratique et clanique d’Idriss Déby représente pour la majorité des tchadiens ? Crimes, vols, viols, misère, injustice, répressions, liquidation systématique des opposants, des défenseurs des droits humains, des journalistes, de paisibles citoyens. La liste est longue, trop longue.
    Durant la campagne présidentielle, M. François Hollande a dit « je veux que le 6 mai soit une bonne nouvelle pour les démocrates et une terrible nouvelle pour les dictateurs ». Il s’est solennellement engagé à mettre fin à la sulfureuse et honteuse Françafrique. Hélas ! A peine installé à l’Elysée, les despotes se succèdent les uns aux autres auprès de lui. Après Ali Bongo, Blaise Compaoré, voici le Président Général Sultan Idriss Déby Itno reçu au moment même où, des leaders syndicaux, des journalistes, des citoyens sont bâillonnés par une justice aux ordres du régime.  Tandis que l’assassinat par le pouvoir en place d’IBNI OUMAR MAHAMAT SALEH reste toujours impuni. Il nous est particulièrement pénible de voir M. le Président Hollande, serrer la main du diable.
    Au nom de la lutte contre les extrémistes au Nord Mali pour laquelle, une intervention militaire Tchadienne est sollicitée les autorités françaises font le choix d’absoudre les crimes d’Idriss Déby  et sacrifier le peuple tchadien. La Démocratie, les Droits de l’Homme pour nous peuple tchadien, ça attendra ! NON M. LE PRESIDENT. POUR NOUS LES TCHADIENS AUSSI LE CHANGEMENT C’EST MAINTENANT.
    Solidaires avec nos compatriotes maliens, nous dénonçons l’instrumentalisation de la crise malienne par Idriss Déby qui y voit, l’opportunité de redorer son blason sur le plan international. Lui qui, moyennant de l’argent du Colonel Kadhafi, a envoyé à la potence des centaines de jeunes tchadiens désœuvrés se faire massacrer en Libye. Parmi ces islamistes au Nord Mali, on compte des tchadiens, rescapés de cette expédition criminelle en Libye
    Il n’y a pas une Armée Tchadienne Républicaine. Ce n’est un secret pour personne surtout pas pour les autorités françaises.  Il existe au contraire, une milice clanique qui sème la mort et la désolation dans le pays. Deby se jouera une fois encore, de la misère et du désespoir des jeunes pour recruter et lever une troupe. C’est du Mercenariat. Il en profitera aussi sans doute pour se débarrasser des quelques centaines de soldats déflatés  et des ex éléments des rebellions de l’Est qui constituent une sourde menace à son pouvoir. Voilà la vérité ! Voilà ce que s’apprête à cautionner la Gauche française.
    MOBILISONS NOUS ET SOYONS  NOMBREUX POUR  DENONCER CE MERCENARIAT DONT SONT VICTIMES DES CENTAINES DE JEUNES TCHADIENS.
    REFUSONS D’ETRE LES SACRIFIES DES CALCULS GEOSTRATEGIQUES DES PUISSANCES OCCIDENTALES QUI DÉNIENT AUX AUTRES PEUPLES DU MONDE LE DROIT A UNE EXISTANCE DIGNE;
     LEUR DEVELOPPEMENT ET LEUR SECURITE NE DOIVENT PAS SE FAIRE AUX DEPENS DES AUTRES PEUPLES ;
    LEUR SOUTIEN AUX DICTATEURS CONTRE LES PEUPLES EN LUTTE CREE LES CONDITIONS DE RADICALISATION ET PORTE LES GERMES DU TERRORISME;
    LA MISERE, L’INJUSTICE, LE MANQUE D’EDUCATION, L’EXCLUSION, SONT LES  TERREAUX FERTILES AUX EXTREMISTES DE TOUT BORD.
    LA VRAIE ARME CONTRE TOUTES LES FORMES D’EXTREMISMES DOITETRE LA DEMOCRATIE – L’EGALITE - LA JUSTICE - LE DEVELOPPEMENT POUR TOUS.

     

    Contacts CNCD : Coordination : Annette 06 13 69 26 83 /Acheikh 06 46 32 04 67- Communication: Mahamat 06 95 66 96 04- Mobilisation: Mode 06 21 79 82 50 /Abdallah 06 52 92 27 78  Rapporteur Abakar 06 16 06 87 57

  • "Ni Eric Topona ni aucun journaliste ne sont dans la ligne de mire du gouvernement", a affirmé le ministre tchadien de l’Information et de la Communication et porte-parole du gouvernement, Hassan Sylla Bakari, le 3 juillet 2012, à Paris, lors d’un entretien avec Reporters sans frontières.

    L’organisation, qui avait sollicité cette rencontre, n’a pas caché son inquiétude concernant la liberté de la presse au Tchad après que des informations font état de menaces pesant sur plusieurs journalistes ainsi que sur Le blog de Makaïla, la publication en ligne d’un citoyen tchadien en exil.

    Quelques jours plus tôt, Reporters sans frontières s’était entretenue par téléphone avec Maître Jean-Bernard Padaré, ministre des Affaires foncières et du domaine, que plusieurs titres de la presse locale accusent de vouloir s’en prendre à des journalistes, parmi lesquels Eric Topona, Eloi Miandadji, Déli Sainzoumi Nestor, tous anciens employés du journal La Voix dont il est l’un des principaux actionnaires.

    Hassan Sylla s’est voulu rassurant. "La liberté de la presse est un acquis dans notre pays. Nous ne la remettrons pas en cause. Chez nous, aucun journaliste n’est en prison et la liberté de ton est très forte. Le gouvernement est violemment attaqué dans la presse, mais c’est normal qu’il y ait des critiques. Je n’y vois pas d’inconvénient", a-t-il affirmé.

    Reporters sans frontières prend le ministre et porte-parole du gouvernement au mot et insiste : "Les récentes informations qui nous parviennent nous inquiètent. S’il était confirmé que des officiels tchadiens n’hésitent pas, aujourd’hui à N’Djaména, à menacer des journalistes ou à adopter contre eux des sanctions visant à leur rendre la vie impossible, l’image du Tchad en serait profondément affectée".

    "La compétition politique est saine en démocratie mais elle doit s’exprimer dans l’arène politique. Si des différends d’ordre politique ou personnel opposent des individus, ils ne doivent pas rejaillir sur la vie professionnelle des protagonistes, encore moins sur leur sécurité. Il serait intolérable que des hautes personnalités aient l’objectif de faire taire des journalistes pour la seule raison que ces derniers les dérangent", a conclu l’organisation, qui en appelle à la responsabilité de tous les acteurs concernés. Aux ministres de garantir le respect des libertés, aux journalistes de produire un travail professionnel qui évite les attaques gratuites.

    Eric Topona : un journaliste dans le collimateur ?

    Employé à l’Office national de radiodiffusion et télévision du Tchad, Eric Topona vient d’être nommé chef de service de la station régionale de l’ONRTV à Fada (Nord-Est). Assumant la fonction de secrétaire général de l’Union des journalistes tchadiens (UJT), l’intéressé estime que ses obligations à N’Djaména l’empêchent d’accepter ce poste en province. Il craint que cette affectation, loin de la capitale, cache une mesure destinée à lui causer du tort.

    A cette affectation perçue comme une sanction, s’ajoutent quelques incidents troublants. Le 24 juin dernier, à N’Djaména, le journaliste a été renversé par une moto. Plus tôt dans le mois, il avait été poursuivi par une voiture portant une plaque d’immatriculation camerounaise. Dans les deux cas, le journaliste pense que l’objectif était d’attenter à son intégrité physique. Ces événements contribuent à développer chez lui un sentiment d’insécurité.

    Autre incident : l’ancien comptable de La Voix (licencié en 2011) et désormais journaliste pigiste au journal Abba Garde, Ahmadou Bouba Bondaba, a été roué de coups dans la soirée du 2 juillet. Il a une clavicule cassée et a été interné à l’hôpital pendant quelques heures. Son téléphone lui a été dérobé et sa moto a été volée. Dans l’après-midi précédent l’incident, il avait, selon lui, été menacé au téléphone par Maître Jean-Bernard Padaré, ministre des Affaires foncières et du domaine et principal actionnaire du journal La Voix. Ce dernier lui aurait demandé de cesser ses activités à Abba Garde. Le directeur de publication de ce journal créé en décembre 2011, Moussaye Avenir de la Tchiré, est actuellement en procès avec Maître Padaré.

    Eric Topona, tout comme Eloi Miandadji, lui aussi ancien journaliste de La Voix, estiment être directement menacés par Jean-Bernard Padaré.

    Reporters sans frontières, qui connaît bien le ministre des Affaires foncières et du domaine pour avoir défendu La Voix à ses côtés, en 2009, à l’époque où Jean-Bernard Padaré était l’avocat du journal, a appelé le désormais ministre pour lui faire part de son extrême surprise et recueillir sa réaction.

    Ce dernier a répliqué qu’il n’avait "rien à voir avec ces soit-disant menaces", qu’il était "très attaché à la liberté" et que jamais il ne serait responsable d’intimidations contre des hommes de médias ou de violations de la liberté de la presse.

    Interrogé par Reporters sans frontières sur les rumeurs affirmant que des officiels tchadiens pourraient vouloir faire fermer Le blog de Makaïla au prétexte que celui-ci publie des articles critiques à l’encontre du gouvernement, Hassan Sylla a réagi : "Si un gouvernement en arrive à ce stade, c’est qu’il n’a rien à faire. Autant quitter. Mais croyez-moi, nous n’avons absolument pas cette intention. Nous ne fermons pas de médias, ni à N’Djaména ni à l’étranger. Nous avons d’autres soucis : le passage au tout numérique, la formation des journalistes, etc. Notre vision est plus large que cela. Je souhaite laisser mon nom en bien."

    Trois radios communautaires "rétrocédées" à l’État

    Interrogé enfin sur les motivations du décret présidentiel n°410 du 20 mars 2012, qui dispose que trois radios communautaires et associatives – à Moussoro (Barh El Gazel), Fada (Ennedi) et Kyabe (Moyen-Chari) – sont rétrocédées à l’ONRTV, le ministre de l’Information et de la Communication a expliqué que ces stations avaient été lancées avec le soutien de l’Etat et que l’Etat les transformaient "en antennes régionales de l’ONRTV parce qu’elles tombaient en désuétude." La communauté des journalistes tchadiens et plusieurs observateurs avaient dénoncé à l’époque une volonté de reprise en main des médias privés, au détriment de la liberté de l’information.

  • Digne descendant de la noble lignée légendaire des Rois du Royaume  du Ouaddai géographique, je fus confronté dès mon tendre enfance aux vicissitudes de la vie emperlée par la rigueur d’une vie de prince et surtout les jalousies générées par ma condition de prince héritier. On avait voulu noyé, détruire et réduire aux silences, ce jeune et brillant prince héritier que je suis. On a peur que je monte sur le trône tant convoité  de mes ancêtres. Depuis des décennies, j’ai baigné dans l’eau saumâtre de ce monde dur, entouré d’eunuques  et de conseillers plus ou moins loyaux.

    Ces derniers temps, une véritable campagne de dénigrement était orchestrée contre ma personne distinguée. Des choses ont été dites sur moi suite a mon article accusant Youssouf Saleh Abbas et Ahmat Bachir comme complice de la mort du professeur Ibn Oumar Mahamat Saleh, même si mes accusations ne sont pas tout a fait  formelles.

    Étant un des ressortissants de la région du Ouaddaï dont l’étoile est au firmament de la gloire, j’ai été honni, abusé et rejeté. Ils avaient fomenté un complot pour m’éjecter du poste de Ministre de la Santé publique qui m’était proposé compte tenu de mon expertise et de  mon expérience de meilleur médecin praticien tchadien, opérant en France, au-delà de ce pays dans tout l’occident.

    Mon éventuel retour au Tchad, inquiète beaucoup de personnes dont les plus hautes autorités, car craignant ma capacité de me voir les surpasser, tenant compte de mon expérience et de mon bagage  intellectuel. Je suis un expert dont le Tchad attend depuis des décennies, mon retour au pays devrait être salué par des salves de canon, mais hélas, des comploteurs ont posé des embuches sur mon chemin. Je suis comme un libérateur qui viendrait mettre des idées de génies dans le département de la santé.

    Je demande aux ressortissants de ma région de me soutenir dans ma démarche, en manifestant vaillamment pour mon retour libérateur et triomphale afin que je puisse mettre ma grande expérience  au service de mes proches. Je fais face a des nombreux démons qui me harcellent nuit et jour.

     

    Ahmat Doungous Ph MD

    Créteil -France

  • L’Union des Syndicat du Tchad (UST), avait suspendu son mot d’ordre de grève enclenchée depuis le 17 juillet passé (voir notre article:Tchad: L'UST interrompt son action pour un mois), après la médiation des religieux tchadiens. S’il est vrai que la grève coute cher en énergie et moyens, nous sommes en droit de se demander quelle garantie a eu l’UST pour mettre terme à une action qui a eu, pour une fois dans l'histoire du Tchad, le consentement de tout le monde créant ainsi une union nationale face à l'arbitraire et l'imposture.

    Cette action qui a, rappelons le, couté à l’ancien SGP son poste (car selon les dires il aurait conseillé le tyran à ne pas brutaliser les syndicalistes ce qui a mis le potentat dans un état de délire frénétique inexplicable), trouve aujourd’hui une issue provisoire grâce, paraît-il, aux Eglises (musulmane et chrétienne). Mais quelle Eglise ? Le problème tchadien n’a-t-il pas pour origine en partie les cultes et les dogmes ? Le comité islamique du colonel Hassan Hissein est-il si crédible pour jouer la médiation dans cette crise ?

    Le comité de Hassan Hissein n’a aucun crédit pour apporter une quelconque contribution à la résolution du conflit. Ce Monsieur qui, après toutes les fêtes religieuses, adresse un prêche louangeur au tyran lui souhaitant long règne au Tchad, ne peut pas aller contre les intérêts de Deby. La dévotion mystique et la vénération pieuse doivent être à l’adresse, avant tout, du Tout Puissant et non à un despote qui a pris tout un Peuple en otage.

    Deby nomme ses enfants, ses neveux, ses gendres, son clan,… aux postes les plus lotis en moyens financiers, les plus lucratifs pour mieux détourner, privatise les sociétés publiques au profit des siens, opprime les journalistes et syndicalistes, assassine les opposants sous le regard d’une opinion nationale démunie et impuissante, une opinion internationale indifférente voire complice. Car il faut se rappeler, au moment des démarches pour l’exploitation du pétrole, quand les associations de la société civile, les opposants, les syndicalistes et autres politico-militaires mettait en grade la Banque Mondiale sur non seulement la crédibilité du régime à mener à bien une telle opération mais aussi l’inexistence des garanties sur le respect de celui-ci aux engagements signés avec le BM, ce sont ces mêmes conglomérats religieux et autres « roitelets » (chefs des cantons obligés de Deby)  qui ont fait le déplacement de Washington pour encourager la BM à concrétiser ces accords. La suite est connue de tout le monde. Deby a non seulement détourné l’argent du pétrole au profit des siens, mais il a même récupérer le 10% (appelé 10% de la génération future). Le résultat de ce désastre est connu : famine, maladies, pauvreté, etc.… malgré le pétrole.

    La manifestation d’un certain scepticisme vis-à-vis de ces démarches est légitime tant ces corporations, faisant fi à toute justice sociale, n’ont même pas pensé utile de dénoncer (ne serait-ce que devant leurs paroissiens) l’injustice que subit le Peuple tchadien au quotidien. Peuvent-elles mettre à coté tout esprit partisan et inconditionnel à Deby et obtenir aux travailleurs leurs dus ? Nous ne croyons pas. Mais espérons que cette médiation aura servi à mettre à nu Hassan Hissein et ses pratiques mafieuses au sein du comité. Dieu merci, dans le Comité islamique comme au sein des églises chrétiennes, il ya des religieux, cette majorité silencieuse qui méritent plus notre respects et nos considérations que Hassan Hissein et ses acolytes.

    La Rédaction de la Gazette.  

  • L’Union des Syndicats du Tchad a cessé son mot d’ordre de grève ce matin lors d’un congrès à la bourse du travail. En conflit avec le régime, l’UST qui réclame entre autre le respect des engagements conclus avec le pouvoir, a suspendu son action jusqu’à la mi-octobre accordant ainsi une chance au régime d’appliquer ses engagements. Il faut signaler que l’UST a lancé son mot d’ordre depuis la mi-juillet et avait accepté la médiation des congrégations religieuses pour faciliter le dialogue interrompu brusquement par Idriss Deby lors d’une intervention à la télévision où il dénonçait les accords de novembre 2011 pour insuffisance de ressources. Les dirigeants de l’UST sont, d’autres parts, poursuivis pour « diffamations » et « incitation à la haine ethnique » à cause d’une pétition qui dénonçait la paupérisation de la population et le détournement des fonds publics.

  • Collectif pour un Tchad Libre

     CTL

     
     Communiqué de presse
      Vers un soulèvement au Tchad
     
     
    Le Collectif pour un Tchad Libre (CTL) informe l'opinion nationale et internationale  qu’après avoir effectué,  une tournée à l’intérieur du pays pour l’installation de plusieurs bureaux à Abeché, Massaguet et Bongor, la délégation a profité de cette occasion pour  rencontrer les  populations et discuter avec elles.
     Le Collectif a recueilli leurs doléances et compris leurs préoccupations.
    Le CTL est rentré à N'Djamena dans la journée du mardi 11 septembre 2012 avec à la clé plusieurs preuves de la misère que les Tchadiens de l’intérieur du pays y vivent.
     En outre, les membres du Collectif pour un Tchad Libre ( CTL ) ont décidé en Assemblée Générale (AG) de rappeler à tous les Tchadiens, qu’ un soulèvement populaire dans tout le pays  est prévu, le vendredi 21, après la prière de 13 heure  et le dimanche 23 septembre 2012, après la messe, afin de faire tomber le régime corrompu d'Idriss Deby.
     Le CTL lance un autre appel à l'endroit des Tchadiens de la diaspora de montrer leur solidarité et manifester  devant les représentations du Tchad à l’extérieur.
     Le CTL tient pour responsable Idriss  Deby et son régime des conséquences qui adviendront  de cette manifestation pacifique, citoyenne et populaire.
     Nous demandons aux forces armées tchadiennes de se démarquer de ce  pouvoir qui n’aucune légitimité depuis 22 ans et qui s’est imposé contre la volonté populaire.
     Aucun peuple ne peut supporter l’insupportable !
     
    Soulevons-nous maintenant !
     

    Vive le CTL !

    Vive le Tchad !

    Non à Idriss Deby !

    Goumou (soulevons-nous) !

     
                                                              Ndjaména, le 14 septembre 2012
     
     

     Le Bureau Exécutif

     
  • L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), vous prie d’intervenir de toute urgence sur la situation suivante au Tchad.
       
    Description de la situation :

    L’Observatoire a été informé par la Ligue tchadienne des droits de l’homme (LTDH) d’actes de harcèlement à l’encontre de membres de l’Union des syndicats du Tchad (UST), dont MM. François Djondang, Michel Barka et Younous Mahadjir, respectivement secrétaire général, président et vice-président de l’UST.

    Selon les informations reçues, le 3 septembre 2012, à 20 heures, un représentant du ministre de la Justice s’est rendu au domicile de M. Djondang pour tenter de le convaincre de se rendre au bureau du ministre. Dans l’après-midi du même jour, le procureur de la République avait convoqué M. Djondang par téléphone afin de l’interroger au sujet d’une pétition de l’UST datée du 1er septembre 2012 qui protestait notamment contre « la cherté de la vie » et « la paupérisation de la population », imputées à la mauvaise gestion et la corruption des autorités.

    Le 5 septembre 2012, le Bureau exécutif de l’UST a également reçu une convocation écrite du même procureur de la République visant notamment MM. François Djondang, Michel Barka et Younous Mahadjir, et relative à la pétition mentionnée précédemment. Ils ont été auditionnés par la police puis par le procureur de la République le 10 septembre. Les trois syndicalistes ont ensuite été inculpés pour « incitation à la haine ethnique » et M. François Djondang est en outre accusé de « diffamation ». Ils sont appelés à comparaître le 18 septembre 2012 devant la Chambre correctionnelle de citation directe du Tribunal de première instance de N’Djamena[1].

    Ces multiples inculpations s’inscrivent dans un climat social particulièrement tendu, l’UST étant également à l’initiative d’une grève réclamant, depuis le 17 août 2012, l’application d’un décret promulgué en novembre 2011 suite à un protocole d’accord portant grilles salariales dans le secteur public, et conclu entre le Gouvernement, l’UST et la Confédération libre des travailleurs du Tchad (CLTT).

    L’Observatoire dénonce vivement les actes de harcèlement et les inculpations à l’encontre des leaders de l’UST, dans la mesure où ils ne semblent viser qu’à les intimider et à sanctionner leurs activités de défense des droits économiques et sociaux, en plus de limiter l’exercice de leur droit à la liberté d’expression. L’Observatoire appelle les autorités tchadiennes à mettre un terme à toute forme de harcèlement judiciaire contre les leaders syndicalistes et, plus généralement, à l’encontre de l’ensemble des défenseurs des droits de l’Homme au Tchad.

    Actions requises :

    L’Observatoire vous prie de bien vouloir écrire aux autorités tchadiennes en leur demandant de :

    i.         Mettre un terme à toute forme de harcèlement - y compris judiciaire - à l’encontre de MM. François Djondang, Michel Barka et Younous Mahadjir, ainsi que de l’ensemble des défenseurs des droits de l’Homme au Tchad ;

    ii.         Garantir le plein respect des règles du droit à un procès équitable dans la procédure visant les trois défenseurs des droits de l’homme ;

    iii.          Se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1998, et plus particulièrement : - son article 1 qui stipule que “chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de promouvoir la protection et la réalisation de tous les droits de l’Homme et de toutes les libertés fondamentales aux niveaux national et international” ; - son article 6 qui stipule que “chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres : a) De détenir, rechercher, obtenir, recevoir et conserver des informations sur tous les droits de l’homme et toutes les libertés fondamentales en ayant notamment accès à l’information quant à la manière dont il est donné effet à ces droits et libertés dans le système législatif, judiciaire ou administratif national ; b) Conformément aux instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme et autres instruments internationaux applicables, de publier, communiquer à autrui ou diffuser librement des idées, informations et connaissances sur tous les droits de l’homme et toutes les libertés fondamentales ; - et son article 12.2 qui prévoit que « l’Etat prend toutes les mesures nécessaires pour assurer que les autorités compétentes protègent toute personne, individuellement ou en association avec d’autres, de toute violence, menace, représailles, discrimination de facto ou de jure, pression ou autre action arbitraire dans le cadre de l’exercice légitime des droits visés dans la présente Déclaration » ;

    iv.         Plus généralement, se conformer aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme ratifiés par le Tchad.

    Adresses :

    ·       M. Idriss Deby, Président de la République, Présidence de la République, BP 74, N’Djamena, République du Tchad. Email : http://www.presidencetchad.org/nous...
    ·       M. Amina Kodjiyana, Ministre des Droits de l’Homme, Ministère des Droits de l’Homme, BP 169, N’Djamena, République du Tchad. Email : droittchad@yahoo.fr
    ·       M. Abdoulaye Sabre Fadoul, Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Ministère de la Justice, BP 426, N’Djamena, République du Tchad.
    ·       S.E. M. Malloum BAMANGA ABBAS, Mission permanente de la République du Tchad auprès de l’Office des Nations Unies à Genève, Rue Tronchin 14, 1202 Genève, Suisse. Email : mission.tchad@bluewin.ch

    Prière d’écrire également aux représentations diplomatiques du Tchad dans vos pays respectifs.

    ***

    Genève-Paris, le 12 septembre 2012

    Merci de bien vouloir informer l’Observatoire de toutes actions entreprises en indiquant le code de cet appel.

    L’Observatoire, programme de la FIDH et de l’OMCT, a vocation à protéger les défenseurs des droits de l’Homme victimes de violations et à leur apporter une aide aussi concrète que possible.

    Pour contacter l’Observatoire, appeler La Ligne d’Urgence :
    ·   E-mail : Appeals@fidh-omct.org
    ·   Tel et fax FIDH : 33 1 43 55 25 18 / 33 1 43 55 18 80
    ·  Tel et fax OMCT : + 41 22 809 49 39 / 41 22 809 49 29


    [1]           Le directeur de publication du journal d’opposition dans lequel la pétition a été publiée a également été inculpé dans le cadre de cette meme procédure.
  • MEMORANDUM

    De : Gali Gatta, député à l'Assemblée Nationale du Tchad

    Objet : LA SITUATION DU TCHAD A LA VEILLE DE LA VISITE DU PRESIDENT TCHADIEN EN FRANCE

    Le Tchad engrange les revenus de son pétrole depuis 2003. Sur le plan extérieur il est perçu comme un pays qui connaît une bonne croissance économique et quelques investissements dans le domaine des routes et des bâtiments scolaires classent le Tchad parmi les pays en développement. Cette perception occulte cependant la mauvaise gouvernance politique, économique et sociale qui fait l'objet de ce mémorandum.

    Gouvernance sociale :

    Le pays connaît une grève des travailleurs du secteur public. Par ce mouvement, qui entre dans sa 6ème semaine, les grévistes réclament le respect par le gouvernement des engagements pris par le Président de la République au début de l'année pour mettre fin à la grogne sociale. Aucune solution n'est en vue. Le Gouvernement n'a pas engagé de négociations sérieuses. Il fait pourrir la situation mais ce conflit risque de dégénérer en conflit social généralisé. Nous joignons à ce mémorandum la pétition de l'Union des Syndicats du Tchad (UST) qui envisage une radicalisation de la lutte des travailleurs dans les prochains jours.

    Gouvernance économique et financière :

    ·      la gestion des ressources du pétrole n'est pas transparente alors même que les champs exploités gagnent du terrain. La nation ne sait pas combien rapporte cette ressource au pays, depuis 10 ans l'Assemblée Nationale n'a pas reçu de loi de règlements. Or seule cette loi peut lui permettre d'apprécier comment le budget de l'Etat est exécuté et dans quels secteurs les crédits sont affectés. Après avoir dénoncé ses accords avec la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International, le Gouvernement encaisse les 10%des recettes pétrolières normalement réservées aux générations futures et les 5% devant être affectées aux régions productrices à titre de dédommagement et d'encouragement pour le développement local. L'Etat gère cette manne à sa guise sans se préoccuper de l'épuisement prochain de la ressource pétrolière et sans souci du développement local.
    ·       Au niveau des finances publiques la situation est inexplicable. Alors que l'Etat doit avoir la maîtrise de toutes ses ressources pour faire face à tous ses engagements (dettes, salaires, dépenses de santé et d'éducation, etc.), ces ressources sont privatisées, détournées au profit de la famille et du clan (Voir ce qu'en dit un journal indépendant de la place que nous mettons en annexe du Mémorandum). Des pratiques qualifiées sous d'autres cieux de « mafieuse » privent le Tchad de sa richesse.
    ·       La vie chère, les déguerpissements et destructions d'habitations pour soi-disant moderniser les villes, font que des milliers de familles survivent dans l'insécurité et la précarité
    ·       L'opacité de la gestion des ressources de l'Etat, la corruption, la mauvaise gouvernance en général empêchent le Tchad de sortir de sa situation inexplicable de famine et de pauvreté. Pays pétrolier le Tchad reste en queue des classements internationaux alors que sa situation pourrait être résolue avec une bonne programmation des priorités d'investissement.

    Gouvernance politique :

    ·       Le Tchad connait une dérive autoritariste et dictatoriale. Le pays a connu 2 tentatives de renversement violent du pouvoir par des rebellions et de nombreuses tentatives de coups d'Etat ponctuent régulièrement la vie politique nationale. Des élections sont régulièrement organisées mais bien que supervisées par l'Union Européenne elles restent entachées de fraudes grossières arrangées pour maintenir au pouvoir un régime contesté. Depuis 2007, un accord dit de consolidation du processus électoral, parrainé par l'Union Européenne et la communauté internationale, a essayé de mettre un peu de transparence dans les élections mais les mauvaises habitudes sont tenaces. Cet accord est arrivé à son terme avec les dernières élections communales. Le gouvernement n'entend plus prendre d'autres engagements et les discussions sont bloquées avec son opposition. Le cadre minimal de concertation pouvoir-opposition est bloqué sur ordre du Président de la République.
    ·       La violence est la règle d'or des gouvernants pour se maintenir au pouvoir. La peur de la population lui fait renoncer volontairement à ses droits.
    ·       L'administration centrale est politisée. Le népotisme et le clientélisme généralisés au mépris de la compétence et de la technicité dans les nominations détruisent les fondements mêmes de l'Etat. L'administration territoriale est militarisée et elle s'impose par la terreur..
    ·      Quant à la situation des droits de l'Homme, elle est tout simplement dramatique. Toutes les protestations restent sans écho et comme le pouvoir le dit « les chiens aboient, la caravane passe ». Restent dans les comptes non soldés du régime de nombreux cas de disparitions forcées dont celle du Professeur Ibni Oumar Mahamat Saleh.
    Alors que le Président Idriss Déby Itno se prépare à être reçu le 8 octobre prochain à l'Elysée, il serait bon, en raison des liens historiques entre les peuples français et tchadien, de discuter des problèmes intérieurs du Tchad : pays sans progrès humain, dans une situation de famine et de santé qui contraste avec les ressources engrangées de l'exploitation de son pétrole.
    Il serait regrettable que le besoin d'une intervention Tchadienne au Mali ou que des contrats économiques (exploitation pétrolière et minière) soient négociés sans contrepartie au niveau de la bonne gouvernance, du progrès social et humain.
    Les Tchadiens ont souffert et payé un lourd tribut à la politique aveugle pratiquée par les Présidents Sarkozy et Kadhafi au Tchad.
    J'espère que le changement politique en France amènera nos deux pays à tourner définitivement la page dramatique de cette coopération sans progrès. Nous ne pouvons pas sacrifier le Tchad, sa République, sa liberté et son développement sous prétexte qu'Idriss Déby serait l'homme de la stabilité du pays voire de la région, un bouclier contre la menace islamiste, arguments que présentaient déjà en son temps un certain Mouammar Kadhafi, ou même Bachar al Assad, pour se maintenir au pouvoir.
  • Déclaration de soutien de l'ACTUS/prpe à l'UST et aux travailleurs de la fonction publique en grève au Tchad.
    Le 17 Juillet 2017, l'Union des Syndicats du Tchad (UST) a lancé un mouvement de grève illimitée pour la revalorisation des salaires dans la fonction publique. En effet, un protocole d'accord sur l'augmentation de l'indice salariale de 115 à 150 fut dûment signé entre le gouvernement et l'UST le 20 mai 2011.
    L'UST, doté d'un sens aigu dans la défense des intérêts des travailleurs tchadiens et en vue de prévenir une grève générale, a demandé une réunion avec le Ministère de la Fonction publique et du travail le 28 octobre 2011. Depuis lors, le gouvernement n'a pas honoré ses engagements afin de soulager la cherté de la vie qui frappe les familles tchadiennes.
    Le refus du gouvernement d'appliquer l'accord sur la revalorisation des salaires, est une provocation délibérée des Travailleurs tchadiens
    Les déclarations du Général-Président Déby et de certains ses ministres sont de véritables provocations et insultes aux travailleurs qui ne revendiquent leur droit élémentaire et une vie décente pour leurs familles. Le 11 août 2012, le chef de l'état a déclaré à la presse :
    « Avec quoi payerez-vous les 400 milliards de salaire par an? Alors que nos ressources hors pétrole n'atteignent pas 400 milliards. Elles tournent autour de 360- 370 milliards. On prend l'ensemble de nos ressources : douanes, domaines, contribuables, tous avec un peu de ressources du pétrole pour payer uniquement le salaire. On a crevé le plafond. On ne peut pas aller plus loin que cela, c'est impossible. A moins qu'il y ait un miracle, que nous ayons d'autres puits à mettre en valeur, d'autres ressources minières qui nous apportent plus » pour enfoncer davantage le clou et se moquer de la misère des masses populaires, il voudrait organiser un référendum : « Si c'est ce que les Tchadiens veulent, je suis prêt à organiser un referendum national. Auquel cas, on va consacrer l'ensemble des ressources au salaire, nous mangerons et nous resterons comme le font certains pays qui le regrettent ! » Toujours dans sa logique permanente d'agression et d'humiliation des masses populaires, le Général-Président Déby propose d'organiser un référendum ubuesque sur la question salariale. Demander aux travailleurs tchadiens paupérisés de répondre à la question par un « Oui» ou « Non » si elles « acceptent la misère », c'est faire preuve d'un sadisme indigne d'un président de la république.
    Dans la même foulé que son chef, le premier ministre Emmanuel Nadingar, recevant le syndicat UST le 16 août 2012 avait pour l'objectif de casser le mouvement de grève et de ne pas appliquer les accords de revalorisation salariale. Il déclara insidieusement :
    « Vos revendications sont légitimes mais seulement l'Etat n'a pas les moyens de les satisfaire tout de suite ».
    Le Ministre des Finances et du Budget, M. Christian Georges Diguimbaye a franchi le pas en ravissant la palme d'or de la provocation, allant jusqu'aux menaces de couper les salaires du mois d'août des travailleurs grévistes. Alors que les fonctionnaires cumulaient déjà des arriérés de salaires de surcroît trop faibles. Monsieur le ministre est-il conscient que derrière ces travailleurs, ce sont des millions de personnes qui dépendent de ces salaires pour vivre ? POUR LIRE LE TEXTE COMPLET, CLIQUEZ
     
  •  AMNESTY INTERNATIONAL
    Document public
    AFR 20/007/2012
    AILRC-FR
    Septembre 2012
    Les conditions de détention dans les prisons tchadiennes sont si déplorables qu'elles s'apparentent à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. Les cellules sont fortement surpeuplées. Par ailleurs, la nourriture et l'eau sont impropres à la consommation et manquent parfois. Les détenus dépendent de leur famille et de leurs amis pour obtenir des provisions supplémentaires et des produits de première nécessité. Par conséquent, ceux qui n'ont personne ou sont détenus loin de leur domicile sont contraints de se passer de ces compléments. Les enfants, y compris les fillettes, sont détenus avec les adultes. La plupart des prisonniers sont en fait des prévenus qui, pour certains, attendent leur procès depuis plusieurs années.
    Dans la majorité des prisons tchadiennes, les services médicaux sont inexistants. Les délégués d'Amnesty international ont constaté que, dans plusieurs prisons visitées, de nombreux détenus avaient besoin de soins médicaux et présentaient des maladies et inflammations cutanées qui n'étaient pas traitées. Les détenus atteints d'une maladie contagieuse grave, comme la tuberculose, de maladies sexuellement transmissibles ou du VIH courent des risques particuliers. Des émeutes ont éclaté à plusieurs reprises du fait de ces conditions épouvantables et des prisonniers ont été abattus par des gardiens. Les moyens affectés aux prisons, déjà limités, sont ponctionnés par les pots de vin et la corruption.
    Ce rapport s'appuie sur des visites de prisons, des entretiens et divers travaux de recherche menés par Amnesty international en novembre 2011 et mars 2012. il décrit les conditions dans les prisons tchadiennes et les atteintes aux droits humains qui y sont commises. Il lance un appel au gouvernement tchadien à prendre des mesures immédiates pour réformer le système pénitentiaire, au besoin avec l'aide de la communauté internationale.
    Des détenus sont enchaînés par les chevilles à la prison d'Abéché, en mars 2012. Les détenus portent des chaînes lors des trajets entre la prison et le tribunal ou l'hôpital mais ils peuvent également être maintenus ainsi nuit et jour pendant des mois, souvent sans raison apparente.
    © Amnesty International
  • Communiqué N° 5/C- CNCD/  09/2012

                   16 août 2012, nous découvrions tous horrifiés le massacre des grévistes de la mine de platine de Marikana aux environs de Johannesburg par la police sud-africaine alors qu’ils manifestaient pour une augmentation de leur salaire. 34 morts, de nombreux blessés, les images sont insoutenables.
    Au Tchad, depuis  le mois d’aout, les travailleurs sont eux aussi en grève pour les mêmes revendications salariales. Si le pouvoir n’a pas encore envoyé ses sbires tirés à bout portant sur les grévistes, il y a tout lieu de craindre ce scénario macabre. Dans un pays où, les autorités ont fait du meurtre, le moyen de régler le compte à tous ceux qui, même démocratiquement osent revendiquer des droits – Me Behidi, Président de la Ligue Tchadienne des Droit de l’Homme, Ibni Oumar Mahamat Saleh, Secrétaire Général du PLD, Porte-Parole de la coalition des partis politiques, tous deux assassinés – on a toutes les raisons de s’inquiéter  pour la vie de syndicalistes. Les menaces d’arrestations, les intimidations, les mises en gardes, le harcèlement sur les dirigeants syndicaux se font chaque jour plus pressants.
    L’Union des Syndicats du Tchad (UST) vient de lancer une pétition dans laquelle elle dénonce les conditions sociales misérables des tchadiens. Cette pauvreté exacerbée des populations est la conséquence directe d’un  népotisme  institutionnalisé par le chef de l’Etat et son clan qui font main basse sur toutes les richesses du pays.
    Le CNCD, exprime aux travailleurs en lutte toute sa solidarité et soutien l’UST dans ses revendications légitimes ;
    Le CNCD attire une fois encore, l’attention des autorités françaises sur le caractère anti démocratique du régime de N’Djamena. On ne saurait officiellement affirmer soutenir les luttes pour la démocratie dans le monde et continuer à donner un blanc-seing à un régime qui fait la démonstration quasi quotidienne de sa nature répressive.
    Le CNCD appelle le Président François Hollande à se démarquer de ses prédécesseurs qui n’ont cessé de démontrer au dictateur tchadien, leur un indéfectible soutien.
    Le CNCD appelle les tchadiens, les organisations internationales des travailleurs, les associations citoyennes et des droits Humains, les camarades et amis du Tchad à signer massivement cette pétition et se faire le relai de la lutte des travailleurs et du peuple tchadien.
    Paris le 08/09/2012
    Annette Yoram Laokolé
    Coordinatrice du CNCD
  •        Nous dénonçons avec force  l'intimidation et les menaces proférées par le ministre de la justice au  secrétaire général de l'union syndical du Tchad ( l'UST)  Mr François Djondang, dans la nuit du lundi 03 septembre 2012. Nous refusons ce genre de pratique rétrograde portant atteinte au droit et à la liberté syndicale.

    - Condamnons :   L'injustice sociale et la précarité. L'harcèlement de la population et la suprématie du clan au pouvoir. Bradage et privatisation des entreprises publiques aux profits du clan de Deby.

    Surfacturation de chantier d'infrastructure laissés à l'abandon.

    Népotisme et gabegie.

    Enrichissement illicite.

    Spoliation des domaines de l'Etat et déguerpissement au profit du clan au pouvoir.

    Nous  affirmons que, jamais  Deby n'a respecté ses engagements  ni avec les différents chefs rebelles qui ont accepté de signer avec lui , ni avec les centrales syndicales .

    Protocole d'accord pourtant légitime signé en novembre 2011 entre le gouvernement et l'UST. En chassant le naturel , il revient au galop , voilà Mr Deby se dédit et ne reconnait plus l'accord qu'il a signé avec l'UST?

    Le FSR condamne cet acte méprisant et irresponsable  qui tend à intimider et menacer des responsables syndicaux qui ne font que exercés leur droit et leurs activités syndicales.

    Demandons à nos militants et sympathisants de soutenir les salariés et de signer la pétition lancée par les centrales syndicales.

    Appelons les organisations des droits de l'Hommes et les pays amis du Tchad de faire pression sur le gouvernement de protéger les salariés.

    Convaincu que le problème du Tchad et plus profond que cela et nécessite un changement du régime , car le mal est systémique et fondamental.

    Constant est fidèle à nos engagements la lutte continue .

    Fait à paris le 08 septembre 2012.

     Le chargé à la communication et porte parole du FSR.

    Abakar Assileck Halata.

  • L’Alliance Nationale pour le Changement et la Démocratie dénonce les menaces et intimidations proférées par le régime corrompu et clanique de N’djamena à l’endroit des syndicalistes tchadiens.

    Dans sa fuite en avant, le régime d’Idriss Deby préfère menacer les syndicats et autres organisations de la société civile dans leur quête du bien-être des salariés en particulier, et des tchadiens en général. Le Tchad est soumis à une horde des pilleurs prévaricateurs, s’appropriant toutes les richesses du pays au moment où les valeureux et honnêtes travailleurs sont privés de leurs salaires. Idriss Deby confondant les ressources de l’Etat Tchadien avec ses biens personnels, nomme ses enfants et sa famille dans un favoritisme criant.

  • SIGNEZ LA PETITION DE L'UST CI-DESSOUS

    L'Union des Syndicats du Tchad a, dans une pétition que la Gazette a reçu copie, pris l'opinion nationale à témoin sur les gabegies et mal gestion des bien publics. Le népotisme, le clientélisme et l'impunité sont érigés en mode de gestion, selon le texte. Le Tchad, Etat souverain, est privatisé au profit d’Idriss Deby et sa famille. Ainsi, toutes les régis financières sont non seulement gérées par la « famille », mais les fonds provenant de ces régis sont versés dans des comptes bancaires privés au lieu du trésor public, poursuit la pétition. 

    Pour lire la pétition originale, cliquez dessus.

     

    LA PETITION 

    Le projet pétrole de Doba, la Raffinerie de Djarmaya, la cimenterie de Baoré, ont été lancés dans l'optique de la rédaction de la pauvreté sur un fond de développement socio-économique du pays.

    Or, que constate-t-on?

    Tous les tchadiens subissent la mort dans l'âme: le népotisme, la mauvaise gestion, l'impunité, la cherté de la vie, la paupérisation sans précédent de la population, bref l'arbitraire du pouvoir Deby.

    Toute la population du Tchad vit dans une précarité absolue. Il manque de l'eau potable, de l'électricité, des médicaments, des produits de première nécessité.

    Les constats ci-dessous énumérés illustrent à suffisance la situation:

    - Legs et/ou bradage des entreprise publiques (SNER, SOTEC) etc;
    - Exonération des entreprises privés de toute taxe: le cas de SNER et de ses sous-traitants.
    - Privatisation des services publics: service des mines (carte grise); service d'identification (cartes d'identité nationales; passeports); les services domaniaux et fonciers;
    - Privatisation des recettes des douanes et autres entrées fiscales (ouverture d'un compte privé dans une banque de la place et dont l'actuel DG des douanes, frère du Président serait le seul ordonnateur) renvoyant ainsi au diable l'unicité des recettes publiques;
    - Prise en otage des entreprises d'Etat: cimenterie de Baoré, raffinerie de Djarmaya, commercialisation systématique des membres de la famille du PR à des postes juteux tel son fils à la Direction générale du Projet des Grands Travaux présidentiels;
    - Contrôle sélectif dit «commission Cobra» qui s'attaque aux petits gibiers en province alors que les gros dévorent allègrement leur «butin» à N'Djamena;
    - Enrichissement illicite avec signe ostentatoire dans le milieu du clan PR;
    - Monopole des marchés publics et la commercialisation du pétrole et du gaz au profil des parents du PR et surfacturations de nombreux chantiers d'infrastructures dont certains sont laissées à l'abandon;
    - Location des immeubles des particuliers proches du pouvoir à l'Etat à des prix exorbitants et payé en une seule trancho sur plusieurs années a la fois;
    - Main mise du clan au pouvoir sur le ciment du BAORE au détriment de la population. On se rappelle que le PR avait annoncé tambour battant que ce ciment serait à la disposition de tous les Tchadiens. Qu'en est-il aujourd'hui?
    - Nomination des membres de la famille du PR dans les services essentiels des finances, douanes, trésor, impôts et à l'époque toutes les DAAFM;
    - Armée clanique;
    - Harcèlement des citoyens partout en N'Djamena et dans les provinces par les autorités administratives et militaires et autres bandits de grands chemins;
    - Dans les villes, les policiers, les douaniers, sous la commande des hommes du clan au pouvoir se sucrent au détriment du trésor public;
    - Accumulation insolente des richesses pouvant pousser à la révolte (des adolescents qui fêtent avec arrogance leurs milliards);
    - Thésaurisation d'argent au détriment du développement économique;
    - Spoliation des domaines publics et déguerpissement de la population au profit des membres du clan au pouvoir.
    « Les Tchadiens signataires de cette pétition disent non et non à l'esclavage du XXIème Siècle, non à la privatisation de notre pays »,

    De ce qui précède tout Tchadien soucieux de la situation socio-économique du pays appose sa signature sur cette pétition pour témoigner de son soutien à la lutte des travailleurs(es) afin d'obliger le Gouvernement à adopter immédiatement des reformes dans tous les domaines de la gestion de l'Etat ».

    En un mot: que la bonne gouvernance s'instaure.

     

     

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  • Communiqué de presse

    Le Collectif pour Un Tchad Libre (CTL), informe à tous ses militants et militantes de la mise en place de deux nouvelles cellules à Abéché et Massaguet.

     Une mission d’installation se rendra très bientôt dans ces deux villes pour la cérémonie.
     Le Collectif pour Un Libre  (CTL) rappelle à tous les Tchadiens désirant le changement de rejoindre le mouvement pour libérer le Tchad de ces criminels qui martyrisent le peuple.
     Le Collectif pour Un Tchad Libre (CTL), saisit l’opportunité  pour annoncer à l’opinion publique nationale et internationale  qu’il organisera une marche pacifique avec ou sans autorisation des autorités administratives sur l’ensemble  du territoire national. Cette marche pour est pour défier le pouvoir et démontrer à Idriss Deby le ras-bol général des populations tchadiennes.
     

    Fait à Dakar, le 03 août 2012

     

    Le Collectif pour un Tchad Libre(CTL)

    Mail : collectiftchadlibre@yahoo.fr

     

  • Urgent......Selon nos sources dans la capitale tchadienne, l'etat de santé du dictateur tchdien Idriss Deby se serait subitement dégradé créant ainsi un tohu-bohu général chez les courtisans et autres flatteurs.

    وفقا لمصادرنا في العاصمة التشادية، تدهورت صحة الدكتاتور ادريس ديبي فجأة خلق ضجة عام بين  الحاشية والمتملقين الأخرى.

  •  Coordination des Forces Vives Tchadiennes en Exil (Pôle d’Afrique)

     Déclaration
    Impasse dans les négociations au Tchad : Les responsables syndicaux persécutés par le pouvoir
     
    Nous, Coordination des Forces Vives Tchadiennes en Exil (Pôle d’Afrique), attirons par cette déclaration, l’attention de l’opinion nationale, sous-régionale et internationale à propos de la grave crise sociale, née du bras de fer qui oppose l’Union des Syndicats du Tchad(UST) au régime d’Idriss Deby.
    Pour rappel, en novembre 2011, après une grève de trois (3) semaines, le régime tchadien a conclu avec l’Union des Syndicats du Tchad (UST), principale centrale syndicale du pays, un protocole  d’accord qui porte sur l’augmentation générale des salaires et l’amélioration des conditions de vie des travailleurs tchadiens dont le début d’application est prévu  à partir de janvier 2012.
    A l’heure où nous sortons, cette déclaration, la date d’application est largement dépassée sans que les autorités tchadiennes n’honorent leurs engagements vis-à-vis des travailleurs.
    Ainsi, le 16 juillet dernier, l’Union des Syndicats du Tchad (UST) a appelé tous les travailleurs du secteur public et parapublic  à une grève générale.
    Il convient de souligner que l’Union des Syndicats du Tchad (UST), a déploré et dénoncé également les mesures impopulaires entreprises, ces derniers mois, par les autorités tchadiennes, pour interdire  aux riverains de pêcher dans le fleuve Chari au niveau de la capitale tchadienne.
    En dépit des revendications justes et légitimes posées par les travailleurs tchadiens à l’Etat, ce dernier rebiffe  et rejette toute solution visant à débloquer la crise à l’amiable et de manière consensuelle.
    Face donc au refus délibéré du pouvoir en place de négocier sincèrement avec l’Union des Syndicats du Tchad (UST), nous, forces vives tchadiennes en exil, ne pouvons demeurer indifférents devant la gravité de la crise sociale qui sévit dans le pays.
    A l’issue d’une Assemblée Générale agitée, tenue samedi 01 septembre 2012, les travailleurs tchadiens sont remontés contre les propos désobligeants et arrogants tenus le  jeudi  30 août par le Ministre des Finances M. Christian  George  Diguimbaye qui a déclaré  que : « la rémunération étant par définition est  la contrepartie d’un travail fourni, les salaires du mois d’août 2012 ne seront versés qu’aux agents non grévistes. En conséquence l’Union des Syndicats du Tchad (UST) doit  prendre ses responsabilités et s’acquitter de la rémunération de ceux des agents qui ont respecté son mot d’ordre. »
    Réagissant à ces propos, M.François Djondang, Secrétaire Général de l’UST a dit : « mais si maintenant  par  leur  faute, ils nous font  aller en grève et disent qu’ils ne vont pas payer les journées non prestées, l’Assemblée Générale décide,  si après 8 jours comme le stipule le code les salaires ne sont pas versés, et bien, nous entrerons à partir de lundi 10, en grève sèche.» fin de citation.
    Par ailleurs, samedi dans l’après midi, une délégation de l’UST, a été reçue par M. Adoum Younousmi, Secrétaire Général de la présidence, ce dernier, a pour sa part,  menacé les responsables syndicaux en leur disant, «  qu’ils doivent s’en tenir aux revendications sociales et non se laisser récupérer  par l’opposition politique à des fins insurrectionnelles ».
    Ces déclarations en cascade des hautes autorités politiques et administratives du régime de Ndjaména à l’encontre des travailleurs tchadiens, témoignent en urgence que la rupture est totalement consommée et la situation est irrémédiable. Aucune issue de sortie  de crise ne peut être désormais explorée par les différents protagonistes.
    Pour toutes ces raisons, la Coordination des Forces Vives Tchadiennes en Exil (Pôle d’Afrique) tient à alerter l’opinion publique africaine et internationale sur les risques réels d’une insurrection populaire au Tchad, qui seront imputables au pouvoir d’Idriss Deby dont le leitmotiv légendaire est la violence et la terreur des populations.
    La Coordination des Forces Tchadiennes en Exil (Pôle d’Afrique) :
    -Met en garde le régime d’Idriss Deby contre tout usage disproportionné des moyens repressifs non conventionnels à l’encontre des manifestants pacifiques au Tchad,
    - Demande aux forces de l’ordre de refuser l’instrumentalisation du régime pour réprimer les populations qui revendiquent plus de justice sociale et d’égard en leur direction,
    - Appelle la France en particulier à garantir la protection et la sécurité de tous les responsables syndicaux afin de leur éviter toute persécution des autorités tchadiennes,
    - Invite  les organisations de défense des droits de l’homme au plan africain et international à faire preuve d’un Droit de regard et d’ingérence dans la crise sociale actuelle que connait le Tchad et à aider les Tchadiens en général dans leur lutte pour la quête des libertés et du respect des droits de l’homme dans leur pays,
     

    Fait à Dakar, le 03 septembre 2012

    La Coordination des Forces Vives Tchadiennes en Exil (Pôle d’Afrique)

    Tel : Tel : 00 221 33 825 93 72

                     00 221 70 711 67 82

  • Après investigations et recoupements, les nouvelles recueillies depuis N’Djamena sont formelles. Le journal Abba Garde a subi des pressions et menaces sur sa distribution si l’article qui incrimine Mr Mahamat Saleh Annadif n’est publié.
     Le monde de la presse sait que le journal en question est édité au Cameroun voisin avant de le distribuer au Tchad. 
    Le lundi 09 juillet 2012 vers 17, un rendez-vous particulier fut observé entre un représentant du journal Abba Garde et Ahamat Bachir l’actuel ministre de la Sécurité publique. Rien ne filtra de cette rencontre à deux. Dans la foulée, le même jour se trouvèrent en face à face le même Ahamat Bachir et Djiddo Abdoulaye Sabre Fadoul (le ministre de la justice et de la moralisation publique). C’est à partir de cette date que la machine anti Mahamat Saleh Annadif fut lancée. Le but est faire passer un message à Idriss Deby Itno, par un discrédit qui devrait paraître dans un journal de la place. Dans la foulée, il faut anéantir tout projet de voir Annadif 1er ministre puisque la rumeur enflait et le tout N’Djamena bruissait de cette rumeur tant bien que le concerné était encore à la prison de Moussoro.
     Derrière alias Djiddo (le ministron genre docteur) et Ahamat Bachir, se trouvent solidaires plusieurs autres personnalités politiques qui ne veulent pas apparaître au 1er rang et que par décence nous ne ferons apparaître les noms. Il faut dire que dans cette jungle d’hypocrisie apparaissent des phénomènes qui attendent toujours Deby au tournant, le manipulent par des fausses informations, et arrivent à leurs fins en le montant contre tel ou un tel. Mais quoi que les noms, un de ces 4 pourront être édités si par nature le devoir d’informer s’imposait.
     Il faut le dire avec assurance, Abba Garde a été menacé de non-distribution par le ministre de la Sécurité publique s’il n’obtempérait pas à la volonté de produire un article pompant Annadif et son passé, et cela de manière négative.
    L’objectif premier est de casser cet engouement de sympathie autour de l’arrestation arbitraire avec vice de procedure d’Annadif, et de porter le message au 1er chef qui est Idriss Deby Itno sur la nature caricaturée de son ex-secrétaire général à la présidence. But recherché, Idriss Deby devrait faire attention de nommer Annadif 1er ministre d’un gouvernement où ils auront beaucoup à perdre. Deby devrait se mefier d'un Annadif aux multiples relations y compris parmi les cadres de l'opposition plurielle. Mais au-delà des facteurs manipulation, allons voir et mettre à nu les différents lobbys d’intérêts communs qui gravitent autour d’Idriss Deby Itno, qui l’induisent en erreur et souvent les faits  font que le peuple le rejette.
     Le 1er cercle qui prend Idriss Deby en otage est composé de Hinda Deby Itno (son épouse), d’Ahamat Bachir (ministre de la sécurité publique et homme de paille sans vergogne), suivi d’Emmanuel Nadingar (le 1er ministre, agent d’un secrétariat dont il ne décide de rien et exécute ce que les autres décident ailleurs). Ce lobby s’occupe de placer aux postes de responsabilités les personnes que Hinda propose par le biais d’Emmanuel Nadingar. Un clientélisme à tout va… et sans limites.
     Le 2e cercle est celui des manipulateurs zélés dont Abdoulaye Sabre Fadoul est le chef d’orchestre. Ce lobby (composé de 3 conseillers à la présidence, de quelques députés, d’un banquier, du ministre des Affaires étrangères, et celui de la sécurité publique) se retrouve souvent ensemble pour définir le plan de leurs basses œuvres, mais laisse toujours Djiddo Sabre au 1er plan. Il convoque, menace, intimide des hommes politiques et des cadres de l’état afin d’avoir une mainmise sur leurs dévotions à servir leur cause, et être les ambassadeurs de belles paroles auprès d’Idriss Deby Itno. Des millions de FCFA sont soutirés aux diverses personnes pour soit éviter une mission Cobra, ou encore acheter un silence quelconque, et tout cela sans qu’Idriss Deby lui-même ne soit informé.
     Ces 2 cercles de lobby réunis ont eu raison de Mr Mahamat Saleh Annadif, en grugeant Idriss Deby Itno lui-même, car selon certaines indiscrétions depuis N’Djamena, le président lui-même aurait avoué à certains diplomates et Alioune Tine de la RADDHO qu’il a été trompé et abusé dans cette histoire. Mais les citoyens se poseront toujours la question à savoir pourquoi quand des individus abusent de la confiance d’un chef d’État, ils ne sont pas relevés ou révoqués ?
     Sur Abba Garde, la menace de parution fut évidente, car ce journal produit et imprimé au Cameroun voisin est distribué à N’Djamena. Son canal de transport passe par le pont Nguéli, seul point d’entrée où il pourrait être bloqué s’il n’obtempérait pas à la volonté du 2e lobby. Un cas précédant eut lieu pour ce journal, et le manque à gagner s’est élevé à plusieurs millions de FCFA. Sous l’acharnement des 2 lobbys et voyant la rumeur d’un Annadif 1er ministre grandir au jour le jour, Abdoulaye Sabre Fadoul et Ahamat Bachir mirent leur plan en exécution. Ils auraient rétribué Abba garde à coup de millions de FCFA afin que le fameux article paraisse, ensuite une promesse ferme fut faite pour que la parution du journal ne subisse aucune entrave.
     Voilà de manière résumée comment des responsables de l’état fonctionnent derrière leur allure policée, mais nauséabonde. Il nous a fallu faire l’investigation depuis N’Djamena et cela nous a prit beaucoup de temps afin de faire les recoupements et croiser les informations. Aujourd’hui, c’est ce qui nous paraît vraisemblable aux dires de nos sources, que nous remercions au passage.
     Le Tchad est un pays qui progresse dit-on, là ou la liberté de presse a droit de cité, mais quand nous observons de près les méthodes mafieuses de ceux qui entourent Idriss Deby Itno, nous dirons sans rechigner que le régime tchadien est une dictature gangrenée de clientélisme, du népotisme et de la corruption. Si le 1er des Tchadiens veut que le Tchad émerge, et soit respecté, qu’il se détache des individus zélés et sans références aucunes.
     Hinda a l’habitude d’imprimer tout article publié sur le net et va encenser son mari avec les écrits parus. Espérons qu’elle osera le faire quand il y a des choses vraies qui la mettent en cause.
     
    À très bientôt.

     

    La rédaction. de Tchadanthropus-tribune

     

    *Le titre est de nous.

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    Justice- Liberté-Unité

    Communiqué de presse/001/CTL/2012

     Tchad : les forces doivent éviter l’affrontement avec les manifestants

     Face à la tension et à la pression qui montent actuellement au Tchad, le Collectif pour Un Tchad Libre (CTL), appelle tous ses membres à prendre part massivement à la manifestation populaire prévue ce jeudi à Ndjaména et sur l’ensemble du territoire national.

    Le Collectif pour Un Tchad Libre (CTL) demande aux forces de l’ordre et aux hommes en treillis d’éviter toute confrontation avec les manifestants, car, toute répression à l’encontre de ces personnes désarmées, aurait des répercussions fâcheuses sur la suite des évènements dans le pays.

    Le Collectif pour Un Tchad Libre (CTL) lance un appel à tous les travailleurs tchadiens, aux jeunes, femmes, vieillards, aux personnes sans emploi, aux militaires déflatés, aux marchands ambulants de sortir nombreux  pour décrier la nature féroce du dictateur Idriss Deby.

    Le Collectif pour Un Tchad Libre (CTL) demande à la France, aux USA, à l’Union Africaine, à l’Union Européenne, à l’ONU et aux amis du Tchad, de  faire preuve de solidarité au peuple tchadien et de nous aider à  nous débarrasser de ce tyran aux abois.

    Vive Le Tchad Libre, Uni, fort et indivisible.

    Le Collectif pour Un Tchad Libre (CTL)

     

    Fait à Ndjaména, le 29 août 2012.

  • ACTION TCHADIENNE POUR L'UNITÉ ET LE SOCIALISME / PARTI RÉVOLUTIONNAIRE POPULAIRE ET ÉCOLOGIQUE ( ACTUS/prpe)

    C'est avec vive indignation et amertume que notre Parti, ACTUS/prpe a appris par les dépêches des agences de presse du vendredi 6 juillet 2012, la progression fulgurante du mouvement rebelle M-23. Ce dernier contrôlerait plusieurs localités du Nord Kivu de la RD Congo.
    Notre Parti, ACTUS/prpe adresse ici solennellement, son soutien militant au peuple congolais qui s'oppose à la nouvelle agression rwandaise. Nous condamnons sans retenue aucune cette guerre contre la RD Congo, commanditée par les puissances impériales occidentales. En effet, le génocide du peuple congolais est savamment entretenu par les multinationales occidentales dans le Kivu, province orientale de la RD Congo frontalière avec le Rwanda et l'Ouganda. Pourquoi ces crimes contre l'humanité ne suscitent-ils pas de compassion de la prétendue « communauté internationale » si soucieuse des droits de l'Homme et de la démocratie ? Pourquoi Les auteurs de cette tragédie humaine jouissent d'une impunité absolue voire confortés dans leur abjection? Pourquoi certains africains ou états doivent-ils servir de bras armés de l'impérialisme occidental pour défendre les intérêts des colonisateurs?

    Le silence de l'Union Africaine (UA), son manque de réactivité adéquate comme à l'accoutumée est déconcertante. Cela ne risquerait-il pas d'hypothéquer l'avenir de notre continent et celui des générations futures ?

    Le Génocide des populations de la RD Congo et l'appétit insatiable des impérialistes pour les ressources naturelles d'Afrique.

    La RD Congo est un « véritable scandale géologique ». Son sol et sous-sol renferment les ressources naturelles et minières jamais observées en concentration dans un seul pays. Les richesses minières : cuivre, or, diamant, niobium, pétrole, uranium, charbon, manganèse, zinc, plomb, cobalt, étain, germanium, gaz méthane...aiguisent les appétits insatiables des multinationales des puissances impérialistes occidentales. Certains minerais rares dont sont friandes les industries de pointe (armement, aéronautique, électronique, télécommunications...) par exemple le coltan utilisé dans la fabrication des téléphones portables, des ordinateurs, des consoles de jeux... est concentré dans le Kivu à l'est de la RD Congo. Cette région renfermerait à elle seule plus de la moitié des réserves mondiales estimées entre 60 et 80% [Cf. Direct.cd du 13 juin 2012]

    Ces richesses minières ont attiré les multinationales prédatrices et leur bras armé le gouvernement du Général Paul Kagamé du Rwanda qui sécurise les zones minières afin de faciliter les pillages des minerais du Kivu. Grâce à ces guerres de rapine et le contrôle des mines par le pouvoir de Kigali et les rebelles congolais, le Rwanda est devenu exportateur de l'or, du diamant, du coltan...pillés en RD Congo au profit des multinationales occidentales. Certaines de ces richesses minières n'ont jamais été prospectées sur le territoire rwandais, où il n'existe par ailleurs aucune exploitation connue. La leçon du pillage des richesses d'autres états, dispensée par les impérialistes capitalistes, est bien assimilée et appliquée à la lettre par le régime de la bourgeoisie tutsie au pouvoir à Kigali.

    Ceux qui font l'apologie de la minorité bourgeoise tutsie au pouvoir au Rwanda affirment que ce pays possède quelques mines et en exporte. Cependant, le rapport de Global Witness du 18 mai 2012 stigmatise le pillage des minerais congolais par le Rwanda : «...en croire les informations réunies auprès de représentants de

    Action Tchadienne pour l'Unité et le Socialisme / Parti Révolutionnaire Populaire et Écologique ( ACTUS /prpe )

    N/Réf :20.08/SG/2012

    E-mail : actus-prpe@club-internet.fr

    Pour lire le texte intégral: cliquez

     

  • Le principal syndicat au Tchad, l'Union des Syndicats du Tchad (UST), qui revendique des hausses de salaires pour les fonctionnaires, a appelé mardi 21 août 2012 à une grève générale du public et du privé dans un communiqué.

    Il faut rappeler que l’Union des syndicats du Tchad avait appelé à une grève générale du secteur public et parapublic, du 17 au 19 juillet. Leur principale revendication est l’application d’un protocole d’accord signé en novembre 2011. Après trois semaines de grève, les centrales syndicales et le gouvernement avaient conclu ce protocole portant sur l’augmentation générale des salaires à partir de janvier 2012. Ils déplorent également certaines mesures impopulaires, comme l’interdiction de pêcher dans le fleuve Chari au niveau de Ndjamena.

    Les fonctionnaires, qui revendiquent une augmentation de leurs salaires de 115%, ont vu leurs revendications purement et simplement rejétées par le régime.

  • Il est Président du Comité de suivi dudit accord, membre de la Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution et secrétaire général du parti CDF.

    A l'occasion du quatrième anniversaire de l'Accord du 13 août 2007, Gabriel Ali Golhor, président du Comité de suivi dudit accord, par ailleurs membre de la Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution et secrétaire général du parti CDF, dresse le bilan de l'Accord, évoque les raisons d'être de la CPDC jusqu'aujourd'hui et étale les problèmes qui défavorisent la lutte commune


    En tant que Président du Comité de suivi de l'Accord du 13 août 2007, quel bilan faites-vous quatre ans après la signature de cet accord?

    Il faut tout d'abord évoquer les raisons qui nous amené à signer cet accord avant de passer au bilan. Vous vous rappelez qu'après l'élection présidentielle de 2001, il y a eu un déficit d'erreur politique qui a entraîné la dégradation de la confiance entre acteurs politiques du pays avec deux conséquences majeures. La première conséquence c'est le boycott des élections législatives de 2002 par quelques partis de l'opposition, le boycott du recensement électoral de 2005 et celui du référendum constitutionnel de juin 2005. Et aussi les élections présidentielles de 2006. La seconde conséquence, c'est la forte désaffection des populations vis-à-vis de la chose publique. C'est-à-dire que les Tchadiens ne s'intéressaient plus aux élections. Face à cette situation tendue, les acteurs politiques ont jugé nécessaire d'organiser un dialogue afin de réunir des conditions objectives de la tenue des élections libres et transparentes. Surtout dans un esprit de paix et dans un climat de sécurité. Ce dialogue à donc abouti à la conclusion de l'Accord du 13 août2007. Pour répondre à votre question, l'accord a été exécuté dans des conditions que nous savons tous. S'il a un coté positif, c'est la restauration du climat politique apaisé et la marginalisation de l'opposition armée. Parce qu'au moment où les discussions étaient en cours, l'opposition armée était très active dans notre pays. Ce qui amenait la Communauté internationale à soutenir les efforts du gouvernement. Voilà le côté positif de cet Accord. Mais en ce qui concerne le reste, je peux dire que l'Accord a été un fiasco. Un fiasco retentissant qui a été bien constaté par la classe politique, la société civile et la Communauté internationale. Je dirais même que l'exécution de cet Accord est une sorte de tragicomédie. Puisque les élections, des législatives jusqu'aux communales, se sont déroulées de manière désastreuse et les résultats, qu'il s'agisse des élections législatives, présidentielle ou communales, ne sont pas du tout à la hauteur des attentes du peuple tchadien. Quand on demande aux Tchadiens, certains se posent la question s'il faut encore retourner aux urnes pour organiser d'autres élections. C'est pour dire que dans l'exécution de cet Accord, un échec.


    N'est-ce pas un échec de tous les Tchadiens...

    C'est un échec parce qu'il y a eu beaucoup de violation de cet Accord. Violation du code de conduite qui a été signé par les partis politiques en janvier 2011 et qui devrait compléter les dispositions de cet Accord. S'agissant donc de cet échec, il faut dire que la Céni n'a pas jouit de l'indépendance qui lui est reconnue aussi bien par l'accord que par la loi portant sa création. Le fonctionnement de la Céni était jalonné de dysfonctionnement, des ratés, des manquements et d'insuffisances. Tout cela est arrivé parce qu'on n'a pas pu empêcher les immixtions intempestives des agents de l'administration dans le fonctionnement de la Céni. Il faut aussi dire que le recensement électoral préconisé par l'Accord, ne s'est pas du tout réalisé selon l'esprit et la lettre de l'Accord. Parce qu'il ne s'est fondé sur la délivrance de la carte biométrique comme prévue.


    Cela n'est-il pas arrivé par la complicité de certains hommes politiques...

    Je dirais que cela est arrivé par la complicité de certains hommes politiques de l'opposition. Car ce sont ceux-là qui se sont entendu avec le garant de l'Accord du 13 août 2007 (Ndlr, président Idriss Déby Itno), pour reporter l'échéance de la biométrie. Mais j'espère que pour les élections à venir, nous allons recourir à la biométrie comme l'a recommandé l'Accord. Donc, du côté de recensement électoral, c'est aussi un échec puisqu'il n'est pas fondé sur l'esprit de l'Accord. Par ailleurs, la répartition des députés par circonscription électorale qui relève des aménagements du code électoral prévu, s'est faite non plus dans l'esprit de l'Accord. Parce que, si on se réfère à la loi portant répartition des députés par circonscription aujourd'hui, on se rend compte que les régions les plus étendues et moins peuplées sont favorisées au détriment des régions les moins étendues et plus peuplées du Tchad. Vous-même, savez où sont situées les deux catégories de région. Il y a aussi la question de l'assainissement de l'environnement.
    C'est une question qui n'a pas connu un début de solutions. La démilitarisation et la dépolitisation de l'administration n'ont pas été résolues. On n'a pas mis en œuvre les recommandations des états généraux de l'armée. Cela veut dire que la reforme de l'armée recommandée par l'Accord ne s'est pas faite. Actuellement, la reforme de la justice est en cours, mais les résultats que les Tchadiens attendent tardent à venir. Ajouter à cela, la garantie de l'indépendance de la justice. De ce côté-là aussi, nous ne sommes pas avancés parce que nous continuons à assister à une justice à plusieurs vitesses. La justice tranche les affaires selon la tête des individus. Et la sécurité des biens et des personnes recommandée par l'accord piétine également. Puisque dans nos grandes villes et dans des grands axes, l'insécurité demeure toujours. Rien ne nous rassure que la solution à ce problème est pour demain. Le renforcement des capacités des médias est peut-être en cours. Sinon, ce qui a été fait jusqu'à maintenant, est en deçà des attentes des hommes des médias. Donc, du côté de l'assainissement de l'environnement général, il reste beaucoup à faire. C'est pour dire simplement, qu'en dehors de la restauration du climat apaisé et de la marginalisation de l'opposition armée, nous avons échoué sur toutes les lignes. C'est un bilan qui, à mon avis, n'est pas tout brillant. Un bilan qui n'est pas du tout positif.


    Et est-ce que l'Accord a aujourd'hui sa raison d'être puisque les trois élections sont passées...

    Vous savez que la mission du Comité de suivi qui est chargé de veiller sur l'application de l'Accord devrait prendre fin avec la mise en place de la nouvelle Assemblée nationale. Et lorsque la mission du Comité de suivi prend fin, c'est aussi la fin de l'Accord, car il n'y a plus d'organe pour assurer le suivi de l'accord en question. C'est ce que les textes ont prévu. Peut-être aujourd'hui, l'accord est terminé si le comité de suivi est encore en place, c'est grâce à une entente entre le garant de l'accord et la classe politique. Aux mois de juillet-août 2011, le président de la République a organisé deux rencontres. A l'issue de ces rencontres, il a interrogé la classe politique. Et c'est en réponse à cette question que le président de la République a décidé de proroger le mandat du comité de suivi en lui confiant trois missions essentielles.


    Lesquelles?


    La première mission consiste à accompagner la Céni dans l'organisation des élections communales. Ce qui a été fait au mois de janvier 2012. La deuxième mission consiste, pour le comité de suivi, à réviser les textes des lois portant statut de l'opposition et de la Charte des partis politiques. Cela a été aussi fait. Et la troisième mission consiste à, proposer un nouveau cadre de concertation et de dialogue de la classe politique qui prendrait le relais du Comité de suivi. A l'époque, le président de la République a accepté une proposition faite parle comité de suivi qui consiste à dépêcher des missions dans la sous-région de l'Afrique de l'Ouest pour voir comment tout cela fonctionne là-bas. La première au Benin et au Niger. La seconde au Burkina-Faso, au Mali et en Mauritanie. Je fais partie de la mission qui s'était rendu en Mauritanie. Il faut avouer que nous avons ramené beaucoup d'informations. Aujourd'hui, nous sommes sur la troisième mission qui consiste à proposer un cadre de concertation et de dialogue pour prendre le relais du Comité de suivi. Le bureau a aussi proposé une feuille de route car un cadre c'est seulement une structure qu'on met en place. Mais j'espère que nous réussirons à mettre en place ce cadre de concertation.


    Peut-on parler d'une opposition démocratique au Tchad vue sa disparité et ses querelles?


    C'est la Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution (CPDC) qui a représenté l'opposition lors du dialogue qui a abouti à la conclusion de cet Accord. Ce qui explique que les représentants des partis politiques qui sont dans le Comité de suivi sont tous issus de la CPDC. Mais depuis que nous avons commencé à travailler dans le cadre des missions confiées par le président de la République, la CPDC porte à la connaissance des autres partis politiques les problèmes que nous discutons et sollicitons leurs interventions. En exemple, lorsque nous avons révisé la charte des partis politiques et le statut de l'opposition, des propositions ont été faites afin de recueillir leur avis avant d'arrêter une position définitive. Nous avons demandé à nos partenaires de nous aider dans l'organisation d'un forum auquel participeront tous les acteurs politiques.

    Et qu'en est-il de la CPDC...

    C'est une dénomination que nous avons donné à un moment précis. C'était au moment où des menaces pesaient sur la Constitution. C'était à l'époque où le président de la République a affiché sa volonté de modifier la Constitution. A l'époque, nous avons pensé, qu'au lieu de s'engager dans la lutte en ordre dispersé, il fallait réunir toutes les sensibilités politiques qui œuvraient dans le même sens. La CPDC n'a pas été créée sur une base idéologique. C'est un regroupement à caractère stratégique pour régler un problème national précis. Et effectivement, comme vous le dites, notre lutte n'a pas abouti. La Constitution a été tout de même modifiée. Après la modification de la constitution, nous nous sommes interrogés sur l'opportunité de maintenir la CPDC. Beaucoup de voix se sont élevées pour dire que la Constitution a été modifiée mais d'autres amendements pour modifier viendront. Et que d'autres problèmes existent aussi au niveau des amendements de la Constitution. Au lieu d'aller en ordre dispersé, vaut mieux travailler pour consolider ce regroupement pour affronter ensemble les problèmes qui n'ont pas absolument des liens avec la Constitution. Mais il faut dire que nous n'avons pas eu tort de maintenir la CPDC. Parce qu'elle a mené la lutte pour la conclusion d'un Accord dont nous parlons aujourd'hui. Tout de même, les interrogations continuent. Mais la majorité veut que nous gardions la CPDC. Pour le moment, nous sommes pour le maintien de ce regroupement.


    Beaucoup de partis ont quitté la CPDC. N'est ce pas là une faiblesse de plus?

    Même à deux, des partis peuvent conclure une alliance et faire un regroupement. Trois partis peuvent aussi le faire. Mais nous, au début, on était une vingtaine. Il y a des partis qui se sont retirés et récemment avec l'élection présidentielle, il y a d'autres qui ont été radiés. Toutefois, nous sommes restés une dizaine de partis et il y a quatre ou cinq autres partis qui sont à la porte de la CPDC. Le nombre va augmenter dans les jours à venir. Les partis qui ont été radiés, sont en train de négocier leur retour. De ce côté, nous n'avons pas d'inquiétude.


    Et si, «tous les partis politiques ne sont pas crées pour les mêmes raisons», n'est-il pas le cas au sein de la CPDC?

    Je ne dis pas que tous les dirigeants, membres de la CPDC sont des anges. Ce sont des politiciens comme les autres. Mais dans une organisation, il ya toujours un règlement intérieur qui régit le comportement et la conduite des uns et des autres. Nous sommes une organisation qui a été créée pour la défense de la Constitution. Mais après, nous nous sommes dits qu'il faut cheminer ensemble aux élections. Mais lorsque les élections s'approchaient, certains chef de partis ont préféré soutenir la candidature de monsieur Idriss Déby Itno, qui n'est pas membre de la CPDC. Lui dont nous dénonçons la façon de gérer le pouvoir. C'est ce qui a fait que nous avons radié certains partis de la CPDC. Mais je dis et je répète qu'au sein même de la CDPC, il ya des gens qui ont crée les partis pour se faire aussi une place au soleil. Donc, à la CPDC, tout le monde n'est pas ange. Sinon, nous sommes vigilants. C'est pourquoi à chaque fois qu'il y a dérapage, nous réagissons pour remettre la pendule à l'heure.

     

  • HisseneHabre L’arrivée au pouvoir de Macky Sall pouvait laisser croire que le feuilleton politique, financier et judiciaire allait enfin connaître sa fin. Que nenni ! A peine une semaine après son entrée en fonction, trop pressé de donner des gages de loyauté envers ceux qui, peu visibles, mais ont lourdement pesé en sa faveur dans la balance lors des dernières élections présidentielles sénégalaises, le nouveau Président du Sénégal s’est mis à multiplier de « je vais juger Hissein Habré ». Tout comme Wade, il considère l’indépendance de la justice comme une fiction destinée à endormir les peuples sénégalais et africains. Son Ministre de la justice, une dame droits-de-l’hommiste multicarte qui aime plastronner, s’offre le spectacle de déclarations ronflantes et de communiqués qui, tous, disent invariablement la même chose, à savoir que tout marche comme sur des roulettes pour la tenue, avant la fin de l’année, du procès de l’ancien Président tchadien. Elle a mis en place, très rapidement,  un groupe de travail, reçoit sans compter son temps, prétendues victimes de HH, représentants d’ONG affairistes tout en veillant à ce qu’aucune voix favorable à la cause de M. H. Habré ne franchisse le seuil de la porte de son bureau, voire même de son ministère. La défense de M. Habré qui a sollicité, par écrit, une audience à Madame le (la) Ministre de la justice, croyant en sa neutralité, en est revenue de ses illusions, car, elle a tout simplement répondu par le mépris du silence. Ainsi donc, cette dame s’est carrément érigée, tout à la fois, en plaignante, avocate, procureur et juge pour venir en aide aux forces obscures habituées à « chasser du Nègre » (dixit Reed Brody). En fait, toute cette effervescence  n’a d’autre objet que la réactualisation du dossier de mise en place d’une structure d’exception, donc hors-la-loi, appelée à « poursuivre et juger » HH, alors que l’ancien Président Abdoulaye Wade avait, pour se conformer à la décision de la Cour de Justice de la CEDEAO, mis définitivement fin au projet.
     
    Il est symptomatique de constater que le Président Macky Sall a placé l’affaire HH parmi les surpriorités de sa gouvernance qui ne débute pas – loin s’en faut - sous les meilleures auspices. Pourquoi donc ? Il faut rechercher la réponse dans un deal plus large que le candidat Macky Sall a dû conclure avec les ennemis de HH en contrepartie de leur soutien. Partant de ce fait lourd de sens, il importe de saisir que la décision de la CIJ n’apporte rien de nouveau, ni de décisif par rapport à la volonté du nouveau pouvoir sénégalais d’organiser une parodie de procès dirigée contre l’ancien Président tchadien. D’ailleurs, la déclaration du Représentant de l’Etat sénégalais auprès de la CIJ confirme cette assertion, puisque l’intéressé clame sa réjouissance que « la CIJ ait rejoint le Sénégal dans ce qu’il n’a jamais contesté, à savoir sa volonté de poursuivre M. Habré ».
     
    Oui, il y eut bel et bien un deal, et, Macky Sall veut montrer sa promptitude à exécuter sa part du contrat incluant, outre le dossier HH, des centres d’intérêt d’ordre économique, financier et militaire. Le reste – lutte contre l’impunité, la justice pour tous et autres slogans à la mode – relève du camouflage, du décor et de la supercherie, comme le savent si bien faire les Etats modernes à travers notamment les outils de la communication. Mais, le Pouvoir qui ne respecte ni les décisions de ses juridictions nationales, ni le verdict de la Cour de justice de la Communauté régionale à laquelle il appartient, ici la CEDEAO, n’est-il pas disqualifié à revendiquer quelque vertu que ce soit en matière de rendre la justice ? La loi divine et la raison humaine lui interdisent toute prétention à l’honorabilité. Dans l’affaire HH, Wade, un vieux singe à qui on n’apprend pas l’art de se gratter, agit en virtuose de la ruse, de la manipulation, du vrai-faux et du faux fuyant, avec toujours dans son sac un parachute de secours pour atterrir en douceur au cas où… les pressions montrent un visage trop menaçant. Par contre, son successeur, inexpérimenté et sans envergure, trop pressé d’en montrer dans la gestion de ce dossier, s’est révélé n’être qu’un exécutant obéissant et trop zélé. Il est de la légion des « nouveaux tirailleurs ».
     
    D’après les observateurs sénégalais parmi les plus avertis, quatre facteurs, ci-dessous énumérés, ont décisivement contribué à la victoire de Macky Sall aux récentes élections présidentielles, lesquels facteurs vont peser de tout leur poids dans l’action de son Gouvernement, d’autant plus qu’il a d’ores et déjà annoncé son intention de se porter candidat lors des prochaines présidentielles.
     
    1°) Le soutien de l’Etat français et, en particulier, l’engagement personnel du Président Nicolas Sarkozy qui, en sus des moyens propres de son pays, aurait convaincu son ami, le richissime Emir du Qatar d’apporter, à travers des canaux « intraçables », au candidat Macky Sall une enveloppe financière qui ferait mourir de joie et d’émotion le plus coriace des gorgorlou de Sandaga.
     
    2°) L’appui financier et médiatique des groupes industriels et financiers français opérant au Sénégal dont certains avaient des comptes à régler avec Abdoulaye Wade, en particulier Bouygues et Bolloré.
     
    3°) L’engagement aux côtés du candidat françafricain des puissants lobbies franc-maçonniques et homosexuels.
     
    4°) Les contributions en espèces sonnantes et trébuchantes et en matériels roulants de quelques milliardaires sénégalais qui ne cachent pas avoir « investi » sur le candidat Macky, et qui, à présent, attendent sûrement et impatiemment le « retour sur investissement ».
     
    Dès lors, il n’est pas étonnant que l’affaire HH et quelques autres questions, notamment la signature de l’accord militaire franco-sénégalais remodelé, l’annulation des taxes frappant les appels entrants de la société de téléphonie (Sonatel-Orange) qui règne sur le marché des télécommunications reçurent un traitement d’urgence concomitamment à l’octroi de l’aide financière française (en fait, des prêts à intérêts improprement appelés aides. Et, pourquoi pardieu tout ce bruit de contentement au sujet d’une dette qui sera, en fin de parcours, remboursée au double, voire plus, sans compter que la France tire annuellement de chez nous, à travers ses sociétés installées ici, mille fois plus que ses aides fictives). Pur hasard de calendrier et vaines spéculations que tout cela, diraient peut-être les Officiels exaspérés d’être confondus et pris la main dans le sac !
     
    Au demeurant, une réunion de travail Sénégal/Union africaine s’est tenue à Dakar, du 20 au 24 Juillet 2012 sous la supervision étroite et pressante du (la) Ministre de la justice, ancienne employée du système des Nations Unies, section droits de l’homme, proche des ONG droits-de-l’hommistes, et qui fait de l’affaire Hissein Habré son levier de notoriété, de promotion politique et en cas d’éjection du Gouvernement d’atout pour l’obtention d’un strapontin au sein de la galaxie internationale des droits de l’homme connue pour fort bien nourrir ses fidèles affidés. Activement présents, quelques « conseillers » français « tirent les  ficelles » pour orienter, harmoniser et opérationnaliser les travaux. Ce conclave sans précédent ailleurs dans le monde où la justice est respectée a accouché de quatre monstres inconnus des annales juridictionnelles des Etats modernes, baptisés « Chambres extraordinaires africaines ». Il s’agit ni plus ni moins qu’une structure créée ex nihilo ayant la mission tout aussi extraordinaire et unique, à travers un simulacre de procès, de « poursuivre » et de « juger » une seule et unique personne afin d’atteindre un objectif ultime : Condamner l’ancien Président tchadien à une peine humiliante, infamante et dégradante. Les donneurs d’ordre et les exécutants de cette crapulerie criminelle sont si conscients de leur forfaiture qu’ils ont dû mobiliser l’essentiel de leurs médias, ceux de la françafrique, notamment RFI, Jeune Afrique, et aussi leurs relais sur notre Continent, pour vendre à l’opinion leur bébé daltonien. Ils essayent également de faire de l’Arrêt de la CIJ un bouclier protecteur et justificatif de leurs agissements coupables, alors qu’ils avaient pris, bien avant le verdict de la CIJ, leur décision d’organiser ce qu’ils appellent hypocritement le « procès juste et équitable » de M. Hissein Habré. D’ailleurs, les puissances occidentales ne sont-elles pas les premières à mépriser et ignorer les sentences de la CIJ prises à leur encontre. Pour eux, les arrêts de cette juridiction n’ont pas plus de valeur que de simples avis que les Etats ne respectent qu’autant qu’ils ne mettent pas en cause leurs intérêts. France, Etats-Unis, Belgique et Israël – parmi nombreux autres pays occidentaux – ne sont-ils pas les champions du non-respect des décisions de la CIJ ?
     
    Contrairement à ce que pensent et disent les néocolonialistes et leurs valets locaux, les Peuples africains en général, et les Sénégalais en particulier, ne sont pas des cancres stupides et d’aveugles demeurés. Malgré tous leurs efforts – actes de corruption, menaces, déclarations, écrits, images, etc… - l’opinion africaine ne relâche pas sa méfiance, voire son hostilité à l’égard d’une entreprise d’humiliation et d’outrage à l’endroit de l’Homme Noir. Une de plus dans la longue série que l’Occident impérialiste n’a jamais cessé d’administrer au Continent africain et ce, depuis leur première rencontre, il y a plusieurs siècles. Qu’à cette terrible tragédie ont pris et prennent activement part comme auxiliaires zélés, de Noirs, ces tirailleurs d’hier et d’aujourd’hui ; et, voilà qui courrouce encore plus les patriotes africains (lire la chronique citée plus haut du journaliste Mamadou Oumar Ndiaye, Directeur de publication de l’hebdomadaire LE TEMOIN). La scélératesse de tous ces brigands autour de l’affaire HH - un complot qu’ils ont initié, nourrissent et tentent de mener à son ultime terme fatal - constitue un défi outrancier et absolument inacceptable que l’on doit relever sans faiblesse ni hésitation. En tout état de cause, il serait illusoire de penser que cette ignoble cabale va passer aussi facilement que ses commanditaires et ses exécutants le croient ? Demain il fera jour, qui vivra verra !
     
  • Dans la foulée de la conférence de presse que j'ai animée le 14 aout 2012, et avant même que les medias n'en rendent compte, M. Mahamat Hissene, porte-parole du MPS, a diffusé un communiqué de presse truffé de contre-vérités à propos du statut de l'opposition. Cela m'amène à rappeler certains faits pour édifier l'opinion.

    La Loi 20 portant statut de l'opposition a été promulguée le 4 aout 2009 par le Président de la République. La mise en œuvre de cette loi était conditionnée par l'organisation des élections législatives, d'une part pour avoir des règles de financement des partis politiques, et d'autre part, pour connaitre le Chef de l'opposition, issu du parti politique ayant le plus grand nombre de députés à l'Assemblée nationale.

    En ce qui concerne le financement des partis, un décret de janvier 2012 l'a renvoyé à 2013, ce qui est simplement scandaleux. Il en est de même du Chef de l'opposition dont le sort a été lié, à tort, à la modification de la loi confiée au Comité de suivi. Ce qui fait cruellement défaut, c'est le décret d'application qui peut être signé à tout moment, si la volonté politique existe.

    Depuis que les règles du jeu sont connues, le Président de la République n'a posé aucun acte, pour  mettre en œuvre cette Loi. Il s'est plutôt muré dans un silence étonnant, donnant ainsi libre cours à toutes les supputations. C'est pour y mettre fin que je lui ai suggéré, en juin 2011, de signer un décret d'application afin de mettre en place la structure. Dans la foulée, je lui proposai aussi l'envoi d'une mission dans deux ou trois pays similaires d'Afrique de l'ouest, pour y recueillir leurs expériences et en tirer profit. Je n'ai jamais demandé à être de la mission, et encore moins à en être le seul membre. Au final, je n'ai d'ailleurs fait partie d'aucune mission et ne m'en suis pas plus mal porté. Dire que « le chef de file croyait effectuer la mission seul pour en orienter le texte » relève donc de la pure médisance.

    Le porte-parole du MPS s'est ensuite livré à des affirmations qui relèvent du mensonge. Le Chef de file de l'opposition, dans la loi de 2009 comme dans celle qui est en projet, n'a formulé aucune demande personnelle et aucune information ramenée de l'étranger n'a formellement établi que la loi de 2009 a été prise sur la base de fausses informations. M. Mahamat Hissène feint d'ignorer que la Loi de 2009, dont il est co-auteur, était préparée sur la base de documents qui n'ont pas changé et qui sont les mêmes que ceux ramenés par l'une des missions. Tout le long du processus, le Chef de file de l'opposition a insisté sur le caractère impersonnel et pérenne d'une loi. Il ne pouvait donc nourrir aucun calcul personnel au sein du Comité de suivi qui était loin de lui être entièrement acquis.

    Au total, il faut se rendre à l'évidence. Nous sommes en 2012 et le pouvoir ne marque aucun empressement pour appliquer une loi qui date de 2009. Si la volonté politique existait, le bon sens voudrait qu'un décret d'application fût d'abord signé, quitte à ce qu'il soit ensuite modifié, pour tenir compte d'un contexte nouveau. Je crois en conclusion que c'est la personnalité de l'actuel Chef de l'opposition  -en l'occurrence Saleh Kebzabo- qui doit poser problème. La boutade selon laquelle il faut laisser la latitude à Idriss Déby Itno d'en désigner un à sa convenance n'est donc pas fortuite !

    Le 20 aout 2012

    Saleh Kebzabo

  • Arrestations et inculpations en cascade de personnalités proches du président ou de menus fretins, création d'une brigade anti-corruption, ce sont des actes d'une folklorique volonté du gouvernement tchadien d'assainir la gestion de l'Etat. Cette tâche salutaire n'est, à postériori, possible que par une remise en cause totale des fondements non républicains du pouvoir d'Idriss Déby Itno qui s'est ingénié à faire supplanter les normes d'un Etat normal par les us et coutumes de sa communauté tribale.

    Maxwell N. Loalngar, Genève (Suisse)

    Cela s'appelle, dans le jargon prisé des chercheurs, « implémenter » ! Raillé, et avec lui son égérie de première dame, pour les fantaisistes titres de « doctor honoris causa » à eux décernés, Idriss Déby Itno peut désormais se targuer d'avoir appliqué et généralisé les mœurs, us et coutumes Béri au Tchad entier. Donnant ainsi l'impression aux Tchadiens de vivre, non pas dans une jeune république plurielle tendant vers une nation, mais dans une république Zaghawa sortie tout droit de la féodalité. N'en déplaise à ceux qui se trompent des énormités fâcheuses, le pouvoir d'Idriss Déby Itno aura battu tous les tristes records dont cette implémentation, de loin le plus mauvais, qui consacre l'échec de la construction continue d'un Etat moderne. Les précédents pouvoirs, excepté la parenthèse anarchique du GUNT, ont œuvré, malgré leurs tares et avec les moyens de bord qui étaient les leurs - comparés aux énormes ressources disposées par le pouvoir MPS depuis 1990- à la difficile édification d'un Etat moderne et y ont préservé une marge nécessaire. Les décennies MPS auront servi, non pas à continuer cette œuvre en l'améliorant, mais à enterrer les acquis du jeune Etat tchadien. Lequel, depuis 1990, est voué à céder le pas à un Etat privé, insidieux, autrement plus féodal que moderne : celui des nouveaux princes Zaghawa qui ne font plus mystère de leur volonté de domination sans bornes sur le reste de leurs compatriotes et dont l'arrogance est sans commune mesure aujourd'hui.

    Aussi péremptoire que cela puisse sonner, le Tchad républicain n'existe plus. De lui ne demeure que ce nom de baptême pour un « état » Zaghawa tenu par la parentèle des Itnos. Tout observateur, attentif et avisé de l'évolution cahoteuse du Tchad depuis l'avènement du MPS, aura noté la mise au pas de toutes normes républicaines d'Etat moderne. Lesquelles sont supplantées, au niveau institutionnel et plus largement, dans la vie politico-économique et socioculturelle du pays, par des règles féodales jadis en cours chez les peuples Béri des confins tchado-soudanais. Point d'élucubrations d'aigris, il faut convoquer quelques auteurs, essayistes politiques ou anthropologues, pour étayer ce que les Tchadiens expérimentent amèrement. De quoi ravir notamment une certaine Marie-José Tubiana dont les études sur le peuple Béri semblent ainsi généralisées par notre Itno national. Le Tchad, de 90 à aujourd'hui, donne, en effet, de la contenance à l'œuvre anthropologique de Marie-José Tubiana. Cette bretonne éprise du peuple Béri, nous donne éloquemment, dans « Des troupeaux et des femmes : mariage et transfert de biens chez les Béri (Zaghawa et Bidéyat) du Tchad et du Soudan »[1], une connaissance de nos princes d'aujourd'hui pour mieux comprendre la conduite de la destinée du Tchad entre leurs mains. Le titre de l'œuvre est assez illustrateur de ce qu'ils ont fait et font du Tchad jusque-là : le mettre sous coupe réglée, jouant de leurs liens matrimoniaux et ethniques pour s'accaparer le pouvoir et les richesses du pays.

    Quand, les rezzous TGV du MPS fondaient courant novembre 90 sur la forteresse des FANT d'Hissein Habré pour la faire chuter le 1er décembre 90, les Tchadiens, euphoriques à l'idée d'être débarrassés de la dictature, ne se doutaient pas que la nouvelle ère promise était déjà chargée de désillusions. Sauf ceux qui savaient la nature et les mobiles des futurs maîtres à la tête d'un groupe à part qui s'est conjoncturellement allié aux autres (Mosanat, ex-FAP, etc.) pour forcer la porte du palais. Bien qu'ayant été toujours dans l'antre et l'ombre du pouvoir – de l'empire du Ouaddaï au royaume du Kanem-Bornou en passant par les pouvoirs postindépendance du Tchad- servant d'exécutants et de supplétifs aux princes, les Zaghawa sont restés un peuple à part tout en rêvant de l'entièreté du pouvoir. Leurs« difficultés et (...) réticences à s'intégrer dans un ensemble national », caractérisés qu'ils sont par « un irrédentisme toujours sous-jacent » [Tubiana ; 1985], ont contribué de fait à marquer leur mainmise sur le pouvoir – une fois l'objectif atteint- et creuser le fossé avec les autres composantes de la société tchadienne.

    Tubiana, dans son œuvre qui privilégie « l'alliance matrimoniale comme lieu de rencontre (...) de l'anthropologie de la parenté, de l'anthropologie économique et de l'anthropologie politique » [Tubiana ; 1985 ; 355], nous donne une meilleure connaissance du peuple Zaghawa, permet de mieux saisir sa « complexe » articulation en « clans et lignages » ; unesorte de toile d'araignée qui semble tissée aujourd'hui sur tout le Tchad et donne du tournis aux Tchadiens agacés de les voir partout dans les rouages importants de l'Etat sans en présenter les compétences. De fait, structurant les jeux sociétal et politique, l'alliance matrimoniale est et reste, chez eux, l'indéniable moyen de transfert de biens. Au centre de tout et affaire de tous (père, mère, oncles, tantes, frères, sœurs, cousin(e)s, neveux et nièces), rendez-vous du donner et du recevoir, elle traduit dans les faits la solidarité familiale, étend ou renforce les liens communautaires. Les familles y acquièrent, accumulent ou grossissent leurs richesses. Aussi, tout bien appartenant à un des leurs et qui plus est au chef, appartient à toute la communauté qui peut en disposer comme bon lui semble. Ainsi le Tchad, sous Idriss Déby Itno qui ne fait rien pour qu'il appartienne à tous les Tchadiens, comme butin de guerre, est devenu leur bien exclusif. Par le fait du pouvoir, ils ont comme un sauf-conduit pour disposer de tout, de façon effrénée et en toute impunité. Il en est ainsi des fils et surtout neveux et nièces qui gravitent autour de leur père ou oncle de président. Chez les Zaghawa du Tchad, le rapport entre l'oncle maternel et son neveu est de loin le plus confiant pendant que chez les Zaghawa du Soudan, le rôle du père et de l'oncle maternel est indissociable. « (...) Si l'oncle est titulaire d'une position politique importante le neveu deviendra son homme de confiance, de préférence à ses propres fils », la croyance étant que ceux qui secourent l'enfant sont les frères de la sœur [Tubiana ; 1985 ; 243]. Mieux, ce sauf-conduit donne, par exemple, le droit au neveu de « s'emparer, en toute impunité, d'un certain nombre de bêtes dans le troupeau de son oncle » pour sa compensation matrimoniale. Les frères Erdimi auront ainsi été les éminences grises, ordonnateurs, dépositaires et « Raspoutine » du palais et du pouvoir. Ils auront disposé des sociétés d'Etat, de l'argent de l'or blanc et de l'or noir avant que leur grande envie du pouvoir les sépare de leur oncle.

    Beaucoup d'autres Zaghawa, recyclés dans les affaires ou non, et qui roulent aujourd'hui carrosses, auront aussi disposé de toutes les ressources que leur confère le pouvoir tribal, clanique et familial. Les tout-puissants petits princes d'aujourd'hui jouent à fond leur partition de parvenus arrogants sans mérite. Les nièces ou sœurs, analphabètes, d'une ignorance et d'un obscurantisme maladifs, s'en donnent à « cœur-belliqueux ». S'autoproclamant transitaires attitrées de la République, installant leurs postes de douane parallèles, jusque dans la cour des douanes, elles arnaquent les autres tchadiens obligés de payer des droits hors normes et exorbitants. Aujourd'hui, comme achèvement de cette implémentation de leur anthropologie socio-économico-politique à l'échelle du Tchad et de l'Etat, ils sont à tous les postes « juteux » de la République et la plupart des sociétés ou entreprises sont entre leurs mains. Les postes de DGA de la plupart des succursales de banques étrangères au Tchad sont ainsi aménagés en partie pour eux. Qu'ils aient été instruits ou qu'ils soient d'illustres nullards ! Être Zaghawa étant un sauf-conduit suffisant et imparable !

    Moyen de transfert de biens, l'alliance matrimoniale traduit aussi l'accommodation, par les Zaghawa, avec les pratiques répréhensibles. Le vol, le pillage, le crime, etc., sont, en effet, de loin des pratiques normales chez eux. Le bandit et les actes répréhensibles dans le monde moderne tels les razzias de bétail ou le rapt de jeunes filles ne sont pas condamnables chez les Béri. Ainsi, à défaut de pouvoir réunir les têtes d'animaux pour l'alliance matrimoniale, l'on opère des razzias de bétail dans ces contrées. Ces razzias, au-delà de la nécessité, constituent paradoxalement un fait d'héroïsme ancré dans les mœurs. Au point où les jeunes gens aspirant à l'union préfèrent organiser des expéditions pour voler du bétail chez les tribus ou ethnies voisines. « Les jeunes confèrent à ce genre de pratique un caractère héroïque et il suffit d'écouter les chansons des jeunes filles incitant les garçons au vol » pour comprendre. Ce d'autant plus que « le voleur de chameaux n'est pas en rupture avec la société beri ; elle ne le blâme pas, au contraire. »[Tubiana ; 1985 ; 319]. Tous les moyens, répréhensibles soient-ils, sont bons pour accumuler les richesses et constituer la compensation matrimoniale. Même celle du bandit invétéré est reçue et acceptée. J.M Tubiana cite l'exemple du Mogdum Fodul qui donna en mariage une de ses filles à un bandit de grand chemin[2]. Condamné par la justice coloniale, ce genre d'individu est soutenu par la justice traditionnelle parce que « loin d'être au ban de la société, son courage, ses exploits aux dépens des populations étrangères et au profit de son groupe font de lui, au contraire, un personnage dont on veut rechercher l'alliance » [Tubiana ; 1985 ; 178]. Ceci semble un point non négligeable du système des « valeurs » Zaghawa. Il peut expliquer bien des comportements dans leur gestion des affaires publiques à un niveau plus large aujourd'hui. Bichara Idriss Haggar, intellectuel Zaghawa ayant occupé de hautes fonctions politiques et un des fils du patriarche Haggar, le confirme un peu. Il note que la razzia est une des activités favorites notamment du clan Biriyéra ou Biliat dont est issu le président actuel du Tchad : « C'est un groupe au sein duquel il existe un dédain de toute propriété d'autrui » et dont « les membres « tiraient gloire des vols au détriment d'étrangers » [Haggar ; 2003 ; 14-15][3].

    Ceci expliquant cela, on comprend mieux pourquoi le pillage des ressources de l'Etat et le détournement des deniers publics sont impunis sous le pouvoir d'Idriss Déby Itno. Surtout quand ils sont le fait de ses parents Zaghawa. Tour à tour ou à la récidive, des barons du pouvoir auront connu les geôles de N'Djaména ou Moussoro. Mais aucun des parents du président Idriss Déby Itno, de loin grands pilleurs de l'Etat et nouveaux émirs argentés du pays, ne sera inquiété. Ainsi un certain Zakaria Idriss Déby Itno peut, par sa gestion singulière, calamiteuse et dispendieuse des ressources, mettre en faillite la compagnie aérienne nationale, Toumaï Air Tchad, sans que des comptes lui soient demandés. Et pousser l'outrecuidance à quitter l'oiseau en perte de vol pour atterrir au cabinet de son paternel de président ! Ou plutôt à en rester le pilote qui se ménage un poste d'atterrissage et de refuge au cabinet de son géniteur. Lequel ordonne simplement que le gouvernement renfloue les comptes déficitaires de la compagnie pour lui redonner de nouvelles ailes, les anciennes étant déclarées non sécurisantes. Pourquoi les siens ne doivent-ils pas rendre compte de leur gestion ? Sont-ils plus Tchadiens que les autres ? Atterrant et déconcertant... !

    Ceci d'autant plus que la pratique semble, au contraire, encouragée, les voleurs et pilleurs de la République étant les plus promus. Au point où aujourd'hui, des plus jeunes aux plus grands, les Tchadiens n'aspirent qu'à accéder à un poste « juteux » pour piller et détourner en toute impunité. Cela va sans dire, comme une gangrène, ce vice a gagné toute la société tchadienne. Avec cette différence que ceux, encore que mollement punis, pour illustrer le discours folklorique de l'assainissement public, sont les Tchadiens de second rang, ceux non Zaghawa. Comme quoi les règles sont faites pour ne s'appliquer qu'aux Tchadiens non parents du président. Ainsi la fin de la kermesse du désordre ou de l'impunité ne concerne que ceux-ci. Les Tchadiens n'ont jusque-là pas compris que les discours de Déby ne sonnent en bien que pour ses parents. Il en est encore le cas quand il prêche une certaine « renaissance » qui de fait est plutôt Zaghawa que nationale. Car dans son imaginaire et celui de ses parents, ils doivent renouer avec le temps des privilèges dans la cour des princes du Ouaddaï et du Kanem-Bornou dont ils étaient les supplétifs. Privilèges qui leur permettaient de contrôler le commerce de tout, du Sahara au Kordofan soudanais. On en est à constater que tout semble verrouillé à leur compte pour réaliser ce rêve de « renaissance Zaghawa », toutes les ressources de l'Etat pouvant être pillées par eux à cet effet.

    Pour la petite histoire, le gouvernement et le parlement acquis à sa cause évitent, chacun, d'initier une loi contre l'enrichissement illicite et les biens mal acquis parce qu'elle ne toucherait en partie que les parents du président qui, à tour de bras, construisent des villas et immeubles à 500 millions ou 1 milliard de nos francs. La corruption n'est pourtant qu'un pan du problème et il faut ajouter au dispositif une loi contre ceux dont le train de vie et les investissements ne reflètent pas leurs salaires. Jamais pouvoir n'aura été aussi partisan dans l'histoire du Tchad ! Ce qualificatif qui aura valu à l'actuel communicant du Palais rose, ancien rédacteur en chef de N'Djaména Bi-hebdo, un passage à tabac, est plus encore vrai aujourd'hui que par le passé. Le pillage et le détournement des deniers publics ont donc encore de beaux jours devant eux...

    Les auteurs de crime ne sont pas non plus au ban de la société béri. Aussi jouissent-ils, sous le pouvoir d'Idriss Déby Itno, plus que sous aucun autre précédemment, de l'impunité. Il n'est pas besoin, pour l'étayer, de rappeler les crimes et assassinats de tout ordre dont les auteurs, connus ou non, courent toujours... jusque dans les allées du pouvoir ! La République s'est même forgé un vocabulaire tout taillé pour les excuser et empêcher toute enquête criminelle : acte de bavure, crime crapuleux. Lequel vocabulaire rappelle à notre bon souvenir un certain monsieur « bavure », ex-tout-puissant ministre de l'Intérieur. Pis, comme la punition ne s'applique qu'aux autres, le prix du sang, la « diya » a été élevée au rang de moyen républicain de coercition pour faire payer lourdement les auteurs d'acte de sang ou d'accidents mortels autres que Zaghawa qui, à l'inverse, ne payent pas grand-chose à leurs victimes d'autres communautés. Le prix du sang, la « diya » ou l'exil du criminel, moyens pour mettre un terme à la vendetta [Tubiana ; 1985 ; 179][4], s'imposent depuis à la justice républicaine. Ce qui se passe dans les cours de nos tribunaux l'atteste et dépasse simplement l'entendement.

    Outre l'impunité qu'ils illustrent, ces rites répréhensibles, à travers l'alliance avec des bandits, traduiraient, chez les Zaghawa, une fonction politique : l'acceptation d'un personnage qui se met en marge de la légalité.

    On comprend mieux pourquoi le pouvoir d'Idriss Déby Itno s'accommode bien des personnages sans scrupules qui courent les allées de son règne. Comme on le constate, le Tchad aurait évité cet énorme gâchis s'il était dirigé selon les normes de justice, de droit et de mérite qui caractérisent un Etat moderne impartial. Hélas, l'avènement d'Idriss Déby Itno au pouvoir en décembre 1990 a causé une cassure dans la continuité laborieuse de l'Etat impartial. Lequel est désormais supplanté par un « sultanat » Beri dont les us, mœurs et coutumes ont été transposés, en pratique, à l'échelle nationale et impriment dangereusement la marche d'un Etat devenu partial et injuste. Cela, avec la complicité d'une élite inféodée issue d'autres communautés, du sud comme du nord, qui, pour les miettes de la mangeoire, a donné de sa matière grise pour asseoir et pérenniser cette féodalité des temps modernes. De Mahamat Hissein à Nagoum Yamassoum, en passant par Mahamat Saleh Ibet, Mahamat Saleh Adoum, Kassiré Coumakoye, Guelengdouksia Ouaïdo, Mahamat Saleh Annadif, Emmanuel Nadingar, etc., ils sont nombreux à devoir se sentir responsables d'un tel recul.

    A moins de revenir aux règles républicaines de l'Etat moderne, on ne voit pas comment la moralisation de la vie publique, clamée à cor et à cri, peut être possible dans ces conditions.

    Sinon, l'on court droit dans le mur, vers l'implosion. Que l'on ne se méprenne pas, la militarisation à outrance du pouvoir, aux frais du contribuable, la reddition de toutes les rébellions aux confins du pays et la « bab-el-aziziation » du Palais rose tout au long du fleuve Chari, refrénée heureusement par les ambassades des Etats-Unis au sud et de France au nord, n'y feront rien. Après 40 ans de règne, Kadhafi et ses affidés ont quand même dû, comme des rats, s'effacer de la scène libyenne... Au sein de cette jeunesse pourrie par l'implémentation de l'Etat immoral et voyou, il y en a qui restent conscients des enjeux immédiats et globaux, prêts à porter le « printemps » tchadien...

    Tribune publiée dans la dernière édition du mois de juillet 2012 de l'hebdomadaire tchadien Le Temps.

    [1] Tubiana, M-J., 1985, Des troupeaux et des femmes : mariage et transfert de biens chez les Béri (Zaghawa et Bidéyat) du Tchad et du Soudan, Paris, éd. L'Harmattan

    [2] « Ambata », ainsi appelle-t-on ce bandit chez les Zaghawa, selon JM Tubiana

    [3] HAGGAR, Bichara Idriss, 2003, Tchad : témoignage et combat politique d'un exilé, éd. L'Harmattan, Paris.

    [4] Le prix du sang permet d'éviter la vengeance, au même titre que l'exil d'un meurtrier et de sa famille, chez les Zaghawa. P.179

     

    Sources: Agora Vox

  •  Radio Sila, Absoun, Voix de Ouaddai... Ces radios ont changé le quotidien des réfugiés vivant dans les camps à la frontière entre le Tchad et la Soudan.
    Financées parInternews, une ONG internationale qui promeut le développement de médias locaux, ces radios ont rencontré un franc succès auprès d'un public souvent en manque d'informations, tel que le rappelle le Guardian:
    «Les stations mêlent des programmes d'action sociale et innovants qui abordent différents sujets, dont la plupart concernent des sujets encore tabous parmi les ethnies locales. Les auditeurs peuvent appeler pour poser des questions, échanger, demander des informations, et entrer en contact avec des organisations humanitaires.»
    La mise en place de stations locales a permis d'instaurer un dialogue, de traiter certains sujets délicats. Nalga Katir, journaliste, a ainsi organisé un débat sur les mutilations génitales pratiquées sur les femmes. Elle raconte:
    «Les gens parlent beaucoup plus ouvertement à la radio. Ils s'écoutent et apprennent de leurs expériences mutuelles. Il n'y a que la voix à la radio, donc cela permet aux personnes de débattre sans avoir peur du face-à-face.»
    265.000 personnes, dont la plupart ont fui les conflits au Darfour, vivent le long de la frontière entre le Tchad et le Soudan, répartis dans une douzaine de camps différents. Ces radios ont trouvé leur audience, et sont très écoutées au sein de ces populations démunies.
    Même si la plupart des réfugiés du Darfour ne peuvent pas encore rentrer chez eux, il devient de plus en plus difficile de trouver des financements pour des projets de solidarité dans la région.
    Internews, l'ONG qui a mis en place les radios locales entre 2005 et 2006, devrait se retirer durant l'été 2012.
    Même si les journalistes ont été formés, la difficulté est de trouver des sources de revenus, en dehors des recettes publicitaires qui ne rapportent pas beaucoup dans le pays.
    Abdelzerak Arabi, directeur de Radio Sila, a expliqué ses projets auprès du quotidien britannique:
    «Nous commencerons par faire payer les services qui, auparavant, étaient gratuits. Par exemple, un message du gouvernement coûtera 5.000 francs CFA (environ 7,50 euros) et les annonces nécrologiques coûteront 1.000 francs CFA (environ 1,50 euros).»
     
    Sources: Slate Afrique
  • Dans notre pays depuis deux décennies il y a eu des pratiques qui commencent à être comprises du public. Pour être responsable, point n'est besoin d'être compétent, d'avoir des expériences ou d'être honnête. Le ou les « critères » sont le clientélisme, le népotisme, la corruption, la concussion, la délation, la « mouchardise » et le détournement des deniers publics pour servir le prince.

    Nous voulons pour preuve le cas, parmi tant d'autres, de l'ancien dg de l'adac. En effet, cet individu au passé trouble et semé de faux, de combine, d'intrigues et de détournements a caracolé dans les arcanes de l'aviation civile en usant des « critères » ci-dessus énumérés.

    D'abord rappelons que ce bonhomme pendant qu'il était en service à la tête de l'organe de régulation de l'aviation civile a vu débarqué un bon matin du mois de septembre 2011 une mission de contrôle du ministère du contrôle d'état et de l'assainissement public. Un rapport de mission rédigé après plus de cinq mois de contrôle a relevé un détournement de 13 milliards de francs cfa. Une restitution dudit rapport devrait être faite juste après la confrontation. En janvier 2012, lorsque la mission avait pratiquement fini son travail, le dg en question a dit, à qui voulait l'entendre, qu'il détenait des secrets d'état qu'il divulguerait au cas où le rapport serait rendu public. C'était la stupéfaction générale. Au moment où nous rédigeons cette contribution, le rapport déposé à la présidence de la république et dont copie a été transmise à la primature est resté sans suite. Le dg relevé de ces fonctions est nommé sg du ministère des transports et de l'aviation civile. Où es-tu COBRA ?

  • Suite à la déclaration du Premier Ministre du 04 Aout 2012 relative aux résultats du baccalauréat 2012, le Parti Alnassour prend à témoin l'opinion nationale sur l'impacte que doit avoir cette situation sur la cohésion nationale et la paix sociale au Tchad. En ce qui concerne le décret No. 525 du 07 Juillet 2010 l'article 25 annonce ce qui suit : Sont déclarés admis, après délibération du Jury, les candidats ayant obtenu une moyenne supérieure ou égale à 10/20. Tandis que l'article 3 du même décret dit : « une session unique d'examen est ouverte à la fin de chaque année scolaire par arrêté du Ministre en charge de l'Enseignement Supérieur en concertation avec le Ministre en charge de l'Education Nationale. Et d'après l'article 28, les décisions du Jury régulièrement constituées sont souveraines. Toutefois le parti alerte l'opinion qu'un groupe de personnes pour leurs intérêts personnels et pour un agenda propre qui ne prend pas en considération le parcours de la renaissance dirigé par son excellence le président de la République Idriss Déby Itno.

  • Inaugurée pompeusement le 16 mars dernier, la fibre optique devait permettre le désenclavement numérique du Tchad en favorisant son accès aux autoroutes internationales de l'information via le point d'atterrissement Sat3. Depuis lors, les Tchadiens se demandent mais où est donc passée la fibre optique. Quand est-ce qu'elle sera opérationnelle? «Les résultats des tests des équipements et câbles ont été réalisés avec satisfaction et le réseau est aujourd'hui prêt pour une utilisation à l'échelle internationale», a affirmé Idriss Saleh Bâchar, directeur général de l'Office tchadien de régulation des télécommunications(OTRT), lors de la cérémonie d'inauguration de la fibre optique. Cinq mois après, on constate que les tapages médiatiques autour de la fibre ne sont qu'une farce de la part du gouvernement. Selon certaines sources, le gouvernement camerounais réclamait 1 milliard de francs au gouvernement tchadien afin de mettre la fibre optique opérationnelle au Tchad bien que Komé Base est déjà connecté. «Une dépense que le gouvernement tchadien n'est pas prêt à s'engager, car la fibre profiterait non seulement aux Tchadiens, mais à toute la sous-région d'Afrique centrale», indique la même source.
    © La Voix Dans ce numéro du journal La voix
    Ceci peut expliquer la réaction de la direction générale de SIT-COM (Société des infrastructures de transmission des communications électroniques du Tchad), entreprise chargée de la commercialisation de la fibre, qui indique: «nous, avons actuellement de problème, et sommes en négociation avec le ministère de tutelle. Alors, nous ne pouvons pas nous livrer à la presse sur le problème jusqu'à nouvel ordre».
    Et pourtant, le gouvernement tchadien a investi plus de 20 milliards de francs Cfa pour le développement de la Backbone à fibre optique de Komé jusqu'à N'Djaména. Ce qui veut dire que, pour éponger cet argent investi, il doit aider la SITCOM à rendre opérationnelle la fibre afin que la population en bénéficie de son utilisation, car plus d'un Tchadien connaît ce que la fibre optique peut apporter pour le développement d'un pays. Selon d'autres sources proches du ministère de tutelle, l'Internet a causé assez de dégâts dans nombre de pays, dont la chute du président tunisien Ben Ali, libyen Kadhafi et égyptien Moubarak.
    C'est pourquoi, il faut avoir une structure sophistiquée pour sa gestion pour éviter de tomber un jour dans les mêmes problèmes auxquels ces pays Maghrébins sont confrontés. En attendant de trouver cette solution, l'économie tchadienne stagne et les opérateurs en pâtissent.«Notre pays qui accuse un retard significatif dans le numérique se doit d'être à l'avant-garde de ce combat dont le but est d'opérer des ajustements pour être en phase avec un secteur en perpétuelle mutation. La fibre optique va assurément permettre au Tchad de s'arrimer à la société mondiale de l'information, et nous pouvons légitimement être fiers du saut significatif qui vient ainsi d'être effectué», s'est réjouit le ministre des Postes, des Technologies de l'Information et de la Communication, Jean Alingué Bawoyeu lors de la cérémonie d'inauguration. Aujourd'hui, les Tchadiens sont en droit d'être informés sur le retard de cinq mois sur l'opérationnalité de la fibre optique dans leur pays.
    Sources: Journal du Tchad
     
  • Afin de consulter les gouvernants de la sous-région à propos de la crise malienne, dans laquelle la France s'est auto-attribué le rôle de « facilitatrice » sans qu'on sache à quel titre, les ministres Laurent Fabius et Pascal Canfin se sont offert une virée bien françafricaine. Au prétexte de lutter contre les « terroristes » du Nord Mali, ils se sont rendus du 26 au 28 juillet chez certains des pires criminels du continent, eux-mêmes « terroristes » à l'encontre de leur propre population. Les déclarations officielles de Fabius ont fini d'enterrer les espoirs de remise en cause du soutien aux despotes et de la coopération française, notamment sur le plan militaire et policier, avec les régimes dictatoriaux. Dans le prolongement de la très critiquée réception à l'Elysée du dictateur gabonais Ali Bongo le 5 juillet et de celle de l'infréquentable Alassane Ouattara le 26 juillet, le chef de la diplomatie française et le ministre délégué au développement n'ont pas hésité à se rendre au Burkina Faso et au Tchad, à l'occasion d'une tournée ouest-africaine qui les a aussi amenés au Niger et au Sénégal.
    Burkina Faso : aucun problème !
    Á Ouagadougou, nos deux ministres et le député socialiste François Loncle, président du groupe d'amitié parlementaire France-Burkina Faso, ont ainsi rencontré successivement le ministre burkinabè des Affaires Etrangères, Djibrill Bassolé, et son dictateur de patron Blaise Compaoré. A l'issue du premier entretien, Fabius a fait une déclaration cent fois entendue : « Sur les relations bilatérales, les choses vont très bien. La France et le Burkina Faso sont amis de longue date. Les relations entre nos gouvernants sont excellentes. La coopération va se poursuivre, s'amplifier si c'est possible. Nous n'allons pas inventer des problèmes là où ils n'existent pas. Il s'agit d'une véritable coopération de long terme, fluide, et nous avons l'intention, bien sûr, de la poursuivre ». Bien sûr. Car peu importe, après tout, que le pays soit dirigé par un despote resté au pouvoir plus longtemps que le tunisien Ben Ali ; qu'il ait fait éliminer Thomas Sankara pour prendre la tête du pays en 1987 ; que pour le journaliste Norbert Zongo, l'étudiant Dabo Boukary, et tous les autres martyrs de son règne, les familles attendent toujours que justice leur soit rendue ; et que son rôle soit même régulièrement évoqué, y compris lors du procès de Charles Taylor au Tribunal Spécial pour le Sierra Leone, dans les guerres qui ont dévasté ce pays et le Libéria à la fin des années 90. Peu importe tout cela pour ces ministres et ce député puisque Blaise les a ensuite « très aimablement reçus », selon Fabius qui n'a ensuite rien trouvé de mieux à exprimer que sa « certitude que l'amitié entre la France et le Burkina est entre de bonnes mains ». On attend la réaction du socialiste Pouria Amirshahi, député des français de l'étranger sur cette circonscription et secrétaire national du PS à la coopération, à la francophonie et aux droits de l'homme. Ce dernier avait en effet fait savoir sa désapprobation sur la rencontre Hollande-Bongo, début juillet. Surtout, il avait pris soin, lors d'un déplacement au Burkina fin avril, de ne pas rencontrer les autorités en déclarant même en conférence de presse que les burkinabè attendent « l'alternance, après 25 ans de présidence Compaoré ». Visiblement, ça n'est plus la ligne officielle du PS...
    « L'expérience » de Déby : comme terroriste ?
    Mais le pire restait à venir. Á N'Djamena, le patron du Quai d'Orsay a en effet fini de dissiper les espoirs des démocrates tchadiens qui attendaient une remise en cause du soutien historique dont bénéficie Idriss Déby. À la question d'un journaliste, lui demandant « avec l'arrivée des socialistes au pouvoir, quelle sera la coopération entre le Tchad et la France ? », sa réponse est limpide : « Il y a un changement de président de la République, un changement de gouvernement, mais les relations d'amitiés demeurent. Le Tchad et la France, depuis très longtemps, ont des relations d'amitié, de partenariat. (...) J'ai ainsi trouvé dans le président Déby, que j'ai déjà rencontré il y a quelques années, un interlocuteur extrêmement ouvert à ce partenariat dont je me réjouis ». Le changement dans la continuité ! Fabius, impavide, a proclamé à cette occasion que ses collègues et lui étaient les « amis de la démocratie » et bien sûr « les amis de l'Afrique ». Sans doute autant de bonnes raisons de légitimer Idriss Déby, dont la place serait pourtant aux côtés de son prédécesseur et ancien patron Hissène Habré, accusé de génocide et réfugié au Sénégal en attente d'être traduit en justice. Fabius, qui était venu chercher un soutien de plus à la position de la France (de « facilitatrice », bien sûr) dans la lutte contre les « terroristes » d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et leurs alliés, ne croit pas si bien dire en déclarant : « Le président Déby est connu pour l'expérience qu'il a sur toute une série de problèmes qui concernent la région ». Il est vrai que son CV est éloquent : sa responsabilité dans les massacres au Sud du pays dans les années 90 et la répression brutale de son régime font de lui un chef d'État terroriste, au sens qu'il terrorise sa propre population depuis déjà 21 ans, c'est-à-dire depuis son installation à la tête du pays grâce aux services secrets français. Il ne doit cette longévité au pouvoir qu'aux interventions de l'armée française et à la coopération militaire, dont on serait en droit d'attendre la suspension de la part d'un gouvernement progressiste. Mais Fabius, qui dit ne pas avoir évoqué avec Déby le sujet du millier de soldats français positionnés en permanence dans le pays, a cependant affirmé son « sentiment que la coopération entre le Tchad et la France va évidemment se poursuivre, se développer ». On ignore si le ministre EELV Pascal Canfin a participé ou non à cet entretien-là, mais il était bien présent au Tchad. Celui qui avait eu le culot d'affirmer dans une interview quelques jours plus tôt que son gouvernement avait « normalisé les relations entre la France et l'Afrique » confirme donc tacitement qu'il est « normal » que des ministres français se rendent chez l'un des dictateurs les plus brutaux du continent.
    Fabius ne commet pas d'erreur
    C'est finalement lors de l'étape sénégalaise de nos ministres qu'on peut trouver, dans les propos de Fabius, une prudente circonspection. Le patron du Quai d'Orsay, venant visiter le mouvement « Y en a marre », a en effet averti que « il faut aussi une vigilance parce que, même si un gouvernement est plus progressiste qu'un autre, il peut quand même commettre des erreurs ». Mais il parlait alors du gouvernement de Macky Sall, et ne pensait évidemment pas à lui-même :« j'ai été ministre et Premier ministre très jeune et l'expérience cela a l'avantage d'aider à éviter les erreurs à ne pas commettre. Et la faute principale à commettre, c'est de rester enfermé dans les palais officiels et de se couper de la population ». C'est facile, à Dakar, de ne pas se limiter au « Sénégal officiel », comme il dit. En revanche, au Burkina Faso et au Tchad, on peut se contenter de rencontrer des gouvernants qui ne subsistent que par la répression de la population, et même réaffirmer les liens amicaux avec la dictature. Car en France les gouvernements passent, et « les  relations d'amitiés demeurent » : Fabius le dit et le prouve.
    Sources: SURVIE
  • Comme nous l'annoncions voilà quelques jours (les raisons du renvoi de Ahmat Djidda du gouvernement) c'est par une communication de "Manu" (pour les intimes) que la douloureuse a été annoncée aux élèves tchadiens assommés et incrédules.

    Un bouc émissaire est rapidement trouvé en la personne du "lampiste" sortant Ahmat Djidda, pour qui, nous n’éprouvons ni pour lui, ni pour d’autres une quelconque sympathie. Mais lorsqu’il est injustement renvoyé, c’est de notre devoir de dire la vérité. De tout temps, dans ce pays, Monsieur Nadingar, on a repêché jusqu'à 8/20 (les bacheliers des années 80 se rappelleront). Dire aujourd'hui qu'il ya un texte qui interdit le repêchage est une aberration voire absurdité.

  • La seule athélete tchadienne participant au jeux olypiques, la judokate Carine Ngarlemdana, a été battue le 01 août dernier a appris la Gazette. Malgrè sa détermination, elle s'inclina devant Sally Conway de 8 ans son ainée même si elles appartiennent à la même catégorie.L'Anglaise, après avoir poussé la jeune judokate à la pénalité à deux reprises, lui a marqué waza-ari avant de finir par l'immobiliser.

    Le judo à l'instar des autres disciplines sportifs, so

  • Suite à l’article publié par  DEFFALAH  HATAP  le 30 juillet 2012, le collectif Africain de Soutien au Président HISSEIN HABRE (CAS-HABRE) rappelle à  l’opinion publique  que le 18 novembre 2010, la Cour de Justice de la CEDEAO  a prononcé son verdict définitif en disant qu’elle Constate l’existence d’indices concordantes de probabilité de nature à porter atteinte aux droits de l’ancien Président HISSEIN HABRE sur la base des reformes constitutionnelles et législatives opérées par l’Etat Sénégalais.
     Ainsi, la cour a condamné sans détours, une entreprise qui a eu pour effet de modifier la constitution d’un pays, non pour se mettre en conformité avec les obligations internationales, mais pour juger un homme et seul pour l’ensemble des événements survenus au Tchad de 1982 à 1990.
    A cet effet, la Cour de Justice de la CEDEAO avait demandé  à l’Etat du Sénégal de se conformer au respect des décisions rendues par ses juridictions nationales notamment  au respect de l’autorité de la chose jugée.
    La Cour a rétablit ainsi le droit bafoué des plus hautes  juridictions Sénégalaises dont les décisions rendues en 2000, 2001 et 2005 avaient conduit  le gouvernement Sénégalais censé respecter la séparation du pouvoir et conséquemment l’indépendance de la magistrature, l’autorité des décisions de justice et la sécurité des justiciables, à porter cette affaire devant  l’Union Africaine(UA), afin d’obtenir le prétexte de remettre en cause lesdites décisions. Or,  l’Union Africaine n’est en aucun cas une instance juridique.
    Logiquement, la Cour de Justice de la CEDEAO avait ordonné au Sénégal de respecter le principe absolu de non rétroactivité. Naturellement,  il est notoire qu’il faut se demander si la procédure est  légale avant de parler des faits reprochés au Président HISSEIN HABRE.
    La Cour rappelle  en effet,  un principe fondamental, pourtant clairement affirmé par la charte africaine des droits de l’homme et des peuples et la déclaration universelle des Nations Unis.
    Dès lors, la procédure engagée contre la personne de HISSEIN HABRE par l’Etat Sénégalais doit être définitivement clôturée. Le droit, le recommande, la justice l’exige et l’impose.
    Quant à la CIJ, elle n’a pas le droit d’exiger à  l’Etat Sénégalais de juger le Président HISSEIN HABRE. Elle ne donne que  son avis sur les questions juridiques que lui soumettent les organes et les institutions spécialisées de l’ONU, autorisés à le faire. Cependant les déclarations de la CIJ n’ont aucune autorité morale. Donc sa compétence en matière contentieuse est facultative.
    Le Président HISSEIN HABRE reste célèbre et a des partisans au Tchad, en Afrique et partout dans le monde.
    Et Nous, Collectif  Africain de Soutien au Président HISSEIN HABRE (CAS-HABRE) ne resterons pas inertes face à cette conspiration dont il fait l’objet.
    Nous lutterons jusqu’au bout afin que l’équité et la justice triomphent !
     
    Fait à Dakar le 2 Aout 2012
    COLLECTIF AFRICAIN DE SOUTIEN AU PRESIDENT HISSEIN HABRE
    (CAS-HABRE)
    Contacts :(+221)76 130 23 26 / 77 594 32 56 / 77 829 77 64 / 77 317 40 77
  • Le ministre de l’enseignement supérieur vient d’être congédié sans aucune manière à cause du taux, tenez vous bien, excessif de « 27% » d’admis, soit 19 000 sur quelques 70 000 candidats au Bac tchadien. Selon des sources dignes de foi, le ministre fut convoqué par le SGP du despote qui lui aurait demandé d’annuler purement et simplement ces résultats car le taux de réussite est trop élevé par rapport aux moyens de l’Etat. Le ministre aurait exprimé son incapacité de prendre de telles décisions car le Bac est organisé par une commission indépendante du cabinet du Ministre. Cette attitude étant considérée comme un refus de sa part, le despote l’a démis de ses fonctions. C’est le monde à l’envers. Il faut être au Tchad pour entendre dire que le taux 27% d’une classe d’âges réussie au baccalauréat est pléthorique. Dans d’autres contrées,  et sous d’autres cieux un résultat aussi médiocre aurait entrainé une émeute voire une insurrection. Par ces comportements,

  • Le Collectif Africain de Soutien au Président Hissein Habré (CAS-HABRE) a appris avec surprise le verdict de la cour internationale de justice (CIJ) du 20 juillet 2012  qui somme à l'Etat du Sénégal d'organiser un procès  « sans délai » ou d'extrader  l'ancien Président tchadien  Hissein HABRE. Le Cas-Habre tient à rappeler que l'affaire HABRE a déjà fait l'objet de SIX décisions de justice. Toutes les décisions rendues par les juridictions sénégalaises ont acquis l'autorité de la chose jugée, et ont donné toutes,  gain de cause au Président Hissein Habré. Et tout dernièrement,  l'arrêt définitif de la Cour de justice de la CEDEAO en date du 18 Novembre 2010 qui a mis fin à l'affaire Habré en ordonnant  à l'Etat du Sénégal de se conformer au respect des décisions rendues par ses juridictions nationales notamment au respect de l'autorité de la chose jugée.

    Après avoir été déboutée à maintes reprises par la justice sénégalaise sur les velléités d'obtenir l'extradition du Président Habré, la Belgique toujours dans ses visées hégémoniques et néocolonialistes, a saisi la CIJ au mépris des toutes les décisions   antérieures pour raviver l'affaire.

    Les Juridictions sénégalaises et la Cour de Justice de la CEDEAO ont dit le droit. Définitivement et irrémédiablement, les autorités sénégalaises  doivent en tirer toutes les conséquences de droit et de fait, en particulier respecter l'indépendance de la justice. C'est pourquoi, le CAS-HABRE appelle le gouvernement sénégalais  de se tenir aux différentes décisions rendues par ses juridictions à savoir le respect du principe absolu de l'autorité de la chose jugée.

    Fait à Dakar, le 27 juillet 2012

    Le Chargé de communication du CAS-HABRE Nos contacts :(+221)76 130 23 26 / 77 594 32 56 / 77 829 77 64 / 77 317 40 77

  • L’arrestation injuste et la récente libération de l’ex SGP du despote, Monsieur Mahamat Saleh Annadif, apporte chaque jour son lot de révélations. Ainsi, lors d’une visite à Monsieur Annadif, Monsieur Tine de la RADHO a trouvé non seulement les conditions de détentions de ce dernier sont convenables (tapis persan et thermos de thé vert à porter de mains) mais, écoutez bien, que « toutes les conditions de détentions au Tchad sont aux normes des exigences des associations de Droit de l’Homme ». Quelles prisons avez-vous visité à part l’endroit où se trouve Annadif ? Quels prisonniers avez-vous rencontré à part Annadif ? Les conditions de détentions d’Annadif

  • Des informations de plusieurs sources indiquent que Idriss Deby est entrain de lever , avec l’assistance  de la France , des unités  spéciales  composées essentiellement des anciens opposants  tchadiens  ralliés   et autres radiés de l’armée  tchadienne . Le despote tchadien entend  saisir, par l’envoi des hommes, la belle occasion des islamistes au Nord du Mali pour parvenir  à quatre objectifs principaux   :

    1. Résoudre l’épineux problème des anciens opposants ralliés laissés pour compte et autres radiés de l’armée tchadienne, la plupart n’appartenant pas au clan du despote;
    2. Normaliser ses relations  avec la France, se rendre indispensable et incontournable  dans la sous-région;
    3. Obtenir de l’argent des Occidentaux, Européens et Américains, cet argent son obsession et son hantise permanentes. Déjà, on propose un million de francs CFA aux volontaires pour la « mission du Nord Mali ».
    4. Montrer que ni le Mali, ni la CEDEAO  n’est à même de résoudre ses propres problèmes  sécuritaires  et fait appel à un Idriss Deby pour mettre hors d’état de nuire une poignée d’Islamistes.

    Pourtant, les hommes de Idriss Deby avaient donné visage des piètres combattants  au Rwanda et au Congo-République Démocratique d’ où ils étaient partis  « talons aux fesses ». En République Centrafricaine, les hommes de Idriss Deby n’avaient été que  des simples pillards. Après la victoire peu glorieuse de Bozizé, des lits  de l’hôpital central de Bangui (capitale centrafricaine) étaient en vente aux marchés de Ndjamena, des véhicules immatriculés  RCA entraient et sortaient de la Présidence de la République de Idriss Deby au vu et au su de tous, d’autres étaient entrés par milliers au Soudan. Jamais, les Centrafricains  n’oublieront le pillage systématique de leur pays par les bandes de prédateurs sans foi ni loi de Idriss Deby lors de l’avènement au pouvoir de Monsieur Bozizé.

    A rappeler pour l’histoire que sans le soutien multiforme, diplomatique, matériel, financier et militaire  de la Libye de Kadhafi et de la France, les hommes de Idriss Deby auraient été battus par l’opposition politico-militaire tchadienne depuis fort longtemps.
    Vouloir  décerner la médaille du  meilleur stratège militaire  africain à Idriss Deby  constitue une grosse contrevérité.

    Le 24 Juillet 2012
    Mahamat Hassaballah
    Combattant de l’A N C D.

  • Le régime de Mouammar Kadhafi et ses amis français lui ont monté vingt et deux ans durant la tête si haute que le despote tchadien Idriss
    Deby se permet aujourd'hui toutes les vanités et les contrevérités dans cet « interview-vérité » qui n'est que vanité et mensonge. Contrairement aux affirmations de certaines presses africaines et étrangères Idriss Deby n'est pas un spécialiste de la guerre dans le désert. Et le Sahel tchadien n'est pas un désert, si non qu'on envoie les hommes de Idriss Deby dans le Nord malien, nous parions qu'ils reviendront au Tchad Talon aux fesses. Sans la France et la Libye de Kadhafi, Idriss Deby n'a ni armée, ni État. Dans cet « Interview-Vérité » le tyran tchadien dit avoir averti l'O T A N à un moment pendant le combat du Peuple libyen contre l'ancien tyran libyen feu Mouammar Kadhafi. Quelle vanité! Aussi , il est très clair dans son interview que Deby n'a pas su cacher , même pour la forme , son amertume et son regret pour l'effondrement du régime de Mouammar Kadhafi , son parrain.

    Le despote de N'Djamena est allé jusqu'à qualifier la chute de son parrain Mouammar Kadhafi de « dislocation de la Libye » et ignorer totalement les efforts de stabilisation et de démocratisation réalisés par les autorités révolutionnaires de la Libye nouvelle, en affirmant que « les nouvelles autorités libyennes ne contrôlent toujours pas leur propre territoire ».

    Concernant la question malienne, Idriss Deby considère que la gestion actuelle de la crise par la CEDEAO seule « ne constitue pas une réponse appropriée à la situation », « On tourne en rond de sommet en sommet, etc. ». Quelle impolitesse à l'égard de cette grande institution africaine ?

    Idriss Deby affirme par ailleurs avoir répondu « non » à la demande du Président de la République française quant à une éventuelle implication militaire du Tchad dans cette crise malienne, ce qui aurait pu être une indiscrétion grave relevant de l'irresponsabilité sous d'autres cieux. Quant aux affrontements entre arabes et Toubous libyen, Idriss Deby se dit inquiet. Quelle ironie ! Idriss Deby inquiet pour le sort de qui ? Des Toubous dont il n'a jamais hésité depuis vingt ans d'incendier villages et palmeraies, de décimer camelins et chèvres ? Des autres Libyens dont il a fait par mercenaires massacrer les parents, femmes, enfants, vieux pour soutenir son parrain feu Mouammar Kadhafi ?

    Après avoir violé tous les droits humains au Tchad pendant vingt et deux ans, après ses aventures militaires au Rwanda, au Congo-Brazzaville, au Congo-République Démocratique, en République centrafricaine, en Libye, tête montée très haut, Idriss Deby trouve le culot de sous-estimer ou feindre d'ignorer tous les efforts de la CEDEAO pour résoudre cette crise.

    Le tyranneau tchadien va très fort et montre ainsi qu'il est tout simplement mal éduqué et irresponsable.

    Le 22 juillet 2012

    Le Bureau exécutif de l' A N C D .

     

  • SENEGAL - DAKAR 22 JUILLET 2012 © koaci.com - La Haye continue de mettre la pression sur le Sénégal pour le jugement de Hissène Habré. Les avocats de ce dernier crient au scandale.
    « Cette décision est nulle et non avenue » a dit Me El Hadji Diouf, l'un des avocats de Hissène Habré. « Hissène Habré ne peut plus être jugé et ne peut plus être extradé non plus. Cette décision montre que la cour internationale de justice, ainsi que les nouvelles autorités Sénégalaises, ne maîtrisent pas ce dossier » explique M.Diouf. Selon ses explications, le Sénégal est pris dans son propre piège, parce que, dira t-il, la Cedeao impose à tous ses pays membres des décisions. Pour cela, l'avocat persiste et signe que son client ne peut plus être jugé au Sénégal. Il invite les autorités de ce pays à éviter de politiser cette affaire qui, selon lui, est très sérieuse.

    Pour sa part, Mme Aminata Touré, ministre de la justice laisse entendre que « Habré sera jugé au Sénégal avant fin 2012 ».
    Qui vivra verra !

    Malickou Ndiaye, KOACI.COM DAKAR, copyright © koaci.com

  • Dans une déclaration outrecuidante à un hebdomadaire spécialisé dans la promotion des despotes et autres dictateurs, Idriss Deby Itno (IDI pour les tchadiens), sans aucune gène, se vante avoir averti "les occidentaux sur les conséquences d’une chute" de son parrain Kadhafi. Prédire que l’après Kadhafi sera difficile pour la sous région en terme d’insécurité, c’est comme si on prophétise la succession du jour et de la nuit tellement que c’est évidant. Pourquoi Deby a pris fait et cause pour Kadhafi ?

    Après 40 ans de dictature et de mégalomanie, Kadhafi s’est

  • Des heurts survenus dans la nuit de dimanche à lundi entre soldats tchadiens de la Mission de consolidation de la paix en Centrafrique (Micopax) et des gendarmes centrafricains ont fait un mort côté tchadien et deux côté centrafricain, a appris l'AFP lundi d'une source de la gendarmerie.
    Selon la source, une rixe survenue au sein d'"une unité de police constituée comprenant des éléments tchadiens de la Micopax (...) a attiré l'attention des gendarmes centrafricains en patrouille au quartier populaire du KM5 (de Bangui). Et a entraîné un échange de tirs lors duquel un soldat tchadien a été tué".{jcomments on}

  • APPEL A COMMUNICATION

    Le Rassemblement National Républicain Tchadien

    R.N.R

    Pour la Vérité, le Changement et la Réconciliation, Une exigence éthique, Un objectif cardinal, Un impératif patriotique.

    Le Samedi 11 Août 2012, le RNR organise une Conférence-Débat citoyen, de 13h à 17h30, à l’adresse suivante : 23, Rue de Greneta Paris 2ème, Pour y accéder : Prendre le Métro Ligne n°4 : Porte d’Orléans - Porte de Clignancourt ou  Ligne n°3 : Pont de Levallois - Gallieni Descendre à la Station : Réaumur-Sébastopol.

    Cette rencontre a pour thème :

    Un 11 aout 2012, Un 52ème Anniversaire de l‘accession de pays la République du Tchad, sous le signe de la répression tout azimut de Idriss Déby.

    La participation et la contribution à la conférence est ouverte à tout tchadien et ami du Tchad, toute organisation de défense de Droits de l‘Homme et toute personne sensible aux violations de ce principe universel; notamment par le pouvoir tchadien actuel.

    Vous pouvez nous faire part de vos suggestions éventuelles à l’adresse électronique ci-après: Tchadessor@yahoo.fr

     

     

    Vive la République

    Vive la Résistance Tchadienne Républicaine

    Vive la militance pour la respect de l’humain.

    Fait en Ile-de-France, le 02 juillet 2012

    Pour le Coordination Nationale du RNR

    Le Secrétaire Permanent

                                       Monsieur Souleymane Abdallah{jcomments on}

  • toumai_air_tchadLes autorités tchadiennes ont annoncé lundi le retrait du certificat de transport aérien de la compagnie nationale Toumaï Air Tchad après la découverte de "problèmes graves de sécurité" en violation des règles de l'aviation civile. "L'autorité de l'aviation civile a retiré le certificat de transports aérien à la compagnie Toumaï et à deux autres (Sahara aéro services et RJM Aviation basées à Ndjamena) suite à des problèmes graves de sécurité dans l'aviation civile du Tchad", a annoncé à l'AFP le secrétaire général du ministère des Transports et de l'aviation civile, Mahamat Aware Neïssa. "Toumaï Air Tchad et les deux autres compagnies ne pourront plus faire des vols internationaux puisque selon les conclusions de l'audit de l'Organisation de l'aviation civile internationale, ces compagnies opèrent avec un permis temporaire et sans 'air operator certificate'. Ce qui pose de graves problèmes de sécurité", a expliqué Mahamat Aware Neïssa.{jcomments on}

     

  • Kamal OmarUn haut responsable du Parti du congrès populaire (PCP), l'un des principaux partis d'opposition au Soudan, est en détention, a annoncé dimanche le PCP, qui fait partie d'une coalition d'opposants soutenant le mouvement de contestation contre le gouvernement. Kamal Omar, chef du bureau politique du PCP, la formation de l'islamiste Hassan al-Tourabi, a été arrêté samedi à son domicile, a annoncé à l'AFP Béchir Adam Rahma, un autre responsable du parti. "Il lui ont demandé de prendre un sac et quelques vêtements. Cela signifie qu'il va rester un moment", a-t-il ajouté, précisant que l'arrestation était probablement liée au fait que M. Omar devait se rendre lundi au Qatar pour participer à une émission sur la chaîne Al-Jazeera. Dirigé par M. Tourabi, mentor d'Omar el-Béchir lors du coup d'Etat militaire qui l'a porté au pouvoir en 1989 mais devenu l'un de ses adversaires les plus virulents après avoir été écarté 10 ans plus tard, le PCP est l'un des principaux partenaires de la charte d'opposition signée mercredi. Cette charte appelle à une intensification du mouvement de contestation contre M. Béchir et sa politique d'austérité avec l'objectif d'obtenir la fin du système de parti unique.

    La contestation, lancée à la mi-juin par des étudiants protestant contre la hausse des prix alimentaires, se manifeste par une multiplication de petits rassemblements violemment dispersés par la police, mais la mobilisation reste loin de celle des mouvements du Printemps arabe.

    La répression est cependant sévère, avec des milliers d'arrestations selon des militants, qui visent particulièrement les opposants et les journalistes. L'Union européenne et le Canada ont exprimé leur inquiétude face à ces mesures.

    "Il n'y a aucun espoir de réforme constitutionnelle. Avec le vent du Printemps arabe, la contestation populaire semble la voie la plus sure pour ramener la démocratie et la paix au Soudan", a insisté M. Rahma, même si les militants pro-démocratie ont fustigé ces dernières semaines le manque de mobilisation de l'opposition politique.

    Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Soudan: arrestation d'un haut responsable de l'opposition | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique{jcomments on}

     

  • L'opposition tchadienne en lutte contre la dictature de N'djamena, reste plus que jamais inébranlable. Il est indéniable que le complot ourdi contre la résistance Tchadienne par le duo Deby Albechir a eut un effet très négatif sur la suite de la résistance Tchadienne contre la gouvernance dévastatrice, menée par la dictature dans notre Pays.

    Si le pouvoir moribond de Ndjamena croit avoir eu raison de la résistance par cette complicité, ridicule et le soutien politique mafieux du gouvernement Sarkozy, désormais aux oubliettes, il doit réviser son plan macabre en baisse.

    La résistance est plus vivante et plus forte qu'hier.

    La mise en place de CNUR, qui se chargera de préparer un congrès de l'unité de la résistance dans un bref délai, est un signale évidant de la vitalité de l'opposition et de son désir de profiter, de son expérience passée afin de mener une lutte, à la hauteur du défi que rencontre chaque jour notre peuple.

    Le comité national se compose des résistants suivants :

    Aboulanwar Mahamat Djarma Président :

    Membres :

    Mahamat Hassane Boulmaye

    Abdoulaziz Dahab

    Makaila Nguebla

    Mahamat Ali Kalyane

    Ahmat Yacoub Adam

    Danibe Zesta

    Mahamat Hissene

    Ali Moussa Issa Djiddi

    Mahamat Oumar

    Raoul Herman NGARADJE

    Mahamat Cherif Djako

    Ahmat Abakar

    Ousmane Abderahim

    Hidjazi Haroune

    Ali Mahmoud

    Fait le Lundi 2 juillet 2012

    Le Comité National pour l'Unité de la Résistance

     

  • bongo_hollande"Je romprai avec la 'Françafrique'", promettait le candidat François Hollande dans l'engagement 58 de son programme présidentiel. Cet engagement d'en finir avec les réseaux de diplomatie parallèle entre la France et ses anciennes colonies, et la main-mise présidentielle sur les dossiers africains, d'autres présidents l'ont pris avant lui. En 1981, François Mitterrand chargeait Jean-Pierre Cot, ministre délégué de la Coopération et du Développement, de prendre ses distances avec la Françafrique. Il le remercie un an plus tard, et termine son mandat avec son fils, Jean-Christophe Mitterrand, à la tête de la cellule Afrique de l'Elysée. "Papa m'a dit", comme le surnommaient les chefs d'Etat africains, sera condamné à deux ans de prison avec sursis en 2009, dans l'affaire de l'Angolagate pour recel d'abus de biens sociaux.

    Alors que François Hollande reçoit vendredi 6 juillet le Sénégalais Macky Sall, après le Guinéen Alpha Condé lundi et le Gabonais Ali Bongo jeudi, FTVi se penche sur les premiers pas africains du nouveau président français.

    La fin de la cellule africaine de l'Elysée et du ministère "Afrique"

    La réorganisation des institutions françaises en charge du continent est le premier acte tangible de la politique africaine de François Hollande. Contrairement à leurs prédécesseurs, les conseillers Afrique de l'Elysée, Hélène Le Gal et Thomas Mélonio, ne dépendent plus directement du président, mais sont placés sous la tutelle de son conseiller diplomatique, Paul Jean-Ortiz.

    Au Quai d'Orsay, le ministère délégué à la Coopération devient le ministère délégué au Développement et son décret d'attribution ne comporte plus le mot "Afrique". "Cela veut dire que, petit à petit, on se défait de ce système franco-africain, qui a une histoire lourde, analyse Jean-Pierre Dozon, anthropologue spécialiste des relations franco-africaines à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS). Le ministère de la Coopération était l'héritier du ministère de la France d'Outre-mer, lui-même héritier du ministère des Colonies."

    Un personnel renouvelé

    Cette divorce institutionnel se retrouve dans le choix des collaborateurs du président. "Les personnes nommées à l'Elysée et au ministère du Développement ont très nettement une position de rupture avec ce qui pouvait rester de la Françafrique", observe Philippe Hugon, chargé de l'Afrique à l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris). A l'inverse, "les hommes des grands réseaux africains comme Jack Lang ou Roland Dumas ne sont pas sur le devant de la scène actuellement", ajoute-t-il.bony_yayi_hollade

    Secrétaire national de l'UMP en charge de l'Afrique subsaharienne, le sénateur Jacques Legendre observe d'un œil bienveillant cette réorganisation. "J’ai toujours pensé que l’Afrique devait être gérée en liaison étroite avec les affaires étrangères", rappelle-t-il. Mais il attend de voir si le dispositif résiste à l'usage. "Les chefs d'Etat africains vont sans doute souhaiter avoir des contacts directs", glisse-t-il. Jean-Pierre Dozon partage cet avis: "Il y aura encore des relations particulières tout simplement parce qu'un certain nombre de chefs d'Etat sont demandeurs".

    Un homme qui connaît peu l'Afrique

    François Hollande lui même n'entretient pas de liens particuliers avec le continent, au contraire de Valéry Giscard d'Estaing, François Mitterrand ou Jacques Chirac. "François Hollande n'a jamais fait danser les masques africains, il n'a pas de relations personnelles avec les chefs d'Etat", résume Antoine Glaser, écrivain et ancien rédacteur en chef de la Lettre du Continent. Son expérience du continent se limite à l'Algérie, et à un stage en Somalie à l'époque où il étudiait à l'ENA, rappelle Jeune Afrique.

    "Cela peut être une qualité, il a un regard neuf, dépourvu de toute charge émotive", avance Pouria Amirshahi, député de la 9e circonscription des Français de l'étranger et secrétaire national du Parti socialiste à la coopération, à la francophonie et aux droits de l'homme.

    De fait, si certains membres du Parti socialiste ont tardé à condamner leur camarade de l'Internationale socialiste Laurent Gbagbo, François Hollande a rapidement pris ses distances avec l'ex-président ivoirien, soupçonné de crimes contre l'humanité par la Cour pénale internationale lors de la crise en Côte d'Ivoire (2002-2011).

    Jacques Legendre ne reproche pas au nouveau président son manque d'expérience sur le continent, à condition que cela ne se double pas d'un manque d'intérêt. "Il faut qu'il ait un vrai intérêt pour l'Afrique, parce qu'il y a des dossiers très lourds", prévient-il, en citant l'exemple de la crise malienne.

    La Françafrique, une époque révolue

    Les relations franco-africaines n'ont pas attendu François Hollande ou même Nicolas Sarkozy pour évoluer. "Si ces relations changent, c'est moins le fait d'une volonté politique qu'une question d'histoire, estime Antoine Glaser. L'Afrique se mondialise et la France a perdu de l'influence sur un continent où elle se pensait chez elle." Dans les anti-chambres des chefs d'Etat africains, les Français doivent désormer composer avec les Chinois, les Russes ou les Américains.

    "La France est un partenaire parmi d'autres, les relations des pays africains sont très diversifiées", abonde Philippe Hugon. Le chercheur de l'Iris explique également cette évolution par une question de générations. Ali Bongo est ainsi beaucoup moins francophile que ne l'était son père, Omar Bongo, connu pour avoir soutenu financièrement la carrière de certains hommes politiques français.

    De la même manière, la France associe de plus en plus l'Union européenne à sa diplomatie africaine. "La France n'a plus les moyens d'une politique bilatérale, juge Antoine Glaser. Il y a déjà des communiqués du Quai d'Orsay qui reprennent carrément le communiqué de la délégation européenne."

    L'affaire des biens mal-acquis, qui met en cause depuis 2007 différents chefs d'Etat africains et leurs propriétés achetées en France avec l'argent public, est un autre exemple de ce changement d'époque. "La page a été tournée. On a bien vu que l'exécutif n'avait pas la main sur le judiciaire, et l'affaire s'est poursuivie", constate Antoine Glaser.

    La realpolitik va l'emporter

    Si les relations vont peu à peu se normaliser sur le plan institutionnel, la politique africaine de François Hollande ne devrait guère différer de celles menées par ses prédécesseurs, comme l'illustre la réception d'Ali Bongo, dont François Hollande avait pourtant critiqué l'élection. "S'il s'agit de réaffirmer les nouveaux principes politiques de la diplomatie française, c'est bien que ce soit dit à Bongo", relativise Pouria Amirshahi. Mais, "si nous n'avons pas le compte-rendu, ce n'est pas bon signe", ajoute-t-il.

    "Il va falloir qu'il jongle entre la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen et les intérêts militaires et financiers de la France, ce n'est pas gagné", prédit Antoine Glaser. "Ce qui va l'emporter comme toujours, c'est la realpolitik, acquiesce Philippe Hugon. Le chercheur n'imagine pas François Hollande se passer de diplomatie parallèle pour traiter la question des otages français du Sahel.

    • Prendre en compte les intérêts français

    François Hollande devrait aussi composer avec les intérêts de la France sur le continent. "Il y aura obligatoirement une intervention politique pour défendre les intérêts économiques des firmes françaises, sur le pétrole ou l'uranium", ajoute Philippe Hugon, qui précise cependant que ces enjeux sont moins importants qu'à l'époque d'Elf. "Il ne va pas pouvoir ne pas tenir compte de la présence militaire française au Gabon et à Dijbouti", juge Antoine Glaser. Ces intérêts économiques et militaires sont autant de moyens de pression sur François Hollande dans les mains des chefs d'Etat du continent, qui peuvent désormais faire jouer la concurrence.

    Le président de la République aura donc fort à faire s'il veut mettre en place une nouvelle relation avec le continent africain. "Une politique, cela se juge à la pratique, pas sur les déclarations d'intentions", rappelle Jacques Legendre. "On voit bien qu'il veut marquer une différence, mais elle est symbolique, résume Jean-Pierre Bozon. Il y aura aussi de la continuité, il ne faut pas se leurrer."

    Thomas Baïetto

    Sources

  • ennedi1Ce chercheur nomade est considéré comme l'un des plus grands naturalistes du XXe siècle. Il fut surtout un homme des déserts. Dans le nord du Tibesti, grand massif tchadien, il fit, à 93 ans, l'un de ses derniers grands voyages. Nous sommes retournés sur ses traces.
    Le vent charrie une poudre de sable orange, nuée rasante qui file en ondoyant. Le désert s'étire, infini, silencieux, jusqu'à rejoindre l'azur. Partis de Faya-Largeau, quelques voyageurs traversent en 4 x 4 l'immensité minérale, cap au nord.
    Le massif de l'Ennedi est l'un des plus beaux déserts du monde. Erodés par le vent, les rochers se dressent comme autant de gardiens aux formes spectaculaires. Une nature intacte où vagabondent les idées et se ressource l'âme.Crédits photo : STANISLAS FAUTRE/Le Figaro Magazine
    Maurice Freund est l'un d'eux. Ouvreur de voies et fondateur de l'agence de tourisme Point-Afrique, investie de longue date dans le développement du continent noir, c'est à son initiative que, pour la première fois cette année, après quarante ans de guerres, trois avions civils se sont posés sur la petite piste de Faya, ville-oasis et porte d'entrée vers le nord du Tchad. En sont descendus une poignée d'initiés aventureux, appelés par les promesses du Tibesti et de l'Ennedi, deux massifs montagneux dont on dit qu'ils constituent le plus beau des déserts sahariens.
    La source de la Guelta d'Archeï, logée au creux des falaises, accueille chaque matin dès l'aube, dans un paysage inchangé depuis des millénaires, les dromadaires des caravanes acheminant les dattes et le sel vers les grandes villes et leurs marchés.Crédits photo : STANISLAS FAUTRE/Le Figaro Magazine
    Un espace indemne, protéiforme et multicolore, tour à tour vêtu de sables rose, orange ou blanc, ponctué d'imposants monolithes de grès sculptés par les millénaires venteux, gardiens à tête de serpent ou à dos d'iguane.Rares sont les étrangers qui ont foulé ces étendues. Théodore Monod fut parmi les premiers. Reconnu comme l'un des plus grands naturalistes du XXe siècle, Monod mit sa connaissance encyclopédique au service de l'inventaire de la planète en général, et du Sahara en particulier. A deux reprises il se rendit ici. En 1940 d'abord. C'est alors le début de la Seconde Guerre mondiale. Affecté à l'oasis d'Aozou, le caporal Monod officie comme agent de renseignements. Sa mission consiste à surveiller la frontière libyenne, sous contrôle de l'ennemi italien. Il l'accomplit, l'herbier en bandoulière, et collecte des échantillons au cours de ses missions de reconnaissance. Après avoir gravi le volcan Emi Koussi, plus haut sommet saharien - 3 415 m d'altitude -, il entre en Libye. A la source de Gongom, qui s'échappe d'une falaise, il trouve des fougères. Sous ces fougères vit une petite plante, qu'il prélève. Au Muséum national d'histoire naturelle, où elle est décrite en 1943, on y voit une espèce inconnue, d'un genre nouveau. Lire la suite
  • LIBREVILLE - L'ONG Reporter sans frontières (RSF) s'"inquiète" pour la liberté de la presse au Tchad, évoquant "des informations (qui) font état de menaces pesant sur plusieurs journalistes".
    "Les récentes informations qui nous parviennent nous inquiètent. S'il était confirmé que des officiels tchadiens n'hésitent pas, aujourd'hui à N'Djaména, à menacer des journalistes ou à adopter contre eux des sanctions visant à leur rendre la vie impossible, l'image du Tchad en serait profondément affectée", affirme l'ONG dans un communiqué.
    Parmi les journalistes concernés, Eric Topona, Eloi Miandadji, Déli Sainzoumi Nestor ont notamment accusé le ministre tchadien des Affaires foncières et du domaine Jean-Bernard Padaré, principal actionnaire du journal La voix dont ils sont des ancien employés, de les menacer "directement".
    D'après le communiqué, M. Padaré "a répliqué qu'il n'avait +rien à voir avec ces soi-disant menaces+, qu'il était +très attaché à la liberté+ et que jamais il ne serait responsable d'intimidations contre des hommes de médias ou de violations de la liberté de la presse".
    "La liberté de la presse est un acquis dans notre pays. Nous ne la remettrons pas en cause. Chez nous, aucun journaliste n'est en prison et la liberté de ton est très forte. Le gouvernement est violemment attaqué dans la presse, mais c'est normal qu'il y ait des critiques. Je n'y vois pas d'inconvénient", a pour sa part déclaré à RSF le ministre tchadien de l'Information et de la Communication et porte-parole du gouvernement, Hassan Sylla Bakari.
    "Ni Eric Topona ni aucun journaliste ne sont dans la ligne de mire du gouvernement", a-t-il ajouté, selon le document.

  • Nouvelle rubrique sur S&O.net ! Nous allons régulièrement interroger des supporters lensois exilés ou étrangers. Aujourd'hui, Saleh, vivant au Tchad, nous répond.

    Peux-tu te présenter ?

    Je m'appelle Saleh Sakine, né le 13 janvier 1984 à Abéché au Tchad. Je suis licencié en droit public.

    Comment t'es venu la passion pour le RC Lens ?

    Cette passion pour les Sang et Or m'est parvenu droit au coeur lorsque le RC Lens était sacré Champion de france en 1998 et l'Equipe de france championne du monde. A cet époque là, j'étais encore jeune mais le tout premier fan de l'Equipe de France et le RC Lens. J'ai envie de voir Lens de retour en L1 pour la saison 2013-2014.

    Beaucoup de joueurs africains ont joués à Lens, lesquels t'on le plus marqués ?

    Ils sont beaucoup, pas qu'africains d'ailleurs, entres autres : Daniel Moreira, John Utaka, Antoine Sibierski, Jocelyn Blanchard, Guillaume Warmuz, El-Hadji Diouf, Seydou Keita, Issam Jemaa ou Yohan Demont.

    Quel est le niveau du football Tchadien ? Des joueurs tchadiens jouent-ils en Europe ?

    Le niveau est bas. Hissein jouait à Istres avec qui il fut champion de france en L2 06-07. Il y a un tchadien qui joue en Serbie aussi mais il me manque son nom.

    Parle-nous de ton pays, qui est plutôt méconnu par chez nous

    Le Tchad est un pays d'Afrique Centrale, sa capitale estN'Djaména,sa superficie est de 1.284.000km2. J'aime mon pays comme j'aime ma famille, mes ami(e)s et les Sang et Or.

    Sources

  • Semaine à forte tonalité africaine pour François Hollande. En l'espace de cinq jours, pas moins de trois chefs d'Etat vont défiler dans son bureau : le Guinéen Alpha Condé, le Gabonais Ali Bongo et le Sénégalais Macky Sall. Dans les semaines qui ont précédé, trois autres visiteurs de marque ont déjà été reçus : le roi Mohammed VI du Maroc, le Béninois Boni Yayi, président en titre de l'Union africain (UA), et le Nigérien Mahamadou Issoufou.

    Tous — à l'exception de ce dernier et de Condé, qui fréquentaient Hollande au sein de l'Internationale socialiste — viennent découvrir un homme qu'ils connaissent peu, ou pas du tout, et s'enquérir de sa politique en direction de l'Afrique. A l'Elysée, on la résume en un mot : « normalité ».

    Changement de méthodes

    « Nous n'avons pas vocation à gérer seuls les dossiers africains, le ministère des Affaires étrangères est là pour ça. », indique-t-on à l'élysée. Placés sous l'autorité du conseiller diplomatique Paul Jean-Ortiz, les deux conseillers Afrique , Hélène Le Gal et Thomas Mélonio alertent néanmoins le président dès qu'ils le jugent nécessaires. Mais les dossiers africains ne seront pas traités différemment de ceux des autres continents. Pour marquer la césure avec la période où Claude Guéant était à l'Elysée, le nouveau secrétaire général, Pierre-René Lemas, ne devrait pas effectuer des missions à l'étranger à la place des ministres. La « cellule Afrique » de l'Elysée, qui connut ses plus belles heures sous les septennats de François Mitterrand et de Jacques Chirac, a donc été officiellement « désarmée » au profit du Quai d'Orsay. Même si Le Gal et Mélonio occupent ses bureaux historiques au 2, rue de l'Elysée.

    Fabius et Canfin aux commandes

    .Il incombe désormais au ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, et à son ministre délégué au Développement (nouvelle appellation de la Coopération), l'écologiste Pascal Canfin, de faire passer dans la réalité les principes énoncés par François Hollande : bonne gouvernance des partenaires africains — « pas d'ingérence mais une exigence » —, pacte de croissance, stabilité. Les intermédiaires, chers à la Françafrique, n'ont officiellement plus de raison d'être. « Il peut y avoir encore de mauvaises habitudes, notamment de régimes autoritaires, reconnaît Denis Pietton, le directeur de cabinet du Quai d'Orsay, mais cette période est clairement révolue. » Adossé à la Direction générale de la mondialisation et à l'Agence française de développement, Pascal Canfin entend bien mener en direction de l'Afrique, « continent émergent de demain », une politique de développement « pleinement justifiée par les chiffres », tout en menant une bataille contre les paradis fiscaux où sont détournées d'énormes masses financières destinées à l'Afrique.

    L'a priori favorable des Africains

    Les responsables politiques africains observent pour l'instant avec satisfaction les nouvelles dispositions affichées par Paris. Tout en faisant poliment remarquer que la France n'est plus en position de force. « Cette nouvelle vision de la coopération ne doit pas être seulement politique. Les relations économiques de la France ont beaucoup reculé », avertit Ibrahima Sall, le ministre de l'Education du Sénégal. « On veut une politique gagnant-gagnant », renchérit le président guinéen, Alpha Condé. Tout en observant que « François Hollande a les mains libres car lui n'a jamais touché d'argent de l'Afrique ».

    Sources

  • Par l'intermédiaire des différents sites, les parents et amis des détenus politiques et des disparus nous ont envoyé des noms. Nous publions ces noms sous forme d'une première liste. Cette liste sera réactualisée au fur et à mesure que les bonnes volontés envoient les noms aux sites et blogs de leur choix, lesquels sites devront les transférer à l'Association. L'Association, à son tour va faire son enquête, puis faire la mise en forme et les publier.
    Cette opération va continuer indéfiniment, car sous le régime de Deby, les rapts, les disparitions, les détentions arbitraires, sont quotidiens. Ainsi l'Association élaborera un dossier solide avec des noms bien sûr mais aussi des témoignages, des photos et tout autre point qui peut rendre consistant le dossier avant son transfert aux institutions internationales, de défenses des droits de l'Homme. Les prisonniers politiques et les disparus sous le régime de d'Idriss Deby Itno sont très nombreux. Le mal touche toutes les familles, les régions et religions. C'est donc, toutes les contributions de tous les milieux sont les bienvenues.
    Voici donc une 1ère liste.
     
    I - Les déportés du Nigeria - En 1991, le régime de Deby a fait enlever par ses services des renseignements une vingtaine des citoyens tchadiens refugiés au Nigeria. L'opération de Kidnapping a été menée en étroite collaboration avec les responsables de l'Etat de Bornou (Nigeria). Les kidnappés étaient transférés à N'Djamena et gardés à la présidence. Le régime n'a jamais fait une quelconque déclaration à leur sujet, les conditions et les raisons de leur détention. Aucune information non plus sur leur nombre exacte. Pire aucune association des droits de l'homme ne s'est inquiété de leur cas. En son temps seul le journal enligne « Alwihda » avait largement fait écho de cette affaire ; depuis, c'est le calme, c'est l'oubli et la banalisation. Certains des déportés ont été libérés en catimini et vivent au Tchad, ils n'ont osé faire aucune déclaration, portés disparus ; il s'agit :
    Le Colonel Kaffine chadallah, empoisonné durant la conférence nationale souveraine. Colonel Garboubou arrêté au sud du Tchad et exécuté. Mamadou Bissau, haut Cadre de l'administration, secrétaire général du RDP de Monsieur Lol Mahamat Choua aujourd'hui rallié au régime Deby, assassiné à son domicile devant sa famille et son corps emporté en 1992. Maître Joseph Behidi, 1er président de la ligue tchadienne des droits de l'homme, abattu non loin de son domicile par des hommes dirigés par Kerim Nassour, chef de la sécurité présidentielle et neveu de Deby. Extradition monnayée de Maïduguri (Nord Nigéria) des responsables du MDD L'ex-chef d'état major du président Goukouni weddeye, Issa Ali Gorane, homme d'affaire, Dr Mahamat Boukhary Secrétaire général au Ministère des affaires étrangère, Mahamat Saker (Bidon) commandant de la BSIR, Mahamat Boukhari Abdel-Bagui, fonctionnaire de l'Education nationale, ancien ministre. Tous torturés et exécutés dans les cellules de l'actuel palais présidentiel. Colonel Moïse Kété et Capitaine Laokin Bardé Frison, tous deux assassinés au Sud du Tchad alors qu'ils étaient conviés à la table de négociation avec le gouvernement représenté par le Ministre de l'intérieur feu Youssouf Togoïmi, le Commandant Abakar Adjar commandant de la région de Lac, arrêté après la dissidence du Colonel Abbas Koty et exécuté à Moussoro le 18 juin 1992.
    Le 22 octobre 1993, assassinat du Colonel Abbas Koty Yacoub et deux des proches à son domicile. Son corps emporté.
    Le 16 août 1996, assassinat de Bichara Digui Arou, non loin de son domicile de la rue de 40m vers 21 heures. Ensuite, Annour Idriss Haggar (Laborantin) et Abakar Idriss Haggar (DG de l'école normale supérieure) tous deux frères de Dr. Bichara Idriss Haggar, ainsi que Bakhit mahamat Haggar, Hamid abderahmane Haggar (Chef de projet du PEV au ministère de la santé), Yacoub al Daris (commandant du CNR) seront froidement assassinés entre 1994 et 1996. Le Colonel Mahamat Fadil et le Capitaine Wileda Nourri ont été arrêtés par la police nigérienne et livrés à N'djaména à Déby avec l'avion présidentiel. Ils seront exécutés à la Présidence de la République malgré les protestations du HCR, des ligues Nigériennes et Tchadiennes des Droits de l'homme, de la presse tchadienne.
    1997 : Assassinat du Chef d'état major général des armées à Paris, le Colonel Moussa Bachar Houno. La thèse de l'accident n'a jamais été prouvée. Le corps du défunt a été enroulé par un interminable ruban blanc. La famille n'a pu examiner le corps.
    2001 : Assassinat du Dr Cheikh Ibni Oumar, homme d'affaire soudanais qui a investi près 40 milliards dans le projet pétrolier de Rig-Rig.
    2002 : Assassinat du Dr. Gueti Mahamat, DG de l'Asecna de 1985 à 2000 et président d'un parti politique qui a rejeté toutes les avances du MPS. Sa voiture a été minée à Faya alors qu'il battait campagne pour les élections législatives de 2002.
    Septembre 2002 : Assassinat de Youssouf Togoïmi, ancien ministre de la Justice, de la défense et de l'intérieur entre 1990 et 1998, président du MDJT. Sa voiture a été minée, blessé il a été évacué en Libye où il a été soigné et assassiné. Son corps est toujours entre les mains des Libyens qui refusent de le remettre à sa famille malgré plusieurs demandes insistantes.
    Assassinat à Ndjaména de Dochi Koreïdo, soeur de Guihini Koreï à son domicile.
    Gani Nassour interpellé a Faya-Largeau par la garde présidentiel dépêché pour la circonstance et torturé et balançé depuis un hélicoptère en 1993.
    Assassinat à Ndjaména de la sœur de Timane Erdimi,
    Le Colonel Adoum Acyl cadre militaire Arabe
    Assassinat du chef de canton Hémat Fadoul Barcham à Haraz-Mangueigne. Il fut tué dans l'humiliation des siens, bastonné à coups de crosses devant ses enfants, pour la simple raison de sa filiation familiale avec la famille Assileck Halata. Assileck Halata père est son oncle, et ses enfants sont des cousins.
    Assassinat du commandant Korom Youssouf Sougui, officier de l'armée nationale Tchadienne tuée pour sa proximité avec le général Taher Wodji
    1996, assassinat de l'étudiant BOUKHARI Mahamt Takay en pleine prison.
    Assassinat de Ahmat Lamine et Abderamane Dadi, l'avion qui les ramenait à Ndjaména a été abattu juste après avoir franchi le fleuve Chari. Deby s'est opposé aux experts dépêchés par la compagnie aérienne d'examiner la carcasse de l'avion pour le compte de l'Assurance.
    A titre des massacres collectifs, rappelons:
    Guera en 1991
    Boudouloum, Goré en 1992
    Gniguilim et Chokoyane en 1993
    Ndjaména en 1993, manifestation des Ouaddaïens a fait une centaine de mort.
    Le 2 et 3 février 2008, officiellement 700 morts, mais en réalité près de 2000. Les chars et hélicos de Deby tiraient à vue sur tout ce qui bouge. Deby a affirmé sur RFI avoir ordonné de tirer sur tout attroupement...
    Djiddo Mahamat idriss,
    Khamis Dokhone,
    Adam Ahmat,
    Vidi Valentin,
    Ketté Moïse,
    Laokein Bardé,
    Brahim Selgué,
    Adouma, yaya labadri,
    Adil Ousman
    Des contributions son vivement attendues au sujet des déportés du Nigeria.
     
    II – Pr Ibni Oumar Mahamat Saleh.
    Ancien Ministre, ancien recteur de l'Université de N'Djamena, Secrétaire General d'un parti politique et porte parole de l'opposition démocratique, Ibni a été enlevé devant sa famille par la garde rapprochée de Deby en Février 2008 à N'Djamena. Le régime de Deby se mure dans un silence dédaigneux, refusant obstinément de donner toute information sur cette disparition. Contrairement au 1er cas, la Communauté internationale est largement informée sur le cas du Pr Ibni, mais il faut plus pour contraindre le régime de Deby à rendre des comptes sur ce cas.
     
    III – Les déportés de Khartoum -
    Depuis que Khartoum et N'Djamena ont repris les relations de coopération, le régime de Khartoum effectue épisodiquement des rafles dans le milieu des tchadiens refugiés au Soudan, les considérant comme des militants de l'opposition armée. Ainsi les personnes suivantes sont déportées du Soudan et remis à la police politique de N'Djamena.
    Il s'agit :
    01 - AHMAT ALIO FADOUL
    02 - KODO BANI HASSAN
    03 - YOUSSOUF AHMAT
    04 - HAMDAN IBRAHIM
    05 - ABOUBAKAR OUSMAN,
    06 - MAHAMAT BANI AHMAT
    07 - MANSOUR YOUSSOUF
    08 - ADAM HASSAN
    09 - HEMCHI RAHMA,
    10 - MAHMOUT ALI MAHAMAT
    11 - TAHIR MATALAMA
    12 - GABI AGUD YOUSSOUF
    13 - DAOUD ABDOULAY ALI,
    14 - DABOUK ADJBAN,
    15 - MENALA SAID
    16 - ABDERAMAN RAMAT
    17 - HAMADI TCHOROMA
    18 - KALI KALE
    19 - ALADJAD ADAM ANOUR,
    20 - OUSMAN FAD LALLAH ICHEGUIR,
    21 - BRAHIM YOUSSOUF AHMAT
    22 - MAHAMAT HASSAN TILEP
    23 - HAROUN ARACHID,
    24 - ALBAKIR OUSMAN,
    25 - SAID MAHAMAT ALI
    26 - BRAHIM ISSA BACHAR
     
    Cette liste n'est pas exhaustive, loin de là ; depuis pratiquement une année, il n'y a pas un jour où un refugié tchadien ne soit pas kidnappé et remis au régime de Deby. Entre ceux qui sont encore dans les prisons soudanaises, ceux qui sont dans les prisons tchadiennes et les disparus, le compte n'y est pas encore. Parmi les disparus entre Khartoum et N'Djamena, il faut citer le Colonel ADOUMA HASSABALLAH DJADAL-RAHAB Vice-Président de l'UFR emprisonné à Addis-Ababa depuis 2010 ; depuis lors on est sans nouvelles de lui malgré des supputations et des rumeurs les plus accablants le concernant. IL faut aussi citer le cas de Mr Djibrine Assali Hamdallah, syndicaliste et opposant au régime de Deby.
    Des témoignages sur les déportés et disparus entre Khartoum et N'Djamena sont les bienvenus.
     
    IV - YAYA ERDIMI
    C'est le plus vieux prisonnier politique de Deby ; ça fait exactement 6 ans qu'il a été kidnappé par la police politique, devant ses enfants. Il a eu le tort d'être le cadet des jumeaux Erdimi. Personne ne l'a vu depuis cette date. Selon certaines sources, il serait tout au début détenu à l'ANS, dans une cellule, enchainé. D'autres rumeurs rapportent que depuis l'arrivée du nouveau DG de l'ANS, les conditions de son détentions seraient amplement détériorées, torturé moralement et physiquement.
     
    V - Les personnes arrêtées ou disparus à N'Djamena
    (Contributions attendues)
     
    VI - Les personnes arrêtées ou disparues après l'attaque du FUC, en 2005
    Colonel Abderrahmane YOUSSOUF
    Colonel Ahmat Haroun Abdoulaye
    Colonel Djama 44
     
    VII – Les personnes arrêtées, déportées ou disparues entre Bangui et N'Djamena.
    (Contributions attendues)
  • C'est la deuxième fois en deux ans que le groupe Areva est attaqué en Afrique. Après la prise d'otages de 2010 au Niger, des rebelles armés ont pris d'assaut dimanche l'un des sites du géant français du nucléaire près du gisement d'uranium de Bakouma cette fois, dans le sud-est de la Centrafrique. «L'ennemi a fait quelques dégâts matériels et s'est retiré en emportant essentiellement des vivres.
    Il est pour le moment difficile d'établir un bilan des combats, cependant on ne déplarevaore aucune victime sur la zone ni parmi le personnel, ni au sein de la population de Bakouma», précise un communiqué militaire.
    Une autre source militaire anonyme prétend néanmoins qu'un villageois a été tué près du site par les agresseurs «quelques heures avant l'accrochage à 25 km de Bakouma» et qu'ils ont pris en otage un notable et un jeune homme qui leur a servi de guide. Ces assaillants seraient des hommes de la rébellion tchadienne du Front populaire pour le redressement (FPR) du général Baba Laddé, explique cette même source. Le FPR, venu du Tchad, sévit en Centrafrique depuis 2008.
    Cinq ressortissants français du groupe Areva présents sur le site sont indemnes. Ils sont en contact avec les autorités françaises afin de trouver «la solution la plus adaptée» pour eux. Areva souligne qu'il ne s'agit que d'une action de pillage. «Il y a eu un vol de nourriture et de matériel informatique», souligne-t-on au siège parisien du groupe.
    En 2010 au Niger, sept collaborateurs d'Areva avaient été enlevés par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) sur le site d'uranium d'Arlit. Quatre d'entre eux sont encore aujourd'hui otages du groupe islamiste.
     
    Des rebelles qui veulent «mettre l'économie à genoux»
    Malgré un processus de paix entamé en 2008 avec la plupart des rébellions importantes du pays qui ont déposé les armes, la Centrafrique reste la proie de groupes armés coupeurs de routes et braconniers. La rébellion ougandaise de L'Armée de résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony y est par exemple très active.
    Pour Saint-Cyr Nguida, économiste centrafricain, l'attaque de Bakouma est inquiétante. Quels investisseurs pourraient être tentés de placer leur argent dans le pays, dans un tel contexte ? «Nous sommes en face de certains calculs, et je n'ose pas désigner qui que ce soit, mais ce sont des calculs destinés à mettre l'économie à genoux en faisant fuir les investisseurs potentiels comme Areva qui est le numéro un mondial en matière d'énergie nucléaire et qui commence à envisager des réalisations dans la région», estime cet expert en développement.

  • Des avocats soudanais se sont joints dimanche au mouvement de contestation anti-régime grandissant qui touche le Soudan, déclenché par la hausse du prix des biens de première nécessité, ont indiqué des témoins.
    Ces avocats ont manifesté à proximité du tribunal à Al-Obeid, chef lieu de la province du Kordofan-Nord, où certains ont été arrêtés, ont rapporté les témoins.
    Par ailleurs, une centaine d'étudiants d'une université d'Al-Obeid ont également manifesté et réclamé la chute du régime du président Omar el-Béchir, tandis que d'autres protestataires se sont rassemblés sur le principal marché de la ville, selon la même source.
    La police a dispersé ces manifestations à coups de matraques et de gaz lacrymogènes, ont-ils ajouté, comme c'est souvent le cas depuis le début d'une vague de contestation le 16 juin à Khartoum.
    Les manifestations contre l'augmentation des prix ont été lancées par des étudiants devant l'Université de Khartoum. Elles se sont élargies et touchent actuellement de nombreux quartiers de la capitale ainsi que plusieurs villes du pays.
    La capitale elle-même est restée relativement calme dimanche, mais la police anti-émeute était déployée préventivement, notamment devant l'Université de Khartoum, a indiqué un correspondant de l'AFP.bechir
    Un des principaux partis d'opposition, Oumma, a reçu l'ordre de la part d'officiers de la sécurité de ne pas organiser de rassemblement public dans ses locaux, a indiqué un dirigeant du parti.
    "Nous allons évoquer cela avec notre bureau politique et décider quoi faire", a déclaré le secrétaire général du parti, Ibrahim al-Amine.
    Des centaines de personnes ont participé à une rencontre portant sur la hausse des prix la semaine dernière au siège du parti Oumma, avant une tentative de manifestation mise en échec par des tirs de gaz lacrymogène par la police.
    L'inflation grimpe chaque mois au Soudan, dépassant 30% en mai, selon des chiffres officiels, et risque de grimper encore avec le plan d'austérité annoncé mercredi par le gouvernement, en particulier la suppression de subventions aux carburants. Sources

  • Un juge de Moundou (sud) a été révoqué par le Conseil supérieur de la magistrature dans le cadre de "l'affaire Gali", du nom d'un député de l'opposition condamné en mars à un an de prison pour braconnage, ce qui a soulevé les protestations de l'opposition, a-t-on appris lundi.
    Le juge Emmanuel Dekeumbé, a "été révoqué du corps de la magistrature, par le Conseil Supérieur de la Magistrature, lors d'un conseil de discipline, pour violation du secret de délibération et de devoir de réserve", a affirmé à l'AFP une source judiciaire soulignant que "cette révocation sera confirmée incessamment par un décret présidentiel " .gali1
    M. Dekeumbé avait refusé de condamner Gali Ngoté Gata, un député de l'opposition arrêté le 4 mars et jugé le 7 pour "complicité de braconnage de phacochère et tentative de corruption", soulignant que le phacochère n'était pas une espèce protégée.
    "Devant l'insistance de certains de mes collègues, j'ai quitté la composition (du tribunal) puis je me suis ouvert à la presse. Cela a été considéré comme violation du secret de délibération", a affirmé à l'AFP M. Dekeumbé.
    "Je suis révoqué. Mais je suis tranquille", a-t-il poursuivi. "Sachez que je ne regrette rien, j'ai agi en mon âme et conscience, je préfère plutôt mourir que de céder aux pressions".
    Dans un communiqué, le porte-parole adjoint de la Coordination des Partis Politiques pour la Défense de la Constitution (CPDC, principale coalition de l'opposition) Saleh Kebzabo, qui estime que "l'affaire est montée de toutes pièces", a déclaré: "Les partis politiques s'insurgent contre cette mesure et la dénoncent comme étant un pas supplémentaire dans la mise sous ordre du pouvoir judiciaire dans notre pays ".
    "Dekeumbé fait les frais de son courage", a affirmé Me Jacqueline Moudeina, présidente de l'Association Tchadienne pour la Promotion et la Défense des Droits de l'Homme.
    Avocate des victimes de l'ex-président tchadien Hissène Habré, prix "Right LivelihoodAward (2011), surnommé le +Prix Nobel Alternatif+, Me Moudeina estime que "Dekeumbé, à travers son acte, a exprimé sa ferme volonté de défendre la magistrature pour lui assurer la crédibilité tant revendiquée par les Tchadiens. Tout le corps doit en être fier ".{jcomments on}


  • Le Secrétaire général de l'ONU a rendu publique mardi sa « liste de la honte », sur laquelle figurent les parties à un conflit qui recrutent ou utilisent des enfants, les tuent ou les mutilent ou commettent des violences sexuelles contre eux. Annexée à son rapport annuel sur les enfants et les conflits armés, cette liste actualisée inclut 52 parties, dont 32 s'y trouvent depuis au moins cinq ans, persistant dans un comportement que Ban Ki-moon juge « inacceptable ».
    enfant_soldat2Si dans les autres pays ces actes sont commis essentiellement par les rebelles, au Tchad il est exclusivement le fait du régime et de son ex milice et allié le MJE soudanais. Le régime d’Idriss Deby a démobilisé tous les militaires n’appartenant pas à son clan pour les remplacer par des conscrits à peine adolescents. Il aurait lancé, lors d’une réunion familiale, « notre soutien principal le guide Mouammar Kadhafi est assassiné par les croisés, pour préserver notre pouvoir, il faut que chacun ramène ses enfants ». Depuis, des comités se sont lancés dans les villages Bilia (clan de Deby) pour débusquer des « troufions » en culotte courte.
    Le même rapport, dans une de ses annexes, souligne les tendances récidiviste du régime tchadien et dénonce le recours massif à ce genre de méthodes malgrè l'accalmie apparente en ce qles conflits armés. Le rappoalement cette volonté de vouloir perdureoir allant jusqu'à utilser des enfants comme chair à canon. Rédaction de la Gazette{jcomments on}
  • En quête de renforts pour la phase de groupes de la Ligue des Champions, Al-Ahly serait entré en contact avec le Tchadien Karl Max Barthélémy, meilleur buteur du dernier Championnat du Maroc avec le Difaa Hassani El Jadida.
    Al-Ahly prépare l'avenir. Sevré de compétition ces derniers mois en raison de l'arrêt du Championnat d'Egypte, le National du Caire entend mettre tous les atouts de son côté en vue de son entrée en matière en Ligue des Champions début juillet. Parmi les joueurs ciblés par les Karl_MarxDiables Rouges figure l'attaquant international tchadien du Difaa Hassani El Jadida Karl Max Barthélémy, meilleur buteur du dernier Championnat du Maroc avec 17 réalisations. Pour s'attacher ses services, Al-Ahly devra y mettre le prix : le canonnier de 24 ans, actuellement rassemblé avec les Sao du Tchad, est lié au Difaa jusqu'en juin 2014.
    Parmi les autres pistes offensives suivies par le Ahly, l'agence Mena évoque celle conduisant au Ghanéen William Owusu, auteur avant la suspension de la Premier League égyptienne de 5 buts en 12 matches avec la formation de Ghazl Mahalla.
    P.J (Rédaction Football365/FootSud)
    Rédigé par Rédaction Football365.fr / FootSud{jcomments on}

  • Alors que tous les acteurs humanitaires annoncent une crise nutritionnelle très importante dans la bande sahélienne pour les mois à venir, Aimé Makiméré, président d'Alerte Santé (ONG médicale Tchadienne) et Rouafi Oummani, coordinateur d'ALIMA au Tchad nous font part de leur vision de la situation nutritionnelle et médicale au Tchad. 127 000 enfants tchadiens de moins de 5 ans sont menacés par la malnutrition aigüe sévère au cours des 8 prochains mois...
    Voilà presque deux mois qu'ALIMA, Alerte Santé et Acted interviennent au Tchad dans le district de Ngouri afin de soigner la malnutrition aigüe sévère et le paludisme, et nous réalisons déjà que l'affluence dans les centres de santé est plus élevée que prévue :
    Cela fait 6 semaines que les activités ont commencé sur le terrain et nous recevons déjà un nombre de patients assez élevés. Si nous continuons à ce rythme nous allons dépasser nos prévisions (21 000 enfants soignés d'ici décembre 2012). Actuellement, sur les centres de santé nous recevons en moyenne 200 enfants par semaine et au niveau des hospitalisations, environ 25 enfants sont admis par semaine. Pourtant, nous n'avons même pas commencé à mettre en place le dépistage actif au niveau des villages. Ces chiffres risquent donc d'augmenter dans les semaines à venir. », Nous explique Rouafi Oummani. Lire la suite à la source{jcomments on}
  • Ce livre aborde les facteurs qui influencent la gestion environnementale de la CNPC lorsqu'elle opère à l'étranger, dans les confins du système pétrolier mondial, notamment dans un pays moins avancé (PMA), le Tchad. Dans un contexte pétrolier marqué par le projet Exxon à Doba (lancé en 2000 avec l'appui de la Banque mondiale), le projet chinois Rônier, initié en 2007, vise à raffiner sur place une partie du pétrole extrait et de transporter le reste via un itinéraire qui empruntera probablement l'oléoduc du projet Exxon Doba, posant ainsi la question de la compatibilité entre les référentiels et pratiques des deux firmes. À travers le prisme de la responsabilité sociale et environnementale (RSE), ce texte aborde les enjeux de l'interaction entre firmes pétrolières chinoises, pays d'accueil et majors occidentales. Lire la suite format pdf{jcomments on}

  • L'ambassadeur du Soudan au Royaume-Uni, Abdullahi Alazreg, a déclaré mercredi lors d'un entretien télévisé accordé à la BBC, que le Soudan du Sud n'était "pas un vrai Etat" et que le nouveau pays n'avait ni démocratie ni administration gouvernementale.
    Interrogé sur les raisons qui empêchent Khartoum et Juba de s'entendre sur une zone frontalière démilitarisée, Abdullahi Alazreg a répondu: "Quand vous parlez de deux parties, vous comparez des choses différentes". "Vous comparez notre gouvernement établi avec une entité qui est en train de s'établir. Le Soudan du Sud n'est pas un vrai pays, ce n'est pas un vrai Etat. C'est un Etat métaphorique", a-t-il expliqué.
    "Au Soudan du Sud (...), il n'y a pas de démocratie et il n'y a pas d'administration gouvernementale", a ajouté le diplomate soudanais.
    Ces remarques interviennent moins d'une semaine après une nouvelle suspension des pourparlers de paix entre Khartoum et Juba sous l'égide de l'Union africaine (UA) à Addis Abeba, les deux pays n'ayant pas réussi à s'entendre sur cette zone démilitarisée à la frontière.

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  • Le despote Idriss Deby, se sent menacer, décide d'organiser, une université d'été, de la diaspora tchadienne en Europe. Comble de ridicule à la Deby folle ! Ce qu'on appelle université d'été vient de la culture politique et militante de la République française ; les militants et militantes d'une structure politique où associative, se réunissent pour faire le point sur leurs activités, sur les événements internationaux et définir une position politique, et préparer leurs rentrés. Les universités d'été, s'organisent à l'intérieur du territoire national, dans une région ou une ville proche du courant, de la sensibilité organisatrice. Jamais, on organise une université d'été à l'étranger, peut être un forum social ; voilà une extravagante initiative à la Deby folle !boulmaye
    La majorité des tchadiens de l'Europe sont des opposants farouches au régime dictatorial d'Idriss Deby. Alors, comment le despote réussira t-il à convaincre, pour qu'ils puissent prendre part à cette ridicule initiative ?
    Les opposants travaillent en arrache-pied, pour déclencher une transition, qui nous mènera vers des vraies élections au Tchad. Les nobles efforts patriotiques de l'opposition, dans son ensemble et l'avènement de la Gauche française au pouvoir, font trembler le despote, il voit le danger venir de l'Europe. Le président français, lors de sa campagne électorale avait promis : « de changer en profondeur les relations franco-africaines ». Le dictateur a donc peur, et il croit être plus malin en prenant de l'avance sur ce qui se prépare contre lui. L'opposition et l'ensemble des citoyens et citoyennes avaient vivement souhaités des sérieux pourparlers, avec arrogance et impolitesse, Deby avait refusé tout dialogue. Ceux qui sont rentrés avaient connus l'injustice et l'humiliation, car ils ont tout simplement oubliés les caractères lâches et immoraux de ce régime. Heureusement, il reste un noyau dur, en Europe et partout dans le monde, qui fait vibrer l'empire de l'imposture politique ; ceux là, ne participeront certainement pas, à cette initiative absurde, à la Deby folle.
    Le dialogue devrait se faire, sous l'égide de la communauté internationale, avec l'ensemble des sensibilités politiques et associatives. Ensuite, se mettraient en place des mécanismes de transition pour arriver, pacifiquement et démocratiquement, à une alternative politique au Tchad. Toute autre forme de dialogue avec le dictateur, se sentira comme un marchandage, qui attire plus les amateurs de la politiques du ventre ; certainement pas, les vrais citoyens et citoyennes en lutte, contre l'injustice et ayant des vrais projets de société pour le Tchad.

    Mahamat Hassan Boulmaye, résistant contre le régime de N'djamena
  • Par RFI

    La police tchadienne a détruit hier, samedi 9 juin 2012, des dizaines de pirogues stationnées le long du fleuve Chari. Ce fleuve, qui sépare la capitale tchadienne Ndjamena de la ville camerounaise de Koussérie, est une source d'insécurité, selon les autorités tchadiennes. Du coup, celles-ci ont interdit toute traversée ou villégiature sur les rives de ce cours d'eau qui traverse cette zone urbaine sur plusieurs kilomètres.{jcomments on}

    Ecouter le correspondant de RFI

  • « L'impasse des transitions démocratiques en Afrique : le cas de l'Afrique centrale » : c'est le thème d'un colloque qui se déroulait hier samedi 9 juin à Montreuil en banlieue parisienne. Parmi les participants, quelques figures de mouvements d'opposition : Martin Ziguélé le Centrafricain, Bruno Ben Mouamba le Gabonais, Henda Diogène Senny du Congo-Brazzaville et aussi Albert Bourgi, professeur de droit public. Objectif de ce colloque : créer un premier cadre de concertation pour parler d'une même voix. Une initiative d'Acheikh Ibn Oumar, ancien ministre tchadien des Affaires étrangeres et coordinateur adjoint du CNCD, la coalition de l'opposition tchadienne.

    Le colloque rassemblait diverses formations politiques d'opposition des pays concernés : l'Union des populations du Cameroun (UPC), le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), l'Union du peuple gabonais (UPG), le Front pour la restauration de l'unité et de la démocratie Djibouti (FRUD) et le Conseil national pour le changement et la démocratie - Tchad (CNCD). L'union fait la force, expliquent en substance les leaders de ces mouvements qui constatent que les problèmes inhérents à leurs Etats sont les mêmes chez leurs voisins, tout comme leurs aspirations. Ils souhaitent voir cette sous-région du continent africain parler à l'unisson pour parvenir à une véritable culture démocratique.

    Acheikh ibn Oumar

    Ancien ministre tchadien des Affaires étrangères

    "Après presque vingt ans de tentatives de transition démocratique en Afrique centrale, la situation est bloquée : on est presque reparti à la case départ du parti unique."

    Suivre la declaration de Mr Acheikh ibni oumar

     

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  • Mon choix de cette date de 07Juin, pour me prononcer sur un sujet aussi sensible et d'actualité pour les Tchadiens que nous sommes, est loin d'être une provocation pour la mémoire des milliers des victimes des geôles de Hissein Habré ainsi qu'à leurs proches.
    Ce n'est non plus un soutien à l'ex-président et ses multiples co-accusés.
    Mais, un simple rappel d'une douloureuse date, qui a marqué une époque de l'histoire de notre pays, que nous avons laissée derrière, sans tourner la page.
    Mes compatriotes vont s'interroger, sur les mobiles de cette sortie de ma part. Des critiques fuseront de partout contre moi. Je suis conscient et je comprends.
    Je l'ai fait en toute responsabilité, car il est inopportun pour moi, de traiter l'affaire Hissein Habré, en termes de jugement.
    Réfléchissons ensemble dans un pardon global, à tous ceux, d'hier et d'aujourd'hui, qui se sont illustrés négativement à l'endroit de leurs concitoyens et de leur pays, pour donner une chance de stabilisation de la paix et de la durabilité de la réconciliation nationale.baba_ladde
    Sur les orientations nouvelles à donner au pays, afin d'en finir une fois pour toute, avec les règnes de la dictature, de la confiscation de pouvoir par des clans ou ethnies ainsi que de la mauvaise gouvernance.
    Un pardon qui doit rassurer aussi IDRISS DEBY de s'en aller, sans crainte d'une quelconque poursuite,
    Un pardon qui doit rassurer les uns et les autres à négocier une alternance paisiblement.
    Un pardon qui doit nous permettre de bannir le cycle de la violence et le retour au bercail de tous les exilés et opposants.
    Ces questions si elles ne sont pas abordées aujourd'hui, à mon humble avis, dans un climat de vérités et de pardon et devant une commission de vérité, de pardon et de réconciliation, nous risquerons de replonger notre pays dans les interminables rancunes.
    Chacun de nos régimes traine son cortège de malheur. Les acteurs de ces malheurs appartiennent parfois à un ou plusieurs régimes. C'est pourquoi je pense à un pardon collectif et faire table rase à notre passé douloureux. La cicatrisation des plaies de nos divisions en dépende.
    Quel héritage voulons-nous pour notre pays ?
    Quel héritage voulons-nous pour nos enfants ?
    Le pays est tellement divisé, qu'on risque une implosion.
    Pardonner un Homme comme Hissein Habré, ne veut pas dire qu'on oubli toutes les atrocités que nous avons vécues sous son règne.
    Nous sommes tous victimes des ces régimes passés et actuel.
    Donnons l'exemple au nom de l'Afrique, pour que tous les dictateurs d'ici et d'ailleurs, abandonnent le pouvoir sans violence, sans effusion de sang.
    Favorisons par cet acte louable et de grand cœur, la construction d'une société démocratique, de paix, d'unité, et de justice, pour les générations actuelles et futures.
    Fait le 07 juin 2012
    Pour Le FPR, le Général Baba Laddé{jcomments on}
  • Le 18 mai 2012, le général de brigade Sidi Arabi commandant la garde nationale nomade du Tchad (GNNT) a remis, au cours d'une cérémonie des couleurs, une attestation de reconnaissance auprès de la force Epervier afin de remercier l'action des militaires français au cours des derniers détachements d'instruction opérationnelle (DIO).

    Au cours du premier semestre 2012, le groupement Terre de la force, principalement armé par le 3e régiment d'infanterie de Marine (3e RIMa) et placé sous les ordres du colonel Steiger, chef de corps du 3e RIMa, a conduit près de 10 DIO au profit d'une centaine de militaires tchadiens.detachements-d-instruction-operationnelle-au-profit-de-l-armee-tchadienne-1_article_demi_colonne

    Présentation de l'armement, démonstrations pratiques des techniques de combat en zone urbaine, missions de contrôle de zones, topographie, mécanique et secours au combat ont notamment été au cœur des instructions.

    Des militaires tchadiens du groupement des écoles militaires interarmes (GEMIA) de la garde nationale nomade tchadienne (GNNT) et des unités de l'armée nationale tchadienne (ANT) basées à Abéché ont pu en bénéficier, notamment au cours de l' opération Korizo qui s'est déroulée du 19 mars au 15 avril 2012.

    L'ensemble de ces DIO est mené dans le cadre des accords techniques de coopération entre l'ANT et la force Epervier. Ces instructions permettent aux militaires tchadiens d'acquérir ou de renforcer des savoir-faire. Source{jcomments on}

  • La mission diplomatique américaine dans la ville libyenne de Benghazi (est) a été la cible mardi soir d'un engin qui a explosé sans faire de victime, a-t-on appris mercredi auprès de l'ambassade des Etats-Unis à Tripoli et d'une source des services de sécurité à Benghazi.
    "Il y a eu une attaque hier soir contre le bureau des Etats-Unis à Benghazi", a indiqué à l'AFP un responsable de l'ambassade, précisant qu'il s'agit d'un "engin explosif improvisé" qui n'a pas fait de victimes.
    "Les Etats-Unis déplorent l'attaque de leur mission diplomatique à Benghazi", a-t-il dit sous couvert de l'anonymat, ajoutant que l'ambassade a appelé les autorités libyennes à renforcer la sécurité autour de ses locaux en Libye.
    Une source des services de sécurité à Benghazi a confirmé l'attaque, précisant qu'elle a été revendiquée par un groupe se présentant sous le nom de "Groupe du prisonnier Omar Abdelrahmane", qui a laissé des tracts sur place, dans lesquels il menace les intérêts américains en Libye.
    L'ambassade des Etats-Unis a indiqué qu'elle n'avait pas d'information au sujet d'une quelconque revendication.{jcomments on}

  • Abdelkerim Hissein Moussa, natif de Fada dans l'Ennedi, était un chef de service à la direction des affaires pétrolières à la Présidence debut 1993. Comme Monsieur est né sous une "bonne etoile", il cumule aujourd'hui les poste de: Conseiller technique à la Présidence de la République chargé du pétrole; PCA de l'ex STEE; PCA de la Société tchadienne des hydrocarbures (STH) puis la nouvelle promotion. Ainsi vont les choses dans l'itnoland.
  • Vendredi, 25 mai dernier, l'ancien ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation, Marafa Hamidou Yaya, est transféré dans une cellule du secrétariat d'Etat à la Défense (Sed) en compagnie d'Yves Michel Fotso et Polycarpe Abah Abah, dans des conditions aussi rocambolesques qu'illégales. En effet, en dépit de l'arrêté signé quelques heures plus tôt par le ministre de la Justice, Laurent Esso, créant des prisons secondaires à Yaoundé et Douala, dans le prolongement des celles de Kondengui et New-Bell, le transfèrement de ces ex-barons du régime viole le Code de procédure pénale dont l'une des dispositions rappelle que «les personnes interpellées au nom d'un mandat de justice doivent être détenues dans une prison».Marafa_Hamidou_Yaya040911230

    Or, le Sed, malgré la décision du garde des Sceaux, reste et demeure un camp militaire. En procédant de la sorte, le pouvoir semble avoir donné raison aux tenants de la thèse de l'«épuration politique» accolée à l'opération de lutte contre la corruption au Cameroun.

    C'est le 16 avril dernier que Marafa Hamidou Yaya a été incarcéré à la prison centrale de Kondengui, le même jour que l'ancien Premier ministre Ephraïm Inoni, pour de présumés détournements de fonds publics dans le cadre de l'achat d'un avion présidentiel. Le même jour, M. Marafa a déposé, auprès du procureur près le tribunal de grande instance du Mfoundi, une lettre de récusation du juge Pascal Magnaguemabé qu'il accuse de «partialité». Par deux fois, le ci-devant secrétaire général de la présidence de la République refusera d'être entendu par ce magistrat-instructeur. Les dernières informations font pourtant état de ce que sa demande de récusation n'a pas prospéré.

    Ce qui aura toutefois le plus marqué l'opinion, en rapport avec le cas Marafa Hamidou Yaya, c'est l'intense activité épistolaire de l'ex-Sg/Pr. Déjà trois lettres ouvertes, dont deux adressées au président de la République et l'autre au peuple camerounais. Dans sa dernière sortie, M. Marafa donne sa version des faits sur l'achat des avions présidentiels et se lave de toute accusation. Des lettres qui ont certainement motivé son transfèrement au Sed, synonyme d'isolement.

    Le pouvoir semble visiblement mal à l'aise, face à l'abondante et percutante prose du «bagnard spécial». D'où les réactions épidermiques du chef de la cellule de communication de présidence, Joseph Le et du secrétaire à la communication du Rdpc, Jacques Fame Ndongo, en sapeurs-pompiers d'un régime accablé d'atteinte aux droits de la justice et de la dignité humaine. Leur principale cible dit ne pas avoir peur d'un procès transparent, qu'il appelle même de tous ses vœux. Rendez-vous à la barre.

    © Source : Mutations

  • Le président sud soudanais a écrit à 75 officiels de l'actuel ainsi que du gouvernement précédent pour leur demander rembourser les sommes dues.

    Salva Kiir révèle que la somme détournée est estimée à 4 milliards de dollar.

    Mots-clésSoudan du Sud

    Dans la lettre, il explique qu'une grande partie de cet argent a été sorti du pays. Dans la plupart des cas c'est pour l'acquisition en espèce de propriétés.

    Le chef de l'Etat sud soudanais a demandé aux personnes en question de ramener l'argent, pour préserver la crédibilité du gouvernement et leur promis à celles qui le feront qu'elles ne seront pas inquiéter.

    Ce n'est pas clair pour le moment si cette requête a déjà reçu un écho favorable

    La lettre de Salva Kiir pointe du doigt la manière dont la corruption gangrène le soudan du sud.

    Les nouveaux dirigeants du pays étaient des rebelles qui ont combattu pendant plusieurs années le gouvernement soudanais

    Le président sud soudanais s'en est par ailleurs pris pris accuse dans la correspondance ses compagnons d'armes, d'avoir trahi leur vision commune.

    "Beaucoup de nos amis sont morts" écrit-il, et une fois que nous avons le pouvoir nous les avons oublié ce pour quoi nous avons combattu et commencé par nous enrichir au dépens de notre peuple, poursuit Salva Kiir.

    Le ministre sud soudanais de l'information a déclaré à l'agence Reuters, que plus de 2 millions manquent dans un scandale très médiatisé et qui concerne le sorgho, la culture de base.

    La corruption ambiante est connue de tous au Soudan du sud, mais c'est le montant révélé dans la lettre du président sud soudanais qui a choqué plus d'un.

  • Le porte-parole du JEM, Badawi Moussa Al-Sakin, a démenti hier que l'armée soudanaise ait tué 45 rebelles lors de combats samedi dans l'Est du Darfour. Selon lui, seulement trois rebelles ont été tués lorsqu'ils ont attaqué une garnison soudanaise dans le village de Fataha; il n'a en revanche pas spécifié le nombre de victimes soudanaises. Le gouvernement soudanais avait indiqué hier que les 45 rebelles tués s'adonnaient à des pillages et que leur attaque sur la garnison de la ville avait été repoussée. (Source : Sudan Tribune)

  • chad: vingt-deux ans de dictature, une misère généralisée, mais aussi une nouvelle opposition.
    Il est à peine sept heures du matin. Il fait chaud, très chaud. Le thermomètre affiche déjà 38°. Il n'y a pas un souffle de vent, pas une goutte d'eau, le paysage est triste à mourir comme irradié au napalm. Là, accroupies sous ce soleil de plomb, des femmes creusent la terre. Ici, on les appelle les «termitières». Elles tentent en effet de trouver une fourmilière avec assez de graines pour nourrir leur famille. Comme il n'y a plus rien à manger, il n'y a pas d'autres moyens pour feinter la faim. Inlassablement, du lever au coucher du soleil, les « termitières » bêchent, creusent et fouillent pour disputer quelques graines aux fourmis.
    Non, nous ne sommes ni dans un camp de réfugiés ni dans un village dévasté du Darfour. Nous sommes dans le Kanem, région de l'ouest du Tchad. Cette année, près de deux millions de personnes y sont menacées par la faim. Un enfant sur vingt meurt avant l'âge d'un mois et un sur dix avant un an pour cause de malnutrition. La faute à la sécheresse ? Au changement climatique ? Sans doute y a-t-il un peu de ça. Mais, à vrai dire, les catastrophes naturelles ne peuvent à elles seules expliquer cette insoutenable situation. Ce qui tue par-dessus tout au Tchad, c'est le mépris pour la vie humaine des autorités du pays, et l'indifférence à l'extérieur.
    Un exemple : au moment où diverses ONG appelaient à un plan d'urgence en faveur de ces populations en grande détresse, que les différentes agences de développement dans le monde se mobilisaient pour trouver de l'argent et venir au secours de ces enfants, femmes et hommes livrés à la faim, le chef de l'Etat tchadien, cc, 60 ans, convolait en justes noces à Khartoum (au Soudan voisin) avec Amani Moussa Hilal, 20 ans, la cérémonie revenant à la bagatelle de 26 millions de dollars en dot et autres prestigieux cadeaux, sans parler du millier d'invités. A noter le pedigree bien singulier de la mariée, qui n'est autre que la fille de Moussa Hilal, le tristement célèbre chef des Janjawids. Oui, les Janjawids, ces « cavaliers du diable ». Souvenez-vous, cette horde de criminels à cheval (ou en pick-up) qui semaient la désolation et la terreur au Darfour. Voilà qui augure de lendemains sombres pour le Tchad quand on connaît ces tueurs imprégnés de racisme à l'égard des Noirs africains et nourris d'islamisme.
    C'est d'une main de fer qu'Idriss Déby, Président Général Sultan, dirige ce vaste pays de l'Afrique centrale. Arrivé par les armes au sommet de l'Etat en 1990, avec l'appui du président soudanais Omar El Béchir, du colonel Kadhafi mais aussi des services secrets français, son pouvoir est caractérisé par des violations massives des droits humains et un clanisme primaire. Pour lui, le Tchad est un butin de guerre du clan, au service du clan, pour le bonheur du clan. Toutes les richesses du pays sont concentrées entre les mains de sa famille.
    Pour les autres Tchadiens, sa politique est celle de la terre brûlée. Assassinats, rapts d'opposants politiques, de défenseurs des droits de l'homme, de journalistes, de citoyens anonymes soupçonnés de complots ou accusés d'être les sympathisants d'un adversaire politique ; viols de masses dans les régions acquises à l'opposition pour punir et humilier ceux qui ont osé braver son autorité ; incendies et destructions des villages, empoisonnement des puits, saccages des récoltes pour faire déguerpir des populations installées sur des terres convoitées, enrôlement forcé d'enfants, arrestations arbitraires, exécutions extrajudiciaires. Son impitoyable escadron de la mort, composé des membres du clan, réprime aveuglement dans le sang toute velléité de contestation démocratique. Ceux qui ont eu le malheur de croiser l'homme le décrivent comme brutal, impulsif et paranoïaque. Ses collaborateurs font fréquemment les frais de sa rudesse et de son plaisir à humilier, rabaisser, dominer, particulièrement manifeste à l'égard des cadres et des intellectuels. Quelques-uns ont témoigné avoir reçu gifles, insultes ou coups de pied en plein Conseil des ministres. Il y a aussi ceux marqués à vie par d'horribles sévices ou disparus à jamais. Les organisations de droits de l'homme, dont Amnesty International, la FIDH, Human Rights Watch et la Ligue Tchadienne des Droits de l'homme, n'ont eu de cesse de dénoncer les agissements du régime.
    En près de 22 ans d'un règne sans partage, le dictateur n'aura rien épargné aux Tchadiens qui vivent dans une extrême pauvreté malgré les revenus substantiels du pétrole. Ils n'ont, dans leur écrasante majorité, accès ni à l'électricité, ni à l'eau potable et encore moins aux soins de santé adéquats. Et tandis que manger devient un véritable parcours du combattant pour chaque famille tchadienne, le despote et ses proches festoient sans retenue, s'offrent des palais dignes des Contes des mille et une nuits ainsi que des appartements un peu partout dans le monde.
    Mais Idriss Déby Itno n'est pas qu'un dangereux personnage pour les Tchadiens. Il est également une réelle menace pour la région. Au Togo, sa milice est venue en renfort afin de mater les soulèvements populaires. Il s'est illustré à l'inverse dans un rôle déstabilisateur au Congo Brazzaville et en République centraficaine afin de renverser les présidents Lissouba et Ange Félix Patassé démocratiquement élus. Des centaines de jeunes Tchadiens pauvres et sans emploi ont été recrutés et convoyés par Daoussa Déby, ambassadeur du Tchad en Libye et surtout frère aîné du président, pour servir de miliciens pro-Kadhafi. Les conséquences de ce forfait ont été désastreuses pour des milliers de paisibles Tchadiens travaillant en Libye et qui, en représailles, ont été pourchassés et lynchés par les forces rebelles hostiles au "Guide".
    Dans la crise du Darfour, Déby est désormais l'un des principaux alliés du régime de Khartoum. Auparavant, soufflant le chaud et le froid, il avait armé et désarmé les groupes de combattants darfouris, en particulier les islamistes du JEM, au gré de ses propres intérêts. Les liens qui l'unissent au président soudanais Omar el-Béchir, remontent à 1989, quand ce dernier l'aida à prendre le pouvoir à N'Djamena. Les deux hommes se sont ensuite combattus par groupes rebelles interposés, avant de se réconcilier en 2009. Le président tchadien est donc à nouveau proche de son homologue soudanais, contre lequel, faut-il le rappeler, la Cour pénale internationale a émis un mandat d'arrêt pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide au Darfour. Depuis, le Tchad est devenu progressivement un terreau pour les idées islamistes des Frères musulmans et du Front National Islamique, dont sont issus Omar el-Béchir et son ex-mentor le fameux idéologue fondamentaliste Hassan al-Tourabi. Déby a ainsi nommé le cheikh Hassan Hissein Abakar, soudanais et « tourabiste », imam de la grande mosquée de N'Djamena. Pour la première fois dans l'histoire du Tchad, où se pratiquait généralement un islam tolérant en parfaite cohésion et intelligence avec les autres confessions, le chef spirituel de la communauté musulmane n'est pas tchadien. Une certaine radicalisation de la pratique de l'islam prolifère désormais dans certains milieux et il y a lieu de craindre qu'elle gagne du terrain si rien n'est fait pour la contenir.
    Aujourd'hui, Déby et El-Béchir scellent à nouveau un pacte de sang par la mise sur pied d'une brigade mixte tchado-soudanaise qui traque et exécute les opposants tant tchadiens que soudanais. Le mariage du dictateur tchadien avec la fille du chef janjawid, homme de main du président soudanais, consolide cette alliance d'intérêts communs aussi bien politiques que mercantiles. En conséquence, les populations tchadiennes et soudanaises se trouvent prises dans l'étau des manœuvres machiavéliques des deux despotes, dont elles sont devenues les otages.
    Idriss Déby, Omar el-Béchir : les deux faces hideuses d'une même politique de terreur. Voilà pourquoi, l'urgence pour sauver le Darfour s'accompagne de l'urgence d'écarter Idriss Déby. Cette urgence définit dorénavant la problématique de l'opposition tchadienne, à l'intérieur et à l'extérieur. Tirant les leçons de ses échecs successifs, elle s'est aujourd'hui réorganisée à l'échelle nationale et a opté pour les valeurs universelles de la démocratie. Mobilisée pour mettre fin aux deux décennies de règne d'Idriss Déby Itno, elle s'interroge toutefois sur les choix de la France : si l'homme fort de N'Djamena est menacé de perdre le pouvoir, sera-t-il à nouveau soutenu par Paris ? Inutile de dire qu'elle espère des nouvelles autorités françaises qu'elles sauront comprendre que le système Déby est une plaie pour son pays et la région, et qu'elles sauront reconnaître des amis dans ceux qui veulent y mettre un terme.
    Annette Yoram Laokolé, opposante politique tchadienne. Source{jcomments on}

  • Au Tchad, le ministre de la Justice est poursuivi en justice par deux magistrats. Des magistrats qui attaquent leur ministre pour dénonciation calomnieuse et trafique d'influence au cours du procès du député Gali Ngoté Gata. Ce député de l'opposition avait été arrêté début mars pour corruption et complicité de braconnage. Condamné en première instance, il a été relâché en appel après les protestations d'un des magistrats auteur de la plainte.
    Emmanuel Dekembé, conseiller à la cour d'appel de Moundou a été sanctionné début mai par le conseil supérieur de la magistrature pour violation du secret de délibération. Il avait expliqué aux journalistes qu'il a refusé de suivre les injonctions de sa hiérarchie.
    Aujourd'hui, c'est lui qui porte plainte contre le ministre de la Justice, garde des Sceaux et trois de ses proches collaborateurs pour trafic d'influence et complicité : « Moi je suis juge du siège, je ne peux pas recevoir des instructions pour rendre une instruction pour dans un sens ou dans un autre. C'est pour faire savoir au ministre que lui-même a violé l'obligation que l'article 21 lui impose et il ne peut pas déclencher une poursuite disciplinaire contre moi sur la base de l'article 26 de cette même ordonnance ».
    Un autre magistrat, Kagdombaye Mbaibeum a aussi porté plainte contre le ministre pour dénonciation calomnieuse. Au cours d'une audition devant le conseil supérieur de la magistrature, la hiérarchie l'a accusé d'avoir été manipulé par les hommes politiques et les évêques pour s'opposer au maintien du député Gali en prison.
    Contacté par RFI, le ministre de la Justice indique qu'il est un citoyen et préfère laisser la procédure suivre son cours. Sources {jcomments on}
  • Dimanche dernier au stade de Aïn Draham en Tunisie, la Libye a dominé le Tchad par 1 à 0 en match amical international de football. L'unique but de la partie a été inscrit par le défenseur Walid Sbai à la 64e minute du jeu. Il faut noter que ce match s'inscrit dans le cadre du stage préparatoire qu'effectue l'équipe libyenne en Tunisie en prévision des éliminatoires de la Coupe d'Afrique des nations (CAN) de 2013 et de la Coupe du monde de 2014.

  • Le président du Conseil d'Action Révolutionnaire (CAR), M. Albissaty Saleh Allazam, ex-rebelle armé vient de saisir la main tendue du chef de l'Etat Idriss Deby Itno. Il a regagné le bercail depuis quelques jours. Il a présenté un point de presse, le jeudi 24 mai 2012, au siège national de la médiation de N'Djaména. «Je suis votre serviteur, le serviteur de la nation tchadienne, une nation tchadienne toute puissante», assure M. Albissaty Saleh Allazam tout en exprimant sa reconnaissance et sa gratitude à celles et ceux qui comprennent le sens de sa lutte, croient à la sincérité de ses intentions et soutiennent les efforts qu'il déploiera en guise de contribution pour l'avènement d'un Tchad réconcilié avec lui-même, un Tchad tout-puissant à l'échelle internationale. Il rappelle qu'il est rentré sans condition pour apporter un changement de mentalité et travailler dans le domaine sanitaire.

    Toutefois, le compatriote, médecin de son état annonce tout un programme, après avoir passé 8 ans dans le maquis. Il apprécie à sa juste valeur tous les actes positifs, posés par le gouvernement, entre autres, les constructions des routes, écoles, hôpitaux, puits, des périmètres d'irrigation, etc. Il espère encore que le pouvoir démontrera sa disponibilité à amorcer une véritable politique de réconciliation nationale afin d'encrer une solide démocratie dans le pays, à travers la promotion de la justice sociale. En effet, M. Albissaty Saleh Allazam explique qu'il y a deux mois que son mouvement CAR, a pris unilatéralement ses responsabilités historiques de rompre avec l'exil forcé. «Ce retour au pays murement réfléchi s'était fait sans aucun marchandage, ni pression de quelle que nature que se soit. Nous avons décidé aujourd'hui de mener le combat politique de manière démocratique à l'intérieur du pays aux cotés des populations tchadiennes et de toutes les bonnes volontés ayant à cœur l'unique objectif qui est celui de bâtir le Tchad et d'en faire un état véritablement indépendant, démocratique et prospère», estime l'ex-rebelle. Selon lui, son mouvement a décidé d'engager, sur le sol national, un dialogue constructif avec les autorités du pays représentées par le médiateur national M. Abderaman Moussa, pour un le retour dans la légalité non seulement des membres du CAR, mais aussi des Tchadiens désireux de rompre définitivement avec ce cycle de révolution et de contre révolution qui ne l'honore pas.

    Le médecin affirme que son retour au pays servirait aussi de test et d'exemple pour les autres compatriotes qui voudraient contribuer in-situ et concrètement au développement du Tchad. A notre sens, ajoute M. Albissaty Saleh Allazam, une opposition systématique et bornée aux actes que posent le gouvernement serait contreproductive voire négative, elle ne serait pas de nature à favoriser un développement harmonieux de la patrie. Le médiateur national, Abderamane Moussa confirme à cet effet que, le président de la république du Tchad, M. Idriss Deby Itno l'a instruit d'aller vers tous les frères tchadiens qui ont choisi le maquis. De leur demander de regagner le bercail, à l'exemple du chef du CAR. M. Albissaty Saleh Allazam n'est pas le dernier. «Nous demandons à tous les tchadiens de s'accorder sur la plateforme minimale qu'est la paix. L'avenir du Tchad en dépend. Nous avons le devoir de nous rencontrer et de discuter sur ce futur que nous souhaitons radieux pour les générations futures», lance M. Albissaty Saleh Allazam.

  • Le risque d'une explosion populaire existe toujours en Algérie. Ses conséquences seraient destructrices pour le pays et la région.
    Ignacio Salafranca, chef de l'équipe des observateurs de l'Union européenne, a jugé que les récentes élections législatives algériennes sont «une première étape dans le processus de réforme qui devra être soutenu, après une révision de la Constitution, par un approfondissement de la démocratie». Un avis partagé par la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton:
    «Ces élections -et le nombre élevé de femmes élues-, sont une étape bienvenue dans le progrès de l'Algérie vers une réforme démocratique.»
    acheikh1De façon diplomatique, ces déclaration reviennent à dire: «l'élève peut mieux faire».
    «The Big One»?
    Ces appréciations en demi-teinte sur les élections reflètent la caractéristique générale de la situation algérienne: il y a des progrès, mais ils sont insuffisants. On comprend que pour ceux qui voient le verre à moitié vide, il faut absolument et immédiatement un soulèvement populaire, que l'Algérie ait son printemps arabe.
    Les spécialistes ont baptisé du sobriquet de «The Big One» le tremblement de terre dévastateur qui pourrait détruire une large part de la côte ouest des Etats-Unis. Par analogie, un soulèvement du type «printemps arabe» qui balayerait le pouvoir algérien serait un séisme sans précédent, un véritable «Big One» géopolitique, pour la sous-région du Maghreb, le voisinage sahélo-saharien, moyen-oriental et même européen.
    Impossible statu quo
    L'onde de choc en serait beaucoup plus dévastatrice que celle provoquée par la chute du régime Kadhafi. Les effets de cette dernière, illustrés par l'aggravation des combats au Mali et au Soudan, auraient d'ailleurs pu être minimisés si l'intervention de l'OTAN n'avait pas été si méprisante des réalités locales et régionales.
    La question donc de la possibilité, voire de la nécessité, d'une rupture politique brutale en Algérie, est d'une importance géopolitique incomparable à tout ce que nous avons vu dans les autres pays. Plutôt que de poser le problème en termes de principe ou de souhait («la démocratie doit s'installer partout»), tentons d'analyser les traits essentiels de la situation.
    Il y a des signaux «rouges» -qui vont dans le sens d'un risque d'explosion populaire- et des signaux «verts» -qui vont dans le sens d'une évolution réformiste.
    Le troisième cas, à savoir le statu quo, ne mérite pas qu'on s'y attarde, car personne n'y croit plus.
    Inventer de nouvelles formes de mobilisation
    Il appartient au pouvoir, à la classe politique, aux élites en général, de bien mesurer la nature exceptionnelle de cette étape historique, de réfléchir et d'agir pour gommer les signaux rouges, et renforcer les signaux verts.
    Néanmoins, la jeunesse, la société civile et les forces nouvelles en général ne doivent pas seulement compter sur une compréhension de la part du pouvoir et des élites, mais développer des formes de sensibilisation, d'organisation et de mobilisation autonomes, originales et consistantes. Car, sous tous les cieux, la pression populaire organisée et la prise de conscience chez les tenants du pouvoir du risque de perdre le contrôle de la situation s'avèrent être d'excellents conseillers.
    Premier facteur rouge: «La bombe H»
    Aspirations démocratiques, conditions de vie, nouvelles technologies, soutien des réseaux euro-américains..., tous ces ingrédients ont été présents dans le «printemps arabe», mais à mon avis, le facteur premier c'est l'autre «bombe H»: la bombe humaine, le facteur démographique. Cet élément est encore plus marqué en Algérie.
    La génération des 16-30 ans (plus d'un tiers de la population) n'a pas seulement une importance quantitative, mais aussi et surtout qualitative. Elle entraîne une mutation sociale et culturelle radicale et inédite, comme une nouvelle peau de serpent qui pousse sous l'ancienne et la fait tomber en lambeaux. Les comportements, les mentalités, la réappropriation de la mémoire historique et des symboles, l'interaction avec le reste de la planète, bref le rapport au monde et aux choses, sont d'une nouveauté radicale.
    Deuxième facteur rouge: l'économie
    Le chômage endémique (surtout des jeunes, évidemment), la crise effarante du logement -qui se traduit notamment par l'impossibilité de se marier, ou simplement d'avoir des relations avec l'autre sexe avant 35-40 ans-, l'impasse de l'enseignement..., tous ces phénomènes bien connus ne doivent pas être vus comme le reflet d'un simple mauvais fonctionnement de l'économie, mais comme les conséquences de l'absence de système économique cohérent.
    État rentier par excellence, l'Algérie a pour caractéristique économique essentielle la captation de la rente pétro-gazière par la nomenclature militaire. Ce système est amorti par un certain degré de consensus grâce aux efforts non-négligeables de redistribution sociale, à travers la gratuité de l'enseignement et des soins médicaux, l'attribution clientéliste d'emplois, ainsi que des investissements massifs mais désarticulés, qui ont d'ailleurs pour effet pervers d'aggraver le phénomène.
    Cependant, cela n'en fait pas un système économique à proprement parler, c'est-à-dire une articulation endogène de secteurs, «motorisée» par l'entrepreneuriat de création et de production, et par une grande valeur ajoutée.
    Troisième facteur rouge: L'érosion du triptyque «arabité-islam- souverainisme».
    L'arabité. A l'exemple de la plupart des pays de la Ligue Arabe, après des décennies d'un lyrisme essentialiste, l'enfermement des élites politiques et intellectuelles dans ce purisme identitaire (on se souvient du «Nous sommes des Arabes, Arabes, Arabes !» de Ben Bella), qui flirte souvent avec un racisme artificiel, a causé des dégâts sociopolitiques qui sont autant des blessures béantes sur le corps national: malaise kabyle en Algérie, mais aussi mouvements autonomistes au Soudan, Irak (Kurdes), Libye (Toubous, Berbérophones du Jabal Nafusa), etc.
    Il s'agit d'une confusion, aux conséquences historiques incommensurables, entre le culturel, l'ethnique et le racial ; entre être le fait d'être entièrement ou partiellement arabophones et celui de se penser ethniquement de «purs Arabes». On imagine mal les anglophones des USA, d'Australie, de Nouvelle-Zélande, ou même d'Écosse et d'Irlande marteler de façon obsessionnelle «Nous sommes Anglais, Anglais, Anglais !».
    La légitimité souverainiste. Le discours de la Libération et de la souveraineté nationale qui est un des fondement idéologique du pouvoir FLN, depuis 1962, n'est plus la jeune fille en fleur aux mille courtisans qu'il fut, mais une vielle rombière usant force fards et crèmes pour masquer les ravages de l'âge. L'échec de la stratégie de développement «par les industries industrialisantes» sous feu Boumediène» et la bunkérisation de la classe dirigeante issue de la lutte pour l'indépendance, ont cassé les leviers de mobilisation de la masse par la mystique de l'Algérie libre, fière et éternelle.
    La légitimité islamique. L'irruption de l'islamisme politique, en dépit de ses ramifications multiples, de ses incohérences et de ses déchirements, a complètement pollué le débat sur la défense de la «personnalité» islamique de l'Algérie, et a scié cette autre branche sur laquelle s'appuyait le discours de légitimation du pouvoir algérien.
    Tous ces facteurs rouges peuvent alimenter l'intransigeance de certaines franges de l'opinion algérienne et des droit-de-l'hommistes occidentaux, pour lesquels aucun prix -fut-il le multiple de celui payé par le Irakiens- n'est trop élevé pour le renversement immédiat d'un système «dictatorial» et l'instauration de la démocratie.
    Cependant, tout n'est pas rouge, il y a aussi des signaux «verts», positifs.
    Premier facteur vert: l'état d'esprit de la population
    Contrairement à la Tunisie, l'Égypte, etc... les populations algériennes ont déjà connu le phénomène de soulèvement populaire suivi par l'explosion du volcan islamiste, dans les années 1990 (la «décennie noire»).
    Le souvenir de ces années de plomb est encore très vivace.
    Le projet islamiste, qui n'est ni unique, ni entièrement négatif, a perdu sa virginité politique dans l'effroyable campagne de terreur aveugle, et peut difficilement passer pour une alternative démocratique et sociale au pouvoir FLN.
    En conséquence, un appel à la révolution, au sacrifice libérateur, n'aura pas le même sex-appeal qu'il a pu avoir dans les autres pays, c'est le moins qu'on puisse dire.
    Deuxième facteur vert: la «décompression autoritaire»
    Le système politique algérien, sans être une démocratie achevée, n'est plus un parti-État comme dans la Tunisie de Ben Ali/Trabelsi, l'Égypte de Moubarak ou la Syrie de la dynastie Assad.
    Malgré les limitations auxquelles se heurtent le mouvement syndical et l'opposition, le pluralisme des partis et de la presse est réel. Les récentes élections législatives, loin d'être parfaites, ont également permis certaines avancées.
    En plus, l'Algérie n'ignore pas totalement l'alternance: les changements de chefs d'État sont entrés de les mœurs et aucun dirigeant algérien ne pourrait se présenter comme le Guide éternel déifié. Il s'agit toutefois d'une alternance «à la chinoise», c'est-à-dire au sein du même système dominant.
    Troisième facteur vert: la qualité du leadership
    Les dirigeants algériens sont assez éloignés du délire mégalomaniaque à la Kadhafi ou Saddam: ils ont un grand sens des réalités et une certaine intelligence des situations, déliée des rigidités idéologiques. C'est un leadership assez clairvoyant, pragmatique et capable de saisir le cours des choses et de s'adapter à de nouvelles réalités.
    En conclusion, je pencherais pour un scénario de réformes courageuses et progressives, qui pourraient réconcilier l'élite avec la masse et surtout la jeunesse, et éviter à l'Algérie des ruptures violentes aux conséquences immensément destructrices pour le pays et la région, et à l'issue incertaine.
    Un programme d'élargissement du champ démocratique, de réponse à la demande de social, de raffermissement de l'unité nationale et de réorientation de l'économie, en commençant par l'instauration d'un appareil judiciaire fort et indépendant, et un accès élargi de l'entrepreneuriat privé aux financements, est à portée de la main. Mais il est impératif de vaincre les pesanteurs et les privilèges «arrachés de haute lutte», d'éliminer au sein du pouvoir la mentalité de « on ne change pas une équipe qui gagne », et agir, agir vite.
    Ainsi après avoir été un exemple de la lutte armée populaire pour l'indépendance nationale, le peuple algérien peut prendre un nouveau rendez-vous avec l'histoire, en présentant l'exemple d'une synthèse salutaire et originale entre les aspirations au changement démocratique et les impératifs d'une évolution maîtrisée.
    Ouvrant ainsi à l'ensemble du monde arabe et africain un espoir de sortie de cet trilemme cauchemardesque: statu quo liberticide-guerre civile sans fin-intervention militaire occidentale (pardon, intervention de la «communauté internationale»).
    Acheikh Ibn-Oumar, ancien ministre des Affaires étrangères

  • N'Djamena - Le Directeur Général des grands travaux au Tchad Mahamat Zen Bada, incarcéré depuis janvier pour détournements de fonds, et souffrant de problèmes neurologiques, a demandé mercredi son évacuation sanitaire a l'étranger, a-t-on appris de son avocat mercredi.
    D'après l'avocat de M. Zen Bada, Me Ngadjadoum "les médecins ont constaté son état et ont indiqué qu'il n'existe pas de plateau (médical) approprié pour sa prise en charge (au Tchad) (...) mais la chancellerie refuse (son évacuation)".
    "Malgré la contre expertise effectuée à la demande du Parquet Général qui confirme l'inexistence d'un plateau médical approprié, nous nous heurtons toujours au refus du Ministre de la justice" a-t-il ajouté.
    "Zen Bada est très malade il risque de perdre ses jambes" a affirmé à l'AFP le frère aîné de Zen Bada, Hissein Moussa, ajoutant que "Si on laisse dans son état actuel il va mourir".
    Interrogé par l'AFP, le Ministre de la justice Abdoulaye Sabre Fadoul, a indiqué que "La loi n'autorise jamais un inculpé d'aller se faire soigner à l'etranger. Et là, la position du ministère est claire et ferme.(...) Ce serait une injustice à l'égard d'autres prisonniers qui n'auront pas la chance d'être évacués".
    "La chancellerie a toujours donné des instructions pour que les détenus, qu'ils soient des anonymes ou des personnalités, soient pris en charge médicalement. En conséquence, Mahamat Zen Bada peut être référé dans n'importe quel hôpital du pays pour recevoir des soins" a précisé le ministre.
    Selon une source judiciaire, M. Zene Bada est accusé d'avoir détourné plus d'un milliard de francs CFA (1,5 million d'euros).

  • Les chefs d'État accueillent diversement l'alternance française. Si le Nigérien Mahamadou Issoufou et le Guinéen Alpha Condé sont tout sourire, leurs homologues d'Afrique centrale se méfient de François Hollande.
    Du 6 mai, deux images vont rester. D'un côté, les concerts de klaxons à Ouagadougou et les cris de joie dans certains quartiers de Douala et de Libreville. De l'autre, la scène des « adieux » de l'Élysée entre Nicolas Sarkozy et Alassane Ouattara. D'autres chefs d'État africains, dont le président libyen Mustapha Abdeljalil, ont également téléphoné à leur homologue.
    Nous sommes le lendemain matin de l'élection. Le Français a de gros cernes. Visiblement, il a mal dormi. L'Ivoirien ferme les yeux, comme un homme en prière. « Ouattara et Sarkozy pleurent leur défaite », titre Le Quotidien d'Abidjan, tandis que le camp Gbagbo exulte et espère que le nouveau président Hollande « exclura toute forme de démocratie par les bombes ». Bien sûr, tout cela ne change pas grand-chose aux relations entre Paris et Abidjan. Hollande a soutenu l'action militaire de la France contre Gbagbo, Ouattara peut donc compter sur lui. Mais cette séquence émotion en dit long sur le choc du 6 mai en Afrique.
    Lire l'article sur Jeuneafrique.com : France-Afrique : Hollande et nous | Hollande et l'Afrique : changement de diplomatie, au profit de qui ? | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique............Lire la suite{jcomments on}

  • Le Haut-Commissariat aux droits de l'homme de l'ONU a déclaré, hier, que des experts de l'organisation lanceront une enquête sur le recours présumé à des mercenaires dans le conflit libyen. Le régime de Mouammar Kadhafi avait engagé des mercenaires étrangers afin de mater l'opposition libyenne et de gonfler ainsi les rangs de son armée. On estime que leur nombre était de 30 000 hommes. Ces mercenaires étrangers auraient été recrutés dans diverses régions du monde : s'ils venaient principalement d'Afrique subsaharienne, des témoignages font mention d'Algériens, de Tunisiens, de Mauritaniens, d'Européens de l'Est et d'Asiatiques au service du feu régime Kadhafi. Le gros des troupes de mercenaires aurait été alimenté par d'anciens rebelles du Tchad, du Darfour ou du Niger, où les insurrections ont été soutenues par Kadhafi. Faïza Patel, présidente-rapporteur du groupe d'experts sur l'utilisation des mercenaires, se désolait déjà en novembre 2011 : "Les mercenaires menacent non seulement la sécurité, mais aussi les droits de l'homme et potentiellement le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et à l'autodétermination." Ces propos ont bien été confirmés lors du conflit libyen où les mercenaires ont commis "graves violations des droits de l'homme", dont des "exécutions sommaires, des actes de torture ou encore des disparitions forcées". Le groupe de travail de l'ONU sur l'utilisation des mercenaires se rendra en Libye du 21 au 25 mai, à la demande du gouvernement libyen. Cette "mission d'établissement des faits" vise à "évaluer les allégations de l'utilisation de mercenaires dans le récent conflit, et les mesures prises par le gouvernement pour s'attaquer à ce phénomène" dont on observe une résurgence dans les conflits armés à travers le monde. Sources
    M. C. F.

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  • Sumai Issa / 11/05/2012 3:43 Le dernier rapport de l'ONU sur la situation humanitaire au Tchad, dresse un tableau très inquiétant.
    Trois faits marquant constituent l'épine dorsale d'une région dont l'échine ne fait que se courber sous le poids de la misère. Il s'agit d'une malnutrition aigue, d'une épidémie de méningite sévère et de l'insuffisance des fonds disponibles pour faire face à la crise humanitaire que traverse le pays.
    La crise alimentaire dans le pays touche principalement les franges les plus fragiles de la population, à savoir, les enfants de moins de 5 ans et les mères qui allaitent encore. En mars 2012, le nombre de cas de malnutrition enregistré s'élevait déjà à 13.006 victimes. Le PAM (Programme alimentaire mondiale) a initié plusieurs actions, principalement une campagne de distribution générale de denrées alimentaires. Il s'agit surtout des compléments alimentaires à haute valeur nutritive devant être distribués à 285.458 ménages touchés par la malnutrition.famine_au_tchad
    Par ailleurs, la situation épidémiologique s'avère être également difficile à gérer. La rougeole et la méningite font rage dans la région. La plus meurtrière des deux maladies virales, est la méningite qui a causé près de 150 décès depuis janvier 2012 et 3384 cas infectés ont été recensés. La rougeole a tué, quant à elle, 42 personnes sur les 6402 cas enregistrés depuis le début de cette année. Plusieurs mouvements de populations sont également enregistrés dans la région, ce qui complique davantage la tache des organisations humanitaires qui s'activent sur le terrain. Malgré les appels au financement, lancés depuis l'année dernière, les fonds d'aides manquent encore et les ONG internationales et les organismes publics tchadiens n'ont pu concrétiser à ce jour, que 59 % de leurs objectifs.{jcomments on}
  • Un militaire tchadien circulant sur une motocyclette a tiré sur deux soldats français qui sortaient de la base française du dispositif Epervier à N'Djamena, blessant un des militaires français à un coude, a appris mercredi l'AFP de source concordantes.
    "Les deux soldats français à bord de leur véhicule sortaient de la base (Hadji Kossei)" et "un individu à bord d'une motocyclette a tiré quatre balles en direction des soldats français, blessant l'un d'entre eux à un coude", a indiqué à l'AFP une source proche de l'ambassade de France au Tchad.
    "Les deux soldats français (...) s'appretaient à emprunter la rue principale" en sortant de la partie tchadienne de la base, selon cette source.
    "Le soldat a été admis à l'antenne médicale française. Il s'en est tiré et va être évacué" a ajouté la même source.
    Un officier de la police judiciaire tchadienne a confirmé cette version précisant: "la personne qui a tiré sur les militaires français est un militaire tchadien. Il a été arrêté et se trouve actuellement au B2 (deuxième bureau, renseignements militaires)".
    epervier1
    Selon l'état-major à Paris, les deux soldats français ont été pris pour cible en début de matinée alors qu'ils se déplaçaient en tenue militaire, à bord d'un véhicule civil avec des plaques militaires françaises.
    "A un arrêt, un individu a ouvert le feu sur eux avec une arme de poing", a précisé le porte-parole de l'état-major, le colonel Thierry Burkhard, qui a confirmé qu'un des deux militaires avait été blessé à un bras et que l'autre était indemne. Le blessé a été opéré par un médecin militaire français et "ses jours ne sont pas en danger", a-t-il ajouté.
    "Il y a eu un renforcement des mesures de vigilance à N'Djamena, puisque la personne (tireur) n'a pas été immédiatement arrêtée. Elle sont maintenues pour l'instant, mais on ne sent pas une menace particulière", a indiqué le porte-parole.
    Selon les informations dont l'état-major dispose, l'agresseur serait "un ancien militaire" tchadien. "Une enquête est en cours, en contact avec les autorités tchadiennes", a conclu l'état-major. .
    La France dispose dans le cadre de l'opération Epervier déclenchée en 1986 de 950 hommes au Tchad, comprenant notamment un important dispositif aérien avec des avions de chasse. La base française à N'Djamena communique avec l'aéroport de N'Djamena, de même que la base d'Abéché dans l'Est, de moindre importance, est également située sur l'aéroport.
    Le 11 août 2010, date anniversaire des cinquante ans de l'indépendance du pays, le président tchadien Idriss Deby Itno avait remis en cause Epervier, lançant: "Nous nous acheminons vers une révision de l'accord de siège entre Epervier et le Tchad". Il reprochait notamment à la France de ne rien payer pour sa présence militaire.
    La présence de militaires français est mal vécue par une partie de la population qui a l'impression que la France pèse ainsi sur les décisions de leur pays.
    Les rebelles tchadiens et certains opposants reprochent aussi aux Français d'avoir soutenu le régime d'Idriss Deby au pouvoir depuis 1990. En février 2008, la rébellion avait atteint les portes du palais présidentiel de N'Djamena. La France avait alors donné des renseignements et livré des munitions à l'armée tchadienne.
    En janvier 2011, le ministre français de la Défense Alain Juppé avait indiqué vouloir faire "évoluer" le dispositif. De source militaire française, la base française au Tchad pourrait être utilisée dans le cadre de la surveillance et de la lutte contre les groupes armés, et notamment de groupes islamistes comme Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) dans la bande sahélienne.
    Source: Libération{jcomments on}

  • Un militaire tchadien circulant à moto a tiré sur deux soldats français qui sortaient de la base française du dispositif Epervier, à N'Djamena. «Les deux soldats français à bord de leur véhicule sortaient de la base (Hadji Kossei)», indique une source proche de l'ambassade de France au Tchad, précisant que l'individu «a tiré quatre balles en direction des soldats français, blessant l'un d'entre eux à un coude».
    «Les deux soldats français (...) s'apprêtaient à emprunter la rue principale» en sortant de la partie tchadienne de la base, précise cette source. Le soldat a été admis à l'antenne médicale française. Il s'en est tiré et va être évacué»
    Un officier de la police judiciaire tchadienne confirme que «la personne qui a tiré sur les militaires français est un militaire tchadien. Il a été arrêté et se trouve actuellement au bureau des renseignements militaires». L'état-major français à Paris précise que les deux soldats ont été pris pour cible en début de matinée, alors qu'ils se déplaçaient en tenue militaire, à bord d'un véhicule civil avec des plaques militaires françaises.
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    «A un arrêt, un individu a ouvert le feu sur eux avec une arme de poing», a précisé le porte-parole de l'état-major, le colonel Thierry Burkhard, qui a confirmé qu'un des deux militaires avait été blessé à un bras et que l'autre était indemne. Le blessé a été opéré par un médecin militaire français et «ses jours ne sont pas en danger».
    «Il y a eu un renforcement des mesures de vigilance à N'Djamena, puisque la personne (tireur) n'a pas été immédiatement arrêtée. Elle sont maintenues pour l'instant, mais on ne sent pas une menace particulière», a indiqué le porte-parole. Selon les informations dont l'état-major dispose, l'agresseur serait «un ancien militaire» tchadien. «Une enquête est en cours, en contact avec les autorités tchadiennes», a conclu l'état-major.
     

    950 soldats français au Tchad

    Dans le cadre de l'opération Epervier déclenchée en 1986, la France dispose au Tchad de 950 hommes, et d'un important dispositif aérien avec des avions de chasse. La base française à N'Djamena communique avec l'aéroport, et celle d'Abéché, dans l'Est, est également située sur l'aéroport.

    Le 11 août 2010, date du 50ème anniversaire de l'indépendance, le président tchadien Idriss Deby Itno avait remis en cause Epervier, évoquant «une révision de l'accord de siège entre Epervier et le Tchad». Il reprochait notamment à la France de ne rien payer pour sa présence militaire. La présence de militaires français est mal vécue par une partie de la population qui a l'impression que la France pèse ainsi sur les décisions de leur pays. Les rebelles tchadiens et certains opposants reprochent aussi aux Français d'avoir soutenu le régime d'Idriss Deby au pouvoir depuis 1990. En février 2008, la rébellion avait atteint les portes du palais présidentiel de N'Djamena. La France avait alors donné des renseignements et livré des munitions à l'armée tchadienne.

    En janvier 2011, Alain Juppé, alors ministre de la Défense, disait vouloir faire «évoluer» le dispositif. De source militaire française, la base française au Tchad pourrait être utilisée dans le cadre de la surveillance et de la lutte contre les groupes armés, et notamment de groupes islamistes comme Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) dans la bande sahélienne.

    LeParisien.fr{jcomments on}

  • Le 26 avril 2012, 60 militaires français de la Force Epervier ont participé à un exercice tactique interarmées d'extraction de ressortissants à Douguia, à 70 km au Nord-ouest de N'Djamena.Tôt le matin, une première section du 3e régiment d'infanterie de marine (RIMa) a été déployée en élément précurseur par un hélicoptère de manœuvre Puma. La section s'est alors infiltrée en progressant discrètement à proximité de la piste aérienne sommaire de Douguia pour la sécuriser et permettre l'arrivée de moyens aériens.Une fois la zone sous contrôle, un Transall C160 du groupement air a réalisé un posé d'assaut, déposant une seconde section chargée de mener une action de récupération de ressortissants dans un bâtiment en zone hostile.Des Mirage F1 ont appuyé l'action terrestre, réalisant des show of force (passages rapides à basse altitude afin d'intimider l'ennemi).exercice-tactique-interarmees-a-douguia-2_article_pleine_colonne

    Le dispositif terrestre a alors rendu compte qu'il était pris à partie et fixé par un feu ennemi. A partir du compte-rendu précis des positions amis/ennemis, le Mirage a alors délivré un appui aérien rapproché au profit des fantassins. Une seconde menace, constituée d'un groupe de pick-up ennemis a été détectée, a ensuite été neutralisée à proximité.En route vers la piste d'atterrissage, la première section a exfiltré le groupe de ressortissants qui comptait un blessé. Le contrôleur aérien avancé du dispositif a ensuite été considéré comme mortellement touché. Le chef de la section a pris alors le relais pour guider les appuis. Cette procédure est dénommée E-CAS ou emergency close air support. Au final, la mission est un succès : l'ensemble des ressortissants a pu embarquer en toute sécurité à bord de l'avion tactique.Les militaires de la force assurent la protection des intérêts français, et tout particulièrement la sécurité du millier de ressortissants français résidant actuellement au Tchad.Sources: Ministère de defense française{jcomments on}

  • Les patriotes et démocrates Tchadiens sont heureux d'adresser toutes leurs félicitations à son Excellence Monsieur François Hollande pour sa brillante élection à la magistrature suprême de son pays et d'exprimer par la voix de l'ANCD tout l'espoir suscité par cette élection. Cette élection créera les attentes légitimes du Peuple tchadien pour l'avènement d'une ère nouvelle de liberté, de justice, de démocratie et de paix au Tchad. Cette victoire du grand peuple de France est également celle de tous les peuples de la planète en lutte pour le triomphe de grandes valeurs humaines de notre temps.nouri1

    Soumis depuis plus de vingt et deux ans a une tyrannie obscurantiste, barbare, prédatrice et sanguinaire, le peuple Tchadien espère, avec raison que la France des lumières, patrie des droits humains sous la conduite éclairée de son excellence Monsieur François Hollande Président de la république, contribuera à l'évènement de cette ère nouvelle de justice, de liberté, de démocratie et de paix au Tchad. Le peuple Tchadien par la voix de l'ANCD souhaite plein succès à son excellence François Hollande président de la république Française élu dans sa mission difficile mais très noble pour l'intérêt supérieur du grand peuple de France mais également de tous les peuples en lutte pour un devenir meilleur de tous.

    Enfin, les patriotes et démocrates Tchadiens prient son Excellence, Monsieur François Hollande, Président de la République de Française, d'agréer l'assurance de leur très haute et respectueuse considération.

    Le-06-Mai-2012

    Pour l'ANCD

    Le Général Mahamat Nouri Allatchi{jcomments on}

  • Le député Gali Ngoté Gata a été interpellé et placé en garde à vue à Sarh, au sud du Tchad, le dimanche 4 mars 2012. Il avait été condamné à un an de prison pour le braconnage de phacochères dans le sud du Tchad. Le député d'opposition Gali Ngoté Gata a été libéré, mardi 25 avril à Moundou, après deux mois de détention. A sa sortie de prison, l'opposant tchadien réagit au micro de Christophe Boisbouvier. Gali Ngoté Gata est député de l'UFD, l'Union des forces démocratiques.gali1
    RFI : Gali Ngoté Gata, quelle est votre première réaction à cette décision de la justice tchadienne ?
    Gali Ngoté Gata : La joie de retrouver la liberté, le plaisir de constater que tous les juges ne sont pas pourris, et enfin un réel plaisir pour toutes les solidarités qui se sont exprimées à travers le monde et en particulier au Tchad. C'est ce qui m'a vraiment aidé à supporter cette détention pénible.
    RFI : Cette détention depuis le 4 mars, comment s'est-elle passée justement ?
    G.N.G. : J'ai connu deux phases. La phase de Sarh (dans le sud du Tchad, ndlr) où j'étais vraiment en insécurité. J'ai été arrêté le 4 mars et j'ai connu une nuit dramatique à la maison d'arrêt. Le procureur de la République lui-même a reconnu que j'étais en insécurité. Il a dû me confier à la gendarmerie en attendant que je passe en appel à Moundou. A Moundou, j'étais plus en sécurité, ça m'a permis de recevoir la visite de mes collègues députés, mes amis, mes parents. Et cela m'a aidé à supporter la détention.
    RFI : Vous avez été mieux traité à Moundou qu'à Sarh. Vous avez vraiment senti qu'à Sarh, votre vie était en danger ?
    G.N.G. : Oui. Déjà à l'entrée de Sarh, on a menacé de me tirer dessus quand j'ai traversé le bac de Libongo. Ensuite dans ma cellule, j'ai eu les visites de cinq gardes nomades qui voulaient m'arracher mon téléphone. Ça a failli se terminer dramatiquement, dans la mesure où un garde national a cru bon de dégainer son pistolet. Ensuite, j'ai connu des tentatives d'empoisonnement alimentaire. Heureusement qu'un gendarme m'a prévenu qu'il ne fallait pas consommer cette nourriture. Bref, je n'arrivais pas à connaître une situation vraiment sécuritaire.
    RFI : Vous le disiez, il y a eu une forte mobilisation au Tchad et à l'étranger en votre faveur. Est-ce que cela vous a surpris ?
    G.N.G. : Oui, dans la mesure où nous ne pensions pas qu'il allait y avoir cette levée de boucliers et cette solidarité transversale, surtout à travers le Parlement où mes collègues députés de tous bords ont exprimé leur solidarité. Le fait aussi que des pétitions aient vu le jour avec des milliers de signataires en peu de temps, avec la solidarité des structures religieuses, que ce soit chrétiennes, musulmanes ou traditionnelles, cela montrait que la question préoccupait beaucoup les Tchadiens. Vraiment, je les remercie pour cette solidarité là.
    RFI : Le 4 mars, c'est à la suite de la découverte de carcasses de phacochères, dans le coffre de votre véhicule près de Sarh, qu'on vous a arrêté et condamné pour corruption et complicité de braconnage. Quel est le fin mot de l'histoire ?
    G.N.G. : C'est drôle de le dire, mais on n'a pas trouvé de carcasses. Lorsque le véhicule est arrivé à ma position, à 75 kilomètres du lieu où le fameux agent des eaux et forêts avait constaté effectivement la présence de ces carcasses, bref lorsque le véhicule est arrivé, il était vide, sans aucune preuve. Même quand l'huissier de Sarh a essayé de faire un constat, je me souviens de ses termes : « les deux morceaux de viande trouvés sont dans un état d'assèchement avancé et ne peuvent pas constituer de la viande boucanée de fraîche date ». On a assisté à une véritable volonté de monter une affaire de braconnage pour que j'en paye le prix.
    RFI : Est-ce que vous voulez dire qu'il y a une main politique derrière votre mésaventure ?
    G.N.G. : Je ne peux pas dire qu'il y a une main politique en haut lieu, mais au moins sur le plan local. La personne qui a été la première concernée dans cette affaire est quand même le secrétaire général adjoint du parti au pouvoir, sur le plan du département. Chose que je ne savais pas. Ensuite, qu'il y ait des accointances avec la police politique du régime, là aussi je l'ai appris à mes dépens. Donc si sur le plan de la haute hiérarchie de l'Etat, il n'y a pas de preuves évidentes, sur le plan local cela a été une catastrophe. Il faut constater effectivement que le politique a beaucoup joué.
    RFI : Gali Ngoté Gata, vous êtes dans le même groupe parlementaire que Saleh Kebzabo, président de l'Union nationale pour la démocratie et le renouveau. Est-ce qu'il peut y avoir un lien entre votre affaire et la procédure de levée de l'immunité parlementaire qui a été lancée il y a trois mois contre lui ?
    G.N.G. : Moi, je n'y trouve pas de lien direct, mais je sais que quand le président
    Saleh était concerné par cette affaire, je défendais ce dossier dans le groupe. Donc je pressentais déjà, par toutes ces pressions de l'époque, que j'allais être certainement la deuxième personne prise dans la nasse. J'aurai compris que l'opposition est vraiment dans l'œil du cyclone. Ce n'est pas seulement à Saleh et à Gali qu'on en veut, on voudrait réduire au maximum le rôle d'une opposition dans le jeu politique tchadien.
    RFI : Vous avez connu la prison sous l'ancien président Hissène Habré il y a 22 ans. Vous venez de passer à nouveau deux mois en prison. Est-ce que les choses ont changé en 22 ans ?
    G.N.G. : Sous Hissène Habré, encore, j'agissais ouvertement contre la dictature, donc je faisais des tracts et je ne m'en cachais pas. Qu'on m'ait arrêté, c'était une question d'expression de mes libertés et je l'assumais. Mais ce que je n'arrive pas à concevoir dans le système actuel, c'est qu'on dit que c'est une démocratie, un processus démocratique, et on ne veut pas accepter la pluralité des voix, la pluralité des expressions. Ce n'est pas comme ça qu'on peut construire un pays. Il faut que les Tchadiens se battent pour consolider le pays dans un cadre de processus démocratique. Et je continuerai de me battre aussi.{jcomments on}
     
  • GALI-GATA-NGOTE

    La cour d'appel de Moundou a annulé la procédure visant le député d'opposition Gali Ngoté Gatta, condamné, en mars, en première instance à un an de prison pour corruption et complicité de braconnage.
    Une condamnation que la défense, l'opposition politique au Tchad et plusieurs organisations internationales dont le Parti socialiste français ont dénoncé depuis le début, estimant que le braconnage de phacochère n'était qu'un prétexte. Le ministère public tchadien envisage de se pourvoir en cassation.
    La veille, les évêques tchadiens ont pris position en évoquant des « dérives » de la justice du pays qui ne serait pas indépendante : « Nous sommes en effet vivement préoccupés par les pressions qui s'exercent sur ceux qui ont pour mission de dire le droit. Aussi exhortons-nous les uns et les autres pour promouvoir la justice et préserver la paix dans notre pays », avait déclaré peu avant la décision de la cour d'appel Monseigneur Mathias Ngartéri, archevêque de Ndjamena.{jcomments on}
  • BANGUI (Centrafrique) - Onze militaires centrafricains en mission au Soudan pour la force tripartite (Soudan-Tchad-Centrafrique) de surveillance des trois frontières ont été tués mercredi à l'arme lourde, a appris l'AFP vendredi de sources concordantes centrafricaines mettant en cause des rebelles venus du Sud-Soudan.

    On déplore 11 morts et 9 blessés du côté centrafricain. L'attaque visait l'état-major de la force tripartite basée au Soudan dans la région d'Am Dafok (trois frontières), a déclaré une source gouvernementale centrafricaine à Bangui sous couvert de l'anonymat à l'AFP, attribuant l'attaque à des rebelles venus du Sud-Soudan.

  • Des affrontements ont éclaté vendredi entre la tribu des Toubous et une brigade dépendant de l'armée libyenne à Koufra dans le sud-est de la Libye, faisant deux morts et 4 blessés, a-t-on appris de sources locales.

    Selon Issa Abdelmajid Mansour, un chef des Toubous, "la situation est mauvaise".

    "Nous sommes bombardés par la brigade +Bouclier de la Libye+. Juqu'ici, il y a deux morts et un blessés grave" parmi les toubous, a-t-il indiqué à l'AFP par téléphone. Il n'était pas possible dans l'immédiat de vérifier ce bilan d'une source indépendante.

  • deby5Le Président Idriss Déby Itno invite les gouvernements gabonais et sud-africain à s'entendre afin de ne pas fragiliser davantage le continent

    C'est une question qui concerne non seulement le continent africain mais aussi l'ensemble de nos partenaires. Le dernier sommet d'Addis-Abeba a été un mauvais sommet, il faut le reconnaitre. Nous n'avons pas pu désigner le président de la commission de l'union africaine, conséquence, nous nous trouvons aujourd'hui dans une situation hybride.

  • Disparition des opposants non encore élucidés, arrestations arbitraires, impunités grandissantes, terreurs et assassinats permanents au Tchad. Le 4 avril, la Haut-Commissaire adjointe des Nations unies aux Droits de l'Homme avait qualifié de « problème urgent » l'impunité judiciaire qui prévaut au Tchad.

    Le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme et des nombreuses ONG ont pris à bras le corps, les dérives dangereuses du régime tchadien suite à des nombreux cris d'alarmes des citoyens et ONG tchadiens. Ils ont condamné les violations graves des droits de l'homme, dont des meurtres, des disparitions et des détentions arbitraires, commises au Tchad.deby1

    La répression déclenchée par le pouvoir tchadien contre des leaders politiques et la société civile fait que la situation des droits de l'homme au Tchad devient de plus en plus grave et inquiétante. De la disparition du professeur Ibni Oumar Mahamat Saleh en passant par l'arrestation du député Gali N'Gothé Gatta, Djibrine Assali ,de nombreux anonymes et la mort suspecte de l'opposant Djibrine Dassert, les ONG continuent par révéler dans les instances internationales à Genève la dérive arbitraire du pouvoir tchadien et la docilité d'une justice aux ordres. Dans un rapport publié ce mois-ci, un collectif d'ONG avait souligné qu' « aucun responsable gouvernemental ou de l'armée n'a été inquiété » à ce stade. A l'évidence, le régime d'Idriss Deby est actuellement dans un contexte très épineux.

    La Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH) et beaucoup d'ONG et médias estiment dans leurs divers rapports et analyses que la situation des droits de l'homme au Tchad a peu évolué. L'impunité plombe le pays. Des gens utilisent leur fonction et leur poste pour rester à l'abri des poursuites. Il faut que les tribunaux soient réellement indépendants et puissent juger les auteurs de violation des droits de l'homme remarquent-elles. Les auteurs des violations des droits de l'homme ne sont toujours pas inquiétés.

    Les exemples de violations des droits de l'Homme sont multiples et peuvent être un terreau fertile à la recrudescence de la violence au Tchad. C'est pourquoi, les ONG de défense des droits de l'homme estiment qu'en apportant un éclairage juste de la situation des droits de l'homme au Tchad, elles essayent d'éviter que la situation à hauts risques dans le pays ne puisse se dégénérée en affrontements meurtriers.

    HNDL-ONG{jcomments on}

  • Un tour à Moundou, dans la pièce où est Gali Gatta Gothé, député arrêté et jugé de manière expéditive à Sarh, puis transféré à Moundou, suite à un appel.

    Mardi, 10 avril 2012. Il est 7 heures sur Moundou, la capitale, dit-on, économique du Débyland, et le chef-lieu de la région du Logone occidental, l'une des villes gagnées par l'opposition sur les 42 concernées par les dernières municipalités. Sept heures, la ville est déjà debout. Devant les voies, principales ou secondaires, bon nombre de femmes proposent déjà à manger, beignets, bouillie, soupe, etc., aux habitants. Les clandos, ces motos-taxis qui roulent souvent à tombeau ouvert, offrent bien leur concert habituel. Il y a du monde dans les rues. Le soleil flambe à l'horizon.prison_moundou

    A cette heure matinale, arrivé dans cette ville la nuit dernière, je passe un coup de file à un ami pour lui demander de m'amener voir M. Gali Gatta N'Gothé, député jugé à Sarh et transféré à Moundou pour le jugement en appel. Une demi-heure après, mon ami arrive et me conduit plutôt au palais de justice.

    Devant l'entrée, la présence des femmes et des hommes en tenue me frappe. Là, avec ce décor peut-être inhabituel pour les Moundoulais, je me souviens, moi, du jour du jugement en appel de Gali. Puis, mon ami interpelle un gendarme qu'il connaît et grâce à ce dernier, nous accédons à la cour sans être fouillés. A l'intérieur, le monde n'est pas (encore) nombreux, le procès étant prévu pour 8 heures. Quelques députés sont sur place, de même que les avocats. Mon ami me dit que ces derniers sont arrivés la veille et pense que dans cette affaire, l'Etat est défendu par Me Houlchiné. Sous nos regards, un groupe de personnes entrent dans la salle d'audience tandis quelques femmes s'en rapprochent. Je reconnais les députés, certainement de l'opposition, par l'écusson du parlement tchadien qu'ils arborent fièrement. « Connais-tu quelques-uns qui seraient de la majorité ? » dis-je à mon compagnon. Sa réponse est catégorique : « Non », rétorque-t-il.

    Mon ami me quitte et va se renseigner auprès d'un jeune auquel j'attribue au moins 30 ans, en lui demandant si l'on peut voir Gali. Mais, le regard vague, ce jeune semble ne rien comprendre. Alors mon accompagnateur se met à inspecter partout dans la cour : « Le policier là-bas, dit-il le regard orienté vers le flic à une des entrées de la salle d'audience, dirige un des commissariats de la ville. Nul en français, il est un haut gradé de son corps. Il répète indéfiniment « ça va ? Ça va ? », quand on lui parle dans la langue de Molière et quelles que soient les circonstances. Je peux le voir me moi, je ne parle pas l'arabe. A présent, il nous faut quelqu'un de sûr, un autre flic ou un gendarme imprégné des réalités d'ici, qui nous conduira jusqu'à Gali. » Sa phrase finie, il m'abandonne et va s'entretenir avec le gendarme qui nous a accueillis à l'entrée, dès notre arrivée. Quand il revient un instant après, mon accompagnateur déclare : « Il paraît que Gali est à la maison d'arrêt. » Et nous voici en route vers la maison d'arrêt.

    Elle n'est pas loin, moins de cinq minutes à moto. Dès notre entrée dans la cour, un jeune assis à droite nous interpelle. Nous lui répondons que nous voudrions voir Gali : « Payez 200 F chacun », nous dit ce monsieur. Je sors un billet de 500 F CFA que je lui tends sans parler : « Pour vous deux ? » Devant ma réponse affirmative, le jeune me rend mes 100 francs et récupère nos appareils téléphones contre des tickets. « Que contient vos sacs ? » nous interroge-t-il. Mon ami lui tend le sien, sûr qu'il ne contient rien d'important. Moi, je refuse et le gars n'insiste pas. « Où est Gali ? » demande-je. « Là-bas », rétorque-t-il. J'insiste, le gars persiste en répétant son « là-bas » ! Je me tourne vers mon ami et dit : « Sa réponse est vague. Mais, dirigeons-nous vers le groupe assis là-bas, nous aurions des gens qui nous fourniront des renseignements plus clairs. »

    A quelques mètres de ce groupe, Dieu merci, je reconnais madame Gali, assise sur un banc, bien calme. Je me précipite vers elle, en cherchant, sur son visage, les traits d'une tracassée. Je lis plutôt la tranquillité, la sérénité et l'assurance d'une dame qui se laisse rarement distraire par des évènements montés de toute pièce. En son for intérieur, je l'imagine, la réalité doit être toute autre : elle craindrait pour la sécurité de son conjoint. Elle affiche donc le calme que son mari ne se reproche rien, victime d'une parodie de justice, victime d'un montage grotesque de tous ceux qui l'en veulent pour son verve, son franc-parler, ses dénonciations de cette dérive entretenue par la communauté internationale. En moi, l'émotion monte. Les larmes embuent mes yeux. Je frémis, halète d'effroi. « Dans la logique, elle ne devait pas être ici ! Voilà les dieux de Débyland en ont voulu autrement ! » Tout de suite, mon ami et moi saluons madame Gali et j'ai l'impression qu'elle me reconnaît. En effet, c'est au début de leur union que j'ai fait leur connaissance. Puis, quelques jours après l'arrestation de son mari, je suis allé à la maison, elle m'a reçu et nous avons échangé quelques mots. En serrant la main à cette dame, j'ai demandé si je pouvais voir son époux, elle m'a dit qu'il parlait avec des gens et que c'était pourquoi elle était dehors. Alors je choisis de faire comme tout le monde, attendre que ces gens avec Gali sortent.

    L'attente ne sera pas longue : la Blanche qui sort, suivie d'un jeune homme, est la directrice du centre Al Mouna. Aussitôt, madame Gali recommande à un jeune d'annoncer ma présence. Mon ami et moi entrons dans la pièce où est Gali.

    Cette chambre n'a rien d'extraordinaire : à notre gauche, sous nos pieds, un tapis est étalé à même le sol. A notre droite, c'est une natte en plastique sur laquelle repose un matelas en éponge couvert d'un drap et surmonté d'un oreiller bien dans un té : on devine que c'est le couchage du député. Entre ce matelas et le mur, glacières et bouteilles d'eau minérale se disputent l'espace. On s'assied sur le tapis et je lève la tête vers la porte : « LE REGISSEUR » y est écrit, en peinture rouge, je crois. « C'était le bureau du régisseur qu'on a transformé en chambre pour les détenus ! » m'écrie-je en regardant mon ami. « Oui », répond-il. Je m'attarde sur le matériau : les briques en terre simple ! Le premier crépissage des murs a subi l'effet des intempéries. En haut, il y a des espaces rafistolés avec de la boue. Près de nous, un ventilateur tourne. On cherche en vain un téléviseur, en vain une ampoule d'éclairage. « En fait, cette pièce était belle et bien électrifiée. Les installations ont été défaites et cela se voit encore. Avec cette prise sous nos pieds, on sent qu'ils ont fait un branchement à partir d'une autre pièce juste après l'arrivée du député », me dit mon ami qui se connaît un peu en électricité. « Tu vois combien le pouvoir ridiculise un élu du peuple ! déplore mon ami. Penses-tu qu'on va le libérer ? » Là, j'ai de la peine à répondre. Mais, je cafouille quand même : « Dans la logique, oui car il n'a pas fait du braconnage. Enfin, à en croire le premier relaté par la presse. Alors la tentative de corruption justifie quoi ? » Mon ami, inquiet, me boit du regard : « J'ai appris que le PR a donné des instructions fermes pour qu'il soit lourdement condamné. » « Oui, cette information a circulé dans N'Djaména et sur le Net. Mais, je n'en sais pas grand-chose. » Alors, pantois, je préfère le silence. Cette pièce où vit Gali, est aéré par deux grandes fenêtres, comme la porte, vilainement rapiécées.

    Dans ce décor, pas la peine de chercher les toilettes. Pour se soulager, le député doit faire tout le monde. C'est-à-dire se rendre dans un coin de la cour, à une cinquantaine de mètres de sa pièce, à l'endroit où sont les toilettes d'usage commun. Ce fut le cas pendant tout le temps que j'ai passé avec lui. Je précise qu'il est resté longtemps sans se soulager, alors qu'un autre usager était aux toilettes ! Un instant après, je demande à m'en aller.

    Dans la rue, quelqu'un me dit que Kebzabo, député de Léré, lui-aussi menacé, était là et qu'il serait parti au palais de Justice. Devant cette information, je conseille à mon ami de me reconduire au palais de justice.

    Quand nous y sommes arrivés, les choses ont un peu bougé : les femmes et les hommes en tenue à l'entrée sont plus nombreux. Le rang du public a grossi. On perçoit que le climat devient de plus en plus tendu. Les fouilles ont commencé. Mais, mon ami fait appel à une connaissance parmi les policiers et on échappe à cette phase. Dans la cour, le nombre de personnes venues soutenir Gali est multiplié par un facteur plus important. Avocats, militants, parents, députés de l'opposition, ... sont dans le calme ou discutent à voix basse. « Le Monsieur en chemise blanche devant nous est Laoukein Kourayo Médard, l'homme qui a gagné les municipalités à Moundou », me dit mon compagnon. Là, dans la cour bien sûr, on fouille Kebzabo : on ne le voit pas ! « Il serait déjà dans la salle d'audience », dis-je. Et nous en y entrons.

    La salle est à moitié pleine ! Députés, curieux, parents de Gali,... sont assis dans le calme. Le barreau est vide, tout comme les places réservées et aux prévenus. Autrement dit, l'audience n'a pas encore commencé. On cherche dans la salle alors qu'un gendarme fait remarquer que le public va occuper les bancs réservés aux détenus. Mais personne ne bouge. Ce gendarme revient vers nous et demande ce qu'on cherche : « Nous sommes venus saluer des gens », réponds-je. « Ce n'est pas le moment de saluer », nous fait-il la remarque. Mais, on fait fi et je crie : « Tiens, ce vrai, Kebzabo est là : le voici à la première rangée du public. » Juste sur la deuxième rangée, je connais d'autres personnalités, dont Eldjouma, députée du 7ème arrondissement de N'Djaména.

    « Bon, il faut que je rentre », déclare-je tout d'un coup. « Tu ne suis pas le procès ? m'interroge mon ami avec des grands yeux d'étonné. C'est bizarre ! » Dehors, je vois Ali Golor dans la foule. Ma mission est terminée, j'ai un élément important, la pièce dans laquelle Gali passe ses nuits : lugubre, elle ne reflète parfaitement le désir de ridiculiser un élu du peuple.{jcomments on}

  • Des organisations tchadiennes de défense des droits de l'homme dénoncent dans un rapport publié lundi "l'impunité" après l'attaque rebelle de 2008 sur N'Djamena et la répression gouvernementale qui s'en est suivie. "Peu d'avancées concrètes ont été réalisées par les autorités tchadiennes pour mettre en oeuvre les recommandations de la Commission nationale d'enquête qui avait conclu à la responsabilité des autorités dans les nombreuses violations des droits de l'Homme perpétrées à la suite de l'attaque rebelle", écrivent dans le document la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH), la Ligue tchadienne des droits de l'Homme (LTDH) et l'Association tchadienne pour la promotion et la défense des droits de l'Homme (ATPDH). Lire la suite {jcomments on}

  • Quelques infos sur le deroulement de l'"affaire Gali".

    1. Une petition demandant la liberation de Gali et denoncant un complot politique mene par monsieur Kabadi a ete signee par 5.612 personnes a Kyabe et ses environs. Cette petition a ete transmise a la Presidence de la Republique, a la primature, au Parlement et au collectif des avocats.GALI-GATA-NGOTE

     2. Un memo estampille "confidentiel" a ete adresse, par la commission des droits de l'homme de l'union interparlementaire ayant son siege a Geneve, au President de l'Assemblee Nationale Tchadienne. Ce memo demande des explications et des justifications quand a la procedure dont a ete victime monsieur Gali et demande surtout pourquoi l'immunite parlementaire n'a pas ete respectee. Le meme memo fait reference a l'"affaire Yorongar" pour laquelle l'Assemblee Nationale Tchadienne, bien qu'interpelle n'a pas donne de reponse.

    3. Le factum de l'appel a ete redige. Monsieur Gali devrait etre transfere sur Moundou et l'audience aurait lieu le 5 avril.

    Source: confidentielle

  • maison_en_feuLes autres Tchadiens ont-ils le droit de vivre au Tchad?

    Par Djafna Masana

    LES EVENEMENTS DE FARCHA COQ-VILLE

    Les faits :

    Samedi 17 mars 2012 aux environs de 19 h, M. Ngarga Gadam Gaston, Ex-Député (dernière législature pour la circonscription de Rigaza/Mayo-Boneye, donc Massa) habitant le quartier Farcha Coq-Ville (voisin Nord-Ouest de l'Ecole Amoul) envoie son fils Fawa Ngarga (20 ans) à Moto pour lui acheter du pain au rond-point de Farcha.

  • abdallah_senoussi

    NOUAKCHOTT (AFP) - 17.03.2012 19:51

    Pilier du régime libyen déchu de Mouammar Kadhafi dont il était le beau-frère, le colonel Abdallah al-Senoussi, recherché par la Cour pénale internationale (CPI), a été arrêté dans la nuit de vendredi à samedi à l'aéroport de Nouakchott en Mauritanie.

    Pilier du régime libyen déchu de Mouammar Kadhafi dont il était le beau-frère, le colonel Abdallah al-Senoussi, recherché par la Cour pénale internationale (CPI), a été arrêté dans la nuit de vendredi à samedi à l'aéroport de Nouakchott en Mauritanie.

    La Libye a très vite annoncé avoir demandé son extradition, la France qu'elle allait le faire rapidement, mais selon une source policière, la Mauritanie doit enquêter avant de se prononcer sur ces demandes.

  • Deux ONG, Action contre la Faim et Première urgence-aide médicale internationales, ont lancé jeudi l'alerte sur la grave crise alimentaire qui se prépare au Sahel, et qui affecte déjà le Tchad, dans deux communiqués distincts

    Un champ de millet endommagé par la sécheresse, au Tchad, le 1er décembre 2011

    Deux ONG, Action contre la Faim et Première urgence-aide médicale internationales, ont lancé jeudi l'alerte sur la grave crise alimentaire qui se prépare au Sahel, et qui affecte déjà le Tchad, dans deux communiqués distincts.

    "On l'annonce depuis septembre dernier: une sévère crise alimentaire se prépare au Sahel. Cependant, plus tôt encore et plus durement qu'on ne l'attendait, la région du Kanem, à l'ouest du Tchad, a basculé en phase d'urgence", explique Action contre la Faim.secheressesahel

    "1.900 enfants malnutris admis dans les centres nutritionnels ACF en février, soit le triple de l'an dernier à la même époque: c'est le constat alarmant que font les équipes d'ACF dans la région du Kanem", ajoute l'ONG, qui souligne aussi "l'état critique dans lequel ils parviennent aux structures de santé". Lire la suite {jcomments on}

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    Au Tchad, si le détournement ne dépasse pas un milliard (1 000 000 000) de nos francs, on n'en parle plus. Maitre Padaré, pauvre avocat galérant dans la cour de la justice a été nommé ministre des affaires foncières et du Domaine dans le dernier gouvernement en cours.

    Ce qui suit est une histoire réelle et elle s'est passée il y a deux mois. Les diplomates éthiopiens viennent de nous raconter et confirmer par nos compatriotes tchadiens de l'ambassade du Tchad à Addis-Ababa auprès de l'Union africaine et réaffirmer également par quelques responsables du Cabinet civil de la présidence de République à N'Djamena.

    En fait, Maitre Padaré est marié à une Rwandaise, le frère de sa femme (un rwandais) sur invitation du ministre atterrit à N'Djamena et ce dernier est logé dans la maison du ministre. Quelques jours après, les billets d'avion du beau-frère et de sa femme sont établis par les frais du ministre. Trajet : Ndjamena-Kigali en transitant par Addis-Abeba. Les 250 000 000 FCFA sont disponibles déjà dans la maison du ministre. Ce dernier envoie son aide de camp pour corrompre les responsables de sécurité de l'aéroport (ANS, Police et Gendarme) et fait savoir à ces derniers que ses hôtes ont un colis important à laisser passer. 20 000 000 F ont été distribués a l'aéroport en guise de rien vu et de rien entendu. Les 230 000 000 F ont été bien emballés dans des sacs et bien eurent leurs places dans la soute d'avion d'Ethiopians-Airlines.

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    Au Tchad, si le détournement ne dépasse pas un milliard (1 000 000 000) de nos francs, on n'en parle plus. Maitre Padaré, pauvre avocat galérant dans la cour de la justice a été nommé ministre des affaires foncières et du Domaine dans le dernier gouvernement en cours.

    Ce qui suit est une histoire réelle et elle s'est passée il y a deux mois. Les diplomates éthiopiens viennent de nous raconter et confirmer par nos compatriotes tchadiens de l'ambassade du Tchad à Addis-Ababa auprès de l'Union africaine et réaffirmer également par quelques responsables du Cabinet civil de la présidence de République à N'Djamena.

    En fait, Maitre Padaré est marié à une Rwandaise, le frère de sa femme (un rwandais) sur invitation du ministre atterrit à N'Djamena et ce dernier est logé dans la maison du ministre. Quelques jours après, les billets d'avion du beau-frère et de sa femme sont établis par les frais du ministre. Trajet : Ndjamena-Kigali en transitant par Addis-Abeba. Les 250 000 000 FCFA sont disponibles déjà dans la maison du ministre. Ce dernier envoie son aide de camp pour corrompre les responsables de sécurité de l'aéroport (ANS, Police et Gendarme) et fait savoir à ces derniers que ses hôtes ont un colis important à laisser passer. 20 000 000 F ont été distribués a l'aéroport en guise de rien vu et de rien entendu. Les 230 000 000 F ont été bien emballés dans des sacs et bien eurent leurs places dans la soute d'avion d'Ethiopians-Airlines.

  • justice_tchadienneAu Tchad, si le détournement ne dépasse pas un milliard (1 000 000 000) de nos francs, on n'en parle plus. Maitre Padaré, pauvre avocat galérant dans la cour de la justice a été nommé ministre des affaires foncières et du Domaine dans le dernier gouvernement en cours.

  • boko-haram(AFP) –

    LAGOS — Le Nigeria a renvoyé environ 11.000 ressortissants de pays voisins, principalement des Tchadiens et des Nigériens, au cours des six derniers mois dans le cadre de sa lutte contre un mouvement islamiste violent, ont indiqué lundi les services de l'immigration.

    "Le dernier chiffre est de 11.000. La majorité provient du Niger et du Tchad", a déclaré à l'AFP le porte-parole de l'immigration, Joachim Olumba.

  • Il y a longtemps que le MPS est au Pouvoir avec plusieurs Chefs de Gouvernements à la Tête de la Primature, mais celui de notre Nadingar II est entrain de montrer tous les signes d'une décadence d'un pouvoir qui prépare ses dernières valises.

    Du haut, notre Nadingar II est martelé par le maitre du Palais Rose qui ne lui laisse aucune initiale. Vers le bas, il est malmené, désobéi et saboté par un mini-gouvernement Zagawaphone constitué de : Mht Ali Abdellah, Ministre de l'eau et (Numéro 2 du parti MPS), Abbas Mht Tolly, Ministre aux Infrastructures (futur héritier de son oncle Deby selon son propre entourage), Idriss Deby lui-même (Ministre de la Défense et représentant Numéro 1 du Billia), Abdel kerim Souleyman, Ministre Aviation Civile (représentant Numéro 2 du Billia, selon lui, d'après son proche entourage), Moussa Faki Mht, Ministre des Affaires Etrangères (représentant Numéro 3 du Billia) et Abdoulaye Sabre à la tête de Justice Tchadienne (représentant de Kobé). Voila notre

  • ahmadaialhassan

    Le président tchadien Idriss Déby Itno a démis lundi son ministre chargé de la lutte contre la corruption pour... détournement de fonds, a-t-on appris de source officielle et proche du gouvernement."Il est mis fin aux fonctions de Monsieur Ahmadaï Al Hassan, ministre de l'assainissement public et de la promotion de la bonne gouvernance", selon un décret présidentiel lu à la radio nationale. Une source proche du gouvernement a précisé que le ministre est "poursuivi pour faux usage de faux et détournements". Le procureur de la République et le directeur de la police judiciaire ont remis lundi matin une convocation au ministre lui demandant de se présenter à la police judiciaire, précise-t-on de même source. Selon cette source, trois collaborateurs du ministre ont été interpellés et mis en garde à vue à la police judiciaire jeudi. Le directeur général du contrôle d'État Akouya Tchale a également été arrêté samedi, a-t-on ajouté. Reconduit à ce poste en août 2011, Ahmadaï Al Hassan avait notamment pour mission de lutter contre la corruption et la malversation financière dans un pays où les affaires mettant en cause des personnalités éclatent régulièrement.{jcomments on}

  • FOULALa JSM Béjaia (Ligue 1), tentera de réussir sa première participation en Ligue des champions d'Afrique, à l'occasion du match aller du tour préliminaire, prévu samedi (15h) face au club tchadien du FC Foullah. La délégation béjaouie, forte de 29 membres, s'est envolée mercredi matin pour N'djamena via Paris, où les coéquipiers du capitaine Brahim Zafour aspirent à revenir avec un bon résultat de ce périlleux voyage, qui leur permettrait de préserver leurs chances de qualification. "Ce match face au FC Foullah est un rendez-vous international de l'équipe sur l'échelle continentale. On fera en sorte de bien représenter le club et le pays avec l'ambition d'aller le plus loin possible dans cette prestigieuse compétition", a affirmé l'entraîneur français de la JSMB, Alain Michel. Seulement, le staff technique dit "ne posséder aucune information sur l'adversaire", ce qui constitue pour lui un ''handicap de taille"."Nous n'avons réussi à collecter aucune information sur l'adversaire. Autrement dit, on fait un saut vers l'inconnu", a indiqué l'entraîneur-adjoint, Kamel Achouri. Côté effectif, la JSMB se présentera avec l'ensemble de son effectif.

  • KOUFRALes combats armés entre tribus dans le sud-est désertique de la Libye qui ont fait au moins 17 morts et 20 blessés dimanche et lundi, ont repris mardi, faisant de nouvelles victimes, a-t-on appris mardi de sources tribales et officielles.

    Les affrontements entre la tribu des Zouwaya et celle des Toubous avaient éclaté dimanche dans la ville de Koufra et cinq personnes y avaient péri, selon des sources au sein des deux tribus.

    Lundi, le bilan s'est alourdi à 17 morts, dont huit du côté des Toubous, selon les même sources. Lire la suite

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    [09/02/2012]

    logo-50ansQuatre ans après l'enlèvement à son domicile à N'Djamena - la capitale du Tchad - de l'opposant Ibni Oumar Mahamat Saleh par des éléments des forces de sécurité tchadiennes, sa famille, assistée par son avocat Maître William Bourdon, a décidé de déposer une plainte en France avec constitution de partie civile pour enlèvement, séquestration, torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

    Cette plainte a été déposée le 7 février 2012 devant le tribunal de grande instance de Paris. Elle est l'aboutissement logique d'une défaillance de la justice tchadienne.

    L'ACAT-France et Amnesty International France soutiennent l'initiative de la famille d'Ibni Oumar Mahamat Saleh dans leur quête de vérité et de justice. Ces deux associations ont, à de nombreuses reprises ces dernières années, interpellé les autorités tchadiennes et françaises pour que toute la lumière soit faite sur cette disparition forcée.

  • justice_tchadienneAffaire d'une tentative de viol: l'injustice des assesseurs du 6ème arrondissement

    Ce lundi 6 février 2012, je m'étais rendue au 6ème arrondissement de la ville de N'Djamena, dans le but de me faire delivrer un casier judiciaire, je suis tombée sur le jugement d'une affaire de tentative de viol sur femme mariée. Le dossier était soumis aux assesseurs.J'ai suivi le jugement bout à bout, mais je m'étais rendue compte que la justice tchadienne est injuste. Et ceux qui la rendent injuste ce sont ceux-là qui se cachent derrière le Coran et la Bible pour prendre le titre des assesseurs.

    En réalité ceux-là s'enfichent de la justice et leur seul objectif c'est l'argent. Chez eux, même le plaignant doit être condamné et amendé. Ils font des présisions, ménacent d'emprisonnement et le pauvre cède et paye l'amende. L'affaire que j'ai suivie ce jour illustre parfaitement, et non seulement le comportement des assesseurs de juge de paix de 6ème arrondissement, mais ceux du Tchad tout entier. Cette affaire mérite d'être bien traitée, mais ils ont arrêté court pour amender le prevenu à versement 250 000 FCFA et la victime de la tentative de viol, une plaignante, à verser elle aussi 25 000 FCFA. Quelle justice! Le mari de la femme, le principal plaignant, dans ses explications aux assesseurs, a affirmé que le prévenu s'est rendu chez lui, pour tenter d'aggresser sexuellement son epouse, celle-ci s'est débattue pour se débarasser de lui. Aussitôt, sa femme l'a informé par le téléphone.

  • kebzabo_gali4éme anniversaire de la diaspora d'IBNI

    Pour commémorer la 4éme anniversaire de la disparition de l'opposant Ibni Oumar M. Saleh, la Coordination des Partis Politiques pour la Défense de la Constitution (CPDC) a organisé du 03 au 4 février 2012 une conférence débat au Centre Al Mouna et a fait une déclaration solennelle au siège du Parti pour les Libertés et le Développement (PLD).

    Cette conférence de débat, axée sur la disparition de l'opposant tchadien, est animée respectivement par le député Gali Ngoté Gata et le Président de la Ligue Tchadienne de Droit de l'Homme (LTDH) Massalbaye Ténébaye. En effet, le Secrétaire Général du PLD, Ibni Oumar Mahamat Saleh a été enlevé à son domicile par les militaires venu s à bord d'un Toyota au environ de 17h 30 lors des événements du 2 au 3 février 2008.

    Au cours de cette rencontre, le président de la LTDH, Massalbaye Ténébaye a indiqué que la commission d'enquête qui a été mise en place a auditionné 1600 personnes et a remis son rapport au gouvernement tchadien. Pour conférencier, la responsabilité de la disparition de l'opposant Ibini Oumar M. Saleh incombe le gouvernement tchadien.

  • Gaetan-Gorce_0Le sénateur socialiste Gaëtan Gorce, lors d'une séance publique au Sénat, le 12 janvier 2012 à Paris.

    http://gorce.typepad.frPar Christophe Boisbouvier

    Il y a quatre ans, jour pour jour, le porte-parole de l'opposition tchadienne, Ibni Oumar Mahamat Saleh, était enlevé à son domicile de N'djamena par des militaires tchadiens. Depuis ce jour, on est sans nouvelles de lui. Au Tchad comme en France, de nombreuses voix s'élèvent pour que justice soit rendue. Le sénateur socialiste de la Nièvre et maire de la Charité-sur-Loire, Gaëtan Gorce, réagit à cette disparition. Il était l'invité Afrique ce vendredi 3 février 2012.

    RFI : Gaëtan Gorce, quatre ans après la disparition d'Ibni Oumar qu'est-ce qu'on sait et qu'est-ce qu'on ne sait pas ?

    Gaetan Gorce : Ce que nous savons, malheureusement, c'est ce que l'on supposait : c'est-à-dire que les faits sont d'ailleurs connus depuis presque quatre ans. A savoir qu'en août 2008, la commission d'enquête demandait des conclusions qui indiquaient très clairement des responsabilités à des niveaux très élevés de l'Etat. Ce que nous ne savons toujours pas aujourd'hui en revanche, c'est : qui, pourquoi, comment ?

    Ecoutez l'entretien

    03/02/2012 - Invité Afrique

    Gaëtan Gorce, sénateur français

    RFI : Alors ce que disait cette commission d'enquête en août 2008, c'est qu'Ibni Oumar avait été kidnappé à son domicile, par huit membres des forces de sécurité tchadiennes. Est-ce qu'il y a eu d'autres avancées depuis ou pas ?

    G.G. : Non. Depuis, le juge d'instruction et un procureur ont été désignés, une équipe d'instruction a été mise en place, avec d'ailleurs un budget assez considérable, pour ne rien faire. Donc nous pouvons dire aujourd'hui que nous avons été victimes dans cette affaire, très probablement, de la part du gouvernement tchadien, d'une tactique d'enfumage, qui consiste à laisser croire que les choses avancent, alors qu'en réalité on s'efforce de ne rien faire, avec la complicité parfois plus ou moins active de certaines diplomaties. Je suis tenace, pour que la vérité finisse par sortir.

  • Ibni-Oumar-Mahamat-Saleh1Quatre ans après l'enlèvement de l'opposant tchadien Ibni Oumar Mahamat Saleh, à N'Djamena, il est temps pour la France de déclassifier tous les documents, y compris les secrets-défense, relatifs aux événements de février 2008.

    Il y a quatre ans, le 3 février 2008, l'opposant politique tchadien Ibni Oumar Mahamat Saleh - président du Parti pour les libertés et le développement (PLD) - était enlevé à son domicile de N'Djamena, devant sa famille, par les forces armées gouvernementales, à l'occasion de la répression de la tentative de coup d'État menée par les forces rebelles quelques jours plus tôt.

    Sept mois plus tard, début septembre 2008, une commission d'enquête nationale établissait la responsabilité de la garde présidentielle dans cette disparition forcée et posait la question de l'implication du président tchadien Idriss Déby Itno dans cette affaire (1). Dans la foulée, une procédure judiciaire était ouverte au Tchad. Depuis lors, aucune personne n'a été traduite en justice. Faute de volonté politique, la procédure judiciaire piétine.

    Quatre années ayant passé, les autorités tchadiennes auraient pu croire que l'affaire Ibni Oumar Mahamat Saleh allait être enterrée comme bien d'autres affaires semblables au Tchad. Cette absence de vérité et de justice a, au contraire, poussé sa famille établie en France, ses amis, des parlementaires français et des associations de défense des droits de l'homme à se mobiliser encore plus fortement en France et au niveau international.

    En mars 2010, à la suite de cette mobilisation, l'Assemblée nationale française votait à l'unanimité une résolution demandant au gouvernement français de faire pression sur les autorités tchadiennes afin que toute la lumière soit faite sur la disparition d'Ibni Oumar Mahamat Saleh. Fin 2010, les autorités tchadiennes autorisaient enfin la venue d'experts internationaux pour réaliser un état des lieux des travaux du comité de suivi des recommandations de la commission d'enquête de 2008. Courant 2011, deux experts de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) et de l'Union européenne (UE) se rendaient, à plusieurs reprises, à N'Djamena. Lire la suite {jcomments on}

  • ibni_liberationAu Tchad, le 2 février 2008, la capitale était envahie par les troupes rebelles de Mahamat Nouri, ancien proche d'Hissène Habré. La présidence était assiégée et attaquée deux fois. Le 3 février, en début d'après-midi, l'armée régulière repoussait la rébellion. Et entre 19 et 20 heures, Ibni Oumar Mahamat Saleh, opposant politique, était enlevé à son domicile. Depuis, malgré la mise en place d'une commission d'enquête, le dossier Saleh reste un mystère.

    Quatre ans que la famille Saleh attend. Impossible d'entamer un deuil sans savoir ce qu'il s'est passé après le 3 février 2008, date de l'enlèvement. Difficile, malgré les pressions internationales sur l'Etat tchadien, de suivre la procédure judiciaire. Pour le fils d'Ibni Oumar Mahamat Saleh, Hicham, les dernières nouvelles sur l'enquête ne sont pas réjouissantes.

    « Dernièrement, j'ai eu vent d'un rapport commandé par l'Union européenne qui disait qu'on se dirigeait vers un non-lieu. J'espère qu'on en arrivera pas là parce que là, ce serait très grave. Ce serait grave même en matière des droits de l'homme. On a l'impression que la justice tchadienne également, prend ce dossier comme si c'était un détail, et c'est très grave ».

    Au ministère de la Justice à Ndjamena, on confirme que la procédure suit son cours, comme l'atteste le garde des Sceaux, le docteur Abdoulaye Sabré Fadoul : « Le juge d'instruction n'a inculpé personne pour le moment, mais il n'a pas non plus prononcé un non-lieu ou classé le dossier. Donc l'enquête suit normalement son cours, et nous avons plus que tout autre intérêt à ce qu'un jour, la vérité judiciaire soit dite » Lire la suite.{jcomments on}

  • ammani_hilalTout a commencé en Novembre 2011, Idriss Deby en visite au Soudan, est invité à un diner, il rencontre Amani... En décembre, en provenance de Doha, Idriss Deby se rend à Khartoum, il rencontre le président soudanais et lui fait part de sa volonté d'épouser Amani. Oumar El Béchir accepte de parrainer ce mariage. C'est à ce moment là, qu'Idriss Deby se rend chez Musa Hilal en compagnie du patron des services de renseignements soudanais, le général Mohammed ATTA ainsi que de son homologue tchadien, la demande de main est faite et les fiançailles conclues.

    Idriss Deby en provenance de Doha a déjà fait ses emplettes : 5 millions de dollars en or, diamants et bijoux sont offerts à Amani.

    A Musa Hilal, le père de la mariée, 21 millions de dollars cash...

    A cette époque, Hinda est en France pour des raisons de maternité, son père est Ambassadeur à Khartoum, il est écarté des rendez vous de Deby. Mais dés le départ de celui-ci, la nouvelle explose ; l'information fait le tour de Khartoum : 26 millions de dollars en dowry pour la fille de Musa HILAL, cela doit se faire savoir et ne peut pas se cacher... La capitale soudanaise est surexcitée, il y a tout dans cette affaire pour en faire un sujet de commentaires : un chef d'Etat, une soudanaise future première dame, en plus, d'un pays voisin hier encore ennemi, un pays plein de pétrodollars, et un prétendant qui veut impressionner et donc à besoin de sortir le grand jeu, bon sang ! A quoi servent les revenus pétroliers, si ce n'est au bon plaisir du président sultan ? Idriss Deby distribue des mallettes aux différents chefs tribaux qui accompagnent Musa HILAL venu lui faire une visite de courtoisie après les fiançailles.

    A Khartoum, toutes sortes d'informations circulent, et c'est ainsi que Musa HILAL déclare : « Ma fille a 20 ans, elle est jeune, belle, et intelligente, je n'ai pas besoin de la vendre .Il a vu ma fille à une soirée et est tombé amoureux fou d'elle. C'est la vie. Il est zaghawa, elle est arabe, les mariages interethniques ont toujours existé dans notre pays.» Lire la suite {jcomments on}

  • PARIS — Deux organisations de défense des droits de l'Homme réclament, quatre ans après la "dispartion forcée" de l'opposant tchadien Ibni Oumar Mahamat Saleh, que N'Djamena mène une véritable enquête et révèle enfin ce qu'il est advenu de l'opposant.

    L'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (Acat-France) et Amnesty International France affirment également que la "pratique déshumanisante" de la disparition forcée "perdure au Tchad", un pays qui a pourtant ratifié plusieurs traités ou convention internationale contre les disparitions forcées, dans un communiqué.

    Secrétaire général du Parti pour les libertés et le développement (PLD) et porte-parole de la coalition de l'opposition tchadienne, Ibni Oumar Mahamat Saleh a été arrêté le 3 février 2008 à son domicile par des militaires tchadiens, après une attaque rebelle qui était parvenue ce jour-là jusqu'au coeur de N'Djamena. Le régime du président tchadien Idriss Deby avait ensuite, avec le soutien de la France, repris le contrôle de la situation. Lire la suite. {jcomments on}

  • logo_actusDans un communiqué du 24 janvier 2012, le Front Populaire pour le Redressement (FPR), faisait état de violents affrontements dans la localité frontalière de Kaka Bandaro (Centrafrique) entre ses Forces et les armées des dictateurs généraux présidents Déby et Bozizé.

    Les peuples du Tchad et de Centrafrique sont victimes de la folie guerrière des deux alliés de la Françafrique, qui s'incrustent aux pouvoirs en noyant dans le sang toute révolte contre leur tyrannie. Les compatriotes résidant en Centrafrique, suspectés d'être sympathisants du FPR sont massivement arrêtés. Ils sont en danger de mort dans les geôles de ces deux dictateurs. Lire la suite

  •  (AFP) –

    KHARTOUM — Le président tchadien Idriss Deby Itno a épousé vendredi la fille du chef présumé de la milice janjawid au cours d'une cérémonie à laquelle a assisté le président soudanais, Omar el-Béchir, accusé de crimes de guerre au Darfour.

    Ni le président Deby ni la mariée, Amani Moussa Hilal, n'étaient présents à la cérémonie religieuse organisée dans un hôtel de luxe de Khartoum, selon un photographe de l'AFP.

    Amani, fille du chef réputé des janjawid Moussa Hilal, est arrivée après la cérémonie. Vêtue d'une robe blanche de mariée, elle a rejoint un millier d'invités pour une fête animée par des chanteurs soudanais.

    En 2003, des rebelles du Darfour se sont soulevés contre Khartoum et se sont retrouvés confrontés aux janjawid soutenus par le gouvernement, entraînant une guerre qui a fait au moins 300.000 morts selon l'ONU. Khartoum parle de 10.000 morts.

  • raffinerie_djarmayeN'DJAMENA - La raffinerie de Djermaya au nord de N'Djamena, construite par la Chine et inaugurée en juin 2011, a été fermée jeudi par les autorités qui ont demandé lé départ de son directeur en raison d'un différend sur les prix de l'essence, de sources concordantes.
    Le secrétaire général du ministère du Commerce et de l'Industrie a fermé la raffinerie de Djermaya a annoncé la Radio nationale.
    Une mésentente sur les prix de carburant entre les autorités tchadiennes et les Chinois de la Compagnie nationale chinoise de pétrole (CNPCI) qui détient 60% de la raffinerie (contre 40% à l'Etat tchadien) est à l'origine de cette fermeture, de source proche du gouvernement.
    Celle-ci intervient six mois après la mise en service en juin 2011 de la raffinerie qui a coûté 60 millions de dollars.
  • Le Collectif Africain de Soutien au Président Habré se rejouit de la décision sage prise ce mardi 11 janvier 2012 par la justice sénégalaise, qui a, pour une enième fois, rejetté, la demande d'extradition de la Belgique concernant l'affaire de l'ancien Président tchadien Hissein Habré.

    En prenant une décision aussi courageuse, la Justice sénégalaise a confirmé aux yeux de l'opinion publique africaine et internationale son indépendance absolue et son refus de se plier à tout dicktat néocolonialiste, hégémoniste et impérialiste.

    Le Collectif Africain de Soutien au Président Habré, salue ce rejet et félicite l'ensemble des autorités judiciaires sénégalaises pour leur esprit d'independance. Rappelle à la Belgique que le temps et le contexte historique ne militent pas en sa faveur dans le dossier Habré. Lire la suite  {jcomments on}

     

  • DAKAR (AFP) - La justice sénégalaise a rejeté mercredi pour vice de forme la demande d'extradition en Belgique de l'ancien chef d'Etat tchadien Hissène Habré, poursuivi pour crimes contre l'humanité et réfugié à Dakar depuis sa chute en 1990, a-t-on appris auprès du ministère de la Justice.
    "La Chambre d'accusation de la Cour d'appel de Dakar a rejeté aujourd'hui la demande d'extradition de Hissène Habré en Belgique. Elle a estimé que la demande de la Belgique n'est pas conforme aux dispositions légales" sénégalaises, a affirmé à l'AFP un haut responsable du ministère.
    "La Belgique n'a pas respecté la procédure", a-t-il indiqué sans plus de précision.
    Un juge de la Cour d'appel de Dakar, joint par l'AFP, a estimé qu'il y a vice de forme dans la demande formulée par la Belgique, sans non plus préciser lequel.
    Reed Brody, avocat membre de Human Rights Watch (HRW) et à la pointe des démarches pour faire juger Hissène Habré, a estimé que "ce n'est pas un refus d'extradition" en tant que tel: la justice sénégalaise "a dit que les Belges n'avaient pas fourni l'original du mandat d'arrêt et d'autres documents".
    "C'est un jugement purement technique qui laisse la porte ouverte à une nouvelle demande d'extradition belge", a affirmé M. Brody à l'AFP. "Ce n'est pas un jugement définitif sur le bien-fondé" de la demande, selon lui.

  • Suite à une déclaration faite sur Radio France Internationale (Rfi), dans l'affaire de Matta-Léré, M.Daniel Deuzoumbé, leader de la société civile, qui préside à la tête de l'Association tchadienne des Droits de l'Homme Sans Frontière (DHSF), a été interpellé le 19 décembre 2011 par M.Mahamat Saleh, procureur prés le Tribunal de première instance de Ndjaména. Il a été auditionné, arrêté à la police judiciaire avant d'être transféré puis détenu arbitrairement pendant deux semaines au tristement célèbre bagne de Moussoro à 300 km de Ndjaména.

    Libéré à l'approche des fêtes de fin d'année, il nous a accordés une interview dans laquelle, il critique, dénonce et pointe du doigt, Me Bernard Padaré comme le premier responsable de son incarcération.

  • Que de dénégations enregistrées depuis le début de cette affaire qui demeurera l’un des plus grands scandales de la République ? Le juge d’instance de N’Djamena venait de libérer le sieur Daniel Deuzoumbé, président de l’ONG “Droits de l’Homme Sans Frontières“ de ses chaines de « criminel improvisé », au bénéfice du doute et après une grève de la faim de 7 jours. Le président de l’Assemblée Nationale venait de mettre en congé la commission parlementaire chargée d’examiner la demande de levée de l’immunité parlementaire du député Saleh Kebzabo, chef de file de l’opposition politique, poursuivi pour diffamation lui aussi, le dossier ayant été considéré « complexe et nécessitant d’autres investigations ». Cette trêve de raison, on le croyait, devait permettre aux uns et aux autres d’enterrer cette sinistre affaire en allant à l’apaisement et au bon sens, mais que nenni ?
    La désormais célèbre dame Lahr-Idi Rachel, l’une des veuves de Matta-Léré et la plus inspirée au cœur de cette cabale politico-judiciaire, revient à la charge en passant à une vitesse supérieure inattendue. En effet, cette femme paysanne quasi-analphabète mais lectrice attentive et avertie de N’Djamena Bi-hebdo et auditrice de RFI, se tourne vers le journal L’Observateur pour jeter un nouveau pavé dans la marre (N° 640 du 04 janvier 2012, “L’épouse du chef de village défunt parle“)!
    Acte 1 : D’abord d’entrée de jeu, le journal annonce : « Nous l’avons rencontrée dans un lieu tenu secret ». N’est-ce pas que le président de DHSF le sieur Daniel Deuzoumbé avait été enchaîné et jeté en prison à Moussoro pour avoir prétendu sur RFI que Mme Lahr-Idi aurait été enlevée de Léré ? D’où vient que cette femme invisible donne une interview dans un lieu tenu secret ? Qui menace Lahr-Idi ? L’intéressée déclare elle-même ceci : « Après leur forfait (les présumés assassins de son mari Massamba, ndlr), ils sont revenus, certains se sont mis à me frapper et nous interdire d’organiser les funérailles. C’est à ce moment que Saleh Kebzabo a appelé la brigade de Léré et les autorités administratives et traditionnelles pour leur dire qu’un évènement douloureux vient de se passer à Matta… Pour ma sécurité, j’ai été conduite chez le Gon à Léré où j’ai résidé à partir de ce jour ». Aucune menace nouvelle n’a jamais été signalée contre Lahr-Idi circulant librement vers son village de Matta et où sa coépouse est restée jusqu’à ce jour, comme l’exige la tradition et le deuil.


    Dans les traditions Moundang-Guidar, la veuve reste sous la protection de sa belle-famille, tant que les liens et effets du mariage ne sont pas révoqués. Mais aujourd’hui, Lahr-Idi ne répond plus de cette tradition d’adoption et déclare ouvertement vouloir porter plainte contre sa belle-famille (lire l’itw), le clan Ban-Djou qui avait déjà porté plainte contre X pour retrouver l’assassin de leur frère Massamba tué le 13 septembre 2011. Nous, les membres et répondants de cette tradition, prenons acte de cette rupture annoncée par voie de presse. Cependant, nous demandons à ceux qui cachent cette pauvre femme – peut-être veulent-ils l’épouser ? – d’être élégants et de venir se présenter à son ex belle-famille pour officialiser en bons termes ce changement de statut de Lahr-Idi. Cette formalité accomplie, ils n’auront plus besoin de la cacher, puisqu’en ce moment elle est portée disparue pour sa famille d’adoption !


    Les lois tchadiennes et internationales la considèrent comme “disparue“ ou “otage“ jusqu’à preuve du contraire. Cette preuve consistant en la production d’un acte du procureur de la république, seul habilité à la garder au secret pour raison de sécurité, ce qui aura le mérite de la clarté. A défaut, les « receleurs » de Lahr-Idi auront tôt ou tard à répondre de leur forfait !
    En attendant, nous demandons aux parents naturels de Lahr-Idi de réagir en exigeant que leur fille soit libérée et placée sous leur protection directe, dès lors que sa belle-famille Moundang et Guidar se trouve dans l’impossibilité de le faire, en attendant que les autres règlements suivent.
    Acte 2 : Mme Lahr-Idi, consciemment ou non, est sujette ou instrument d’une grave crise politico-juridique et sociale (communautaire). Elle (ou ses mentors cachés) avait accusé deux personnalités de l’avoir diffamé. Aujourd’hui, elle change subitement de chef d’accusation pour viser carrément le crime, en accusant noir sur blanc le député Saleh Kebzabo d’être la tête du gang qui aurait assassiné son mari. « C’est lui (Saleh Kebzabo, ndlr) qui a tué mon mari et c’est pourquoi j’ai porté plainte contre lui. Pourquoi est-ce lui qui est le premier à être informé de l’évènement pour en informer les autorités ? C’est qu’il a préparé cet acte avec les assassins de mon mari… Je veux que Saleh Kebzabo soit arrêté, car c’est lui l’auteur de la mort de mon mari. A ce titre, il doit prendre la charge de mes enfants ». Toute les procédures actuellement en cours tombent caduques, car il y a désormais plus grave : le chef de file de l’opposition tchadienne mériterait le peloton d’exécution pour avoir planifié un meurtre odieux, celui du mari de cette femme qui venait de reconnaître avoir la vie sauve grâce à la prompte alerte de ce même Saleh Kebzabo ? On tombe des nues !


    Nous ne pensons pas qu’il y ait une accusation plus grave que celle-ci dans notre grande communauté Moundang-Guidar, comme ailleurs à Iriba, Faya ou Mao ! Et comme tous ceux qui s’investissent pour dénouer ce dossier macabre tiennent le même langage, c’est sa communauté d’adoption que Lahr-Idi vient d’accuser de complicité d’homicide ! Mais avant d’aller plus loin, nous voulons nous assurer auprès de ses parents naturels que Lahr-Idi jouirait actuellement de toutes ses facultés et de sa liberté pour assumer la nouvelle tournure que risquerait de prendre ce feuilleton ? Nous avons du respect pour les parents naturels de Lahr-Idi et nous souhaitons leur implication à ce stade de dérives aux conséquences inimaginables.


    Jusqu’ici, nous avions tous considéré, Moundang et Guidar, avoir affaire à une femme perturbée, prisonnière de personnes odieuses et sans moralité ni mesure, mais cette sortie dans un journal respectable de la place nous choque, au moment où nous étions en train de vouloir profiter de la « trêve » pour réconcilier les familles et traiter équitablement les cas de la vingtaine de veuves et des dizaines d’orphelins laissés par ces bourdes criminelles. Nous considérons que c’est la dignité de notre communauté qui est atteinte de plein fouet et que cela dépasse maintenant le seul contexte de règlement de comptes politiques.
    Le journal L’Observateur a oublié de signaler en quelle langue Lahr-Idi aurait donné son interview et qui ferait foi le moment venu, puisque qu’elle a au moins deux langues d’adoption en plus de sa langue maternelle ?
    Nous sommes conscients du péril qui plane sur notre communauté actuellement et c’est pour cela que nous nous retrouvons tous solidaires dans nos liens les plus sacrés, quoiqu’il arrive ! Mais pourquoi c’est une pauvre fille du Tchad profond que le destin a uni à notre communauté qu’ils (ses kidnappeurs et manipulateurs) ont choisi cyniquement comme combustible pour ce complot odieux ? Trop c’est trop !
    Enoch DJONDANG
    Membre de la communauté d’adoption de Lahr-Idi Rachel

  • L'opération montée en octobre 2007 par l'ONG française l'Arche de Zoé - la tentative avortée de faire sortir 103 faux orphelins du Tchad en vue d'une adoption en France - pourrait bien avoir été "publicitaire", pour populariser la cause du Darfour (la province soudanaise voisine) auprès de l'opinion publique européenne et française en particulier, avec un appui "en sous-main" du président Nicolas Sarkozy, affirme un livre paru mardi.

    Selon les auteurs, François-Xavier Pinte - le "deuxième pilote belge" qui avait recruté un collègue, Jacques Wilmart - et le journaliste Geoffroy d'Ursel, un "faisceau d'indices" laisse penser que Nicolas Sarkozy et son ministre des Affaires étrangères de l'époque, Bernard Kouchner, ont pu couvrir les préparatifs de l'opération, sans en avoir "la preuve irréfutable".

    Ils citent notamment dans cet ouvrage, intitulé "Sarkozy dans l'avion? Les Zozos de la Françafrique", le fait qu'une lettre de garantie pour la location du Boeing 757 qui devait emmener les enfants d'Abéché (est du Tchad) à Vatry, près de Reims (nord

  • Les funérailles de Lisette Talate, militante de la cause chagossienne a réuni, dans un  moment d’intense émotion, tous ceux qui se sentent proches de ces natifs de l’archipel des Chagos déracinés de leurs îles.
     
    Il y avait foule, ce jeudi 5 janvier, en l''église de St. Sacrement à Cassis. Presque tous les membres de la communauté Chagossienne et leurs amis avaient tenu à rendre un dernier hommage à Lisette Talat, décédée, à l'âge de 70 ans, le mercredi 4 janvier.

    L’absoute a été dite parle curé de la paroisse le Père Gérard Mongelard en présence de Mgr Maurice Piat, l’Evêque de Port-Louis, qui a encensé la dépouille et d’autres prêtres dont le Père Philippe Fanchette.

    Dans une émouvante intervention, Olivier Bancoult, le président du Groupe Réfugiés  Chagos (GRC) a rendu un vibrant hommage à Lisette Talat. «  C’était mon guide, c’est elle qui m’a inspiré », a-t-il d’une voix émue. Avec Charlézia Alexis, et Rita Bancoult, Lisette Talate a été à la base du premier mouvement de revendication des chagossiens dans les années 70. Elle était parmi les grévistes de la faim qui avaient jeûné pendant 18 jours au Jardin de la Compagnie en 1978.

    Bancoult a poursuivi en rappelant le courage avec lequel, Lisette Talate menait son combat pour le retour des Chagossiens dans leurs îles. «  Elle n’avait pas fait des grandes classes, mais elle avait la connaissance de la souffrance », a-t-il dit.

     Lisette Talate, originaire de Diégo Garcia a quitté son île à 30 ans. Elle a témoigné de la brutalité avec laquelle les Chagossiens ont été expulsés de leurs îles pour laisser la place à une base militaire américaine à la fin des années 60. «  Bato la perle vinn lambilans », avait-elle chanté au moment de l’exil. En effet les Chagossiens étaient embarqués de force pour Maurice à bord bateau de pêche « La Perle ».

    Cette femme au physique frêle ne parlait pas beaucoup, mais elle menait son action avec détermination.  Ceux qui ont fait des témoignages lors de la cérémonie ont rappelé comment elle a dans un premier temps refusé de venir à Maurice après avoir été contrainte de quitter Diégo-Garcia. Elle s’est battu pour pouvoir rester à Peros Banhos, pendant quelque temps avant d’être forcé à l’exil.

    Olivier Bancoult a raconté une anecdote fort significative. Un jour au moment des auditions du procès que les Chagossiens avaient intenté aux autorités britanniques devant la Haute Cour de Londres, la délégation du GRC avait été conviée à déjeuner au Lunch Room de la Chambre des Communes.

    A un moment l’hôte, un député anglais a demandé à Lisette Talate pourquoi elle ne mangeait pas. La militante de la cause chagossienne a demandé à ses amis de dire au parlementaire qu’elle ne peut prendre un repas sur les lieux mêmes où avait été prise la décision de la déraciner de son  île natale. L’anglais a demandé pardon pour cet acte au nom de ses compatriotes.

    Cette femme était très attachée à son île. Lors de la visite à Diégo Garcia autorisée par le gouvernement britannique en 2006, quand elle est arrivée dans l’île la première chose qu’elle a faite a été de se jeter sur le sol.

    « Son souhait été de finir ses jours dans son île natale, mais elle est morte en exil », a dit le Père Gérard Mongelard.

    L’ancien Président de la République Cassam Uteem, le ministre des Affaires étrangères Arvind Boolell, le leader de l’opposition, Paul Bérenger et les députés de la circonscription No.1, Ariane Navarre-Marie, Jean-Claude Barbier et Veda Baloomoody ont assisté aux funérailles. 

    Des chercheurs comme le Pr.  Vinesh Hookoomsing, la Président du Centre Nelson Mandela pour la culture Africaine, le comédien Gaston Valayden qui a joué la pièce Maddogs of Chagos aux Etats-Unis l’année dernière étaient aussi présents.

    Marie-Michelle Etienne ancienne animatrice à Radio One a lu plusieurs messages de condoléances venant de l’étranger. On relève entre autres, ceux de David Snoxell ancien Haut-Commissaire Britannique à Maurice, d’Elie Hoareau, dirigeant du Parti Communiste Réunionnais et ancien député européen et de plusieurs  ONG’s qui soutiennent la lutte des Chagossiens.

    Tous ceux qui ont fait déplacement à l’église de Cassis, pour dire adieu à Lisette Talate reconnaissent à l’unanimité le combat de cette femme qui a donné sa vie à la cause chagosienne.

    Cassam Uteem ancien président de la République: "C’est bien plus qu’un symbole qui a quitté le peuple des chagossiens, ainsi que la nation mauricienne. C’est une grande perte pour la communauté chagossienne, car elle a été une des premières voix à s’élever férocement contre les Britanniques. C’est une source d’inspiration pour bien de combattants. C’est dommage qu’elle n’ait pu dire un dernier au revoir à sa terre natale."

     Olivier Bancoult président du Groupe Réfugiés Chagos : "L’Etat doit rendre hommage à cette femme qui a donné sa vie à la lutte chagossienne. Nous faisons un appel pour que les autorités aménagent un espace au jardin de la Compagnie pour honorer sa mémoire. C’est dans ce même lieu qu’a commencé son combat, elle y a mené plusieurs grèves de la faim."

    Arianne-Navarre-Marie députée et originaire des Chagos : "Elle était à elle seule une source d’information inépuisable concernant l’histoire des chagossiens. Elle se souvenait de touts les faits marquants de son île natale. J’ai été profondément choquée par la mort de Lisette. Je ne m’attendais pas à ce qu’elle nous quitte d’autant plus que lorsque je suis allée lui rendre visite à l’hôpital, elle m’avait l’air en pleine forme."

     Arvin Boolell ministre des Affaires Etrangères : "C’est une femme au grand courage qui nous a laissé. Je suis d’avis que l’Etat doit lui rendre hommage, nous allons considérer l’appel d’Olivier Bancoult en ce qui concerne l’aménagement d’un espace au jardin de la Compagnie pour honorer sa mémoire. Je me souviens de toutes les fois qu’elle s’est présentée à mon bureau, elle affichait toujours humilité et fermeté."

    Fernand Mandarin dirigeant du Comité Social des Chagossiens : "Elle était sincère dans son combat. Son combat était authentique. Je lance d’ailleurs un appel à l’unité chagossienne, pour que nous continuons de combatte contre la répression Britannique. Je compte aussi écrire un livre pour évoquer l’histoire du peuple chagossien, et je ne manquerai pas de rendre hommage à la mémoire de Lisette. "{jcomments on}

  • Le Parti socialiste est en ordre de bataille, avec l’intention de remporter au printemps une élection qui lui échappe depuis 1995. S’il ne fait pas de la politique étrangère et de la relation franco-africaine un enjeu clé de la campagne, tout en affichant des volontés de réforme, son historique et son passif en la matière appelle à une certaine vigilance.

    Arithmétique sondagière oblige, nul besoin d’être devin pour annoncer qu’au printemps pro­chain, il y a une chance sur deux pour que la France soit gouvernée par une équipe ministérielle à forte composante socialiste. Sur les sujets qui préoccupent Survie, les positions défendues par ce parti, son candidat et ses conseillers et les négociations amorcées avec ses partenaires politiques revêtent donc une certaine importance (Billets d’Afrique n°208). Même si l’on sait d’expérience que les points de vue exprimés lors d’une campagne ou inscrits dans un programme ne sont pas nécessairement suivis d’effets.

    Davantage que les annonces de campagne, ce sont bien l’étude des dynamiques à l’œuvre à l’intérieur du parti, les personnalités clé de son positionnement à l’international avec ses partenaires qui peuvent permettre d’apprécier la future ligne du PS sur l’épineux sujet des relations franco- africaines.

    L’encombrant héritage Mitterrand

    Le PS est, comme l’UMP, un parti qui a fait partie intégrante de la Françafrique du fait de ses compromissions et renoncements tout au long des deux septennats de François Mitterrand et des cinq années de gouvernement de Lionel Jospin.

    Le parti n’a pas fait de réelle autocritique sur ce point, vantant même parfois la clairvoyance de François Mitterrand à La Baule en 1990 ou la réforme de la coopération menée sous le gouvernement Jospin et sa doctrine « ni ingérence ni indifférence » qui n’a jamais empêché les réseaux officiels et occultes de prospérer et de réinstaller Sassou au pouvoir à Brazzaville à l’issue d’une funeste guerre civile.

    Installé dans son rôle d’opposant depuis 2002, le PS s’est ensuite montré de plus en plus critique vis à vis de la politique africaine de Jacques Chirac, en particulier à partir de 2005, comme l’ont attestés quelques communiqués de presse et interventions de par­lementaires sur la politique française au Tchad ou au Togo. Les élections de 2007 ont constitué une occasion pour Survie et le CRID de demander au parti de clarifier son positionnement dans le cadre d’une campagne d’interpellation qui s’est prolongée après 2007 dans le cadre de la Plateforme citoyenne France-Afrique. Ces démarches ont permis de cerner quelques tendances : effacement progressif de l’influence des personnalités telles que Guy Labertit et Hubert Védrine, lente émergence de nouvelles générations critiques sur le bilan de Mitterrand et de Jospin (au sein notamment du Mouvement des jeunesses socialistes), difficulté à faire « bouger les lignes » sur la question du Rwanda et, surtout, positionnement modéré et discret, parfois même très ambigu des « éléphants » socialistes, en particulier de Ségolène Royal.

    Cette dernière, comme l’ont révélé ses déclarations souvent alambiquées (discours à Dakar en avril 2009) voire totalement compromettantes (éloges du régime de Compaoré à Ouagadougou en novembre dernier), n’a jamais eu une vision clairvoyante sur les relations franco-africaines.

    Un casting partiellement renouvelé

    Depuis 2007, les positions n’ont pas beaucoup évolué au sein du Parti socialiste. Plusieurs personnalités s’expriment cependant régulièrement sur les questions liées à la politique de la France en Afrique. A l’Assemblée, le président du groupe socialiste, Jean- Marc Ayrault, qui répond fréquemment aux courriers d’interpellation de Survie et intervient parfois à la tribune, comme le 2 mars 2011, lors d’un débat organisé spécifiquement sur les relations franco-africaine. Parmi les autres députés actifs, citons Henri Emmanuelli, spécialiste de l’aide publique au développement, Gaétan Gorce (sur le Tchad) et les députés François Loncle et Jean-Paul Bacquet, qui ont tous deux participé à la Mission d’information parlementaire de 2007-2008 sur les relations France-Afrique.

    Dans l’appareil du parti on peut noter la place spécifique de Pouria Amirshahi, le secrétaire national à la coopération, à la francophonie et aux Droits de l’homme, aujourd’hui candidat au poste de député de la 9 e circonscription des Français de l’étranger (qui englobe le Maghreb et l’Afrique de l’Ouest) et de Thomas Melonio, chargé de l’Afrique au sein du parti. Ce sont eux qui rédigent une partie importante des communiqués de presse socialistes portant sur les relations franco-africaines. On entend plus rarement Jean-Christophe Cambadélis, en charge des questions internationales mais très en retrait sur Afrique, à l’exception d’un déplacement à Abidjan en octobre 2010 et au FSM de Dakar en février 2011 où il a brillé par sa discrétion. Les principaux cadres dirigeants du parti ne s’exposent pas davantage, hormis lorsque les caméras sont braquées sur eux, à l’occasion d’une actualité spécifique permettant de critiquer la position de la France ou lors d’un déplacement en Afrique. Martine Aubry avait cependant affiché lors du dernier FSM sa volonté de « mettre un coup de balai sur la Françafrique », avouant même qu’il en existait des relents dans son propre camp.

    Son rival à la primaire socialiste, François Hollande, s’est quant à lui toujours montré particulièrement discret sur le sujet, ne faisant jamais de la politique extérieure un enjeu de débat national, ce qui n’est pas de bon augure si l’on attend qu’une place significative soit donnée à la contestation des dérives de la Françafrique dans le débat électoral. Hollande, qui vient de dévoiler son équipe de campagne, aura pour conseiller sur l’Afrique l’ancien secrétaire d’Etat Koffi Yamgnane, revenu de son expérience électorale manquée au Togo.

    Dans les cercles influents du PS pour ce qui concerne l’élaboration de positionnements sur la politique étrangère, on peut citer les think tank proches du parti comme la Fondation Jean Jaurès. Son délégué général, Gilles Finchelstein, est aussi directeur des études d’Euro RSCG, entreprise de communication, propriété, via Havas, du groupe Bolloré et fournisseur régulier de « conseils » tarifés à quelques chefs d’Etat africains. Euro RSCG a également des liens organiques et financiers avec l’autre think tank du PS, Terra Nova. C’est cependant la Fondation Jean Jaurès qui a édité « Quelle politique africaine pour la France en 2012 ? » de Thomas Melonio, employé de l’AFD depuis 2005 et ancien attaché parlementaire de Dominique Strauss Kahn.

    La Fondation Jean Jaurès, a compté de 1997 à 2006 parmi ses responsables, l’ancien « Monsieur Afrique » du PS, Guy Labertit, toujours très actif parmi les soutiens de Laurent Gbagbo.

    Une doctrine hésitante

    Du fait de ces interventions peu coordonnées, on ne distingue pas de positionnement clair au sein du parti sur la relation franco-africaine. Cette difficulté à définir une nouvelle ligne a plusieurs explications.

    Il y a d’une part les débats existants sur l’héritage Mitterrand et sur le bilan du gouverne­ment Jos­pin. Certaines per­sonnalités ont eu un rôle clé dans ces périodes et continuent de conseiller certains membres du parti (Sé­golène Royal a par exemple auditionné Hubert Védrine avant de rédiger son discours de Dakar) tandis que pour d’autres, elles incarnent une forme de cynisme d’Etat dont il faut se défaire.

    Des réseaux d’amitiés avec des personnalités africaines telles que Laurent Gbagbo peu­ vent également avoir une influence sur les prises de position du parti ou de certaines individualités (Jack Lang, Henri Emmanuelli, Jean- Marie Le Guen), d’où la cacophonie régnant au sein du PS sur la Côte d’Ivoire.

    Des amitiés ont, en effet, souvent lié le PS à des chefs d’Etat membres de l’Internationale so­­cia­ liste, comme Ben Ali ou Moubarak, ce qui a ouvert, au moment du printemps arabe de 2011, un débat opportun mais tardif au sein du parti. La première secrétaire, Martine Aubry, promettant de faire le ménage au sein d’une organisation dont la vice-présidente n’était autre que... Ségolène Royal.

    Le PS, lorsqu’il était au pouvoir, a aussi et surtout maintenu des liens étroits avec des régimes pourvoyeurs en valises et autres services, comme l’a illustré l’affaire Elf, bien avant les révélations de Robert Bourgi. Les déclarations embarrassées du parti lors du décès d’Omar Bongo et la présence de l’ancien ministre socialiste Charles Josselin à ses obsèques illustrent cette difficulté à se démarquer des liens du passé. Dans son livre d’entretiens « Blanc comme nègre » (page 196), Omar Bongo, donne ainsi la liste de ses amitiés à gauche, nommant en par exemple Michel Rocard, Pierre Mauroy, Laurent Fabius et Elisabeth Guigou.

    Lorsque le PS paraît trahir cette « fidélité », il est vite rappelé à l’ordre par ses anciens amis. Le récent communiqué de presse sur les législatives au Gabon a ainsi suscité une réaction musclée dans la presse gabonaise.

    Un programme aux ambitions ambiguës

    Sur la question du soutien aux dictateurs, le discours a cependant un peu évolué, grâce sûrement aux révolutions tuni­ siennes et égyptiennes et aussi peut-être à des interpellations directes menées par des associations comme Survie.

    Mais au-delà du programme socialiste ou des communiqués de presse citant le Tchad ou le Congo Brazzaville, des prises de positions fortes se font souvent attendre sur la diplomatie de la France à l’égard des dictatures africaines, à l’exemple de l’« élection » du 9 octobre au Cameroun qui n’a pas suscité de réaction officielle. Le PS n’a pas vu venir les révolutions arabes et ne paraît pas, à cette heure, avoir suffisamment tiré de conclusions sur l’attitude à adopter face aux régimes soutenus depuis trente ans par la France.

    L’autre problème majeur du posi­ tionnement du PS, c’est aussi sa propension à formuler des pro­ positions grandiloquentes sur le plan géostratégique (volonté de définir une « vision » prospective du continent africain en étudiant son économie et sa démographie, etc.) ou à verser dans l’anecdotique par rapport aux enjeux réels. Les programmes de 2007 et de 2012 ont ainsi en commun de vouloir mettre en avant des thématiques telles que l’aide publique, la coopération culturelle et la Francophonie, mais aussi le micro-crédit, la coopération décentralisée, tout en restant extrêmement discrets par exemple sur le franc CFA, les bases militaires ou les entreprises françaises. Si Thomas Melonio s’est risqué à aborder ces thèmes dans son ouvrage publié à la Fondation Jean Jaurès (op cit), celui-ci n’est pas reconnu comme un document émanant du parti.

    Il faut donc s’en tenir pour l’heure au programme formel établi par le PS et à son accord avec son allié électoral EELV qui, parmi les ministères potentiels à se partager, lorgne sans doute celui de la coopération. Les propositions du candidat François Hollande, qui envisagerait un déplacement en Afrique au cours de la campagne, se font encore attendre. Contentons-nous d’espérer que les promesses qui ne manqueront pas d’être émises à cette occasion ne connaîtront pas le même sort que celles de Nicolas Sarkozy en 2006 à Cotonou.

    Source: Suirvie

  • Je suis comme un cueilleur de champignons, se décrit Michel Brunet. J'ai mis vingt ans à découvrir un coin où pousse un hominidé ancien et j'y reviens chaque année pour en trouver de nouveaux. » Son terrain de fouille couvre un territoire infini de dunes éparses au nord du Tchad. Ce désert figure parmi les plus éprouvants de la planète, balayé par d'incessantes tempêtes de sable et des amplitudes thermiques quotidiennes de plusieurs dizaines de degrés. Au total, 2,5 millions de kilomètres carrés de solitude où le scientifique a usé plusieurs panoplies de baroudeur pour quadriller minutieusement le terrain.

    « J'ai ratissé ce sol brûlant des milliers d'heures sans jamais rien trouver », se souvient-il. Jusqu'à ce jour de 1994. A 2.500 km de la vallée du Rift où l'on croyait être l'origine de l'homme, des couches géologiques anciennes mises au jour par le vent vont livrer au chercheur deux crânes primitifs d'hominidés, Abel puis Toumaï (daté de 7 millions d'années, soit plus du double de Lucy), et avec eux les restes fossiles d'une douzaine d'individus. Sans doute la plus ancienne famille humaine... Depuis cette première découverte, les scientifiques ont identifié plus de 500 sites du même âge dans la partie occidentale de l'erg dunaire du Djourab. Michel Brunet en a tiré une hypothèse révolutionnaire : l'homme ne serait pas né dans la savane comme le suggérait la théorie de l'East Side Story, mais dans une forêt clairsemée par le réchauffement climatique qui aurait contraint Toumaï et ses congénères à pousser plus loin leur quête de nourriture, sur deux pieds pour ramener au clan le fruit de leur cueillette dans leurs mains libres.

    Source: les Echos {jcomments on}

  • Au cours d'une interview accordée à deux journalistes français (RFI et F24), le Président Abdoulaye Wade a, entre autres, déclaré : « ...La Cour d'Appel de Dakar est actuellement saisie d'une demande de la Belgique. Et, incessamment elle va trancher la question. Et très probablement, Hissein Habré va être envoyé en Belgique... Et donc, si la Cour d'Appel décide de l'extrader, je l'extraderai.». A la question de savoir s'il était prêt à ce qu'il aille en Belgique, le Président Abdoulaye Wade a indiqué : « Absolument, parce que je suis couvert par l'Union africaine ».

    Aussi, nous tenons à porter à l'attention de l'opinion nationale et internationale ce qui suit :

    L'affaire Hissein HABRE a déjà fait l'objet de SIX décisions de justice. Cinq Arrêts dont quatre de la Cour d'Appel de Dakar et un de la Cour de Cassation du Sénégal ; et la sixième de la Cour de Justice de la CEDEAO. Toutes les décisions rendues par les juridictions sénégalaises ont acquis l'autorité de la chose jugée, et ont donné toutes, gain de cause au Président Hissein Habré. La demande d'extradition belge, illégalement répétitive, a fait, à elle seule, l'objet de trois décisions de justice, toutes également favorables au Président Hissein Habré et déboutant la Belgique de ses demandes.

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    Dénonciation

    Le Syndicat National des Télécommunications (SYNATEL) a le regret de constater qu’AIRTEL TCHAD ex CELTEL TCHAD société de téléphonique mobile concurrente de l’opérateur Historique National SOTEL TCHAD foule aux pieds les Lois de la République en matière de la concurrence déloyale et se comporte en prédateur absolu.

    Cette société  avait obtenu sa licence d’exploitation d’un réseau cellulaire à un vil prix 1,230 milliards de franc CFA  grâce  à la complicité de la Banque Mondiale et de sa société filiale SFI qui ont accordées un prêt au groupe CELTEL INTERNATIONAL.

     L’explosion du marché de la téléphonique mobile a dépassé spectaculairement les prévisions de tous les experts du monde entier et c’est ainsi que CELTEL INTERNATIONAL après cinq ans d’existence a été vendu à deux reprises avec des bénéfices énormes à ZAIN BAHRAIN  puis à AIRTEL BHARTI INDIEN sans que l’Etat Tchadien touche un franc CFA de plus value.

     

     Cette double opération a été possible grâce au renouvellement de la licence de CELTEL TCHAD pour une valeur insignifiante à cause de la naïveté du Gouvernement du Tchad  et de la complicité de deux cadres de l’Etat Messieurs ABDELHAMID MAHAMAT SENOUSSI et ISSA AHMAT DING

  • Un rapport commandé par l'Union européenne dénonce la corruption et les conditions d'enquête sur la mort d'un des principaux opposants politiques d'Idriss Déby au Tchad en 2008 et estime possible le lancement d'une procédure internationale. Début février 2008. Idriss Déby, président autoritaire du Tchad depuis 1991, est retranché dans son palais assiégé. Des troupes rebelles soutenues par le Soudan ont décidé de mener une offensive sur la capitale N'Djamena, submergeant un temps l'armée régulière. Mais elles sont finalement repoussées, grâce à l'aide de la France, qui a fourni des renseignements et des munitions. Dans la confusion générale, l'opposant politique Ibni Oumar Mahamat Saleh, président du Parti pour les libertés et le développement, est enlevé. On ne le reverra jamais. Il a vraisemblablement été éxécuté.Paris est embarrassé par le rôle indirect potentiel qu'il a pu jouer dans la disparition de ce mathématicien formé à Orléans, très respecté. Dès le 27 février 2008, Nicolas Sarkozy déclare que «la France veut la vérité et je ne cèderai pas sur ce point». Une enquête est ouverte bon gré mal gré par le gouvernement tchadien.

  • L'Alliance Nationale pour le Changement et la Démocratie au Tchad (A.N.C.D), très touchée par la mort subite du Général Wadal-Abdelkader Kamougué ce matin, présente ses condoléances aux enfants, frères, parents, proches et amis Lire la suite

  • L'Alliance Nationale pour le Changement et la Démocratie (ANCD) au Tchad porte à la connaissance de l'opinion libyenne et internationale qu'Idriss Deby seul endosse toutes les responsabilités des crimes que ses hommes sont entrain de commettre contre le Peuple frère Libyen en lutte pour la liberté, la justice et la démocratie en Libye

    Le Peuple Tchadien tout entier condamne avec force l'intervention en terre libyenne de tous les mercenaires contre le Peuple de Libye Tous les mercenaires, d'où qu'ils viennent seront vaincus et le courageux Peuple Libyen vaincra. Lire la suite {jcomments on}