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  • Dans un communiqué signé de son Bureau Exécutif et dont La Gazette a reçu copie, l'Alliance Nationale pour le Changement et la Démocratie (ANCD) félicite le Peuple burkinabé pour « le triomphe irrécusable de sa révolution sur la volonté de l'ancien régime qui, non seulement confisquait le pouvoir mais oppressait l'aspiration légitime du Peuple : l'alternance démocratique ».
    L'ANCD, mouvement exilé opposé au régime d'Idriss Deby, est dirigé par le Général Mahamat Nouri. Il regroupe plusieurs tendances politico-militaires tchadiennes dont l'Union des Forces pour la Démocratie et le Développement de Mr Nouri.
    «Le Peuple du Burkina Faso, par cette détermination inébranlable, cette maturité politique incontestable, cette clairvoyance indiscutable, vient, à l'exemple des tunisiens pour les pays arabes, de sonner les glas des dictatures de pays d'Afrique au sud du Sahara», poursuit le texte. Le mouvement tchadien demande par ailleurs aux nouvelles autorités « d'organiser une transition brève débouchant sur des élections libres et transparentes ». «Elle les encourage à œuvrer pour instaurer, dans un bref délai, l'ordre constitutionnel au Burkina Faso», selon le communiqué.
    Profitant de l'occasion, l'ANCD a lancé un appel à l'endroit des tchadiens à l'union sacrée. « L'ANCD lance un appel pressent à l'endroit des patriotes tchadiens de suivre l'exemple éclatant du Peuple du Burkina Faso. Elle exhorte les partis politiques, la société civile et les syndicalistes à bannir tout esprit partisan et à conjuguer les efforts pour sauver le Tchad des jougs du régime tyrannique d'Idriss Deby», indique le communiqué. «Il est plus que jamais temps de dépasser nos divisions, nos contradictions pour le salut du Tchad», confie le communiqué.
    Il faut rappeler que les rebelles tchadiens qui avaient atteint la capitale N'djaména en février 2008, ont failli faire partir Idriss Deby qui avec l'aide de la France a pu sauver son fauteuil.

     

     

    Le Texte original

     

  • A peine une solution à «l'amiable» fut trouvée entre le gouvernement d'Idriss Deby et la compagnie chinoise dont les contours restent à ce jour assez opaques, qu'une autre pollution de l'environnement par des hydrocarbures est signalée. Cette fois-ci, elle serait l'œuvre de la très controversée société helvéto-britannique, Glencore.
    Il faut rappeler que Glencore avait pris en 2012 une participation de 25% dans deux champs pétroliers de la société canadienne Griffiths – qui s'appelle désormais Caracal - dans le sud du Tchad, pour un montant de quelque 300 millions de dollars. Le géant des matières premières Glencore avait acquis le pétro-gazier Caracal Energy Inc, très actif au Tchad, au terme d'un accord définitif pour une considération de 5,5 £ (livres suisses) par action suivant un plan d'arrangement qui doit achèver dans le second trimestre 2014. La société helvèto-britannique via son entité Glencore Energy UK vend aussi, grâce à un accord signé en septembre 2012, une partie significative de la part de l'Etat tchadien sur les permis de Doba (opérés par Exxon-Petronas-Chevron).
    La Société des hydrocarbures du Tchad (SHT), qui est normalement en charge de la commercialisation, a donné un mandat à Glencore pour effectuer cette tâche. Cette commercialisation directe de la part de l'Etat sur Doba a été rendue possible suite à des négociations en 2012 avec le consortium dirigé par Exxon. Les conclusions de l'accord prévoient que la SHT commercialise directement 12,5% du débit total des champs.

    Gestion hypothétique du pétrole tchadien

    Invité à la télévision suite à l'accord trouvé entre la CNPC et le gouvernement du Tchad, le ministre du pétrole n'a pas pu présenter des garanties solides pouvant dissuader la CNPC à récidiver. Il s'est contenter à déclarer que les pénalités infligées à la CNPC sont, en elles mêmes, persuasives. Certaines sources proches du palais rose dénoncent la gestion calamiteuse du pétrole tchadien. Au delà de la pollution environnementale, ces sources mettent en cause, pêle-mêle, le traitement par le ministère du pétrole de la pénurie actuelle, voire même l'acquisition par le Tchad des parts Chevron dans le gisement Doba. Pour ces sources, le prix payé par le Tchad avec le concours de Glencore, est surévalué. Pour elles, le projet Doba qui avait couté 3,7 milliard de dollars, a été financé par la Banque Mondiale pour 70% (remboursé entièrement par le Tchad dès 2008) et le consortium pour 30%. Elles précisent que Chevron qui détenait 25% des parts, avait concouru dans cet investissement à hauteur de 277,5 millions de dollars. De 2004 à 2007, les revenus nets d'impôts des compagnies exploitant le gisement de Doba a été estimé à 5,74 milliards de dollars dont 1,435 milliards de dollars pour Chevron. Payer 1,3 milliards de dollars des parts totalement amorties et un gisement en voie de tarissement est une grande escroquerie, concluent ces sources.
    Il faut rappeler que la Banque mondiale s'est retirée fin août 2008 du projet d'exploitation du pétrole tchadien. Motif: le gouvernement d'Idriss Déby ne respectait pas son engagement de consacrer l'argent de l'or noir à la lutte contre la pauvreté. Il s'en est servi surtout pour financer la guerre contre la rébellion intérieure et, au Soudan voisin, les insurgés du Darfour. Idriss Déby avait remboursé alors les 65,7 millions de dollars restant dus à la Banque.
    Il faut dire que le pétrole lui avait rapporté en 2008, 1,4 milliard de dollars, grâce à la flambée des cours.

    La Banque a donc récupéré son prêt, mais perdu de son crédit. C'est en effet grâce à sa caution financière et politique que le pétrole a coulé au Tchad, et l'institution avait joué une partie de sa réputation sur sa capacité à imposer au pouvoir tchadien de mettre la rente pétrolière au service de la population. Grands gagnants de l'affaire: Exxon, Chevron et Petronas qui exploitent le pétrole tchadien. Mais sans l'argent du contribuable, elles n'auraient sans doute pas misé un dollar dans ce pays.

    La Rédaction

  • A travers sa Sous-secrétaire d'Etat aux Affaires africaines : Washington reste catégorique : « deux mandats et c'est fini ! »

    Linda Thomas-Greenfield réitère la position des Etats-Unis d'Amérique en cette période où quatorze élections présidentielles sont prévues en Afrique d'ici fin 2016.
    Le gouvernement américain reste catégorique sur la limitation des mandats à deux pour les chefs d'Etat en Afrique. Ce que vient de relever, une fois de plus, les sources du Département d'Etat tout récemment. « Deux mandat et c'est fini », a dit Linda Thomas-Greenfield, la secrétaire d'Etat adjointe aux Affaires africaines des Etats-Unis d'Amérique.
    Le gouvernement Obama a voulu donner sa position en cette période où quatorze élections présidentielles sont prévues en Afrique d'ici fin 2016, y compris dans des pays où la limitation des mandats présidentiels est déjà profondément ancrée dans la vie politique, comme la Tanzanie, la Namibie, le Mozambique et le Bénin. Ils auront prochainement des élections où les présidents en poste ne figurent pas sur les bulletins de vote, ont relevé les sources d'informations de l'Ambassade des USA en RD Congo.
    Ces sources ont rappelé qu'au début du mois d'août dernier, les Etats-Unis et les dirigeants africains ont eu leur première occasion de discuter de la sécurité, de la croissance économique, du développement et de la bonne gouvernance au cours du Sommet Etats-Unis-Afrique à Washington. Pendant trois jours, le président Obama et les dirigeants de quelques 50 pays africains ont discuté des stratégies visant à stimuler la croissance, à créer des possibilités et à soutenir un environnement propice aux générations présentes et futures d'Afrique. La démocratie était au centre de ces entretiens.
    Mais un travail de sondage d'opinion a relevé qu' « une vaste majorité d'Africains souhaite une plus grande démocratie. En outre, le soutien à la démocratie et aux élections libres et équitables est au cœur de la Charte africaine sur la démocratie, les élections et la gouvernance ». Selon « Afrobarometer », qui est la norme de référence pour les sondages d'opinion indépendantes en Afrique, 84% des Africains soutiennent des élections libres et équitables, 77% rejettent un régime à parti unique tandis que 72% pensent que la démocratie est préférable à tout autre système de gouvernance. Il ne s'agit pas de données abstraites mais de chiffres décisifs et puissants qui reflètent les opinions réelles de millions de personnes.
    La limitation des mandats présidentiels est un aspect fondamental des appels à la démocratie de la population. D'après les sondages d'opinion, 74% des Africains, soit les trois quarts des hommes et des femmes vivant sur le continent, ne souhaitent pas que leurs présidents occupent leur poste pendant plus de deux mandats consécutifs.
    Une limitation des mandats inscrite dans la constitution permet un mécanisme de responsabilisation des dirigeants, réduit la tendance à la corruption en garantissant un renouvellement politique et donne aux nouvelles générations l'occasion de briguer un mandat politique et de choisir de nouveaux dirigeants. La limitation des mandats est importante du fait que, comme l'a dit le président Obama au Ghana en 2009, « l'Afrique n'a pas besoin d'hommes forts mais d'institutions fortes ».
    Cependant, ailleurs en Afrique, la limitation des mandats est remise en question. Les changements de constitution et l'élimination de ladite limitation diminuent la confiance des populations dans leurs institutions, affaiblissent l'ensemble du gouvernement et ne servent que les intérêts de la personne ou du parti au pouvoir. Dans les systèmes démocratiques, les dirigeants forts respectent la constitution, se retirent lorsque leur mandat prend fin et appuient des élections libres et équitables.
    Lors de son intervention au Forum de la société civile qui a eu lieu la veille du sommet de Washington, le secrétaire Kerry a annoncé que les Etats-Unis « allaient continuer à soutenir la limitation constitutionnelle des mandats comme [ils l'ont fait] dans les pays du monde entier, y compris en Afrique » et « qu'[ils] allaient exhorter les dirigeants à ne pas modifier les constitutions nationales pour des raisons ou des avantages politiques personnels ». Le respect de la limitation des mandats présidentiels et des constitutions telles qu'elles sont rédigées est crucial pour réaliser les aspirations de tout le continent et renforcer les institutions démocratiques pour les générations futures.
    J-LKT

    Sources: Sukissa

  • Invité hier du Grand jury de la Rfm, l'ancien Pm, Abdoul Mbaye, s'est prononcé sur l'affaire Hissein Habré, dont les rebondissements n'en finissent plus. Par rapport à un éventuel procès de l'ancien homme fort de Ndjamena, le fils de feu Kéba Mbaye avertit : "Attention. Vous savez, ce genre de procès rend nécessaire l'identification d'une chaîne de commandement. C'est peut être là où va se trouver la grande difficulté du procès. C'est un procès risqué pour ceux qui l'ont souhaité et qui vont l'organiser". Quant au fait qu'il soit souvent cité dans cette affaire, Abdoul Mbaye assène : "Je ne vois pas en quoi je peux témoigner sur des crimes qui auraient été commis au Tchad".

    Sur les accusations de blanchiment d'argent portées à son encontre, Abdoul Mbaye indique d'emblée : "Nous sommes en 1990. Le Sénégal accueille un ancien chef d'Etat. On ne lui reproche pas ce qu'on lui a reproché ensuite, cet aspect noir de sa gestion qui reste à prouver. C'est le sens du procès qui va être organisé. Cet ancien chef d'Etat, moi, je suis heureux et fier de lui serrer la main et de le démarcher comme client de la banque que je dirige. C'est quelqu'un qui a beaucoup fait pour son pays. On ne lui a jamais reproché d'avoir assassiné un chef politique de son pays". Par rapport à l'argent que Habré a déposé à la Cbao à l'époque et que d'aucuns ont estimé à 16 milliards de FCfa, l'ancien Pm souligne : "La banque que je dirigeais a reçu un dépôt qui n'était pas supérieur à 300 millions. Vous avez des accusateurs qui sont tous détenteurs de fortunes supérieures à ce montant et qui seraient gênés d'expliquer leur provenance. Alors où se trouve le blanchiment ?".

    Sources:Leral.net

  • L'algarade entre vassaux du pouvoir et les pétitionnaires de septembre 2014, connus sous le sigle S14, continue de plus belle. Ainsi, suite la pétition du S14, le SGA du MPS, Mahamat Ali Abdallah, a cru en devoir non seulement de répondre à cette pétition, mais aussi, dans une démonstration où se rivalisent zèle et flagornerie pour son chef, de confirmer son dévouement à Idriss Deby.

    La réaction des pétitionnaires était à la hauteur des divagations et élucubrations du SGA de MPS. (Voir en bas de page la réponse complète des pétitionnaires).
    Faisant notre travail d'analyse, nous avons constaté des similitudes troublantes entre ces textes et un autre adressé par un conseiller du président sénégalais, Macky Sall, à un des opposants qui avait écrit un livre sur le déclin du Sénégal. Le SGA du MPS a, purement et simplement, pompé son texte de l'écrit de Mouhamadou El Bachir Diack, Conseiller aux Affaires étrangères de Sall. C'est un pillage en bonne et due forme. Malheureusement nous n'avons pas pu avoir la réaction intégrale du SGA MPS (parue sur Horizon nouveau, obscure revue de la place), mais à partir des bribes reprises dans la réponse des pétitionnaires, on constate irréfutablement que le plagiat est fondé. Si on n'arrive même pas à justifier ses actions, sa gestion par un raisonnement produit par soi même, le gouffre n'est pas loin. A ce niveau de responsabilité, et avec ce genre de production, il se confirme qu'au-delà du MPS, c'est tout le Tchad qui est plongé dans la médiocrité et la confusion. Ira-t-il relever le défi que lui lancent les pétitionnaires : organiser un débat contradictoire à la Télé-Tchad avec "l'intellectuel" du MPS ?

    Par souci de clarté, nous avons mis cote à cote les deux textes pour que chacun se forgera une opinion de ce qui se passe au Tchad.

     

    Réponse au SGA du MPS 26 Octobre 2014

    Les tartufferies de Malick Ndiaye:

    élucubrations d'un pseudo intellectuel

    en mal de reconnaissance

    Le secrétaire Général adjoint du Mouvement Patriotique du Salut (MPS) a effectué il y'a quelques jours, une sortie remarquée contre le lancement de la pétition initiée par les forces vives de la nation, un groupe composées des chefs de partis politiques d'opposition, des défenseurs des Droits de l'Homme, des organisations des jeunes, des artistes ainsi que des personnalités indépendantes.
    Cette pétition avait, rappelons le, demandé entre autres au chef de l'Etat de ne plus se représenter aux élections présidentielles de 2016; autrement dit, de s'abstenir de briguer un cinquième mandat.
    Plusieurs responsables du parti au pouvoir MPS avaient rompu le silence pour fustiger cet acte posé par les forces vives du pays; la réaction qui a le plus retenu notre attention est celle du Secrétaire General adjoint du Mouvement Patriotique du Salut MPS.
    En effet, le SGA du MPS a choisit l'organe de presse «Horizons Nouveaux » pour distiller un réquisitoire en règle contre non pas les termes de la pétition elle-même, mais contre ses initiateurs.
    Notons au passage que ce journal , connu pour être une officine de propagande du MPS et du Gouvernement continue depuis un certain temps à servir au public Ndjamenois un feuilleton burlesque tiré d'une imagination débridée évoquant un « complot » contre le chef de l'Etat; complot dont une partie des concepteurs selon cet organe seraient des membres de la société civile. Mais tout le monde a compris depuis lors, que toutes ces assertions n'ont en fait pour objectif que d'arriver enfin à faire écouler ses parutions.
    Mais revenons à la « Lettre ouverte » du SGA du MPS :
    Dans ce message, la référence à certains auteurs d'ouvrages (Molière, Gobineau, Hitler) dont il nous attribue les idées a du mal à s'arrimer au reste du texte et que si la forme de cette « lettre ouverte »est rendue incohérente par du copié collé, le fonds l'est tout autant.
    La vulgarité de certains termes employés dans cette missive nous avait dans un premier temps amené à opposer l'indifférence parce qu'une personne qui se respecte ne répond pas à de telles insanités; néanmoins, après réflexion, nous nous sommes dits que certaines personnes sont naturellement dans des logiques culturelles de confrontation; ce qui fait qu'elles ont toujours tendance à prendre le silence de l'adversaire pour de la faiblesse. Nous nous attacherons donc à répondre essentiellement à certaines affirmations dont la gratuité frise le délire.
    Avant de revenir sur les réponses à apporter à ces déclarations, essayons de résumer les points sur lesquels nous comptons répondre.
    Le SGA du MPS affirme sans vergogne que :
    1. « la Pétition est dégoulinante de haine et au mépris des valeurs qui fondent l'harmonie et la cohésion Nationale ...les auteurs de la pétition se parent d'un faux masque d'intellectuels » plus loin, « les signataires qui s'acharnent indument sur le Président et sa famille sous le fallacieux prétexte de dénoncer des prétendues dérives du régime de la première alternance démocratique au Tchad cachent mal leurs vrais visage des tartufes, des personnes hypocrites et imposteurs ». Nous ne nous abaisseront évidemment pas, par respect pour le public, à répondre aux trois qualificatifs dont nous avons été affublés. Néanmoins, nous disons au SGA du MPS qu'il n'existe pas d'harmonie et de cohésion nationale au Tchad; celles-ci sont déjà mise à mal par le Président lui-même qui, en près de 24 ans de règne continue à œuvrer pour la création d'un Tchad où vivront deux catégories de tchadiens : une minorité de maîtres et une majorité de serviteurs; tant que cette injustice à grande échelle persistera, nous continuerons toujours à la combattre.
    D'autre part, nous ne nous sommes jamais acharnés contre le Président et sa famille; mais nous nous acharneront toujours contre sa gestion clanique, familiale et ethnique des affaires du pays. Comme le Tchad est notre propriété à tous, Il nous a donc paru légitime de demander son départ parce qu'en 24 ans de règne, il n'a trouvé aucune solution à aucun des problèmes des tchadiens; bien au contraire; sont seul et unique programme politique n'est donc rien d'autre que l'enrichissement de ses parents.
    Quand aux dérives du régime à savoir l'injustice, les limitations des libertés publiques, la cherté de vie, la précarité sociale, l'absence d'eau et d'électrisé, la pénurie de carburant etc., refuser de croire en leur existence serait faire preuve d'une malhonnêteté intellectuelle indéniable, tant elles sont connues et vécues au quotidien par tous les tchadiens.
    2. Le SGA du MPS affirme encore plus loin que « le peuple tchadien n'entend plus livrer son destin à des opportunistes de tout poils qui ne sont plus que le reflet de certaines officines mystiques extérieures, car ils n'ont d'autres préoccupations que la déstabilisation du Tchad ».
    A moins que la signification de ce mot ne cause quelques problèmes de compréhension au SGA du MPS, un opportuniste n'aurait jamais demandé le départ d'un chef d'Etat; il chercherait plutôt à s'approcher de lui pour profiter des faveurs du pouvoir à l'image des nombreux courtisans qui gravitent autour de vous pour recevoir les miettes de l'argent usurpé au peuple tchadien.
    Le SGA remarquera sans doute que nous les signataires de la pétition en posant cet acte savons que les postes de responsabilités et autres avantages dont le pouvoir actuel use comme appât pour dompter les cadres de ce pays ne sont rien à nos yeux, comparés à l'enjeu que représente pour nous les injustices flagrantes et les souffrances subies quotidiennement par ce peuple.
    C'est dire encore au SGA du MPS qu'un minimum de jugeote suffit à comprendre que demander le départ d'un chef d'Etat par une pétition ne veut pas dire déstabiliser son pays et que nos prétendus « mentors extérieurs » n'existent que dans son imagination.
    3. Le SGA du MPS affirme « observant le développement réel réalisé pendant ces 23 dernières années dans notre pays par des lourds investissements dans tous les secteurs, nous réaffirmons notre appartenance, notre reconnaissance, notre solidarité et notre soutien indéfectible à son Excellence Idriss DEBY ITNO Président de la République, Chef de l'Etat, Père de la Démocratie et de la Liberté au Tchad».
    Sans vouloir nous attarder sur la rhétorique débitée à partir des phrases toutes faites dignes de l'époque des dictatures, nous osons croire que le SGA du MPS a simplement commis un lapsus quant il« réaffirme ...son appartenance... à Idriss Deby ITNO » ce qui aurait été tout un symbole.
    Quant aux « investissements réels et autres réalisations du Chef de l'Etat » elles nous rappellent les slogans avec lesquelles le pouvoir nous abreuve à chaque fois qu'il est en panne d'arguments. Nous répondons simplement qu'au regard des énormes revenus pétroliers engrangés depuis 2003, un Chefs d'Etat pratiquant une bonne gouvernance aurait effectué dix fois toutes ces réalisations et surtout avec une qualité vingt fois supérieure. N'djamena est tout le temps inondée par ce qu'en saison des pluies, les rues bitumées se transforment en caniveaux faute de canalisations de qualité. Il est connu de tous que I 'argent investi dans ces « réalisations » ne fait pas le 1/10e de celui reçu des revenus pétroliers par le chef de l'Etat et les siens.
    4. Le SGA du MPS continue « le Président est connu pour l'amour qu'il a pour son pays ...il se voue corps et âme à le transformer pour le bonheur et le bien être de tous... cet homme (le Président) a consenti des sacrifices inqualifiables pour libérer le pays du joug de la dictature. Plus loin « Dans tous les cas, le Tchad doté des Institution fortes veillera à préserver la quiétude et la sécurité du peuple... » « La sécurité des biens et des personnes sera préservée, n'en déplaise à ceux qui s'exercent à faire plonger le Tchad dans un cycle de violence... ».
    Ce serait un euphémisme que d'affirmer que le président n'aime pas son pays et nous n'avons même pas besoin de répondre à cette affirmation gratuite qui nie l'évidence; nous répondrons simplement que le Président se voue corps et âme mais pour l'unique bonheur et le bien être non pas de tous les Tchadiens, mais uniquement des siens; les preuves sautent aux yeux et nous n'avons pas besoin pour cela de faire un dessin au camarade SGA.
    D'autre part, Le Tchad n'a pas été libéré par Idriss DEBY seul; c'était le fruit d'un élan national né d'un contexte favorable crée par le courant démocratique insufflé à l'époque par la Conférence de la Baule; ce qui a permit à des patriotes de toutes les ethnies tchadiennes et des organisations politico militaires de s'unir pour créer le MPS et avec l'aide de certains patriotes de la diaspora ont réussi à prendre le pouvoir.
    Nous faisons par ailleurs remarquer au SGA du MPS que les sacrifices dont il parle ont été consentis par tous les tchadiens et nous mettons au défit le SGA de nous citer une seule famille qui n'a pas perdu au moins un de ses membre durant tous les événements qu'a connu notre pays. De plus, le fait pour le Président d'avoir consenti des sacrifices comme beaucoup d'autres tchadiens du reste ne lui donne pas le droit de s'accaparer lui et ses parents de toutes les richesses appartenant à tous les tchadiens..
    « La sécurité des biens et des personnes sera préservée » disait le SGA; il aurait pu affirmer que la sécurité des parents du Président et de leurs biens sera préservée; c'est se qui est actuellement le cas; nous avons pour preuve les assassinats quasi quotidiens des citoyens lambda et les vols de leurs biens et autres moyens de locomotion pendant que les parents du président jouissent tranquillement des biens usurpés au peuple tchadien. Comment peut-il en être autrement Monsieur le SG A quand tout l'appareil sécuritaire comme la police, la gendarmerie, la garde Nationale et l'armée sont contrôlés à 100% par ses mêmes parents qui garantissent ainsi la sécurité des leurs et de leurs biens; ceci pendant que des fouilles systématiques sont organisées pour dépouiller les autres citoyens même de leurs armes blanches, dans le but d'asseoir la domination de l'ethnie au pouvoir sur le reste des tchadiens qui sont complètement désarmés et à la merci de toutes sortes de violations de leurs droits fondamentaux.
    Le SGA du MPS conclut sa diatribe par une invitation « ... Rendez vous est pris pour tout prétendant au pouvoir lors des prochains scrutins et les urnes nous départageront».
    De qui se moque t il quand tous les tchadiens savent :
    • Que des CENI plus corrompues les unes que les autres ont toujours tripatouillé les résultats des urnes au profit de Deby durant toutes les élections organisées sous son règne.
    • Qu'un Conseil constitutionnel à sa dévotion est fabriqué pour valider régulièrement tous les résultats des fraudes électorales transmis par les CENI qui se sont succédé, garantissant à Idriss Deby une présidence à vie.
    • Que la biométrie, seul gage de transparence des futures élections est devenue une chimère par la faute du pouvoir.
    Il très facile Dans ces conditions d'inviter des candidats à aller aux urnes quand le résultat est connu d'avance.

    Pour notre part, nous invitons le SGA du MPS à user de son influence pour nous organiser un débat public avec lui à la Télé - Tchad sur la pétition s'il est un vrai démocrate.

    Mahamat Nour IBEDOU; Secrétaire Général de la Convention Tchadienne pour la Défense des Droits de l'Homme (C.T.D.D.H).

    le 19 août 2014 à 23:14 /
    Dans son livre pompeusement intitulé "Sénégal : où va la République ?" dégoulinant de haine, et au mépris des valeurs qui fondent l'harmonie et la cohésion nationales, Malick Ndiaye se pare d'un faux masque d'intellectuel pour s'arroger subitement un rôle de redresseur de torts, un Robin des bois des temps modernes. En réalité, derrière son masque emprunté, Malick Ndiaye qui s'acharne indûment sur le Président Macky SALL et sa famille, sous le fallacieux prétexte de dénoncer de prétendues dérives du régime de la deuxième alternance politique du Sénégal, cache mal son vrai visage de Tartuffe, personnage hypocrite et imposteur d'une célèbre pièce théâtrale de Molière.
    L'exercice est vain pour convaincre et les affabulations de M. Ndiaye cousues de toutes pièces pour être crédibles. En plus la lâcheté de la démarche se le dispute ici avec la vacuité du fond, donnant lieu à une piètre production indigne d'un intellectuel qui se respecte.
    Au demeurant, nul ne se proclame intellectuel ainsi que le claironne urbi et orbi ce personnage ombrageux en mal d'inspiration. L'intellectuel se forge par la rigueur dans la saisie et l'analyse des faits, la cohérence dans la pensée et la mesure dans les propos.
    Or, Malick Ndiaye, parce qu'il est animé d'une intention aveugle et manifeste de nuire, s'est affranchi de tous les paramètres qui guident et encadrent l'esprit critique propre à un intellectuel digne de ce nom.
    Thuriféraire inconstant, de Senghor à Diouf, de Wade à Macky Sall, M. Ndiaye brûle aujourd'hui ce qu'il a adulé et adoré hier. Il se compromet dans la réclame facile et les manœuvres de bas étage. Il cherche sans gêne sa pitance dans les caniveaux nauséabonds du chantage, de la délation et du commérage.
    Le clan Wade, que vous prétendez défendre aujourd'hui est celui là même que vous avez voué aux gémonies il n'y a guère longtemps au sein du M23.
    Mais détrompez-vous, M. Ndiaye ! Le Président Macky Sall est totalement indemne des maux dont vous l'accusez si injustement.
    Contrairement à vos allégations grossières et sans fondement, sa gouvernance ne relève en rien d'un esprit ethniciste ou clanique. Vous prenez vos désirs pour la réalité en empruntant des raccourcis aussi simplistes et dangereux que les fâcheuses déductions que vous en faites. La patronymie au Sénégal est autrement plus complexe que le corset étroit dans lequel vous voulez l'enfermer par votre petite arithmétique d'inculte. C'est un comble pour le sociologue que vous prétendez être de ne pouvoir, ou de refuser d'en saisir les nuances. Il est vrai qu'on ne peut pas vous en tenir rigueur car l'esprit est à l'image d'un parachute. Il n'est utile que quand il est ouvert. Or, en cherchant à imposer comme vraies vos idées subjectivement préconçues, vous avez fermé les portes de votre esprit.
    Au Sénégal, ce n'est pas parce qu'un tel porte tel ou tel patronyme qu'on doit le catégoriser dans telle ou telle ethnie. Fort heureusement, Dieu merci, la Nation sénégalaise, par sa belle harmonie dans la diversité, est au dessus de vos lugubres supputations. Tout comme il y a des Ndour, des Sarr, des Dione, des Ba et des Kane lebou ou wolof (eh oui, n'en déplaise à votre étroitesse d'esprit ) il y a des haalpulaar pure souche répondant aux patronymes de Sarr, Ngom, Diouf, Gaye, Ndiaye, Touré, Keita, Fall, Seck, entre autres. Voilà ce qui fonde ce commun vouloir de vie commune qui fait la fortune et le bonheur du peuple sénégalais. Senghor, parce qu'il était un vrai intellectuel sensible aux nuances qui font la diversité, se plaisait à rappeler son métissage socio culturel jusqu'à y trouver "une goute de sang portugais", en plus de revendiquer son héritage peul de par sa lignée maternelle. Tandis que vous, en avocat du diable, vous cherchez des communautarismes là où il n'y en a pas en ignorant ou en feignant d'ignorer le fait social sénégalais.
    Non, Monsieur Ndiaye, le Président Sall n'est l'homme ni d'un clan, ni d'une ethnie. Seule votre imagination perfide vous permet de le dire.
    Au lieu de vous complaire dans votre paresse intellectuelle, vous auriez dû au moins replacer le Président SALL dans son Sine natal, son "Royaume d'enfance" où il a grandi, fait ses humanités et fondé son foyer avec une serere bon teint. Vous auriez dû revisiter la liste de ses compagnons d'enfance, d'école et d'infortune, lorsqu'il a été injustement banni au nom d'un projet de dévolution monarchique du pouvoir. Ils se comptent par milliers dans toutes les couches socio culturelles que compte le Sénégal. Et que faites vous des haalpulaar qui, parce que ne partageant pas le même bord politique que le Président, figurent parmi ceux qui animent les rangs de l'opposition ? Vous aurez beau chercher, vous ne trouverez nulle trace de particularisme ethniciste ou clanique dans la trajectoire de ce Président qui porte comme un marqueur indélébile la diversité socio culturelle sénégalaise.
    Non, Monsieur Ndiaye, Macky Sall n'est ni imbu de sa personne ni un assoiffé de pouvoir. Aveuglé par votre mauvaise foi, vous ignorez volontairement que quand il a décidé de quitter le PDS, il a eu le courage, rare sous nos cieux, et vous en savez quelque chose, de se défaire de tous ses mandats acquis au nom de ce parti, y compris celui de Maire de Fatick, pour créer sa propre formation politique et repartir à la conquête du suffrage de ses concitoyens, dans les bourgades les plus reculées du pays et au sein de la diaspora. C'est cela l'adhésion au principe même de la démocratie : "le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple", selon la formule heureuse d'Abraham Lincoln. Il en est de même des membres de sa famille que vous dénigrez à tort. Aucun d'eux n'a trouvé refuge auprès du Président pour se faire élire. Au contraire, tous ont eu le courage et pris le risque de solliciter le mandat de leurs compatriotes à travers un vote libre et transparent, seule source de légitimité en République et gouvernance locale. Au demeurant, aucun d'eux n'a agi en solitaire. Ils ont tous été accompagnés et soutenus par des hommes et des femmes de même dignité qu'eux pour conquérir le suffrage des électeurs. Ne voir dans leur victoire que la main providentielle du Président, après tant d'efforts de leur part et de leurs alliés et le vote de citoyens libres, c'est faire injure au mérite de ces élus et à la volonté librement exprimée des citoyens. C'est fouler aux pieds la liberté d'expression de ce peuple dont la tradition électorale remonte à l'époque coloniale.
    Tout le contraire de vos nouveaux amis, Wade pères et fils, qui, en 2009, ont honteusement écarté de la course à la Mairie de Dakar Pape Diop, leur "frère" de parti, alors froidement sacrifié, comme tant d'autres avant lui, sur l'autel maléfique d'un projet de succession dynastique dont l'ultime étape devait être la Présidence de la République. Vous même Monsieur Ndiaye, qui semblez si sûr de votre affaire, que diantre n'allez vous pas vous soumettre au test des urnes au lieu de vous abriter paresseusement derrière le confort d'un intellectualisme de mauvais aloi ? Assurément, vous ne le ferez pas. Car vous n'avez ni courage ni programme.
    Mais la voie sur laquelle vous vous embarquez est sans issue parce que la sale besogne dont vous venez d'accoucher est de la même catégorie répugnante que les viles thèses de Gobineau, du Mein kamf et de la radio des mille collines. Heureusement que les Sénégalais ne sont ni dupes ni amnésiques. Et ils savent, qu'aujourd'hui comme hier, c'est l'idiotie des hommes qui fait leurs malheurs. Vous vous bercez d'illusions. Car la trompette que vous embouchez si goulûment, Wade et quelques uns de ses affidés vous y avaient imprudemment précédé dans l'entre deux tours de la présidentielle de 2012, quand ils ont taxé le candidat Macky Sall de tous les péchés d'Israel, y compris l'ethnicisme. Wade, votre mentor d'aujourd'hui, après avoir stigmatisé nos concitoyens chrétiens, est allé jusqu'à publiquement menacer de suspendre ses projets pour Matam si les électeurs matamois venaient à lui refuser leurs suffrages. On sait quelle réponse cinglante les Sénégalais, à plus de 65% des voix, ont apporté à cette turpitude d'un autre âge au soir du 25 mars 2012. Passez donc votre chemin Monsieur Ndiaye. Le disque que vous tentez vainement de jouer aujourd'hui est déjà rayé et rangé aux oubliettes par la volonté du peuple souverain.
    La vertu et l'éthique que vous clamez de manière si outrancière, vous auriez dû d'abord vous l'appliquer. Investi de la confiance du Président Macky Sall, qui vous a nommé au poste de Ministre Conseiller, vous l'avez côtoyé et salué, vous lui avez souri, vous avez affiché devant lui un masque de loyauté pendant des mois alors que vous prépariez en même temps contre lui et sa famille, une inquisition ignoble et sans fondement. Cela s'appelle fourberie et trahison ; attitude aussi indigne de quelqu'un qui se prétend intellectuel. Car le propre d'un intellectuel, ce qui fait sa dignité et son honneur, c'est le courage de ses idées et de son action. Vous, vous avez choisi l'attaque en embuscade, la charge par derrière. C'est le propre du couard et du lâche. Quand on est membre d'un Cabinet, n'importe lequel, a fortiori à ce niveau de responsabilité, il y a une règle déontologique universelle qui gouverne les convenances : ou on est en accord avec ce qui s'y fait et on reste-surtout qu'on a la latitude d'exprimer librement ses opinons en interne- ou alors on n'est pas d'accord et on démissionne. Vous n'avez fait ni l'un ni l'autre. Contrairement à vos affirmations mensongères, vous n'avez pas démissionné de votre propre gré. Vous avez été démis de vos fonctions alors que vous auriez voulu continuer à briller sous les ors de la République, à bénéficier des privilèges attachés à votre statut, en continuant de déverser sur celui qui vous a investi de sa confiance le magma fétide de vos boules puantes.
    Et sans doute que vos crachats vous retomberont en pleine figure. S'il vous reste encore un peu de lucidité et de bon sens, vous devez comprendre que la gravité de votre acte, aux antipodes de nos valeurs ancestrales, vous mènera inéluctablement au fond des abysses de l'ingratitude et de la perfidie. Car comme disait Jean Dutourd, "Le malheur des gens qui ont beaucoup menti, c'est que personne ne les croit lorsqu'ils disent la vérité."
    Quant à votre machin innommable, il finira dans les coins lugubres où s'entassent les invendus des librairies, pour y subir "la critique rongeuse des souris"(dixit Karl Marx), avant que ses restes n'empruntent la seule voie ouverte aux boules puantes pour retourner d'où elles viennent : au fond des caniveaux !
    Mouhamadou El Bachir Diack
    Conseiller aux Affaires étrangères

     

    Sources: http://www.actusen.com/les-tartufferies-de-malick-ndiaye-elucubrations-dun-pseudo-intellectuel-en-maldereconnaissance/#

     

  • Comme prévu les patriotes de la diaspora tchadienne de France ont répondu présent, malgré la pluie ils ont marché sur 7km de la CNDA (cour nationale du droit d'asile) à l'office français des protections des réfugiés et apatrides). Pour dénoncer la dictature au Tchad, la complaisance de la France et ils ont demandé plus de protection aux demandeurs d'asiles tchadiens persécutés au Tchad et désavoués en France. Une délégation des patriotes a été reçu par la présidente (?) de la CNDA et notamment par le secrétaire général de l'OFPRA à qui ils ont adressé les doléances et interpellé ces responsables sur la précarité et le mauvais traitement des demandeurs d'asiles tchadiens et ont demandé une attention particulière aux dossiers de nos compatriotes.
    " A cœur vaillant rien d'impossible"

     

    Quelques images de la manifestation

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  • Comme nous l'avons annoncé lors de notre précédent communiqué n°006, suite à l'acte tragique et désespère d'immolation de notre compatriote AHMAD ABKAR MOUSSA ADAM dans le hall de la cour nationale du droit d'asile ( CNDA) le vendredi 03 octobre 2014. La victime est sous soins intensifs et sa situation est critique.
    A cet effet, nous lançons cet appel à une mobilisation citoyenne massive à tous les tchadiens et aux amis du Tchad pour réclamer :

    - Plus de protections pour les demandeurs d'asile tchadiens, opprimés au Tchad et déboutés en France.
    - l'attention des autorités françaises sur la situation très difficile des demandeurs d'asiles tchadiens qui obtiennent rarement des réponses positives à leurs requêtes.
    - La régularisation des sans - papiers tchadiens.
    - Une structure d'accueil décent.
    - l'arrêt d'expulsion.
    - Que le Tchad ne soit pas classé comme pays sure et stable, car le Tchad est un pays de non droit où sont systématiquement bafoués tous les droits humains.

    «Devant la persécution toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l'asile en d'autres pays» Article 14 Déclaration universelle des droits de l'homme.

    Date: le mercredi 15 octobre 2014
    Horaire: 14h-19h
    Itinéraire:
    Rassemblement à 14h devant la CNDA au 35 Rue Cuvier, 93100 Montreuil puis à 15h départ de la marche jusqu' à l'OFPRA au 201 Rue Carnot, 94120 Fontenay-sous-Bois.

     

    Fait à Paris Le 13 octobre 2014.
    Les patriotes de la diaspora tchadienne de France.
    patriotestchadiens@gmail.com

  • Les commerçants tchadiens du secteur pétrolier n'en peuvent plus. Ils viennent de joindre leur voix à celle de la société civile qui avait appelé à la ville morte. Traqués et soumis à un véritable rackette organisé par Idriss Deby, les commerçants viennent d'exprimer leur ras le bol suite à l'annulation par le Premier Ministre, Pahimi Deubet, de leurs licences de distributions des produits raffinés à Djarmaye.

    Comment on est arrivé à cette situation?

    Détenue à 60 % par la compagnie nationale pétrolière chinoise CNPCI et à 40 % par l'État tchadien (c'est pourquoi le poste de DG titulaire revient aux chinois), la raffinerie de Djarmaye, qui a coûté 450 millions d'euros, avait été présentée comme le fruit d'un partenariat gagnant-gagnant devant permettre au Tchad, producteur de brut depuis 2003, d'accéder à l'indépendance énergétique. La production de cette raffinerie devait largement couvrir les besoins du pays et faire de lui un exportateur de produits raffinés dans la sous-région. Ces attentes sont vite devenues chimères. Le régime, fidèle à sa stratégie de confiscation de la richesse du pays, nomme la nièce au poste de DGA de la raffinerie. Titulaire d'un BTS de l'Institut du Pétrole de Mao, le fait qu'elle soit la nièce de Deby, Idriss, ne constitue pas un motif valable pour l'empêcher de briguer ce poste du moment où (au Tchad bien sûr) nommer ses enfants et neveux ne choque plus personne. Tous les enfants sont responsabilisés. Des bambins, à peine majeurs, se trouvent aux rênes des toutes les régies financières, tous les secteurs d'investissements, tous les postes d'exécutions des budgets des ministères, bref, le Tchad est quadrillé. Plus grave et dangereux pour le Tchad en tant que entité administrative, la suppression des postes des directeurs administratifs et financiers (DAF), postes prisés par les membres du clan et l'attribution aux secrétaires généraux (SG) des ministères la faculté d'exécuter le budget, jette le dévolu du clan sur ces postes. Le danger est que ces postes, moelles épinières des ministères, sont aujourd'hui, quasi intégralement, confiés à des incompétents qui ne sont animés que par les gains matériels. Son système nerveux atteint, l'Administration tchadienne, lentement mais surement, dépérit et se déstructure.

    Une pénurie préparée pour s'assurer le monopole de la distribution.

    Ce qui est choquant sur la nomination de cette jeune femme est que son père, ministre des postes et nouvelles technologies, est par ailleurs un magnat du pétrole tchadien. Il possède des stations services pour distribuer les carburants.

    Il faut souligner que la pénurie constatée ces derniers temps aurait été organisée et planifiée pour s'attribuer l'exclusivité de distribution des produits finis de djarmaye. Ainsi, la première étape fut la nomination à la direction de la raffinerie, par son oncle, de Dame Haoua Daoussa Deby. Ce qui est choquant sur la nomination de cette jeune femme est que son père, ministre des postes et nouvelles technologies, est par ailleurs un magnat du pétrole tchadien. Il possède des stations services pour distribuer les carburants. Alors lorsque le premier ministre, toute honte bue, nous dit que désormais le carburant qui était distribué par 50 sociétés, sera distribué par 5 dont celle du père de Dame Haoua, allons, un peu de sérieux! Autre fait étonnant, ces 5 sociétés doivent avoir pour interlocutrice la Société Tchadienne des Hydrocarbures (SHT). Une caisse noire gérée par un inconditionnel de Hinda Deby, Mahamat Kasser, aidé à la direction commerciale par le beau frère de la même Hinda, un des fils Hisseine Bourma. Ainsi va le Tchad.

    Depuis Chawire, Youssouf Ahmat, pour La Gazette

  • Pour ses 80 ans qu'elle vient de célébrer ce 28 septembre 2014, Brigitte Bardot a officiellement demandé un cadeau au gouvernement français : qu'il interdise aux musulmans et aux juifs de France de manger de la viande Halal ou Casher. Par un grand tapage médiatique, elle dit que cette interdiction fait partie de ses dernières volontés, et qu'elle aura raté sa vie si la France n'y procède pas. La mise en œuvre d'une telle mesure, partagée par le Front national, aurait la regrettable conséquence d'attiser la haine et les tensions religieuses.

    Brigitte Bardot et le Front national veulent interdire le Halal et la Tabaski France.

    Dans une récente lettre ouverte au gouvernement français, Brigitte Bardot demande que l'abattage rituel pratiqué par les musulmans et les juifs soit interdit en France. Elle exige que la France n'accorde aucune exception légale à l'étourdissement des animaux d'abattoir avant la saignée. Avec la pratique actuelle de l'étourdissement, on se sert d'un pistolet pour fracasser le crâne de l'animal et lui perforer le cerveau d'une balle. C'est incompatible au Halal et au Casher et cela fait autant, sinon plus de souffrance à l'animal qui doit encore être égorgé. La viande Halal et Casher est une réalité française : Près de la moitié des abattoirs français pratiquent l'abattage rituel, sans compter les agréments temporaires délivrés par les préfectures pour la fête de l'Aïd El-Kebir (Tabaski, en Afrique de l'Ouest). L'interdire en France, comme dans certains pays européens, serait une atteinte à la liberté de culte.
    Si Marine Le Pen devient présidente de la France en 2017 et respecte son projet présidentiel, elle interdira l'abattage sans étourdissement préalable des animaux destinés à la consommation. Les juifs et les musulmans devraient alors faire du Halal ou du Casher clandestins, ou faire leurs valises et quitter la France s'ils veulent continuer à pratiquer convenablement leur religion. Pour obliger les musulmans de France à manger de la viande non Halal sans rechigner, Brigitte Bardot et Marine Le Pen pourraient les diviser en comptant sur des imams disposés à redéfinir le principe du Halal. Parmi ceux-là, il y aurait probablement le recteur de la Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur. Ce dernier se plaisait à dire qu'il a personnellement assuré à Brigitte Bardot que l'Islam n'est pas hostile à l'étourdissement s'il n'est pas irréversible. On peut donc en déduire que pour le sacrifice de l'Aïd El Kebir, l'Islam accepterait que les musulmans tirent une balle dans la tête des moutons pour les étourdir, et les égorger avant le constat de la mort. C'est ridicule ! D'une part, cela n'est pas conforme à la commémoration de la soumission du prophète Abraham, qui avait failli égorger son fils unique Ismaël (pas avec un pistolet automatique, ni avec aucun autre moyen technique d'étourdissement), avant que Dieu ne lui fasse parvenir un mouton à la place. D'autre part, il est fort probable que le mouton serait déjà mort avant d'être égorgé. Un musulman pratiquant ne doit pas manger une telle viande. Il est donc inadmissible que Dalil Boubakeur s'emploie à réinventer un principe de l'Islam pour satisfaire Brigide Bardot et les amis de Marine Le Pen.

    Une attitude inutile et favorable à la propagation de haine religieuse.

    Cette stigmatisation inutile des musulmans encourage la radicalisation et la tentation à l'extrémisme religieux. Qu'elle soit motivée par la cause animale ou par une manipulation de l'extrême droite française, elle peut encourager la haine religieuse : d'aucuns y verront un prétexte pour assouvir leur haine de l'Islam ; d'autres un moyen de légitimer leurs actions ou intentions djihadistes contre l'occident. D'autres encore, de bonne foi, pourraient succomber à la tentation d'étendre à tous les musulmans leur haine contre les djihadistes sanguinaires. Au moment où le monde entier s'inquiète de l'expansion de la violence religieuse, Brigitte Bardot gagnerait plus à s'occuper de ses animaux ou de sa fin de vie, que de jeter de l'huile sur le feu incandescent des tensions cultuelles.
    Les armes les plus redoutables contre la paix dans le monde ne sont pas les bombes larguées, ou le feu des chars, missiles et mitrailleuses. C'est davantage les campagnes et propos haineux, parfois ostensibles, parfois simulés ou dissimulés, destinés à opposer les chrétiens, les juifs et les musulmans. Leurs conséquences dans le temps sont pires que les effets d'une guerre ponctuelle : ce sont les véritables armes de destruction massive de notre temps, susceptibles de provoquer un chaos généralisé pendant des décennies, voir des siècles.

    Une personnalité incompétente pour dicter la morale religieuse.

    D'après Brigitte Bardot, si elle vous choque, c'est que vous êtes simples d'esprit, des médiocres ou des sectaires. Il n'empêche que tout musulman, tout juif, peut se demander quelle est sa légitimité pour exiger qu'on réinvente ou réécrive le Coran ou la Torah (Juste pour son cadeau d'anniversaire)? Son statut d'ex icône du cinéma français ou d'ambassadrice de la cause animale à travers le monde ne lui confère aucun droit pour imposer aux musulmans et aux juifs la manière d'exercer leur culte. Et même si les musulmans voulaient réécrire le Coran (hypothèse impossible), ils ne demanderaient certainement pas son avis à une femme dont la nudité exhibée fait partie de son actif de célébrité ; qui a fait l'objet d'une plainte pour incitation à la haine raciale et a été plusieurs fois condamnée pour propos haineux et racistes ; qui est accusée d'être proche de la famille Le Pen et qui, dans son livre « Un cri dans le silence», dénonce l'islamisation de la France comme certains cadres du Front National ; qui estime que Marine Le Pen est la Jeanne d'Arc du 21ème siècle qui pourra sauver la France.
    Tout cela ne témoigne-t-il pas de l'ignorance d'une bourgeoise d'un chic arrondissement de Paris, retranchée à Saint-Tropez, qui ne connait rien de l'Islam et qui souhaite redorer le blason de sa vie en s'attaquant à la foi des musulmans? Avec 30 ans d'acharnement improductif contre une pratique rituelle des musulmans et des juifs, Brigitte Bardot estime qu'elle aura raté sa vie si la France ne lui fait pas le cadeau d'interdire l'abattage religieux. L'avenir nous dira si c'est elle qui aura raté sa vie, ou au contraire les musulmans et les juifs de France qui auront raté leur foi.

    Musulmans de France, profitez bien de la fête de l'Aïd El Kebir qui arrive. Peut-être que c'est l'une des dernières que vous aurez à célébrer comme le veut votre culte, avant que Marine Le Pen et amis ne débarquent à l'Elysée.

    Aliou TALL,
    Président du Réseau Africain de Défense des Usagers, des Consommateurs et du Citoyen (RADUCC)
    Email : raducc@hotmail.fr

  • QUINQUENNAT DE LA HONTE POUR LE PARTI AU POUVOIR

    Un quinquennat qui ne mérite aucune considération positive pour le pays, car la gouvernance de Deby n'est qu'un gâchis pour le pays. En ce sens que, la récolte de sa gouvernance plus deux décennies n'a pas apporté une rentabilité souhaitable, une gouvernance mal plantée, mal germée n'a pas donné des fruits bien muris en contrepartie. Entant qu'un observateur, défenseur et contributeur dans la scène politique et sociale, RAJET a fustigé des pleins fouets le quinquennat de Deby, qui vient d'être apprécié et par son parti MPS et par ses partis parasites donc c'est une vaine appréciation.
    Le quinquennat de Deby, vient d'être célébré, ne procure guère comme les partisans de MPS et les partis satellites y croient. C'est un quinquennat immergé dans la honte, dans le népotisme, dans l'injustice sociale, dans l'inégalité, dans la corruption, dans l'insécurité, dans la pauvreté, dans la famine, dans l'impunité et dans le détournement des deniers publics. La gestion publique est assimilée à une gestion familiale, parce que le pays est entrain d'être géré comme une entreprise privée, au moment où le partage de pouvoir est monopolisé par une poignée de personnes, qui sont des aboutissants et des tenants, des toutes les décisions névralgiques de l'Etat. Cette gouvernance boiteuse, rendant des institutions maladives, montre à suffisance l'incompétence avérée de la gestion publique, car Deby ne fait que gérer notre pays par l'hypocrisie et malhonnêteté. Le peuple tchadien, est éreinté de supporter la même pluie diluvienne de l'injustice sociale, parce qu'il en a assez supporté la discrimination dans la gouvernance. Comme le RAJET étant un artisan, du processus de la démocratisation sur toute l'étendue du territoire, il doit tout donner pour une mutation entendue par le peuple, si serait ainsi le cas, le pays est entrain d'assombrir dans la pire histoire de sa gouvernance. Pour une nécessité obligeante, nous devons sauver notre peuple de cette impasse inédite dans tout le domaine, car nous ne pouvons pas garder un silence complice et nous devons absolument agir pour briser cette chaine de souffrance parce que le peuple compte sur nous, pour s'en débarrasser de cette situation acculée. Ce quinquennat n'a rien fait de ravissant pour festoyer pendant que le peuple croupit dans toutes les formes de malheurs, et pire encore, neuf(9) sur dix(10) de nos concitoyens, ne croustillent rien de manière régulière, donc cette célébration traduit une moquerie envers le peuple tchadien. Depuis son règne jusqu'à ce jour, rien n'augure de bon aloi dans le développement politique et social, nous avons constaté aucune visibilité physique de ses mensonges envers le peuple à propos des infrastructures et suprastructures, plutôt que nous avons consenti qu'il y'a une réelle volonté continuelle de pillage des biens publics avec ses sbires des sales besognes. La jeunesse lance de fer développement ,est abandonnée en elle-même, en principe comme la jeunesse est un leitmotiv de développement, le système paranoïaque de l'actuelle gouvernance, ne doit pas réserver un sort égaré qu'à la jeunesse, parce que la jeunesse est le noyau d'un pays, grâce à laquelle le pays ait des essors politiques, économiques et sociaux, mais l'exception nous enseigne que la jeunesse pour le régime actuel, comme étant un objet refilé, alors qu'au grand dam, la jeunesse est minimisée, déconsidérée et sabotée comme une laide mouche. La jeunesse n'a pas été encouragée dans ses actions salvatrices, par l'actuelle gouvernance, parce que beaucoup de jeunes ont échoué à mi-chemin dans leurs actions entreprises, comme le gouvernement ne les soutient point. Nous déplorons, la place de la jeunesse dans le régime de Deby. Sur le plan économique, les indicateurs sont rouges, parce que l'Etat est toujours déficitaire malgré les revenus que nos exploitations y génèrent, le gouvernement n'investit plus pour le social. Par ailleurs, il y'a des villes qui n'ont pas des infrastructures hospitalières et pourtant les hôpitaux, sont des nécessités pour un Etat, comme la santé n'a pas des prix. Politiquement, depuis deux décennies, le parti au pouvoir se considère le seul maitre du pouvoir, parce que tout est confisquer entre ses mains, ce qui fait qu'il y a une promotion de la médiocratie dans l'administration, tout en favorisant ses partisans. Pire encore, le parti au pouvoir, se fait comme le garant de ses partisans seulement, il a oublié qu'il a un lourd fardeau envers le peuple tchadien donc nous avons constaté, qu'il s'en occupe de ses affidés, parce qu'il a minimisé la souffrance de peuple tchadien alors que le peuple court la pire période de notre histoire. Socialement, le peuple est tenu par le parti au pouvoir comme un laissé-pour-compte, parce qu'il n'a rien posé de crédible pour sauver notre peuple de cette situation criarde. Partout où nous passons, il y'a fortement pénurie d'eau et d'électricité, en principe l'eau et électricité, sont des besoins élémentaires pour qu'un Etat y puisse garantir à son peuple par contre chez nous sont des pierres précieuses pour le peuple, donc nous vivons dans l'obscurité et aussi nous buvons de l'eau non potable, toutes ces amères tergiversations, justifient que son quinquennat n'a rien faits des satisfaisants envers le peuple. Pendant la saison pluvieuse, il vaut mieux d'avoir une pirogue pour mieux vaguer à ses occupations dans certains quartier où l'eau de la pluie stagne, parce que la mairie administrée par les acolytes de parti au pouvoir, ne contribue pas pour le bien-être, les caniveaux ne sont quasiment pas creusés et malheureusement, ceux qui sont creusés jadis ne sont pas entretenus, on dirait que nous vivions dans des mares une fois que la pluie pleut. Si notre parti RAJET, était à sa place, nous allons rendre notre démission car nous-en avons pas fait nos devoirs et nos obligations civiques auprès du peuple, du moment où il n'y a rien de visibilité positive sur le terrain. Le peuple sent, comme y se trouve dans une bergerie entourée des loups parce que l'insécurité est récurrente, car nous avons jamais une nuit sans qu'on enregistre plus de vingtaine de l'homicide, des braquages et des actes de vandalisme donc le peuple est inquiet de cette insécurité galopante. L'insécurité est imbue sur le territoire national, prenons l'exemple le plus probant, notamment le cas des orpailleurs étrangers y possèdent des armes sur notre propre territoire. Pouvons-nous dire que la sécurité est-elle effective sur le territoire nationale ? Peut-on dire que celui qui gouverne le pays, dans le sang et famine depuis plus deux décennies a réellement le contrôle de notre chère patrie ?
    Ce qui est fort préoccupant pendant son quinquennat, c'est la privatisation pure et simple des services publics marchands de l'Etat tels que : le service de délivrance des cartes d'identité nationale, le service des passeports, le service de séjour, le service des permis de conduire, la Sonasut et la sotel est moitie privatisée etc..... Dans la conception théorique des pouvoirs régaliens de l'Etat, il est inacceptable que l'administration publique soit privatisée, pendant que notre pays regorge des énormes potentialités minières. A cause de l'importation des sucres par les caciques de régime, la société sucrière du Tchad, est forcée à décliner vers une faillite inéluctable. Le fort constat de cette ruine et que les licenciements abusifs de ses personnels, l'incapacité financière de couvrir ses activités ainsi que l'abandon de l'Etat à la faveur des incontournables importateurs. Alors, dans cette attitude dépourvue de tout nationalisme actif, nous qualifions cette puante gouvernance de pire l'inanité dans la gestion publique. Notre aimable pays, est allusif à un bâteau échoué dans les profondes eaux de la mer rouge et qui s'enfonce à petit rythme sans aucune assistance malgré nos cris de désarroi dans toutes les directions. Pour notre engagement clairvoyant lié à l'intérêt national, que nous insistions avec un rush effréné afin que les affaires de l'Etat ne soient pas banalisées dans les affaires privées des proches parents de Deby. Si l'Etat, entant qu'une première personnalité morale de toutes les entités sociales, privatise des institutions névralgiques du pays, sans aucune nécessité contraignante, dans cette figure de cas. L'Etat ne plus un bon garant de l'intérêt national et que nous le traitons comme étant un égrugeoir de l'intérêt de tout le Tchad comme ainsi le cas à nos jours. Ce qui est, de plus en plus écœurant et qui tape à l'œil, c'est la prise en otage, des identités nationales remarquables, des tchadiens et des tchadiennes par une entreprise privée issue des familles présidentielles. De ces faits, nous ne sommes pas sur une assiette bien sécurisée comme l'Etat, est entrain d'être malaxé comme une farine des boulangers déprimés, par une poignée de personnes de la même lignée généalogique rampante. Nous disons non, aux gorges déployées à la mauvaise gouvernance, aux poignées sévèrement fermées à l'injustice sociale et aux regards imposants pour un éventuel changement au profit d'une liesse sociale au peuple tchadien. Dans cette teneur, si nous continuons à accepter cette calomnie, nous risquons même d'y connaitre la privatisation d'un département ministériel, donc il vaut mieux plutôt de dénoncer avant toute impasse irréversible dans cette ineptie gouvernementale. Au contraste, nous rappelons avec une impétuosité qu'un Etat puisse nationaliser les géants services marchands et non marchands autrefois appelés SPA et SPIC, pour afin d'aspirer cette pléthore de chômage de nos diplômes. Par contre, une pluie de conséquences pleut sur le peuple, du faite de ces anarchiques privatisations à la défaveur de l'Etat, entre autres, la suppression des emplois, les licenciement sauvages des employé(e)s sans aucun respect des procédures juridiques, recrutement sur la base de l'affinité des personnels non qualifiés aux services, l'abandon des charges familiales des personnes révoquées et le maintien de plus de 80% de taux de chômage jamais inégalé. Dommage que notre pays a perdu la déontologie de son administration et ainsi que ses administrateurs ont perdu leurs professionnalismes. Dans cette lâche allure, le peuple et l'intérêt national, sont pris en collimateur entre une gouvernance égrugée des uns et une gestion chaotique des autres à la merci des particuliers intouchables au dessus de la balance judiciaire. Suite aux maintes privatisations des biens publics, l'Etat est conçu comme un infirme impotent, incapable de satisfaire les besoins élémentaires de son peuple. Pour le peuple tchadien, ce quinquennat n'est pas une aubaine, c'est plutôt un mal perçant de la souffrance aiguisée. En grosso modo, ce quinquennat a soufflé une tornade destructrice, pour le bien-être social du peuple. Parce que, nos concitoyens ont toujours, des ventres creux pour se bien nourriture, et des regards inassouvis sur la gestion publique.

    Président du RAJET, Ordjei Abderahim Chaha

  • Dans l'interview exclusif à Afrique Média TV le 14 Septembre 2 014 le Sultan Général Président tchadien fustige la France, l'Europe et tout l'Occident. Il rend la France responsable de la crise centrafricaine, tout en oubliant que c'étaient les éléments de sa garde prétorienne, avec à leur tête Mahamat Ali Abdallah, qui avaient mis à feu, à sang et pillé littéralement la République Centrafricaine avant de porter Bozizé au pouvoir à Bangui en 2003, provoquant ainsi une haine très tenace du Peuple Centrafricain contre les tchadiens en général. Cette haine est la cause principale des cruelles violences interconfessionnelles qui déchirent en ce moment les citoyens de ce pays frère.
    Le tyran tchadien accuse aussi les Occidentaux d'avoir assassiné son ex-parrain protecteur Kadhafi: «On a assassiné Kadhafi, mission terminée, ils ont laissé de milices armées sans accompagnement etc...» et ajoute: «On a détruit la Libye, après c'est l'Egypte, l'Irak, la Syrie ». Le dictateur tchadien, Idriss Deby parle du cas de « Boko Haram », organisation terroriste criminelle d'une extrême cruauté, comme d'un simple fait banal : « On se réveille avec Boko Haram...La guerre se fera par procuration en Afrique entre les grandes puissances ».Il raconte de plus : « Une partie des armes de la Centrafrique vient du Soudan (un allié) et de la Libye aussi », alors que tout le monde sait que le Seleka est son œuvre pour évincer un Bozizé qui tenterait de prendre un moment donné de libertés à l'égard de Ndjamena.
    Le Sultan Général Président tchadien nous apprend par ailleurs que les pays européens sont développés avec le produit du pillage des richesses africaines, que le fruit du pillage aujourd'hui pour construire une villa à Paris, à Washington n'est pas un bien mal acquis, tentant ainsi de justifier les pillages éhontés des richesses nationales du Tchad par ses bandes de pillards sans moralité qui saignent notre pays durant près d'un quart de siècle. Par cette déclaration, Idriss Deby montre sa nature perfide, instable et incapable de vivre en paix et en harmonie avec son environnement humain.
    Espérons que Paris ne dira pas, une fois encore «qu'Idriss Deby a perdu la raison juste un petit moment mais toujours bon ami et partenaire indispensable en Afrique Centrale».


    Le 15 Septembre 2014
    Mahamat Hassaballah
    ANCD.

  • L'Afrique a-t-elle accepté de faire le sale boulot que la Cour Pénale Internationale (CPI) n'a pas voulu faire : juger Hissène Habré en violation des principes du droit pénal international ? Le marchandage financier qui a précédé la création des Chambres Africaines Extraordinaires (CAE), l'incohérence et l'arbitraire du bricolage judiciaire qui a accouché des CAE, l'impartialité des promoteurs et sponsors du procès contre Habré, ternissent irrémédiablement la crédibilité du procès. Un regard neutre peut y entrevoir une farce internationale destinée à camoufler un complot politico-judiciaire ayant un seul objectif : la TÊTE de Habré à tout PRIX.

    Un bricolage juridique qui remet en cause la légitimité des CAE.

    S'il ne fait aucun doute qu'il faut juger Habré, la lutte contre l'impunité et la défense des victimes ne sauraient justifier pas une condamnation tous azimuts.
    Au niveau de la chronologie judiciaire, la légitimité des CAE pour juger Habré pose problème. En effet, si Habré n'a pu être jugé par la CPI, alors que le Tchad a ratifié le statut de Rome en 2006, c'est parce que la CPI ne peut pas juger les crimes commis avant l'entrée en vigueur de son statut en 2002. La CPI ne peut pas appliquer rétroactivement sa loi pénale. En appliquant la convention internationale sur la torture, le Sénégal n'aurait pu juger Habré que pour des faits qui auraient été commis après le 26 juin 1987, date d'entrée en vigueur de la convention au Sénégal. Or, on veut juger Habré depuis le 7 juin 1982, date de son arrivée au pouvoir. Il fallait donc fabriquer sur mesure une juridiction dédiée à Habré et consorts : on a repris les crimes poursuivis par la CPI pour forger les statuts des CAE. C'est du bricolage.
    Au niveau testimonial, les chambres africaines peuvent prendre en compte les résultats des enquêtes tchadiennes sur les crimes commis pendant le régime de Habré. Mais rien n'assure la neutralité de l'actuel régime tchadien à son égard. Accusé d'avoir soutenu des rebelles qui ont voulu renverser le pouvoir, Habré a été condamné à mort en 2008 au Tchad, par contumace, à l'issue d'un procès jugé expéditif. Pour un procès équitable, les CAE ne doivent pas accorder une force probante au dossier formé contre Habré par les enquêteurs tchadiens. Il en est de même des preuves collectées par des ONG comme Human Rights Watch ou la FIDH. Ces ONG ne sont pas des organes judiciaires. Rien ne garantit leur neutralité dans la collecte et l'analyse des documents. Seule une enquête autonome, diligentée par une juridiction régulière, peut assurer les droits de la défense, notamment la présomption d'innocence.
    Pendant le procès, qui se veut international, les cas non prévus par les statuts des CAE sont régis par la loi sénégalaise. Après le procès les CAE seront dissoutes de plein droit et ce sera alors aux juridictions sénégalaises de prendre le relais pour trancher les questions futures. Les statuts des CAE sont ainsi entachés d'illégalité, dans la mesure où ils violent la décision de la Cour de justice CDEAO qui a ordonné en novembre 2010 que Habré soit jugé par une juridiction internationale Ad hoc. Au surplus, la logique juridique des CAE est volontairement escamotée : l'incrimination est internationale alors que la procédure et la sanction peuvent relever d'une juridiction nationale. L'Afrique refait la même erreur qu'avec l'OHADA : incriminations communautaires – sanctions nationales. Cette absurdité judiciaire ne garantit pas un procès équitable.

    Me Sidiki Kaba, ministre de la justice du Sénégal, est perçu par une partie de l'opinion comme l'avatar d'une inquisition organisée contre Habré. Il aurait tenu les propos suivants, rapportés par la presse : « Si Habré est jugé ici, sa vie sera sauvée car il ne sera pas condamné à mort » ; « Ce procès démontrera sans doute que l'Afrique a la capacité de juger ce bourreau sur son propre continent ». Que reste-t-il de la présomption d'innocence ?

    Une coalition politico-financière qui remet en cause l'impartialité des CAE.

    La gestation programmée des CAE compromet leur impartialité : Sous la pression de lobbies et de l'Union africaine, le Sénégal a adopté en 2007 une loi pour pouvoir juger les crimes de génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre, même commis à l'étranger. En 2008, le Sénégal a modifié sa constitution pour déroger à la non-rétroactivité des lois pénales. Le terrain juridique étant ainsi balisé, le Sénégal a signé en 2012 un accord avec l'Union africaine pour créer les CAE et juger Habré. En modifiant le droit sénégalais juste pour juger Habré, on a créé une justice d'exception. Or les justices d'exception ont la vocation négative d'être conçues sur commande pour condamner « un présumé coupable ».
    Me Sidiki Kaba, ministre de la justice du Sénégal, est perçu par une partie de l'opinion comme l'avatar d'une inquisition organisée contre Habré. Il aurait tenu les propos suivants, rapportés par la presse : « Si Habré est jugé ici, sa vie sera sauvée car il ne sera pas condamné à mort » ; « Ce procès démontrera sans doute que l'Afrique a la capacité de juger ce bourreau sur son propre continent ». Que reste-t-il de la présomption d'innocence ? Jusqu'à sa nomination il a été avocat des plaignants auprès des CAE. Son rôle au procès en tant que ministre de la justice discrédite les CAE et fait penser à un complot judiciaire pour faire tomber Habré. D'aucuns l'accusent de vouloir dégommer la tête de Habré pour faciliter son ascension vers la direction de la CPI. D'autres disent qu'il est le bras judiciaire d'ONG soucieux de punir ceux qu'elles estiment coupables, au regard de la discipline idéologique qu'elles veulent imposer au monde. Vrai ou faux, avec lui comme ministre sénégalais de la justice, le procès Habré est terni par des suspicions d'impartialité, vu comme injuste et inéquitable.
    Le marchandage financier qui a précédé l'accord international pour juger Habré a aussi décrédibilisé le procès. Le fait que l'Etat tchadien, qui a déjà condamné à mort Habré et qui souhaitait se constituer partie civile, soit le principal bailleur de fonds du procès, remet en cause l'impartialité du CAE. En outre, comment expliquer que 560 millions de francs CFA soient consacrés à la communication des CAE auprès des populations ? Une justice légitime et impartiale n'a pas besoin de payer autant d'argent à des cabinets privés pour faire sa promotion et gagner sa crédibilité.

    Une inquisition sur mesure qui accable Habré avant même le procès.

    Les mécanismes internationaux de répression pénale constituent une fanfaronnade à géométrie variable. Au lendemain de la deuxième guerre mondiale, des juridictions spéciales comme le Tribunal de Nuremberg et le Tribunal de Tokyo ont été instaurées par les vainqueurs pour punir les vaincus. Ces tribunaux ont inspiré la création de la CPI en 1998, qui souffre toujours d'un défaut de légitimité. Elle est souvent accusée d'être une justice pénale pour les dirigeants des pays pauvres : Un ivoirien comme Laurent Gbagbo y est facilement traduit, alors qu'un israélien, un américain, un iranien, un chinois ou un russe y échappe. Lors d'audiences du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie auxquelles nous avons assistées à la Haye, on pouvait être tenté de cautionner la ligne de défense de criminels présumés comme Slobodan Milosevic ou Radovan Karadzic : les justices spéciales sont des outils politiques de règlement de comptes. En effet, on se croirait à un procès de l'OTAN contre d'ex dirigeants serbes. Le procès contre Habré n'échappe pas à cette critique : avec les CAE on croit assister à un procès d'une coalition internationale contre la tête de Habré. Cela met Habré dans une position de victime, alors qu'il est accusé de faits très graves.
    Les statuts des CAE posent une incrimination fleuve, avec laquelle on imagine mal comment Habré pourrait être innocenté. Tout a été rédigé pour qu'il puisse être jugé coupable ou complice. Les juges sénégalais n'ont pas besoin de prouver que Habré avait commis, ordonné ou encouragé les crimes qui lui sont reprochés. Il leur suffit de lui imputer les actes de ses subordonnés, en retenant qu'il avait des raisons de savoir que ces derniers s'apprêtaient à les commettre, et qu'il n'avait pas pris de mesures pour les empêcher ou punir les auteurs. Le Tribunal pénal international pour l'ex Yougoslavie avait retenu la responsabilité de Slobodan Milosevic en estimant qu'il était au courant du risque de massacres en Bosnie et qu'il n'avait rien fait pour les empêcher. Les CAE pourraient reproduire le même schéma pour condamner Habré.

    Pour juger ses grands criminels présumés et préserver les droits des victimes, l'Afrique devrait mettre en place une juridiction pénale permanente, à la fois compétente pour l'incrimination, l'instruction et le jugement. Cela calmerait les ardeurs criminelles des dirigeants sanguinaires.

    Aliou TALL,
    Président du Réseau Africain de Défense des Usagers, des Consommateurs et du Citoyen (RADUCC)
    Email : raducc@hortmail.fr

  • Selon nos correspondants à N'djamena, un décret, muet (et dont la Gazette a eu copie), signé par le despote, Idriss Deby, a réhabilité tous les ex rebelles appartenant aux clans dont il est issu. Ainsi, les dissensions inter-clan nées suite aux évènements de mai 2004, ne sont que des mauvais souvenirs. Du moins, pour certains des acteurs. Les évènements du Tibesti aidant, le tyran de N'djamena a entrepris une démarche de réconciliation avec ses parents ralliés depuis 2010 et qui, il avait humiliés et dégradés, avec d'autres ralliés, à Moussoro.

    Pour la Gazette et depuis Shawire, Ahmat Youssouf


    On s'excuse pour la qualité des images.

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  • Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, Art 35 :
    Quand le gouvernement viole les droits du Peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.


    Chaque jour qui passe, les tchadiens découvrent, de plus en plus, les différentes facettes du clientélisme, favoritisme, bref la gestion clanique et familiale du Tchad par Deby et ses acolytes. La dernière en date est le partage par Gata Ngoulou des terrains dits de la «corniche» et qui, en réalité, sont des terrains spoliés à des pauvres citoyens (et non expropriés qui suppose une indemnisation) pour y construire un centre de conférences et un hôtel.


    Gata Ngoulou, un contrefacteur récidiviste.

    Le ministre de l'urbanisme, Gata, n'est pas à son premier coup d'essaie en terme de malversation et magouilles. Après un passage à la BEAC, son nom a été cité dans les malversations au Bureau Extérieur de Paris et aux services centraux à Yaoundé de la BEAC. Une malversation estimée à plus de 16,5 milliards de francs CFA (voir à ce sujet les révélations de mampouya.com). Ainsi, le personnage, à l'instar de ses collègues serviteurs du potentat de N'djamena, est un pillard de derniers publics. Non seulement il détourne mais ses justifications sont aussi insupportables pour ne pas dire insultantes. Selon Mr Ngoulou, «la petite poche qui est concernée est en réalité celle qui a, un moment donné, abrité un zoo qui a disparu». Le seul zoo que le Tchad ait connu à ces jours est celui de Farcha dont le dernier habitant, un lion grabataire et impotent, est mort en 1980. Sans vergogne, il continue: «aujourd'hui, c'est un espace vague où personne n'habite». Des centaines de personnes ont été, dans un premier temps, empêchées de travailler au bord du fleuve par un décret d'Idriss Deby. Eh oui, rappelez-vous de cette décision qui a classé la zone du fleuve Chari du pont à double voies jusqu'à Milézie comme un «no mans land» à toute circulation y compris des pirogues. On se rappelle de ces vociférations d'un certain Ahmat Bachir, ministre de la sécurité, sur les medias publics et ses mises en garde à ceux qui s'y aventurent. Or ces populations qui sont en majorité des pêcheurs, des piroguiers et des maraîchers, n'ont pas d'autres sources de subsistance. De facto, les plus vulnérables sont partis d'eux-mêmes pour d'autres cieux plus cléments, tandis que les têtus ont subi une spoliation pure et simple.


    L'argument sécuritaire de Mr Ngoulou.

    Selon les mêmes déclarations de Mr Ngoulou: «L'urgence de mettre de la propriété, de la sécurité avant la tenue du sommet, nous oblige à faire un choix de tout ce qui peut occuper ces lieux». N'a-t-on pas dit si on veut se débarrasser de son chien on l'accuse de rage? Cette justification sécuritaire brandie à tout vent par Deby et ses alliés n'a d'autres buts que l'asservissement du Peuple tchadien. Comment ne pas brandir le prétexte sécuritaire si au nom de cette même sécuritaire la France nous impose Barkhane et le dictateur Deby?
    Cette excuse sécuritaire est aussi brandie par la France pour installer Barkhane au Tchad. On est allé jusqu'à dire, sans honte, qu'il existerait des foyers terroristes au nord du Tchad. Dans ce monde où le développement technologique en terme de communication est tel que le moindre incident au fond de Sahara est su à la minute qui suit, les justifications fallacieuses et mensongères sont systématiquement démasquées et démenties. Ainsi, le monde entier sait que si le Mali et le Niger étaient et sont propices au développement des jihadistes, la proximité de ces jihadistes avec la population locale est l'un des facteurs qui ont facilité l'installation d'AQMI dans ces pays. Ni la sociologie, encore moins la composition ethnique du Tchad ne favorise les Bornou et Haoussa de Boko Haram, encore moins les Algériens et Maliens d'AQMI.
    Dès lors les raisons profondes pour l'installation de Barkhane sont autres, et nous craignons que Barkhane, dunes de sables ne suscitera l'éruption du Bourkane (volcan en arabe) dont les laves et magmas emporteront tout sur leur passage. Et ce jour là, le Peuple Tchadien n'aura pas besoin d'un quitus d'une chancellerie occidentale.

     

    Depuis Sawire Rassak et pour la Gazette
    Ahmat Youssouf

     

     

     

    Plan de la corniche, en rouge, les terres en question.

    corniche

  • Par un mot signé de sa coordinatrice que nous avons appris le décès tragique de notre frère Al hadj Iba Amine, Conseiller à la délégation régionale du CNCD Strasbourg.
    Fervent militant de l'opposition, Iba, comme l'appelle ses intimes, avait milité dans différentes organisations politiques tchadiennes et ceci depuis le Frolinat.
    «C'est avec une très grande tristesse que nous apprenons le décès de notre frère et camarade Al hadj Iba Amine. Tout le bureau adresse ses sincères et profondes condoléance à la famille du disparu et à vous les camarades du CNCD de Strasbourg. Nous prions pour le repos de notre frère. Que Dieu l'accueille auprès de lui», annonçait les textes du CNCD.
    Le défunt est père des plusieurs enfants, la Rédaction de la Gazette s'associe au CNCD pour présenter ses condoléances à la famille et aux camarades de Strasbourg.

  • Après moult dérives du super gouverneur Nouky Adam Charfadine depuis son installation à la tête de la région "orpheline" du Batha, ponctuée d'intimidations à l'endroit des responsables administratif et autorités traditionnelles, des ongs. Et quand, il lui faut , il s'est illustré même déjà par ses ingérences notoire des ralliements forcés des autres partis au M.P.S dont la grosse manœuvre,c' était celle de l'exclusion du sous préfet décrété de N'Djamena Bilala et son remplacement par un analphabète déchu de l'armée, sous prétexte que lui est militant de l'opposition donc gênant à l'approche des élections,et sans oublier l'arrestation arbitraire des jeunes transporteurs et commis des charges sous prétexte d'alimenter les mouvements armés en Libye, et ses usurpations des terres au profit de ses parents.En fin, quoi qu'on dit... tout prouve notre gouverneur est visiblement un semeur des troubles, un vrai produit de la perversion du MPS qui ronge notre pays .Donc, il faut qu'il soit hors etat de nuire les Tchadiens.

    Enfaite pourquoi tous ces déboires?Eh bien sans surprise nous avons constaté que Mr Nouky jouit de la caution aveugle de son parent Idriss Deby et d'ailleurs il ne s'en cache pas et le déclare haut et fort qu'il a été envoyé pour une mission au Batha ! ? diviser, saigner... cette région!

    En effet, non seulement le gouverneur a apprit le goût d'abroger les décrets de sa hiérarchie de l'exécutive et tutoie les Bathalais, mais il pousse le Rubicon et empêchant le procureur de la république auprès du tribunal d'Ati d'exercer sa fonction, chose qui a été mentionnée dans le rapport des magistrats encolére en ce moment à N'Djamena et relayé par la presse nationale et internationale.Enfin c'est "L'ivresse du pouvoir" nous dit-on, mais il faut aussi se dire quelle explication faut-il donner à cette excitation d'un homme sans repéré ? Notre farceur Nouky Adam est allé jusqu' à suspendre le juge de ses responsabilités oubliant qu'en principe la justice est le 3e pouvoir de la république.

    A suivre..
    Abouhamza.

     

    le changement arrive quand les citoyens se réveillent tôt...

  • Comme la plupart des pays de l'Afrique subsaharienne producteurs de pétrole, le Tchad est à son tour frappé par la malédiction du pétrole. Devenu l'objet de convoitise des colosses exportateurs pétroliers, le pétrole du Tchad a été pendant longtemps jalousement gardé par les dirigeants politiques du pays depuis l'indépendance. Le président Ngarta Tombalbaye imbu du patriotisme qu'on lui connait a mené d'âpres discussions d'abord avec, la compagnie américaine CONOCO (continental oil compagny) puis avec ELF (Française), ensuite avec la société ESSO devenu EXXON (Américaine) mais sans résultat. Son obsession de vouloir faire profiter le Tchad de son pétrole a fini par emporter son pouvoir.
    Depuis 1983 avec l'avènement du Président Hissein Habré au pouvoir, les tractations sur l'exploitation du pétrole avaient repris avec pour objectif d'installer d'abord une mini raffinerie dédiée à la consommation locale. Sur les traces de Tombalbaye, Habré, cet autre patriote, malgré les dérives reprochées à son pouvoir, a été intraitable sur ce dossier. C'est ainsi qu'il a exigé que le Tchad puisse exploiter rationnellement son pétrole et surtout que le prix du pétrole Tchadien soit aligné sur celui du brut de meilleur qualité vendu sur le marché international. Notons par ailleurs que la Libye de Kadhafi n'a jamais accepté que le Tchad soit un pays exportateur de pétrole, pour plusieurs raisons que nous épargnons les détails aux lecteurs de ces lignes. Les experts, très tatillons, triés dans la crème de l'intelligentsia Tchadienne nommés par Habré ont fini par avoir raison sur leurs exigences dans les détails de la convention sur l'exploitation du brut Tchadien par un consortium composé de ELF, EXXON et SHELL. L'affront du dirigeant d'un Etat sahélien est difficile à accepter. C'est dans ce contexte que Habré fut renversé à son tour par un bidasse encadré par le milieu de la barbouzerie occidentale appelé Idriss Deby.
    Voilà un idiot utile qui, comme une girouette, tourne selon la volonté de tous les vautours qui n'attendaient que cette occasion pour saigner à blanc les ressources de notre pays. Les compagnies pétrolières étant sans état d'âme à l'égard des dirigeants influençables, elles ont, par des méthodes contestables, conduit Deby à céder sur tous les plans face aux exigences du consortium, ce qui n'a pas empêché ELF de claquer la porte pour des raisons restées inconnues des tchadiens. Après la promulgation de la loi portant sur la gestion des revenus pétrolier et le début des travaux de l'exploitation du pétrole, les experts à la manœuvre du dossier vont finir par la mort mystérieusement accidentelle pour certains, et le recrutement par des sociétés étrangères pour d'autres. Aussitôt et profitant du vide créé par ces circonstances curieuses, Deby créa un cabinet occulte composé essentiellement des BILIA sous la houlette « du grand-frère » Daoussa Deby. Ne s'étant pas entendu sur « le butin » à partager, le groupe de parents qu'il a mis en place autour du dossier pétrole a éclaté, occasionnant au passage le présumé coup d'Etat de Mai 2004, qui a fini par une rébellion contre le « manitou » Deby.
    Lâché par une partie des siens et contesté par la rue à cause des violations répétées des droits de l'Homme, chez Deby tout était devenu monnayable. Les exemples pour étayer cette corruption à huis clos sont nombreux. A la place de la mini raffinerie exigée par le régime précédent, du cash lui a été proposé d'où le décalage de sa réalisation, d'une dizaine d'années. Friand du liquide comme un gérant d'épicerie et doux comme un agneau devant le matériel, couvert d'incongruités, Deby a fermé les yeux sur toutes les clauses mettant en danger la vie des populations des zones pétrolières.
    Il n'est un secret pour personne qu'il est coûteux pour les compagnies pétrolières, de contracter avec un Etat démocratique transparent et à fortiori d'obtenir l'accord des populations locales, lorsque l'installation d'équipements pétroliers est de nature à mettre en cause l'environnement ou les ressources agricoles d'une région, ce qui a contribué à la mise en place d'une opacité inédite. Ainsi, malgré les promesses fallacieuses, ces populations n'ont rien reçu de satisfaisant en contrepartie de leurs habitations et leurs champs détruits par le passage du pipeline.
    Pour parler de ce qu'on a appelé pompeusement « revenus pétroliers » contrepartie de la vente du brut: royalties, taxes diverses et ristournes; le Tchad n'en a pas profité si l'on parle en terme d'investissements durables, en tenant compte de l'indice du développement et surtout quand on calcule ce qui devait être versé au trésor public de ces revenus évalués à quelques deux milliards de dollars par an.
    A partir de 2005, plusieurs canaux de pillage ont été mis en place, mais nous retenons les plus mortifères pour l'économie du pays. Le président avait pris la décision de classer le gouvernement par ministères prioritaires pour d'éventuels investissements, tout en confiant « la coordination » de ces investissements au ministère des infrastructures, érigé de fait en un grand centre de toutes les magouilles imaginables dont l'unique régulateur n'est autre que Deby. Les ministres nommés à la tête des départements dits prioritaires sont tous choisis parmi les laudateurs, connus pour leurs flagorneries au roi Deby. Ils doivent subtilement organiser la façon de siphonner les fonds destinés à leurs départements ministériels au bénéfice de Deby par la mise en place de ce qu'on appelle « les marchés fictifs ». Une pratique malicieusement inventée pour remplir les comptes. Ensuite, il se formera un autre réseau à la faveur des attaques de la rébellion pour soi-disant acheter des armes. Ce réseau composé des très proches du président a détourné des milliards en sillonnant les pays de l'Europe de l'est pour l'achat des armes. La quincaillerie achetée à vil prix n'a servi qu'à quelques parades militaires des cérémonies de 1er décembre de chaque année. D'ailleurs le fameux réseau a fini par se disloquer après le partage des derniers fonds qui lui étaient destinés.
    Le troisième réseau est celui animé par les fils, beaux-fils, beaux-frères et gendres du président. C'est un véritable club de voyous qui s'est attaché les services des truands Camerounais et obtenu l'autorisation de Deby pour vendre le pétrole par tankers à des démarcheurs en haute mer et récupérer de l'argent liquide déposé par ces intermédiaires dans des comptes offshores. Un cabinet Camerounais dirigé par un certain Minled Jérôme est chargé par ce groupe de faire tous les transferts pour son compte. Ce cabinet a, semble-t-il, été l'intermédiaire de toutes les tractations de la société Anglo-Suisse GLENCORE très impliquée dans le pétrole Tchadien et partenaire de la société des hydrocarbures du Tchad (SHT).
    A ce stade plusieurs questions se posent. Le Tchad exporte combien de barils par jour et à combien notre pétrole est vendu sur le marché international ? Par quel circuit les recettes pétrolières sont versées au Tchad ? Qui contrôle ce circuit ? Nous savons qu'en 2004 les exportations étaient de 125.000 barils/jour. Ce chiffre devrait être porté à 250.000 barils/jour avant la fin de la même année, mais à ce jour nous sommes à 88.000 barils/jour depuis plusieurs années malgré les 20.000 barils/jour du champ de Badila. S'agissant du prix du baril, il est au dessus de 100 Dollars américains depuis plusieurs années pendant que l'hypothèse optimiste retenu au moment de son approbation était de 25 Dollars américains.
    Il est donc important à ce niveau, de se demander ce que l'on fait des ressources pétrolières et pourquoi un épais mystère entoure la question de l'utilisation de la manne pétrolière. En effet nous allons tenter d'ébaucher quelques pistes qui pourraient éventuellement mener à l'origine de ce mystère. L'hypothèse la plus plausible est l'existence d'un circuit parallèle d'exportation de pétrole à travers ce qu'on appelle les cargos fantômes. Cette méthode liée à la mafia internationale permet de charger des cargos non-immatriculés qui vendent leurs cargaisons, généralement en espèces, en haute mer à des pays sous embargo ou à des sociétés de blanchiment d'argent de provenances douteuses. Ceci est tellement pensable, quand on sait que le circuit d'exportation du brut tchadien ne compte que deux compteurs, l'un au départ à Komé et l'autre au terminal de Kribi et les deux compteurs tombent curieusement en panne en même temps et de manière régulière s'il vous plait. Le mécanisme de contrôle des quantités exportées repose sur un petit dispositif sécuritaire composé de gendarmes au niveau de Komé et de quelques jeunes douaniers désœuvrés plus doués à faire la bamboula que de contrôler un compteur de brut de pétrole.
    Depuis l'inauguration du pipeline en 2003 par Deby, aucun contrôle sérieux n'a été effectué sur la quantité du brut exporté. Au niveau de la raffinerie de Djarmaya, c'est encore pire. La baisse du prix du litre d'essence au Tchad clamée avec fracas par Deby n'a jamais eu lieu, tout simplement parce que Daoussa doit trouver le moyen d'écouler ce pétrole sur n'importe quel marché, notamment les pays voisins et Tant pis pour les Tchadiens. Tous les proches de Deby ont trouvé l'occasion de s'ériger en affairistes et se mettent à la recherche des traders pour vendre le brut chargé dans des bateaux. A cette occasion, ces illustres inconnus sont devenus des piliers du commerce au Tchad et arrivent à truster des pans de l'économie nationale.
    Les ressources pétrolières étant épuisables, Il faudra nécessairement envisager à court terme, des mécanismes qui garantissent la transparence et une équité intergénérationnelle. A cet effet, la jeunesse ARDACHI interpelle le parlement du Tchad qui doit, par devoir moral et politique, faire un réel état des lieux, définir clairement les rapports entre l'Etat et les compagnies à toutes les étapes de la mise en valeur de nos ressources pétrolières afin d'apporter les corrections nécessaires, pour que cela profite à toute la population tchadienne.
    Il est clair que le développement de la population tchadienne et leur bien-être ne constituent pas un souci majeur pour Deby. Cela a pour conséquence la baisse du niveau de vie de la population (classement indice de développement humain), la déstructuration du système scolaire couronnée par des taux de réussite de 8% au baccalauréat, le manque d'infrastructures routières etc. Ainsi va le Tchad.


    Fait à N'djamena Le 30 Juillet 2014
    Jeunesse ARDACHI

  • Le cynisme affiché pendant la récente visite du président français à son homologue tchadien assoit et justifie l'iniquité et la tyrannie que ce dernier
    exerce sur son peuple. Des impératifs de sécurité justifient parait-il la démarche de la diplomatie française, d'inspiration socialiste qui hier jurait avant de prendre le palais de l'Élysée que le temps du commerce avec les tyrans était dépassé.

    L'objectif et la conséquence de la visite du Président Hollande

    La sécurité de la région et Tchad aurait justifié ce déplacement. Qui sont donc les bénéficiaires de cette sécurité pour laquelle on installe des arsenaux et des régiments ? Il est à douter que le peuple tchadien en fasse partie. D'ailleurs en matière de sécurité des populations, le président et ses proches ne se sont ils pas fait remarqués récemment pour la terreur d'État qu'ils ont provoqué tout d'abord dans leur appui à leur ancien allié Bozizé il ya une décennie, puis ensuite au soutien à peine voilé à ceux qui l'ont renversé sous le nom de « Séléka » ? N'est ce pas ce jeu trouble de Ndjamena qui a également conduit à la vendetta des populations d'origine tchadienne en Centrafrique ?

    Cette visite qui fait partie d'un processus de rapprochement politique inédit
    entre le régime actuel au Tchad et le gouvernement français, le renforcement des moyens et des champs de coopération entre la France et le Tchad renforcera nécessairement la terreur organisée à l'intérieur du territoire Tchadien par ce régime, contre la société civile, les journalistes et l'opposition politique.

    Quel décalage avec l'histoire en marche ! Cette démarche politique est incohérente et anachronique. Voilà qu'en ce début de XXIème siècle, alors que les jeunesses africaines, comme celles du Tchad dont 70% de la population a moins de 25 ans, regardent vers un avenir où les mots de liberté politique, de liberté économique couvriront une réalité tangible, voilà qu'on propose un ersatz d'opération Condor à un dictateur africain de plus au nom d'une sacro sainte real politique, mauvais cache sexe d'un besoin de sécurisation de points d'accès aux matières premières.

    « La France a les mêmes principes partout »

    "La France a les mêmes principes partout, fondés sur la démocratie et le pluralisme" aurait déclaré le président Hollande en réponse à la question
    devenue presque rituelle pour les journalistes internationaux lorsque le président d'une démocratie visite un homologue dictateur.
    Le président Hollande nous apprend donc que l'Etat Tchadien est une abstraction, son territoire et son peuple surtout, puisque le "partout" en question l'exclue.
    Le catalogue récent des œuvres du régime tchadien en témoigne, il contredit les mots même d'humanisme et de liberté. Les allégations de meurtres d'opposants politiques, d'arrestations de journalistes de l'opposition ainsi que les accusations de corruption d'État sont pléthoriques.

    La société civile et l'opposition doivent s'organiser

    La société civile et l'opposition politique au Tchad s'étonnent de ne pas avoir fait l'objet, ne serait-ce qu'à titre symbolique, de l'attention des autorités françaises lors de cette visite. L'installation d'une base de commandement militaire en plein cœur de la capitale du pays est un acte politique solennel et grave. Le défaut total d'échange ou de consultation, même pour simple avis, de membres de l'opposition et de la société civile souligne ainsi le mépris sans nom dont ils font l'objet, lorsqu'il s'agit du pays dit « des droits de l'Homme ». On devrait rajouter ici « l'Homme non tchadien » pour être plus juste. Renforcer les capacités militaires du régime tchadien c'est renforcer sa tyrannie.
    Cette attitude peut conduire à ne laisser au peuple qu'un seul choix pour atteindre la liberté, celui qui est aussi une impasse, qui passe par les armes. Il faut remarquer aussi que la France, souvent si prompte à soutenir les peuples opprimés qui prennent les armes en défense, comme en Syrie en ce moment ou hier en Lybie, considère en général toute opposition armée de son « pré-carré » négro africain comme illégitime. Parce que les nègres n'ont pas le droit de défendre leur liberté par les armes ?

    Le grave aussi serait pour cette opposition et cette société civile de ne vouloir compter, sur la scène internationale, que sur l'ancien pays colonisateur pour amorcer ce fameux dialogue avec la société civile et les représentants de l'opposition. Finalement, au regard du mépris dont ils font l'objet, pourquoi vouloir toujours s'obstiner à n'avoir qu'un seul partenaire, qui passe trop souvent de « privilégié » à unique ?

    Il faut souligner aussi l'apparente impuissance de cette société civile et des forces d'opposition politique formelle ou non formelles à s'organiser en vue d'avoir des résultats efficaces quant à leurs buts et objectifs. Il n'est pas facile de s'organiser face au Tyran. Celui-ci a des moyens illimités pour corrompre, acheter, flatter ou supprimer ceux qui ne partagent pas ses avis, organiser les contre pouvoirs qui le limiteront n'a jamais été une tâche facile.

    Cette société civile au Tchad ou ailleurs en Afrique s'ouvre de plus en plus au monde. Presque au même moment où le Président Hollande se rendait au Tchad pour visiter le Maître de Ndjamena, le Président Américain recevait 500 jeunes représentants de cette même société civile africaine, objet du mépris de la diplomatie française.
    Le secrétaire d'État américain déclarait en ouverture de cette conférence, en faisant référence au partenariat entre les pays d'Afrique sub-saharienne et les Etats-Unis :

    « Et il est temps de passer a la nouvelle étape de ce partenariat en investissant dans la meilleure de toutes les ressources naturelles : ses habitants »

    Il est temps que l'opposition et la société civile Tchadienne s'organisent pour mieux atteindre leurs buts politiques et qu'elles s'ouvrent de plus en plus, comme elles ont commencé à le faire, au nouveau monde géopolitique qui s'annonce devant elles.

     

    ABDELKERIM YACOUB KOUNDOUGOUMI
    Activiste politique Tchadien
    abdelkerimyacoub@yahoo.fr

  • La visite du Président français, François Hollande, au Tchad, est dénoncée par toute la société tchadienne, exception faite du clan au pouvoir. Ainsi, si pour les associations de défenses des droits de l'Homme, la France foule aux pieds les principaux idéaux fondant les droits et les libertés, pour les partis de l'opposition interne, cette visite est un quitus donné à Deby malgré la mal gouvernance, les assassinats politiques et les détournements des biens publics. Pour l'opposition exilée, un deal serait noué sur le dos du Peuple tchadien pour l'asservir et piller ses ressources.
    Il faut rappeler qu'en matière de népotisme, le Tchad est champion. Idriss Deby a placé ses frères, ses neveux et autres membres de son clan sur toutes les régies financières, la vente du pétrole, contrôlant ainsi toutes les ressources du Tchad. Selon l'opposition parlementaire, le budget de l'Etat tchadien est fictif et qu'aucun ministère n'arrive à consommer le cinquième de son allocation.
    D'après certaines sources proches du palais rose à N'djamena, les relations franco-tchadiennes échappent aux politiques français et gérées exclusivement par les militaires français. Cela explique l'omniprésence du ministre français de la défense à coté de son ami Deby Itno.


    Depuis Shawire et pour la Gazette,
    Ahmat Youssouf

  • Dans un communiqué signé par sa coordinatrice Annette Laokolé et dont la Gazette a reçu une copie, Le Conseil National pour le Changement et la Démocratie (CNCD), dénonce le deal noué sur le dos du Peuple tchadien. «Mais qu'en est-il de la terreur sans relâche exercée par Idriss Déby et les siens sur les tchadiens depuis 24 ans? Qu'en est-il de la sécurité des tchadiens livrés aux exactions quasi quotidiennes de la milice clanique du pouvoir ? En 24 ans d'un règne sans partage, combien se comptent les victimes tchadiennes d'Idriss Déby?», s'interroge Madame Laokolé.
    Le Président Hollande a entamé depuis jeudi 17 juillet une visite qui doit le conduire en Cote d'Ivoire, au Niger et au Tchad. Si en Cote d'Ivoire la visite a été consacrée pour les questions économiques, au Niger et au Tchad se sont les questions sécuritaires qui seront discutées. Le CNCD souligne que si «le terrorisme c'est l'usage de la terreur à des fins politiques », la France doit aussi se démarquer des pratiques dont le pouvoir de Ndjamena use et abuse allégrement dans l'indifférence totale des capitales occidentales».Annette Yoram Laokolé, Coordinatrice du CNCD« La France prétend donc mener une guerre à partir de sa base militaire au Tchad contre les méchants terroristes djihadistes qui sévissent et bafouent les droits de l'homme au Mali et s'apprêtent à envahir la zone sahélienne. Mais les autorités françaises restent imperturbables sur le sort des tchadiens qui subissent depuis plus de deux décennies, les affres d'un terrorisme d'Etat perpétré par Idriss Déby et sa bande», poursuit le communiqué.«Quelle est la nature de cette alliance avec la dictature tchadienne ? Quelle contrepartie tire Paris de son inconditionnel soutien au régime maffieux et clanique d'Idriss Deby ? Où va l'argent du pétrole ? Telles sont les questions qui légitimement taraudent l'esprit des tchadiens», conclut le communiqué.
    Le CNCD est une coordination composée des opposants exilés, des partis internes, des associations de la société civile et des personnalités indépendantes.

  • Au moment où certaines grandes renommées de la médecine sillonnent le monde pour aider les plus démunis à se soigner, d'autres au risque de leurs vies soulagent les populations des pays en guerre, au Tchad, certains praticiens gèrent des cliniques réservées exclusivement au cercle du pouvoir de N'djamena. L'hôpital dit de renaissance, renommée ironiquement par le tchadiens «hôpital des Itno» (du nom du dictateur tchadien), ne soigne pratiquement que la famille du président tchadien. A cela, il faut ajouter les tarifs de soins qui sont tels que, à eux seuls, peuvent dissuader la plèbe et autres souffreteux de s'aventurer aux portes de cet hospice gardé par une milice armée jusqu'aux dents.
    Inauguré tambour battant par Idriss Deby en 2013, ce joyau architectural qui a couté plus de 34 milliards de F CFA (68 millions USD) aux caisses de l'Etat tchadien, sa gestion est confiée à la Société française d'équipements hospitaliers (SFEH). Lors de son inauguration, Deby déclarait : «J'ai construit cet hôpital moderne pour permettre aux Tchadiens de ne plus aller se balader ailleurs (qui sont ces tchadiens qui ont les moyens d'aller ailleurs) à la recherche des soins médicaux. Aujourd'hui, le pays est doté d'un centre hospitalier répondant aux normes internationales, qui permet de réduire sensiblement les évacuations sanitaires. Je crois que nous aurons aussi à accueillir les ressortissants des pays limitrophes qui viendront se soigner chez nous». Aujourd'hui le constat est terriblement affligeant. Non seulement que les pauvres n'ont pas accès à cet hôpital, mais il est exclusivement réservé à la famille de Deby et à celle de sa femme.
    Pour les riverains de ce bijou situé au quartier Ndjari, Est de N'djamena, «nous, on n'a pas droit à être soigner ici, si on tombe malade, on nous amène de Ndjari direct à Lamadji (cimetière de N'djamena). Ainsi, le centre néphrologique-hémodialyse pour la prise en charge de l'insuffisance rénale chronique n'est pas accessible à ceux qui ont des problèmes rénaux chroniques, indique un autre voisin de l'hôpital.
    En termes d'équipements, l'hôpital dit moderne n'a pas fait dans la demi-mesure. Cinq salles d'opération dont deux hyper aseptiques, des salles de réveil et de stérilisation centrale, d'un secteur urgences, des unités de réanimation, des laboratoires, d'un service d'imagerie médicale doté d'un scanner, des services d'hospitalisation et de chirurgie, d'une pharmacie et d'un pôle de médecine ambulatoire. Un service de cancérologie dont les études sont en cours devra être opérationnel en janvier 2014. Un bataillon d'infirmière cubaines est aux bons soins des alités. Des spécialistes, des professeurs, des praticiens de la fine fleur des hôpitaux occidentaux sont engagés (voir la liste sur ce document page7).

    Accueil d'un service de l'hôpital


    Hôpital haute gamme dans un pays de misère
    Les indicateurs de bien être sur ce plan sont tous au rouge. La grande majorité des ménages (95%) n'utilise aucune méthode pour traiter l'eau de boisson, seulement trois pour cent d'entre eux traitent l'eau de boisson en y ajoutant de l'eau de javel ou du chlore tandis que moins de un pour cent utilisent un filtre à eau (source l'agence gouvernementale : INSEED). Pour le journal, proche du pouvoir, Alwihda, le Tchad serait «classé deuxième pays le plus misérable au monde, après la Syrie». Plus de 60% de la population vit avec moins de 2$/jour. Les statistiques fournies par la Banque mondiale ne reflètent pas les réalités du simple fait qu'elle les récupère auprès des organismes gouvernementaux qui maquillent les données selon les orientations du gouvernement.

    Femmes tchadiennes récuperant des graines  dans une fourmilière


    Quels sont les tarifs pratiqués dans cet hôpital
    Pour bien comprendre l'inaccessibilité à cet hôpital en particulier et aux soins en général par les tchadiens, il faut savoir qu'officiellement le salaire minimum au Tchad est de 60 000 F Cfa (92€). Et là aussi quand ça tombe car les caisses sont vides. Et quand les caisses sont vides, ce sont les fonctionnaires qui subissent les conséquences. Ainsi, la grille tarifaire de ce joujou est le suivant (1euro=656XAF) :

    Catégories Libellé de l'acte Tarifs
    Chirurgie vasculaire Ligatures de veines et éveinages, niveau 1 818 274 XAF
    Créations et réfections de fistules artérioveineuses pour affection de la CMD 05, en ambulatoire 942 656 XAF
    Chirurgie majeure de revascularisation, niveau 1 3 103 307 XAF
    Chirurgie Digestive Viscérale Résections rectales, niveau 1 4 270 145 XAF
    Appendicectomies non compliquées, niveau 1 970 358 XAF
    Interventions réparatrices pour hernies et éventrations, âge inferieur à 18 ans, en ambulatoire 630 064 XAF
    Chirurgie Orthopédique Interventions sur le pied, âge supérieur à 17 ans, en ambulatoire  663 161 XAF
    Interventions sur le bras, coude et épaule, niveau 1  1 377 751 XAF
    Interventions sur les ligaments croisés, sous arthroscopie, niveau 1  1 316 367 XAF
    Dialyse Séance de dialyse  98 000 XAF

     

    Les tarifs de consultations
    Généraliste 30 000 XAF
    Spécialiste 45 000 XAF
    Professeur et chef de service 60 000 XAF
    Visite domicile généraliste 45 000 XAF
    Visite domicile spécialiste 60 000 XAF
    Visite domicile professeur 75 000 XAF
    Supplément nuit/WE/jours fériés 15 000 XAF
    Supplément déplacement hors N'Djamena 1 000 XAF


    L'association des noms d'éminents spécialistes qui ont fait leurs preuves dans l'humanitaire à cette démarche mercantiliste dans un pays où le dénuement et l'impécuniosité sont aussi importants, est déconcertante. Une polémique est engagée sur les salaires entre locaux et expatriés qui gagneraient 20 fois plus à diplôme égal pour 10 jours de présence par mois. Au delà de toutes ces querelles de rétribution, la question est comment des médecins d'une telle renommée se sont associés à cet hospice pour ne soigner que la famille de Deby?

     

    Pour la Gazette et depuis Chawire Rassak à Ndjamena,
    Ahmat Youssouf

  • L'annonce de l'acquisition des parts Chevron dans l'exploitation du gisement Doba, dans le sud tchadien, avec le concours du conglomérat helvéto-britannique Glencore et ceci à hauteur de 1,3 milliards de dollars, a fait réagir les ONG helvétiques qui dénoncent l'opacité qui entoure cette opération.

    L'enchevêtrement inextricable des relations Tchad-Glencore

    Selon l'ONG helvétique Swissaid, Glencore avait déjà pris en 2012 une participation de 25% dans deux champs pétroliers de la société canadienne Griffiths – qui s'appelle désormais Caracal - dans le sud du Tchad, pour un montant de quelque 300 millions de dollars. Le géant des matières premières Glencore avait acquis le pétro-gazier Caracal Energy Inc, très actif au Tchad, au terme d'un accord définitif pour une considération de 5,5 £ (livres suisses) par action suivant un plan d'arrangement qui s'achèvera au second trimestre 2014, a annoncé le 14 avril la compagnie canadienne. La société helvèto-britannique via son entité Glencore Energy UK vend aussi, grâce à un accord signé en septembre 2012, une partie significative de la part de l'Etat tchadien sur les permis de Doba (opérés par Exxon-Petronas-Chevron).
    La Société des hydrocarbures du Tchad (SHT), qui est normalement en charge de la commercialisation, a donné un mandat à Glencore pour effectuer cette tâche. Cette commercialisation directe de la part de l'Etat sur Doba a été rendue possible suite à des négociations en 2012 avec le consortium dirigé par Exxon. Les conclusions de l'accord prévoient que la SHT commercialise directement 12,5% du débit total des champs. Auparavant, Exxon se chargeait de vendre 100% du débit (sources : Africa Intelligence).
    Les ONG qui traquent les comportements voyous de ces multinationales occidentales, critiquent le géant anglo-suisse de négoce Glencore et lui reprochent, en série, des pratiques peu orthodoxes dans le secteur des matières premières surtout en Afrique. Selon le site de l'ONG Swissaid, les organisations humanitaires «alertent le public et les parlementaires helvétiques pour une régulation des activités de Glencore qui, outre le négoce, détient, entre autres, 69% de participations indirectes dans la compagnie Mutanda Mining Sarl de production de cuivre et de cobalt à haute teneur en RD Congo». Selon le journal suisse le Temps, un rapport de l'ONG Pain pour le prochain /Action de Carême va se pencher, le 17 juin, sur des problèmes de pollutions au cuivre et au cobalt, des brutalités et ses pratiques de fiscalité liées aux activités de Glencore.
    C'est dans ces conditions que le régime autocratique d'Idriss Deby du Tchad a annoncé le rachat des parts de Chevron au profit de l'Etat tchadien avec un prêt contracté auprès de Glencore pour 4 ans.

    De Glencore à ... Glencore !

    Les appétits de Glencore pour le brut tchadien ne datent pas de 2012 mais plutôt 2004. C'est à cette date qu'un membre influent du clan au pouvoir à N'djamena rencontre un certain James T., représentant de Glencore dans un pays d'Europe du sud. C'est ce James T. qui introduira plus tard un autre businessman israélien, David K. (commandant en second d'une célèbre opération de libération d'otages dans les années 70), qui livrera beaucoup d'équipements militaires à Idriss Deby.
    Un accord a été conclu entre ce proche du pouvoir et James T. aux termes duquel le proche du clan doit convaincre Idriss Deby pour céder la vente du pétrole brut tchadien à Glencore. Au même moment, l'affaire dite de bonus pétrolier éclata. Au printemps 2000, un bonus de 25 millions de dollars US (environ 15 Milliards de F CFA) a été versé au Tchad lors de la reconstitution du consortium pétrolier chargé d'exploiter le gisement de Doba (sud du pays), avait déclaré le gouvernement tchadien. Ce bonus a été détourné ce qui a créé une sérieuse brouille au sein du clan au pouvoir aboutissant au fameux coup manqué de mai 2004 (in Yorongar: Tchad, le procès d'Idriss Déby: témoignage à charge).

    Pourquoi la société Chevron est partie?

    Le départ de Chevron n'a pas surpris les observateurs les plus avertis de la situation économique, politique et sociale du Tchad. A en croire le site de l'information Journal du Tchad, le Tchad souhaiterait acquérir 5% du consortium qui exploite les champs, composé d'Exxon, Chevron et Petronas. Problème, Déby Itno veut que ces 5% soient cédés sans contrepartie financière. Exxon, qui cherche à partir du pays depuis plusieurs mois, tente de gagner du temps afin de laisser le futur opérateur gérer cette négociation. Selon certaines sources, le départ précipité de Chevron est dû aussi à la décroissance de la production du gisement exploité par ce consortium. Ainsi la production est passée d'une estimation de 225 000 barils/jour, à une production réelle de 110 000 barils/jour, pour retomber aujourd'hui à 86 000 barils/jour. Ces deux raisons auraient poussé Chevron à devancer Exxon.

    Pétrole tchadien et déculottée de la Banque Mondiale

    Au début du projet, la Banque Mondiale, et certains analystes économiques voire même politiques (voir à ce sujet la sortie de l'ancien 1er ministre français Michel Rocard), vantaient les retombées de cette collaboration avec le régime tchadien. En effet dans l'histoire d'exploitation pétrolière, une pareille collaboration était inédite. Ainsi, un investissement global de 3,7 milliards de dollars a reçu la caution morale de la Banque mondiale, dont le représentant se satisfaisait prématurément du respect du cahier des charges par tous les intervenants. Nils O. Tcheyan, le chef de la délégation de la Banque mondiale à la cérémonie de Komé a néanmoins tenu à rappeler qu'une «utilisation efficace et transparente des premiers revenus pétroliers par les autorités tchadiennes sera décisive pour renforcer la confiance du peuple tchadien et des instances internationales». Fidèle à lui, Idriss Deby avait accepté toutes les conditions avant de les dénoncer une fois le pétrole jailli. Ainsi les fonds dits de générations futures ont été débloqués et consommés.

      

    La gestion du pétrole tchadien à l'instar des autres secteurs de l'économie tchadienne est d'une opacité étonnante et incomparable. En réalité, dans les hautes sphères du pouvoir tchadien, personne ne peut débattre les décisions d'Idriss Deby. A ceux qui ont osé lui suggérer qu'ils sont ses collaborateurs et que à ce titre ils réfléchissent pour l'aider dans ses prises de décisions, la réponse de Deby était claire nette et sans ambages : «Vous êtes ici pour exécuter mes ordres et pas pour réfléchir». Selon une source proche du palais rose: «Tout le monde fait semblant. Personne ne fait quelque chose. Personne ne parle. Pas un mot. Rien. C'est tout». Une autre source renchérit «La collaboration se mesure à l'humeur du jour, un regard de travers et on doit décamper, c'est pire que Kadhafi». Ainsi va le Tchad.


    Pour La Gazette et depuis N'djamena,

    Ahmat Youssouf

  • La guerre en Centrafrique a mis en évidence le rôle important et ambigu du Tchad : jadis considéré comme l'un des « Etats malades » de l'Afrique, tristement célèbre pour ses dictateurs, François Tombalbaye, Hissene Habré et aujourd'hui Idriss Deby, le Tchad, doté d'une rente pétrolière et d'un régime fort, est en passe devenir une puissance régionale. Exerçant la présidence tournante de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest, le Tchad est aussi candidat à un siège de membre non permanent du Conseil de sécurité.
    Voici dix ans, alors qu'Idriss Deby, qui avait lui-même chassé Hissène Habré par la force, était menacé par des groupes rebelles descendus de Libye, il ne dut son salut qu'à l'intervention de l'armée française, présente sur le territoire tchadien depuis 1986 dans le cadre de l'opération Epervier.
    Depuis lors, Deby, avec l'assentiment tacite de Paris, a cessé de financer un « fonds pour les générations futures », mis sur pied avec l'aide de la Banque Mondiale alors que commençait l'exploitation pétrolière. Se sentant menacé, il préférait utiliser les recettes de l'or noir pour répondre à des besoins immédiats : se doter d'une armée performante, capable de faire barrage à des groupes armés encouragés par la Libye de Kaddfhafi ou libérés après la liquidation de ce dernier, assurer la sécurité de ses frontières et se rendre indispensable dans la stabilisation des pays voisins.
    C'est ainsi que le Tchad a offert un soutien capital à l'opération française Serval, déployée au Mali et, au début de cette année, les troupes tchadiennes placées en première ligne face aux milices islamistes ont subi de lourdes pertes. En outre, c'est depuis le territoire tchadien qu'opèrent les Mirage français survolant la sous région. Du point de vue de N'Djamena, ces éminents services ont été mal récompensés, puisque, lorsqu'il s'est agi de nommer le chef militaire de la mission onusienne de stabilisation du Mali (Minusma), c'est un officier rwandais, le général Kazura, qui l'a emporté sur son rival tchadien.
    Ayant efficacement soutenu la France au Mali, le Tchad s'est montré plus ambigu en Centrafrique, un pays qui relève de sa zone d'influence et dont les dirigeants ont toujours été tiraillés entre deux pôles de solidarité, la Libye du colonel Kaddhafi et la France.
    C'est ainsi qu'en 2003, le Premier ministre centrafricain Ange Félix Patassé, proche de Tripoli et soutenu à l'époque par le Congolais Jean-Pierre Bemba, (qui s'est retrouvé à la Cour pénale internationale à la suite des viols commis par ses soldats lors de leur intervention à Bangui) avait été chassé du pouvoir par le général François Bozizé, un ami du président congolais Joseph Kabila. A l'époque, les troupes de François Bozize, parties du Nord du pays, ne l'avaient emporté que grâce au soutien de l'armée tchadienne.
    Dix ans plus tard, ses alliés initiaux ont constaté que Bozize les avait déçus : pas plus que ses prédécesseurs, il n'avait réussi à endiguer la corruption, mais surtout, il s'était rapproché de la Chine, où il avait voyagé en 2009, autorisant ensuite la société chinoise CNPC à entamer des prospections pétrolières à Boromata, dans le Nord-est du pays, au grand déplaisir des Français et des Américains.
    Il n'en fallait pas plus pour que le Tchad, voici un an, appuie la Seleka, « coalition » en sango, une nébuleuse de mouvements d'opposition bientôt rejoints par des « combattants sans frontières » venus du Soudan ou recrutés dans le vivier libyen.
    Dans un premier temps, la France, absorbée par son intervention au Mali et décidée à lâcher Bozize au profit de Michel Djotodia, un ancien fonctionnaire, détourna les yeux, laissant se déployer à Bangui une force africaine, la Fomac, dont le principal contingent, -650 hommes- était... fourni par le Tchad !
    Ces soldats tchadiens, reflets de la politique de leur pays, ont joué un rôle ambigu, refusant parfois de désarmer la Seleka, fournissant des brassards à ses soldats afin qu'ils puissent continuer à circuler. Cette attitude équivoque a poussé la population de Bangui à prendre à partie des commerçants d'origine tchadienne, très nombreux dans la capitale. Plus largement, des ressortissants centrafricains originaires des provinces du Nord et de confession musulmane ont été assimilés à des Tchadiens et massacrés par les milices « anti balaka » qui se sont créées pour défendre les chrétiens face à la Seleka.
    Alors que les troupes françaises, engagés à Bangui autant pour enrayer les massacres que pour réaffirmer le rôle de la France , sont accusées de partialité par les musulmans, leur allié tchadien redoute de voir ses 15.000 ressortissants vivant en Centrafrique être obligés de fuir pour cause de représailles.

     

    Sources:Le carnet de Colette Braeckman

    19 juin 2014

  • Comme promis dans nos précédents écrits, nous essayerons de parler de l'armée Tchadienne, pardon de ce qui y tient lieu. Créée en 1961 soit une année après l'indépendance du Tchad, l'Armée Nationale Tchadienne, importante institution de l'Etat a vécu le temps d'un régime. Les généraux Doumro puis Félix Malloum qui l'avaient successivement dirigée, avaient déjà eu maille à partir avec le président de la république de l'époque Ngarta Tombalbaye.
    Le mimétisme de la structure militaire sur la France a tenu pendant deux décennies avec toutes les injustices et abus que l'on connait avant de s'effondrer à l'arrivée des groupes du frolinat aux affaires avec toute leur pagaille. Dans les années 82-84, le régime de l'ancien Président Habré avait essayé de corriger les inégalités ethniques et régionales avec le système des officiers et sous-officiers assimilés, mais ce fut un échec dont l'explication se trouve en grande partie dans les méthodes de son chef d'état major des armées de l'époque Idriss Deby.
    L'avènement du MPS au pouvoir a sonné le glas de l'armée Tchadienne. Pourtant depuis 1990, se trouve à la tête de l'Etat Idriss Deby, militaire formé, même si sa formation est douteuse, vu l'état désastreux de cette armée. Sorti de l'école d'officier inter-armée de Ndjamena avec comme camarades de promotion les colonels Abbas Koty et Becher Moussa qui ont toujours mis en doute ses compétences et n'ont pas hésité à le dire haut et fort pour le bien de notre pays. Cette vérité, hélas n'était pas bonne à dire, ils ont tous les deux payé de leur vie. Cet officier (Deby) qualifié tambour battant de « renard du désert » par certains fayots et certaines officines généralement intéressés n'est en réalité rien d'autre qu'un général d'opérette, prêt à prendre sa jambe au cou à la moindre étincelle. Nous reviendrons dans un prochain article sur ses faits d'armes. Ce qui nous intéresse ici, c'est l'armée Tchadienne.
    Rappelons que le rôle d'une armée est d'assurer la sécurité du territoire national contre toute agression étrangère et d'observer une neutralité absolue sur le plan intérieur, afin d'être le garant de la sécurité et la cohésion nationales. Dans la réalité l'armée tchadienne est devenue un instrument d'équilibre politique utilisée par Deby pour intimider sinon opprimer les tchadiens pour ainsi dissimuler ses carences derrière la brutalité. Au regard des missions qu'elle a accompli et les terrains sur lesquels elle s'est distinguée, cette armée a toutes les caractéristiques d'une milice familiale en perpétuel mouvement. Si elle n'accompagne pas Deby dans ses escapades régionales, elle tourne d'une région à une autre comme pour dire attention à ceux qui veulent s'offrir un minimum de liberté de parole ou de dénonciation. Pire elle est engagée à l'extérieur du Tchad au mépris de tous les usages légaux, pour des raisons de mercantilisme propre à Deby, dans des guerres qui ne la concerne absolument pas : RDC, Congo Brazzaville, Mali, Soudan, Centrafrique etc.... à tel point que les ressortissants de ces pays considèrent les Tchadiens comme des parias.
    Sans revenir sur les états généraux des armées dont les résolutions pertinentes ont été simplement jetées à la poubelle, il faut dire que les effectifs de cette armée ont été gonflés à dessein pour que le chef suprême des armées (Deby) puisse par divers subterfuges puiser à volonté sur le budget de cette armée. En effet il n'est pas le seul à se servir du budget de l'armée, car chaque responsable militaire dispose d'une liste fictive de plusieurs dizaines voire centaines dont les soldes lui sont directement versés à la fin de chaque mois. Cette pratique permet à Deby de détourner le regard des officiers de son train de vie ostentatoire et de celui de sa famille, mais elle lui permet également de tenir les officiers dont la loyauté devient un impératif de chaque instant. Ainsi, officiellement, l'ANT est composée de 30.000 hommes repartis comme suit : 18.000 hommes dans l'armée de terre, 7.000 hommes dans la gendarmerie et 5000 hommes dans la garde nationale et nomade (GNNT).
    Dotée d'une quincaillerie vétuste acquise à coup de milliards de dollars notamment en Ukraine, composée de 2 hélicoptère MI-24, 3 avions SU 25, une centaine de chars et une cinquantaine de RAM, cette armée budgétivore n'est en réalité qu'un alibi arrangé par Deby pour dilapider l'argent public. En février 2014, plus d'un milliard de dollars ont été décaissés sur les revenus petroliers pour l'achat de 600 véhicules Toyota et une énorme quantité d'arme par l'intermédiaire de deux de ses fils. Avec le cynisme qui le caractérise et surtout pour humilier l'armée, Deby nomme souvent à la tête de l'armée un de ses fils ou neveux après l'avoir promu général, grade aujourd'hui à la mode au sein de son clan. Nous pouvons ainsi recenser une bonne vingtaine de généraux uniquement de sa famille ITNO, pendant que des communautés entières n'en comptent pas un seul général en activité. Pour camoufler son jeu, le chef d'état major général des armées est choisi parmi les officiers malléables et son adjoint, le véritable décideur reste toujours un membre de sa famille.
    Depuis 2006, des jeunes de l'ethnie de Deby sont discrètement recrutés par centaines chaque année et promus aux grades de capitaine et commandant pour les plus jeunes et colonel pour les plus âgés. Plus étonnant, est la promotion par «décret muet » aux grades supérieurs des vieilles femmes d'Amdjarass dont les fils sont morts aux combats pour leur permettre de bénéficier de salaires en plus des gratifications faites par le même Deby à l'occasion de chaque descente à Amdjaras. Ces jeunes qui n'ont reçu aucune formation, souvent drogués et armées jusqu'aux dents sont des véritables machines à tuer. Voilà ce que les esprits malins appellent armée Tchadienne. Pris par le découragement, les vrais militaires de formation ont eux-mêmes demandé leurs mis en disponibilité et pour d'autres la retraite anticipée. Il ne reste que ceux qui ne savent que voler, tuer et violer, d'où chez nous au Tchad le treillis fait peur pendant que partout ailleurs il rassure le citoyen. Thomas Sankara disait « un militaire sans formation est un criminel en puissance ». Il est clair que Idriss Deby Itno et les siens sont des criminels qui finiront un jour par payer tous les actes ignobles commis sur les paisibles citoyens Tchadiens mais aussi les ressortissants des pays ayant subis leur folie meurtrière.
    Cependant, le peuple en lutte ne doit pas baisser les bras face à l'arbitraire. Le ras-le-bol général qu'exprime le peuple tchadien partout dans nos villes et villages mérite le soutien de tous. Fidèle à ses idéaux de liberté, de justice, et de démocratie, jeunesse ARDACHI appelle à la convergence de toutes les forces vives pour donner un coup de grâce à ce régime déjà à bout de souffle.

     

    Fait à N'djamena le 20 juin 2014
    Jeunesse ARDACHI

  • L'affaire Hissène Habré (HH) se poursuit entre Dakar et Ndjamena, trainant derrière elle comme à l'accoutumée d'innombrables violations du Droit et des droits de l'ex Président Tchadien, exilé au Sénégal depuis bientôt un quart de siècle au nom de la fameuse TERANGA.

    Cela fait un an et cinq mois que les Chambres Africaines Extraordinaires d'instructions (CAE) carburent à plein régime, consommant sans compter l'impressionnant budget de 18 milliards de francs Cfa mis généreusement à leur guise par un homme perdu, Idriss Deby Itno qui, 23 ans après avoir conquis le pouvoir par les armes, règne fatalement sur la destinée du Tchad par le fait de la corruption, des fraudes électorales répétitives, des assassinats des élites intellectuelles, politiques et militaires tchadiennes, des interventions militaires à l'extérieur du territoire national (au coût invraisemblable !), le tout couvert par une certaine communauté internationale intéressée.

    Les CAE sont l'ultime étape d'un odieux deal politique conclu entre des groupes d'intérêts à obédience maçonnique pour mettre la main sur un homme et un seul, le Président HH. Illégal sur toute la ligne, ce Tribunal d'exception a été dénoncé par tous les Juristes Sénégalais et Africains indépendants. L'artifice juridique pensé par Reed Brody de Human Right Watch pour la création de ces CAE a été ainsi démonté pièce par pièce. Les accords de coopération judiciaire signés en renfort entre le Sénégal et l'Union Africaine d'une part et le Sénégal et le Tchad d'autre part, n'ont à l'évidence pas suffit pour donner aux CAE un semblant de légalité.

    Est-il encore nécessaire de rappeler ici toutes les péripéties de cette affaire, notamment les décisions de justices rendues jusque-là, à savoir celles de la Justice sénégalaise depuis 2000 et celles de la Cour de justice de la CEDEAO qui interdisaient au Sénégal d'organiser un tel procès ? Il faut seulement se rendre à l'évidence que nous sommes au Sénégal, un pays pivot de la Françafrique où l'argent est roi, c'est la seule chose qui compte véritablement, tout le reste est secondaire. 18 milliards de francs, ce n'est pas rien, surtout en ce temps de crise financière. Une mangeoire à laquelle s'invitent sans honte ni vergogne une kyrielle de Sénégalais de « bonne famille » parmi lesquels des politiciens, juristes, militaires, journalistes, hommes d'affaires, marabouts, etc. Ce ne serait pas exagérer de dire que l'arrestation du Président HH a ouvert les vannes des pétrodollars tchadiens pour ces individus. Le Président Macky Sall, son Premier ministre Aminata Touré (ex Ministre de la justice, chef d'orchestre de ces CAE), le Procureur général des CAE Mbacké Fall, les Juges d'instructions, les organisations de défense des droits de l'homme, Atepa Goudiaby, etc., se sont largement servis. Une cérémonie de remise d'oscars a été spécialement organisée à Dakar à l'honneur des FATIM valablement représentées par leurs chefs les ITNO.

    Le 30 juin prochain, HH bouclera un an d'emprisonnement arbitraire. Pourquoi ? Qu'est ce qui justifie cette incarcération ? Qu'est ce qui a changé depuis dans cette affaire ? Où en sommes-nous ? Et à quoi faut-il s'attendre maintenant ?

    La 1ère commission rogatoire a été annoncée tambour battant par la bande à Reed Brody (Jacquelines Moudeina, Delphine Djiraïbé, Alioune Tine, Assane Dioma Ndiaye, ...) qui ne pouvait cacher sa satisfaction. Enfin le bout du tunnel ! A Ndjaména, le Procureur des CAE Mbacké Fall et son équipe ont débarqué comme dans les séries policières « Les experts ». Croyant que tous les Tchadiens sont aussi Totos que leur Raïs Deby, Mbacké FALL n'hésitera pas à tenir des propos offensants et insultants comme : « L'enquête se fera uniquement à charge, contre Hissein Habré.». Mais c'est sans compter avec le Procureur de la République, le Magistrat Mahamat Saleh Younouss, qui a dignement recadré le Procureur-Tirailleur des CAE dans la manière qu'il entend conduire sa mission au Tchad. Cela lui a valu sanction car il a été immédiatement muté à Abéché.

    Quinze jours durant, les Juges d'instructions des CAE installés dans un commissariat de Ndjaména, sous haute surveillance de l'ANS, vont enregistrer des plaintes. N'importe qui pouvait venir relater n'importe quoi et repartir. Avec une particularité hilarante : tout le monde porte plainte contre Hissein Habré mais aucun ne reconnaît l'avoir vu ou rencontré un jour. Cette mise en scène est l'œuvre d'Alioune Tine de la RADDHO, le mercenaire droit de l'hommiste avait effectué plusieurs missions à Ndjaména pour former ces pseudos plaignants à faire des vrais-faux témoignages.

    La 2ème commission rogatoire, de même durée, s'inscrivit dans le même sillage que la première. Enregistrement de plaintes dont 90 % ne portent pas sur des cas de tortures, de crimes ou de disparitions mais plutôt sur des affaires liées à l'argent. C'est le cas de cet illustre inconnu qui réclame 100 millions de francs Cfa toujours au Président Habré. Il déclare avoir remis en 1986 un chèque en blanc à des émissaires venus de la Présidence de la République mais dont il ignore l'identité. Le bonhomme a eu la surprise de sa vie d'entendre le juge lui réclamer : le nom de sa banque, son numéro de compte et éventuellement le relevé bancaire ou la souche du chéquier.

    Vous comprenez pourquoi les Juges des CAE n'ont à ce jour mené aucune enquête pour s'assurer de la véracité des accusations (1.522 plaintes). Aussi, il ne serait pas déplacer de souligner que les pseudos plaignants sont essentiellement des Sudistes, des personnes âgées et très pauvres. L'argent a été à l'évidence le stimulant principal pour toutes ces personnes. Notons aussi que les 5 personnalités arrêtées un temps à savoir Saleh Younous, Mahamat Djibrine, Mahamat Wakaye, Touka Haliki et Oumar Souni ont rapidement recouvert la liberté à l'exception notoire des deux premières. Toutefois, les autorités tchadiennes ont opposé un refus ferme aux Juges des CAE qui ont souhaité rencontrer et interroger les deux détenus. Nous y reviendrons.

    A la 3ème commission rogatoire, les plaignants se font désirés. Le fan's club de Jacquelines Moudeine s'est épuisé. Pour combler le vide, les Juges des CAE se rabattent sur ce qu'on présente comme les archives de la DDS. Les archives de Bernard Padaré et Ahmat Bachir devrais-je dire ! Des documents qui, sous d'autres cieux, perdraient toute leur valeur juridique et iraient directement à la poubelle car ayant été pendant des années entre les mains de l'accusation. Reed Brody se promenait avec ces documents dans son sac, il exhibait à la presse des copies où on peut voir des tableaux faits sous Excel ! (Pour ceux qui ignorent, Excel a
    connu son expansion qu'avec Windows95).

    Puis vint le déplacement tant attendu au Sud du Tchad pour revisiter le fameux « septembre noir ». Le résultat est loin de l'effet escompté. On peut dire ça fait pschitt ! Dans la périphérie de Ndjaména, la fameuse plaine des morts a mystérieusement disparu sous les pieds du fossoyeur Clément Aboufouta, il n'a pu montrer aux Sénégalais un seul site où il affirmait enterrer 15 personnes quotidiennement pendant 4 années. A la place de charniers, on a ouvert des tombes construites d'innocentes personnes, certaines présentaient encore de linceul. Les ossements ont été emportés en Belgique par ces mercenaires recrutés par Reed Brody.

    Une 4ème commission rogatoire, non planifiée, a été effectuée pour une durée de 15 jours, du 23 mai au 7 juin 2014. Car chaque jour passé au Tchad, les fonctionnaires des CAE empochent 350.000 F. Faites le calcul. Cette dernière mission se justifie uniquement par la pression exercée sur les CAE par les droits de l'hommistes. L'objectif est d'obtenir vaille que vaille l'extradition sur Dakar de Saleh Younouss, Mahamat Djibrine et Zakaria Berdey, indispensable aux de Reed Brody pour la tenue d'un simulacre de procès. Un bras de fer qui se déroulait à huis clos depuis plusieurs mois et qui a fini sur la place publique ces derniers jours. Le ministre de la justice du Tchad, Me Bechir Madet, vient d'effectuer une visite de 48 heures au Sénégal où il a remis au Premier ministre Aminata Touré, une lettre sur l'affaire Habré. Qui croit encore que c'est une affaire judiciaire ?

    Une mascarade honteuse qui passe au pays de Cheikh Ahmadou Bamba et d'Abdoul Aziz Sy Dabakh. Et que dire de ces convocations abusives du Président HH aux CAE où il passe des heures sans boire, sans manger ni prier. Alors que Mbacké Fall, Moustapha Ka et tous les autres Dioublangs qui peuplent les CAE se gavent comme des oies de plats commandés à des traiteurs et incroyablement surfacturés au prix d'un déjeuner présidentiel. Ce jeudi 19 juin encore, le Président Habré a été convqué aux CAE pour une lecture d'un rapport commandé par les CAE sur la guerre du Tchad, pondu par un Officier Rwandais vivant en Belgique. Autant dire que c'est un Hutu amnistié par les ONG, de même espèce que Bandoum Bandjim.

    Face à cette imposture unique dans l'histoire contemporaine, les Tchadiens doivent s'interroger sur la finalité d'un tel acharnement politique. Ceux qui doivent parler et qui se taisent aujourd'hui, regretteront demain leur silence complice, ils n'auront aucune excuse devant l'histoire. Car maintenant tout est clair et pour tout le monde, y compris pour cette petite catégorie aveuglée par la haine et la vengeance, qu'à travers cette affaire ce n'est la justice qui est recherchée mais des règlements de compte politique. Quant aux Sénégalais, tous ceux qui sont mouillés dans cette affaire, assumeront tôt ou tard toutes les conséquences de leurs actes. Que Dieu nous accorde une longue vie.

     

    Par Tahir Mahamat Toké
    tahirtoke@africamel.net

     

    Source: Tchadpages

     

     

  • Après les suspensions, intimidations et menaces proférées envers la population et aux autorités morales et traditionnelles de la région du BATHA . Le Gouverneur Nouky Adam Charrfadine, apparemment n'entend pas s'arrêter là, il a du mal à se conformer aux règles régissant les normes du bon fonctionnement d'un État de droit .

    En fait, on ne dira jamais assez , à l'image de ces désordres (bordel) administratifs,juridiques et sociaux instaurés par le régime MPS depuis 24 ans qu'il régnait en maître au Tchad . Et comme dans la jungle, la plupart des ces Gouverneurs généraux et analphabète décrété par le Raïs qui, ne respectent aucune hiérarchie ni règle de droit et ne gèrent leurs domaines que comme eux ils veulent l'entendre gérer . D'où notre gouverneur du BATHA Mr Nouky Charffadine ne déroge pas à la règle, il vienne de récidiver . Cette fois-ci non seulement , il suspens, intimide et/ou menace, mais non il désobéit carrément son hiérarchie de président Deby en abrogeant par simple message son décret.

    Cependant, personnellement j 'ai jamais cru un instant à une démocratie au Tchad mais bon enfin ce n'est pas notre sujet ici. Mais il faut le reconnaitre qu'il y'a parmi mes compatriotes Tchadiens, ceux qui croient , ils sont honnêtes et ils étudient et travaillent dur afin d'apporter leurs contributions au pays malgré . Mais non, visiblement le Gouverneur du batha ne les entend pas ainsi, il a d'autres critères inavouées...

    En effet,le gouverneur du BATHA aurait abrogé par simple message le décret nommant Mr Ali Amine Ibrahim Sous-préfet de N'Djamèna-Bilala et auraCoit ordonné le préfet d'installer un autre Mr de leurs choix, un ancien militaire déflaté et analphabète en lieu et place de Mr Ali Amine Ibrahim. Ainsi le pauvre Ali Amine a été empêché de prendre sa fonction. Ridiculisé chez lui, Laissé seul sur le carreau ,il ne sait plus à quel saint se vouer au pays des ITNO... Alors que tenez vous bien notre compatriote Mr Ali Amine Ibrahim est porteur d' un décret n° 263 du 21 Avril 2014 , d'un ordre de mission n°303 délivrée par le Directeur de l'intérieur, d'une carte professionnelle d'agent du ministère de l'intérieur n°246 . Donc, cherchons à comprendre cette jungle de bergerie des ITNO et ses valets des gouverneurs Généraux et analphabète.

    En fin,bien sûr que nous avons tenté de savoir un peu plus le pourquoi et le tort de ce fils du Batha .Et beh, nos diverses sources nous affirment que c'est si simplement que ça, c'est sa tête qui ne les plait (il est têtu), il n'est pas trop fan des "idéaux" du MPS dont il ne s'en cache pas et surtout son penchant envers la C.P.D.C, cette coordination des mouvements qui luttent de l'intérieur. Mais enfin revenons franchement si on peut se la permettre, cette dernière coordination, à mon avis elle donnaient plus de crédit à cette démocratie à la" Debyenne" aux yeux de l'opinion internationale que autres choses. Donc ,c'est pourquoi comme nous avons signalé la fois dernière la méthode Nord coréenne qui correspondait à celle pratiquée par notre gouverneur du Batha Nouky. Notre tout puissant gouverneur veut signifier aussi par là aux Tchadiens qu'ils n'ont pas droit de servir leur pays, seul pourront prétendre les griots du MPS et les parent des Deby ITNO.Et ainsi va Tchad sous le régime du M.P.S.

     

    Djibrine Abakar Khirachi.
    le changement arrive quand les citoyens se réveillent tôt...

  • On constate que ce dernier temps la population du Batha était dans le collimateur du Gouverneur de la région. Et il ne s'en cache même pas, il l'a répète à qui veut l'entendre qu'il est en mission spéciale au Batha. Noky Adam Charfadine c'est son nom, il est un général, analphabète de surcroît et ancien chauffeur de Mahamat Ali Abdallah Nassour (du M.P.S), jusque là pas de surprise c'est "normal" au pays de Deby .Mais là où le bas blesse, c'est son comportement bizarroïde et inadmissible qui, ne laissera aucun digne fils du Batha indifférent. En effet, depuis son 'arrivé à la tête de la région, notre Gouverneur cherchait à toucher du doigt et mettre en difficulté ou en cause les valeurs morales et traditionnelles de la région, parmi lesquelles cette protestation permanente contre l'injustice.
    Le gouverneur Noky Charfadine aurait déclaré vertement, qu'il était envoyé par son président de Deby en mission spéciale au Batha, une région à leurs yeux potentiellement pourvoyeur de rebelles de tout les temps. L'analphabète du général Noky avait insisté que sa mission consiste à ramener par la force ou par le gré (' entendre par achat des consciences) toute la population du Batha dans le giron du M.P.S. Donc, désormais un défi est lancé aux fils du Batha, et "qui vivra verra"?
    En fait le principe veut que, si on est dans un Etat de droit ou un Etat qui se respecte tout court, un gouverneur est un commis de l'Etat, un haut fonctionnaire de la République qui devrait être au dessus de la mêlé. Car, être un gouverneur d'une région c'est cautionné la neutralité de l'Etat aux yeux ses concitoyens et non le contraire. Mais dommage! Qu'au Tchad de Deby, il est toujours si dur d'être correct et respectueux des règles. Donc on devine si facilement qu'il serait très dur d'avoir une hauteur de vu ou s'apprêter au jeu de la neutralité quand il s'agit d'un énergumène du genre notre Gouverneur Noky Charfadine Adam.
    Depuis sa nomination, notre Gouverneur Noky s'est lancé dans une ridicule de manœuvre, n'a d'égal que la méthode Nord Coréenne, c'est du jamais vu dans la région. Enfin, même si on y était pas loin déjà auparavant avec certains des ses prédécesseurs dans la région .Rassurez-vous que le Monsieur 'est le phénomène en personne, il n'épargne personne dans sa lancée de cette " noble mission" que, lui a conféré son parent de président. Il tape partout et à l'aveuglette au point que sa méthode frise le ridicule.

    En effet, on assistait ce dernier jour à des intimidations et des suspensions à tours de bras: des chefs des cantons, des chefs de carrés, des militants des partis de l'opposition tel que de la C.P.D.C et Il menaçait aussi d'affectation certains fonctionnaires, enfin il tâtonnait trop notre Gouverneur et il agace la population à l'heure où nous sommes. Et le comble, il avait accusé le représentant régional de la Croix Rouge d'être en connivence avec l'opposition dite de l'intérieure et œuvrait pour déstabiliser le bureau régional du M.P.S. une accusation gratuite et infondée nous assure le concerné. Donc en bref, en ce moment la population du Batha serait très remontée et conteste énergiquement les méthodes répressives du Gouverneur Noky et elle se dit, qu'elle n'était pas étonné que sa voix est restée sans échos depuis , puisque comme d'habitude les autorités à N'Djamena entendent que ce qu'ils veulent entendre. Mais Le Bathalais ne restera pas les bras croisés.

    Car, il est question ici, de se protéger contre la perversion et de ceux qui veulent piétiner ses valeurs morales et traditionnelles. Les fils du Batha restent et resteront intransigeant quand il s'agit de préserver ses valeurs des terroirs. Halte aux intimidations, aux mépris et à l'ingérence du MPS.

     

    Djibrine Abakar Khirachi
    Le changement arrive quand les citoyens se réveillent tôt...

  • 2è Congrès du CNCD: communiqué final version arabe البيان الختامي الصادر عن للمؤتمر الثاني للمجلس الوطني للتغيير والديموقراطية
    9 juin 2014, 15:36
    (CNCD) المجلس الوطني للتغيير و الديموقراطية
    البيان الختامي للمؤتمر العام الثاني، توصيات الملتقى الثاني للمعارضة التشادية المتنوعة،

    (CNCD) إن المجلس الوطني للتغيير و الديموقراطية
    قد عقد الدورة العادية لجلساته الأساسية،يومي 31/5 و1/6 من العام 2014م، في المركز الدولي للثقافة الشعبية، بمدينة باريس.
    Centre International pour la Culture Populaire (CICP)
    لقد تمخض المؤتمر عن ثلاثة لجان فنية قامت بصياغة توصيات في المجالات الآتية :

    أولا توصيات اللجنة المختصة بالسياسة العامة:
    <أ > أوصت اللجنة بمراجعة المادتين رقم 2 و رقم 5 ، في الباب الأول من اللائحة الأساسيةالتي تم إقرارها في 3/7/2011م، حيث أن الصيغة المعدلة للمادة رقم 2 صارت كما يلي :(إنه ينبغي على المجلس الوطني للتغيير و الديموقراطية، استخدام كل الوسائلا المشروعة لقيام الديموقراطية و دولة القانون في تشاد).
    كما أن في الفقرة القائلة (ومن أجل تحقيقهذا يجب حث القوات المسلحة على إحترام قيم النظام الجمهوري)، تم إستبدال عبارة(القوات المسلحة)، بعبارة (كل التشاديين).
    (CNCD) <ب> إن المجلس الوطنيللتغيير و الديموقراطية
    يجزم على المطالبة بالحوار القوميالجامع، بمشاركة كل القوى الحية، أي الأحزاب السياسية، و جمعيات المجتمع المدني والحركات السياسيىة العسكرية.
    (CNCD)<ج > إعادة التأكيد علىطبيعة المجلس الوطني للتغيير و الديموقراطية
    القائمة على العلمانية و الروح الوطنية، في هذا الزمن الذي نرى فيه القارةالإفريقية تغرق أكثر فأكثر في الظلامية المتخلفة، ونرى فيه منطقة وسط إفريقيابالأخص، ضحية للعصابات المتطرفة المصنوعة و المدعومة من قبل رأس نظام الأستبداد فيأنجمينا : إدريس دبي أتنو:

    ثانيا توصيات اللجنة الخاصة بالتعبئة و الأعلام:
    CNCD < أ > العملعلى إرساء المجلس الوطني للتغيير و الديموقراطية ،
    جغرافياَ، و ذألك بإنشاء الخلاياالمحلية والإقليمية، تطبيقا لما نصت عليه اللائحة العامة و النظام Strasbourg الداخلي، إقتداءاَ بمبادرة مناضلي مدينة ستراسبورغ
    < ب > نبذ التساهل و المجاملات،و تشديد الحذر، تجاه العناصر الإنتهازية و المثيرة للإنقسام و المدسوسة، من ناحية،وإنفاذ العقوبات الواردة في النصوص القانونية، عند ثبوت إرتكاب المخالفات، منناحية أخرى.
    < ج > تجنب تراكم الشبهات و الظنون، و ذالك بالمداومة على التحاور بين المناضلين،بروح الصراحة و النقد الذاتي.
    < د > طباعة البطاقات العضوية، و السهر على استيفاء التبرعات، إلى جانب تنظيم نشاطاتثقافية و ما شابهها بغرض تحقيق إيرادات مالية إضافية.
    < هـ > و في مجال الإعلام على وجه الخصوص، توصي اللجنة بما يلي:
    * تعزيز مفوضية الإعلام بإنشاء فريق عمل، يتمتع بصلاحيات ذاتية واسعة في مجاليالإنتاج و التوزيع، في إطار التوجه العام المرسوم من قبل المكتب المركزي في مجالالأعلام.
    * تعيين عدد من الناطقين الرسميين لإيصال صوت المجلس إلى الأجهزة الإعلاميةالدولية، باللغات الأساسية الثلاث، أي الفرنسية و العربية و الإنجليزية.
    * تنشيطموقع الإنترنيت الخاص بالمجلس و صفحة الفيسبوك، مع تشجيع المناضلين و المتعاطفين،على المشاركة بصورة واسعة.
    < و > القيام بنشر فعاليات المؤتمرات و الندوات التي نظمها المجلس، على شكل كتب ومطبوعات.
    < ز > ربط علاقات منتظمة مع الحركات و الأحزاب و المنظمات المتقاربة مع المجلس، بهدفتوضيح الدور المناط إلى المجلس، و تنقية الروابط بين المناضلين المنتميين إلىكيانات مختلفة، و تعزيز التكامل بين المجلس من ناحية، و كافة مكونات المعارضة منناحية أخرى. المبادرة بعقد لقاءات مباشرة مع قيادات هذه الأحزاب و التنظيمات، كلما كان ذالك ممكناً.
    < ح > تحسين التفاعل مع الحراك النقابي و السياسي داخل البلاد، و عدم الإكتفاءبالبيات المؤيدة للإضرابات أو المنددة بالإعتقلات، وذالك بالإستفادة من الشبكاتالاجتماعية على الإنترنيت مثلاً.
    < ط > وضع مكانة خاصة لقضايا تمكين المرأة، و تطلعات الشباب، في جميع نشاطات المجلسو دراساته.
    < ي > إنشاء روبط مع التنظيمات الديموقراطية الأفريقية، تشجيع التشاديين علىالمشاركة في فعاليات تلك التنظيمات، و ينبغي على المكتب المركزي خاصة أن يسعىلتعميق التفاكر مع القوى الديموقراطية في محيطنا الإقليمي، إمتدادا للمنتدى حولالتناوب الديموقراطي في منطقة وسط إفريقياـ المنعقد في شهر 6/2014م.

    ثالثاً: توصيات اللجنة الخاصة بحقوق الإنسان :
    < أ > إنشاء خلية مركزية و خلايا فرعية في مجال حقوق الإنسان، تناط إليها المهامالتالية:
    * التنديد بالإنتهاكات التي يتعرض لها المواطن التشادي في بلاده و في بعضالدول المجاورة مثل ليبيا و السودان و إفريقا الوسطى,
    * تقديم المعلومات لطالبي اللجوء حول حقوقهم و واجباتهم، القيام بجولاتميدانية في أماكن تواجدهم،
    OFPRAو CNDA * إثارة إشكاليات الترجمة مع الجهات المختصة ك
    * و إعداد الملفات الشخصية.
    * تقديم التقارير حول وضع حقوق الإنسان في بلادنا، و كذلك حول مشكلة الفسادالمالي،
    < ب > التعبئة من أجل إطلاق سراح المعتقلين السياسيين،
    < ج > إنشاء صفحة على موقع الإنترنيت خاصة بحقوق الإنسان،
    < د > فتح خط أخضر، كخدمة هاتفية للإنذار المبكر.
    < هـ > الحذر تجاه إستغلال المسألة الدينية من قبل النظام الحاكم و حلفائه.

    إن المؤتمر قد قام بإقرار كل هذه البنود، كما أنه قام بتكليف فريق عمللتنفيذها، مكون من الآتية أسماؤهم، أي أعضاء المكتب:

    مقرر:
    موديه آسمنجار
    نائب أول: جمبا لاوكوليه
    نائب ثان: محمد صالح داود
    أمين الصندوق:
    كليمان أنجيبوم
    نائب: حامدي عبد الرحمن
    المستشارون:
    محمد شريف جاكو
    عبد الله موسى
    محمد شوا
    آدم حامد سوقي
    اللفوزا عيسى
    حامد سوقودي

    المنسقة: السيدة / آنيت لاوكوليه
    النائب الأول: مهدي علي محمد
    النائب الثاني: ﭙــيار بيهاسيم
    مفوض العلاقات الخارجية:
    عبد الكريم يعقوب
    نائب: طاهر علي ناناي
    مفوض الإعلام:
    محمد السليك حلاتا
    نائب: عبد المنان محمد خطاب
    مفوض التعبئة:
    أبكر السليك حلاتا،
    نائب: إبراهيم حسين

    و لقد حضر المؤتمر مندوبون عن تنظيمات إفريقية صديقة، و هم السيد/ماجلوارأندوبا عن الكونغو برازافيل، و السيد/ جوزيف ياكيتيه عن جمهورية إفريقيا الوسطىالذي ركز في كلمته على العلاقات الأزلية بين شعوب المنطقة و على ضرورة تضافرالجهود ، و السيد /مكي حوميد قابا عن الإتحاد القومي لإنقاذ جيبوتي، الذي لفت إلىأوجه التشابه المتعددة بين جيبوتي و تشاد، كما ركز بدوره على ضرورة العمل المشترك.
    و من الجدير بالإشارة أن مشاركة رئيس الوزراء السابق السيد/ فيديل مونجار، قدأثلجت صدور المؤتمرين.
    و قد سجل المؤتمر عضوية تنظيم حركة العمل من أجل النهضة برئاسة السيد/ آدم حامد
    Mouvement d'Action et de Renaissance – MAR سوقي:
    و أخيرا، تمت مناقشة مسألة موقف المجلس إزاء الأحزاب السياسية التي قد ترافقالرئيس إدريس دبي في جولة الإنتخبات المقبلة، مع العلم بان الانتخابات هي مزورةمبدئياً.

    صدر في باريس بتاريخ 4/6/2014م
    التوقيع: السيدة/ آنيت لاوكوليه، منسقة ال
    (CNCD)


     

    بعض الصور لهذا الحدث

     

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  • Crédit à gogo
    Selon les informations qui nous parviennent de N'djamena, toutes les banques de la place traversent une crise due essentiellement, selon les mêmes sources, aux difficultés de récupérer les créances et autres crédits accordés à leurs clients. Elles seraient toutes en état de quasi banqueroute. Ces mêmes sources précisent que les institutions de Bretons–Wood, de passage dernièrement à N'djamena, ont notifié à l'Etat tchadien de racheter ces créances douteuses afin d'éviter aux établissements bancaires une trésorerie négative. D'ores et déjà, une commission de recouvrement des créances bancaires est mise sur pieds. Elle serait dirigée au niveau ministériel.
    Il faut signaler que depuis le début de l'exploitation du pétrole (2003), les banques accordaient des crédits à tout demandeur sans rechigner. La situation s'aggrava avec la dénonciation par le gouvernement tchadien des engagements qui le lient avec la Banque Mondiale et surtout le déblocage des fonds appelés «générations futures». Ce qui a permis aux proches du pouvoir d'amasser des richesses considérables. L'accroissement de liquidités explosera les dépôts poussant les banques à exercer un transfert sur leurs clients, mais le drame est qu'ils sont tous douteux. D'après ces mêmes sources, pratiquement tous les dossiers d'emprunts sont faux. Il peut arriver que ces faux sont parfois l'œuvre des cadres de ces banques sensés contrôler les dossiers. Des cadres des banques arrêtés pour falsification, faux en écriture ou encore abus de confiance sont innombrables.


    Opération de renflouement des caisses : de l'émission des emprunts obligataires aux condamnations astronomiques des compagnies chinoises.
    Le pouvoir cherche de l'argent frais. Il émet des titres obligataires au niveau du marché de l'Afrique centrale. Comment comprendre qu'un Etat qui aurait du être inondé par les rentrées pétrolières, émet des titres d'emprunts obligataires pour un montant de 85 milliards de francs CFA. Qu'a-t-on fait avec cet argent? Un ex premier ministre accusé un moment d'avoir soustrait une partie, se dit prêt le moment venu à indiquer la vraie destination de ce pactole.
    Acculé de toutes parts et dans un besoin de trésorerie urgent (salaires, élections), le gouvernement se tourne vers sa poule aux œufs d'or: les chinois. Ces chinois, pragmatiques dans leurs intérêts, ne se préoccupent pas de certains détails (environnement, Etat de droit) et ont eu le malheur de croire leur interlocuteur qui n'est autre que le ministre du pétrole. Ainsi, le ministre du pétrole qui cumulait ce poste avec celui de Directeur adjoint de la raffinerie, serait informé du déversement de ce liquide et qu'il aurait même conseillé les chinois à utiliser des bâches en plastiques pour rendre ces mares imperméables, nous indiquent certains sources proches du dossier. Les chinois seront condamnés à une amende de 1,2 milliard de dollars, soit 600 milliards de francs Cfa.


    Les salaires ne sont pas payés
    Selon la Deutsche Welle la crise est grave. D'après DW, «pour faire des économies, le gouvernement a par exemple procédé à la réduction du nombre de ses ministres, qui sont passés de 42 à 27. Selon plusieurs sources, le Tchad a même supprimé les postes de sous-préfets adjoints pour pallier ces difficultés. Malgré cela, le Tchad connaît toujours des tensions en ce qui concerne la trésorerie». Interrogé par la DW le député Aba Djouassab Koi, par ailleurs 3ème vice président de l'Assemblée, dit «Moi qui vous parle, je n'ai pas encore reçu mes indemnités du mois de mai.»
    Certains analystes vont jusqu'à dire que le départ de Deby de la Centrafrique est dû essentiellement à l'état de sa trésorerie. Les caisses sont vides, étonnement vides.


    Depuis chawire Rassak Abdoulaye Abakar

     


    Quelques images de la catastrophe

     

    {gallery}/petro{/gallery}

  • Recommandations de la 2ème Conférence de l'Opposition Plurielle Tchadienne

    Le Conseil National pour le Changement et la Démocratie (CNCD) a organisé ses assises ordinaires du 31 mai au 1er juin 2014, au Centre International de Culture Populaire à Paris.
    Trois commissions de travail ont été constituées et ont formulé les recommandations suivantes :

     

    1. Au titre de la Commission Politique Générale :

    a. La révision des articles 2 et 5 du Titre 1er des statuts du 3 juillet 2011. Ainsi, l'article 2 a été reformulé comme suit : Le CNCD doit «user des tous les moyens légitimes pour instaurer la démocratie et l'Etat de droit au Tchad». Pour cela il doit sensibiliser non seulement les forces armées mais tous les «tchadiens».

    b) Le CNCD exige un dialogue inclusif, regroupant toutes les forces vives (partis politiques, les sociétés civiles, mouvements politico-militaires...)
    c) La réaffirmation du caractère laïc et national du CNCD et ceci, au moment où l'Afrique sombre de plus en plus dans un obscurantisme rétrograde et où la sous-région «Afrique centrale» est particulièrement livrée aux mains de mouvements extrémistes orchestrés et entretenus par le despote de N'Djamena, Idriss Deby Itno.


    2. Au titre de la Commission Mobilisation et Communication :
    a) Procéder à l'implantation géographique du CNCD, en créant des comités régionaux et locaux tels que prévus dans les Statuts et règlement intérieur ; à l'exemple de l'initiative des militants de Strasbourg.
    b) Bannir la complaisance et redoubler de vigilance vis-à-vis des éléments opportunistes, divisionnistes et infiltré et appliquer les sanctions prévues par les textes juridiques, en cas de faute avérée.
    c) Eviter l'accumulation des malentendus et des incompréhensions, par un recours systématique au dialogue entre les militants, dans un esprit de franchise et d'autocritique.
    d) Editer des cartes d'adhésion. Veiller à la rentrée régulière de cotisation ; organiser des activités culturelles ou autres susceptibles de générer des ressources.
    e) Pour la Communication, la Conférence recommande :
    - Le renforcement de la Délégation à la Communication par la mise en place d'une équipe, ayant
    une large autonomie de production et de diffusion, dans le cadre de la ligne éditoriale fixée par le bureau.
    - La désignation de plusieurs porte-paroles, pour intervenir régulièrement dans les médias internationaux, dans les trois langues : français, arabe et anglais.
    - La Réactivation du site Internet et la page Facebook, tout en incitant les militants et sympathisants à y contribuer massivement.
    f) Procéder à la publication sous forme de livres, des travaux des conférences et journées de réflexion organisées par le CNCD.
    g) Etablir des relations suivies avec les mouvements, partis et organisations proches du CNCD, afin de clarifier le rôle du CNCD, harmoniser les rapports entre les militants venant de différentes structures, et développer une meilleure complémentarité entre le CNCD et toutes les composantes de l'opposition. Initier des rencontres directes avec les dirigeants de ces partis et mouvements, chaque fois que c'est possible.
    h) Développer une meilleure interaction avec les luttes sociales et politiques à l'intérieur du pays, au-delà des communiqués de soutien aux grèves et de dénonciation des arrestations, par exemple en faisant un bon usage des réseaux sociaux.
    i) Accorder une place particulière à l'émancipation de la femme et aux aspirations de la jeunesse, dans toutes les réflexions et les activités.
    j) Etablir des rapports avec les organisations démocratiques africaines, sensibiliser les Tchadiens à participer à leurs activités ; en particulier, le bureau doit approfondir la réflexion avec les démocrates des pays de notre sous-région, dans le sens du colloque sur l'alternance démocratique en Afrique centrale (Juin 2011).


    3. Au titre de la commission des droits de l'Homme :
    La situation de nos compatriotes de par le monde a été examinée. Les persécutions, tourments, et autres cruautés subis par nos sœurs et frères du fait qu'ils sont tchadiens ont été dénoncés. La commission recommande :

    a) La création d'une cellule et de sous cellules aux droits de l'Homme dont le rôle serait :
    - Dénoncer les violations des droits des citoyens ;(situation des tchadiens dans les pays voisins, Libye, Soudan, RCA...)
    - Informer les demandeurs d'asile de leurs droits et devoirs (faire une tournée auprès des compatriotes demandeurs d'asile, l'interprétariat à l'OFPRA/CNDA, la constitution des dossiers...)
    - Rédiger des rapports sur la situation des droits de l'Homme dans notre pays ainsi que la question de la Corruption.
    - Se mobiliser pour la libération des prisonniers politiques
    - Création d'une page spéciale de droits de l'Homme sur le site du CNCD.
    - La création d'un numéro vert d'alerte.
    - La vigilance sur la question religieuse, instrumentalisée par le régime et ses alliés.

     

    La Conférence a adopté tous les points et a confié la charge de leur exécution à une équipe composée comme suit :

    Coordinatrice : Annette Yoram Laokolé
    Coordinateur 1er adjoint : Mahamat Mahdi-Ali
    Coordinateur 2ème adjoint : Pierre Beassem
    Délégué Affaires extérieures : Abdelkerim Yacoub
    Délégué Affaires extérieures adjoint : Taher Ali Nanaye
    Délégué à la Communication : Mahamat Assileck Halata
    Délégué à la Communication adjoint : Abdelmanane Hattab
    Délégué à la sensibilisation : Abakar Assileck
    Délégué à la sensibilisation adjoint : Brahim Hissein
    Rapporteur : Modé Assengar
    Rapporteur 1er adjoint : Djemba Laokolé
    Rapporteur 2ème adjoint : Mahamat Saleh Daoud Délégué aux finances : Clément Djébom
    Délégué aux finances Adjoint : Abdéramane Hamidi

    Les Conseillers spéciaux :

    Acheihk Ibn Oumar
    Mahamat Cherif Djako
    Abdallah Moussa
    Mahamat Choua
    Adam Hamid Sougui
    Allahfouza Issa
    Ahmat Sougoudji

     

    Des mouvements amis ont rehaussé par leur présence la conférence notamment Mr Magloire Ndoba, du Congo Brazzaville, Mr Joseph Yakété de la RCA qui a assisté à l'ouverture de la conférence et insisté sur les liens séculaires qui lient les peuples de la sous-région et la nécessité de fédérer nos forces. Mr. Maki Houmed-Gaba de l'Union pour le Salut National de Djibouti a rappelé les similitudes de la situation politique de nos deux pays et à lui aussi souligné l'exigence de travailler ensemble. La présence active de l'ancien Premier- Ministre Fidel Moungar a été hautement appréciée par les militants Le congrès a enregistré aussi l'adhésion du Mouvement d'Actions et de Renaissance (MAR) de Mr Adam Hamid Sougui.
    Enfin, la question de la position du CNCD vis-à-vis des partis politiques qui accompagnent Idriss Deby dans la tenue des élections dont on sait d'avance qu'elles sont truquées a été largement débattue.

     

    Fait à Paris le 04 juin 2014
    Annette Yoram Laokolé
    Coordinatrice du CNCD

     


    Quelques images marquant cet évènement.

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  • L'affaire de l'assassinat des 10 tchadiens a pris une nouvelle tournure. Les familles des victimes, face au mutisme et l'inaction du gouvernement, ont décidé de récupérer les chameaux de ces Ouled Slimane vivant au Kanem. Il a fallu que le gouverneur fasse intervenir les forces de l'ordre pour calmer les familles meurtries par ces crimes lâches et abjects. Les chefs de cantons du Kanem ont exigé, d'une seule voix, aux 4 chefs de cantons Ouled Slimane de désigner les coupables et de payer la dia. Parmi les six assassins, deux sont partis récemment du Tchad et dont les parents vivent dans le nord Kanem. Par ailleurs, les chefs de cantons de la région ont appelé la population au calme et à la dignité face à ces crimes barbares. Aucune vengeance, de quiconque n'est tolérable.


    Il faut rappeler que le 21 mai 2014, des tchadiens venant de tripoli, leur camion a été intercepté à un check-point à la sortie de Sebha par des hommes en armes, identifiés comme des Ouled Slimane et ont été sauvagement assassinés. Six des assaillants ont été identifiés et deux seraient partis récemment du Tchad.

     

    Correspondance depuis le Tchad

  • Dix de nos Compatriotes sont sauvagement assassinés à Sebha dans le sud libyen pour la simple raison qu'ils sont tchadiens. Ce crime barbare et gratuit ne restera pas impuni. Selon Rfi, ce crime crapuleux, aurait été commis par des Ouled Slimane. « Les dix Tchadiens venaient du Kanem, une région du Nord-Ouest, d'où sont originaires de nombreux immigrés partis travailler en Libye. Ils ont quitté Tripoli en direction du Tchad quelques jours avant le drame. Le 21 mai, leur camion a été intercepté à un check-point à la sortie de Sebha par des hommes en armes, identifiés comme des Ouled Slimane», selon Rfi. Comble d'ingratitude, ces tribus libyennes ont été accueillis au Kanem quand les othomans et après les italiens les pourchassaient comme des lapins. Ces combattants de la 25ème heure de la révolte libyenne (ils étaient khaddafistes jusquau bout, avant de massacrer récemment les tribus Khaddafi), oublient l'hospitalité qui leur est offerte que cela soit au Tchad ou au Niger et où vivent jusqu'à aujourd'hui des ouled Slimane.


    Les 10 tchadiens sont :
    1-Sini Adam Mahamat Kosso
    2-Ousmane Abakar Kosso
    3- Adam Ousmane Kosso
    4- Mahamat Adji Laafi
    5- Laafi Issa Moussa
    6- Ousmane Oumar Mahamat
    7- Souleymane Tahir Mahamat
    8- Said Ibrahim Soultane
    9- Haroun Kobor Boukar
    10- Moustapha Mailé Soultane


    Le gouvernement fantoche de N'djamena, fidèle à lui-même, est resté passif face aux massacres des tchadiens en Libye, RCA, etc. Il excelle dans la répression contre sa propre population et absent quand il faudra la défendre.

     

    Correspondance depuis Joufra, Libye.

  • C'est avec une grande tristesse que nous avons appris la disparition subite de notre frère et camarade Mahamat Abdelkarim suite à un accident de circulation. Sa mort est une perte énorme pour sa famille, ses compagnons de luttes, bref à tous ceux qui l'ont côtoyé.
    Le Commandant du groupement numéro 4 auprès du commandement de l'Union des Forces pour la Démocratie et le Développement (UFDD), était un combattant modèle, un chef exemplaire, discret et efficace. Au moment où certains gagnés par l'esprit de l'abandon de la lutte et du renoncement ont rallié massivement le régime despotique, Mahamat était parmi ceux qui ont préféré continuer la lutte pour mettre terme à cette dictature abjecte qui sévit au Tchad. Il avait gravi tous les échelons. De simple combattant, il s'est retrouvé commandant d'une petite escadrille à la puissance de feu indomptable.
    Nous implorons Le Tout Puissant de l'accueillir au paradis.

     

    Ses camarades de luttes

  • A en croire les médias français, le sommet qui s'est tenu à Paris, n'est rien autre qu'un sommet pour la sécurité de l'Afrique et en particulier pour le Nigeria. Mais en réalité si on analyse bien, on s'aperçoit que la plupart des dirigeants invités sont au pouvoir grâce au soutien de la France à leur régime. Ces dictateurs à l'image de Mr IDRISS DEBY, ont en commun l'allégeance à leur chef Mr François HOLLANDE, président de la France-afrique. Donc, des dictateurs cyniques à la botte de la France. Rien de surprenant sur ce sommet France-Afrique. A l'heure où les peuples africains meurent de faim, la France comme à son habitude préfère protéger ses intérêts particuliers ( c'est-à-dire l'uranium du Niger, le pétrole du Tchad ...). En effet, la France redoute que Boko haram élargit sa base sur les pays voisins comme le Tchad et le Cameroun. Du cout, elle préfère anticiper pour mobiliser ses valets africains qui sacrifient leurs soldats pour elle et ainsi sécuriser les différents pays frontaliers du Nigeria, l'occurrence le Tchad et le Cameroun. Voila une fois encore, la manigance de la France-Afrique qui dirige notre pays par procuration à travers ses valets, entretenus et soutenus à bout de bras grâce à une dette accordée chaque année appelé « l'aide au développement ». Malgré, le pétrole exploité depuis 2003, notre pays se voit aujourd'hui son économie dévastée par la corruption. On constate que non seulement la disparition des revenus du pétrole, qui a servi à satisfaire DEBY, son clan et ses sbires. Mais les différentes recettes publiques n'ont pas servi à investir respectivement dans le domaine que sont : la santé, l'éducation et l'infrastructure mais ont servi justement à enrichir DEBY son clan. Des lors, ces mafias possédés par une vision à court terme ou absence de vision tout court, se sont décidés pour le compromis de l'argent facile et l'enrichissement personnel au détriment de l'intérêt national. On doit se poser la question légitime suivante : avons-nous le droit de regard sur la gestion de la chose publique de notre pays? Sommes-nous véritablement libre de se poser légitimement cette question comme tout citoyen d'un pays quelconque? La réponse est que nous ne sommes pas libre dans notre pays. Poser ce genre de question pourrait vous coûter la vie. Mais est-ce raison de se taire? La réponse est non. Car si nous ne la posions pas parce que par fatalisme ou par crainte d'être la cible du tyran DEBY, on se tait sourd et muet. Alors, on se tait au plus profond de nous même et comme nos compatriotes tchadiens aiment le dire « on n'a pas les moyens de lutter ».
    Aujourd'hui, nous payons ce silence complice et passif. Et le peuple tchadien tout entier est entrain de payer le prix de cette absence de courage pour se libérer de lui-même de cette tyrannie. Nous devons nous ressaisir pour ne pas être durablement affectée par la peur. Pour cela, il nous faut penser à comment lutter et avec quels moyens pour se débarrasser de ce régime aux bottes du néocolonialisme français. Donc, il faut se débarrasser du clivage clanique. Se battre pour une citoyenneté commune mais également il nous faut renforcer le sentiment national. Ainsi donc, il faut rompre avec le discours colonial de la France ( appliqué à la lettre par M. DEBY ) qui réduit notre pays a des identités ethniques rivales et à un Etat unitaire fantoche. Alors, nous ne pouvons pas se taire et rester passif face à la tyrannie. Posons toutes les questions comme par exemple: pourrions-nous vivre mieux dans un système fédéral respectueux de toutes les identités ? La réponse est sans hésitation oui. Car dans un pays avec plus de cents ethnies différentes et une multitude des langues, nous pourrons mieux vivre et uni que dans un système fédéral. C'est-à-dire un Etat fédéral où chaque région peut aspirer à son développement. Car notre Etat unitaire actuel issu du système colonial est un Etat unitaire imparfait. C'est-à-dire les structures de l'Etat sont néant. Un Etat où chaque dictateur manie la constitution et les lois pour s'éterniser au pouvoir.


    MAHAMAT SALEH HILLI

  •  

    A chaque passage du despote de N'djamena, et à la marge du mouvement de soutein aux filles nigeriane enlevées par les obscurantistes, les tchadiens se mobilisent pour dire non au renoncement, non à la dictature d'Idriss Deby, oui Deby est un tyran, oui Deby est infréquentable, oui Deby a assassiné des paisibles citoyens.

    Mobilisation citoyen des patriotes de la diaspora tchadienne de France samedi 17 mai 2014 au parvis des droits de l' Homme au Trocadéro à Paris. Pour dénoncer la présence du dictateur tchadien Idriss Deby au sommet de l' Elysée sur la sécurité et la lutte contre la secte terroriste Boko Haram. Et condamné en même temps l' enlèvement des 233 jeunes filles par Boko. Cette mobilisation à vu la présence de nos amis de l' opposition Djiboutienne et de la société civile centrafricaine.

    Ensemble nous avons scandé non au terrorisme sous toute ses formes et non aux dictateurs africains.

    la lutte continue.

     

    Le comité d'organisation


     

    Quelques photos de l'évènement

     

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  • Manifestation le 17 mai 2014 de 14h à 18 h place de Trocadéro.


    Contre la barbarie de la secte Boko Haram et contre l'arrivée du sanguinaire tchadien Idriss Deby.

    Nous patriotes de la diaspora tchadienne de France :

    * Ensemble , dénonçons :

    - Le terrorisme sous toutes ses formes ,
    - Les disparitions des opposants au régime de N'Djamena,
    - La confiscation du pouvoir au Tchad ,
    - La complaisance et la complicité de la France avec le tyran Deby,

    * Ensemble , condamnons :

    - L'enlèvement des lycéennes au Nigeria par le Boko Haram ,
    - Les fermetures des frontières qui ont des conséquences graves sur la population civile ,
    - Les actes des violences sur la population civile ,
    - Le silence complice des autorités françaises avec le sanguinaire Deby,

    * Nous lançons un appel pressant à l'endroit de nos compatriotes vivant en France de se joindre à nous massivement pour qu'ensemble nous scandons : Jamais , jamais notre sécurité entre les mains du dictateur Deby, dégage dégage dégage .

     

    Fait à Paris le 15 mai 2014.

    Les patriotes de la diaspora tchadienne de France .

    contact: patriotestchadiens@gmail.com

     

     

     

     

     

  • Compte rendu de la tournée en Allemagne.

    Comme nous l'avions mentionné dans notre précédent communiqué , la délégation des patriotes de la diaspora tchadienne de France s'est rendue en Allemagne précisément dans la ville de Berlin. En vu de rencontrer et approcher nos frères et sœurs vivant dans ce pays .

    Un accueil chaleureux nous a été réservé par nos compatriotes . Et ensemble nous avons débattu de ce phonème nouveau qui mine la sécurité de nos compatriotes vivant à l'extérieur de la terre patrie . Le danger et les actes xénophobes qui touchent ces tchadiens de l'étranger : de la Centrafrique , la Libye , le Soudan , au Nigeria , bref partout où vivent nos compatriotes leur sécurité est menacée ; ceci sont les conséquences directs de la politique irréfléchie et opportuniste de Mr Deby , 24 ans au pouvoir sans partage , sans limitation de mandat , absence de démocratie et où sévit une dictature implacable .

    Un débat franc est plein d' émotion a été engagé entre la délégation et nos hôtes , nous nous sommes convenus d'unir nos forces pour faire partir ce régime qui ruine la cohésion sociale et l'unité nationale et nous œuvrerons pour l'unité de tous les fils du Tchad qui est gage d'une paix durable et définitive .

    Prochaine étape l'Italie .

     

     

     

    Fait à Paris le 13 mai 2014.

    Les patriotes de la diaspora tchadienne de France ( PDTF ).

    contact: patriotestchadiens@gmail.com

     

     

    Quelques imges de la visite

  • Souleyman Hamat fait parler de lui une fois encore. Cette fois-ci, il fut démasqué, alors qu'il ourdissait un plan diabolique pour éliminer physiquement Mahamat Garfa et Mahamat Nour Abdelkerim. Pour mener son projet, il paie le service de deux personnes chargées d'accomplir la sale besogne. Aussi, après s'être fait payer, un des deux complices, celui qui devait éliminer M. Garfa, l'informe t-il de la manœuvre en cours contre eux, faisant échouer du coup le projet.
    La question que l'on se pose naturellement est : pourquoi vouloir éliminer ces deux personnes ? Il semble qu'elles lui feraient ombrage dans son ambition (un peu démesurée !) de s'imposer dans la région. Il faut rappeler que Souleyman Hamat exerçait le rôle de maire de la ville de Guéreda mais suite aux multiples contestations de la population, il a été demis de ses fonctions. Il réintègre son poste après l'intervention du gouverneur de la région avec lequel il possède des liens de parenté, il est aussi, chef de canton autoproclamé et représentant MPS de la ville. Le gouverneur, en la personne de Mahamat Deliyo, considère la population Tama comme rebelle et la traite comme telle, M. Hamat lui servant de supplétif.

     

    Ahya Amine
    Email : ahyaamine@yahoo.fr

  • Dans les soucis d'approcher nos compatriotes et chercher ensemble la voie unitaire , les patriotes de la diaspora tchadienne de France se déplacent du 9 au 11 mai 2014 en Allemagne pour rencontrer les compatriotes vivant dans ce pays .

    Nous informons tous les compatriotes vivant en Allemagne de venir à cette rencontre hautement patriotique ou seront discutés la stratégie commune de lutte contre le pouvoir sans partage des Itno.

     

    Fait à Paris le 07 mai 2014.
    Les patriotes de la diaspora
    Le comité d' organisation

  • L'économie chinoise a connu une croissance de 7,4% au cours du 1er trimestre 2014, sa plus lente en 18 mois. En rupture avec son paradigme décennaire de croissance axée sur les exportations et dépenses en infrastructure, devenu obsolète à la fin du mandat de Hu Jintao, la Chine a instauré en Novembre 2013 un ensemble de réformes dans plusieurs domaines dont la propriété intellectuelle, la responsabilité sociétale et la lutte contre la corruption. Un passage au Développement Durable aussi historique pour l'Empire du Milieu que son entrée dans l'OMC en 2001, et marqué par une annonce qui suscite surprise et polémique: d'après l'International Comparison Program de la Banque Mondiale, la Chine devrait devenir la 1ère nation en Parité de Pouvoir d'Achat devant les Etats-Unis cette année[1].
    Cette nouvelle orientation voulue par Xi JinPing vise à « digérer » les effets de la politique de relance du gouvernement précédent, dans ce contexte de maturation de l'économie chinoise. Depuis 2004, Pékin refusait de freiner sa croissance monétaire en dépit des pressions inflationnistes étrangères et d'un début de pénurie de main-d'œuvre manufacturière. Ce contrôle prévisible du Renminbi face au Dollar attirait les fonds spéculatifs étrangers dans un transfert de capitaux d'Ouest en Est, motivé au moins à l'origine par la compétitivité des travailleurs chinois aussi productifs mais 8 à 10 fois moins onéreux que leurs homologues occidentaux[2]. La conséquence en est aujourd'hui une redistribution inégale des ressources en Chine, « caillotée[3] » sur certains secteurs privilégiés et encore exacerbée par des taux d'intérêt réels négatifs depuis 2009.
    Car l'après-crise a vu le ratio crédit/PIB chinois bondir à 200%. Le taux d'intérêt réel[4], qui devrait être égal à la productivité totale des facteurs, oscille entre 4 et 5%[5] d'après les chiffres officiels. Pourtant, d'après d'autres estimations[6], il pourrait être négatif, jusqu'à - 5%. De sorte qu'investir de l'argent emprunté équivaut déjà à en gagner...dès lors qu'on a accès au crédit, cas de certains privilégiés au détriment des épargnants, beaucoup plus nombreux. C'est la principale raison pour laquelle la consommation des ménages chinois n'est encore que d'un tiers du PIB au lieu des 50 % que l'on devrait constater dans une telle économie : les blocages du passé. Les entreprises publiques ont été les pivots de ce déséquilibre durant la dernière décennie, utilisant leur prépondérance pour redistribuer les fonds de façon tentaculaire à travers le pays, comme dans toute économie héritée du communisme.
    Mais l'économie de marché a graduellement pris ses droits et l'inflation est devenue la variable d'ajustement. La rentabilité des actifs s'est détériorée au fur et à mesure que l'Occident a réduit ses investissements[7]. Ce choix de maintenir une croissance forte malgré un secteur public devenu inefficient dans son rôle d'allocation a suscité la politique de relance de Hu JinTao, qui a maintenu les choses en l'état. Avec deux abcès aujourd'hui : la bulle immobilière, qui a concentré le recyclage des capitaux reçus, et la dette publique locale, qui a alimenté cette inertie inflationniste. Conscient de l'obsolescence de ce modèle, Xi JinPing a dû attendre son mandat pour faire face à cette situation. Car c'est à une forme de corruption qu'il s'attaque: les caciques bénéficiaires d'un modèle économique dépassé rechignent à adopter des méthodes plus rationnelles et transparentes. A moins de faire les choses à grande échelle, par le biais d'une campagne de conscientisation majeure.
    Car aujourd'hui la Chine n'est plus un émergent. Et Pékin doit assumer son entrée dans le Développement Durable[8] en prenant le risque de la refonte. Cette « crise d'adolescence » va être courte, voire rétroactive: le pays est déjà prêt. Jusqu'ici la politique court-termiste de croissance à tout prix[9] avait pour justification la nécessité de créer 10 millions d'emplois par an[10], de peur que le chômage soit source d''instabilité sociale. Mais avec sa pénurie de main-d'œuvre manufacturière et sa surabondance de « cols blancs », la structure de la population active s'est déjà préparée à absorber les retombées d'un dégonflement de sa bulle de crédit. Une « économie de refroidissement » qui va alléger la pression sur le marché du travail. Et redonner à ses exportateurs l'avantage comparatif qu'ils perdaient progressivement du fait de cette inflation compensatrice du Yuan.
    Car à terme, les prix vont baisser. Le pouvoir d'achat des ménages va augmenter et, tant que l'indice des prix lui reste aligné, la part de leur consommation dans l'économie va suivre. Par exemple, on évoque souvent en ce moment l'impact négatif sur le secteur du luxe, car les achats des entreprises (repas d'affaires, cadeaux à la clientèle... : environ un dixième du PIB), y sont à présent règlementés. Mais ces achats glissent en réalité vers les classes moyennes, encore bridées : [11] elles boudent les marques étrangères trop élitistes au profit des enseignes de luxe chinoises, plus abordables à la majorité. Selon la presse officielle[12], cette nouvelle consommation privée de produits de luxe chinois « représente une expérience calme et réfléchie », dans un contexte de 'china pride', où les villes de second rang représentent un débouché porteur. Une prise de conscience symbolisée par la Première Dame Peng LiYuan, qui en fait la promotion locale et à l'étranger[13].
    Même si la Chine réfute les conclusions de la Banque Mondiale, elle est de toute façon à l'aube d'une nouvelle phase de son Histoire. Elle passe d'une vision quantitative à qualitative de sa croissance. Sa volonté de combattre la spéculation et la corruption en sont à la fois le moteur et la garantie. Son nouveau maitre mot est la « récompense »: des efforts passés, et des gains de productivité à venir. Bienvenue dans le Développement Durable à la chinoise.
    Philippe du Fresnay est un économiste formé à l'Insead, Harvard, et l'Université de Finance et d'Economie de Shanghai. Ancien expatrié en Chine et à Taiwan, il est co-fondateur du Club d'Intelligence Economique de l'Insead.

    Philippe du Fresnay


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    1. Bien que ces chiffres cités par l'Economiste et le Financial Times soient remis en cause par Pékin
    2. Le coût du travail en Chine reste 1/6ème de la moyenne OCDE
    3. Dans l'analogie de l'Economie Globulaire, si on compare les mouvements de capitaux mondiaux au sang en circulation entre les organes vitaux, les bulles d'actifs localisées correspondent à des caillots dus à la coagulation d'un sang mal redistribué dans le corps
    4. Taux d'intérêt débiteur ajusté en fonction de l'inflation telle que mesurée par le déflateur du PIB d'après la Banque Mondiale
    5. 4,1% sur la période 2009-2013 d'après la Banque Mondiale, 6% d'après la Banque Centrale Chinoise en 2012 auquel il faut retirer 2% d'inflation
    6. "On peut s'attendre à voir l'inflation dépasser le plafond officiel des 3,5% sur certains mois de 2014", a souligné Zhang Zhiwei, analyste de Nomura
    7. Les investissements directs américains non-financiers ont encore baissé de 1,9% en glissement annuel à 1,04 milliards de Dollars d'après le Secrétariat d'Etat au Commerce américain.
    8. Le coefficient de Gini (degré de concentration dans la distribution des revenus d'un pays-Corrado Gini, 1912) en Chine a bondi de 0291 en 1981 à 0474 en 2012, similaire aux États-Unis (0,475 en 2011)
    9. En octobre, Li Keqiang avait estimé que la croissance doit être maintenue à au moins 7,2%, pour garantir une stabilité de l'emploi. Pékin ne laissera pas fléchir la croissance en dessous de ce plancher.
    10. « La Chine doit créer chaque année 10 millions d'emplois urbains » a répété Li Keqiang pour son unique conférence de presse annuelle en clôture des travaux de l'Assemblée nationale populaire au mois d'Avril
    11. 2% de la population chinoise est à l'origine d'un tiers des achats mondiaux d'articles de luxe
    12. Quotidien du Peuple, organe de presse officiel du Comité central du Parti communiste chinois, 2 avr. 2014
    13. L'épouse de Xi JinPing a promu des produits de luxe chinois en les offrant aux épouses des dirigeants africains en visite officielle

  • La communauté Tchadienne en général et les compatriotes de la partie septentrionale du pays en particulier sont considérés comme des moutons de panurge par Idriss Deby et ses enfants. Sinon comment comprendre l'amnésie générale qui frappe les Tchadiens face à une calamité qui sévit dans notre pays pendant 24 ans sans que l'on puisse mettre tous les efforts en synergie pour débarrasser le Tchad de cet inqualifiable ogre. Les élites intellectuelles, politiques et militaires doivent sortir de leur somnolence et agir dans l'intérêt de tous les tchadiens afin de ne pas rater le train de l'histoire du 21e siècle. Ne dit-on pas que « ceux qui vivent sont ceux luttent ». La jeunesse ARDACHI, consciente que Chaque jour qui passe est une page de notre histoire qui se tourne, répondra présent à ce rendez-vous aux cotés de ceux qui braveront ces crapules pour arracher la liberté.
    En effet ARDACHI est une association pour le développement de l'Ennedi créée par des ressortissants BOROGAT et d'autres communautés de la région en 1998. Force est de constater que cette association n'a jamais obtenu son autorisation de fonctionner, tout simplement parce que le chef de l'Etat n'en veut pas. Ce que Deby ignore, c'est que toute injustice faite à autrui occasionne la création d'une force organisée compacte et déterminée en face. Quant à jeunesse ARDACHI, elle est la branche des jeunes de cette association qui se fixe pour objectif de mener un combat contre l'injustice du régime de Deby et s'inscrit dans la logique d'une lutte multiforme aux cotés de tous les Tchadiens épris de paix, de liberté et de justice. C'est dans la droite ligne de cet objectif noble que nous essayons de montrer à nos compatriotes mais aussi à tous ceux qui s'intéressent à notre pays le visage hideux du régime de Deby. Nous montrons aussi comment se fait la transposition des mœurs lointaines importées par Deby et ses semblables sur la gestion de l'Etat. Ce que les Tchadiens vivent aujourd'hui est un calvaire sans précédent et ce qu'ils savent de leur président et ses proches n'est qu'une once de ce qu'ils sont réellement.
    Le fait que Idriss Deby, tout président de la république qu'il est, puisse s'intéresser au sultanat de Bilia n'est pas anodin. Cet état d'esprit s'explique par le mal être d'une personne en quête permanente d'identité à travers la « chefferie ». Se trouvant être ostracisé pendant longtemps par sa communauté, il a une volonté farouche d'être chef des Bilia pour une fois dans sa vie. Cette situation a créé chez lui une forme de mégalomanie qui le pousse à provoquer ou même humilier toute personne détentrice d'un pouvoir intemporel, ignorant que l'humiliation dégrade plus celui qui l'inflige que celui qui la subit. Cela se caractérise par des actes du genre de la dernière provocation du chef de canton dja-atné de Batha par son frère ou de l'affront qu'il fait a la communauté Zakhawa en mettant en prison le sultan de Dar-zakhawa Bakhit Abdraman Haggar, à qui, la jeunesse ARDACHI exprime sa solidarité et apporte son total soutien.
    Quant aux finances du pays, le constat est troublant. Le budget du Tchad est géré par Deby comme sa poche. Nous avons pour exemple le financement des rencontres inter-soudanais qui ont couté au trésor tchadien 137 milliards de Fcfa, ce qui crée de fait un trou abyssal dans le budget de l'année en cours. D'où l'annonce surprenante de Deby de l'augmentation subite du déficit budgétaire à 400 milliards de Fcfa au lieu de 82 milliards initialement prévus en début d'année. Sacré Deby, pourtant ni le cours du pétrole moins encore la production pétrolière n'ont varié, et les recettes domestiques sont reparties selon le même mécanisme à savoir les recettes douanières sont déposées au domicile de son frère et le reste chacun se sert jusqu'au coup de grâce du beau-fils, donc les tchadiens sont en droit de savoir sur quoi Deby se base pour faire cette annonce et où est parti cet argent? La réponse est simple, Deby a dépensé une partie de ses ressources et il demande à ses « esclaves » de faire un effort supplémentaire en se privant du minimum vital déjà handicapé par la rareté de l'eau et de l'électricité afin qu'il continue à s'adonner aux petits plaisirs éphémères auxquels il est passé maitre, pendant que le quotidien des tchadiens est une succession des corvées sans fin. Quel cynisme ?
    Pour ce qui concerne les larbins qui s'agitent autour de Deby en menaçant les braves blogueurs pour connaitre jeunesse ARDACHI, nous les renvoyons auprès de leur chef qui connait les membres fondateurs de l'association ARDACHI qu'il a convoqué et à qui, il avait proféré des menaces suite au congrès constitutif de l'association en son temps. Pour ce qui est de jeunesse ARDACHI, elle ne pourra que contacter ou communiquer qu'avec ceux qui s'affichent clairement dans un combat contre le régime de Deby. Toutefois nous sommes disposés à travailler avec les jeunes Tchadiens de tous les bords pour coordonner nos efforts afin de précipiter le départ de Deby dont le compte à rebours a déjà commencé.
    Très souvent, quand Deby s'adresse aux Tchadiens du nord, il leur dit « Yorongar et les sara veulent prendre le pouvoir, faites attention » Yorongar lui sert de chiffon rouge qu'il agite pour obtenir indéfiniment le soutien des Tchadiens d'une partie du pays par le viol de l'ignorance. Nous lui répondons Yorongar va prendre le pouvoir et alors ? N'est-il pas Tchadien ? N'a-t-il pas autant le droit sinon plus que lui pour devenir chef de l'Etat ? Lui au moins saura respecter les Tchadiens dans leur ensemble en se comportant en homme d'Etat. La question qui se pose en ce moment à notre pays, n'est pas de chercher à savoir qui sera le successeur de Deby mais comment relever le défi de l'unité, de la récupération des biens de l'Etat pillés par ces prédateurs et ensuite la mise en place des vraies institutions de l'Etat, tant les ingrédients sont réunis pour une fin de Deby à la façon de son parrain d'hier Gadaffi. Nous sommes et serons « debout et à l'ouvrage ».

     

    Fait à N'Djamèna le 24 avril 2014
    Jeunesse ARDACHI

  • Filmé saluant l'épouse de l'ambassadeur des Etats Unis au Tchad tenant un verre à la main gauche, Colonel Hassan Hissein est assailli par une critique virulente de ses coreligionnaires. Le directeur du journal N'djamena Aldjadida qui avait relayé ces reproches, a été mis aux arrêts pour diffamation et dénonciation calomnieuse.


    Querelles de chapelles
    Pays d'obédiences soufis depuis des générations, le Tchad, à l'instar des autres pays d'Afrique à majorité musulmanes, n'a pas échappé à l'émergence des chapelles sunnites caractérisées par une activité de prédication intense allant jusqu'à qualifier les soufistes d'hérésiarques superstitieux. Les soufistes quant à eux, voient en ces arrivistes des apostats impénitents qui renient le prophète Mohammed (PSL). C'est dans ce climat de tension que Hassan Hissein débarque dans les bagages de Deby à un N'djaména un jour d'hivers 1990.

     

     

     

    La politisation de la religion
    Natif de Goz Beida comme le 1er Imam du Tchad, Imam Moussa Ibrahim, Hassan Hissein, élève du prédicateur soudanais Hassan Tourabi, aurait étudié à Khartoum dans les années 70 avant de rejoindre la rébellion du Frolinat. Emprisonné pour des raisons obscures par la rébellion, il retourna au Soudan pour fréquenter les milieux des frères musulmans jusqu'en 1990. Selon certaines indiscrétions, Imam Moussa Ibrahim aurait conseillé Hassan Hissein à Deby. Opportuniste et ambitieux, Hassan Hissein s'est allié aux soufistes pour assouvir ses prétentions sur le comité islamique du Tchad. Ainsi, par ce jeu stratégique, Hassan Hissein est aux commandes du comité islamique depuis l'arrivée de Deby au pouvoir. Un pacte implicite qui le lie à Deby et qui se résume à : Deby gouverne le pays et Hassan Hissein dirige les musulmans.


    L'affairisme de l'imam
    Il n'est un secret pour personne les concours financiers apportés par des instances en provenance de la péninsule arabique et sous le sceau de la charité. Ainsi chaque année des millions de dollars sont déversés sans aucun contrôle et gérés par Hassan Hissein et ses protecteurs. Des associations du Koweït, Arabie Saoudite, Qatar, Bahreïn, Emirat arabes unies, bref les gestes philanthropiques étaient soutenus et continuels. Les bienfaiteurs, après plus d'une décennie de financement, ont remarqué qu'entre les sommes versées et les œuvres réalisées la différence est celle entre terre et ciel. Subito, ils exigent qu'ils gèrent eux-mêmes leurs aides. Ce conflit qui était sous-jacent et qui n'est connu que de certains milieux proches de Deby, est mis sur la place publique par Deby lors de présentations des vœux du comité islamique à l'occasion de Tabaski 2013. S'adressant en arabe locale au comité islamique, Deby a dénoncé pêle-mêle l'argent qui vient de l'extérieur, qu'il a qualifié de poison, les associations non homologuées par le conseil islamique, etc.... . Il conclut en affirmant, textuellement que si «un membre de gouvernement n'obéit pas au comité islamique, il n'est plus son ministre».

     

    La connexion de Hassan Hissein et la CIA
    Même si ses détracteurs exagèrent un peu le rôle jouer par Hassan Hissein auprès de la CIA, l'imam avait demandé aux autorités américaines de neutraliser les activités prédicatrices d'un autre religieux, le Dr Mahamat Ahmat Haggar. Selon wikileaks Hassan avait signalé aux américains les sources de financement de Haggar et ses connexions avec des associations intégristes. Voir ci-dessous le câble de wikileaks.

    C O N F I D E N T I A L NDJAMENA 000149 SIPDIS SIPDIS DEPARTMENT FOR AF/C, EB/ESC/TFS, S/CT (NELSON) E.O. 12958: DECL: 02/15/2017 TAGS: KTFN, CD, PGOV, PREL SUBJECT: CHAD'S GRAND IMAM REQUESTS HELP TO INVESTIGATE TERRORISM FINANCING REF: NDJAMENA 00130 Classified By: PAO Arthur Bell for reasons 1.4 (B) and (D) 1. (C) Post calls attention to the following request from Chad's Grand Imam, Sheikh Hissein Hassan Abakar, conveyed in a February 7 meeting with the Ambassador (reftel). In the meeting, Abakar requested assistance from Post and the USG to investigate and interdict possible terrorist and extremist financing in Chad. The Grand Imam named a prominent Chadian Muslim leader, Dr. Ahmat Mahamat Haggar, as a primary conduit for funds from at least two individual Saudis -- Khaled al-Touwil and Saleh bin Omar Badahdouh -- and from the World Association of Muslim Youth (WAMY). In addition to WAMY, the Imam also named three organizations that have been attempting, for some time, to bring extremist Islamic ideologies and practices to Chad: 1) the Two Holy Mosques Foundation; 2) the "Mecca Mukarama" Foundation; and 3) the Islamic Forum. Dr. Haggar, who has served as president of the Chadian branch of Ansar Al-Sunna, operates an Arabic-language radio station and a newspaper, and is also active in promoting a network of Islamic schools and mosques in Chad, especially in N'Djamena and Moussoro (NOTE: Haggar is an ethnic Kreda from the Moussoro region. END NOTE), but also in the southern cities of Pala, Bongor, and Bebidja. Haggar is reported to operate a large Muslim student dormitory in N'Djamena called the 'Foyer des Etudiants.' 2. (C) Comment: Post notes that Government of Chad security and intelligence services are among the appropriate partners in investigating and interdicting terrorism financing, not a religious leader such as the Grand Imam. At the same time, Post judges the Imam's request to be well-informed and worth passing on. The Imam has long been a voice for moderation and religious tolerance in Chad and is a close contact of the Embassy, always ready to lend his strong support to Post's Muslim Outreach programs. WALL

     

    Qui est N'djamena Al-Djadida?
    C'est un journal paraissant en arabe et qui à l'instar de ce qui se passe dans le monde arabe de nos jours, a une ligne éditoriale sans concession. Animé par des intellectuels et traitant de tous les faits sociaux et politiques du Tchad, Al-Djadida s'est fait rapidement un lectorat dans le microcosme N'djaménois. Si son enthousiasme, son ardeur, voire sa fougue sont communes à toutes les éditions de la place, son style journalistique diffère du fait qu'Al –Djadida effectue aussi un travail d'investigation. Pour avoir parler des révélations wikileaks sur Hassan Hissein, le directeur d'Al-Djadida, Adoum Abdallah est en prison.

    Correspondance de la Gazette depuis Ridina à N'djamena

  • Selon les informations qui nous parviennent de l'extrême Nord tchadien, une patrouille de l'armée tchadienne s'est accrochée avec des orpailleurs au niveau de lieu-dit «Koury Bouggry». Un véhicule 4X4 de marque Toyota appartenant à l'armée tchadienne aurait fait un tonneau suite à une course poursuite avec un petit groupe d'orpailleurs. Un soldat tchadien aurait trouvé la mort et deux grièvement blessés et acheminés vers la garnison de Bardaï. Pour celui qui est décédé, le responsable de la patrouille, le Colonel Heri Khamis, aurait exigé une dia de 17,5 kg d'or à la population du dit-lieu (5 gr par personne pour 3500 personnes). La population a refusé de payer cette compensation. Les orpailleurs traqués se sont réfugiés dans les montagnes et les grottes et attendent les soldats de pieds fermes.
    La source nous signale aussi la présence massive des informateurs déguisés en orpailleurs, travaillant sous l'ordre du chef B2 de Bardaï (B2= renseignement militaire).


    Depuis plus d'une année, la découverte des gisements d'or dans le Nord a provoqué une ruée subite vers le Tibesti. Le gouvernement tchadien cherche aujourd'hui à centraliser l'exploitation de l'or, chose que la population refuse d'admettre et dénonce la volonté des autorités tchadiennes à vouloir confier l'exploitation de ces gisements à la famille du président.

     

    Correspondance de Timmy/Tibesti

  • A l'heure où l'ONU vote l'envoi de 12 000 hommes en Centrafrique, Annette Yoram Laokolé coordinatrice du Conseil National pour le Changement et la Démocratie du Tchad (CNCD) revient sur le retrait des troupes tchadiennes de la Misca et livre son regard sur le régime Déby.

    Œil d'Afrique : Comment expliquez-vous l'intensification des relations entre la France et le Président Deby, malgré son rôle pour le moins ambigu dans le conflit centrafricain ?

    Annette Laokolé : Nous avons à maintes reprises, attiré l'attention des autorités françaises sur le rôle néfaste d'Idriss Déby dans la crise en RCA. Il en est l'un des principaux instigateurs et l'associer à la résolution de ce conflit était une erreur d'appréciation monumentale. Devant les exactions récurrentes attribuées aux milices de Déby et leur impopularité dans la population centrafricaine et l'opinion internationale, les autorités françaises semblent enfin entendre raison et consentir à écarter le dictateur tchadien du dossier centrafricain. Le retrait de sa soldatesque de la MISCA en RCA, contrairement aux déclarations courroucées du gouvernement tchadien, est à notre avis, une injonction de la France, son principal soutien. De même il a cédé sur la question de l'envoi des troupes onusiennes en RCA après son entrevue à l'Elysée ainsi que de démissionner son poulain Michel Djotodia du pouvoir. Les relations sulfureuses que la France continue d'entretenir avec certains despotes en Afrique, ne sont pas de nature à l'honorer. Elles sont de plus en plus décriées par les africains mais aussi par une frange de plus en plus importante de citoyens français. Au moment où nous commémorons le 20ème anniversaire du génocide des Tutsis au Rwanda et où l'implication de la France dans cette horreur à travers son indéfectible soutien au régime génocidaire de Juvénal Habyarimana refait surface, la rupture avec cette tradition « gaullienne françafricaine » doit s'imposer comme un impératif à cette nouvelle classe politique française, plus jeune et plus moderne qu'incarne François Hollande.

    ODA : Dans l'édition du magazine « 54 Etats » de mars 2014, Mahamat Ali Nassour, secrétaire général adjoint du MPS (Parti du Président Idriss Déby), félicitait le régime d'avoir « chassé le dictateur sanguinaire Habré et rétabli la paix entre chrétiens et musulmans » au Tchad. Que vous inspirent ces déclarations ?

    A.L : M. Mahamat Ali Nassour, tente sans doute de faire table rase de la coresponsabilité d'Idriss Déby dans les innombrables crimes durant les huit ans de régime d'Hissène Habré et feint d'ignorer ceux perpétrés depuis son accession au pouvoir en 1990, porté par les services secrets français et soudanais. Le bilan du pouvoir MPS est un désastre à tout point de vue. C'est une dictature foncièrement clanique et prédatrice, qui ne recule devant aucun moyen pour réduire au silence les voix discordantes d'où qu'elles viennent indistinctement de toute considération confessionnelle ou régionale. Les membres du clan jouissent de tous les droits sur les autres citoyens du pays (M. Mahamat Ali Nassour lui-même est un membre influent de ce clan). Toutes les organisations internationales des droits de l'homme sont unanimes, ce régime se caractérise par les violations systématiques des droits fondamentaux des tchadiens, la liquidation physique d' opposants, de journalistes et de militants des droits de l'homme dont les plus emblématiques sont les assassinats de Me Behidi, président de la Ligue tchadienne des droits de l'homme en février 1992 et bien sûr le Prof. Ibni Oumar Mahamat Saleh, Secrétaire Général du Parti pour les Libertés et le Développement (PLD) et porte-parole de l'opposition en février 2008. Les tchadiens espèrent un jour, voir Idriss Déby, à l'instar de son ancien mentor H. Habré, traduit en justice pour répondre de ses crimes.

    ODA : D'après le Général Ali Nassour, l'action du gouvernement Déby, notamment à travers le plan de développement « Horizon 2025 », contribue au rayonnement du Tchad dans la sous-région. Les propositions de ce plan répondent-elles, selon vous, aux problèmes prioritaires des tchadiens ?

    A.L : L'ambition du régime Déby serait d'après ce plan de développement, de hisser le Tchad au rang des pays émergeants d'ici l'horizon 2025 et d'en faire la vitrine de l'Afrique. Avant de nous projeter dans cet horizon pour le moins virtuel, faisons un rapide bilan des 24 ans de règne de ce régime. Le Tchad est exportateur de pétrole depuis 2003. De 2004 à 2011, le budget de l'Etat est passé de moins de 300 milliards de francs CFA à plus de 1572,482 milliards de francs CFA. Pourtant, la grande majorité des tchadiens n'a accès ni à l'eau potable et encore moins à l'électricité. La malnutrition est la cause de 50% des décès des enfants de moins de cinq ans. Selon l'UNICEF, on compte 1 médecin pour 25990 habitants, 33% des enfants de 12 à 23 mois ne sont pas vaccinés contre les maladies infantiles. Le taux de malnutrition y est le plus élevé de toute la région du Sahel et est la première cause de mortalité infantile. Le classement mondial d'Oxfam sur la situation alimentaire dans le monde (basé sur des indicateurs d'abondance, de qualité, d'accessibilité financière et d'hygiène alimentaire) place le Tchad à la 125ème et dernière place des pays évalués. Il est au 163ème /177e rang des pays les plus corrompus au monde (Transparency International). L'espérance de vie est de 49 ans, le taux d'alphabétisation avoisine les 75% et le Tchad reste désespérément cloué aux derniers rangs des classements mondiaux du développement humain, 184e/187 Etats, ('NU 2012).

    Si en 24 ans d'exercice et malgré des ressources substantielles, ce pouvoir est de toute évidence incapable d'assurer un minimum vital à la population, comment imaginer qu'il fasse du Tchad un pays émergent d'ici 2025, soit dans à peu près dix ans ? Cela relève tout simplement de la désinvolture de ce gouvernement face aux problèmes et souffrances des tchadiens. On ne décrète pas le développement, c'est une construction rigoureuse et la réalisation d'une vision politique. Les tenants du régime en place ne possèdent ni le sérieux nécessaire et encore moins la conscience politique à cette tâche. Le Tchad entre leurs mains sera définitivement la vitrine de la désolation et de la honte.

    ODA : Avec un nombre important de partis politiques, l'opposition intérieure au Tchad semble désorganisée. Craignez-vous que les prochaines élections de 2016 soient une fois de plus l'occasion pour le MPS de conforter sa position au pouvoir ?

    A.L : Si le degré de démocratie dans un pays se mesurait au nombre des partis politiques, le Tchad serait une « Méga démocratie ». On n'y compte pas moins d'une centaine de partis politiques. En réalité la profusion des partis politique entre dans la stratégie de fraude mise en place par le pouvoir. Nombre de ces partis satellitaires sont créés de toute pièce par le régime et constituent la mouvance présidentielle. Le grand pari des véritables partis politiques de l'opposition est de former un réel front uni contre Idriss Déby. Malheureusement, les dissensions et incohérences nombreuses de l'opposition, doublées des manœuvres machiavéliques du pouvoir ne laissent aucun doute sur l'issue des prochaines élections. Souhaitons que dans un sursaut national, les tchadiens qui aspirent au changement se lèvent comme un seul homme et décident de mettre fin à leur calvaire.

     

    Propos recueillis par Marie Hélène SYLVA.

    SOURCE : LE SITE OEIL D'AFRIQUE

  • La situation que connait le Tchad, après plus deux décennies de gestion catastrophique du pouvoir MPS, interpelle tous les Tchadiens. La pire de chose est de rester indifférent au délitement de la société Tchadienne par des gens qui, au vu de leurs actions quotidiennes, nous font comprendre jour après jour, mois après mois, année après année, qu'ils n'ont pas envie de vivre dans ce pays après DEBY donc des citoyens de passage. Ce régime est comme le Titanic qui va tout droit sur l'iceberg sans avoir les moyens de s'en empêcher. Se sachant au précipice, Deby et ses proches s'en servent à volonté sur les deniers de l'Etat, pendant que le peuple Tchadien croupit dans une misère noire.
    La jeunesse ARDACHI, soucieuse du devenir de notre pays tente d'expliquer la genèse de cette méthode criminelle, autiste et méprisante importée d'amdjarass et mise en place par Deby et les siens depuis décembre 1990. Elle essaye aussi d'expliquer au passage la haine viscérale des Biliala envers les BOROGAT par des faits historiques illustrés par des écrits. Car certains actes gravissimes posés par Deby et qui touchent particulièrement la communauté BOROGAT et leur terroir ne sont pas connus de nos compatriotes, mais nous y reviendrons très prochainement dans un article consacré à cet effet.
    Traquée par l'administration coloniale pour fait de vol de bétails, viol et assassinat, une grande partie de la communauté Biliala-kouliala (ethnie de Deby) s'est retrouvée au soudan, précisément à KORNOY depuis plus de cinquante ans. Deby Itno père en faisait partie. Avec l'avènement du MPS, toutes les grandes villes du Tchad ont été prises d'assaut par des jeunes pillards qui ne sont autres que les enfants de ces voleurs refugiés au soudan. Des jeunes qui ne se sont jamais imaginés une vie en dehors de la trappe héritée de leurs parents et à laquelle ils sont condamnés, se sont retrouvés par miracle dans un pays où tout leur est permis. C'est ainsi que les bergers et les vendeurs d'eau se sont déversés dans l'Armée et les services de sécurité en qualité d'officiers supérieurs pour la plupart, afin de rester en harmonie avec leurs habitudes favorites qui sont, le rapt, le pillage, le gain facile au prix de crimes dont ils ne peuvent en aucune manière se départir. En lisant les écrits des administrateurs coloniaux et surtout des anciens magistrats (Claude Durant), anthropologue (Jean Chapelle), ethnologue (Marie-José Tubiana), on peut aisément s'en rendre compte. Loin de nous l'idée d'en faire porter la responsabilité des dérives dictatoriales de Deby à toute une communauté, mais nous ne pouvons rester impassible face à l'injustice criarde, au piétinement de nos mœurs, à la création d'une oligarchie ou la composition d'un happy few par la progéniture de Deby.
    La communauté BOROGAT est autant victime que la communauté Hadjarai, Sara, Zakawa d'Iriba, Gambaye, Boudouma, Ouaddai, Moundang, Arabe, Gorane, Bilala, bref l'ensemble des communautés que compte le Tchad à part celle de Deby. L'impasse dans laquelle ce régime a mené notre pays exige de nous tous une prise de conscience afin de créer un sursaut national qui débarrassera définitivement le Tchad de toute cette paillasse au pouvoir.
    La jeunesse ARDACHI demande à toutes les filles et à tous les fils du Tchad (les enfants de Kyabé, les enfants de Koundjar, les enfants de Kalait, les enfants de Mataya, les enfants de Léré, les enfants de Massenya, les enfants de Moussoro, les enfants de Ouara, les enfants de Yebibou, les enfants d'Iriba, les enfants de Badila, les enfants d'Aboudeya, les enfants de Sila, en un mot tous enfants du Tchad), quelque soient leurs religions, leurs régions ou leurs sensibilités politiques à être prêts pour relever le défi de la libération de notre cher pays. Cette jeunesse est organisée pour être au rendez-vous du changement désormais irréversible, qui permettra à ce beau et riche pays de poser les bases véritables d'un Etat de droit, démocratique, stable, respectant les droits de l'Homme, afin de se consacrer à son développement économique et social. Nous rappelons que toutes les grandes nations ont été fondées dans la douleur. Tant que nous ne ferons pas de sacrifices, nous continuerons à vivre dans la servitude et l'humiliation auxquelles Deby nous a habituées.
    A tous les jeunes Tchadiens, Le défi est lancé.

     

    Fait à N'djamèna, le 04 Avril 2014
    JEUNESSE ARDACHI

  • Notre pays le Tchad, et plus particulièrement la capitale N'Djamena, est devenu le terrain de brigands de tous genres. Agressions corporelles, vols de voitures et de motos, cambriolages, braquages divers avec parfois mort d'homme : un bilan bien sombre !
    Les habitants de la capitale vivent avec la peur dans le ventre et se cachent dans leurs maisons. Des gangs organisés qui opèrent avec une assurance déconcertante. Une situation qui a fini par amener la population à adopter de nouveaux réflexes dans l'espoir de se protéger.

    Faisant mine d'être conscient de cette escalade, le gouvernement avait fait avait fait du combat contre l'insécurité une de ses priorités, mais la réalité le rattrape, et son discours est condamné à bégayer.

    Malgré toutes ses proclamations solennelles et martiales, la population constate, sur la durée, une dégradation constante de la situation et un véritable abandon du service public de la sécurité.

    De plus, en dépit de tous les efforts déployés par tous les ministres de l'Intérieur qui se sont succédé à la tête de ce département de la sécurité, le résultat est pitoyable et inquiétant.
    Le chef de département de la sécurité actuel, vient ainsi de confirmer des cas d'agressions suivies parfois de morts dont la population est souvent victime dans la capitale. Les auteurs de ces forfaits n'épargnent personne. Même des personnalités pourvues d'un mandat public et donc bénéficiant d'une garde armée ont subi l'horreur de ces attaques. Le cas le plus récent (en date du samedi 29 mars), ce sont ces commerçants qui sont tombés dans la souricière de ces hommes armés, et qui sont en fuite. Les services de sécurité, avec des moyens obsolètes arrivent parfois à leur mettre la main dessus ; cependant la plupart de ces criminels, parfois connus, continuent leur cavale, assurés de ne jamais être inquiétés.

    L'heure est grave très grave même, notre pays semble plonger dans une insécurité globale, sans que le gouvernement n'en prenne tout à fait conscience. L'insécurité globale, dans laquelle s'engouffre notre pays traduit l'absence notoire d'autorités étatiques conscientes de leurs responsabilités et de la gravité de la situation. Sans crier gare, avec le régime en place depuis 1990, on peut noter sans conteste une dégradation inquiétante de l'autorité dans le plein sens du terme ou mieux, une absence quasi-totale. Le pays s'achemine lentement, mais sûrement vers une insécurité totale sur l'ensemble du territoire national. Ce qui n'augure naturellement pas les prémices d'une paix sociale tant souhaitée par notre peuple, pour s'atteler à ses tâches urgentes de développement économique et social, venues à maturité.

    Ainsi, en dehors des conditions de vie intenables et insupportables qui nous sont imposées par le régime, il s'y ajoute que la sécurité des paisibles citoyens qui est en ce moment mise à rude épreuve, par le développement de plusieurs foyers d'insécurité à travers le pays. Et malheureusement, le gouvernement de Kalzeubet PAHIMI Deubet, à l'instar de tous les gouvernements qui l'ont précédé, semble incapable d'endiguer ou d'apporter la moindre solution contre ces foyers, en leurs opposant des forces publiques de sécurité à la dimension du danger qu'ils font planer sur tout le peuple et ses paisibles populations.
    Pour nous, demain, nous allons encore assister à une nouvelle mise en scène de ce régime, comme d'habitude. Il présentera des pauvres innocents et les faire passer comme des boucs émissaires à la place des véritables criminels que le ministre de la sécurité connait parfaitement.

    Pourquoi le gouvernement ne prend-il pas des mesures draconiennes à l'encontre de ces gangs qui terrorisent la population ? Certains malfaiteurs détiennent des armes à feu et se livrent aux braquages en pleine capitale Ndjamena et que le régime souhaite en faire une vitrine de l'Afrique ? Nous doutons qu'il arrive à son projet, parce que ces hors-la-loi sont généralement proches du pouvoir et ce dernier craint pour sa survie de s'attaquer à leurs intérêts. Et comme le dit un proverbe en arabe tchadien : « l'eau chaude n'est pas un lieu d'amusement du crapaud » (« Almi hami ma liib kakko ») ! Curieusement, on remarque que le village inconnu d'Am-Djarass, transformé en ville dotées d'infrastructures spectaculaires et injustifiées, bénéficie de tous les soins en matière de sécurité. Sans doute que c'est elle, Am-Djarass, qui est appelée à devenir la fameuse « vitrine de l'Afrique » ?

    En conclusion, l'Etat n'assume pas du tout sa charge régalienne concernant la sécurité publique des populations tchadiennes. Ce qui justifie la présence de nombreuses sociétés de gardiennage et de sécurité privée dans le pays au service des nantis, et argent que paye le contribuable tchadien pour sa sécurité finit dans les poches d'individus, plutôt que de profiter au pays.

     

    Abdelmanane Khatab

  • La lutte politique contre l'oligarchie puante d'Idriss Deby se poursuivra jusqu'à la fin du règne de l'arbitraire, du gangstérisme de l'Etat et la délinquance, la restauration de la liberté, de la justice et de la paix véritable et durable au Tchad.
    Aucun patriote, réellement engagé dans ce combat noble ne se rendra au régime oligarchique de Ndjamena, vendre son âme ou se compromettre avec un pouvoir déjà en déliquescence par ses propres incohérences.
    Les détracteurs invétérés et impénitents de l'UFPD ou UFDD et son Président continueront leurs mensonges et leurs dénigrements contre les patriotes engagés dans ce combat contre l'injustice au Tchad mais ils ne pourront pas changer le cours de l'histoire ; la justice triomphera.
    Les compatriotes opposants, victimes de leur propre sentiment d'impuissance face à la force répressive du système oligarchique qui cherchent aujourd'hui à vendre leur âme regretteront comme d'autres avant eux.
    L'UFPD, puis l'UFDD, avait dès les premières heures de la lutte affirmé, outre leurs objectifs politiques, que les retrouvailles de tous les tchadiens, une réconciliation nationale sans exclusif, seront un passage obligé pour une paix véritable et durable au Tchad, quelle que sera l'issue du combat en cours, l'exemple sud-africain « Vérité et Réconciliation » pouvant servir de leçon utile.
    Des individus vils, sans idéal noble, détracteurs invétérés et impénitents connus de l'UFPD ou de l'UFDD et de son Président font circuler ces derniers jours au Soudan et en France que des Goranes de l'oligarchie puante auraient proposé à Mahamat Nouri de se rendre à Idriss Deby, vendre son âme comme d'autres avant lui. Il s'agit ici bien d'une de leurs diffamations pour démobiliser les militants de l'UFDD et de l'ANCD. La vérité est qu'aucun des Goranes de l'oligarchie nommément indiqués n'osera demander à Mahamat Nouri de faire une telle trahison. Ces derniers savent que le problème tchadien est national et non Gorane.
    Aussi les Tchadiens savent que l'oligarchie puante depuis son avènement s'appuie sur les divisions de Tchadiens pour perpétuer son règne dévastateur, que ces divisions, le sentiment d'impuissance et le fatalisme constituent aujourd'hui la force principale de l'oligarchie puante, sanguinaire et prédatrice.
    Idriss Deby et sa bande de prédateur sans état d'âme ne voudront pas d'une réconciliation nationale, avec pour exemple « Vérité et Réconciliation », parce qu'ils ont commis trop de crimes contre l'humanité et pillé systématiquement les richesses nationales pendant près d'un quart de siècle. Ses marabouts charlatans et ses autres fétichistes avaient dit à Idriss Deby, au lendemain de sa victoire d'Am-dam le 7 Mai 2 009, « qu'il mourra au pouvoir d'une maladie ».
    Et le satrape tchadien est très superstitieux, croit à ses charlatans.


    Le 30 Mars 2 014.
    Mahamat Hassaballah
    combattant de l'ANCD.

  • Le mouvement patriotique du salut (MPS) et sa cohorte des zakawa soudanais avec à sa tête Idriss Deby Itno est arrivé au pouvoir depuis 1990. L'histoire du Tchad ne commence pas à cette date. Elle ne peut être travestie par des gens qui n'ont jamais connu ce pays et ses habitants encore moins par ceux qui, en mal de reconnaissance essaient de véhiculer un message tronqué et souvent ridicule pour masquer leur passé peu glorieux. La communauté BOROGAT, à l'instar de beaucoup des communautés tchadiennes, a particulièrement subi des coups de toutes sortes, répétés sans cesse visant uniquement à l'affaiblir, mais sa fierté et sa dignité résistent et résisteront à tout et pour toujours. En effet la communauté BOROGAT, de par son histoire et sa situation géographique, est fière d'appartenir au groupe BERI et en même temps au groupe GORANE parce qu'elle est une communauté composée de dignes nomades issus de plusieurs ethnies venues de divers horizons, peupler l'Ennedi qui est une région charnière entre le nord-est et nord-ouest du Tchad. Avant l'arrivée du colonisateur, quatre grandes tribus BOROGAT quittaient l'Ennedi avec des caravanes chargées du natron pour nouer des alliances avec le sultan du Ouaddaï. Ce dernier leur chargeait en retour du mil et ainsi les échanges continuèrent jusqu'à l'arrivée du colon qui créa le canton BOROGAT avec FADA son fief historique comme chef lieu. En ce temps on ne parlait non seulement pas de canton BILIA parce qu'il n'existait pas, mais personne ne connaissait ce qu'on appelle BILIALA. Les GORANE en général et les BOROGAT en particulier commerçaient et avaient des contacts avec le sultan de DAR-ZAKAWA et ses administrés. Ceux là, sont des vrais ZAKAWA, comme disait l'autre. On doit rappeler à titre d'illustration le livre du docteur Bichara Idriss Haggar dont le titre est : Tchad (témoignage et combat d'un exilé) qui disait ceci « les BILIALA sont des gens caractérisés par un esprit d'anarchie ...isolés dans une sorte de no man's land, sans contact avec les populations avoisinantes, ayant pour activités favorites : la razzia » l'auteur continue et cite cette fois-ci Claude Durant qui dit « ils tiraient gloire des vols commis au détriment d'étrangers » tout est dit, quant on scrute la gestion au quotidien des biens, des personnes et des capitaux par Deby et les siens, on se rend compte qu'il y a dans la manière d'agir, une suite logique, pathologique et même comportementale de ce qu'ils sont réellement. Ceci est révélateur de la gestion chaotique de l'Etat Tchadien, comme des habitus on passe souvent aux actes. Natif du B.E.T, il serait indigne pour nous d'évoquer ici le pédigrée d'un certain Idriss Deby Itno ou même son évolution de Amdjarass à Faya en passant par Fada et tout le reste, les historiens Tchadiens s'en chargeront parce que ce monsieur est devenu président de la république du Tchad. Pour ceux des tchadiens qui connaissent l'histoire de Deby avec les BOROGAT, les problèmes de cette communauté n'ont pas commencé avec la mort du frère de Allafouza Loni. Un an après son arrivée au pouvoir Deby disait à son entourage restreint que « les BOROGAT m'ont fait souffrir dans ma vie antérieure, c'est l'occasion de leur montrer de quoi, je suis capable » confidence du Général Mahamat Saleh Brahim, qui jubilait ainsi pour montrer sa satisfaction pour le fait que lui aussi avait souffert et qu'il est temps de se venger contre l'ethnie BOROGAT, c'est ce qui explique le chômage quasi-général de l'ensemble des cadres civils et militaires. Toute cette guerre à cette communauté ne l'empêche pas, toute honte bue, de faire appel aux officiers BOROGAT chaque fois qu'il est en difficulté, en employant souvent sa consanguinité (gourkoulla, archida, mahamia) pour convaincre les militaires. Il en est ainsi de combat avec le MDD, de l'affront des Zakawa en 1992, de la guerre avec le MDJT et enfin avec la rébellion de l'Est du Tchad. Cette remarque succincte est faite, suite aux interrogations suscitées par la libération des assassins du frère de Allafouza Loni et la réaction du président quand ses proches lui ont rapporté que le gendarme tué est un BOROGAT. Au-delà de ce petit rappel et surtout de la nature réelle de ces vandales qui sont au pouvoir, que vaut la vie d'un sous-officier de gendarmerie fut-il en faction, tué par un bandit par rapport aux 24 ans de pillage, de tuerie, de viol et de gangstérisme d'un Etat sur son peuple avec la bénédiction d'une communauté internationale passive sinon complice? La question est posée.

     

    Fait à N'djamèna le 27 mars 2014
    Jeunesse ARDACHI

  • Une véritable bombe que vient de lâcher la députée PDS (opposition sénégalaise), Fatou Thiam, sur une possible compromission de l’actuel premier ministre, Aminata Touré, de détournement et corruption sur l’affaire Habré.

    Il faut se rappeler que Mimi Touré était garde des sceaux au moment de la visite de Padaré au Sénégal pour signer un accord de coopération judiciaire. Idriss Deby avait alors débloqué plusieurs milliards de francs pour l’occasion. La députée de l’opposition sénégalaise se pose la question sur la destination réelle de cet argent. Lors d’une émission de télévision, elle n’a pas hésité à lancer : « C’est Aminata Touré qui devait être à la place d’Aida Diongue. Nous lui demandons de clarifier l’argent qu’elle a reçu d’Idriss Déby. Elle a déclaré avoir encaissé des milliards de FCFA dans le cadre du procès Habré. On ne sait pas où est cet argent »

    Padaré l’acolyte de Dame Touré dans cette affaire, a connu d’infortunes diverses, et est incarcéré à Amsinéné quartier de haute sécurité. 

     

    LA REDACTION

  •  L’affaire Karim WADE soulève de graves inquiétudes sur la légalité et l’impartialité de la Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite (CREI). Pis, le Conseil Constitutionnel sénégalais vient de valider la loi sur la CREI, qui fait peser une présomption de culpabilité sur les personnes mises en cause. Cette violation du droit international ne traduit-elle pas un caractère politique pour cette juridiction spéciale?

     L’injustice d’une justice fondée sur une présomption de culpabilité.

    Par sa décision du 05 mars 2014 le Conseil Constitutionnel a déclaré conforme à la constitution les lois réprimant l’enrichissement illicite et organisant la CREI. S’il est plausible que les droits de la défense n’emportent pas un droit de faire recours contre tous les actes de la procédure pénale (garde à vue, perquisition, inculpation, etc.), il est alarmant de constater que le Conseil Constitutionnel valide la présomption de culpabilité qui caractérise la CREI. Pour les sages, à partir du moment où la présomption de culpabilité souffre la preuve contraire, elle est légale. Cela rappelle le système inquisitoire : vous êtes coupable jusqu’à ce que vous prouviez que vous ne l’êtes pas. Il est inadmissible que le Conseil Constitutionnel tolère que le législateur puisse violer, même exceptionnellement, les textes internationaux qui font partie du droit sénégalais. Cela revient à autoriser le législateur à violer la Constitution, qui consacre la primauté du droit international sur le droit interne. Sauf à se contredire, la Cour suprême ne devrait pas suivre cet avis surréaliste dans le fond de l’affaire. Elle est en droit, en tant que juge de l’application de la loi, de veiller à l’application des normes de droit international  sans demander la permission du juge Constitutionnel : le juge judiciaire est compétent pour appliquer le droit international conventionnel à la place de la loi interne. L’applicabilité et l’invocabilité directe du droit international et africain par les prévenus s’imposent au juge constitutionnel. Il ne peut y déroger sans violer lui-même la constitution. Les personnes poursuivies par la CREI devraient soulever le grief tiré de l’incompétence négative du législateur, qui accorde trop de pouvoir à l’Etat, lui permettant d’influencer le fonctionnement  de cette juridiction par la voie réglementaire.

    La CREI, une juridiction spéciale en sommeil depuis 1983, ressuscitée en 2012, susceptible d’être incinérée à partir de 2014 pour renaître de ses cendres en mode CRIEF.  

    En tant que juridiction ad hoc, la CREI (Qui pourrait devenir la CRIEF : Cour de Répression des Infractions Economiques et Financières) a été ressuscitée après un long sommeil.  Le fait que l’exécutif puisse appuyer sur un bouton ON/OFF pour réactiver ou réinventer à sa guise un organe de répression ; le rôle important et l’influence que peut avoir en amont le ministre de la justice, ne remettent-ils pas en cause l’indépendance de la CREI ? Les juridictions spéciales égratignent régulièrement l’impartialité de la justice. Leur normativité exceptionnelle les éloigne de la normalité judiciaire. Les soubresauts dans  l’affaire Karim WADE en témoignent. Pourquoi soumettre une affaire pénale à une juridiction spéciale, alors que les dispositifs juridiques et judiciaires qui  existent déjà permettent d’appréhender les faits criminels poursuivis ?  Il existe déjà dans le droit pénal des incriminations permettant de sanctionner ceux qui s’enrichissent illégalement.  Il est en ainsi  du vol, du recel, de l’abus de confiance, de la corruption, de l’escroquerie, du faux et de l’usage de faux, de la corruption, du trafic d’influence, de l’abus de bien sociaux, du blanchiment de capitaux, de la fraude fiscale, etc. Les juges sont bien  rodés dans la répression des ces infractions, et n’ont pas  besoin d’une juridiction spéciale pour bien faire leur travail.  Si vous êtes dirigeant ou agent d’un organisme public, d’une société privée subventionnée par l’Etat ou chargée d’exécuter une mission de service public,  d’un organisme à but non lucratif reconnu d’utilité publique, vous êtes coupable si, après mise en demeure, vous ne pouvez pas prouver la licéité des ressources qui vous permettent  d’avoir un patrimoine ou de mener un certain train de vie. Cette méthode de traque des délinquants financiers peut être facilement détournée à des fins politiques. Elle n’est pas conforme au droit international.

    La CREI, une juridiction illégale au regard du droit international.

    L’actuelle définition du délit d’enrichissement illicite est un fourre-tout dangereux, qui piétine éperdument la présomption d’innocence. En cela, la loi sur la CREI viole les articles 6 et 7 de la charte africaine des droits de l’homme qui consacrent cette présomption d'innocence et garantissent le droit à un procès juste et équitable. Le droit communautaire africain constitue un nouvel ordre juridique qui s’impose au Conseil constitutionnel. Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et son premier protocole additionnel ont été ratifiés par le  Sénégal depuis 1978, et font partie de son corpus législatif. Non seulement les personnes poursuivies par la CREI peuvent invoquer directement leurs dispositions devant les juridictions sénégalaises,  mais encore elles peuvent s’y appuyer pour dénoncer l’illégalité de la CREI devant les instances onusiennes. En effet, conformément au Pacte, quand Karim WADE et Cie auront épuisé toutes les voies de recours internes  pour contester la légalité de la CREI,  ils pourront  directement porter plainte devant  le Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies pour dénoncer la violation  de leurs droits fondamentaux. Ils pourront brandir l’article 9 du Pacte, dans la mesure où toute détention ordonnée par une juridiction illégale, au regard du droit fondamental, est arbitraire ; de même que l’article 14 du Pacte et l’article 11 de la déclaration universelle des droits de l’homme  de 1948 qui sacralisent la présomption d’innocence et les garanties nécessaires à la défense.  La contestation portant sur la violation d’un traité est recevable devant le Conseil constitutionnel, au même titre que la violation de la Constitution. Et s’il y a non-conformité entre une norme internationale et une norme constitutionnelle, cette dernière doit être écartée. Cette démarche, et la saisine du Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies, sont deux cartouches que Karim WADE et consorts pourront dégainer pour faire tomber la CREI sur le champ de la bataille internationale.

    S’il ne fait aucun doute que Karim WADE doit répondre des accusations de malversations financières portées contre lui, on peut légitimement se demander si le choix de la CREI pour connaître de l’affaire répond à des impératifs strictement judiciaires. Est-ce une affaire judiciaire mêlée de velléités politiques comme le prétendent des soutiens de Karim WADE ?  Est-ce une manipulation politicienne visant à écarter un adversaire gênant ou à se venger des écarts du régime de WADE ? L’avenir proche nous le dira.

    Aliou TALL 
    Président du RADUCC (Réseau Africain de Défense des Usagers, des Consommateurs et du Citoyen) 
    Email : raducc@hotmail.fr

  • Depuis les évènements de la Centrafrique et l’élection domicile au Cameroun par Bozizé, les relations tchado-camerounaises ne sont pas au beau fixe. Idriss Deby ne voit pas d’un bon œil la présence de l’ex homme fort de Bangui à Yaoundé. Il faut signaler aussi que Douala est, aujourd’hui, le seul port de transport des marchandises vers le Tchad depuis que l’Est nigérian est déstabilisé par Boko Haram. Et comme les autorités camerounaises n’ont pas prêté une oreille attentive aux sollicitations de Deby de voir Bozizé partir, il serait à la recherche d’un autre point d’accès à la mer.

    Selon nos correspondants dans le gouvernorat de la mer rouge, Est du Soudan, Idriss Deby a effectué une visite de 48 heures dans la région en compagnie du soudanais Oumar Béchir. Selon nos sources, la visite était essentiellement consacrée aux installations portuaires, aux voies de communications et aux infrastructures de transport des biens.

    Oumar Béchir a montré à son homologue lors de cette visite la capacité des installations maritimes soudanaises à accueillir les trafics commerciaux tchadiens.

    Les deux présidents ont tenu lors de la visite des discussions officielles, portées sur les relations bilatérales et les moyens de les améliorer en mettant l'accent sur ​​l'importance du développement des relations commerciales entre Khartoum et N'Djamena, et comment tirer parti des ports maritimes de la mer Rouge pour faciliter le trafic commercial.

    Il faut rappeler que le pétrole tchadien aussi transite par Kiribi non loin de Douala.

     

    De notre Correspondant à Sawakine, Est Soudan, Al Hadandawi.

  • La 3ème édition du festival « CINÉ AFRIQUA 86 », promu par le Conseil Général de la Vienne, se tiendra en France du 12 au 16 mars 2014. Le RADUCC (Réseau Africain de Défense des Usagers, des Consommateurs et du Citoyen) participe au Festival et animera des débats après la projection de longs métrages tels que PARIS MON PARADIS de la burkinabé Eléonore YAMÉOGO, marraine du festival, ou LA PIROGUE du sénégalais Moussa TOURÉ.

    Une initiative salutaire pour l’internationalisation de la culture et du Cinéma africains

    Ce festival apporte une démarche originale et interactive, dans la mesure où il chine des films africains de qualité pour les faire connaître au grand public ; et qu’il allie projections et débats sur les problématiques africaines. Il promeut les échanges entre différents acteurs du cinéma africain, le public français et africain ; et des spécialistes des questions auxquelles l’Afrique est confrontée. Pour cette troisième édition, 18 pays africains sont à l’honneur avec 24 films, dont plusieurs ont été primés au FESPACO 2013 et à d’autres festivalsen Europe et en Amérique du Nord. Les films choisis ont la commune particularité de mettre l’accent sur une description réaliste de l’Afrique; de ses habitants et de sa diaspora. Approche qui fait ressortir d’épineuses questions de société.  La qualité des films projetés et les débats qui suivent permettent au cinéma africain de laisser une empreinte indélébile dans l’hexagone et en Europe.

    L’immigration au cœur du festival

    La réalisatrice burkinabé Eléonore YAMÉOGO, marraine du festival et auteur du film PARIS MON PARADIS, donne une nouvelle impulsion au 7ème art africain par sa vision réaliste et immersive. Elle a été récompensée au FESPACO, en France et au festival Vues d’Afrique de Montréal. Son film PARIS MON PARADIS décrit sans tabou la réalité souvent amère des africains à Paris, déçus du rêve de l’eldorado européen. Elle fait une profonde immersion dans le quotidien d’immigrés pour qui les portes du « paradis » parisien ne sont pas ouvertes. Loin de la réussite rapide et facile espérée, ils sont contraints de nourrir le mythe, en veillant à ce que la société d’origine ne découvre pas la galère à laquelle ils sont confrontés en Europe. Alors, ils doivent faire toutes les débrouilles pour continuer à envoyer de l’argent aux proches et à préparer un retour princier, une apparence provoquée pour dissimuler la réalité.

    A travers son film LA PIROGUE, Moussa TOURÉ décrit avec objectivité l’aventure périlleuse de jeunes africains qui empruntent des embarcations non adaptées pour rejoindre clandestinement les portes de l’Europe par les Îles Canaries en Espagne. Depuis un village de pêcheurs de Dakar, des jeunes risquent leurs vies en prenant la route de l’exil par une pirogue de pêche.

    Moments forts des projections suivies de débats sur les questions migratoires

    -          Cérémonie d'ouverture au Futuroscope de Poitiers, le mercredi 12 mars 2014 à 18h30 : Projection du film PARIS MON PARADIS d’Eléonore YAMÉOGO, suivi d’un débat animé par la réalisatrice et Aliou TALL, président du RADUCC.

    -          Le jeudi 13 mars  à l’Université de Poitiers (Maison De l'Étudiant) :

    • 14h :PARIS MON PARADIS, suivi d’un débat avec la réalisatrice Eléonore YAMÉOGO  et Aliou TALL, président du RADUCC.
    • 21h : LA PIROGUE, suivi d’un débat avec le réalisateur Moussa TOURÉ, Eléonore YAMÉOGO et Aliou TALL président du RADUCC.

    D’autres films africains seront projetés dans plusieurs villes de France : Le secret de l’enfant fourmi (Bénin),  Nuit de noces (Togo), Dialemi (Gabon), Por aqui tudo bem (Angola), Kinshasa kids (Congo), Malagasy Mankany (Madagascar), Virgem Margarida (Mozambique), Aya de Yopougon (Côte d’Ivoire), Et si l’on s’unissait (Guinée), Woodstock in Timbuktu (Mali), Les souliers de l’Aïd (Tunisie), etc.

    Le RADUCC encourage cette initiative du Conseil Général de la Vienne,  et invite les gouvernements africains à suivre le pas pour offrir aux créateurs cinématographiques africains des fenêtres d’expression et de visibilité internationales. Le dynamisme et la diffusion de la culture africaine peuvent jouer un rôle important dans le redressement économique de notre continent.

    Aliou TALL,

    Président du RADUCC

    (Réseau Africain de Défense des Usagers, des Consommateurs et du Citoyen)

    Email : raducc@hotmail.fr

  • L'acharnement d'Idriss Deby contre son ex ministre de la justice dépasse l'entendement. Passer sous silence le traitement juridiquement attentatoire et moralement odieux que subit Padaré ces derniers temps est inadmissible, même si ce dernier, au sommet de son éphémère gloire, n'a pas hésité à exercer une répression inouïe contre des journalistes et des députés.

     

    L'arrestation de Padaré est inconstitutionnelle
    La Constitution taillée sur mesure pour le potentat de N'djamena stipule dans son article 174 paragraphe1 : « La Haute Cour de Justice est compétente pour juger le Président de la République et les membres du Gouvernement ainsi que leurs complices en cas de haute trahison ». Dans un second paragraphe, la constituante (c'était la conférence nationale) précise ce que la haute trahison : «Constitue un crime de haute trahison, tout acte portant atteinte à la forme républicaine, à l'unicité et à la laïcité de l'Etat, à la souveraineté, à l'indépendance et à l'intégrité du territoire national». Il faut aller au 3ème paragraphe pour les textes mettant à nu les poursuites contre Padaré. Le paragraphe3 énonce : «Sont assimilés à la haute trahison, les violations graves et caractérisées des droits de l'homme, le détournement des fonds publics, la corruption, la concussion, le trafic de drogues et l'introduction des déchets toxiques ou dangereux, en vue de leur transit, dépôt ou stockage sur le territoire national». Tout est dit, le cas Padaré est du ressort de la Haute Cour.

    Il faut rappeler que la Haute Cour est composée de:

    • dix (10) députés ;
    • deux (2) membres du Conseil Constitutionnel ;
    • trois (3) membres de la Cour Suprême.

    Les membres de la Haute Cour de Justice sont élus par leurs pairs respectifs

    On est tenté de se demander si le procureur n'est pas entrain de règler ses comptes avec Padaré. Mais selon certaines personnes très introduites au palais rose, rien que le fait d'avoir renommé ce procureur à cette place au moment où Padaré est compromis sur l'affaire Bachir, fait de Deby, de facto, le principal commanditaire.
    Selon les informations qui nous parviennent d'Am Sinéné, Padaré est souffrant, sérieusement atteint. Il aurait laissé entendre qu'on ne lui connait aucun antécédent sanitaire et ne souffre d'aucun trouble psychique (aucune intention de suicide).
    Face à l'arbitraire organisé à l'aide des institutions de la République, la situation sécuritaire est plus que critique.

     

    Résurgence de l'insécurité au Tchad
    La recrudescence de l'insécurité au Tchad ce dernier temps a atteint son paroxysme avec l'assassinat du praticien de la médecine douce, Dr Néhémie Mbaiatelbeye, pour voler sa moto. Cette situation rappelle à certain d'entre nous, le Tchad des années 1988-89. Pour déstabiliser le régime de l'époque, on a commencé par braquer, de nuit, les motards, cambrioler les paisibles citoyens, pour instaurer une situation de panique généralisée. Si certains voient les mains de quelques mécontents encagoulés tapis dans l'ombre manigançant et complotant contre Deby, d'aucuns imputent cette situation au despote lui-même qui, cherchant à étouffer tout désir de changement sous cette véritable chape de plomb, rétablit la situation par la suite et se comportera en héros incontournable. Comment expliquer la nomination d'une personne suspectée de collusion avec les coupeurs de routes à la tête de la police?

     

    Ahmat Youssouf

  • Adopté en Conseil des Ministres en sa séance du 2 octobre 2003, le code régissant le marché public tchadien fixe, en son article 1er paragraphe 1, non seulement ses champs de compétences mais aussi détermine, explicitement, sa faculté de lutter contre les malversations, de prévenir les fraudes, voire de conciliation en cas de litige. Au quotidien, les réalités sont toutes autres. Pour bien cerner le degré de corruptions et de détournements qui s'y opèrent, il faut voir le processus de lancement des appels d'offres organisé par les Commissions d'Ouverture et de Jugement des Offres (COJO), d'un coté, et l'Organe Chargé du Marché Public de l'autre, pour bien circonscrire les différents aspects de subornations. Nous allons nous épargner l'amont du processus allant de la constatation du besoin jusqu'au montage du marché, même si, parfois, on crée des besoins fictifs pour organiser et gagner des marchés souvent non exécutés. Nous devons aussi vous préciser que nous ne traitons que les appels d'offres non restrictifs, laissant les marchés techniquement sélectifs (faisant appel à des compétences particulières).

     

    Les Commissions d'Ouverture et de Jugement des Offres (COJO)
    Il est crée dans chaque ministère une COJO qui procède publiquement aux ouvertures des plis d'offres des soumissionnaires. A ce niveau, la démarche est purement administrative et consiste à vérifier la conformité des dossiers d'offres. A part le SG du ministère concerné par le marché (autorité contractante) président la séance, il peut y avoir aussi les représentants du SGG (OCMP), ministère des finances, etc., bref tous ceux qui sont concerné par ce marché (parfois des bailleurs quand c'est eux qui financent). Le code du marché énonce clairement que «Lors de cette séance le nom de chaque candidat, le montant de chaque offre et le cas échéant des rabais proposés sont lus à haute voix». A cette phase, disons de «salamalec», où, même si certains faisaient correctement leur travail, d'autres notaient précieusement dans leurs carnets les coordonnées des soumissionnaires. Et du coté des soumissionnaires également on repère pour rendre des visites nocturnes à domicile. Après cette séance, copies des plis des soumissionnaires repartis, le véritable travail d'attribution, appelée phase technique, commence. Les dossiers sont traités par une sous commission de la COJO, appelée la Sous Commission Technique d'Evaluation.

     

    Sous Commission Technique d'Evaluation (SCTE): la machine à gaz
    Elle détermine dans un premier temps l'éligibilité non seulement de l'offre, mais aussi du soumissionnaire afin d'écarter les indélicats (ceux qui n'ont pas honoré un engagement par exemple). De dires de certains, on n'a jamais écarté un soumissionnaire pourtant ce n'est pas par manque d'indélicats véreux. Cette étape franchie, l'analyse s'oriente vers les aspects techniques (conformité de l'offre technique du soumissionnaire avec le dossier de l'autorité contractante), et l'aspect administratif (la situation financière, fiscale et administrative).
    Analyses Téchniques : Il s'agit de voir si les travaux ou prestations proposés par les soumissionnaires sont conforment avec les attentes de l'autorité contractante. S'il s'agit des travaux publics, une liste détaillée des matériaux concourant à la réalisation des travaux, exprimés en quantité et valeur, doit être jointe au dossier. La SCTE doit analyser poste par poste, et si nécessaire corriger les erreurs afin de donner la vraie valeur de l'offre. S'il s'agit des prestations de service ou fourniture de biens, la cherche de conformité doit être la règle déterminante.
    Analyse de la situation financière, fiscale et administrative: Il s'agit de voir la situation financière du soumissionnaire, s'il est apte, financièrement à exécuter ce marché. Mis à part une caution bancaire demandée, les bilans et les résultats de 5 derniers exercices aussi sont exigés. Une analyse financière peut permettre à débusquer ceux qui sont fragile financièrement ou présente une situation d'endettement. Pour l'expérience et la compétence à réaliser ce marché, on demande également des attestations de bonne fin d'exécution pour des œuvres similaires.

    Les falsifications dans les dossiers:
    Les outils sont là, mais le problème c'est que rien n'est respecté, pire, on falsifie tout. Des falsifications grotesques. Un soumissionnaire vous fournit des certificats de bonne fin d'exécution des travaux ou fournitures dont les valeurs dépassent plusieurs milliards, mais aucune trace de ces milliards sur ses comptes résultats attesté par les impôts. Le défaut de l'une de ces pièces est systématiquement disqualificatif. Le degré de falsification est tel qu'on est allé jusqu'à produire de vraies fausses cautions bancaires (signées parfois par des responsables de la banque).
    Les tripotages dans les commissions:
    Cela va de l'arrachement de certains éléments d'un dossier concurrent pour le disqualifier à l'introduction des pièces pour certains dossiers éliminés. Des montants d'offres inversés, d'autres minorés ou majorés prétextant d'écarts d'évaluations. Ces écarts qui peuvent atteindre plusieurs centaines de millions sont ensuite partagés. Les membres de la COJO, en passant par l'OCMP, jusqu'aux DAF des ministères concernés, chacun à sa part du gâteau, au cas contraire l'affaire est sortie, des simulacres de poursuite sont engagées, les accusés reviendront en force sur d'autres poste plus rentables, et les sommes détournées ne sont jamais recouvrées (et pourtant les biens acquis grâce à ce vol sont affichés ostensiblement à la face de la plèbe). C'est l'exemple du marché dit 105 de l'éducation nationale.

    Il y a une règle unique dans ces commissions: il faut payer. Une maffia allant du COJO jusqu'au Contrôleur financier du ministère des finances en passant par les SG et autres DG, tout le monde y participe. Inutile de vous préciser que les ententes sont aussi ficelées que les avis motivés de l'OCMP sont, dès lors, une simple formalité. La solidarité entre ces malfrats est inébranlable, la collusion est perceptible à l'œil nu.
    Gagner un marché à la loyale, parce qu'on est moins disant, est impossible. Les conséquences de ces phénomènes sont non seulement la multiplication des prix par 10 ou 15, mais aussi la piètre qualité des biens réceptionnés, s'ils sont réalisés ou fournis. L'exemple le plus illustratif est celui des brancards qui coutaient un million de francs, ou ces bâtiments sensés recevoir un centre de formation des policiers mais qui ressemble plus à des pigeonniers qu'à des salles de formations.

    Logiquement, tout marché dépassant la cinquantaine de millions de francs doit faire l'objet d'un appel d'offre publique. Il se trouve que cette norme est systèmatiquement violée par celui qui l'a édictée : Idriss Deby. L'attribution, entre autres, du marché de centre des affaires à un sénégalais (plus de 450 milliards), celle, de l'hôpital de la mère et de l'enfant à un ses neveux (plus de 15 milliards), ont échappé à ce principe. Alors, les petits, comme on les appelle communément, voyant le chef prendre sa part, n'hésitent plus à participer. Les ministres ont institutionnalisé la pratique dite de 10%. Ainsi, l'entrepreneur doit verser l'équivalent de 10% directement au ministre sans trace ni écriture, et à lui de justifier dans ses comptes. Tel un gibier, les deniers du Peuple tchadien est détournés systématiquement par ces hordes de véreux.

    Abakar Issa Hamid

  • Selon les informations qui nous parviennent de N’djamena, Jean Bernard Padaré, ex ministre de la justice, a été placé en garde à vue pour plusieurs plaintes portées contre lui et notamment pour détournement de fonds publics, tentative d’escroquerie et trafic d’influence (Voir l’article de RFI). Aculé par une meute de mandataires aux ordres du régime, Padaré qui, tel un avocat sous l’orme (pour ne pas dire sous les bananiers), affichait ostensiblement son dévouement, voire sa vénération non seulement à Deby mais à toute la famille du despote, vient d’être rattrapé par les réalités de ce système. Là où certains ont observé des calculs opportunistes pour se faire une place dans l’autocratie «debyenne», d’autres estiment des agissements délibérés pour nuire au dépote voire pour exhiber la vraie nature de ce régime. La réalité est bien sur toute autre.

    Ceux qui l’ont vu à la police judicaire, n’ont pas reconnu l’avocat joufflu et dodu tellement qu’il avait maigri.

     

    C’est l’occasion qui fait le larron

    De Haiga en passant par Itir jusqu’à Deby, on ne jure que par lui. C’est le fils juriste qui manquait à la famille. De là à l’adopter il n’y a qu’un pas qui fut vite franchi.

    Un premier décret tombe. Le fils adoptif est ministre, tenez vous bien, de l'urbanisme et des affaires foncières. Non seulement il favorise la famille à se constituer un patrimoine foncier sans précédent en leur attribuant des parcelles de terrains appartenant à l’Etat, mais s’érige en notaire gérant ces biens pour le compte de sa nouvelle famille. L’unité de mesure des ces terrains attribués à la famille n’est pas le mètre carré mais des dizaines d’hectares.

    Juriste de formation, rien ne prédestinait cet ex étudiant du campus du Loiret à se lancer en politique, encore moins à coté de Deby. D’aucuns mettent même en doute ses diplômes d’avocat et pensent qu’il usurpe ce titre (voir l’excellente enquête du Miroir sur Padaré). Il était plutôt défenseur de ceux qui sont victimes de ce régime. Il est allé jusqu’à intercéder en faveur de la famille Ibni avant de faire un revirement à 180° et être l’avocat de la famille Deby et du régime par la suite.

    Padaré était sur tous les fronts judiciaires du régime Deby. Plaidant un jour le dossier du fils Deby assassiné à Paris, représentant le Tchad dans l’affaire Arche de Zoé un autre jour. L’homme, lentement mais surement, est entrain de réaliser son ambition : entrer dans les rouages du pouvoir. Tout le cercle familial du despote n’a des yeux que pour Padaré. De Haiga en passant par Itir jusqu’à Deby, on ne jure que par lui. C’est le fils juriste qui manquait à la famille. De là à l’adopter il n’y a qu’un pas qui fut vite franchi.

    Un premier décret tombe. Le fils adoptif est ministre, tenez vous bien, de l'urbanisme et des affaires foncières. Non seulement il favorise la famille à se constituer un patrimoine foncier sans précédent en leur attribuant des parcelles de terrains appartenant à l’Etat, mais s’érige en notaire gérant ces biens pour le compte de sa nouvelle famille. L’unité de mesure des ces terrains attribués à la famille n’est pas le mètre carré mais des dizaines d’hectares.

    Pour Deby et son entourage, au moment où ils sont empêtrés dans des conflits judiciaires, l’émergence de cet avocat aux zèles ardents est providentiel, voire un salut divin. Parmi ces affaires judiciaires on peut citer l’affaire Ibni et l’affaire Habré.

     

    L’affaire Ibni et les manœuvres du régime

    Bachir s’adresse directement au despote : «Mais président, ces jours là, chaibo et moi avions ramassé tout ce que nous avons comme dollars et euros et avons traversé le fleuve vers le Cameroun».

    Deby : «mais vous allez où?».

     Bachir : « nous partons pour l’Europe patron. Il parait que nous les ouaddaiens nous sommes très peureux, mais même tes généraux zaghawa (doigtant Chaibo) ont pris la poudre d’escampette». Rires aux éclats de Deby qui sera imité par l’assistance. Inutile de vous préciser que la guerre est d’ores et déjà déclenchée entre ces courtisans.

    Ibni Oumar Mahamat Saleh, chef de la CPDC, a été arrêté par le régime le 03 février 2008 lors de l’incursion des rebelles à N’djamena. Depuis lors on n’a plus de ses nouvelles. Le régime cherche par tout moyen à se disculper et porter la responsabilité à ses lampistes : Tantôt c’est Mahamat Ali Abdallah, Ismaïl Chaibo ou encore Ahmat Bachir. Selon les informations d’une de nos sources, l’enregistrement de la conversation entre Padaré et Bachir avait pour but de confondre ce dernier, le mettre à l’écart, afin de le présenter à la justice française (la procédure étant très avancée au niveau des juridictions françaises). Padaré serait aidé dans cette mission par Ismaïl Chaibo. Malin comme un renard, Bachir, dès qu’il a eu vent de ce qui se trame, a manipulé un des courtisans de Deby à lui poser la question, en présence de Deby: «Bachir où est ce tu étais le 02 et 03 février 2008?». Et il s’en suit le dialogue suivant :

    • Bachir s’adresse directement au despote : «Mais président, ces jours là, chaibo et moi avions ramassé tout ce que nous avons comme dollars et euros et avons traversé le fleuve vers le Cameroun».
    • Deby : «mais vous allez où?».
    • Bachir : « nous partons pour l’Europe patron. Il parait que nous les ouaddaiens nous sommes très peureux, mais même tes généraux zaghawa (doigtant Chaibo) ont pris la poudre d’escampette». Rires aux éclats de Deby qui sera imité par l’assistance. Inutile de vous préciser que la guerre est d’ores et déjà déclenchée entre ces courtisans.

    Bachir a atteint son objectif, les jours de la disparition d’Ibni, il n’était pas là. Les autres courtisans voulaient régler leurs comptes avec Chaibo qui lors de la «réorganisation» de la police avait fait radier tous ceux qui ne sont pas ses parents. Est-il nécessaire de vous préciser que tous les louangeurs de la cour de Deby émergent à la police, douane ou encore à l’armée. Eux aussi ont atteints leur objectif : faire signifier à leur chef que «ce peureux qui s’éclipse à la moindre adversité, fanfaronne devant eux en temps de paix est inadmissible». Il y a une réalité qu’on ne peut pas occulter, c’est qu’aux moments des événements de février, tous les collaborateurs de Deby ont fuit, sauf ses courtisans « bouffons et analphabètes » comme les qualifient certains. Touché par cette marque de fidélité absolue à sa personne, Deby a une oreille attentive pour eux.

    C’est ainsi, pour assouvir la vengeance qui couve en lui que Chaibo aurait suggéré à Deby de piéger Bachir dont son aptitude à être un corrompu notoire n’est un secret pour personne (d’ailleurs sur ce plan, y a-t-il une personne travaillant avec le despote qui n’aurait pas cette grande «qualité debyenne». Ils sont tous corrompus, aveux de Deby lui-même). Padaré est chargé de la chose, la suite est connue.

    Un rebondissement dans une autre affaire, connue sous le vocable d’affaire Habré, sera, pour un moment, salutaire à Bachir.

     

    «L’affaire Habré» : descente aux enfers de Padaré

    Dans cette affaire dite «Habré», qui est une affaire d’Etat, Deby ne s’est pas comporté en homme d’Etat. Dès son arrivé au pouvoir, il s’est laissé guider par une vengeance personnelle que par un esprit de réconciliation nationale. Lors de la conférence nationale, l’intelligence qui nous a poussés à aller déterrer l’ancien président Tombalbaye et lui rendre les honneurs nécessaires, cette même intelligence nous a fait défaut sur le plan de la réconciliation nationale. Les acteurs de l’époque réfléchissaient et agissaient selon le schéma dominé par la guerre FAN-GUNT. On aurait dû organiser une conférence vérité-réconciliation à la sud africaine pour trouver une solution définitive à cette déchirure fratricide. Mais Deby a adopté une posture de vengeance et a oublié que lui-même était acteur pendant les 8 ans de pouvoir de Habré.

    Tel est pris qui croyait prendre. Padaré, dans sa fougue à servir le despote, a profité de l’amateurisme d’un autre ministre de la justice, Djiddo Sabre, pour devenir gardien des sceaux. En effet, l’ancien ministre garde de sceaux avait cru possible d’écrire une missive injurieuse et outrageante à des élus français qui s’inquiétaient de la tournure que prend l’affaire Ibni (crieuse coïncidence : un de ces sénateurs est élu dans le Loiret, un autre point en faveur des détracteurs de Padaré qui y était étudiant) (voir à ces propos l’article du Monde). Là également, qui peux croire que ce ministre aurait écrit cette lettre sans instruction de Deby? C’est dans ces conditions que Padaré est nommé garde de sceaux et Djiddo sabre à la poste et télécommunications. Ses premières décisions étaient de classer l’affaire Ibni sans suite, arrestations des députés et journalistes et signature d’un accord de coopération avec le Sénégal pour sceller le sort de Habré. Tous ceux-ci lui seront reprochés plus tard, car pour ses détracteurs, au moment où Deby est devenu fréquentable après son intervention au Mali, Padaré dénoue tous les efforts consentis à coup des millions de pétrodollars.

    Il se précipite vers le Sénégal pour signer non seulement un accord de coopération judiciaire, mais profite pour régler les comptes à un bloggeur, Makaila Nguebla, qui publiait les dessous de l’affaire dite «Mata Léré» où Padaré est accusé de manœuvres contre le député Kebzabo (voir les articles de Pierre Vouboubé, correspondant particulier du blog Makaila). Il essaie aussi de modifier l’article 10 des statuts des «chambres africaines» sensées juger Habré. Face aux tollés provoqués par les défenseurs d’Hisseine Habré, Padaré et Aminata Touré font machine arrière. Cet article, une bombe à retardement, d’ailleurs on se demande comment Padaré avait obtenu le consentement de Deby tellement que la ficelle était grosse? C’est là aussi l’un des arguments de ses détracteurs qui pensent que Padaré, en intelligence avec certains milieux occidentaux, voulait la perte de leur chef. Ils voient juste car s’il y a procès, il faut qu’il y ait un vrai miracle pour que Deby ne soit pas touché. Ce qui était une simple alerte s’est transformée en panique généralisée lorsque des experts légistes sud américains sont partis fouiner dans les fosses communes au sud du Tchad. Des témoins de ces massacres auraient laissé entendre que  «c’est vrai il y a eu des massacres ici, et qu’eux n’ont pas vu Habré, mais ils se rappellent de la présence, ici même, d’un «comchef» du nom d’Idriss Deby». Selon certaines indiscrétions, ces témoins se seraient rendus au Sénégal pour se constituer partie civile.

    Même si pour ses ennemis, Padaré aurait comploté, la réalité est qu’Idriss Deby s’est entouré de personnes aussi novices qu’elles ignorent tout de ce pan de l’histoire du Tchad où les responsabilités de Deby sont évidentes. Padaré est allé jusqu’à dispenser à Deby des éléments de langages affirmant que, lui Deby, n’était, aux moments des faits, qu’«un simple exécutant». Et au même moment, d’autres supposés exécutants sont mis aux arrêts au Tchad.

    Mais que dit l’article 10 des statuts de ces chambres : «la qualité officielle d'un accusé, soit comme Chef d'État ou de Gouvernement, soit comme haut fonctionnaire, ne l'exonère en aucun cas de sa responsabilité pénale au regard du présent Statut, plus qu'elle ne constitue en tant que telle un motif d'atténuation de la peine encourue».

    Dans cette affaire dite «Habré», qui est une affaire d’Etat, Deby ne s’est pas comporté en homme d’Etat. Dès son arrivé au pouvoir, il s’est laissé guider par une vengeance personnelle que par un esprit de réconciliation nationale. Lors de la conférence nationale, l’intelligence qui nous a poussés à aller déterrer l’ancien président Tombalbaye et lui rendre les honneurs nécessaires, cette même intelligence nous a fait défaut sur le plan de la réconciliation nationale. Les acteurs de l’époque réfléchissaient et agissaient selon le schéma dominé par la guerre FAN-GUNT. On aurait dû organiser une conférence vérité-réconciliation à la sud africaine pour trouver une solution définitive à cette déchirure fratricide. Mais Deby a adopté une posture de vengeance et a oublié que lui-même était acteur pendant les 8 ans de pouvoir de Habré.

     

    Padaré et consorts (actuels collaborateurs de Deby) ignorent totalement le degré d’implication de Deby sous le régime Habré. De là à imaginer Padaré tapis dans l’ombre nouant la corde au cou de Deby, il n’y a qu’un pas qui fut vite franchi. Les visiteurs nocturnes glissent à Deby, les mains sur les cœurs, que Padaré, en intelligence avec l’occident, conspire contre sa personne. C’est alors que Deby, fidèle à sa réputation d’habile manœuvrier, se rappelle de l’enregistrement entre Bachir et Padaré. Il demande à un des courtisans qui a l’habitude de mettre tous ce qui se passe au palais rose sur la place publique, de le publier sur le net. La nasse se referme sur Padaré et collatéralement sur Bachir. Et celui qui a rendu public l’enregistrement quel est son sort? Wait and see

    Padaré, d’un opportunisme sans égal, intrigant s’insinuant partout, s’est fait griller les ailes en rentrant dans le jeu des alliances des courtisans de Deby. Il n’est un secret pour personne que voyant la santé de leur chef chancelante, les «collaborateurs» de Deby s’organisent pour affirmer leur présence au moment de vacances du pouvoir. Ainsi, face à Bachir et ses comparses, se trouve Ismaïl Chaibo et ses acolytes. La rivalité a atteint son paroxysme lors du voyage de Deby aux Etats-Unis pour rencontrer une ONG sur l’environnement. Dans les coulisses ces jours là, Deby était obligé de réprimander les deux camps traitant leurs comportements d’ «enfantillages». Mais alors, au-delà de ces rivalités, comment un cadre comme Padaré se laisse manipuler par Chaibo pour enregistrer une conversation avec le directeur du cabinet du président? En réalisant cet enregistrement, Padaré montre qu’il n’a aucun scrupule à assouvir ses ambitions personnelles d’autant plus que même Deby sait que tous ses collaborateurs sont des corrompus. Certaines mauvaises langues insinuent qu’ils détiennent d’autres enregistrement, mais cette fois-ci qui concernent Deby lui-même.

     

    Youssouf Ahmat

  • Pour commémorer la disparition d'Ibni, une journée de souvenir sera organisée concomitamment par le comité de soutien du défunt et Amnesty International à Orléans le Samedi 1er février 2014.
    Il faut rappeler qu'Ibni Oumar Mahamat Saleh, chef de file de l'opposition intérieure, a été enlevé par le dictateur Idriss Deby et, depuis lors, sa famille n'a aucune nouvelle de lui. Une commission d'enquête, dite ouverte à l'international, a conclu non seulement à la mort d'Ibni mais a précisé que cette mort est le fait de la garde prétorienne de Deby. Malgré cela, la procédure judiciaire pendante devant les juridictions tchadiennes a été close par un non lieu et le dossier Ibni clôturé. Devant cette négation de justice, ce règne de l'arbitraire, les enfants du défunt ont saisi la justice française qui a ouvert une enquête et avait même dépêché un magistrat pour enquêter au Tchad.
    Idriss Deby a systématiquement fait taire toute voix contradictoire à son régime. Cela n'a pas empêché des pays comme la France de s'associer à lui pour prétendre défendre la liberté et la démocratie que ce même Deby piétine depuis son avènement au pouvoir en 1990. Lorsque des élus français ont manifesté leurs désirs de voir enfin la vérité émerger, un ministre de la justice du tyran tchadien a cru bon de non seulement mettre en garde ces élus mais proférer à leurs endroits de menaces à peine voilées.
    Il est légitime de se demander que pour lutter contre le mal doit-on s'associer à un autre mal ? C'est vrai, l'occident en général nous a habitués à des situations très contradictoires entre les dires et les faits. On prône officiellement la lutte contre le terrorisme mais cela n'a pas empêché les Etats-Unis de s'allier à leur futur ennemi numéro un, Ben Laden, pour combattre les russe, et la France de s'allier aux rebelles libyens pour destituer Kadhafi et dénoncer aujourd'hui ces mêmes libyens.

     

    La Rédaction

  • Hissène Brahim "GRM", ancien chef d'état major de l'UFCD (Union des forces pour le changement et la démocratie), est décèdé dans un accident de circulation, ce jour 1er janvier 2014, à Khartoum au Soudan. Le colonel Hissène Brahim qui était le dernier chef d'état major du mouvement politico-militaire UFCD, est né en 1962 à Gueri (Biltine) et à rejoint l'armée en 1979. En 1987, il finit des études militaires en Russie, puis il obtient un diplôme de l'école militaire irakienne avant de renter au pays pour être intégrer dans la fameuse unité de déminage "GRM". Il sera nommé par la suite au HCND (déminage). Il rejoint l'opposition politico-militaire au Soudan et est nommé en 2009 chef d'état major général de l'UFCD. 

    C'est l'occasion pour nous de présenter nos condoléances à ses camardes d'armes, sa famille et ses amis. Que Le Tout Puissant l'accueille au paradis.

     

    AboubakarAssidick Amine Moukhtar Alabass
  • L'équipe de la Gazette souhaite une bonne et heureuse année 2014 à tous ses lecteurs et plus particulièrement aux victimes des évènements en Centrafrique. Que l’année 2014 soit une année de progrès en matière de démocratie et de justice pour notre pays tant meurtri par deux décennie de tyrannie et d’arbitraires. Quelle sera celle de concrétisation des aspirations légitimes du Peuple tchadien.

  • N'étant plus membre du gouvernement, Mahamat Hamit Dalob s'est senti abandonner par le pouvoir de la mangeocratie, il décida d'organiser hier un simulacre de congrès pour faire valoir son existence.
    Le Mouvement pour la Démocratie et le Socialisme au Tchad (MDST) parti que Dalob a chipé du défunt SalomonTombalbaye est en crise, n'existe que de nom. Tous ses vrais militants « les grosses pointures »ont quitté le parti. Dalob se trouvant seul. La preuve, hier à l'ouverture du congrès, les sièges réservés aux membres du bureau Exécutif est quasiment vide. Seuls présents : son doungourou du SG Tchari Moussa, ses valets Brahim Hissein et Idjal.
    Hamit est un personnage primitif, sans culture aimant seulement le folklore réservé aux présidents. Il n'aime du parti que cet aspect.
    Hier la salle du congrès fut remplie par des enfants et des paysans résidant dans les périphéries de N'djamena. Aucuns partis ni de la majorité, ni partis amis furent invités de peur de découvrir le jeu.
    Pour montrer à l'opinion des partis alliés, il cita les noms de plusieurs régions et sous préfectures dans son discours pour dire qu'ils sont représentés au congrès. Tout flatteur vit au dépens de celui qui l'écoute.
    Le MDST le parti du défunt fils de Tombalbaye rejoindra son fondateur, ce congrès est organisé pour signer son acte de décès. Paix à l'âme du MDST.

     

    Ibrahim Halou Attom

  • Le sommet France-Afrique qui vient de s'achever à Paris a été critiqué comme étant un moyen subtil pour la France de redéployer son armée en Afrique, sous le prétexte de la paix et de la sécurité. Ses détracteurs, qui ont d'ailleurs manifesté à Paris pour le décrier, considèrent qu'il s'est agi de réinventer la Fançafrique, et de faire passer la pilule aux dirigeants africains pour les convaincre de l'opportunité de renforcer la présence miliaire française en Afrique.

    Sommet pour la sécurité ou relooking de la Françafrique ?
    Un sommet exclusivement consacré à la paix et la sécurité sur le continent africain devrait-il se tenir en France ? Les opposants à ce sommet pensent que la sécurité intérieure de l'Afrique n'est pas sa vraie motivation. Mais plutôt la lutte contre les attaques terroristes visant les occidentaux, une ingérence impérialiste et la préservation de l'influence et des intérêts français.
    Le président français avait déclaré devant le parlement sénégalais que la Françafrique était finie.
    Toutefois, on n'abolit pas la Françafrique par une simple déclaration, mais par la responsabilisation des dirigeants africains et le respect de la souveraineté politique et militaire du continent.
    Le point de départ de cette nouvelle donne doit être la neutralité électorale de la France, que d'aucuns accusent de choisir les dirigeants africains acquis à sa cause et de faciliter l'éjection de ceux dont les points de vue gênent les intérêts de la France en Afrique.
    Si la France et l'Europe veulent aider l'Afrique à se stabiliser et à lutter efficacement contre les conflits internes et le terrorisme, elles doivent s'impliquer avant tout dans son redressement économique et sa puissance militaire. Un président africain qui ne peut pas gouverner son pays sans l'aide publique et le soutien militaire de la France ne peut pas dire non à celle-ci. Il se sentira obligé d'accueillir sur son territoire des forces pré-positionnées ou une base militaire de la France ; de répondre à tout sommet convoqué par la France ; d'envoyer des troupes pour faire la guerre aux côtés de la France dans ses interventions en Afrique ; de suivre le vote de la France pour l'adoption des résolutions dans les instances internationales. En un mot, de perpétrer la Françafrique. L'Afrique doit se doter d'armées républicaines solides et d'une logistique militaire communautaire permanente anti-conflit et anti-coup d'Etat. On ne mettra pas fin à la Françafrique tant qu'on devra compter sur la France pour faire le gendarme en Afrique.
    En tout état de cause, si une intervention militaire extérieure devrait se justifier sur le continent africain par le droit d'ingérence humanitaire, elle ne devrait pas être le seul fait de la France, mais de la communauté internationale.

     

    Ingérence humanitaire ou redéploiement militaire de la France en Afrique ?
    Jacques Chirac avait fait son sommet France-Afrique en février 2003 sur le thème d'un nouveau partenariat France-Afrique. On se rappelle des remous causés par la déclaration sur l'Irak, prise à l'occasion de ce sommet. Il a été reproché à la France d'utiliser l'Afrique comme chair à canon diplomatique pour tenir tête aux Etats-Unis. La remise en cause par le président rwandais Paul Kagamé de ladite déclaration, que la France aurait imposée sans discussion aux dirigeants Africains, en témoigne. La France œuvre pour maintenir son influence politique et économique en Afrique. Ce qui lui assure l'avantage de monopoliser la manivelle de la politique européenne et onusienne en Afrique. Mais l'Afrique doit refuser d'être l'objet d'une compétition géopolitique entre les grandes puissances européennes, américaines et asiatiques (La Chine, en l'occurrence).
    Tantôt on brandit la non ingérence pour justifier le refus d'une intervention militaire visant à mettre fin à une rébellion, comme en Casamance au Sénégal. Tantôt la sécurité et la crise humanitaire justifient une ingérence militaire en Afrique. Il en est ainsi l'intervention française et internationale pour neutraliser les milices islamistes qui dominaient le nord du mali, et de l'assaut des forces spéciales françaises contre les attaques d'islamistes au nord du Niger. Pour éviter tout quiproquo sur les réelles motivations de ces interventions, elles devraient à l'avenir être faites par des forces africaines entraînées, équipées et autonomes. La communauté internationale ne doit plus attendre l'existence de graves crises sur le continent pour financer des forces africaines d'interposition. Leur dépendance financière entraîne une dépendance politique vis-à-vis des bailleurs. La force africaine AMISOM qui repousse les milices Shebab en Somalie disparaîtrait si les donateurs étrangers comme l'Union européenne arrêtaient de la financer. Les armées africaines ont besoin d'une formation adaptée avec des armes modernes, pas avec des kalachnikovs ou les surplus dépassés des armées occidentales.
    Le président Français vient de déclarer que la France est prête à entraîner 20 000 soldats africains par an. Pour éviter une dépendance françafricaine, il est préférable que cette formation soit faite par différentes puissances compétentes, chacune dans le domaine où elle excelle : La France, les Etats-Unis, la Russie, Israël, la chine, la Grande Bretagne, etc.

     

    L'Opération «Sangaris» en Centrafrique, prévention d'un génocide ou renforcement militaire ?
    L'Opération «Sangaris» qui vient de débuter et qui vise à sécuriser et à désarmer les milices en Centrafrique, est aussi décriée par les opposants à la Françafrique. Elle est vue comme un renforcement de l'impérialisme miliaire de la France en Afrique, où elle a encore une présence militaire significative, notamment au Tchad, à Djibouti, au Sénégal, en Côte d'ivoire, au Gabon et au Mali.
    Les opposants à cette intervention avancent que la France a contribué à installer au pouvoir le président Bokassa, qui a semé les germes du chaos dans ce pays. Selon eux, cette opération vise à sécuriser les intérêts de la France dans des pays voisins comme le Cameroun ou le Tchad.
    Par ailleurs, le fait que le président français souhaite l'organisation rapide d'élections et qu'il juge difficile le maintien du président actuel, peut être vu comme une ingérence dans les affaires intérieures de ce pays, et un geste françafricain.
    Si la souveraineté des pays africains étaient une réalité inviolable, la légitimité des interventions militaires françaises entérinées par l'ONU serait remise en cause. En effet, il est difficile de concevoir que l'ONU ou les Occidentaux puissent décider d'envoyer des troupes en Chine ou en Russie pour imposer le respect des droits de l'homme ou de l'Etat de droit.
    En définitive, on se demande pourquoi la communauté internationale attend que les rebellions et conflits internes se transforment en massacres humains pour voter des résolutions et intervenir en Afrique ? La rapidité de l'intervention de la France et de la communauté internationale pour freiner les islamistes au nord du Mali aurait permis d'anticiper la crise sécuritaire et humanitaire en Centrafrique. Il y a lieu de faire le bilan pour savoir si les nombreuses interventions militaires de la France en Afrique on renforcé les Etats et amélioré le quotidien des populations.

     

    Aliou TALL
    Président du RADUCC (Réseau Africain de Défense des Usagers, des Consommateurs et du Citoyen)
    Email : raducc@hotmail.fr

  • Dès sa nomination comme Premier ministre nous savons qu'il ne ferait pas long chemin avec Deby car c'est un cadre compétent, intègre et son éducation de base très raffinée de Gor et Sara madjingaye ne lui permet pas de jouer le rôle d'un vassal ; il n'acceptera pas de signer n'importe quel arrêté pour plaire aux énergumènes du MPS qui n'ont pas de cursus.

    Les ressortissants de Mandoul Ouest ne badinent pas avec leur dignité. De 1991 à 2013 le pouvoir MPS compte plus d'une douzaine de Chefs de gouvernement dont les noms suivent : Jean Bawoyeu Alingué, Joseph Yodeïman, Fidel Moungar, Kassiré, Djimasta Koibla, Nagoum Yamassoum, Nassour Guelengdocsia, Haroun Kabadi, Moussa Faki, Pascal Yoadmadji, Youssouf Saleh Abbas, Emmanuel Nadingar, Joseph Djimrangar Dadnadji et Kalzeube Pahimi Debeuh.

    Ces cadres sont tous intellectuellement compétents mais avec Deby le titre n'est pas protégé, il faut accepter le rôle de Doungourou le fidèle captif pour rester longtemps à ton poste. Des sudistes intègres comme Yorongar, feu Kamougué et Djimrangar ne badinent pas avec leur dignité. Si au Tchad on exige un cursus universitaire pour ce poste, en France il n'est un thème tabou. La preuve le premier ministre Pierre Bérégovoua n'avait pas de diplôme que le Certificat d'Etudes Primaires Elémentaires. De grâce avec les échéances qui se dessinent à l'horizon Deby ne compatit plus qu'il propulse un autre cadre du Mouvement Patriotique du Salut s'il jouit vraiment d'un brin de Nationalisme. En nommant ce transfuge du R.D.P, Premier Ministre, le locataire du palais rose cherche à démonter le leader charismatique, chef de file de l'opposition et Président de l'U.N.D.R de son Mayo Kebbi Ouest. Ce rêve est irréalisable car les tchadiens connaissent les manœuvres dilatoires du MPS. Dans le même ordre d'idée, Idriss Deby avait nommé Emmanuel Nadingar Premier ministre avec l'espoir qu'il écrase mathématiquement Yorongar. Malheureusement le fils ainé du célèbre député feu Jacques Nadingar du Logone a échoué lamentablement.

    Ce brave compatriote Jacques Nadingar fut éliminé par des moyens occultes dans la nuit du 4 au 5 octobre 1960 par le pouvoir de la 1ère République. Le Président François Tombalbaye venu assister à la levée du corps du député fut attaqué par les sœurs du défunt à la morgue de l'hôpital européen de Fort Lamy. Le spectacle était désolant. Mais dès la nomination de son fils Emmanuel Nadingar tout le monde savait qu'il ne pourrait détrôner Yoro le héros de son poste de député ni celui du lion de la zone méridionale. Des élections eurent lieu mais le leader du FAR est resté imperturbable.

    Le Premier ministre Kalzeubet se heurtera aussi à un mur de fer car l'éléphant Saleh Kebzabo écrasera certainement les éléphanteaux nommés Ministrons de Léré. Contrairement à leurs compatriotes du centre du pays, les sudistes ne sont pas facilement corruptibles. Ils connaissent la valeur de l'électorat. Mais au centre et à l'est du pays, avec un sac de sucre vous verrez que les goumiers du Chef traditionnel enfourcheront leurs chevaux pour le candidat qui a donné le sac du sucre et ceci en violation du code électoral. Aux élections du 31 mai 1959, je présidais le bureau de vote du village, Djimeze Djarma et j'ai encore en mémoire ce qui s'était passé. Hier le Frolinat dans sa lutte armée avait assassiné 60 chefs de canton et un sultan, on avait mal digéré ces actes ignobles, or que le Frolinat ne s'était pas trompé de cible, il avait raison, ces féodaux ne sont que du côté de vent, ces des collabos.

    Pour plus d'information, lire la déclaration de Mr Benoît Pircouloussou porte-parole des Chefs traditionnels à la Conférence Nationale Souveraine dans (N'Djamena-Hebdo n°78 du 4 avril 1993).

     

    Al Hadj Garondé Djarma

    Téléphone: 235 68 40 82 18
    Ville : N'Djamena
    Email : garondedjarma@yahoo.fr

  • PAGE DEDIÉE AUX VICTIMES D'IDRISS DEBY

     

  • Lors de l'inauguration des locaux de l'assemblée nationale et ceux de l'hôpital dit « moderne » de N'djari, une présence a été remarquée par les téléspectateurs, celle de l'ancien premier ministre Emmanuel Nadingar. Il faut dire que Nadingar a eu son quart d'heure de gloire. Ainsi, dans toutes les interventions, après les « excellences » monsieur le président et première dame, on s'est fondu par un excellence monsieur «l'ex premier ministre». Pourquoi le régime bouscule ainsi les règles de ses services protocolaires? Pourquoi on s'intéresse subitement à Nadingar?


    Selon des sources dignes de foi, ce regain d'intérêt pour Nadingar, cache une stratégie utilisée à volonté par le régime pour stopper le vent de révoltes qui couvent dans les régions (Mao, hier). Ainsi, au moindre mécontentement, le régime recourt à d'autres fils de ces mêmes régions, fils cooptés et corrompus, pour éteindre les flammes des soulèvements et mutineries. Selon cette même source, à Bébédjia, ville dont est originaire Nadingar, la population est dans un état quasi insurrectionnel. Elle affiche son désapprobation sur une question essentielle : l'opacité qui entoure l'exploitation du pétrole de la région. C'est l'attribution des contrats d'exploitation à l'ex sénateur nigérian Ali Modou Sherif qui a déclenché la fronde. Le préfet de la Nya (le département) et le maire de la ville Bébédjia ont failli venir aux mains. De l'invective aux sarcasmes et autres injures, entre le représentant de l'Etat et le 1er magistrat de la ville rien ne va plus. Pour certains témoins, ce qui a attisé cette colère est le népotisme qui caractérise les attributions des contrats pétroliers.


    La présence de Nadingar à coté de Payimi ce matin à Gassi et à N'djari est non seulement pour calmer cette effervescence à Bébédjia mais aussi, et surtout, pour contrarier voire dépiter un autre ex 1er ministre qui avait osé parler de division dans sa lettre de démission. Ce même Nadingar, rappelez-vous, sur qui le régime avait lâché ses meutes, le traitant d'incompétent et inapte.


    Le régime aux aboies louvoyant, oscillant, tel un naufragé agitant ses bras dans l'espoir d'attraper le vide, a perdu son outrecuidance. Toutes ses combines et manigances sont systématiquement décelées. Ou alors il s'agit tout simplement d'un autre tabou jeté à la figure des tchadiens par un ex 1er ministre: et si c'est la santé du despote qui est chancelante.

     

    Ahmat Hassan

  • Francçois Hollande recevra début décembre Idriss Deby le fossoyeur du Tchad, dont les méfaits sont en train de conduire le pays à un délitement de l'Etat au profit de son clan et de l'islamisme. Idriss Deby profite du soutien de François Hollande pour détruire toute opposition politique en emprisonnant et en menaçant sans aucune justification, pour museler la presse, allant même jusqu'à détruire les installations des journaux, en poursuivant et en achetant des syndicalistes et des défenseurs des droits humains.

    Tel est l'homme que soutient François Hollande, otage qu'il est de la défense des intérêts de l'impérialisme français en Afrique qui l'entrainent dans un nouveau cycle d'interventions. Car l'armée clanique des Bideyat se comporte en armée mercenaire au service des dictateurs en intervenant, depuis qu'elle est au pouvoir, dans plusieurs pays de la sous-région avec la caution plus ou moins officielle de Paris. Une armée violente, détruisant les hommes, laissant des veuves sans ressources et abandonnant les blessés sans soins, cassant le matériel au bout de six mois par négligence et absence de maintenance, au grand profit des pourvoyeurs français en particulier. Un clan et une armée qui consomment l'essentiel des ressources du pétrole : dix ans d'exploitation, dix ans de détournements, le fonds de réserve pour les générations futures capturé un an après sa création.

    Les engagements militaires du Tchad ne profitent qu'à Deby et le gouvernement français coopère avec un homme pas un Etat. Un homme qui ruine les finances publiques, avantage les entreprises de sa famille, de son grand frère en particulier, et leur donne des monopoles économiques sur l'essentiel des besoins de base avec pour conséquence le coût de la vie le plus élevé d'Afrique après celui de l'Angola. Un homme qui construit certes quelques beaux carrefours à N'Djamena, tant vantés par ses thuriféraires, mais qui détruit les services de santé et d'éducation du peuple, un homme qui détruit l'espérance.

    Un homme qui laisse le lac Tchad s'assécher et qui bloque tous les projets pour empêcher cette catastrophe écologique.

    Un homme qui facilite l'implantation de l'islamisme le plus rétrograde chez les fidèles musulmans au point d'organiser il y a environ un an le premier congrès salafiste sur le sol africain ; un homme qui facilite l'islamisation des populations chrétiennes du sud tchadien moyennant la construction d'une profusion de mosquées et la distribution généreuse de subsides.

    Tel est l'homme que vous allez recevoir Monsieur le Président François Hollande pour notre grande honte, tel est l'homme dont vous ne contredirez pas les desseins de vassalisation de la Centrafrique, car ce n'est évidemment pas en frappant fort et en partant vite que l'armée française contribuera à rendre sa dignité au peuple centrafricain face au grand manipulateur de la Seleka.

    Le Parti de gauche appelle l'opposition tchadienne à taire ses dissensions et à se constituer en un front uni de résistance contre le fossoyeur de son pays.

    Le Parti de gauche appelle François Hollande à se ressaisir en cessant de soutenir Idriss Deby et en facilitant une évolution rapide et sous contrôle international de la situation dans ce pays au peuple courageux et martyr.

    -Lire la suite sur le site: Le Parti de Gauche 

     

  • Selon de sources concordantes, le président tchadien Idriss Deby mène des contacts intensifs avec Minni Arko Minawi président de l'Armée de libération du Soudan et le Dr Jibril Ibrahim Mohammed, chef du Mouvement pour la justice et l'égalité pour les persuader d'abandonner la guerre et de s'asseoir pour négocier avec le gouvernement pour mettre fin à la crise du Darfour, qui a laissé des traces désastreuse et tragique dans la région. Selon les mêmes sources, le Président Déby estime que la poursuite de la crise est une menace pour la sécurité et la stabilité dans les deux pays. Les mêmes sources ont souligné que les efforts menés par Deby viennent en complément des ses efforts passés démontrant la bonne volonté de Deby à proscrire la crise du Darfour qui n'a fait qu'exacerber les problèmes durant dix ans.
    Les sources soulignent que cette démarche vient soutenir et améliorer les conclusions de la rencontre d'Amdjarass (rencontre entre Zaghawa, organisée par Deby du 25 au 27 octobre courant) qui a reconnu la nécessité de convaincre les mouvements rebelles à rejoindre le processus de paix, en mettant l'accent sur les enfants de la tribu Zaghawa. Ces contacts avec les chefs rebelles Zaghawa du Darfour entrepris par Deby sont effectués en coordination avec les dignitaires Zaghawa présents à la rencontre d'Amdjarass.
    Les résultats de ces démarches entreprises par Deby sont positifs, et promettent un grand avancée sur la résolution du conflit. L'implication des dignitaires Zaghawa dans ce processus prouvent à suffisance la volonté de tous à aller vers une vraie paix dans la région.

     

     Sources: Alnilein

     

     

     «ديبي » يقود اتصالات مكثفة مع (مناوي) و(جبريل)
    11-24-2013 11:44 AM
    علمت المصادر أن الرئيس التشادي إدريس ديبي اتنو يقود اتصالات مكثفة مع مني أركو مناوي رئيس حركة جيش تحرير السودان والدكتور جبريل إبراهيم محمد رئيس حركة العدل والمساواة لإقناعهما بترك الحرب والجلوس للتفاوض مع الحكومة لإنهاء أزمة دارفور التي خلفت آثاراً كارثية ومأساوية في المنطقة، وطبقاً للمصادر نفسها فإن الرئيس ديبي يرى أن استمرار الأزمة خطر يهدد الأمن والاستقرار في البلدين، وأشارت المصادر إلى أن الجهود التي يقودها ديبي تأتي مواصلة لجهوده السابقة التي لم تنقطع وإسهاماته الفاعلة في معالجة قضية دارفور لقناعته الراسخة بعدم جدوى الحرب خاصة وأنها استمرت لأكثر من عشر سنوات، معتبراً بقاء الوضع على ما هو عليه يفاقم المشكلات في الدولتين.

    ورأت المصادر أن خطوة الرئيس التشادي جاءت دعماً وتعزيزاً لمخرجات ملتقى أم جرسي الذي أقر ضرورة إقناع الحركات المتمردة بالانضمام للعملية السلمية بالتركيز على أبناء قبيلة الزغاوة ولم تستبعد أن يكون ما قام به ديبي تم بالتنسيق بينه والآلية العليا لتنفيذ مخرجات ملتقى أم جرسي، ولم تكشف المصادر نتائج تلك الاتصالات لكنها قالت إنها ستحقق نتائج إيجابية كبيرة وعدته تحولاً واختراقاً في مسار قضية دارفور للتدخل القوي لقيادات قبيلة الزغاوة للعمل لإيجاد سلام حقيقي على الأرض.

    صحيفة آخر لحظة

  • Les déclarations du nouveau 1er ministre, juste après la passation de service, sur les attributions du 1er ministre : «Le 1er ministre n'est pas un élu, l'élu c'est le président de la République. Le 1er ministre est nommé par le chef de l'Etat pour appliquer le programme politique du gouvernement. Le 1er ministre n'a pas ses priorités, les priorités sont déjà dégagées, sont celles qui figurent dans le programme politique du chef de l'Etat». Dadnadji est sorti de ce cadre ? sinon pourquoi rappeler ce principe constitutionnel? En tout cas, cela résumera les rapports entre Deby et Pahimi.

    Joseph Djimrangar qui avait cru lors de sa nomination avoir une marge de manœuvre pour relancer le Tchad dans les voies de l'émergence (promise pour 2025, comme on avait assuré aux tchadiens la liberté et la démocratie en 1990), s'est rendu à l'évidence: le Tchad est une propriété privée de Deby et sa famille, ils en usent et abusent à volonté. Y-a-t-il une seule personne collaborant avec Deby qui ignore cette triste réalité? Qui, en privé, n'a pas dénoncé les drives du pays vers le chaos? La réalité tchadienne est que tous ceux qui travaillent avec le despote savent pertinemment la gravité de leur complicité sur l'avenir de ce pays, mais agissent par pure esprit égoïste, privilégiant l'intérêt personnel au bien être des tous tchadiens. Si certains sont résignés à servir le potentat faute d'alternatives politiques visibles, d'autres se sont faits prendre par le collet posé par le tyran. Ainsi, en instaurant une anarchie totale, le despote a permis à ses collaborateurs de détourner les fonds publics et s'enrichir insolemment, constituant ainsi, sur chacun d'eux, un dossier compromettant. Beaucoup sont tombés dans la nasse, d'autres se sont pliés à ces chantages, bref, ils sont tous pris dans cet étau.
    C'est sous ce climat de corruptions, détournements, chantages, emprisonnements, humiliations qu'un nouveau 1er ministre vient d'être nommé.

    Mais qui est le professeur Pahimi Kalzbeut? Cet ancien professeur du lycée technique commercial de N'djamena et de la faculté de droit et sciences économiques d'Adeb-djoumal par la suite, enseignait l'économie dans les années 1988, 89, à l'instar des autres vacataires comme Gali Ngoté, Sahoulba Gontchomé, Abdoulaye Dito, etc. Si à l'époque on se bousculait pour assister aux cours de Gali pour non seulement sa maitrise des arcanes de la science économique mais aussi sa capacité à transmettre, Pahimi cultive la discrétion et la réserve. Rares de ses anciens étudiants qui se souviennent, avec détails, de lui. Plusieurs fois ministre, on peut reprocher à Pahimi sa collaboration et sa complicité dans cette gestion chaotique, mais aucunement lui imputer concussion ou détournement. Du secrétariat général du gouvernement à la Cotontchad en passant par le gouvernement et le gouvernorat de Bahr El gazal, Pahimi est considéré comme un fidèle exécutant des ordres d'Idriss Deby. C'est pourquoi, quand Deby avait voulu débarquer Mahamat Adoum Ismaël de la Cotontchad, c'est à Pahimi qu'il a pensé. Quand il faut remplacer le gouverneur de Bahr Gazal c'est encore lui. On peut affirmer sans nous tromper que Pahimi est un homme à tout faire, un technicien exécutant.
    Depuis 1990, c'est le 17ème premier ministre de Deby et cela démontre à suffisance la situation délétère, sur le plan politique, du pays. Le renvoi de Dadnadji a créé un précédant dans l'histoire récente du Tchad. En effet, c'est sous la menace d'un vote de censure que Dadnadji a démissionné. Or, dans le passé, pour les 1ers ministres issus de la majorité MPS, Deby les convoquent et leur dictent sa volonté et l'affaire est pliée. Trois actes nous démontrent l'exacerbation des antagonismes au sein de l'exécutif et la tyrannie en générale:

    1. La lecture de la lettre de démission à la télévision, lettre dans laquelle Dadnadji priant Dieu de préserver le pays des démons de «divisions» et «accorder à Deby la santé et la sagesse nécessaires», est sans précédant;
    2. Les déclarations du nouveau 1er ministre, juste après la passation de service, sur les attributions du 1er ministre : «Le 1er ministre n'est pas un élu, l'élu c'est le président de la République. Le 1er ministre est nommé par le chef de l'Etat pour appliquer le programme politique du gouvernement. Le 1er ministre n'a pas ses priorités, les priorités sont déjà dégagées, sont celles qui figurent dans le programme politique du chef de l'Etat». Dadnadji est sorti de ce cadre ? sinon pourquoi rappeler ce principe constitutionnel? En tout cas, cela résumera les rapports entre Deby et Pahimi.
    3. La présence de l'ex 1er ministre à l'assemblée des commerçants MPS, toisant les regards de ses amis renégats, et surtout celui de la 1ère dame qui, déconfite et désarçonnée, baissa les yeux, confirment, incontestablement, le degré de frustrations et de ruine de l'autocratie.

     

    Sur le plan purement administratif, la situation est préoccupante. Ainsi, à l'instabilité gouvernementale, dans l'administration, il est rare de trouver un chef de direction qui a plus de deux ans de service à son actif. Chaque ministre entrant vient avec ses cadres (souvent ses parents) et au rythme de 5 remaniement en 10 mois, la désarticulation saute à l'œil nu. Cet état de fait est entretenu par Deby lui-même, suscitant ainsi à tous les opportunistes qui ne pensent que à s'enrichir, l'espoir d'occuper un poste. Du fait de cette instabilité administrative, l'administration publique y est en quelque sorte orale et traditionnelle. Les rares archives, ou ce qui est écrit s'envole au moindre vent (départ d'agents), comme les feuilles de la Sibylle, ou, les plus souvent, sur les porte-bagages des vélos des plantons, monnayés aux vendeuses des cacahuètes pour les utiliser comme emballages (comme on a interdit les sacs plastiques). Peut on construire un avenir sans se référer à son passé? Au Tchad, en termes d'archives et de mémoire de l'administration, le présent et le passé ne se rejoignent plus. La mémoire de l'administration étant défaillante, la pérennisation de l'impunité devient logique même si cette dernière est due surtout au système familial et clanique. Ainsi, les sanctions administratives n'ont aucune portée (ni dans l'espace, moins encore dans le temps).

    Le Tchad, à l'instar de la ruine de la santé de Deby, est gravement malade. Il est atteint par la concussion, la gabegie, l'impunité, le népotisme, bref et les détournements massifs de ses biens organisés et planifiés par ses propres fils. Si les ainés des années 70 se révoltaient pour changer de système, l'antipatriotisme des jeunes d'aujourd'hui est tel qu'ils cherchent à intégrer le système (le festin). Des gamins à peine majeurs fêtent leurs 4; 5; 6 milliards de nos francs.
    Les tchadiens, tels des zombies ou encore des damnés atteints d'amnésie, ont effacé de leurs mémoires la moralité, la probité, l'intégrité, l'honnêteté ou encore l'exemplarité et la révolte.

     

    Ahmat Hassan

  • Coup de théâtre au Tchad, le 1er ministre a anticipé la volonté de Deby et ses députés qui cherchaient à voter une motion de censure contre le gouvernement, et a rendu sa démission ce matin. Jusqu'à hier tard dans la nuit, la volonté de Dadnadji à affronter cette motion était clairement affichée, mais tôt, ce matin, on apprend que Dadnadji a préféré démissionner.
    Nommé le 1é janvier 2013, le gouvernement Dadnadji a subi pas moins de trois toilettages. Administrateur et administratif au sens du mot, Dadnadji n'a pas su ou on l'a pas laissé forger une vraie équipe capable à tenir tête aux caprices de Deby.

    Les rapports entre Dadnadji et Deby se sont degradés au fur et à mesure que le 1er ministre, cherchant à avoir la main mise sur le gouvernement, s'est vu adjoindre des personnalités très influentes tel le frère de Deby, Daoussa Deby. Tous ses collaborateurs ont leurs entrées nocturnes au palais rose et d'aucuns parlent même d'une équipe bis animée par ces personnes influentes au gouvernement.
    Attendons et voir la réaction du dictateur tchadien. Il a deux choix : soit entériner la démission et nommer un 1er ministre ou refuser, alors dissoudre l'Assemblée. Rien n'est définitif avec Deby, tout peut changer selon les stratégies de dernières minutes, les intérêts de la famille, ou encore voire même la santé du despote.

  • Selon le site du journal proche du régime, Alwihda, la mort de Matias Nagarteri, archevêque de N'djamena, serait due à une négligence administrative. Ainsi, victime d'un accident vasculaire cérébral depuis le 1er novembre, le religieux est décédé dans l'avion qui les transportait vers Paris une semaine après l'attaque, croit savoir le journal (capture du site).
    Fidele à lui-même, le régime de N'djamena ne rate aucune occasion d'instrumentaliser l'archevêque Ngarteri et l'Imam Hassan de la grande mosquée de N'djamena, transgressant toutes lois prônant l'irréligiosité de l'Etat. Ainsi, des mosquées et des cathédrales sont battues avec l'argent du contribuable tchadien. On a atteint le summum de la manipulation quand, suite au crash de l'avion du potentat de N'djamena, ce sont les deux religieux qui l'ont accueilli à l'aéroport de N'djamena et où, Ngarteri compara le despote à un ange, Hassan Hissein décréta une journée de jeûne et Manu (ex 1er ministre) somma la foule à applaudir Dieu (voir à ce sujet notre article sur ces faits).
    Les religions au Tchad sont sous la coupe du régime Deby. Priant tantôt pour l'éternisation du tyran au pouvoir, louant Dieu pour les offrandes de la 1ère dame à l'endroit des démunis (offrandes puisées impunément dans les caisses de l'Etat), bref, les religions dans le pays de Toumaï sont entrainées dans une véritable duperie. A quand la fin de cette Sainte Alliance entre ces chapelles et le Lucifer du palais rose?

     

    Ahmat Youssouf

  • Le 1er octobre, lors de son audition par la Commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale, Laurent Fabius a refusé d'être aussi « désobligeant » que le député Noël Mamère concernant Idriss Déby.

    Fabius :

    « La République centrafricaine est entourée de pays comme le Tchad, le Cameroun, le Soudan. Si une situation de non-droit s'enkyste là-bas, c'est l'ensemble de cette partie de l'Afrique qui risque d'être contaminée... »

    Mamère :

    « Il y a des milices en Centrafrique, qui sont sauvages, brutales. Ce sont pour la plupart des milices tchadiennes. La Tchad qui est dirigé par une crapule, qui s'appelle Idriss Déby, qui torture, qui liquide ses opposants, et dont nous sommes aujourd'hui une sorte d'obligé, à cause de notre intervention au Mali, puisque nous avons fait appel aux troupes tchadiennes, qui sont les seules à savoir mener une guerre dans le désert, par rapport aux autres armées africaines, s'il existe d'autres armées africaines à part celle du Nigéria. »

    Fabius :

    « Je ne reprendrai pas à mon compte les termes désobligeants que vous avez utilisés à propos du président du Tchad. Les Tchadiens se sont battus au Mali avec beaucoup de courage, et y ont laissé nombre des leurs. Et puis, évitons les présentations schématiques : nos relations ne peuvent pas être qualifiées ainsi ! »

    Le courage des troufions tchadiens brandi pour défendre l'image de leur dictateur : ça n'est plus schématique, c'est hautement caricatural.

    Lire la suite sur le site de SURVIE

  • Le 1er ministre tchadien, Dadnadji, lors d'une intervention devant le colloque national sur le bilinguisme au Tchad a dénoncé la volonté politique consistant à imposer la langue arabe aux tchadiens. Ce colloque, organisé pour diagnostiquer les « maux qui freinent l'application du bilinguisme », fut une tribune pour le 1er ministre d'exposer « sa vision » du bilinguisme avant d'ajouter que « le bilinguisme en terme d'acquis, ne se décrète pas ».
    Il faut rappeler que le bilinguisme est inscrit dans les Constitutions du Tchad depuis 1989. Selon ces Constitutions, les langues officielles du Tchad sont «l'arabe et le français». Le caractère obligatoire d'apprendre les deux langues ne fait, dès lors, aucun doute. Si dans les milieux arabisants cette démarche est acceptée facilement, du coté des francophones elle pose des problèmes. Ainsi certains rejettent carrément l'introduction de l'arabe, mais pour la majorité un tel projet doit mobiliser les moyens et le temps nécessaires à son ambition.
    Il faut signaler aussi que c'est sur ce terrain de bilinguisme que se développent les thèses tendant à se rejeter les uns des autres. Si on accuse Dadnadji, à tort ou à raison, d'être contre l'introduction de la langue arabe, et que ce dernier extrapole la situation en conflit nord-sud, il ya des nordistes qui dénoncent le manque des moyens pour réaliser ce projet.
    La sortie du 1er ministre Dadnadji, pour certains tchadiens, est une démarche planifiée avec le despote, pour titiller les arabophone et indexer les francophones. Vu les rapports qu'entretienne Deby avec son 1er ministre, il est inconcevable que Dadnadji fasse une telle sortie sans concertation avec son chef.

  • oumar adigueiC'est avec une profonde émotion et une grande affliction que nous avons appris la disparition subite de notre frère, ami et camarade de luttes Oumar Adoum Adigueï, connu sous le vocable CEMP.
    Oumar CEMP était un pilier infatigable de notre mouvement, un soutien incommensurable pour la lutte tchadienne, bref un cadre dont la valeur est inestimable pour le Tchad tout entier. Oumar CEMP, contrairement à ceux qui ne pensent qu'à leurs panses, aurait pu vivre dans le luxe et l'abondance, mais sa conscience, sa clairvoyance, et le patriotisme qui l'anime, ne l'ont pas permis et a préféré rejoindre la Résistance pour rétablir la démocratie,  promouvoir l'équité et la justice, bref instaurer un Etat de droit au Tchad. Il est vrai que par le temps qui court, peu de tchadiens peuvent opter pour cette voie, Oumar n'a pas hésité un instant pou croiser le fer contre ce régime corrompu et incapable. Même après la désagrégation des foyers de luttes à l'est du Tchad et, au moment où rallier le régime tentait tout le monde, Oumar est parmi ces rares résistants qui sont convaincus par l'œuvre salvatrice pour laquelle tant de camarades sont tombés sur les champs d'honneur.
    Droit et intègre, effacé et discret, Oumar CEMP, à l'instar de cette jeunesse tchadienne consciente et éclairée, se distinguait par sa courtoisie, son sens élevé des relations humaines, ignorait les origines ethniques, appréciait les qualités de tout un chacun, bref CEMP était apprécié de tout le monde.

    Il est décédé d'une courte maladie à Bamako au Mali.
    La mort est un rendez-vous inéluctable pour nous tous, nous présentons nos condoléances à sa famille, à ses frères d'armes et à tous les résistants.

     

    MAHAMAT Mahdi-Ali

  • Les Patriotes de la Diaspora Tchadienne de France , appel les Tchadiens et les organisations solidaire de la lutte du peuple tchadien contre la dictature, au rassemblement citoyen lors de la cérémonie de moulage du crane de Toumai à l' UNESCO par le Dictateur tchadien le lundi 11 novembre 2013 à 11h00 . Nous appelons à manifester pour attirer l' attention de l' opinion publique internationale sur la violation des Droits humains et des libertés au Tchad. Le rassemblement est fixé à l' Unesco à l' angle de la rue de SAXE et de la Rue SÉGUR.
    Métro Ségur ligne 10

    Contact pour info:
    07 52 42 12 37
    0761734071

    Les organisateurs

  • Monsieur le Ministre j'ai décidé de vous écrire cette lettre suite aux récents événements marquant l'actualité Sénégalaise portant sur l'affaire Hissein Habré.
    Monsieur, en tant que tchadien résident au Sénégal je suis indigné par la tournure qu'a prise cette affaire je ne pouvais rester indifférent face à cette triste situation qui comme tout tchadien(ne) ne peut en rester neutre. Paraphrasant Stephen Dobyns, Dans la vie, il est des périls si déroutants qu'ils nous obligent à rester constamment sur le qui-vive, toujours prêts à manifester notre indignation ou notre scepticisme.
    Monsieur le Ministre
    Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.
    Monsieur le Ministre , Me référant à certains articles de la charte universelle des droits de l'Homme qui cite : Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé ; Toute personne accusée d'un acte délictueux n'est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées
    Mais hélas, Cela fait plus de Quatre (04) Mois que le Président Hissein Habré est arrêté de façon illégale sans un mandat d'arrêt .Il vit dans des conditions indignes d'un ancien Chef d'Etat, ses droits ne sont pas respectés.
    Monsieur le Ministre , Rappelons que c'est la première fois dans le monde qu'un pays ayant accordé l'asile politique à un ancien chef d'Etat, se retourne contre son hôte et foule aux pieds ses engagements ; mais également la première fois au monde, qu'une personne est en face d'une justice qui ne lui reconnait pas la présomption d'innocence
    Jusqu'ici, nous nous sommes tous demandé les raisons qui ont poussés les autorités sénégalaises à se taire sur la question de l'asile politique accordé à Son Excellence Hissein Habré ?
    Pourtant un débat juridique aurait pu se développer, dans la mesure où on avance généralement qu'au titre de la convention d'asile le Président Hissein Habré était soumis à une obligation de réserve, et par conséquent quels étaient les devoirs du pays hôte envers lui ?
    Pourquoi les autorités Sénégalaises ont-elles violé leurs engagements ?
    Le Président Hissein Habré est kidnappé, condamné sans être jugé. Ce n'est qu'après plusieurs mois de captivité de façon illégale que certains Juges se sont rendus au Tchad sur invitation d'Idriss Deby, que ses soi-disant juges logés du matin au soir dans un Hôtel quatre (04) étoiles, ont rapailler des plaintes fictives.
    Alors, Sur quel fondement juridique l'ont-ils donc inculpé ?
    Monsieur le Ministre ; Nous, diaspora tchadienne de l'étranger, jamais au plus grand jamais nous ne pouvons oublier le rôle que Vous et le président Macky SALL avez joué.
    Ce dernier Qui, avant même que tous les juges ne soient désignés, lance un appel d'offre pour la construction d'une prison pour Hissein Habré, paru dans la presse sénégalaise ce jour, 25 janvier 2013.
    Le Samedi 02 Novembre tard dans la nuit, le Président Hissein Habré a été transféré à la maison d'arrêt et correction (MAC) de Cap Manuel ou DAKARAMO d'où le surnom donné par les citoyens sénégalais faisant allusion à la tristement célèbre prison américaine de Guantanamo
    Le temps s'étire indéfiniment et L'histoire opère lentement, nombres de ceux qui écrivent et crient en longueur de journée doivent leur quiétude familiale au Président Habré.
    Revenant sur l'interrogation du FEU Maitre Kéba Mbaye, On se demande si en 1982, lors de son arrivée au pouvoir, si Hissein Habré avait créé une commission d'enquête sur les crimes commis par Tombolbaye qui malgré sa mort est jusqu'aujourd'hui qualifié comme l'incarnation personnifiée du mal, le Général Malloum appuyé par le Général Kamougué organisateurs du putsch contre Tombolbaye, ces derniers ont menés une politique de répression sanguinaire poussant le peuple à un soulèvement et entrainant par la suite, le pays dans une guerre civile sans merci. Aujourd'hui on se demande encore que seraient-ils devenus ces frères du Sud ?certainement Beaucoup seraient aujourd'hui en taule ou entrain de raser les murs.
    Hissein Habré a-t-il fait une erreur en privilégiant le pardon pour reconstruire le Tchad et la réconciliation entre ses fils ?
    Monsieur le Ministre vous ne connaissez pas l'histoire du Tchad mieux que Nous.
    Il serait fastidieux d'exposer le problème du Tchad et de se limiter seulement qu'à la période de 1982 à 1990.
    Le Président Hissein Habré n'est pas arrivé au pouvoir au Tchad en tant que chef de Guerre, mais en étant un révolutionnaire qui n'a fait que répondre aux cris de détresse du Peuple tchadien voulant en finir avec une occupation libyenne et d'un côté avec un régime fondé sur le désordre et le Népotisme de Goukouni Weddey.
    Monsieur le Ministre sous prétexte de juger Hissein Habré au nom de l'Afrique, pour l'Afrique en terre africaine et par des juges africains, vous malheureusement aviez fait de cette affaire un GAGNE PAIN quotidien, Inchallah un jour vous serrez emmené à répondre devant votre peuple et devant l'histoire. Car, Nous tchadien(ne), n'oublierons jamais le mal que vous nous avez fait subir.
    Je m'arrête sur cette citation de Fénelon qui dit « Quiconque est capable de mentir est indigne d'être compté au nombre des Hommes, et quiconque ne sait pas se taire est indigne de gouverner. »

     

    Guihini Dady

  • Idriss Deby sera à Paris le 11 novembre prochain pour faire don à l'UNESCO d'un moulage du crâne de Toumaï, au nom de sa contribution à « l'effort mutuel de préservation du patrimoine mondial de l'humanité » selon l'UNESCO. Depuis la participation des troupes tchadiennes comme armée supplétive de l'armée française au Mali, depuis janvier 2013, la France et les instances internationales ne cessent d'honorer ce dictateur.

    Sa participation lui a valu de nombreux hommages de la part de la France et des pays de la CEDEAO qui ne manqueront pas de le célébrer à nouveau lors du Sommet France-Afrique de l'Elysée sur la paix et la sécurité les 6 et 7 décembre prochains. Si le lobby français à l'ONU n'a pas permis au Tchad d'obtenir le commandement de la mission onusienne Minusma au Mali, il a obtenu un siège de membre non permanent au Conseil de sécurité l'ONU.

    L'association Survie s'était déjà insurgée contre l'accueil d'Idriss Déby à l'Elysée en décembre 2012 et contre le défilé de troupes tchadiennes sur les Champs Elysées le 14 juillet dernier. Survie dénonce à nouveau cette réhabilitation d'Idriss Déby qui vise à faire oublier qui est ce dictateur de la Françafrique.

    Idriss Déby qui dirige le Tchad depuis qu'il en a pris la tête en 1990 avec l'appui des forces françaises, est coupable de très nombreux massacres, exactions, crimes contre l'humanité sur sa population – passés sous silence par la France pourtant aux premières loges ou impliquée du fait de sa présence militaire sur place [1]. Il s'appuie sur une armée clanique enrôlant des enfants soldats, soutenue sans discontinuer par le dispositif militaire français Epervier, lancé en 1986 par le gouvernement Fabius, qui l'a sauvé à plusieurs reprises de coups de force – comme en 2006 puis 2008 – en échange de son allégeance au pouvoir français et à ses intérêts.

    Il utilise l'argent du pétrole exploité au Tchad depuis 2003 pour renforcer son armée et servir ses élites et non pour sa population et son accès aux services de base [2] ni pour abonder le "fonds pour les générations futures" qui avait été créé à cette occasion en accord avec la Banque mondiale. Ce dictateur, au lieu d'œuvrer pour la paix comme la communication actuelle souhaite le faire croire, déstabilise des Etats voisins, que ce soit au Soudan ou encore dans les crises anciennes et dans la crise de 2013 en République Centrafricaine.

     

    L'Association Survie demande :

    • La fin de la présence militaire française au Tchad
    • La fin du soutien diplomatique et militaire à Idriss Déby
    • La contribution à la justice sur les crimes observés par des fonctionnaires français au Tchad entre 1982 et 2013, dont la disparition d'Ibni Oumar Mahamat Saleh en 2008 – à travers la coopération judiciaire sur les enquêtes en cours et la déclassification des archives diplomatiques et militaires concernées.
    • L'annulation du Sommet de l'Elysée sur la paix et la sécurité convoqué par François Hollande, au cours duquel de nombreux dictateurs comme Idriss Déby viendront débattre de paix et de sécurité.

    Sources:SURVIE 

     


    [1] Voir plus de détails sur le communiqué du Collectif de solidarité avec les luttes sociales et politiques en Afrique - http://www.electionsafrique.org/

    [2] « L'Etat tchadien consacre aujourd'hui 12% de son PIB à l'achat d'armes (3), soit le double du montant qu'il alloue aux dépenses de santé » http://altermondes.org/spip.php?article711

  • Par Laurent Correau / Sébastien Nemeth

    Ghislaine Dupont et Claude Verlon ont été enlevés et assassinés le 2 novembre. Les deux reporters de RFI étaient en mission à Kidal dans l'extrême nord du Mali dans le cadre de l'opération spéciale qui devait avoir lieu jeudi, à Bamako. Nos confrères venaient d'interviewer Ambeiry Ag Ghissa, un représentant du MNLA, la rébellion touaregue à Kidal, quand ils ont été embarqués de force par des hommes armés qui les ont exécutés à quelques kilomètres de là. Ghislaine Dupont et Claude Verlon étaient des reporters très expérimentés. Ils connaissaient particulièrement bien l'Afrique et étaient tout sauf des têtes brûlées.

    Ghislaine. Une image. Celle d'une journaliste éclairée par sa lampe, enfoncée dans son fauteuil de bureau, toujours à la rédaction à une heure tardive de la soirée. Pendue au téléphone pour vérifier les informations. Sa main griffonne un dessin. Ou feuillette un vieux carnet d'adresses qui tombe en lambeaux. Ghislaine, journaliste sans concession.

    Née en janvier 1956, Ghislaine Dupont a passé plusieurs années de son enfance en Afrique. A la fin de ses études, elle fait le choix du journalisme. Elle passe par Ouest-France et Témoignage Chrétien. Apprend le micro auprès des radios libres. Puis entre à Radio France Belfort.

    Passionnée de l'Afrique

    Son goût du voyage et du reportage l'incitent à aller vers RFI. Après un premier passage à la radio mondiale, Ghislaine signe son CDI en 1990. Elle commence par la présentation, puis part sur des terrains difficiles : elle se rend dans les maquis de l'UNITA, en Angola. Décrit le drame que traversent les Sierra-Léonais sous la coupe des rebelles du RUF. Au Rwanda, elle est menacée de mort par un policier en civil dans sa chambre d'hôtel. Jamais elle n'a reculé. La liste des pays dans lesquels elle a travaillé est longue. Entre autres, Djibouti, le Burundi ou encore l'Ethiopie en guerre avec l'Erythrée.

    C'est la République démocratique du Congo qui aura été son dossier, sa passion. Un pays auquel elle aura consacré plus de dix ans de sa vie. Sa pugnacité finira même par fâcher les autorités qui décident de l'expulser de Kinshasa avant le premier tour de l'élection présidentielle de 2006.

    « C'était une journaliste têtue, acharnée, qui ne lâchait jamais », se souvient Sophia Bouderbala, ancienne responsable du bureau de l'AFP à Kinshasa de 2004 à 2008. Je me souviens d'un soir où elle est allée frapper au domicile du gouverneur d'une province parce qu'il était impliqué dans une affaire de corruption. Elle creusait sans cesse pour avoir des sources, donc effectivement elle s'était fait un certain nombre d'ennemis au cœur du pouvoir ou des pouvoirs ».

    Lire la suite sur le site de RFI

  • Le cas de Goukouni Guet est emblématique du fait qu'il a pour fils adoptif un certain Hassana Bakary, ministre de la propagande du régime

    Le rapport d'Amnesty International, dénoncé par le porte-voix du régime, avait omis tous les crimes perpétrés par Idriss Deby à son arrivée au pouvoir. Ainsi, les assassinats de Bisso Mamadou, Bichara Digui, Laoukei Bardé, Goukouni Guet et ses compagnons, bref, des milliers des tchadiens froidement abattus par Idriss Deby et ses acolytes.
    Le cas de Goukouni Guet est emblématique du fait qu'il a pour fils adoptif un certain Hassana Bakary, ministre de la propagande du régime. Dans un exercice d'auto-flagellation, Bakary tente de démentir ce rapport à minima (pour ne pas dire expéditif voire light) qui omet la majorité des crimes commis par Deby. Il faut rappeler que Goukouni Guet et ses compagnons ont été raflés du Nigeria en 1992, déportés vers le Tchad dans des pirogues via le lac Tchad, avant d'être suppliciés à mort par Deby en personne. Le rapport entre ce porte voix et Deby nous rappelle étrangement la fameuse interview du feu Sékou Touré indexant, en direct à la télévision, les membres de son cabinet dont les parents étaient (supposés) derrière le complot visant son régime. Les déclarations de Deby sur ses ministres lors de la fête de Tabaski démontrent à suffisance quels sont les rapports entre Deby et les cadres de ce pays (voir à ce sujet:Tchad/Idriss Deby: «Tous les ministres sont des voleurs»). Au nom du combat contre la corruption, on doit s'attaquer aux vrais voleurs : le clan au pouvoir.
    Au titre des crimes omis par Amnesty, il faut y ajouter le septembre noir, en 1983, au sud du pays. Il est connu de tout le monde, le rôle principal, joué par Deby lors des opérations dans cette partie du pays. Une répression cruelle s'y abattit et dont les principales victimes furent, majoritairement, des femmes, enfants et vieillards. Ce pan de l'histoire des massacres au Tchad est, curieusement, occulté par les juges sénégalais de l'affaire Habré aussi. D'autres massacres où Deby en personne fut doigté. Des prisonniers de guerre appartenant au GUNT de Goukouni Weddeye furent froidement abattus en 1983 entre Kalaite et Wadi Famah, suite à la mort de Hamit Deby. Lors d'une manifestation organisée à Kalaite par une association en l'honneur du potentat tchadien, Idriss Deby, ému, fait référence au sang qui a coulé à Kalaite et dont lui seul connait l'ampleur (voir vidéo ci-joint). « Kalaite ville martyr, Kalaite ville de sang, Kalaite ville de morts, j'en sais quelques choses » déclarait Deby lors de son intervention. Qu'est ce que Deby sait et qui commence à être si pesant juste après avoir échappé à un crash? Les témoins de ces atrocités sont vivants et, d'ailleurs, d'aucuns deviennent de plus en plus bavards.

     

    Ahmat Youssouf 

     

  • Des convois militaires en provenance de Bol, Moussoro et Chadjara convergent tous vers Mao. Hier, le ministron de la communication porte voix de son maitre a essayé de démentir les réalités de ces événements avant qu'il ne reçoit un cuisant démenti par les images de ces événements.
    A l'instar de ce qui se passe à Mao, le vent de révolte gagne les autres grandes villes du pays. N'djamena la capital est sous tension et dans l'attente du sommet sur la RCA. Ironie du sort, c'est le même Deby qui avait allumé le feu en Centrafrique.

  • L'accusation de vol portée par Deby contre ses ministres n'est pas fortuite. Y a-t-il quelqu'un travaillant avec Deby qui n'a pas volé? Ou qui n'a pas facilité le vol de Deby et sa famille?

    Il faut l'avoir entendu par ses propres oreilles pour le croire. Idriss Deby vient, lors des présentations des vœux du comité islamique du Tchad, de qualifier ses ministres de voleurs et que ceux-ci, tenez vous bien, détournent pas moins de 30% du budget de l'Etat. Dans quel pays vivons-nous? Comment est on arrivé jusqu'à ces diatribes dirigées contre ses propres ministres.


    L'anarchie érigée en mode de gestion.
    Depuis l'avènement de Deby au pouvoir il y a eu une volonté manifeste d'instaurer une anarchie à tous les niveaux de l'Administration provoquant dès lors le délitement de toutes les entités de commandement et de gestion de ce pays. Ainsi, au tant sous le régime précédent un Etat au sens du mot existait (quoi qu'on puisse lui reprocher), au tant un désordre, une confusion voire une désagrégation des structures étatiques furent planifiés et accomplis. Ainsi, on applique la logique qui consiste à dire que pour maquiller ses insuffisances, il faut s'entourer par plus incompétents que soi. Le caractère de nominations méritocratiques, en fonction non seulement de compétences et de promotion voire même de cooptation des cadres, a cédé sa place au népotisme, au favoritisme concourant ainsi à l'émergence d'une classe de dirigeants incultes, cupides et antipatriotiques. Pour faciliter le travail des hordes de pilleurs venus de l'étranger, la tactique était de saper tout esprit privilégiant l'intérêt national et promouvoir des incapables pour mieux dépecer le Tchad. Ainsi, tout un chacun, tapis dans l'ombre, sait que son tour viendra pour assouvir sa cupidité et devenir « quelqu'un », comme se dit dans les rues de N'djamena. Les quelques rares cadres qui ont refusé cet état de faits, se sont vus marginalisés, écartés et, parfois même, attenter à leurs vies. Certains, de bonne foi, ont cru naïvement, pouvoir faire évoluer les choses en collaborant avec le despote. Ils apprennent, à leur dépend, que l'idée qu'a le potentat de N'djamena du pouvoir et leur conception à eux sont diamétralement opposées. Pour le despote, ce pouvoir est conquis par la force, il n'a de compte à rendre à personne et on doit être avant tout à son service et pas à celle de la Nation. Les choses sont claires. L'Etat est privatisé, c'est une propriété de Deby et son clan. Cette réalité est attestée par la main mise sur l'armée, l'occupation des toutes les régies financières, l'appropriation du pétrole tchadien, bref le doute n'est pas permis.

     

    Une culture d'impunité généralisée
    Au Tchad voler les biens de l'Etat n'entraine aucune sanction à son auteur. Si ceux qui n'appartiennent pas à la famille peuvent faire l'objet d'enfermement pour quelques jours, les proches ne sont même pas inquiétés. Ce qui est encore plus grave, que cela soit au niveau des proches de Deby ou aux autres, les biens volés ne sont jamais restitués. Ainsi une culture de vol généralisé est instaurée et entretenue à tel enseigne que voler est la règle fondamentale dans les rouages de l'Etat tchadiens. L'accusation de vol portée par Deby contre ses ministres n'est pas fortuite. Y a-t-il quelqu'un travaillant avec Deby qui n'a pas volé? Ou qui n'a pas facilité le vol de Deby et sa famille? On est tombé très bas. Pour moins que cette accusation, ailleurs des ministres ont démissionné. Au Tchad, tels des damnés suspendus à une corde, les ministres courbent l'échine car Deby peut, à la moindre protestation, envoyer le contrôle d'Etat et vérifier leurs biens brique par brique. Et là, dans le système actuel, les propres ne sont pas nombreux.

     

    Humiliation insupportable
    Qui n'a pas reçu un coup de canne? Un jet de cendrier? (A tel point qu'il parait qu'on a changé les cendriers en métal par des cendriers en plastiques). A ces atteintes physiques, les agressions morales sont légions. Une image étonnante. Le premier ministre au visage renfrogné et acariâtre, chef du gouvernement, est placé au même rang que les conseiller lors de présentation des vœux du Tabaski. Ce 1er ministre est une calamité. D'aucuns avaient avancé ses tentations sécessionnistes, mais après études, Nadingar est meilleur que lui malgré ses insuffisances. Le rapport entre Joseph et Deby est tout sauf de collaboration entre un président et son 1er ministre. Jusqu'à quand Joseph et ses ministres endureront ces humiliations cruelles?

     

    Espoir de tout un Peuple
    Soulèvement à MaoLes événements récents de Mao suscitent l'espoir des tchadiens sur la possibilité de soulèvement de ce Peuple meurtri par plus de deux décennies de tyrannie. L'insurrection conduite par la population de Mao contre ce régime est un exemple à suivre dans toutes les villes du Tchad. Deby est seul, gouverne seul, même ses ministres l'ont compris et l'ont lâché même s'ils ne le disent pas officiellement. L'heure de mobilisation a sonné, le soulèvement est plus que certain.

     

     


    VIDEO LE DICTATEUR IDRISS DEBY PRESENTE SES VOEUX DE...

    Ahmat Hassan

  • La ville de Mao, dans l'ouest tchadien, vit dans un état quasi insurrectionnel et ceci malgré les démentis du porte parole du despote tchadien, Hassana Bakary.
    Tout est parti d'un problème d'adultère opposant un mari civil trompé à un militaire proche du clan. Ce dernier, se croyant tout puissant, aurait abattu le mari avant de se diriger vers la caserne principale de Mao. Ameutée et déchaînée, une foule compacte se dirige vers la caserne et y met le feu après la fuite des occupants. Ce n'est pas la première fois qu'un tel assassinat se produit dans la ville de Mao. Deux autres cas similaires se seraient produits provoqués toujours par des proches du régime.
    Il faut rappeler qu'en début de l'année, les proches du régime se sont permis d'aller extirper un présumé assassin d'un des leurs dans le commissariat où il s'est réfugié et ceci en présence des policiers avant de l'assassiner dans la cour.
    Idriss Deby et les siens font peser sur les tchadiens une chape de plomb. Ainsi, deux jours après avoir dénoncé les détournements et les concussions de ses ministres et autres cadres, Idriss Deby nomme son grand frère ministre. Ce même grand frère qui raclait tous les marchés de BTP, aux prix forts, mais livraient des ouvrages qui s'effritaient des leurs réceptions. L'exemple le plus emblématique est l'avenue dite « Taiwan ». Ce tronçon de N'djamena bitumée par la société du frère était la rusée des N'djaménois. Malgré cet état de faits, Deby le nomme ministre. Il faut se dire aussi que comme le ministère des postes est mieux loti en termes d'investissements, le placement de Daoussa ici n'est pas fortuit. Avant, Deby plaçait ses hommes de mains, mais n'a-t-on pas dit qu'on n'est mieux servi que par soi même?
    Depuis 23 ans, le Tchad, saigné à blanc, par une horde des pilleurs est à l'agonie. Ceux qui, de bonne foi ou par calculs, concourent aux détournements organisés par Deby et les siens, peuvent-ils invoquer la fidélité à l'Etat ?

  • A l'occasion de la fête d'Id-al Adha, Idriss Deby reconnaît publiquement une partie des crimes commis par son régime oligarchique, le pillage systématique des richesses nationales du Tchad. Il n'a fait qu'avouer ce qui est dénoncé et décrié depuis vingt et trois ans par l'opinion publique nationale et internationale, ce que tous les Tchadiens à l'exclusion des pilleurs, ne cessent de décrier dans toutes les rues, sous tous les arbres.
    Par cet aveu des crimes économiques depuis plus de deux décennies, Idriss Deby reconnaît l'absence de l'Etat au Tchad, le non-respect des règles les plus élémentaires de la gestion de la chose publique, ces règles qu'il avait écartées de son quotidien dès le 1er Décembre 1990, son avènement au pouvoir. Après toute honte bue, le sultan général président cherche-t-il à s'innocenter pour perpétuer le règne de son oligarchie prédatrice et sanguinaire ou démissionner?
    Le récent remaniement de son gouvernement montre bien tout le contraire de ce dont on pouvait attendre de lui après cet aveu public des crimes commis sous son autorité directe depuis plus de deux décennies. Une Tchadienne a su très bien dire, il y a quelques années: «Idriss Deby Itno est bien né avant la honte».


    Le 18 Octobre 2013.
    Mahamat Hassaballah
    Militant UFDD/ANCD.

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    L'ONU devrait débloquer dans les prochains jours les fonds destinés à rembourser les pays contributeurs de troupes pour la Minusma, la Mission de maintien de la paix de l'ONU au Mali. Il y a une quinzaine de jours une centaine de militaires tchadiens avaient quitté leur position de Tessalit pour rejoindre Gao en signe de protestation contre le non-paiement de primes liés à la participation à cette opération, mais aussi à l'absence de relèves. Depuis, ils sont rentrés chez eux. Le président tchadien Idriss Deby avait pointé du doigt la responsabilité de l'ONU dans cette affaire, appelant la Minusma à assumer ses responsabilités. Comment et par qui ces soldats doivent-ils être payés ? Eléments de réponse.

    Le département des Opérations de maintien de la paix de l'ONU est très clair. La Minusma n'est pas responsable du paiement des salaires ou des primes de ses casques bleus. Tous les trois mois, les Nations unies remboursent les Etats contributeurs de troupes selon un forfait de 1028 dollars par mois et par soldat déployé. Dans l'intervalle, il appartient donc aux Etats de veiller à ce que les casques bleus soient rémunérés chaque mois, même si techniquement cela semble compliqué lorsque les troupes sont stationnées en plein désert du Nord-Mali.

    Le Tchad, qui avait quelques 1200 soldats sur le terrain ces trois derniers mois, devrait toucher près de 4 millions de dollars en ce début du mois d'octobre. Mais, toujours selon l'ONU, il revient à N'Djamena de déterminer quelle somme sera allouée à chaque soldat. Il n'y a pas de salaire minimum quand on est casque bleu, ni de prime obligatoire.

    La Minusma - elle - se contente de verser un per diem, une indemnité forfaitaire, à ses soldats, une petite somme mensuelle dont la mission de l'ONU refuse de donner le montant. Dans le cas des troupes tchadiennes, l'enveloppe pour ce per diem vient à peine d'être versée tout simplement parce que le Tchad n'a rempli les papiers que le 23 septembre... soit quatre jours après les déclarations du président Idriss Deby.

     

    Lire la suite sur le site RFI

    Sources: RFI

  • Le Mécanisme Africain d'Evaluation par les Pairs(MAEP) est une institution qui contient en son sein un programme accepté volontairement et d'un commun accord par les Etats membres de L'Union Africaine en 2003 ; l'objectif est de promouvoir et renforcer la gouvernance dans le contexte du NEPAD (Nouveau partenariat pour le Développement) qui lui, est un projet conçu par l'Union Africaine pour permettre à l'Afrique de rattraper son retard sur le reste du monde en matière de développement ; Le programme du MAEP s'attache principalement à l'évaluation de quatre domaines précis : la gouvernance politique, la gouvernance économique, la gouvernance des entreprises et le développement socioéconomique.

    Le Tchad qui a adhéré « volontairement » au Programme vient de procéder à son lancement officiel le 22 Aout 2013 et a créé pour sa mise en œuvre, des structures adéquates : un Point focal, un Conseil national de gouvernance et un Secrétariat national. Notre pays devra donc présenter au forum des chefs d'Etat au plus tard fin janvier 2015 soit dix-huit mois après son adhésion, un premier rapport qui permettra aux autres chefs d'Etat africains d'évaluer la qualité de la gouvernance dans notre pays.

    Le lancement du programme du MAEP ce 22 Aout 2013 qui est censé être un événement important est passé presque inaperçu et pour cause : en dehors du tchadien lambda dont les préoccupations sont ailleurs, l'Elite intellectuelle tchadienne qui a compris ce que c'est que le MAEP se demande légitimement à quoi sert cet organe pour notre pays. Si l'adhésion du Tchad à ce mécanisme est principalement destinée comme d'habitude, à abuser de la crédulité de l'opinion internationale, il va sans dire qu'aucun tchadien ne croit en une quelconque volonté des dirigeants d'améliorer la gouvernance de ce pays ; Cette adhésion est d'autant plus inconvenante qu'elle n'accouchera aux yeux des tchadiens ni plus ni moins que d'une officine de plus, destinée à caser des individus dont la médiocrité ternira encore l'image de notre pays quand ils auront à intervenir devant des instances internationales ; Mis à part le fait que cette institution pèsera encore plus sur le budget national à l'image de la Cour Suprême, du Conseil Constitutionnel et d'autres institutions nuisibles aux droits de l'homme dans notre pays, ce Programme sera pour nos plus hautes autorités, l'occasion ,( nous le craignons) de soudoyer les experts qui auront la charge de la validation du rapport d'évaluation.

    Ces tragi-comédies auxquelles nos gouvernants nous avaient habitués nous offriront comme à l'accoutumé, ce scenario connu d'avance : a terme, Les chefs d'Etats pourront évaluer « positivement » la gouvernance dans notre pays. Il serait cependant intéressant de connaitre les impressions des membres de ces missions d'experts qui auront à sillonner toutes les contrées du Tchad avant de valider le rapport d'évaluation à soumettre aux Chefs d'Etats quand ils seront confrontés à ce qu'ils découvriront réellement sur le terrain : Ces individus auront-ils le courage de valider un rapport qui occultera a n'en pas douter cette mauvaise gouvernance subie par les tchadiens depuis près de vingt trois ans ? Cette adhésion au MAEP est d'autant plus absurde qu'elle oblige les tchadiens à ce demander quelle forme des quatre gouvernances visées par ce programme mérite d'être évaluée au Tchad : - La Gouvernance politique ?

    Au Tchad, ces experts constateront d'abords que tous les pouvoirs, Exécutifs, législatifs et Judiciaires sont dans les faits, concentrés entre les mains d'une seule personne en l'occurrence, le chef de l'Etat, faussant du coup, le jeu démocratique. ils ne manqueront pas de constater également qu'avec la disparition en 2006 de la disposition constitutionnelle limitant la durée du mandat présidentiel, le chef d'Etat Tchadien est assuré d'une présidence à vie avec l'aide d'un Conseil Constitutionnel à sa dévotion et dont le rôle est de légitimer régulièrement les fraudes électorales opérées par des CENI plus corrompues les unes que les autres ; quand ont ajoute à cela le fait que les partis politiques d'opposition sont fragilisés par des divisions, intimidations arrestations et autres complots orchestrés par le pouvoir, ces gens auront- ils le courage de voir que dans ce pays, l'alternance est quasi impossible ? ils sauront que dans ce pays, les droits fondamentaux des citoyens sont régulièrement violées ; Ils apprendront sans doute que les prisons et autres lieux de détentions occultes regorgent de personnalités politiques arbitrairement arrêtées et détenues ,parfois des parlementaires interpellés comme de vulgaires bandits au mépris des procédures particulières requises pour cette catégorie de responsables.

    Ces experts verront aussi que les activités de la société civile tchadienne se résument à une relative liberté d'expression destinée à la consommation extérieure et que le Tchad est le seul pays où la moindre marche et autres manifestations pacifiques pourtant autorisées par la Constitution sont systématiquement interdites. Ils verront enfin qu'il existe dans ce pays des citoyens au dessus des lois et que l'insécurité est alimentée par une impunité qui n'existe nulle part ailleurs. Bref, ces experts auront, nous l'espérons, la lucidité de conclure que le Tchad n'est pas un Etat de droit et de refuser de valider un rapport qui conclurait à une bonne gouvernance politique. - La Gouvernance économique ? Ces experts se rendront rapidement compte qu'il n'existe pas au Tchad de véritable économie dans le sens déontologique du terme, par ce qu'il n'existe pas de politique économiques : aucune statistique crédible n'est perceptible ; les chiffres publiés par les bailleurs sont anecdotiques et ne reflètent aucune réalité ; le dernier rapport du F.MI publié le 19 Septembre2013 est tout simplement scandaleux et a provoqué l'indignation de toute l'intelligentsia tchadienne, jetant un discrédit sérieux sur la moralité des membres des missions de cette prestigieuse institution ; connaissant les méthodes de nos dirigeants, cette hypothèse est plus que crédible .

    Le fait que notre économie soit informelle à 80% a considérablement favorisé le caractère artisanal de celle-ci et à lire ce rapport du FMI, on croira qu'il s'agit d'un pays autre que le notre. La charte des Investissement qui a remplacé le code des Investissement en vigueur sous l'ancien régime transforme quasiment le Tchad en une zone franche faisant la part belle aux investisseurs étrangers qui réalisent du coup des bénéfices exorbitants au détriment de l'intérêt du pays en corrompant les hauts responsables ; cette charte des investissements taillée sur mesure aurait pu pourtant, dans un système économique maitrisé, redynamiser ce secteur important de la gouvernance hélas, la privatisation à été utilisées par nos dirigeants pour permettre aux membres de la famille du Président et de son clan d'accumuler simplement des richesses qui sont soit thésaurisées soit investies à l'étranger ,de toute façon, elles ne sont jamais réinvesties au bénéfice de l'économie nationale. Etant donné que le taux de chômage dans un pays préfigure une bonne ou mauvaise santé économique, Les experts chargés de valider le rapport sur la gouvernance économique se rendront compte que le Gouvernement tchadien n'a tout simplement aucune politique d'emploi et que le nombre de chômeurs, s'il y'avait eu de statistiques fiables aurait été catalogué comme l'un des plus élevés au monde. Les ressources pétrolières sensées servir au bien être des tchadiens sont la propriété exclusive du Président et de sa famille et sont régulièrement drainées vers un compte bancaire ouvert à la BCC au nom de la Direction des grands travaux présidentiels ; c'est de là que sont financées toutes les « Réalisations »dont la qualité est bien connue et dont le coût est dix fois supérieur à la normale. Les recettes douanières qui constituent 70% des ressources hors pétrole du pays sont, au mépris de la réglementation financière en vigueur au Tchad, logées depuis 2012 dans un compte ouvert à la CBT et sont devenues pratiquement, une caisse noire. Les experts apprendront également que la corruption au Tchad est endémique et structurelle ; elle sévit à tous les niveaux de l'Etat et gangrène presque tous les secteurs à l'image de plusieurs projets de construction abandonnés : nous citerons au hasard, (un exemple parmi des Dizaines) le pipe line de Sédigui qui en est une des plus belles illustrations; trois milliards partis en fumée. Le système financier tchadien est le domaine qui à connu et qui continue de connaitre les dégâts les plus importants : le budget Général de l'Etat une fois voté et promulgué est tout simplement abandonné : les engagements sont rapidement suspendus et les dépenses sont effectuées directement au trésor par DAO (dépenses avant ordonnancement) essentiellement effectuées par les hauts responsables ; ce qui fait que les crédits budgétaires ne servent qu'à régulariser les détournements opérés par les hautes autorités ; la gabegie financière est telle que les montants des dépenses à régulariser ( près de 300 Milliards) donnaient régulièrement le tournis aux membres des missions du FMI et de la Banque Mondiale ; il n'est donc pas étonnant qu'avec cette gestion « épicière » et unique dans le monde, de nos Finances publiques, nous fument la risée des institutions financières internationales à l'époque où leurs différentes missions produisaient des rapport à peu près objectifs. - La gouvernance des entreprises ? les entreprises publiques sont presque toutes sous le couvert de la privatisation, bradées par le pouvoir au profil des membres de la famille du Chef de l'Etat : le cas de la SNER est le plus patent : cette société d'Etat est désormais devenue société anonyme et est la propriété exclusive du grand frère du Président ; avec ces cinq filiales toutes contrôlées par les membres de leur famille, cette unité économique et toutes ses filiales à la faveur de deux conventions d'établissement signées avec le gouvernement sont exonérées d'impôt pendant 15 ans ; cette convention qui occasionne des manques à gagner considérables à l'Etat en matière de recettes fiscales est entérinée par un décret pris en conseil de Ministre . les bénéfices engrangés par ces unités économique ne servent donc plus à l'érection d'autres entreprises susceptibles de créer des emplois et surtout de générer des ressources fiscales importantes nécessaires au développement économique du pays : ces entreprises nationales dont les membres de la famille du Président se sont illégitimement accaparées produisent des bénéfices qui sont tout simplement thésaurisés et ne sont jamais réinvestis ; de plus, des proches du Président, désormais propriétaires de ces sociétés ne payent plus d'impôt contribuant grandement à l'anéantissement des capacités financières de l'Etat .

    La famille présidentielle en plus des entreprises d'état a fait également main basse sur les régies financières les plus rentables : les services de recettes gérés en régie par le trésor public en l'occurrence les régies des pièces d'identité et passeport ainsi que celles des cartes grises, permis de conduire, licences etc. sont octroyées par des contrats de concession qui permettent à un membre de cette famille de s'adjuger 90% des redevances perçues sur les usagers tchadiens. Les marchés financés par les ressources pétrolières sont toujours attribués de gré à gré aux membres du clan au pouvoir (qui, pour la circonstance possèdent chacun sa propre entreprise) comme ils sont tous bénéficiaires exclusifs de ces contrats de gré à gré, ils en font évidemment à leur tête ; ce qui fait que les surfacturations constatées pour leurs exécutions sont devenues célèbres en Afrique. Quelle gouvernance des entreprises peut-elle être évaluée ici ? - Le développement socio-économique ? C'est le domaine où se rencontrent les formes les plus graves de violations des droits Humains : les violations des droits économiques des tchadiens au regard de l'Article 11 du Pacte International relatif aux Droits économiques sociaux et culturel, pacte ratifié par notre pays. Le Tchad est l'un des pays au monde où les inégalités sociales sont les plus accentuées : les experts chargés de la validation du rapport se rendront rapidement compte qu'une seule ethnie possède toutes les richesses de ce pays ; ces expert découvriront sans nul doute qu'une infime minorité de milliardaires détentrice de toutes ces richesses cohabite avec une majorité de citoyens incapable d'assurer le repas quotidien ; ils verront également que l'injustice dans ce pays n'a jamais été aussi flagrante au point où 80% des citoyens ne se sentent plus tchadiens ; ils verront que les institutions de contrôle ne répriment que les autres citoyens à l'exclusion des membres de la famille du président pourtant seuls grand détourneurs des fonds publics etc. Le ministère de micro crédit est une institution destinée comme à l'accoutumé à divertir l'opinion internationale, faisant croire à celle-ci que le gouvernement tchadien pense aux plus pauvres ; cette institution permet essentiellement aux responsables généralement proches du pouvoir de s'enrichir et sert à la campagne du président en période électorale ; ces experts constaterons sans doute que ces maigres crédits sont généralement octroyés à des groupements à quelque heures de la visite du président dans leur zones. Ces experts se rendront très vite compte que le gouvernement tchadien est le principal responsable de la cherté de vie qu'il programme minutieusement pour mieux asservir les tchadiens ; ils se rendront compte enfin que l'enrichissement éhonté de la minorité ethnique et l'appauvrissement concomitant de la majorité des tchadiens peut amener à penser qu'il existe une volonté délibérée de vouloir créer une classe sociale de maitres et celle de serviteurs. Pour conclure notre étude, nous disons que si les autres pays africains qui avaient adhéré au MAEP l'on fait dans le souci (peut-être) d'améliorer leur gouvernance, notre connaissance du régime politique tchadien nous amène à être plus que sceptique quant à d'éventuel changement dans la gouvernance. Les tchadiens n'ont donc rien à attendre de ce Mécanisme Africain d'Evaluation par les Pairs.

     

    Mahamat Nour A. Ibedou

    Secrétaire Générale de la Convention Tchadienne

    pour la Défense des Droits Humains (C.T.D.D.H)

    Tel port : 00235066267981 I mail : ibedoum@yahoo.fr

  • Face à la politique de la peur , la politique de la raison

    Nous remarquons ce dernier temps que le despote tchadien Idriss Deby vient de découvrir la vertu de la lutte contre le terrorisme. Partant de son intervention opportuniste au Mali , monsieur Deby pense qu'il est devenu le nouveau leader de la sous région, avec son slogan de ayez peur, je vous protège.
    Le tyran tchadien a la mémoire très courte , ignorant son rôle sur le terrorisme d'Etat en Libye et dans la sous région. Par son ingérence et son élan hégémonique ,Il a exposé nos compatriotes aux dangers des xénophobes de tout bord. De la Libye , ou jusqu'aujourd'hui croupissent des milliers de tchadiens dans des prisons et ou l'étiquette de mercenaire est collée à la peau de ces derniers . Au Nigeria où des villages entier sont rasés et des tchadiens expulsés, qu'on les accuse d'être partisans de Boko Haram; vu la proximité du despote tchadien avec l'ex-gouverneur de Maiduguri Mr Ali Shérif les présumés co-auteurs de la marque de fabrique Boko Haram. De son rôle déstabilisateur au Darfour , qui a pour conséquence des milliers des morts et des déplacés .
    Le voilà Deby au Mali en donneur des leçons , lui qui ignore les droits les plus élémentaires de ses concitoyens, nous parle de la réconciliation , et de la bonne gouvernance?
    Nous pensons que c'est une blague , le Tchad de Deby veut être membre permanent au conseil de sécurité ,pour faire quoi ?
    lui qui n'arrive même à sécuriser ses propres concitoyens , la preuve au moment ou le lobbying est engagé à sillonner le monde , un huissier Maitre ABBAYE était abattu en plein jour et un ancien directeur de la BEAC traqué et exécuté en Malaisie.
    En chassant le naturel il revient au galop , voilà sa milice commet des viols et des actes de vandalisme au Mali. Comment ose-t-on accepter la demande d'un régime voyou comme celui de Deby comme membre permanent au conseil de sécurité?
    Cherchant à rallier l'occident à sa cause, le dictateur n'a pas manqué de qualifier la Libye comme étant un pays qui fabrique les terroristes et la Centrafrique comme un pays abritant les forces du mal et " sanctuaire des terroristes" , 23 ans au pouvoir s'imposant par la force et la terreur , Deby a prouvé qu'il est un homme de pouvoir , mais pas un homme d'Etat , puisqu'il s'adapte au jour le jour, pour conserver son pouvoir, vaille que vaille. En trahissant ses amis ; Gadhafi , Khalil Ibrahim (MJE) Bozizé etc.... Deby ne lutte pas pour les principes et les valeurs des droits humains , mais pour son pouvoir et seulement son pouvoir.
    Nous espérons que la communauté internationale ne va pas mordre à l'hameçon une fois encore , mais bien cerner le problématique et emmener des solutions adéquates. Bien que nous encourageons la lutte contre le terrorisme , mais que celle-ci ne serve pas aux dictateurs d'étouffer toute voie protestataire ou avoir le subterfuge pour pérenniser leur pouvoir.
    Rappelons -nous de la folie terroriste des années 1990 qui a couté la vie à 150.000 algériens, il a fallu les lois sur la concorde civile ( 1999) et la réconciliation nationale qui ont permis de faire descendre du maquis bon nombre de djihadistes .
    Tout ne se résout pas par la force , il faudra des Etats crédibles , démocratiques , respectant les droits de l'Hommes et acceptant l'alternance et la bonne gouvernance , appliquant une politique socialement juste , créant l'école , la formation , l'emploi , pour ne pas léser sa jeunesse à la merci des potentiels égarés. Rappelons aussi que la lutte contre le terrorisme a limité les libertés individuelles , Bush fils ne nous démentira pas .
    Galvanisé par cette accalmi et cet état d'absence de guerre qui n'est pas forcement la paix et par l'absence d'une réelle opposition forte , capable d'inverser le rapport de force . Deby n'a d'autre choix que d'attiser la peur pour offrir son service et ainsi pérenniser son pouvoir sans partage . Jamais il n'acceptera de quitter le pouvoir dans le cadre d'une alternance politique démocratique et pacifique. Pour ceux qui ont accepté la déshonneur et ont cédé à la facilité , attiré par l'appât de gain facile , nous leur disons que jamais dans l'histoire du monde , une dictature ne s'est autodétruite .
    Nous devons surmonter la peur et prendre nos responsabilités , nous départir de ce syndrome de Stockholm (Deby) , " oublier la vertu du courage , c'est accepter de disparaitre ".
    Le système Deby a détruit nos valeurs , notre vivre ensemble , a détruit l'administration et bien évidement l'autorité de l'Etat et nous a exposé à la vindicte des xénophobes .
    Nous exigeons le départ de Deby du pouvoir au nom de la sécurité nationale et de la stabilité sous- régionale . Constants et fidèles à nos engagements , nous défendions la laïcité de l'Etat; l'intégrité territoriale ; l'unité nationale ; la démocratie ; le respect des libertés fondamentales , la légalité de tous devant la loi et la promotion de la paix dans le monde.
    Vive le peuple tchadien digne et fier.
    Vive le Tchad en paix avec ses voisins.
    " A CŒUR VAILLANT RIEN D'IMPOSSIBLE"


    Abakar ASSILECK HALATA.
    Acteur politique.
    Fait à Paris le 27 septembre 2013.

  • La défection des 160 soldats tchadiens appartenant à la Mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma), de leurs positions au nord Mali, défraie la chronique depuis plusieurs jours. La concomitance de cette révolte avec l'investiture du nouveau Président malien et la présence à Bamako d'un bon nombre de chefs d'Etats, y compris le français Hollande et le tchadien Deby, n'est pas innocente. Alors comment est-on arrivé là? Comment à cause des salaires impayés on laisse les positions avancées au moment où le monde entier a les yeux rivés sur l'investiture du nouveau Président malien et l'aboutissement de la lutte contre AQMI ?
    Selon des sources bien introduites à N'djaména, la manœuvre est préparée et orchestrée par Deby lui-même. Idriss Deby, selon cette source, n'a jamais accepté le fait qu'un rwandais soit désigné à la place de son poulain. Son projet initial était de soutenir non pas Oumar Bikimo mais son fils Mahamat Idriss. Ses conseillers occultes ont jugé la ficelle grosse et lui ont conseillé de soutenir Bikimo. Cédant à contre cœur, il a instruit à ce que c'est son fils qui sera décoré par le Président intérimaire malien et non Bikimo.
    La non désignation d'un tchadien à la tête de la Minusma ne dérangeait pas Deby, mais le fait qu'un rwandais soit préféré à son poulain l'a beaucoup agacé. Il n'est un secret pour personne que Deby et Kagamé se vouent une haine féroce.
    Cette source fait cas aussi du malaise ressenti par Deby au moment de la remise du prix Houphouët-Boigny au siège de l'UNESCO à Paris. Deby qui pensait être cité à défaut de décoration, a été totalement ignoré ce qui a déclenché en lui un profond courroux, une colère folle, voire une fureur inexprimable. Depuis ce jour, selon cette même source, Deby, tapis dans l'ombre, manigançait, préparait ses manœuvres pour saboter le succès de Hollande en terre malienne.
    Alors l'impensable fut franchi. Au moment où le monde entier se félicitait de la décapitation d'AQMI, Deby demande à sa milice de laisser la ligne nord et faire mouvement vers le sud. Dans une armée, au sens du mot, une telle désertion sera lourdement sanctionnée. Même si le châtiment des fameux mutins de 1917 par Nivelle est d'un autre âge.
    Répondant aux questions des journalistes, Deby accuse l'ONU et dédouane les mutins, révélant ainsi au monde entier non seulement qu'il l'a organisée mais approuve la mutinerie. Tout le monde sait que l'unité commandait par le fils Deby obéit au doigt et à l'œil au Président tchadien. Ce n'est pas pour une sombre histoire de salaire qu'elle va contrevenir à la volonté d'Idriss Deby.


    Ahmat Youssouf

  • Le nouveau Représentant permanent du Tchad auprès des Nations Unies, M. Mahamat Zene Cherif, a présenté aujourd'hui ses lettres de créance au Secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-moon.

    De février 2007 à juillet 2013, il a été Ambassadeur du Tchad en Éthiopie et Représentant permanent auprès de l'Union africaine et la Commission économique pour l'Afrique (CEA), après avoir été Conseiller pour les affaires diplomatiques du Premier Ministre, de 2005 à 2007.

    De 2004 à 2005, il fut Directeur adjoint des affaires juridiques, de la documentation et des archives du Ministère des affaires étrangères et de l'intégration africaine, tout en étant Professeur assistant à la Faculté de droit et des sciences économiques de l'Université de N'Djamena, de 1998 à 2004, et Directeur commercial d'Air Tchad, de 1997 à 1998.

    Il a aussi dirigé le Département des affaires diplomatiques au Cabinet du Premier Ministre, de 1994 à 1997, après avoir rejoint le Ministère des affaires étrangères comme Attaché de presse, en 1993, poste qu'il a occupé jusqu'en 1994.

    Il est titulaire d'une maîtrise de droit de l'Université de Kiev, en Ukraine.

    Né en 1964 au Tchad, il est marié.

     

    Sources: Nations Unis

  • 40EME ANNIVERSAIRE DE L'ASSASSINAT DE
    L'OPPOSANT TCHADIEN LE DOCTEUR OUTEL BONO
    APPEL A UN RASSEMBLEMENT COMMÉMORATIF,
    A PARIS, LUNDI 26 AOUT

    26 août 1973...26 août 2013 ...Il y a quarante ans, l'opposant tchadien le docteur Outel BONO était assassiné à Paris par un tueur professionnel.
    Il s'apprêtait à organiser une conférence de presse pour le lancement d'un nouveau rassemblement politique: le Mouvement Démocratique de Rénovation Tchadienne (MDRT).
    Le docteur Outel BONO faisait partie des tout premiers cadres supérieurs du Tchad indépendant. Pendant sa brève carrière, il s'était illustré par de grandes qualités morales, intellectuelles et patriotiques qui lui avaient fait gagner le respect et l'admiration d'une grande partie de l'opinion tchadienne.
    Ainsi, s'était-il constamment érigé contre les abus et les dérives autoritaires du premier président tchadien François/N'Garta TOMBALBAYE, ce qui lui valut une persécution permanente dont deux séjours en prison.
    La facilité avec laquelle l'assassin exécuta son forfait et le peu d'attention de la justice française accordée à cette affaire paraissent bien porter la signature des réseaux de la tristement célèbre Françafrique et rappellent la liquidation physique en Europe de grands démocrates africains tels Félix-Rolland MOUMIÉ, Mehdi BEN BARKA et Dulcie SEPTEMBER.
    A l'exemple de l'association SURVIE qui avait organisé la commémoration en août 2003 de l'assassinat du Dr Outel Bono, nous appelons à un Rassemblement symbolique le lundi 26 août, à 09h30, place de la Bastille, proche du 80 rue de la Roquette, où a été abattu notre compatriote.
    Une conférence-débat se tiendra début septembre.

    Pour le Groupe d'initiative
    Antoine BANGUI-ROMBAYE
    Pour contacter le Groupe d'initiative :
    Tel : 07 53 35 31 77 Courriel : hommage.bono@gmail.com

    LIEU DU RASSEMBLEMENT DU 26 AOÛT:
    RUE DE LA ROQUETTE, ANGLE PLACE DE LA BASTILLE
    (MÉTRO BASTILLE)
  • Un véritable corps à corps s'est éclaté hier matin au ministère de la santé publique opposant deux illustres responsables de ce département à N'djaména. S'il avait agi de deux subalternes, le sujet aurait fait moins de bruits. Mais ici il s'agit du ministre titulaire et de son secrétaire d'Etat qui, en sont venus aux mains. Qui sont les deux baroudeurs? Quels sont leurs parcours politiques? Nous allons faire une esquisse de leurs carrières politiques.
    A tout seigneur tout honneur, commençons par le ministre titulaire.
    Ahmed Djidda n'est pas un inconnu du microcosme n'djaménois. Ce natif du Chari Baguirmi est le cousin du délégué du gouvernement auprès de la commune de N'djaména, Haoua Outhman Djamé. Après des études en Algérie, il poursuit ses études en France. Une fois au pays, il est nommé comme directeur commercial de la SONASUT. Il adhère au parti ALNASSOUR membre de la majorité présidentielle. Après la victoire d'Idriss Deby aux présidentielles, il occupe le portefeuille de l'enseignement supérieur, poste qui revient à ALNASSOUR. Ses premiers ennuis commencent quand, outrepassant les instructions de Deby, il a fait valider le résultat du baccalauréat avec un repêchage jusqu'à 8,5/20 (voir à ce sujet notre article consacré à ce problème: Ahmat Djidda, ex Ministre de l’enseignement supérieur, victime expiatoire d’un déficit de politiques éducatives au Tchad.). Arrêté et démis de ses fonctions, il revient quelques temps après au ministère de la santé avec comme secrétaire d'Etat une certaine Nouralhouda Abakar qui sera atteinte par des éclaboussures liées à la gestion d'un projet dont elle fut gérante.
    Hassan Soukaya, quant à lui, son parcours est diamétralement opposé à celui de son titulaire. Après des études en Afrique de l'Ouest, il rejoint le Mouvement pour la Démocratie et la Justice au Tchad (MDJT), du feu Youssouf Togoimi opérant dans son Tibesti natal. D'ailleurs étant dans le cabinet de Togoimi, il était parmi ceux qui l'ont accompagné lors de son évacuation en Libye. Rappelons que Youssouf Togoimi n'est jamais revenu de ce voyage (voir à ce sujet les aveux d'Abdallah Senoussi:EXCLUSIF : ABDALLAH SENOUSSI, PATRON DES SERVICES DE RENSEIGNEMENTS DE KHADAFI REVELE : YOUSSOUF TOGOIMI A ETE LIVRE A IDRISS DEBY). Il s'allie avec Choua contre Mardigué et fini par faire cavalier seul dans la zone de Zouar dont il est issu jusqu'à son ralliement en 2010. Nommé comme conseiller chargé de missions à la présidence, il entre comme ministre des infrastructures au 2éme gouvernement Dadnadji (géopolitique oblige, il remplace un autre natif du Tibesti: ABBALI Salah) avant qu'il ne soit rétrogradé au poste de secrétaire d'Etat à la santé cédant ainsi sa place à Adoum Younous. Bien qu'il fût ministre des infrastructures, les mauvaises langues disent que tous les contrats et projets sont transférés aux grands travaux présidentiels, gérés par un des fils Deby.
    Cette rixe entre membres du gouvernement n'est pas la première du genre. Rappelons au passage la bagarre entre Bachar Ali Souleymane et Ahmat Bachir devant le premier ministre. Ce comportement dénote à suffisance le vacillement de ce régime à bout de souffle et dont même les membres deviennent de plus en plus incrédules. Et pendant ce temps, le pacha Deby coule des nuits tranquilles aux bords de ouadi HAWAR.

     

    La Rédaction de la Gazette

  • Le mois béni de Ramadan demeure un moment de vie spirituelle, sociale et humaine exceptionnelle avec ses immenses promesses de récompenses divines. C'est aussi une période de cheminement spirituel intense pour s'élever davantage dans l'amour, la solidarité, le pardon, l'humilité, la générosité, l'acquisition des connaissances, la lecture, l'écoute et l'approfondissement du Qur'àn, le travail sur soi et le service en faveur des autres, pour obtenir l'agrément d'Allah et la paix intérieure.

    A la fin de ce cheminement, que nous avons vécu ensemble à travers les modestes contributions sur ce mois extraordinaire, nous aimerions souhaiter ici à toute la communauté musulmane, une excellente Id Al-Fitr Al-Moubarak. La célébration de la fin du jeûne de Ramadan est à la fois personnelle et collective : personnelle, car elle appelle à garder la maîtrise de soi et la crainte d'Allah ; elle est collective dans la mesure où on fait la fête ensemble, on se rend visite les uns les autres, et on échange des cadeaux dans la joie de la dévotion et la bonne humeur.

    Au-delà de l'aspect spirituel et festif, n'oublions pas de nous acquitter de la Zakatal-Fitr. Cette aumône obligatoire doit être versée au plus tard avant la prière de la fête aux huit (8) catégories citées dans le verset 60 de la sourate 9 du Qur'àn, entre autres les pauvres, les nécessiteux, ceux qui sont lourdement endettés, ceux dont les cœurs sont à consolider,... Cela leur permettrait ainsi de passer la fête dans la joie et la paix en leur épargnant de tendre la main ce jour-là. Cet acte de solidarité et de charité assure qu'aucun membre de la communauté ne soit exclu du plaisir des festivités communautaires.

    N'oublions pas non plus que pendant cette période de Ramadan, certains ont vécu des épreuves difficiles (maladies, décès...), d'autres continuent à rencontrer des difficultés dans leur vie quotidienne, d'autres encore les vivent le jour même de la fête. Puisse Allah le Très miséricordieux exaucer les vœux les plus ardents de chacun d'entre nous.

    Il nous semble fondamental d'intégrer les valeurs, vertus et principes du mois béni de Ramadan dans nos habitudes quotidiennes jusqu'à ce qu'ils deviennent la fondation de notre manière de vivre, de penser, d'agir et de se comporter. Au-delà du cheminement spirituel d'un mois, c'est un savoir-vivre, un savoir-être auquel Allah nous enjoint pour toute notre vie. Cette injonction divine s'accompagne non seulement de devoirs mais aussi de privilèges.

    Selon la tradition musulmane, Allah exprime Son autorité, Sa grâce et Sa compassion sur ce monde en envoyant toutes sortes de bienfaits pour que nous en profitions. Cependant, nombreux sont ceux qui oublient qu'Allah est et reste la source première de tout. Cet oubli, sinon l'ignorance, les amènent à confondre les moyens avec la source première. Rester conscient de cela permettrait d'éliminer une part importante de confusion qui règne dans certains esprits et nous amener à reconsidérer notre façon de vivre dans l'optique de nous conformé aux prescriptions divines.

    Tout ce qui précède fait partie des leçons que nous apprend le mois de Ramadan. Gardons-les à l'esprit, et rappelons qu'il y aura encore les six jours du mois de Shawwâl pour avoir l'opportunité de nous imprégner de nouveau des vertus de ce mois béni. Selon Abû Ayyûb, le prophète Muhammad a dit : « Quiconque jeûne le mois de Ramadan puis le fait suivre d'un jeûne de six jours durant le mois de Shawwâl sera considéré comme ayant jeûné toute sa vie. » (hadice rapporté par Muslim).

    Au demeurant, n'oublions jamais la terrible échéance de la mort et qu'on doit rendre des comptes de nos actes un jour. De ce fait, il faut faire face à ses faiblesses tout comme à ses tentations et faire en permanence l'effort sur soi (djihad Al nâfs) pour rester sur la voie de l'agrément d'Allah. Il n'est jamais tard pour bien faire. L'effort doit rester continu pour qu'à la fin nous soyons dans le repos éternel de la biéatitude.

    Nous demandons à Allah le Très miséricordieux d'agréer notre jeûne ainsi que tous nos actes de dévotion, nous couvre de Sa Grâce, de Sa Protection, de Sa Miséricorde, pardonne nos péchés, répande sur nous Ses Bienfaits infinis et nous donne la possibilité de vivre cette belle expérience spirituelle, sociale et humaine l'année prochaine Incha Allah et aussi longtemps que possible.

    Dans l'attente de ce rendez-vous de l'année prochaine Incha Allah, recevez tous nos vœux les meilleurs et sollicitons votre pardon.

    Bonne fête à toutes et à tous.

    Fi Amanillah

    Talha Mahamat Allim

  • COMMUNIQUE DE PRESSE

    L'Action Mondiale des Parlementaires renouvelle sa profonde inquiétude face aux violations continues des droits de l'Homme à l'encontre des parlementaires et des représentants de la société civile au Tchad

    La Haye/New York/N'Djamena, 31 Juillet 2013: L'Action Mondiale des Parlementaires (PGA) condamne la répression et les tentatives d'intimidation continues des autorités tchadiennes à l'encontre des parlementaires, des défenseurs des droits de l'Homme, des journalistes et des opposantspolitiques qui ont commencées au début du mois de mai, suite à une présumée tentative de coup d'Etat.

    Depuis, plusieurs parlementaires, y compris le Parlementaire et membre de PGA, M. Saleh Makki (Président du parti de l'opposition PUR), ont été arrêtés et d'autres ont fait l'objet de mandats d'arrêt, dont le Parlementaire et membre de PGA, M. Saleh Kebzabo (Président du parti de l'opposition UNDR), pour leur présumée participation à la supposée« la déstabilisation de la République », alors même que leur immunitéparlementaire n'avait pas été levée, tel que l'exige la Constitution tchadienne. L'Hon. Kebzabo a été informé des allegations à son encontre, qui seraient politiquement motivées, et du mandat d'arrêtconnexe alors qu'il se trouvaità l'extérieur du pays, notamment au Sénégal où il s'est entretenu avec le Coordonnateur du Programme "Paix et Démocratie", l'Hon. PGA Lamine Thiam (Sénégal), membre du Parlement de la CEDEAO.

    Alors qu'un seul parlementaire, le membre de PGA Saleh Makki, est toujours détenu sans même avoir pu comparaitre devant un juge, l'Hon. Kebzabo est de nouveau la cible de tentatives d'intimidation par les autorités tchadiennes qui l'accusent d'outrage, d'atteinte à la justice et de diffamation, après qu'il ait condamné, lors d'une interview, la situation de trois journalistes qui sont détenus depuis plus de trois mois. Le Ministère de la Justice vient ainsi de lancer une procédure pour lever l'immunité parlementaire de l'Hon. Saleh Kebzabodans le but de le poursuivre.

    Compte tenu de ces inquiétants développements, PGA renouvelle son appel aux autorités tchadiennes afin qu'elles garantissent que les membres du Parlementainsi que les représentants de la société civile puissent jouir de leurs droits les plus fondamentaux, notamment la liberté d'expression et le droit à un procès équitable. En outre, PGA appelle la communauté internationale à affirmer auprès des autorités tchadiennes compétentes l'importance de garantir le respect des droits de l'Homme du peuple tchadien, et en particulier des dirigeants de l'opposition en vue des prochaines élections législatives et présidentielles qui se tiendront respectivement en

    2015 et 2016.

    L'Action Mondiale des Parlementaires exprime sa solidarité et son soutien continu au groupe National PGA au sein de l'Assemblée nationale du Tchad.

    L'Action Mondiale des Parlementaires est actuellement engagée, dans le cadre de sa Campagne pour l'efficacité et l'universalité du Statut de Rome du système de la Cour pénale internationale, dans la promotion de la mise en œuvre intégrale du Statut de Rome dans l'ordre juridique interne du Tchad. Ceci permettrait de répondre à la constatation de non-coopération à l'encontre du Tchad que la CPI a renvoyé au Conseil de sécurité des Nations unies et à l'Assemblée des États Parties au Statut de Rome comme conséquence de l'échec du Tchad d'arrêter et de remettre le présidentOmar Al-Bashir du Soudan lors de ses visites au Tchad, en dépit du mandat d'arrêtà son encontre pour génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre.

     

    Au nom du Comité exécutif de PGA
    Dép. Mamadou Lamine Thiam (Sénégal)
    Coordinateur, Programme Paix et Démocratie

  • «Au président Hissène Habré, toujours prêt à défendre la dignité de l'homme africain, au besoin, jusqu'au sacrifice de sa personne». En hommage, Kéba Mbaye

    Ne pas hurler avec les loups
    La roue de l'histoire tourne. Beaucoup de ceux qui crient et écrivent à longueur de journée doivent leur quiétude au président HABRE.
    On se demande, si en 1982, lors de son arrivée au pouvoir, le président HABRE avait créé une commission d'enquête sur les crimes commis par Tombalbaye, Malloum, Kamougué et leurs complices, ce qu'ils seraient devenus. Beaucoup seraient aujourd'hui en taule ou en train de raser les murs. On se demande, si en 1982, lors de son arrivée au pouvoir, le président HABRE n'avait pas défendu son pays contre Kadhafi, ce que seraient devenus le Tchad et les Tchadiens.
    Le président HABRE a-t-il fait une erreur en privilégiant le pardon pour construire le Tchad et la réconciliation entre ses fils ? Le président HABRE a-t-il fait une erreur en s'opposant contre la Lybie ? Certainement pas. Le Tchad était un pays qui a lutté pendant 6 ans sur les 8 années qu'a duré le régime du président HABRE, pour son intégrité territoriale, son indépendance et son unité. Victoires militaires d'une valeur inestimable, fruit du sacrifice de braves et intrépides combattants et de la conviction d'un homme.
    L'histoire écrite par les Tchadiens eux-mêmes dira un jour si l'action du président HABRE, à la tête de son pays, a été positive ou non. Une chose est sûre : on ne dira jamais qu'il n'était pas patriote, qu'il a hypothéqué les intérêts de son pays, qu'il a mal géré l'Etat tchadien, qu'il a ruiné son économie, comme d'autres ont eu à le faire et le font encore aujourd'hui.
    Comme disait Nelson MANDELA : « Notre problème, à nous Africains, c'est que nous ignorons ce que veut dire le devoir de mémoire. Nous oublions vite. Contrairement à nous, les Blancs, eux, n'oublient jamais, surtout quand il s'agit de traquer ceux d'entre nous qui leur ont tenu tête ... ». Des paroles pleines de vérité. C'est en libérateur et en sauveur que Hissène HABRE entra à N'Djamena. Le Tchad était alors un pays en lambeaux, déstructuré par les antagonismes entre le Nord et le Sud, entre musulmans et chrétiens. Le Tchad n'existait plus en tant qu'Etat et ni monsieur Weddey ni monsieur Malloum ne me contrediront. L'administration, ses fonctionnaires et ses services ne fonctionnaient plus depuis belle lurette. L'économie était exsangue. Pour survivre, la kalachnikov était plus efficace que la charrue.
    Le président HABRE entreprit donc d'imposer l'unité nationale et l'autorité de l'Etat républicain. L'administration fut réhabilitée et reprit laborieusement son fonctionnement. Les forces de sécurité furent réorganisées avec des tentatives de modernisation et d'intégration des combattants de tous les groupes politiques armés, disséminés à travers le pays.
    Au plan économique, les Tchadiens s'étaient remis au travail. L'agriculture reprit en vigueur. La production du coton atteignit des records. Celle des céréales et des légumes autour de la capitale redonnait au Tchad une quasi-autosuffisance alimentaire. L'artisanat reprenait son lustre d'antan.
    L'UNIR, le parti politique fondé par le président HABRE, devait, comme son sigle veut l'indiquer, être le creuset où tous les Tchadiens allaient réapprendre à discuter, à s'écouter et à décider ensemble de leur destin. La création d'autres partis politiques suivrait à moyen ou long terme. Mais à court terme, le multipartisme aurait réveillé les démons du tribalisme et des antagonismes ancestraux. Je pense que le président HABRE l'avait compris, lui qui a donné la priorité à l'administration et à l'économie ; l'ouverture démocratique pouvant attendre.
    Certes, le président HABRE était craint et respecté grâce à son autorité et à son charisme. Mais on n'entendait pas parler des exactions et des tortures qu'on nous chante aujourd'hui à longueur de journées sur le net. Mais ce qu'ils omettent, c'est que le président HABRE est un patriote fier et intransigeant sur les questions de dignité et de souveraineté. Dans certains milieux occidentaux, on lui en a toujours voulu pour cela. Le président HABRE est un grand africain. C'est un grand chef et un grand guerrier dans le sens noble du terme. Il fait partie de nos héros.
    Nous aussi nous réclamons justice
    Le Tchad est un pays en guerre depuis bientôt 40ans. C'est ainsi que le monde entier résume la situation de ce pays. Indépendant depuis 1960, on pouvait s'attendre de la part des organisations des droits de l'homme qu'elles nous informent sur le respect des droits de l'homme pendant toute cette période. Pour une période d'instabilité politique allant de 1963 à nos jours, fort étonnement, les rapports des ligues des droits de l'homme ont choisi une période allant de 1982 à 1990. Pourquoi ?
    1960 à 1975 : règne de Tombalbaye et de sa Compagnie Tchadienne de Sécurité, la sinistre CTS. 15ans de dictature, pas une seule ligne, pas un seul rapport. Bref, un mépris total pour toutes ces victimes. Une formidable amnésie agissante, me diriez-vous ! Nous avons quelques questions à poser à nos businessmen de l'industrie humanitaire. Où sont passés tous les habitants des villages de Zouar, Ounianga-Kébir, un certain 17 juin 1965 ? Et les 140 marabouts qui ont été ramassés dans tout l'est du Tchad, puis exécutés et, pour certains, enterrés vivants par les hommes de Tombalbaye ? Où sont ceux qui ont administré des produits toxiques aux femmes musulmanes enceintes, qui avortaient systématiquement ou se vidaient de leur sang ? Où sont ceux qui ont jeté des bébés dans des puits à Moundou, Sarh et Doba, sous le seul prétexte que ce sont tous des « «Doum ». Où sont ceux qui ont attrapé 170 jeunes élèves et lycéens au Lycée Adoum Dallade Moundou et les ont tous balancés dans des fosses communes ? Comment oublier ce sinistre homme qui, à Abéché, Faya et Zouar, a coupé les seins de 70 femmes pour les donner à ses chiens ? Comment oublier les sinistres actions du colonel, puis général et enfin président du Tchad de 1975 à 1979 qui, à Faya, a fait sortir tous les habitants de la palmeraie et égorgé de sa propre main plusieurs dizaines d'entre eux. Nous pouvons continuer ainsi des jours durant à relater ces faits.
    De plus, de 1963 à 1975, le Tchad a connu cinq interventions militaires françaises. Comment se passe une intervention militaire française dirigée contre « les rebelles » ? Bombardement au napalm, mitraillage avec des jaguars, débarquements dans les oasis, tuant tous les habitants... Beaucoup de Tchadiens victimes des ces bourreaux sont là et demandent à être entendus aussi, messieurs les humanitaires
    De 1980 à 1987, la Libye a envahi le Tchad : « Tchad, espace vital de la Libye », selon la théorie du livre vert de Kadhafi. Combien y a-t-il eu de victimes tchadiennes ? Les organisations de droits de l'homme n'ont jamais ouvert un seul dossier, ni consacré une seule ligne sur cette période. Pourquoi ? Le peuple tchadien a été agressé, occupé, pillé. Des milliers d'entre eux ont été exécutés. Leurs veuves, leurs mères, leurs enfants sont là au Tchad et réclament justice. Jusqu'à présent, aucune organisation de ce fameux collectif n'a accordé une seule ligne à cette période. Pourquoi ? Répondez-nous. Au nom de quel principe, des gens ont-ils le droit de dire : "Certaines victimes nous intéressent, d'autres non" ? Nous aussi nous réclamons justice.

  • Ceci est un cri de l'âme
    Ceci est un pleur cardiaque
    Ceci est un message de détresse
    Ceci est un appel à la jeunesse de mon cher et beau pays
    Ceci est un appel au peuple du Tchad pays de Toumai
    Mon but est de révolutionner la conscience de la jeunesse contre cette politique anarchique égoïste
    Mon but est de conscientiser le peuple du Tchad
    Mon but est de conscientiser la jeunesse tchadienne
    Peuple du Tchad
    Jeunes du Tchad
    Il y a de cela des années que notre Tchad a perdu son originalité
    Les coupables, n'y vont pas très loin. C'est le système actuel avec la complicité de la jeunesse actuelle!
    Ah oui ; j'ai bien dit avec la complicité de sa jeunesse !!! On est tous responsable, par notre ignorance, par notre hypocrisie, par notre manque de patriotisme en un mot par notre silence.
    Je n'écris pas pour accuser mais pour dénoncer
    La jeunesse tchadienne posons-nous d'abord ces questions :
    Ont-ils pensé à la jeunesse ?
    Savent-ils qu'ils sont le futur du pays ?
    Dans un pays où sa jeunesse est sans présent et avec un avenir incertain
    Les réponses sont certainement non, non et non
    Jeune du Tchad voyons-nous pas, qu'ils ont disloqué le pays en groupes ethniques et régionaux

    Pas de possibilité de rappel, ni de remord de leur responsabilité.
    Aujourd'hui les choses ont changé, tout marche à contretemps
    La tempête du mal frappe mal
    Ce qui m'anime c'est une peur pour nous cette jeunesse sans présent ni avenir.
    Nous, cette jeunesse sur qui espère beaucoup notre cher pays de toumai.
    Aujourd'hui à genou, affaibli, humilié, mort dans l'âme.
    Il lui reste juste implorer le bon DIEU de conscientiser cette jeunesse silencieuse, indifférente, insouciante, ignorante de sa situation actuelle.
    La jeunesse tchadienne, au lieu d'écouter notre cher pays qui crie au secours haut est fort est en train de mourir à petit feu
    Pourquoi on lui tourne le dos? A cause de nos intérêts crypto-personnels !
    Je me demande si nous méritons ce sort car les ailleurs n'auraient jamais souhaité tous ces torts
    Ceux qui trônent aujourd'hui ont déjà perdu le contrôle
    Le peuple du pays de toumai est nourri d'espoir comme l'étaient les africains à l'aube des indépendances
    Bientôt un quart (1/4) de siècle à la tête du pouvoir, tout ça pour ne rien faire
    Depuis leur arrivé tout a basculé
    Le droit du peuple est piétiné par certain qui refuse de le reconnaître
    L'administration devint une ligne parentale et amicale
    Les postes ministériels sont cadeaux de reconnaissance
    Les promesses tombent en flot, mais rien
    Les jeunes deviennent outil de campagnes électorales
    Ils montent les jeunes contre les jeunes au nom de la jeunesse
    Les jeunes s'entre-déchirent à cause des individus et seulement dans l'intérêt de ces individus et non du pays.

    Pays sans espoir, qui va nous sauver ?
    Le bonheur est-il rejeté aux calendes grecques au Tchad?
    La misère frappe la population qui se tait
    Peuple pauvre, manger deux fois par jour est devenu un luxe
    Les hôpitaux sont devenus des mouroirs
    Les écoles sont devenues des lieux de passe-temps
    Du primaire au secondaire, on fait tous la mi-temps
    Pas de bibliothèque dans les établissements, les documents d'études ne sont pas suffisants
    Sans offense c'est pourquoi il y a une insuffisance capacité de culture en nous
    Les enseignants deviennent de plus en plus commerçants
    Les NST (Notes Sexuellement Transmissibles) sont devenues monnaies courantes entre nos sœurs et les enseignants
    Nos universités sont de très grands instituts de formation de chômeurs
    Universitaire commerçant, mineur, manœuvre, charretier...
    L'armée, les écoles de santés et les écoles professionnelles sont des dépotoirs
    On n'a pas de routes rien que des pistes, où aller ?
    On n'a pas d'infrastructure rien que des maisonnettes, que faire ?
    Je serai lâche de ne pas mentionner la part de la jeunesse dans tout ça
    Toi, moi, lui, elle enfin je veux dire nous jeunes
    On n'a même pas accès à la nouvelle technologie
    Avec les mensonges et des billets de banque ils arrivent à nous diviser
    Ils profitent de notre dèche pour nous tourner les uns contre les autres
    Ils nous balancent les bâtons dans les roues
    Ils nous empêchent de progresser pendant qu'ils assurent l'avenir de leurs enfants.
    Ne voyons-nous pas tout ça ? Ne pouvons-nous pas arrêter tout ça ?
    Je réponds que nous pouvons.
    Il suffit qu'on arrête d'assumer ces torts
    On nous martyrise et on se tait, sommes-nous condamné à souffrir à perpétuité ?
    Tant que nous assumons tout ça, on ne sortira jamais de ce calvaire
    Refusons d'être instrumentalisé par la politique égoïste
    Soyons conscient jeune du Tchad, arrêtons l'oisiveté
    Ils organisent des marches, pourquoi pas nous aussi ?
    Levons nous, disons NON
    Nul ne viendra du ciel, nul ne viendra d'une autre planète, seulement nous qui pouvons changer ce système qui nous tape depuis des années.
    Notre souplesse nous induit dans de sales situations qui ne finiront jamais si on ne fait rien.

    La jeunesse tchadienne certes le devenir de notre cher pays de Toumai c'est le plus important mais de grâce repartons nous-mêmes à la recherche de la version originale de notre propre histoire. Car comme disait Alain FOKA : nul n'a le droit d'effacer une page de l'histoire d'un peuple car un peuple sans histoire est un monde sans âme
    Bien dit Alain FOKA ; j'approuve avec ma dernière énergie mais ma question est ce que quelqu'un d'autre en dehors des fils du pays en question peut décrire honnêtement sans calcul la version originale de l'histoire d'un pays ; ah là j'en doute fort surtout pour les anciennes colonies françaises?
    Presque cinquante ans après les indépendances, on peut donner raison à René Dumont quand il affirmait que « l'Afrique était mal partie dans les années 60 ». Aujourd'hui, au XXIème siècle et face à son avenir incertain et son histoire méconnue.
    Ils nous ont cultivé le danger incontrôlé du tribalisme et l'ethnicité pour asseoir leur pouvoir. Certes on a perdu beaucoup du temps mais il n'est jamais trop tard réveillons-nous et repartons à la recherche de la version originale de notre histoire et de nos héros, qui ont marqué l'histoire du pays. Chaque pays a ses héros des personnes exceptionnelles, rares qui méritent beaucoup de respect et de la reconnaissance pour leur courage, sacrifice et surtout leur patriotisme.
    Nous la jeunesse tchadienne remercions Dieu pour nous avoir donné l'unique et seul Héros National son excellence ELHADJ HISSEINE HABRE.
    « Au Président Hissene Habré, toujours prêt à défendre la dignité de l'homme africain au besoin jusqu'au sacrifice de sa personne » Keba Mbaye. (Tchad/Affaire Habré: l'excellent plaidoyer du défunt Keba Mbaye: Ne hurlez pas avec les loups)
    La jeunesse tchadienne est-ce que notre héros national ne nous manque pas trop ?
    Le pays est dans une gestion chaotique par des hommes soi-disant politiques qui ont forcé la destinée du pays et dans un règne sans partage durant 23 longues années caractérisées par leur inconscience politique, irresponsabilité et la gabegie, des maux qui ont porté un coup fatal à l'évolution et l'épanouissement de la jeunesse. On est sombré dans le désarroi sans capacité de créativité et ni de raisonnement libre et éclairé ; on a peur, car longtemps enchainée par les élites politiques.
    La jeunesse tchadienne, africaine en générale et tchadienne en particulier il est temps de dire non au tribalisme, l'ethnicité, pillage pur a l'humiliation de nos pays par l'humiliation de nos héros !Ah oui, les occidentaux en complicité consciente avec nos dirigeants irresponsables apatrides pour des raisons personnelles humilient nos héros parce qu'ils ont osé dire non aux colons et préserver les intérêts de leur pays pour le développement et l'épanouissement d'une jeunesse capable de faire face à une menace externe comme interne ;
    Bref défendre les intérêts de son pays et uniquement pour son pays.
    La jeunesse tchadienne notre silence, notre insouciance, notre indifférence, notre immaturité pure notre fébrilité face à cette humiliation de notre seul et unique héros national est très grave pour l'histoire du Tchad et de l'Afrique tout entiers. Certes ça sera pas facile pour nous de dire non à cette énième humiliation de l'Afrique par l'occident en complicité avec des décideurs africains semi-ignorants et apatride ; mais avec beaucoup de courage, du sacrifice et un peu du patriotisme avec la Grace de DIEU on pourra arrêter l'hémorragie avant que le Tchad en particulier et l'Afrique en générale se vide de son sang.
    La jeunesse africaine en générale et tchadienne en particulier, c'est un devoir pour nous de réagir face à l'humiliation de l'Afrique. On a l'habitude de dire ''qui dit rien consent'' donc à nous de dire non à l'énième l'humiliation de l'Afrique trop c'est trop !je dis haut et fort stop !!!

     

    ROZI TCHIOU ISSA

  • Permettez-moi de commencer par cette citation de Gustave Thibon qui dit : « Les nations ont besoin de héros et de saints comme la pâte a besoin de levain ».
    Excellence cela fait plus d'une vingtaine d'année que vous êtes parti laissant derrière vous, Votre Pays, votre Nation, votre patrie. Ce pays dont vous n'avez jamais cessé d'aimer, ce pays que vous avez tant chéri, et ce pays à qui vous avez tant donné : votre jeunesse, votre vie, vos rêves et passions.
    O Mon Dieu tant de vies brisées, tant d'espoirs anéantis !
    En quittant votre pays en cette année 1990, vous avez laissé derrière vous : Pères et Mères, Frères et Sœurs, ami(e)s et partisan(e)s ; mais l'Histoire retiendra que vous l'avez fait par amour pour votre pays, malgré la protestation et l'insistance des combattants de la révolution " FANT" (Force Armée Nationale Tchadienne) sûr de leur victoire sur le terrain (Ndjamena) mais Hélas vous avez préféré quitté la Capitale, ainsi Lui évitant une guerre civile sans merci dont les conséquences seront certainement lourdes, engendrant des pertes en vies humaines , matériels et financiers; Excellence 23 ans déjà que les tchadiens n'ont cessé d'être victimes d'humiliation, d'arrestation arbitraire, de kidnapping, d'actes de torture et d'assassinat, par un régime assoiffé de haine, de vengeance, un régime machiavélique, diabolique, sanguinaire, un régime sorti des ténèbres.
    Excellence je pleure votre absence, le Tchad, la Nation toute entière regrette votre départ.
    Excellence nous avions tous été surpris et choqués par l'arrestation ou plutôt par la séquestration dont vous faites l'objet dans ce pays qui vous a octroyé l'asile politique ; Rappelons que le Dimanche, 30 Juin 2013, vous avez été kidnappé dans votre maison par des individus ou dirais-je des mercenaires à la Solde d'un procureur corrompu et véreux juste pour assouvir le désir d'un dictateur paranoïaque dont le seul but est de nuire à votre image, mais également de vous voir disparaître. Excellence je souhaite vous exprimer toute mon émotion et ma consternation devant cet acte ignoble au vu et au su du peuple Sénégalais.
    En ce mois Béni du ramadan, chaque jour que Dieu nous donne, nous prions pour que justice soit rendue car Nul ne peut échapper à la justice Divine et nous savons tous que dans cette histoire vous êtes la seule victime.
    Excellence, vous avez été un combattant digne respectueux et respecté, qui ne baisse jamais les bras devant un obstacle et nous ne doutons pas un seul instant que Vous Vous battrez jusqu'au bout, Incha'Allah. Vous y en sortiriez vainqueur et ce jour viendra où Hommes, Femmes et enfants sortirons dans les rues du pays du Nord au Sud, de l'Est à l'Ouest pour manifester leur joie et par la même occasion célébrer votre retour au bercail car tel est le souhait pour tout tchadien digne de ce nom.
    Excellence Pour nous les tchadiens, et pour bon nombre d'africains, vous êtes un Symbole de la résistance, et la lutte continue pour que la vérité éclate Incha'Allah et elle éclatera car un mensonge ne peut rester éternel ; Excellence, nous ne cesserions jamais d'y croire en votre innocence car, vivre sans espoir, c'est cessé de vivre ; et nous y croyons en vous.
    Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l'assurance de ma très haute considération.

     

    Guihini Dady Mahadjir Korei

  • Le Conseil africain et malgache pour l'enseignement supérieur (CAMES) vient d'élever Idriss Deby du Tchad à «la dignité de Grand-Croix de l'Ordre international des palmes académiques ». On en croit rêver. Au moment où l'éducation nationale est secouée par une crise sans précédent due essentiellement à l'incompétence du régime et à sa politique consistant à promouvoir les médiocres et autres étriqués sur des bases purement tribales et népotiques, nos amis du CAMES décernent un prix au potentat tchadien. Sur quels critères s'est basé le CAMES pour distingué Idriss Deby ?
    Rappelez vous, il y a quelques semaines, un journal sénégalais, l'hebdomadaire « Nouvel Horizon », avait décerné à Idriss Deby un prix (Sédar spécial) qui d'habitudes est attribué à des personnes ayant rendu service à la culture en générale (voir à ce sujet l'excellent édito de Karfa S. Diallo). Même si ce prix sénégalais pourrait s'expliquer par la nouvelle proximité « sénégalo-debyenne » sur fonds d'affaires Habré, la forfaiture du CAMES n'a aucune explication ni scientifique, moins encore morale. Concours de circonstances, il y a deux semaines les résultats du baccalauréat a été annoncé. Même pas 10% de réussites. Rien que cela aurait pu persuader le CAMES à surseoir à sa démarche honteuse. Nous titrons « ordre académique ou loge maçonnique » car même dans les loges où les entraides entre frères sont légions, un tel bilan aurait marqué des hésitations voire déclenché des réserves.
    Le Tchad est aujourd'hui telle une proie, un trophée sous la domination d'un tyran sanguinaire et incompétent; tyran choyé, courtisé et encensé par des roublards malicieux qui n'ont d'autres objectifs que de participer au festin clanique au moment où la majorité des tchadiens crient famine. Ces pratiques ont atteint leur paroxysme lorsque le despote avait décidé d'attribuer un marché de plus de 400 milliards de nos francs à un entrepreneur sénégalais et ceci en violation totale du code du marché public tchadien. Contrat était non seulement les prémices de l'attribution du prix sénégalais mais aussi a sonné les glas de l'expulsion du bloggeur tchadien Makaila Nguebla du Sénégal et l'accélération de l'affaire Habré.
    Les problèmes structurels de l'éducation au Tchad se manifestent essentiellement par une baisse de niveau chronique, une incompétence notoire poussant les intéressés à emprunter des raccourcis tels la corruption, le désintérêt, voire le sabotage. Ceux qui ne maitrisent pas les dossiers qu'ils ont entre les mains sont tentés de les monnayer ou les bloquer, pénalisant ainsi l'Etat. La méritocratie aurait pu palier à ce problème car c'est la maitrise de son travail qui engendre la passion et la productivité des agents de la l'Etat. Tant que le népotisme est la règle, ne cherchez pas des boucs émissaires Monsieur Dadnadji, le problème c'est votre chef.

    Ahmat Abdelhakim

  • CONVENTION TCHADIENNE POUR LA DÉFENSE DES DROITS HUMAINS (C.T.D.D.H)
    B.P : 5839 N'djamena
    Email : ctddh.ongatchad.yahoo. fr Tel : 91 03 85 71
    COMMUNIQUE DE PRESSE N°32


    La Convention Tchadienne pour Défense des Droits Humains (CTDDH) se félicite de l'acte posé par le Gouvernement Français accordant l'asile au journaliste et blogueur tchadien, Makaila Nguebla.
    L'expulsion du territoire Sénégalais de cet activiste engagé vers la Guinée avait ôté toute crédibilité à une démocratie à laquelle toute l'Afrique croyait.
    Cet acte n'est que justice et démontre à ceux qui voguent à contre courant que la loi de l'arbitraire est en passe de disparaitre et que la vérité triomphera toujours.
    La Convention Tchadienne pour la Défense des Droits Humains (CTDDH) est solidaire de l'activiste Makaila et l'encourage dans sa lutte pour l'instauration des valeurs démocratiques et du respect des Droits humains non seulement au Tchad et en Afrique mais partout dans le monde.
    La C.T.D.D.H estime que les persécutions dont Makaila avait fait l'objet par les régimes politiques pseudo démocratiques démontrent à suffisance la justesse de son combat.


    Fait à N'djamena le 10 juillet
    Le Secrétaire Général
    Mahamat nour Ahmet Ibedou

  • Les relations entre la France et le Tchad, combien séculaires, sont mises à mal, du moins, de plus en plus dénoncées non seulement par les organisations des droit de l'homme et les sociétés civiles, mais aussi évoquées dans des affaires pendantes devant les juridictions françaises. Parler de relations franco-tchadiennes est un peu excessif, il faut plutôt aborder les relations d'un certain milieu occidental en général et français particulier, et le despote tchadien Idriss Deby. Deux affaires jugées actuellement par la justice française illustrent d'une manière significative la complexité de cette relation vicieuse. La 1ère est la disparition de l'opposant Ibni Oumar Mahamat saleh le 02 février 2008 et l'arrêt de la chambre d'appel permettant l'ouverture d'une enquête judiciaire en France. La seconde s'est déroulé au même moment mais concerne un marchand d'arme français allié d'Idriss Deby, affaire pour laquelle le parquet de Paris a requis une condamnation avec sursis et Plus de trois cents milles euro d'amendes.


    Quand l'affaire Ibni s'invite au défilé 14 juillet
    Suite à la disparition de l'opposant Ibni, sur pression internationale, une commission d'enquête a été créée et qui a conclu ses travaux par une mise en cause claire et nette de la garde prétorienne d'Idriss Deby. Tout le monde savait cette vérité mais hélas cela n'a pas empêché, le monde qui se dit démocratique et libre de s'allier à une milice clanique et tribale pour aller combattre AQMI et ses alliés au nord Mali. La négation des valeurs démocratiques, le bâillonnement de la presse, la répression brutale et implacable sur les opposants etc... nous permettent-ils de s'allier avec Deby? Malgré le cri d'alarme de l'opposition interne comme celle exilée, les milieux acquis à Idriss Deby ont fait la sourd oreille et ont ficelé le dossier et avançaient comme principal argument l'aguerrissement de la milice de Deby pour combattre les obscurantistes. S'il faut avancer le caractère guerrier de cette milice pour s'allier à elle en mettant à coté toute valeur républicaine, nous connaissons d'autres milices, plus aguerries que celle-ci, expertes en nettoyage en milieux désertiques, les fameux Janjawides soudanais. Devons nous faire appel à eux aussi? La réponse est incontestablement non, car lorsqu'on s'allie au diable, il se retournera contre nous et là, l'histoire nous a donné raison : deux mois après le Mali, Deby invente un putsch pour arrêter des députés sans qu'on lève leurs immunités. Comment il ne se permettrait pas cette petite transgression, lui le vainqueur des Ifogas, même si tout le monde sait qu'avec les moyens déployés par la France même l'armée malienne, fantoche soit-elle, aurait pu faire l'affaire. La suite logique de ces évènements est l'invitation de toutes les armées qui ont participé à la guerre aux défilés du 14 juillet. Les tchadiens qui ont payé le prix fort doivent être les premiers à être associés eu égard à la forfaiture des soldats de la sous région. Défiler aux champs n'est pas inédit car la garde nomade tchadienne a défilé avec ses habits blancs en 2010. Mais aujourd'hui il y a un hic. Ceux qui sont partis combattre au Mali sont ceux la même qui ont enlevé Ibni de chez lui (même unité). Est-ce qu'ils seront entendus comme témoins par l'enquête ouverte en France?


    Un marchand d'armes trop bavard

    Dans le ciel du Tchad, les avions de Griffon Aerospace (compagnie d'Habib Boukharouba) sont précédés par les Mirage de l'armée française. Au sol, ils sont alimentés par le service des essences de l'armée. En 2008, quand Habib Boukharouba quitte le pays, il a donc le sentiment du devoir accompli

    Dans cette affaire un ancien officier français converti dans les ventes des armes évoque sa proximité avec la force française au Tchad de 2005 à 2008. Habib Boukharouba, propriétaire d'une société Griffon Aerospace, a été introduit au palais rose de N'djamena par un certain Abakar Mannany, conseiller spécial de Deby à l'époque. L'ancien pilote des services spéciaux de l'armée de l'air française met à profit non seulement son carnet d'adresses pour acheter des avions et hélicoptères, ses connaissances techniques pour transformer des petits avions en bombardiers redoutables mais répare aussi les vieux joujoux dont dispose Deby pour combattre la rébellion. Son malheur commence lors de l'alternance au sein de la droite française avec l'arrivée au pouvoir de Sarkozy et le départ de Chirac. Très vite sa demande d'officialisation de sa société est rejeté ce qui entraine de facto l'illégalité de toutes les opérations effectuées au Tchad. Il se trouve aujourd'hui devant la justice. Il invoque la collaboration avec l'armée française au Tchad. « Dans le ciel du Tchad, les avions de Griffon Aerospace (compagnie d'Habib Boukharouba) sont précédés par les Mirage de l'armée française. Au sol, ils sont alimentés par le service des essences de l'armée. En 2008, quand Habib Boukharouba quitte le pays, il a donc le sentiment du devoir accompli », selon le nouvel observateur. Les juges parviendront-ils à faire la différence, ne serait-ce que pour les carburants offerts aux avions d'Habib Boukharouba qui, rappelons le, est gracieusement payé par Deby ?
    Tel est le résumé des relations franco-tchadiennes aujourd'hui. Elle est ramenée au niveau d'un individu : Idriss Deby. Animée par des lobbies fascinés uniquement par l'argent et le gain facile.

  • Symptôme révélateur d'un système éducatif en faillite ! Faut-il supprimer le BAC au Tchad ?

    Les résultats du Baccalauréat de l'enseignement du second degré (session de juin 2013) ont été proclamés officiellement ce mercredi 10 juillet 2013 par le président du jury. Sur un total de 70.711 candidats ayant composé cette année, 6.156 seulement ont été déclarés admis (soit un taux de réussite de 8,71%).

    Il vous souviendra qu'en 2011 et 2012, le faible taux de réussite au BAC a créé un profond malaise pour le gouvernement, les enseignants, les parents et les élèves, jusqu'au-delà des frontières nationales. Ainsi, ce résultat médiocre pour l'année 2013 appelle tout décideur politique de bon sens à chercher les causes profondes de cette faillite en partenariat avec tous les acteurs du système éducatif tchadien. C'est presque une part importante d'une génération qui se retrouve handicapée et dont l'avenir est remis en cause.

    Cela suscite un certain nombre de questions. Quelle est la part de responsabilité de la politique éducative, et donc de ceux qui l'initient, l'orientent et la mettent en œuvre ? Quelle est la responsabilité des enseignants et encadreurs, des parents ainsi que des élèves eux-mêmes ? Quelle est la part du contexte socio-économique, politique et culturel actuel du pays ?

    Ces résultats montrent avec une évidence déconcertante la profonde faillite du système éducatif tchadien. Nous sommes convaincu que l'une des causes est l'essoufflement de la politique éducative qui est largement fondée sur un héritage colonial dépassé face au contexte actuel, aux enjeux du moment et aux défis que doit relever le Tchad. Il est clairement temps que le Tchad réforme son système éducatif en tenant compte des facteurs socio-économiques, politiques et culturels du pays qui ont leur part de responsabilité dans cette situation.

    La vision réductrice et les politiques publiques de l'éducation nationale menées par le gouvernement tchadien ressemblent fort à des pratiques du secteur informel, des bricolages, qui agissent en périphérie plutôt que sur les causes profondes de l'inefficacité du système éducatif. Ces politiques sont davantage caractérisées par l'incohérence, l'inefficacité, l'inefficience et l'absence d'une vision globale et de long terme.

    Sans dédouaner les enseignants, les parents et les élèves, la responsabilité première de cette situation de perversion de l'éducation nationale incombe incontestablement à ceux qui gèrent le Tchad, en l'occurrence les décideurs politiques de ce pays. Avec un tel échec et face aux drames que vont vivre des milliers d'élèves tchadiens et leurs familles dans leur vie intime, sociale et psychologique, il nous paraît inconcevable que dans un pays qui se respecte, on n'ait pas déjà commencé à établir les responsabilités de chacun. Ce spectacle désolant n'honore pas le Tchad, ni son gouvernement, ni sa population. Où va ce pays ?

    Par ailleurs, il est nécessaire de repenser la politique de l'éducation nationale, en commençant par la base - y compris la petite enfance, en visant la qualité et en tenant compte des réalités démographiques et socio-économiques du Tchad, de ses besoins ainsi que de l'évolution du marché national de l'emploi et de l'évolution du contexte régional et international. Cela pourrait commencer par la mise en place d'une mission chargé d'étudier le système éducatif tchadien dans le but de proposer des recommandations en vue de son éventuelle réforme.

    Au-delà de la politique nationale de l'éducation, d'autres explications sont à rechercher dans les inégalités liées à la richesse, au genre, au lieu de résidence ... qui n'ont cessé de se creuser profondément entre les privilégiés et les autres depuis ces dernières décennies au Tchad. De ce point de vue, le défi majeur est donc de bâtir une société plus inclusive et plus juste.

    Si rien n'est fait, cette situation constituerait une bombe à retardement qui risque d'embraser le Tchad les jours, les mois et les années qui viennent. Le ras-le-bol des jeunes et le climat tendu entre eux et les autorités dans la capitale tchadienne au lendemain de la proclamation des résultats du BAC des années précédentes dénotent la gravité de cette situation. De quoi sont capables plus de 64.000 jeunes survoltés, animés par un sentiment d'injustice et sans perspective d'avenir ? A méditer.

    Ceux qui profitent injustement des richesses du Tchad pour garantir leur avenir et mettre à l'abri leurs enfants tout en leur permettant d'accéder à une meilleure éducation n'échapperont pas à l'explosion de cette bombe. Il incombe en premier lieu aux décideurs politiques du Tchad de se rendre compte de leur lourde responsabilité et se départir de la discrimination et de l'injustice pour offrir aux jeunes tchadiens la possibilité de construire leur avenir dans les meilleures conditions possibles avec les mêmes chances pour tous et par un accompagnement pédagogique, socio-économique, politique et culturel de qualité.

    Si cela n'est pas réalisé, une seule conclusion s'impose : cette faiblesse de réussite au bac relèverait d'une volonté des pouvoirs publics d'user de cet instrument de validation de diplôme à des fins qui méritent d'être élucidés. Il convient simplement de rappeler à nos jeunes que le BAC n'est pas une fin en soi. Même s'il est vrai que le BAC avait une forte valeur symbolique, manquer son BAC pour une raison ou une autre, n'empêche pas d'inventer et de bâtir son avenir en mettant à profit toutes les opportunités rencontrées et tous les autres mécanismes d'ascension sociale.

    N'oublions pas en outre qu'on peut refaire son BAC pour ceux qui y tiennent vraiment. Parmi ceux qui sont devenus « quelqu'un », nombreux sont ceux qui n'ont pas décroché leur BAC, ou au moins du premier coup. Surtout ne vous découragez pas, il y a plusieurs possibilités dans la vie de réussir brillamment. L'important est d'être en adéquation avec soi-même, dans la limite et le respect des normes et des valeurs collectives.

    Talha Mahamat Allim

  • La justice est une, indivisible, universelle, sans nationalité, sans continent, la même pour tous les hommes de la terre. Dès lors que l'Union Africaine l'a africanisée pour juger une personne, elle ne peut, ni ne doit s'appeler JUSTICE ; elle peut s'appeler n'importe quoi sauf JUSTICE.

    Que dira la Communauté Internationale si l'Union Européenne nous apprend qu'elle a créé sa cour de justice pour connaître les grandes affaires en dehors des juridictions internationales universellement reconnues ?

    Dans les traditions plusieurs fois séculaires de l'Occident ou de l'Orient les juridictions sont uniques et tous les hommes sont égaux devant elles. Et dans les nôtres non écrites mais aussi vieilles, nul ne peut demander une juridiction autre que celle existante quel que soit le cas sauf si le justiciable est d'une autre coutume. Dans le cas dit « Hissein Habré » toutes les règles, traditions judiciaires et coutumes ont été transgressées pour satisfaire certaines puissances et les puissants ennemis de l'ancien Président Tchadien .

    Quant à la justice, la vraie, elle a été faite par les tribunaux sénégalais et la Cours de justice de la CEDEAO.

    L'opinion internationale, les grandes démocraties occidentales doivent s'étonner, s'émouvoir de voir notre Organisation Panafricaine créer sa justice car créer un tribunal pour juger une personne est bien synonyme de n'importe quoi sauf la justice.

    Les précédentes tentatives d'enlèvements de Hissein Habré pour le remettre au Guide libyen Mouammar Kadhafi (son ennemi mortel) ou à Idriss Deby (qui l'a condamné à mort) et son enlèvement ce dimanche le 30 Juin 2 013 expliquent parfaitement ce déni de justice dont souffre
    toute notre humanité en ce début du troisième millénaire .

    Le Procureur de la Chambre Africaine au cours d'un point de presse a tenté de justifier ce dernier enlèvement par la découverte de l'existence d'une DDS sous le régime de Hissein Habré, découverte faite vingt et trois ans après la fin de ce régime, qualifiée « indices graves ».

    Que le ridicule ne tue pas dans cette Afrique du ROI des rois africains qui avait promis de son vivant de faire payer à Hissein Habré son entêtement à s'opposer à la révolution du livre vert et défier le Guide de la révolution,

    ROI des rois africains .

    A dire vrai, Hissein Habré paie le prix de son engagement pour la liberté, la dignité de l'homme tchadien et l'unité de la Nation Tchadienne. Il est un secret de polichinelle que les forces qui l'ont chassé du pouvoir le poursuivent encore.

    Nos ancêtres disent : « On ne peut pas enterrer la justice comme on ne peut pas enterrer l'ombre sans couper l'arbre » c'est-à-dire que la justice triomphera si la société humaine ne meurt pas toute entière.

    Le Peuple Tchadien ne mourra pas tout entier, la justice triomphera tôt ou tard et les milliers d'individus payés à coup de milliards de francs CFA par Idriss Deby pour faux témoignages dans cette affaire ne pourront pas protéger ce dernier du verdict pour les nombreux crimes contre l'humanité commis de ses propres mains depuis vingt et trois ans ou avant .

     

    Azongo Mahamat Hassaballah

  • "En début d'après midi, ce dimanche 30 juin un individu prétendant être membre du GIGN a demandé à être reçu par le Président Habré à son domicile ; dès que le Président est descendu pour le recevoir, une dizaine d'individus non identifiés ont fait intrusion dans sa maison et l'ont enlevé devant les membres de sa famille impuissants en présence d'une telle force ayant pénétré illégalement en violation du domicile du Président ; le Président Habré a été emmené de force hors de sa maison, alors même qu'aucune convocation, ou mandat de perquisition ou d'arrestation émanant d'une juge ne lui a jamais été notifié ; la défense du Président Habré dénonce de la façon la plus ferme cet enlèvement illégal qui constitue une violation des plus graves des droits du Président Habré et demande sa libération immédiate.

    A ce jour, aucune procédure n'a été initiée par les Chambres africaines, aucun juge n'a été désigné pour instruire l'affaire ; la presse a simplement relaté plusieurs voyages effectué par le Procureur Général des Chambres en Belgique et au Tchad, mais les magistrats sénégalais censés instruire l'affaire n'ont pas à ce jour initié leur enquête ; ils n'ont pas davantage été saisi ; autant dire que l'arrestation du Président est dénuée de toute base légale ; la défense du Président Habré n'a pas été davantage informée d'une quelconque convocation du Président en vue de son inculpation ; c'est donc en violation de toute les principes de droit que le Président Habré a été arrêté. Les autorités sénégalaises font une nouvelle fois la preuve de leur parfait mépris pour les principes de justice et le respect des droits de l'homme.

    L'opinion publique doit savoir que cette arrestation intervient alors même que les avocats du Président Habré avait saisi la Cour de la CEDEAO pour dénoncer les conditions de création des chambres africaines, leur organisation, leur composition et leurs règles de procédures, ces chambres étant constituées et fonctionnant en violation des principes établis pour les tribunaux internationaux ad hoc et la Constitution sénégalaise, et donc en violation des principes affirmés par la Cour de la CEDEAO dans son arrêt précédent de novembre 2010. Ils avaient aussi dénoncé diverses actions menées par le Procureur Général des Chambres, notamment au Tchad en violation de toutes les règles de procédure internationale reconnues, obtenant même le limogeage du Procureur Tchadien jugé trop conciliant. Les autorités sénégalaises avaient demandé un renvoi de cette procédure afin manifestement d'orchestrer cet enlèvement sans attendre la décision de la Cour. La Cour de la CEDEAO qui a examiné l'affaire et notamment la demande de suspension provisoire des entreprises du Sénégal devait statuer courant juillet. Force est de constater que les autorités sénégalaises, comme cela pouvait être craint, n'ont même pas respecté le délibéré de la Cour et affirment une fois de plus leur parfait mépris pour la juridiction communautaire.
    La défense du Président Habré demande en conséquence la libération immédiate du Président Habré, arrêté illégalement ; aujourd'hui, le pouvoir sénégalais vient de montrer son vrai visage et apporte la preuve par ses actions qu'aucune justice ne peut être rendue dans cette affaire ».

     

    Les Conseils de l'ex Président Habré: Me Ibrahima DIAWARA et Me François SERRES

  • Dans quelques jours InchaAllah, la Communauté musulmane accueillera dans la ferveur spirituelle le mois béni de Ramadan 1434 correspondant à l'année 2013. C'est à la fois un hôte de marque et une des meilleures et des plus belles écoles de la vie. Chaque année, pendant un mois, des musulmanes et des musulmans à travers le monde jeûnent, non seulement pour respecter la prescription divine dans la sincérité de l'intention et la conformité des enseignements du Prophète de l'Islam, mais surtout, par une méditation intense et pieuse élever la perspective de leurs aspirations spirituelles au-delà de son horizon limité. L'objectif étant d'accéder à une véritable quête spirituelle pour obtenir l'agrément d'Allah et l'apaisement intérieure.

    Dans un monde où les liens sociaux se détraquent, où les repères sont constamment brouillés et où le matériel devient la référence, le mois béni de Ramadan offre une autre vision que celle dominante et fournit des moyens permettant de mieux faire face aux épreuves et incertitudes du monde actuel. En faisant du jeûne une opportunité pour croître dans la prière, la réflexion, la soumission, la justice, la générosité..., le musulman renforce sa foi en Dieu, fortifie son sens spirituel, édifie sa personnalité et fortifie également son esprit.

    Cette expérience intense dans le sacrifice de soi, la discipline des désirs et la proximité avec Dieu appelle le musulman à en faire une pratique essentielle, non seulement pendant ce mois, mais durant toute sa vie. C'est une évidence de dire que le mois de Ramadan qui occupe une place toute particulière dans l'Islam, constitue un Trésor inestimable d'opportunités de récolter toutes sortes des bienfaits (hassanats), et surtout de s'élever dans l'excellence (Al-ihsâne) en ayant constamment la présence d'Allah dans son esprit. Il s'agit ici de se rapprocher davantage d'Allah par le cœur, l'esprit, la pratique et le culte.

    Comme chaque année, nous essayerons InchaAllah ensemble de s'enrichir mutuellement et de vous faire profiter de ses bienfaits au travers de nos contributions modestes.

    A l'évidence, l'exercice spirituel que procure le jeûne du mois béni de Ramadan nous rappelle simplement que nous ne sommes pas maîtres de nous-mêmes, mais de simples créatures d'Allah et que nous Lui appartenons. Cet exercice nous rappelle que finalement nous ne sommes que de passagers sur cette terre. Tout croyant sait qu'à Dieu appartient ce qu'il a repris et à Lui appartient ce dont il a fait don. Et toute chose a, auprès de Lui, un terme bien déterminé. Beaucoup d'entre nous oublient cela et souvent on est emporté par les délices de la vie et le charme des attractions mondaines. Que vaut la durée du temps, si nous ne savons pas apprécié chaque instant qui la compose!

    Dans un hadith rapporté par Muslim, le Prophète de l'Islam disait que : « Allah ne considère pas vos apparences mais vos cœurs et vos œuvres. » Le travail qui incombe à chacun de nous, plus spécifiquement durant ce mois béni de Ramadan, est d'améliorer nos cœurs et nos œuvres pour les rapprocher des prescriptions divines.

    Il convient de souligner que le mois de Ramadan est la seule période de l'année où les portes du Paradis sont largement ouvertes, celles de l'Enfer bouclées, les issues de secours éclairées et fonctionnelles à tout temps, le pardon d'Allah permanent, les Anges de miséricorde instruits pour épauler les faiseurs de bien sur la Voie d'Allah, et Satan et ses bataillons ligotés et rendus désamorcés. Quelle aubaine ! C'est aussi un mois dont le début est miséricorde, le milieu est pardon et dont la fin est affranchissement du feu de l'Enfer.

    Comment ne pas profiter des multiples bienfaits de ce mois qui jouit d'un statut unique de béni (Moubarak) et qui englobe à lui tout seul toute forme de merveille et de bénédiction si on se réfère simplement à la nuit bénie qu'il renferme (verset 2, sourate 44) et le symbole de la descente du Qur'àn dont il est témoin (sourate 97). Il demeure donc le creuset de la guidance, de la clarté, du chemin de la piété, du pardon et de la miséricorde d'Allah.

    A noter qu'il est fortement recommandé au croyant de formuler pendant cette période, la célèbre invocation du Prophète de l'Islam ci-après : "Allahouma que ce mois soit une période d'adoration de Ta grandeur, de pratique agrée, de lecture du Qur'àn, d'œuvre de bienfaisance sans ostentation ni orgueil, de pardon, de tolérance et de miséricorde entre les serviteurs et entre Toi et tes serviteurs".

    Les enseignements du Qur'àn et de la Sunna du Prophète Muhammad sont plein de bon sens et constituent un meilleur bagage pour ne pas se laisser séduire par le charme des attractions mondaines et ainsi se préparer dès maintenant à l'ultime rencontre avec Allah. Gardons à l'esprit qu'on doit rendre des comptes et rappelons qu'on peut retarder un voyage, on peut annuler un rendez-vous, mais on ne peut ni annuler ni reporter la mort. Mettons à profit notre vie, dans tous ses aspects pour laisser quelque chose de constructif à la postérité.

    Comme disait un frère en Islam, l'exemple de l'être humain dans cette vie est celui d'un commerçant qui a pour capital sa vie, pour bénéfices ses bons actes et pour pertes ses péchés. Et ce n'est qu'au Jour du jugement que le bilan sera établi. Celui qui sera écarté loin du Feu, et introduit au Paradis, aura certainement remporté le succès. Et quel excellent succès ! Qu'Allah fortifie notre foi sur le droit chemin et Nous fasse partie de de celles et ceux qui remportent cet excellent succès.

    D'avance, je souhaite à toutes et à tous un Excellent mois béni de Ramadan dans la paix, la santé et la piété. Qu'Allah répande sur nous sa miséricorde et nous permette de passer ce mois de Ramadan dans le summum de la piété et de l'adoration.

    Fi Amanillah. Assimah.

    Talha Mahamat Allim

  • La chambre d'instructions de la cour d'appel de Paris vient de lancer un pavé dans la mare : elle autorise un juge d'instruction à enquêter, oui pas juger mais enquêter (nous préciserons notre insistance sur le mot «enquêter» plus loin), sur les conditions de disparition d'Ibni Oumar. Il faut souligner que lorsque la famille Ibni avait intenté une action devant les juridictions françaises, un juge s'est saisi de l'affaire malgré son classement sans suite par le parquet de Paris. A l'appel interjeté par le parquet, la cour d'appel de Paris vient de rendre une décision permettant au juge d'ouvrir une enquête sur la disparition D'Ibni.
    Enfin, oui enfin. Cinq année de dénie de justice, d'arrogances (le despote tchadien est allé jusqu'à interdire aux journalistes de lui poser des questions en rapport avec la disparition d'Ibni), d'invectives, d'offenses à l'endroit de sa famille, enfin la justice va pouvoir enquêter.
    Les faits sont là. Têtus malgré les manœuvres, immuables malgré le temps passé, bref, ostensibles malgré les manigances diaboliques. Un opposant, assis tranquillement chez lui, la garde prétorienne barbare et sanguinaire l'amène, et depuis on n'a plus de ses nouvelles. Une commission d'enquête aux ordres au départ puis « ouverte à l'international » (selon les propres termes du despote tchadien) fut érigée et ses conclusions incriminent directement la présidence tchadienne. Tels sont les faits. Alors pourquoi on s'est opposé à l'ouverture même d'une enquête judiciaire ? Certaines sources averties pensent c'est pour des raisons politiques et de proximité avec le régime de N'djamena que certains milieux en France ont bloqué, ou tenté de bloquer, le processus judiciaire. On avance pêle-mêle la souveraineté, la non ingérence dans les affaires des Etats africains,..., la chambre de la cour d'appel vient de trancher et ceci, entre autres: Au nom du principe de compétence universelle. Certains peuvent être choqués qu'en 2013 une justice étrangère s'immisce dans les affaires internes au Tchad. Mais alors qui rendra justice à ceux qui, parce qu'ils pensent différemment, ont une autre vision du monde, sont lâchement assassinés? Tant que l'ingérence est dans le sens de la justice, de consolidation de la bonne gouvernance, nous la soutenons comme nous dénonçons celle qui consiste à concourir des potentats asservissant et assassinant des innocents.


    Qu'est ce que cela peut changer ?
    Même si on n'atteindra pas Deby, pour l'instant, mais beaucoup de choses changeront. A commencer par la liberté de circuler de certains acolytes du régime, témoins oculaires de l'évènement et qui sont souvent en villégiature en Europe. Ceux qui sont nommément cités par la commission et qui pensent qu'ils sont éternellement impunis, ceux qui pensent oppresser, incarcérer, bref tuer des innocents en toute tranquillité. Enfin la justice en marche.


    La Rédaction de la Gazette

  • Fidèle à son engagement patriotique et révolutionnaire depuis 47 ans d'existence, face à la mauvaise gouvernance du Tchad par le régime du président Deby et de ses prédécesseurs sous la bénédiction extérieure, en l'occurrence française, le FROLINAT - 1ère armée tient à rappeler à l'opinion tchadienne que sa force de frappe reste intacte et travaille inlassablement pour combattre l'arbitraire, l'injustice, le népotisme, la corruption, le clanisme, l'instrumentalisation religieuse, le clientélisme politique propres à ces régimes. Le Tchad est un révélateur qui donne la chair de poule.

    Comme les autres peuples dont l'éloge et la défense des principes démocratiques avaient permis d'évoluer vers un véritable Etat de droit, le peuple tchadien a également le droit de goûter aux fruits de la démocratie et du respect de la justice et de la dignité humaine. C'est tout le sens du combat que mène le FROLINAT-1ère armée depuis des années, sous diverses formes.

    En ce jour mémorable du 47ème anniversaire de la création du Front de Libération Nationale du Tchad (FROLINAT- 1ère armée), sa direction tient à rendre un hommage solennel au peuple tchadien martyrisé par les différents régimes successifs, et plus particulièrement aux frères et sœurs martyrs tombés aux champs d'honneur. Elle appelle les tchadiens, où qu'ils se trouvent d'observer une minute de silence à la mémoire de ces martyrs.

    Le passif colonial et postcolonial ainsi que l'absence d'alternance démocratique pèse lourdement sur le Tchad et les tchadiens. Ce qui appelle à la continuité de la lutte révolutionnaire et du combat patriotique menés depuis ces 47 ans afin de donner un nouveau visage au Tchad et un meilleur avenir aux tchadiens.

    C'est dans cette optique que nous exigeons du pouvoir actuel au Tchad la libération de l'espace démocratique, le respect des libertés et de la chose publique ainsi que l'exercice d'une véritable indépendance politique vis-à-vis du néo-colonialisme et l'ouverture d'une transition politique en vue de la préparation d'élections libres et transparentes qui rendront le pays à son véritable dépositaire : le peuple tchadien, par le biais d'une nouvelle équipe dirigeante responsable et éprise du respect de l'intérêt général.
    Si cela n'est pas accompli, le FROLINAT – 1ère armée usera de tous les moyens pour que l'alternance politique tant souhaitée par l'écrasante majorité des tchadiens puisse avoir le jour et que les valeurs qu'il défend deviennent réalité dans la société tchadienne.

    Le FROLINAT rappelle également à tous les Tchadiens qu'il ne reniera pas ses engagements et poursuivra la lutte pour atteindre ses idéaux révolutionnaires et patriotiques, car le problème du Tchad a non seulement des soubassements idéologiques mais aussi géostratégiques. L'heure de la liberté, de la dignité et de la démocratie au Tchad a sonné ! Il faudrait donc que l'on adhère massivement à cet objectif de changement dans notre pays. Jamais comme aujourd'hui, les forces de la résistance n'ont eu autant d'opportunités d'ouvrir d'autres horizons et une marche nouvelle vers une vie meilleure au Tchad.

    A nous tous, politiques, intellectuels et citoyens préoccupés par la dignité et la justice au Tchad, le meilleur service qu'on peut rendre à notre pays, ce n'est pas de plier face à la nostalgie et aux délires d'un régime dictatorial et de ses soutiens externes, mais de lui résister avec confiance, détermination et cohérence au nom des valeurs progressistes, patriotiques, citoyennes et républicaines que d'ailleurs l'Occident et la France défendent chez eux et qu'ils trahissent pourtant quotidiennement dans d'autres pays, au gré de leurs intérêts, avec mensonges et hypocrisies.

     

    Pour la Première Armée du FROLINAT
    Abdoulaye Fadali

  • Les Etats-Unis critiquent la Chine et la Russie pour ne pas en avoir fait assez contre la traite des êtres humains, dans un rapport qui peut déclencher des sanctions américaines contre ces deux puissances avec qui les relations sont déjà tendues.
    Ces deux pays, ainsi que l'Ouzbékistan, sont tombés au plus bas d'une classification dressée et publiée mercredi par le département d'Etat, alors qu'ils s'étaient engagés à lutter plus efficacement contre ce fléau. Pour le secrétaire d'Etat John Kerry, "nous avons une obligation morale de relever ce défi [car] la traite d'êtres humains est une attaque contre nos valeurs les plus chères comme la liberté et la dignité humaine".

    Le directeur du bureau au département d'Etat chargé de combattre la traite humaine, Luis C. de Baca, a nié qu'il y ait de "la politique derrière" ce panorama mondial. "Pour être promu, il ne faut pas être un pays important ou un allié. Il faut montrer des résultats", a-t-il insisté. Et, a martelé le diplomate, "les gens oublient que pour chaque cas [d'esclavage] il y a une personne". Pour John Kerry, les "gouvernements sont les premiers responsables pour répondre à ces crimes".

    PÉKIN ET LES MIGRANTS INTÉRIEURS

    Dans le cas de Pékin, bête noire de Washington sur les droits de l'homme, le rapport met au jour "une traite importante parmi la population migrante à l'intérieur de la Chine", ainsi que la poursuite du "travail forcé, notamment dans des fours à briques, mines de charbon et usines".

    En outre, la politique de l'enfant unique a conduit à un "ratio de 118 garçons pour 100 filles, lesquelles alimentent une demande pour le trafic de femmes étrangères se mariant avec des hommes chinois et pour la prostitution", dénonce le département d'Etat. Non seulement Pékin, souligne le rapport, "n'a pas montré d'efforts significatifs pour interdire complètement et punir toute forme de traite", mais de plus "la Chine est devenue le centre mondial de la traite humaine pour le monde du travail et l'industrie du sexe", accuse l'élu démocrate Chris Smith.

    "Nous croyons que la partie américaine devrait adopter une vue objective et impartiale à l'égard des efforts de la Chine [pour faire cesser la traite] et cesser d'émettre des jugements unilatéraux et arbitraires sur la Chine", a déclaré la porte-parole de la diplomatie chinoise, Mme Hua Chunying, lors d'un point de presse quotidien.

    NON PAIEMENT DE SALAIRES EN RUSSIE

    Quant à la Russie, avec laquelle les Etats-Unis multiplient les frictions sur les droits de l'homme et les libertés publiques, un million de personnes "sont dans une situation professionnelle d'exploitation caractéristique des affaires de traite". Le rapport dénonce ainsi des cas de "non-paiement de salaires, d'agressions physiques, de conditions de vie extrêmement mauvaises".

    Le ministère des affaires étrangères russe a fait part de son mécontentement. "En ce qui concerne la possibilité de prendre des sanctions unilatérales contre la Russie (...), le fait même de soulever cette question provoque l'indignation", a déclaré le ministère des affaires étrangères dans un communiqué.

    RISQUES DE SANCTIONS AMÉRICAINES

    En Ouzbékistan voisin, certes le nombre d'enfants de moins de 15 ans contraints de travailler lors de la récolte annuelle de coton a baissé, mais "des enfants plus âgés et des adultes sont encore victimes de travaux forcés".

    Selon la législation américaine, la relégation de ces pays en bas de classement peut déclencher des coupes dans l'aide américaine non humanitaire et non commerciale. Le président Barack Obama décidera en septembre s'il prend de telles sanctions. Ces menaces sont aussi un message adressé aux Etats placés cette année sur une "liste de surveillance" et qui pourraient bien être rétrogradés au dernier échelon en 2014 s'ils n'en font pas plus contre la traite humaine. Parmi ces pays figurent l'Afghanistan, la Malaisie, la Thaïlande, les Maldives ou le Tchad.

    Au contraire, trois Etats – l'Azerbaïdjan, l'Irak et le Congo – ont été rehaussés par Washington au vu d'un "vrai mouvement" de leur part dans leur combat contre la traite des êtres humains et l'esclavage. Les Etats-Unis estiment qu'il reste 27 millions de personnes réduites en esclavage dans le monde.

     

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  • Chaque jour qui passe, le régime oppressif et totalitaire de N'djamena montre sa vraie nature et confirme le peu de respects qu'il a non seulement pour le droit à l''information mais tout simplement le droit de l'Homme. Ainsi après les incarcérations des journalistes et bloggeurs, voilà le potentat de N'djamena franchi une autre étape en bannissant l'organisation Reporters Sans Frontières (RSF) du Tchad.
    «Reporters sans frontières dénonce avec la plus vive énergie le comportement des autorités tchadiennes qui, par des manœuvres dilatoires, viennent de faire échouer une mission de l'organisation à N'djamena» selon un communiqué du RSF. L'organisation qui a dénoncé les arrestations arbitraires au Tchad, réagit à son interdiction de séjours au Tchad que lui a signifié le gouvernement tchadien.
    Il faut souligner que si Moussaye Avenir de la Tchiré est arrêté pour avoir décrit les dérives du régime, les autres arrestations ont un lien de causalité: Jean Bernard PADARE. C'est à la marge des accords conclus sur l'affaire de l'ancien Président Hissein Habré, entre le Tchad et le Sénégal, que PADARE a profité pour sceller le sort de ces journalistes. Ainsi, pour régler ses problèmes personnels, et après avoir incarcéré le bloggeur Jean Laokolé, PADARE a piraté le mail de Makaila avec l'aide des sénégalais pour arrêter Eric Topona et expulser Makaila vers la Guinée. Il faut rappeler que l'affaire PADARE est déclenchée suite à des billets dénonçant les turpitudes de Jean Bernard PADARE en pays Moundang dans le sud-ouest tchadien.
    « Le gouvernement de N'Djaména a procédé à plusieurs arrestations abusives entre mars et mai dernier. L'écrivain et blogueur Jean Laokolé a été arrêté le 22 mars. Les 6 et 7 mai, c'était au tour d'Eric Topona et Moussaye Avenir de la Tchiré, en même temps que plusieurs députés de l'opposition. Les autorités annonçaient alors avoir déjoué un complot présumé contre l'Etat», poursuit le communiqué.

     

    Lire le communiqué sur le site de RSF

  • Avant de commenter l'actualité du despote inculte, j'aimerai par cette occasion, exprimer mes sincères encouragements au compatriote, Kaar Kass Sonn. Cet artiste engagé, vient de poser un acte historique.
    Revenons à notre mouton. Le despote tchadien vient de terminer sa parade diplomatique honteuse. Les tchadiens et tchadiennes auront impression que le dictateur abhorré, a des bonnes relations et des entrées honorables, chez les grandes démocraties en Europe. Au contraire, Deby apparaît de plus en plus inculte, et sa diplomatie, va de mal en pis. Le peuple du Tchad, ne mérite pas de tels représentants. Ce dommage pour nous !
    Décrivons Idriss Deby, tel qu'il est apparaît à la cérémonie du 05 juin 2013, au siège de l'UNESCO : habillé des redingotes, chèrement acquises, au compte des contribuables ; le visage rongé par le stress, la crainte de la chute et l'alcool ; les jambes à bout des forces, malgré le support de la canne ; Idriss Deby, quand on le voit de près, on se demandera, quand s'écroulera t-il ? Le regard semblable à celui d'un mouton famélique, il ressemble plus à un être étrange, quand il sourit aux journalistes. Entouré des sosies moins beaux, bien que, chèrement habillés chez CHANEL. La puanteur de l'alcool, domine la tonalité du parfum de chez Yves Saint-Laurent. Le pauvre despote nie ses difficultés psychologiques ; ses angoisses interminables et ses insomnies. Malheureusement pour lui, en dépit des soins corporels et les bains chauds ; les signes avant-coureurs de la dégringolade, apparaissent au vu de tous. Il aurait dû se cacher comme son voisin, Paul Biya !
    Le ministre de la culture, de son côté, exhibe la médiocrité intellectuelle, politique et culturelle. Il serait peut être, le dernier des cancres qui pillent les fonds publics. Extravagant qu'il est ! La mouche cravatée accorde une interview à un inconnu, sans demander son identité. Ensuite, le ridicule ministre de la culture, demande à écouter la bande d'enregistrement, le journaliste du Canal+ lui rétorque, s'ils faisaient cela au Tchad ? En effet, au Tchad, la presse n'a jamais connu la liberté ; les journalistes dévoués et honnêtes se retrouvent en prison ou en exil, et les autres s'érigent au titre de : griot de la république bananière.
    Son homologue français, s'est aussi abstenu de lui faire des éloges ; même si les lobbyistes ont réussi à placer, ce vile personnage auprès d'un président, d'une grande démocratie. Le pauvre despote aux aguets, entendait naïvement des discours dithyrambiques ; comme ceux, de son voisin Issoufou, qui sans gêne, se fait son porte-parole !
    Cependant, Mamadou Issoufou, le président nigérien parlait d'une attaque terroriste contre le Tchad ; où attaqueront-ils ? Quel est le point stratégique auquel les terroristes s'en prendront au Tchad ? Et le despote, dans le Figaro confirme le danger qui se prépare en Libye. La lutte contre le terrorisme, Deby voulait utiliser cette opportunité pour allonger son règne ; apparemment cette astuce ne passe pas.
    En vérité, le danger contre le régime oligarchique de N'djamena existe bel et bien. Les centaines des combattants de la rébellion tchadienne de l'est, qui ont courageusement refusé, de se soumettre ; ceux qui ont subi des humiliations et victimes de l'injustice revancharde des Itnos et les nouveaux révoltés de l'armée clanique du régime. Tous, avec détermination, et résolument engagés à découdre avec Idriss Deby, se sont convergés en Libye et ailleurs. Ce noyau du nord ; du sud en Centrafrique et à Korbol au centre du Tchad, de l'est dans le Darfour, sont, la menace qui fait trembler Idriss Deby. Se sentant fort victorieux, Deby avait refusé tout dialogue franc avec l'opposition armée. Par conséquent, la rébellion continue à prendre de force, des dizaines désertent la milice tribale pour le rang, de l'opposition armée, dans le nord-est, et voir même en Libye.
    Le despote national a oublié de verser de l'eau sur les cendres de l'UFDD, de RFC, UFCD, UFDD/F ...enfin UFR. Avec sa mauvaise gouvernance et son arrogance sans borne, la rébellion se ressuscite et Deby s'inquiète. Le despote aime humilier, et son attitude insolente vis-à-vis des tchadiens et de l'opposition, germe la rébellion armée.
    Le dialogue est toujours possible, il pourrait se racheter ; comme à l'accoutumée, étant un personnage complexé, voir même névrosé, Idriss Deby se gonflera d'orgueil. Et pourtant, la voie du salut, c'est l'appel sincère à la réconciliation nationale et de la mise en place d'une transition démocratique. Sans quoi, un jour ? La Cléopâtre du Chari, Hinda, te manquera beaucoup !

    Mahamat HASSANE BOULMAYE
    Activiste politique, membre l'opposition

  • Au départ on avait cru à un canular, une farce montée par l'équipe du « petit journal » de canal plus, mais que nenni, le ministre tchadien de la culture veut s'adonner à la censure de la presse et ceci dans l'enceinte même de l'Unesco. Si cette histoire a fait ricaner le plateau de l'émission, nous tchadiens, nous avons eu, en ce moment précis, une pensée particulière, à nos frères journalistes croupissant dans les bagnes d'Idriss Deby. (Voir le communiqué de RSF: DÉJÀ UN MOIS DE DÉTENTION POUR LES JOURNALISTES ERIC TOPONA ET MOUSSAYE AVENIR DE LA TCHIRÉ)
    Si un journaliste de canal plus, exerçant en France, a fallu être soumis au «visa du censeur», on peut facilement imaginer les conditions de travail des journalistes, bloggeurs et autres syndicalistes au Tchad de Deby. Les journalistes tchadiens, dans leur majorité, sont réduits au silence. Pire, certains, exploitant leurs génies créateurs, sont devenus intarissables en termes d'éloges à l'endroit de Deby, des vrais griots. Nous saluons ceux d'entre eux qui, malgré leurs mises aux placards, dignement et fièrement, font leur travail sans bassesses ni avilissements.
    Le dictateur tchadien, surfant sur le vent d'après guerre du Mali, pensait être au moins honoré, sinon distingué et cité non seulement pour sa «claire voyance» et sa «témérité» dans les Adrars des Ifogas, mais aussi pour son «sens élevé de la bonne gouvernance» et ses «contributions à l'émergence » de la démocratie au Tchad. Mais n'a-t-on pas dit «chasser le naturel, il revient au galop»? Dans l'intervalle, croyant que le monde lui est redevable, le despote tchadien s'est vite trouvé un complot, qui serait ourdi contre sa personne et les institutions de la République, pour casser toute opposition à son régime. Le peu de crédit que lui a apporté le Mali s'est vaporisé.
    C'est l'endroit ici, d'exprimer toute notre solidarité à notre frère Kaar Kaas Sonn ( voir à ce sujet: Tchad/France : Kaar Kaas Soon est en grève de la faim.), qui est à sa 3ème journée de grève de la faim. Nous invitons toute personne éprise de paix et de liberté de le rejoindre le samedi 7 juin au parvis de droit de l'Homme.

     

    Deby à l'Unesco

    Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

  • Reporters sans frontières adresse un message de soutien et de solidarité aux journalistes Eric Topona et Moussaye Avenir de la Tchiré, ainsi qu'à l'écrivain et blogueur Jean Laokolé, tous trois détenus dans le camp d'Amsinene, à Ndjaména.

    Les deux premiers ont été arrêtés par les autorités tchadiennes les 6 et 7 mai 2013 tandis que le troisième est emprisonné depuis le 22 mars dernier. L'organisation réitère sa demande en faveur de leur libération immédiate.

    "Nous pensons quotidiennement à ces trois hommes à qui nous espérons pouvoir rendre visite dans les meilleurs délais. Le Tchad s'est longtemps targué de ne compter aucun journaliste emprisonné. Ce n'est désormais plus le cas. Outre le fait qu'elle est intolérable pour les personnes concernées, lesquelles croupissent en prison, cette situation a des conséquences regrettables pour l'image de ce pays", a déclaré Reporters sans frontières, qui prévoit de se rendre en mission au Tchad dans quelques jours.

    "Nous ne contestons pas le fait que ces journalistes puissent être poursuivis en justice, si quelque chose devait leur être reproché, mais nous estimons que leur détention est excessive et qu'ils doivent pouvoir comparaître libres", a ajouté l'organisation.

    La demande de libération d'office introduite le 28 mai par l'avocat de Moussaye Avenir de la Tchiré a été rejetée. Celle concernant Eric Topona se trouve au niveau du bureau du procureur depuis le 4 juin, mais reste à ce jour sans réponse.

    Secrétaire général de l'Union des journalistes tchadiens (UJT) et ancien journaliste de la Radiodiffusion nationale tchadienne, Eric Topona a été inculpé pour "atteinte à l'ordre constitutionnel". Moussaye Avenir de la Tchiré, directeur de publication du journal Abba Garde et trésorier de l'UJT, est lui poursuivi pour "incitation à la haine et au soulèvement populaire". Il n'aurait pas dû être placé sous mandat de dépôt, puisque la loi tchadienne ne prévoit pas de peine privative de liberté en cas de délit de presse.

    Dans une autre affaire, la condamnation prononcée le 18 septembre 2012 contre Jean-Claude Nékim, directeur de publication de Ndjaména hebdo, a été confirmée en appel le 4 juin 2013. Le journaliste avait écopé d'un an de prison avec sursis et son journal avait été suspendu pour trois mois.

    Jean-Claude Nékim sera également jugé le 26 juin prochain pour "diffamation" dans une affaire qui l'oppose à la SNER (Société Nouvelle d'Etude et de Réalisation). Cette société conteste deux phrases publiées par le journaliste en septembre dernier : "Depuis des décennies, la SNER, propriété de Daoussa Déby, grand frère de..., a le quasi-monopole des marchés routiers. Aucune réalisation fiable mais la convention d'établissement de cette vieille société est reconduite avec exonération d'impôts et taxes, faisant ainsi une concurrence déloyale aux autres entreprises."

     

    En savoir plus la liberté de l'information au Tchad :

    Communiqués de presse
    Fiche pays de RSF

  • L'artiste tchadien Kaar Kaas Soon observe depuis hier 4 juin une grève de la faim protestant ainsi contre les arrestations arbitraires des opposants et journalistes tchadiens par le régime d'Idriss Deby. Sur sa page Facebook, l'artiste justifie sa démarche pour les raisons suivantes :

    • Protester contre les arrestations arbitraires d'hommes politiques et de journalistes tchadiens, suite à ce que le gouvernement a nommé « tentative de déstabilisation du pays » depuis le 1er mai dernier;

    • Protester contre le flou de la justice tchadienne dans cette affaire;

    • Attirer l'attention de l'opinion internationale sur ce qui se passe au Tchad dans cette affaire; et

    • Obtenir la libération de ces personnes détenues sans respect des règles de droit.


    L'un des rares artistes tchadiens connus en dehors du pays, Kaar Kaas Soon, Noël Flavien Kobdigué de son vrai nom, se considère comme un héritier de Brassens. Mêlant ainsi les tempos des chansons françaises aux rythmes africains et autres slams, Kaar sait, tout en berçant son auditoire, faire passer des messages sur nos préoccupations quotidiennes. Il dénonçait déjà l'hypocrisie de la France qui accueille des tyrans dans les chansons «Pétition» et «Berceuse pour un tyran», ou les réparties assassines de Sarkozy : «Casse-toi pauv'con».
    Il faut signaler que l'artiste entame sa grève de faim au moment où le dictateur tchadien est reçu en France pour assister à la cérémonie d'attribution du prix Houphouët-Boigny à François Hollande, le président français. Le potentat tchadien qui était considéré comme infréquentable, surfe sur le crédit que lui a apporté sa participation à la guerre au Mali, selon certains milieux avertis. Idriss Deby n'a non seulement balayé d'un revers de main toutes les questions relatives aux disparitions des opposants en 2008, mais opère, depuis le mi mai, une véritable chasse à l'homme au Tchad. Ainsi, des députés sont incarcérés sans que leurs immunités ne soient levées dans l'indifférence totale. Il faut souligner également que l'Assemblée tchadienne, véritable chambre d'enregistrement, vient de voter un texte permettant au despote de gouverner par ordonnances.
    Il faut noter que selon certaines sources indiscrètes, le discours de Hollande au moment de remise du prix sera essentiellement consacré à la paix et au droit de l'homme, notions inexistantes dans les vocables d'Idriss Deby. Cette même sources indique que vu les violations des droits humains, sport favori du régime de N'djamena, la lune de miel entre Deby et Hollande sera de courte durée.

  • Le 21ème Sommet des Chefs d'Etats Africains de Mai 2013, commémorant le cinquantenaire de l'Union Africaine, a été bien un sommet pour rien.
    L'Union Africaine(UA), héritière de l'Organisation de l'Unité Africaine(OUA), semble avoir totalement perdu de vue les ambitions légitimes de l'OUA, à savoir l'unité du continent par l'intégration politique, économique et sociale tout en maintenant la paix et la dynamique du développement, la libération totale de l'Afrique de toute domination coloniale. Notre organisation panafricaine s'est progressivement transformée en un syndicat des chefs d'Etats et ses grandes ambitions de ses pères fondateurs ont déserté l'esprit de leurs successeurs. Elle vient de démontrer par ce 21ème sommet, après cinquante ans d'existence, l'incapacité, le manque du courage politique des gouvernants à affronter les vrais problèmes de l'Afrique du 21ème siècle, c'est-à-dire l'appauvrissement grandissant des populations et l'insécurité galopante dans la plupart des régions, le manque criant des perspectives de développement et l'absence du continent africain dans le traitement des grandes questions qui touchent l'avenir de la Communauté Internationale. Au lieu de s'arrêter un moment, faire le bilan des succès et des échecs au cours du demi-siècle écoulé, les chefs d'Etats, ces véritables syndiqués de l'UA, se sont ingéniés à trouver des échappatoires et alibis pour éluder les très dures réalités de la vie des peuples africains en lutte contre la pauvreté extrême, la mauvaise gestion des richesses existantes, l'insécurité galopante et la mauvaise gouvernance.
    Les africains savent également que tous les maux actuels du contient sont les faits du non-respects des droits fondamentaux de l'homme, de l'absence de la justice, de la liberté, de la démocratie et aussi la pérennisation de la mauvaise gouvernance, qui sont les causes de tous les extrémismes, de toutes les violences aveugles entre personnes humaines ou des guerres entre les Etats. Les dirigeants africains auraient dû se rendre compte, qu'après cinquante ans d'existence, l'UA n'a pu résoudre aucun problème africain, aussi petit fût-il, chercher donc les raisons profondes de ces échecs et les solutions adéquates aux problèmes réels existants, au lieu de s'employer pour abuser de l'opinion africaine et internationale par des manœuvres dilatoires aux seules fins de se dérober à ses responsabilités ou de chercher des responsables imaginaires de leurs propres manquements.
    Les africains ont en mémoire les conflits meurtriers Ethiopie-Somalie, Ethiopie-Erythrée, Tchad-Libye, de Somalie, du Libéria, de Sierra-Léone, du Congo, du Rwanda, du Burundi, du Soudan, de Libye, celui en dernière date du Mali, que l'OUA ou l'UA n'a apporté aucune contribution ni dans la recherche des solutions de tous ces drames, ni dans le cadre de la décolonisation de certaines parties du continent.
    Alors créer une force dite «Force Africaine d'intervention Rapide» n'est-il pas une résolution de plus? Quelle serait la mission ou les missions d'une telle force?
    Protéger les potentats africains en cas de menace par leurs peuples en lutte pour la justice, la liberté, la démocratie et un devenir meilleur? Contre une menace extra-africaine, inexistante? Aucune justification pour cette création. Notre organisation panafricaine ne demandera-t-elle pas honteusement à la communauté internationale des moyens de fonctionnement de la dite force?
    Au regard de ce qui se passe au Mali, les dirigeants de l'UA se sont donné la mission de combattre l'intégrisme musulman, sans imaginer que la montée de l'islamisme militant et de toutes les violences sont quelques-unes des résultantes logiques du non-respect des droits fondamentaux de l'homme, de l'absence de la liberté, de la justice, de la démocratie et des perspectives de développement face à la pauvreté extrême des populations africaines.
    L'Afrique est aujourd'hui plus inquiète de son avenir qu'il y a cinquante ans; l'autre grande inquiétude est que la majorité écrasante des africains ignore l'existence de l'UA et les rares favorisés qui la connaissent n'y croient plus parce que cette institution n'appartient pas aux peuples d'Afrique mais à leurs dirigeants.
    Dans tous les cas, aucune nouvelle force africaine ne pourrait venir assurer la sécurité en Afrique si nous savons que quelques centaines d'islamistes moyennement armés ont défait une armée malienne formée en cinquante années comptant des milliers d'hommes et que les armées de la CEDEAO n'ont pas pu empêcher ces groupes de prendre tout le Mali.
    Aussi, condamner bruyamment la Cour Pénale Internationale(CPI) pour ses actions de poursuite des auteurs des crimes contre l'humanité est bien une preuve de plus d'une volonté de protéger ces dictateurs sanguinaires ayant commis et continuent à commettre encore des crimes contre l'humanité dans leurs propres pays.
    Nos syndiqués de l'UA oublient que les droits à la vie, à l'épanouissement et au bonheur de l'homme n'ont pas des frontières et que chacun de nous humains a le devoir, l'obligation de protéger la vie de son semblable où qu'il soit sur la terre.
    Les dirigeants de notre continent doivent savoir, s'ils ne le savent pas apprendre, que les peuples africains condamnent autant les extrémistes religieux que les potentats sanguinaires, sinon plus ces derniers que les premiers.
    Enfin l'Union Africaine pourrait-elle, dans un avenir proche, se remettre en cause, se regarder dans son rétroviseur après cinquante années d'échecs sur tous les plans, s'amender, se corriger et s'améliorer pour repartir d'un nouveau et bon pas comme l'avaient voulu ses pères fondateurs?

    Le 1er Juin 2013.
    Mahamat Hassaballah
    A N C D

  • Des assaillants non identifiés ont assassiné dans le consulat du Tchad à Sebha, un ressortissant tchadien. Issa Abdelkerim Choukou, habitant Benghazi, était de passage à Sebha chez un proche travaillant au Consulat.
    Selon certaines sources, des inscriptions hostiles au régime tchadien ont été inscrites sur le mur du Consulat quelques jours avant l'assassinat. Ces inscriptions faisaient allusions au rôle qu'aurait joué Idriss Deby contre la révolution libyenne et demandant la fermeture du consulat.
    D'après notre source, pour la population libyenne, Idriss Deby aurait non seulement participé à la guerre aux cotés de Kadhafi, mais aurait détourné tous les ors que Kadhafi aurait déposé dans une banque tchadienne. Selon cette même source, lorsque les libyens ont demandé les biens transférés par Kadhafi au Tchad, Deby les a accusés d'héberger des opposants et menacés de réclamer des indemnités pour les dégâts causés par la guerre Tchad-Libye (des années 80).
    Cet assassinat intervient après l'enlèvement du chef de la milice de Sebha, Allatchi Mahdi (Libye : Enlèvement d'un chef Toubou à Tripoli), et l'annonce par les autorités libyennes de l'arrestation d'un soldat tchadien à bord d'un véhicule militaire en territoire libyen.

  • Le responsable des miliciens Toubous dans le sud libyen a été victime d'un enlèvement dans son hôtel à Tripoli d'après une source sur place.
    Allatchi Mahdi, l'un des principaux chefs Toubous, a été arrêté dans le passé (1993) par Idriss Deby avant de le livrer à Kadhafi. Il fut incarcéré dans la fameuse prison d'Abou Salim pendant 18 ans et libéré au moment de la chute de Tripoli. Considéré comme droit et intègre dans le sud libyen, il est devenu rapidement incontournable à Sebha concourant ainsi à la pacification de la région déchirée par un conflit tribal.
    Sur les ravisseurs, plusieurs versions circulent. D'après une source contactée par la Gazette, il serait victime des trafiquants qu'il traquait dans le sud libyen. En effet, Allatchi livrait une guerre sans merci aux trafiquants de tout poil qui écumaient le sud libyen. D'autres sources avancent qu'il serait enlevé par un groupe à la solde du régime de N'djamena. En effet, Idriss Deby aurait, lors de la visite d'une délégation libyenne récemment à N'djamena, accusé Allatchi de déstabiliser son régime, et demandé son arrestation à une milice rivale des Toubous.
    Hier dans la matinée, des hommes en armés ont occupés l'aéroport de Sebha exigeant sa libération au gouvernement central. Le ministère de l'intérieur libyen a réfuté toute implication dans cet enlèvement et a promis faire le nécessaire pour sa libération.

  • Le Premier ministre libyen, Ali Zaidan, en visite à Bruxelles réfute toutes les allégations concernant un projet de déstabilisation du Tchad depuis le sud de la Libye. C'est « sans fondement et ne correspondent pas à la réalité », pour lui c'était plutôt l'ancien dirigeant Mouammar Kadhafi « qui exportait le terrorisme ».
    « La nouvelle Libye ne tolère pas cela » et « n'est pas un foyer du terrorisme » a ajouté le chef de gouvernement libyen. Il a également révélé que le fils de l'ex-dirigeant libyen, Saadi Kadhafi, et d'anciens dignitaires du régime bénéficiaient du droit d'asile au Niger. « Je demande à nos amis nigériens de prendre ces faits en considération et d'extrader ces éléments pour qu'ils soient jugés en Libye », a déclaré le Premier ministre.

     Sources: AFP

  • Dans une annonce adressée à la Gazette, l'opposition et société civile tchadienne regroupées au sein du CNCD, lancent une invitation pour une conférence-débat sur le Tchad le 1er juin à Paris. Au moment où les potentats africains, surtout tchadien, surfant sur le crédit que lui a apporté son implication dans la guerre au Mali, le CNCD organise une conférence pour mettre à nu certaines dérives d'Idriss Deby et notamment la répression contre l'opposition, les syndicalistes et journalistes (voir encadré ci-joint). Il faut souligner également que les tentacules de la tyrannie tchadienne qui concourent à l'asservissement du Peuple tchadien ne sont pas constitués que des dictateurs. Hier le Sénégal sur injonction du despote tchadien expulsait un bloggeur, voilà que le Président du Niger brandit la menace terroriste contre le Tchad. Si la lutte contre ce fléau est légitime, son utilisation pour soutenir une dictature est honteuse surtout lorsqu'elle vient des pays dits "démocratiques".

    Cette conférence coïncide aussi avec le cinquantenaire de l'Union Africain, sommet à l'issu duquel la Cour Pénale Internationale a été dénoncée et une résolution demandant le jugement du Président Kenyan, Kenyatta dans son pays, a été votée (tous les pays sauf Botswana). Ce n'est plus un syndicat de chefs d'Etats, mais hélas pire, un comité où se crée des avantages et autres privilèges.

    La Rédaction

     

     

    L'annonce du CNCD

     

    (site web :  http://www.cncd-tchad.com/ )

     Conférence-débat sur le TCHAD
    (Samedi 1er juin 2013, Paris)

    THEME : Intervention militaire du Tchad au Mali. Les conséquences  politiques  internes

    Le CNCD vous convie à  la conférence qu’il organise le

    Samedi 1er Juin 2013, de 14h à 18h

    à la Maison de l’Afrique, 7 rue des Carmes 75005 Paris.

    M° Maubert-Mutualité (Ligne10),

    Sur le thème :

    Intervention militaire du Tchad au Mali. Les conséquences  politiques  internes

    Les intervenants sont des démocrates africains et français, dont la liste sera communiquée plus tard.

    PRESENTATION :

    L’initiative militaire décisive du président François Hollande en janvier dernier, a provoqué un réveil chez les dirigeants africains, qui se sont empressés d’envoyer des forces au Mali. 

    Le contingent tchadien s’est fait remarquer par l’importance de ses effectifs, la rapidité de son déploiement et l’intensité de son engagement sur le terrain.

    La rentabilisation de cette intervention en termes d'influence internationale pour le pouvoir de N'Djamena, a été largement analysée.

    Par contre l’usage politique interne de ce crédit diplomatique et médiatique pour renforcer le  régime du général Idriss Déby Itno, est peu ou pas commenté.

    Il a fallu la répression récente, visant des députés, journalistes et cyber-activistes, pour qu'un bout du voile soit levé.

    Le CNCD (Conseil National pour le Changement et la Démocratie) vous invite à partager les informations et réflexions sur cet usage interne de l’intervention militaire tchadienne au Mali, à la conférence débat, animée par des démocrates, tchadiens africains et français. A Paris. Le samedi 1er juin.

  • L'ancien Président-Poète doit se retourner dans sa tombe devant l'association de son nom à celui d'un des dirigeants africains les plus incultes que l'Histoire politique du Continent ait produite.

    Il est, décidément, des leçons qu'on n'est plus prompt à réciter qu'à mettre en application. S'exprimant à New York le 25 septembre 2012 à la 67ème session de l'Assemblée Générale des Nations Unies, le tout nouveau Président sénégalais disait « En Afrique et dans le reste du monde, le Sénégal salue et soutient l'avancée de la démocratie et des libertés fondamentales. Nous déplorons que certains, refusant l'évidence que le destin de l'homme est de vivre libre, n'offrent, en réponse aux aspirations légitimes de leur peuple, que la violence atroce contre des populations civiles innocentes.»

     

    Entre le 3 et le 18 mai, les autorités sénégalaises ont posé trois actes majeurs à l'opposé des valeurs politiques et humanitaires que le pays à toujours défendu. Et dont les conséquences et l'impact doivent être analysés et mis en perspective.

     

    Le 3 mai le Ministre Tchadien de la Justice Jean Bernard Padaré vient signer à Dakar un accord de coopération judiciaire avec le Sénégal. Avant même que l'on ne comprenne de quoi était fait cet accord, le 7 mai, aux aurores, une première et spectaculaire application s'abattait sur Makaila Nguebla, journaliste et blogueur tchadien réfugié à Dakar qui se verra signifier son expulsion vers la Guinée Conakry. Le 18 mai, fait plus surprenant, c'est l'Hebdomadaire sénégalais Nouvel Horizon qui décernait le «Sédar Spécial» au Président tchadien Idriss Déby Itno avec la bienveillance du ministre sénégalais des Affaires étrangères, Mankeur Ndiaye, qui avait à ses côtés, Abdou Latif Coulibaly, ministre de la Promotion de la Bonne gouvernance.

     

    Elu à la suite d'un processus démocratique remarquable et salué par tous les observateurs, Macky Sall, 4ème Président d'un pays crédité à juste raison d'une vigoureuse tradition de protection des droits civils et politiques, effectue là une danse politique bien périlleuse pour sa crédibilité personnelle et pour l'image du Sénégal en Afrique et dans le Monde.

     

    Qu'il soit complétement hallucinant qu'un Hebdomadaire aussi respectable et réputé que Nouvel Horizon, connu pour son engagement en faveur de la paix et de la démocratie, se fourvoie à décerner un prix à des Forces Militaires tchadiennes et à leur Président en chef félicité pour «sa décision rapide d'envoyer des troupes au Mali...pour leur efficacité et leur engagement.». Que soit ainsi promue, aux yeux du Sénégal et de l'Afrique, la violence militaire et politique, fut-elle légitime, comme valeur d'influence et de succès par un média qu'on attendait sur des principes plus critiques. Que le Tchad se fasse même représenter à cette cérémonie surréaliste à Dakar par son Ministre de la Défense qui « conduisait une délégation d'une quinzaine d'officiels et d'officiers supérieurs tchadiens, dont certains venaient directement du théâtre des opérations dans le Nord du Mali (sic) ». Et voilà qu'on ne sait plus si on est dans une farce ou dans une tragédie !

     

    Bien sûr qu'un Etat fonctionne plus souvent sur le principe de la Realpolitik que sur celui de l'angélisme déclaratoire. Il n'y a rien de honteux dans les projets commerciaux, économiques voire même diplomatiques que le Sénégal souhaiterait faire avancer auprès de son désormais si influent partenaire tchadien. Mais entendre le Porte-parole du gouvernement sénégalais, le jadis si influent et si militant Abdou Latif Coulibaly pourfendeur des dictatures et des oppressions, déclarer en réponse aux interrogations sur l'expulsion de Makaila Nguebla, que « sa présence était simplement tolérée. Mais sous certaines conditions : qu'il s'abstienne de faire un certain nombre de choses et de déclarations que le gouvernement sénégalais estime contraires à sa volonté de vivre chez nous», n'est pas seulement affligeant mais insultant pour la mémoire et l'image de la démocratie sénégalaise. D'après Abdou Latif Coulibaly, un journaliste qui exprimerait des critiques quant aux dérives de son pays sur les droits de l'homme, dénoncerait les récentes et arbitraires arrestations suite à la suspecte « tentative de putsch » qui a secoué le Tchad, manifesterait ainsi des valeurs « contraires à sa volonté de vivre chez nous ». Mr Coulibaly serait devenu amnésique en oubliant les valeurs grâce auxquelles il a pu exercer son métier, contribuer à l'Alternance sénégalaise et être gratifié d'un poste dans le gouvernement de Macky Sall.

     

    Il n'en fallait pas plus pour que résonne dans de nombreux médias et sur de nombreuses lèvres volubiles ou silencieuses le chant d'une sujétion sénégalaise au Tchad. Et à son tout puissant Président.

     

    Arrivé au pouvoir à la suite du coup d'Etat du 2 décembre 1990 contre Hissène Habré (réfugié et protégé à Dakar par respect des droits de l'homme), Idriss Déby est le nouveau seigneur de l'Afrique. Impliqué à outrance dans presque tous les conflits militaires africains en cours, assis sur une importante production pétrolière, sur une croissance exceptionnelle de 7%, défendu par une armée redoutable et formée par l'ancien Président Kadhafi dont il tente de récupérer l'aura, présenté comme incontournable par des analystes et diplomates rémunérés grassement, Idriss Déby est décidé à retrouver une respectabilité internationale. Cet activisme militaire et politique n'ayant pour but que de masquer les violations des droits de l'homme dans son pays, d'isoler son opposition et de régner sans partage sur un peuple malmené par la violence de l'Histoire.

     

    Je reconnais qu'il n'est jamais évident d'avoir affaire avec des régimes en délicatesse avec les droits de l'homme, en particulier quand ceux-ci détiennent les clefs de nombreux conflits comme le Mali et la Centrafrique, développent une stratégie diplomatique offensive reposant sur une manne pétrolière qui semble inépuisable. Mais je ne peux accepter cette sorte d'hommage que l'Hebdomadaire Nouvel Horizon adresse au Chef d'Etat tchadien et à son régime aussi suspect et ce blanc-seing que le gouvernement sénégalais adresse ainsi dans cette décision illégitime d'expulsion d'un opposant.

     

    Si la réussite électorale du Président Sall a reposé sur un pragmatisme politique salué et bien nécessaire, il reste qu'il lui faut être absolument et résolument fidèle à une tradition politique sénégalaise généreuse et exemplaire sur le plan des droits de l'homme. Si pragmatisme il doit y avoir il faut que ce soit dans l'intérêt exclusif du pays. Et je doute que l'alignement actuel sur un des dictateurs les plus controversés de l'Afrique ne serve ni les intérêts du peuple sénégalais et africain, ni les valeurs humanistes qui font la modernité politique d'aujourd'hui. Ni la mémoire de Léopold Sédar Senghor!

     

    Edito: "Sédar Spécial" à Idriss Déby, le Nouveau Seigneur du Sahel? par Karfa S. Diallo

  • L'hebdomadaire « Nouvel Horizon » vient de décerner le trophée « Homme de l'année 2012 » au FIRMA, la très chère armée du président Tchadien Idriss Deby, tandis que lui récolte le « Sédar spécial ». Selon le communiqué de l'APS, ce prix fait suite a la décision du président tchadien d'envoyer rapidement ses troupes au Mali, ce qui a permis de soutenir efficacement les troupes françaises et de stopper les groupes armées.

     

     

    Que d'honneurs pour le président tchadien, l'ancien chef de guerre aujourd'hui courtisé et fêté.

    Le Tchad qui est entré depuis 2003 dans le club très prisé des pays producteurs de pétrole, est pourtant aujourd'hui l'un des pays les plus pauvres au monde et les tchadiens croulent sous la misère. « Président a vie » depuis une révision constitutionnelle datant de 2006, Idriss Deby refuse toute évolution politique a son pays et se maintient au pouvoir grâce au soutien de la France qui l'a aidé à se faire relire pour 3 mandats.

    Pourtant il y'a juste 3 semaines, les forces de l'ordre tchadiennes sous le prétexte de déjouer un « complot » contre le régime de Idriss Deby ont abattu plusieurs personnes dans une église sans compter une quinzaine de blesses par balles. Et ce n'est pas la première fois. Combien de fois Idriss Deby a t-il été dénoncé pour violation des droits de l'homme dans son pays a travers l'arrestation arbitraire de multiples opposants sans compter les liquidations dans l'ombre qui continuent, les fraudes électorales, les multiples guerres qu'il a déclenché et qui a laissé des milliers de Tchadiens sur le carreau.

    La semaine dernière, la presse nationale s'est émue de l'expulsion du Sénégal vers la Guinée Conakry, de Makaila Nguebla, le blogueur tchadien recherché par le régime de Deby. Et selon toujours la presse, le journaliste a même failli être acheminé par les autorités Sénégalaises, carrément vers le Tchad ou il risque l'emprisonnement immédiat et même la mort.

    Ironie de l'histoire, c'est aujourd'hui cette même presse qui chante les louanges d'Idriss Deby et qui veut le présenter comme un « idole ».Quelle bévue

    Désolé « Nouvel Horizon » Idriss Deby n'est pas un modèle pour moi, et ne peut l'être pour mes enfants non plus. Je préfère chercher ailleurs pour ma progéniture. Un ailleurs ou il n'ya ni violences, ni sang, ni coup d'états et ni misère. Un ailleurs basé sur le travail et l'honnêteté, sur la recherche de la connaissance et du savoir, la justice sociale, l'équité et le partage.... En bref un ailleurs meilleur que celui que nous offrent aujourd'hui nos dirigeants africains en panne de vision.

    J'imagine qu'il fallait bien qu'on le décerne a quelqu'un ce prix. Mais quand même Idriss Deby... ce fut une sacrée surprise, plutôt une bonne douche froide. Le leader Tchadien qui cherche aujourd'hui a se positionner comme une force puissante dont il faut forcement compter dans la sous région, voit ainsi son «aura» bien relevée a travers l'attribution de ce prix.

    A la place, j'aurais largement préféré Macky Sall même si je ne suis pas un fan. Lui au moins peut se targuer d'être arrivé au pouvoir démocratiquement... Et en 2012.

    Mister Aw

    www.boytownmag.com

    Propagandarts.org

  • "la qualité officielle d'un accusé, soit comme Chef d'État ou de Gouvernement, soit comme haut fonctionnaire, ne l'exonère en aucun cas de sa responsabilité pénale au regard du présent Statut, plus qu'elle ne constitue en tant que telle un motif d'atténuation de la peine encourue". Toute dérogation à ces textes entame non seulement la crédibilité de ces chambres, mais consacre une parodie pour distraire l'opinion, voire pire, une mascarade pour régler des comptes, selon l'ANCD.

    Dans un communiqué adressé à la Gazette, l'executif de l'ANCD dénonce "les impostures et les manœuvres de diversions orchestrées par Idriss Deby pour se dérober et occulter ses propres implications dans la période concernée par procès organisé par le Sénégal"

    La veille, dans une déclaration, le ministre de la justice de Deby avait annoncé avoir lancé des mandats d'arrêt internationaux contre des personalités de l'opposition tchadienne dont Mahamat Nouri, pour comparution au procès de l'ancien Président Habré. "S'il ya quelqu'un qui aurait commis des crimes c'est bien Idriss Deby". Selon ces textes, l'actuel président tchadien est d'une telle cruauté qu'on l'a surnommé "le com chef qui ne fait pas des prisonniers", poursuit le texte. "Idriss Deby s'est particulièrement illustré par sa cruauté à la mort de son frère, Hamit Deby, en 1983 à Kalaite, en massacrant plus d'une soixantaine de prisonniers de guerre de l'ex GUNT", affirme le communiqué. "En septembre de la même année, c'est au sud du Tchad que la folie meurtrière d'Idriss Deby s'abat sur la population civile. Des enfants, des femmes et des vieillards ont été froidement calcinés dans leurs cases", poursuit le communiqué.

    L'affaire Habré est pendante devant des chambres spéciales créées auprès des juridictions sénégalaises. Elle s'est dotée d'un statut qui en son article 10 aliénas 3 préconise que "la responsabilité pénale individuelle" ne peut être absout par "la pertinence de la qualité officielle" des accusés. 

    L'ANCD rappelle que selon le statut de ces chambres, "la qualité officielle d'un accusé, soit comme Chef d'État ou de Gouvernement, soit comme haut fonctionnaire, ne l'exonère en aucun cas de sa responsabilité pénale au regard du présent Statut, plus qu'elle ne constitue en tant que telle un motif d'atténuation de la peine encourue". Toute dérogation à ces textes entame non seulement la crédibilité de ces chambres, mais consacre une parodie pour distraire l'opinion, voire pire, une mascarade pour régler des comptes, souligne le communiqué.

    L'ANCD exprime par ailleurs son étonnement face au silence de la communauté internationale "sur le fait qu'Idriss Deby, l'un des principaux prévenus dans ce procès, lance des mandats d'arrêt internationaux, s'arrogeant ainsi le rôle de juge à la place de ces chambres sénégalaises". "Ce procès qui commence par un accord de coopération judiciaire entre Deby et Sall et dont les prémices n'étaient autres que les répressions exercées sur un paisible bloggeur tchadien réfugié au Sénégal, nous pousse à se poser des questions non seulement sur sa fiabilité mais aussi sa rectitude voire son impartialité", conclut le communiqué.

     

     

    Le communiqué original

     

     

     

     

     

  • COMMUNIQUÉ DE PRESSE
    RÉPRESSION AU TCHAD
    L'Opposition Tchadienne de l'extérieur, la Société Civile, les amis du Tchad
    Appellent à un Rassemblement citoyen
    Samedi 18 MAI 2013
    DE 13H A 18H
    Au Parvis des Droits de l'Homme (Place du Trocadéro, Paris).


    Chasse aux opposants – Traque des journalistes et blogueurs - Arrestations arbitraires - Assassinats.


    Depuis le 1er mai, date à laquelle le gouvernement tchadien a annoncé avoir déjoué un énième complot visant à déstabiliser le pouvoir du Général Président Sultan Idriss Deby Itno, les Tchadiens vivent au rythme des arrestations arbitraires.
    Sur la liste des personnes traquées ou embastillées pour des raisons aussi invraisemblables les unes que les autres, figurent des députés, des journalistes, des blogueurs, des syndicalistes, des intellectuels, des militaires et des acteurs de la société civile.
    Au Tchad, les conspirations ourdies contre le régime sont légion et sont une méthode soigneusement élaborée par les autorités dans leur « régulation » des contestations socio-politiques.
    L'opposition tchadienne en France, à l'instar des organisations internationales des droits de l'homme et des associations citoyennes, dénonce cette pratique sulfureuse, prétexte à la purge d'opposants et autres indésirables du pouvoir que sont particulièrement les journalistes indépendants. En s'acharnant contre la liberté de la presse, contre les élus et en mettant au pas la justice, le régime tchadien entend ne rien céder de sa main mise sur le pays et continuer à le diriger d'une main de fer comme depuis 22 ans.
    L'opposition tchadienne de l'extérieur et les amis du Tchad,
     Appellent à la relaxe pure et simple des personnes incarcérées et au respect de leurs droits, notamment celui de bénéficier d'une justice impartiale ;
     Attendent des autorités françaises et de l'Union Européenne une condamnation ferme, accompagnée de mesures restrictives à l'encontre de N'Djamena. Ils déplorent la mollesse des propos du président François Hollande face à cette répression.
    L'intervention de l'armée tchadienne au Mali, ne saurait en aucun cas être un blanc-seing accordé au président tchadien qui jouit d'une indulgence outrageante de la communauté internationale ;

     

     

    Fait à Paris le 16/05/2013

  • Par Mahamat Nour Ahamat IBEDOU, Secrétaire Général de la Convention Tchadienne pour la Défense des Droits Humains (C.T.D.D.H)

     

    A l'instar des autres pays du monde, le Tchad possède des grandes institutions censées réguler les mécanismes régissant le fonctionnement de tout état démocratique.

    Si dans les autres nations, ces institutions prévues dans les Constitutions des états sont des contres pouvoirs propres à prévenir ou même à sanctionner les abus du pouvoir exécutif, au Tchad nos grandes institutions sont non seulement inutiles mais elles sont même nuisibles à l'exercice du jeu démocratique et des libertés publiques.
    Leur présence de ce fait ne se justifie que par le simple fait de faire croire à l'opinion internationale que le Tchad possède des institutions comme les autres pays ; l'opinion nationale elle, connait depuis longtemps ce qu'elles valent réellement.
    Il n'est un secret pour personne qu'elles ne constituent ni plus, ni moins que des supplétifs du pouvoir exécutif. De ce fait, elles sont souvent utilisées soit pour légitimer des actions arbitraires du pouvoir exécutif, soit pour réprimer toute voix discordante ou tout simplement bloquer l'accès des services publics à l'opposition légale et à la société civile engagée ; ce qui fait qu'elles sont souvent à l'origine des excès et violation des droits humains perpétrées par le pouvoir exécutif ; en réalité, ces institutions sont au service d'un seul homme : le chef de l'état.
    Les membres de ces entités sont souvent redevables au Président de la République soit pour ce pouvoir de cooptation pour ce qui est des membres de l'Assemblée Nationale, ou soit celui de nomination pour ceux des autres institutions.
    Nous pouvons affirmer sans risque de nous tromper que grâce à la bienveillance de nos institutions, notre Président de la République possède dans les faits plus de pouvoirs que ceux dévolus à un monarque ; Chacune de ces entités contribue donc activement à la consolidation de son pouvoir.

    Nos grandes institutions ne sont pas seulement inutiles et nuisibles comme nous l'avons souligné là-haut ; elles sont également budgétivores et cet état de fait est d'autant plus inadmissible que les crédits budgétaires qui leurs sont alloués dépassent 23 Milliards.

    Pour mieux appréhender le rôle néfaste joué par ces institutions dans notre pays, une étude au cas par cas s'impose :

     

    L'Assemblée Nationale :

     Dans les pays qui se respectent, elle est détentrice du pouvoir législatif et à ce titre, elle constitue le deuxième pouvoir de l'état ; le gouvernement est responsable devant elle ; elle vote une panoplie de lois qui lui permettent de contrôler l'action du gouvernement et l'exécution par celui ci de la loi de finances portant Budget général par le vote d'une loi de règlement.

    Chez nous, l'assemblée nationale est au service exclusif du gouvernement ; elle est la plus budgétivore de toutes les institutions (18 Milliards de crédits alloués) ; beaucoup de ses membres ont été cooptés par le chef de l'état à qui ils doivent leur position actuelle ; cette attitude est motivée par les diverses gratifications et autres largesses accordés par le chef de l'état comme par exemple le non prélèvement sur leurs salaires et indemnités du montant du prix de leurs véhicules qui leurs sont désormais gratifiés (18 million par véhicule).
    Nos députés semblent donc plus préoccupés par leurs intérêts personnels que par celui de leurs électeurs c'est-à-dire le peuple tchadiens ; comme nos lois sont votés par eux, ils n'hésitent pas à se tailler la part du lion dans l'octroi de leurs propres crédits de fonctionnement (18 345 174 000 frs Cfa) et surtout de leurs traitements : Un simple député même non membre du bureau ni responsable dans une commission gagne environ 1 500 0000 Frs Cfa par mois. : Il est aisé de comprendre leur nervosité dès que quelqu'un demande à connaitre le montant de leurs salaires.

    Bénéficiaires de plusieurs sortes d'indemnités, et propriétaires d'entreprises commerciales, ils n'hésitent pas à utiliser leur statut pour faire passer des marchandises par la valise diplomatique. Pour plaire au chef de l'état, ils n'ont aucun scrupule à voter des lois modifiant des dispositions constitutionnelles sensibles comme par exemple l'inamovibilité du juge de siège qui est un principe universel ; ils savent pourtant que leurs actes sont des sources potentielles de violation des droits humains contre leurs compatriotes ; de toute façon, l'important pour eux est de plaire au chef de l' état afin d'être cooptés pour la prochaine législature. Le sort du reste des tchadiens est à cet égard très loin de leurs soucis ; il convient de préciser ici que les députés de l'opposition radicale qui s'efforcent en dépit de leur statut de minorité de s'opposer aux vote des modifications scandaleuses de certaines dispositions const itutionnelles méritent tout notre respect ; il est aisé de comprendre leur soucis d'agir dans le sens des intérêts de leurs électeurs parce qu'ils ont tous été réellement élus contrairement à la plus part de leurs collègues de la mouvance présidentielle.

     

    • La haute cour de justice :

    Cette institution qui est en réalité une juridiction d'exception a acquit au Tchad un statut de tribunal permanent. Elle est chargée « de juger le chef de l'état et les membres du gouvernement en cas de haute trahison » (Article 174 alinéa 1 de la Constitution).
    L'article 174 de la Constitution stipule en son alinéa 3 «sont assimilés à la haute trahison, les violations graves des droits de l'homme, les détournements des fonds publics, la corruption, la concussion, le trafic de drogue... », Cette juridiction a donc eu objectivement cent fois l'occasion de juger et de condamner le chef de l'état et les membres du gouvernement au regard de ce qui se passe actuellement sous nos yeux. Heureusement pour nous, cette institution est la moins budgétivore de toutes (480 million seulement de crédits alloues) ; la modestie de son budget est donc à l'image de son inutilité ; avec elle, le chef de l'état et les membres du gouvernement peuvent sévir sans inquiétude tant en détournements de fonds publics qu'en violation des droits humains ; de toute façon, aucune loi subséquente définissant les conditions de sa saisine n'a été votée jusqu'alors. Nous pensons donc en toute objectivité que l'environnement institutionnel de notre pays se portera mieux sans elle.

     

    Le Conseil constitutionnel
    Composée de 9 membres, cette institution possède un budget de fonctionnement d'un milliard et demi (précisément 1. 560 308 000 de francs) ; chargée entre autres de connaitre du contentieux des élections présidentielles et législatives et d'en proclamer les résultats (Article 162 de la Constitution), cette institution s'érige rapidement en relais de la CENI en période électorale. C'est ainsi que même le dernier tchadien connait que sa tache principale est de légitimer les résultats des fraudes électorales opérées par celle ci ; en proclamant toujours des résultats manipulés par la CENI, le conseil constitutionnel porte la lourde responsabilité de l'usurpation des suffrages des électeurs tchadiens au profit des candidats aux pouvoirs, violant ainsi le droit fondamental des citoyens de choisir librement leurs dirigeants. Avec le Conseil Constitutionnel, un mandat à vie est garanti pour le chef de l'Etat.
    Sa décision de déclarer non conformes à la Constitution, les récentes modifications des dispositions constitutionnelles votées par l'Assemblée Nationale n'a trompé personne.

     

    Le haut conseil de la communication
    Selon l'Article 186 de la Constitution, le Haut Conseil de la Communication :
    « Assure (entre autres) aux partis politiques l'égal accès aux medias publics et garantit aux associations, l'accès équitable aux medias publics » : en dépit de la clarté de cet article, la télé Tchad et la RNT sont pratiquement des officines de propagande des actions menés par le Président de la République ; les très rares interventions dans ces medias sont généralement le fait des partis politiques et des associations inféodés au pouvoir.
    Malgré un budget de fonctionnement moyen (894 869 000 f Cfa) le haut conseil de la communication est l'une des institutions les plus dangereuses pour les libertés publiques notamment la liberté de la presse ; toujours prompt à censurer et menacer la presse privée, le HCC était devenu muet quand le procureur de la république harcelait en toute illégalité le journal N'djamena bi Hebdo. Cette institution a pour mission donc d'empêcher coute que coute les dénonciations de l'arbitraire du pouvoir et de la mauvaise gouvernance au Tchad.

     

    Le conseil économique social et culturel
    C'est l'institution la moins nuisible pour les libertés publiques puisqu'elle ne prend aucune décision parce que son avis est simplement consultatif. Nous retiendront seulement que ses un milliard trois cent (1 .378 .948. 000) f Cfa de budget de fonctionnement ne sont pas justifiés eu égard à son rendement ; cette institution est plus faite pour décorer le paysage institutionnel et caser des mecontents que pour donner des avis concernant la politique économique sociale ou culturelle. C'est l'une des institutions qui méritent d'être tout simplement supprimées.

     

    La cour suprême
    Elle est plus sollicitée dans les prestations de serment et autres cérémonies protocolaires que dans les prises des arrêts de cassation. Son budget est de près d'un milliard cinq cent (1 495 506 000 F).
    « Le pouvoir judiciaire est exercé au Tchad par la Cour suprême, les cours d'appels, les tribunaux et les justices de paix... il veille au respect des Droit fondamentaux. » (Article 144, alinéa 3 de la constitution) ; on se demande où est passé cette cour pendant les multiples violations des droits fondamentaux qui ont eu et qui continent d'avoir cours dans notre pays.

    Censée être la plus haute juridiction du pays, la CS est chargée subsidiairement de connaitre du contentieux au niveau des élections locales, ce qui lui a permit comme au Conseil Constitutionnel de légitimer les résultats des fraudes électorales massives lors des dernières élections communales.

    Sa fameuse chambre des comptes a depuis longtemps renoncé à la préparation à l'intention du parlement de la loi de règlement ; sa chambre administrative n'a même pas daigné prononcer le sursis à exécution dans le contentieux qui avaient opposé les associations de la société civile à la SOGECT- TCHAD ; ce qui à permit à cette dernière dans le cadre d'un contrat de concession injuste signé avec l'état de continuer à bénéficier de 90% des recettes des cartes grises, permis de conduire, cartes d'identités nationales, passeports etc. ; contrats dont les associations avaient demandé l'annulation et contre l'exécution duquel un mot d'ordre de boycotte avait été lancé.

     

    Il est clair au regard de ce qui est décrit plus haut que nos grandes institutions ont deux missions : servir de simple décor à l'environnement institutionnel du pays et protéger le pouvoir du chef de l'état.

    Si elles ne sont pas nuisibles par elles mêmes, nos institutions le sont par le biais des individus qui les composent ; en plus d'être nocifs pour les liberté publiques, ces individus sont notoirement oisifs : ils arrivent généralement au bureau vers 11heures et le quittent deux heures plus tard après avoir lu quelques journaux ou navigué distraitement sur internet ; leur salaire mensuel moyen ( indemnités comprises), avoisine les un million cent soixante dix mille(1.170.000 frs Cfa) ; en dépit de tous ces avantages, les membres de nos grandes institutions sont pour la plupart d'entre eux, pourvus de véhicules de fonction avec des dotations en carburant et lubrifiant .

    Que dire dans ces conditions du fonctionnaire tchadien dont le salaire moyen fait 200.000 frs et qui, faute de moyen de déplacement utilise une partie de cet argent (qui suffit à peine à nourrir sa famille) pour prendre tous les jours le bus depuis les quartiers ABENA , AMTOUKOUGNE ou ATRONA. Ce fonctionnaire moyen, astreint à être au bureau à 7 heures pour ne le quitter qu'à environ 15 h 30 est celui là même sur qui repose toute notre administration. Compte tenu du travail qu'il abat tous les jours, ce fonctionnaire moyen est celui là qui donne figure humaine à ce pays ; il est pourtant celui à qui on refuse la plus petite augmentation de traitement.

    Pour terminer, nous disons aux membres de nos institutions que le respect et la confiance de leurs compatriotes valent plus que ces avantages indus ; l'histoire retiendra que grâce à eux, le jeu démocratique a été faussé permettant ainsi au président de la république de s'accaparer dans les faits, de tous les pouvoirs : exécutif, législatif et judiciaire. Il n'est pas étonnant dans ces conditions qu'au niveau international, personne ne croit en la fiabilité de tout notre système démocratique.

     

  • Chers compatriotes, chers amis

     

    Vous êtes naturellement en train de suivre les développements récents de la répression au Tchad.
    Connaissant le régime, on peut dire que malheureusement, nous ne sommes pas au bout de nos (mauvaises) surprises.
    Les démocrates tchadiens et les amis du Tchad n'ont jamais manqué de faire entendre leur voix, chaque fois que des actes mettant en cause la liberté et parfois la vie de citoyens sont posés par la dictature de N'Djamena.
    Au niveau du Conseil National pour le Changement et la Démocratie (CNCD), nous avons pensé que la solidarité avec les victimes de cette nouvelle vague liberticide, pourrait s'exprimer sous la forme d'une action de masse à Paris, dans les tous prochains jours.
    Précisément, nous proposons un rassemblement citoyen, le samedi prochain, 18 mai, sur le Parvis des droits de l'homme, au Trocadéro, de 13h à 18h.
    C'est pourquoi, nous vous adressons cette correspondance pour solliciter la collaboration de votre organisation, pour la matérialisation de cette proposition. E
    Compte tenu de la nécessité de réagir "à chaud", il nous semble difficile de procéder à une réunion de concertation préalable, et nous nous en excusons.
    Nous suggérons donc une concertation par mail, complétée au besoin par des échanges au téléphone, afin d'adopter le communiqué appelant à la manifestation. Nous vous ferons parvenir le projet de communiqué dans les vingt-quatre heures, en tenant compte des contributions des uns et des autres.
    Les contre-propositions, observations et compléments seraient évidemment bienvenus.
    Dans l'attente de votre réponse, nous vous adressons nos saluts militants et fraternels.

     

    Paris le 12/05/2013
    Pour le Bureau du CNCD
    La Coordinatrice
    Annette Y. Laokolé

    Email : ylaokole@hotmail.com
    Tel : 06 13 69 26 83


    Le communiqué original

  • Les principes que nous posons doivent être respectés, y compris au Tchad. dixite Hollande

     

    Editorial du "Monde". La réponse de François Hollande a été laconique, vendredi 10 mai, sur le perron de l'Elysée. Faut-il s'inquiéter de la vague d'arrestations d'opposants et de journalistes qui s'abat sur le Tchad depuis la découverte d'un présumé complot ourdi contre le président Idriss Déby ? "Les principes que nous posons doivent être respectés, y compris au Tchad." Quels sont ces principes que le président français ne juge pas utile de citer ? Ils s'appellent liberté de la presse et respect de l'Etat de droit. Tous deux sont bafoués au Tchad. Ne fallait-il pas le rappeler ?

    Quelques jours auparavant, le ministère français des affaires étrangères dosait également son langage vis-à-vis d'Idriss Déby. Le Quai d'Orsay se limitait à prendre "note avec préoccupation des dernières informations en provenance de N'Djamena" et appelait "le pouvoir et l'opposition à poursuivre un dialogue serein". Ce dialogue n'existe plus depuis longtemps. Les arrestations arbitraires, elles, se multiplient. La dernière vague remonte au 1er mai. Ce jour-là, N'Djamena a annoncé avoir déjoué "une conspiration" et arrêté ses instigateurs. Des combats auraient provoqué la mort de trois à huit personnes ainsi que blessé une quinzaine d'autres. Le conditionnel est de mise faute d'éléments fournis par la police, la justice ou le gouvernement tchadiens.
    Le pouvoir d'Idriss Déby a procédé à l'arrestation d'au moins une vingtaine de personnes, dont deux députés d'opposition et deux généraux. Deux autres élus sont recherchés. Dans d'autres affaires, des critiques de l'homme fort tchadien, des journalistes, des blogueurs, des syndicalistes sont emprisonnés, poursuivis, expulsés. La Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH) dénonce une "vague d'arrestations, d'intimidation et de harcèlement qui visent l'opposition politique, les journalistes et la société civile".

    Ainsi va le Tchad, dont le Quai d'Orsay préfère saluer "le rôle stabilisateur dans la région, en s'impliquant dans la lutte contre l'insécurité au Sahel et dans le règlement des crises, notamment en République centrafricaine". A Idriss Déby, la France reconnaissante ? La contribution tchadienne aux efforts militaires français menés au Mali, notamment dans les régions du Nord, où s'étaient réfugiés les groupes djihadistes, a été indéniablement efficace. La présidence française envisage d'inviter des soldats tchadiens à défiler sur les Champs-Elysées, le 14 juillet. Des faits d'armes de ses troupes dans le désert malien, Idriss Déby semble avoir tiré la conclusion qu'une totale impunité lui serait accordée par Paris en ce qui concerne les méthodes dont il use et abuse dans son pays.

    Cette indulgence française est une erreur. Elle envoie un message d'accointances à l'ancienne en Afrique, de piétinement des principes au nom d'arrangements géopolitiques et d'échanges de bons procédés : le soutien militaire au Mali récompensé par un silence sur la répression au Tchad. La France doit dénoncer les détentions arbitraires et l'attitude d'Idriss Déby, qui apparaît de plus en plus comme un président autoritaire, s'appuyant sur un clan et un système de corruption. Le silence est un début de complicité. Continuez sur Lemonde.fr

  • Arrivé au pouvoir depuis vingt deux ans, Idriss Deby arrive au comble de la vigilance. Il essaye partout les moyens à étouffer, tout foyer de révolte. Les arrestations est les extraditions de l'étranger, se font depuis 2010, et même bien en avant. Et dernièrement, le despote à procéder, des extraditions du Congo et de la RCA vers le Tchad. Il croyait le danger venir de partout. La multiplication des propagandes mensongers, les achats des consciences, les mensonges ; n'ont guère calmé le peuple qui souffre. La révolte s'y préparait à l'intérieur et Deby ignore, qu'il est lui-même, le chef des conspirateurs.

    Le despote enfin de règne, perd le contrôle de sa conscience. Il use de tout, pour réfectionner son pouvoir en état d'usure avancé. Création des nouveaux cantons, limogeages des sultans et nominations absurdes... Le régime du despote tchadien est en phase de putréfaction avancée.
    Les blogueurs ou les cadres dont il qualifie des conspirateurs se voient leurs efforts germés. On n'était pas très sûr de nos moyens de lutte, fort heureusement ; les criailleries du despote, prouvent certainement, que la plume de Nguebla et de tous les blogueurs, démangent sérieusement le régime des Itnos. Par conséquent, nous doublerons donc nos efforts !
    Un dictateur enfin de règne, est souvent atteint d'une cécité intellectuelle et morale ; car, il n'y a que sa vérité qui compte. Les bouffons ou autres vautours qui rodent autours du régime, l'ont fait croire pendant vingt deux ans, qu'il avait raison ; tandis qu'il incarne le mal absolu, sans le savoir.
    En effet, ramener une paix définitive n'est pas difficile pour le despote. Faire la guerre exige plus des moyens et des efforts physiques et intellectuels ; alors que, faire la paix exige juste peu des moyens. Donc, la volonté de rester au pouvoir par la force, n'est plus cachée. La voie de la paix définitive est simple et praticable ; sauf que la « vérité » du despote fait de la voie de la paix, le chemin du mensonge. Pour une paix durable au Tchad, ceci devrait normalement être son slogan ; que N'djamena ville vitrine ! Toute fois, Deby a intérêt de convoquer de manière sincère et franche, un forum national inclusif ; là, il aurait prétendre à une sortie honorable et pourrait rêver d'écouler des jours paisibles entre Amdjaress et N'djamena ; et profiter de ses chamelles et de la nature. Sans quoi, son sort ressemblera à celui de Kadhafi, dont il est lui-même témoin.
    A l'issue du forum national, un premier ministre élu, aura en charge de l'exécution du cahier des charges et d'organiser des élections libres et transparentes. Dans ce cas, Deby pourrait prétendre à une sortie honorable ; malheureusement, cette proposition le gonflera d'orgueil et son âme injuste le conduira vers le pire.

     

    Mahamat Hassan Boulmaye

  • notre engagement, notre serment, notre lutte ne peuvent en aucune manière être ébranlés par ce comportement abject consistant à prendre des enfants en otage et faire chanter les parents. Lorsqu'on s'est engagé contre ce régime criminel et amoral, nous avons confié le sort de nos familles à Dieu et au Peuple tchadien

     

    Dans un communiqué adressé à la Gazette par le secrétariat général de l' L'Alliance Nationale pour le Changement et la Démocratie, il est fait cas d'une « tentative de rapatriement des enfants » du général Nouri, l'un des principaux opposants au régime d'Idriss Deby. « le régime aux abois, dans sa fuite en avant, aidé par le régime soudanais, a envoyé son sinistre médiateur au Soudan pour rapatrier les enfants du Général Nouri » souligne le communiqué.
    Eloigné du Soudan vers le Qatar en 2010 après le rétablissement des relations soudano-tchadiennes, le Général Nouri vit depuis en France et ses enfants restés au Soudan. Selon certaines rumeurs, la délégation tchadienne est aidée par le Général Gréchabi de la sécurité soudanaise.
    Le communique de l'ANCD précise « que notre engagement, notre serment, notre lutte ne peuvent en aucune manière être ébranlés par ce comportement abject consistant à prendre des enfants en otage et faire chanter les parents. Lorsqu'on s'est engagé contre ce régime criminel et amoral, nous avons confié le sort de nos familles à Dieu et au Peuple tchadien». Il faut rappeler que ces derniers temps, le régime tchadien a réussi à faire extrader des opposants de la Centrafrique, expulser un activiste du Sénégal et a menacé la Libye de représailles qu'il soupçonne d'aider des opposants tchadiens.
    « S'en prendre à des enfants innocents, démontre à suffisance le caractère inhumain et sanguinaire de ce régime, et partant, cela ne fait que nous réconforter dans nos certitudes et nous galvaniser dans notre lutte », conclut le communiqué.
    Un des régimes le plus répressifs du continent, le Tchad a été sollicité par la France de participer à la guerre au Mali ce qui a donné un feu vert à Idriss Deby de réprimer ses opposants selon certains activistes tchadiens. Il faut noter qu'une terrible vague d'arrestations s'opère actuellement à N'djamena contre les opposants, les journalistes et les syndicalistes.

     

    Le communiqué original de l'ANCD

  • Ces derniers jours les événements dans notre pays  nous interpelle tous. S’attaquer aux dirigeants des partis politiques, aux défenseurs des droits humains, aux journalistes-bloggeurs cela montre à suffisance, s’il fallait encore le répéter, que le régime mortifère d’Idriss Deby est à bout de souffle.

    L’évolution de la vision du monde suivant les printemps arabes aux faits des mutations sociales a changé la donne politique et sociale des tchadiens Désormais le peuple tchadien n’a plus peur de se soulever pour revendiquer ses droits à la démocratie et à la dignité.

    L’agitation de ces derniers temps de l’épouvantail coup d’état et ou conspiration brandit à l’occasion avec la complicité des membres de votre clan pour terroriser le peuple n’impressionne plus. Vous êtes le principal responsable des maux de notre pays.

    Votre régime de terreur doit prendre fin. Vos jours à la tête du pays sont comptés et vous appartenez désormais au passé. C’est ce qui nous  permet de vous suggérer de vous rendre à l’évidence et de préparer en douceur votre départ pour éviter un autre bain de sang.

     A tous les membres de votre famille politique nous leur disons haut et fort que vous  appartenez à un monde révolu qui n’est plus celui du Tchad  réel, celle d’une jeunesse tchadienne  majoritaire et en révolte. C’est pourquoi votre tentative actuelle d’opérer un ravalement de façade du système avec la complicité des supposés partis d’oppositions à travers un prétendu cadre de dialogue politique serait un autre crime contre le peuple tchadien.

    Un de vos crimes des plus inqualifiable pour un fils de ce pays est d’avoir usé des ressources du pays pour financer vos guerres (RDC, Congo, RCA, Mali etc..) et votre police politique pour traquer les véritables opposants, les journalistes, défenseurs des droits de humain, l’exemple en date, le cas Makaïla NGUEBLA, Eric TOPONA et Jean LAOKOLE, alors que le peuple tchadien vit dans une misère indescriptible.

    La misère sociale et le sentiment d’injustice s’étalent dans les rues depuis des années. C’est pourquoi LA PLUME COMBATTANTE   vous à fait paniquer : plus violentes et massives, elles vous ont amené à tenter de « prendre les devants », parce que, en effet, vous risquez gros.

    La désastreuse gestion du pays nous amène à nous interroger si notre pays pourrait s’en remettre et retrouver un jour ses lettres de noblesse dans la sphère des nations. Et si le sort que vous lui préparez n’est pas celui de la Somalie, alors tout ce qui vous reste à faire est que votre régime s’en aille.

     

     Ce qui était impensable il y a encore deux ans les peuples tunisiens, égyptiens, et libyens se sont soulevés contre leurs dictateurs et pour bientôt au Tchad. Des dictateurs ont plié bagage devant la colère de la rue. Mais soyez-en sûr, que le printemps tchadien  ne sera pas organisé par ceux que vous manipulez et lâchez une fois leurs missions terminées ; à l’image de vos obligés qu’hier (09/05/2013) devant la presse vous les obligez à danser au rythme de votre chanson préférée.

    A notre peuple qui contenu à croupir devant ce régime autoritaire, nous  leur demandons de s’armer de patience, la délivrance est pour bientôt.

    Tout ce que nous  savons, c’est que notre pays le Tchad  a plus que jamais besoin d’hommes et de femmes profondément loyaux et intègres, et non pas de ceux qu’on achète ou qui se vendent.

    Qu’il ne soit jamais dit que les tchadiens  n’ont rien dit, n’ont rien fait contre la dictature   qui détruit notre nation.  Le Tchad  est notre mère patrie, elle souffre d’un interminable mal, nous arrivons à un moment critique de notre histoire, à une époque d’incroyables défis reste à relever.

     

    Abdelmanane Khatab 

  • C'est au Sénégal où il vit depuis 2005 que la répression du régime corrompu et clanique d'Idriss Deby vient de s'abattre sur notre confrère, le blogueur Makaila Nguebla.

    C'est suite au passage du ministre de la justice de Deby au Sénégal que le sort de Makaila a été scellé. "Maitre" Padaré (ancien avocat d'Ibni, une des victimes de Deby), et actuel ministre de la justice, aurait demandé au Sénégal d'arrêter Makaila et de l'extrader vers le Tchad.

    Arrivé au Sénégal pour signer un accord de coopération judiciaire entre le Sénégal et le Tchad, "Maître" Padaré est le principal instigateur de cette détention. cette arrestation arbitraire jette le discrédit sur les institutions judiciaires sénégalaises et ceci au delà du cas Makaila, voire même sur l'hypothèse d'une justice équitable pour Hisseine Habré. Car comment faire confiance à un Etat qui n'hésite pas à persécuté des opposants pour tout simplement faire plaisir à un despote sanguinaire.

    Nous lançons un appel aux activistes, journalistes, acteurs de la société civile d'empêcher cette dérive du régime Maky Sall.

     

    REACTIONS D'AMNESTY SENEGAL ET DE LA LSDH

    La Ligue Sénégalaise daes Droits de l’Homme (LSDH), Amnesty International Sénégal et la Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO) sont vivement préoccupées par l’arrestation ce jour du journaliste et bloggeur tchadien Makaïla Nguebla qui vit au Sénégal depuis 2005. Makaila Nguebla est en outre un défenseur des droits humains, membre actif de la RADDHO. 

    Cette arrestation, qui est liée à ses activités de journaliste et de bloggeur constitue une atteinte grave à son droit à la liberté d’opinion et d’expression. 

    Nos organisations exigent sa libération immédiate et sans conditions. 

    Elles constatent avec regret la volonté du gouvernement du Sénégal de museler et de réduire au silence les refugiés et demandeurs d’asile dès lors qu’ils émettent des opinions critiques à l’encontre des gouvernants de leur pays d’origine. Après Koukoye Samba SANYANG, expulsé au Mali, Makaïla Nguebla risque d’être la prochaine cible des autorités. 

    Cette attitude est contraire à la tradition de terre d’asile du Sénégal et constitue une atteinte inacceptable aux droits fondamentaux des refugiés et demandeurs d’asile. 

     

    Pour Amnesty International Sénégal : Seydi GASSAMA             Pour la LSDH : Me Assane Dioma NDIAYE 

     

     

  • Dans un communiqué signé par son Rapporteur Salibou Garba et dont la Gazette a reçu une copie, la CPDC, principale coalition de l’opposition intérieure, dénonce les arrestations arbitraires des députés Malloum Kadre et Saleh Makki. « Les arrestations se sont déroulées en dehors des horaires réguliers, sans mandats et sans autorisation, ni information préalable du Bureau de l’Assemblée Nationale » indique le communiqué.

    Malloum Kadre député MPS de Massanya et Saleh Makki  député membre de la CPDC ont été arrêtés le 1er mai pour tentative de coup d’Etat, avant que le gouvernement ne ravise sa position et les accuse de tentative de déstabilisation des institutions. L’endroit de leur détention reste pour l’instant secret.  La CPDC  « note également que les droits des prévenus ne sont pas respectés, à savoir le droit de recevoir des soins adéquats et des visites des membres de la famille et des avocats ».

    La CPDC alerte par ailleurs la communauté internationale sur « la persistance du gouvernement à faire du Tchad un pays de non droit ».

    Pr Khalil Alio, père de Mounira la chanteuse tchadienne qui vient d'enregistrer son album"Chili Houritki" (prends ta liberté). Quel présage.

    A coté de ces deux élus, d’autres personnalités ont été également arrêtés. On a cité le Pr Khalil Alio, ancien recteur et père de la chanteuse tchadienne Mounira Mitchala, Moussa Mahamat Tao, cadre et ancien rebelle, les généraux Weidding Assi Assou et David Ngomine, et enfin le gouverneur du Salamat Ahmadou Ahidjo.

    Régime autoritaire et anti démocratique, le Tchad est classé parmi les pays les mal notés par les institutions internationales en terme de progrès démocratique et des libertés.

    Pour lire le communiqué complet cliquez ici.

  • N’djamena vit à l’heure actuelle une situation très inquiétante. Des députés interpelés chez eux, foulant aux pieds les textes de la Constitution de ce pays et son article 110 proclamant l’immunité accordée aux élus ; des hauts fonctionnaires obligés à rentrer dans la clandestinité ; bref une situation où se mêlent terreurs nocturnes et fuite à l’étranger. Ainsi, à part les députés Malloum Kadre et Saleh Makki arrêté la nuit du 1er au 2 mai, nous apprenons aussi l’arrestation des généraux Weidding Assi Assou et David Ngomine, le gouverneur du Salamat Ahmadou Ahidjo, le Pr Khalil Alio etc.

     

    Qu’est ce que s’est passé le 1er mai?

    Le 1er mai, deux événements indépendants l’un de l’autre se sont produits concomitamment, l’un à Gassi et l’autre dans le 7ème arrondissement de N’djamena.

    A Gassi, une fusillade opposant des éléments de la garde prétorienne (fusillade dont les causes restent jusqu’ à aujourd'hui obscures et aucune information n’est sortie dehors du cercle clanique) s’est déclenchée vers 11 heures locale faisant beaucoup de victimes selon certaines sources. Les spéculations sur cet événement vont bon train. Allant de la revendication des primes liées à la guerre au Mali (en effet, Idriss Deby aurait promis un émolument allant jusqu'à 100 000 dollars US par soldat, et le double en cas de décès), au mécontentement inter clanique, voire une jacquerie. En tout cas, l’état major de la garde présidentielle qui n’est autre que le fils du despote, a écrasé la fronde dans le sang.

    Après le déclenchement de ces évènements, le régime, fidèle à sa réputation de brasseur des intrigues, s’est lancé dans des manœuvres diaboliques, appâtant certains opposants, le poussant ainsi à la faute, s’il y a faute.

    Ceux qu’on a présenté à l’opinion comme des comploteurs tapis dans l’ombre et combinant des manigances, ne sont que des tchadiens soucieux du bien être de leurs compatriotes et préoccupés par la situation chaotique de notre pays. Si Moussa Tao était rebelle et avait pris les armes contre ce régime, tous les autres accusés étaient des fervents croyants de cette démocratie apportée sur un plateau en argent par Deby un jour de décembre 1990. Mais de désillusions en désillusions, les rancœurs et les contrariétés dissipant l’espoir suscité par le discours du 4 décembre 90, les cadres dignes de ce pays s’organisent pour mettre terme à cette dérive. C’est dans ces conditions qu’il était arrêté d’imprimer et distribuer des tracts dans la ville de N'djamena. Chose qui, sous d’autres cieux, est considérée comme moyen d’expression. Le délit d’opinion est, il faut le souligner, en vigueur au Tchad.

    L’amalgame entre la fusillade et les arrestations est intentionnel. Le but est de gonfler les réalités de ces événements et profiter pour régler les comptes de certains persévérants tenaces.

     

    Le Député Saleh Makki

    Il faut signaler que juste avant ces accusations, une rencontre entre Idriss Deby et la CPDC, principale coalition de l’opposition interne, pour réactualiser les accords dits du 13 août 2007, a eu lieu. A la sortie de cette audience, le Secrétaire Général adjoint de la CPDC (pour rappel  le SG titulaire était Ibni Oumar, disparu depuis le 03 février 2008) n’a fait aucune déclaration et a préféré réserver la primauté aux militants. Mais selon certaines indiscrétions, aucun progrès, la situation est figée. Devant l’intransigeance de Deby, les partis n’ont pas pu trouver un terrain d’entente. De là à fomenter une conspiration contre la CPDC, il n’y a qu’un pas que Deby n’hésite pas à franchir.

     Le régime d'Idriss Deby montre ses faiblesses, tergiverse, signes prémonitoires de fin de règne?

    La Rédaction de la Gazette de N’djamena.

     

  • Ces derniers jours, une imputation, ourdie par le régime et ses suppôts et cherchant à discréditer les responsables de la Résistance et ses instances, a été déclenchée. Il se dit que certains responsables de la Résistance ont été contacté par des émissaires du régime.

    Il est vrai que la lecture de la lutte qui nous oppose à ce régime diffère d'un individu à l'autre. Si certains ont une conception très restreinte de l'idée même de la lutte, beaucoup ont dépassé cette vision limitée de la chose publique tchadienne. Pour ceux là, la la lutte ne se résume pas à la personne d'un individu, moins encore à un clan ou groupe de personnes. C'est pourquoi, et nous le pensons sincèrement, qu'ils ne seront pas atteint, en aucune façon, par ces ragots et autres allégations mensongères et capiteuses. 

     

    La flamme de la lutte continue à être entretenue par les dignes fils de ce pays qui ont une haute idée du combat qu'ils mènent contre la tyrannie clanique de N'djamena. 

    Ahmat Youssouf, militant ANCD

  • EXCLUSIF : ABDALLAH SENOUSSI, PATRON DES SERVICES DE RENSEIGNEMENTS DE KHADAFI REVELE : YOUSSOUF TOGOIMI A ETE LIVRE A IDRISS DEBY. ABDERAMAN MOUSSA A CONVOYE LE PRISONNIER ET ADOUM TOGOI ETAIT DANS LE COUP

    Enfin ! La vérité sur la disparition tragique de Youssouf TOGOIMI, chef du MDJT, groupe de rébellion opérant dans le nord du Tchad, serait sortie de la bouche d'un homme clé du régime de Kadhafi ; Abdallah Senoussi, désormais, aux mains des autorités libyennes ouvre les portes de l'enfer du régime de Kadhafi.

    Rappel des circonstances de la disparition de Youssouf Togoïmi :

    C'était aout 2002 lors d'une opération militaire contre les forces de Deby, que le véhicule dans lequel se trouvait Youssouf Togoimi sauta sur une mine télécommandée à distance. Il eut les deux jambes fracturées. Kadhafi lui envoya un émissaire pour l'évacuer sur la Libye pour des soins. L'initiative jugée suspecte par une partie de son entourage, remporta, toutefois, l'adhésion du principal concerné qui y voyait une volonté de Khadafi de reprendre la main en vue d'une négociation future avec le régime de Deby.

    De ce voyage en Libye, Youssouf Togoimi ne revint plus jamais. Plâtré et en voie de guérison complète, il se rendit à l'hôpital ce 24 septembre 2002  pour le déplâtrage de ses deux jambes. Introduit dans la salle, deux heures plus tard, un médecin libyen informa ses accompagnateurs de son brusque décès. Ces derniers demandèrent à voir le corps mais refus catégorique des autorités libyennes. De même, lorsque les membres de son Mouvement réclamèrent le corps pour organiser les funérailles, le même refus ferme leur fut opposé.

    Aucune nouvelle du disparu depuis ces longues années, bien que toutes les ONG furent démarchées par les membres de son Mouvement. La FIDH, Amnesty International, etc...  n'ont pas voulu prêter oreille ; pire Sidiki KABA alors président de la FIDH avait même demandé à sa secrétaire de ne plus accepter des rendez- vous pour ces gens là ! On connaît leurs accointances avec Kadhafi.

    Récemment à la chute de Kadhafi, l'espoir renaît et plusieurs démarches ont été initiées en direction des nouvelles autorités libyennes, soit par des membres de la communauté Toubou en Libye,  soit par des initiatives d'autres personnes.

    Dans un premier temps, ces autorités ont été très étonnées de n'avoir aucune information, pas de témoignages, pas de documents de sa présence dans les liens de détention. On a supposé qu'il pouvait être dans les zones non encore libérées. Pas de traces de son décès sur les registres à l'hôpital où on l'avait déplâtré. Puis toujours rien, Youssouf Togoimi n'était nulle part. Le mystère continua...

    Un fait nouveau important se produisit : L'extradition d'Abdallah  Senoussi de la Mauritanie vers la Libye.

    Depuis bientôt un mois, Abdallah Senoussi est interrogé sur de nombreux dossiers, à la fois de politique interne mais aussi internationale, par les autorités libyennes. La communauté Toubou en Libye a posé la question, entre autres affaires primordiales : La disparition de Youssouf Togoïmi. Le patron des services de renseignements de KHADAFI a fait les révélations suivantes selon des sources proches  du dossier :

    « M. Youssouf Togoïmi ne voulait pas faire la paix avec Idriss Deby. A partir de l'hôpital, il a été confié aux émissaires de Deby, par Moussa KOUSSA(Directeur des services exterieurs) :

    M. Adoum TOGOI, numéro 2 du mouvement  était d'accord et Abderraman MOUSSA  avec 2 autres émissaires de Deby, par avion spécial, l'ont remis à Idriss Deby, 4 jours après. Après quoi, M Adoum TOGOI a signé l'accord de ralliement à Idriss Deby et tout est rentré dans l'ordre.»

    Youssouf  Togoïmi  aurait été liquidé comme tant d'autres  après qu'on l'ait livré comme un vulgaire paquet. Indiquons que c'est à la suite d'un accord entre les deux pays signé devant Khadafi que M. Abbas Koti avait accepté de rentrer au Tchad. Ce fut un piège immonde puisqu'il fut mitraillé en plein jour dès qu'il arriva à Ndjamena. Idriss Deby est coutumier du fait. Le colonel Mahamat Fadil et le capitaine Ouléda Nouri  ont été livrés à l'Exécuteur par l'ancien président du Niger Baré MAINASSARA. Goukouni Guet et le ministre ALBOUKHARI et leurs compagnons ont été livrés par les autorités du Nigéria, plus précisément  par le Gouverneur du Borno State. Ibni Oumar, Guetti Mahamat, Abbas Koti , ont tous été exécutés. La liste des martyrs est longue (Voir à ce sujet dans notre site à la rubrique Portraits, celui d'Idriss Deby, évoquant  l'élimination de toutes les personnes qui le dérangent).

    A la mort de Kadhafi, nous avons écrit un texte intitulé « Devoir de Mémoire » et c'est encore dans cet état d'esprit que nous souhaitons que les autorités libyennes aillent plus loin dans leur quête de vérité afin que tous les actes criminels posés par Khaddafi contre le peuple tchadien, contre le régime du Président Habré, soient connus et rendus publics. De même, que tous les actes odieux et barbares commis en complicité avec Idriss Deby doivent être sus. Précisons qu'Idriss Deby n'avait pas hésité, à demander, à sa garde présidentielle envoyée au combat en soutien aux troupes de Khaddafi, de couper les oreilles des jeunes combattants du CNT sur le terrain, afin de les terroriser et de mettre un terme à leur engagement contre  Kadhafi. Ces révélations ont été faites par une journaliste du journal français « Le Monde » envoyée en reportage pour couvrir la guerre en Libye.

    La rédaction de Zoomtchad.

  • Dans un interview accordé à la chaine Qatarie, Al jazeera, Idriss Deby a accusé la Libye de préparer une agression contre son régime. « Nous savons où sont formés les aventuriers et les camps ouverts pour les accueillir», affirme le potentat de N’djamena.

    Depuis la chute du colonel Kadhafi, Idriss Deby n’a cessé de contester les nouvelles institutions libyennes. C’était Deby qui, dans une de ses déclarations avait affirmé que les jihadistes maliens et AQMi ont été armés par les islamistes libyens. Or depuis un récent article paru dans l’Hebdomadaire, Jeune Afrique, cette affirmation a été sérieusement contredite. (Mali : le mythe de l’armement sophistiqué des jihadistes et du MNLA).

    Dans cet entretien Deby a également réclamé des indemnisations pour les pertes subies suite à la guerre Tchad-Libye, déclenchée par son parrain Kadhafi.  « Je n’oublie pas plus d'un million de mines plantées par la Libye au nord du Tchad et ces mines ont tué de nombreux Tchadiens continuent de tuer, l'histoire viendra le jour où les Tchadiens exigeront réparation pour les préjudices subis », annonce Deby. Le problème du conflit tchado-libyen a vu son épilogue avec la décision de la Cour Internationale de Justice (CIJ) qui avait rendu un arrêt favorable au Tchad, rendant ainsi la bande d’Aozou au pays de Toumai. Idriss Deby aurait dû réclamer indemnisation à Kadhafi à l’époque. A l’époque la souffrance endurée par les victimes de cette guerre était méprisée au profit de ses intérêts personnels.

    Selon certaines rumeurs persistantes, Deby aurait aidé des anciens Kadhafistes et des résidus du régiment de son fils Khamis à s’organiser pour prendre leur revanche.

  • Nomaye Madana (ici à gauche), directeur du Centre National de Curricula a été assassiné. Selon la radio FM Liberté, Dr Nomaye Madana a été tué hier par des braqueurs. Les malfrats ont emporté son véhicule.

    La ville capitale N’Djaména s’est réveillé en cette matinée du 25 avril 2013 avec une triste nouvelle. Selon nos sources, M. Nomaye Madana, directeur du Centre National de Curricula a été assassiné par des individus non identifiés au quartier Dembé dans le 7ème arrondissement. Ces bandits ont disparu dans la nature en emportant sa voiture de service. La nouvelle a très rapidement gagné tout le pays. Les appels téléphoniques et messages se multipliaient, car chacun tenait à vérifier cette information.

    A son domicile au quartier Moursal, l’émotion est très grande. La famille de cet enseignant, les voisins, les amis et autres connaissances sont inconsolables. Il est difficile d’avoir les informations exactes sur cet acte odieux.

    « Ils l’ont tué pour prendre sa voiture. Nous avons perdu un baobab dans notre famille. Pour une histoire de voiture on va tuer une personne », se lamente une femme avec les larmes aux yeux.

    « Nous avons travaillé avec lui plusieurs années. Nomaye est mon responsable et il est toujours à l’écoute de ses collaborateurs. C’est un homme qui aime le travail et il le fait avec gaieté. Il a consacré sa vie pour former les enseignants. Aujourd’hui, il était pratiquement à la fin de sa carrière et attendait aller à la retraite. Voilà qu’il est assassiné pour rien », a témoigné une enseignante qui fut une des collaboratrices du défunt.

    C’est ainsi que depuis ce matin du 25 avril, le Centre National de Curricula dont il était le responsable se retrouve orphelin de son directeur. En 2009, son chauffeur, un jeune d’une vingtaine d’année avait été assassiné au quartier Abéné toujours dans le 7ème arrondissement, la veille de la fête du nouvel an. Les malfrats avaient aussi emporté le véhicule de service du directeur du Centre National de Curricula. Aujourd’hui, c’est le même scenario qui se répète et c’est pratiquement dans les mêmes circonstances qu’il a trouvé la mort.

    Aujourd’hui, le monde de l’éducation au Tchad est en deuil.

    Le CNC a été créé par une loi en date du 13 décembre 2002, avec comme objectifs de développer des programmes scolaires adaptés, d’élaborer et expérimenter de nouveaux Curricula ; de concevoir et produire de nouveaux manuels en français et en arabe (les deux langues officielles du Tchad). Le CNC prend en compte également les innovations pédagogiques expérimentées au Tchad, notamment l’éducation à la vie familiale, l’éducation environnementale, l’éducation à la culture de la paix, aux droits de l’Homme et l’éducation préventive contre le VIH-Sida.

    Né en 1949 à Moundou au Tchad, Madana Nomaye est titulaire d’un doctorat en Sciences de l’Éducation, de l’université de Caen (France). Ancien instituteur et lauréat de l’université Laval (Québec-Canada), Nomaye a été longtemps chargé de la formation des enseignants au Tchad. Il a participé à plusieurs groupes de recherche sur la problématique de la qualité de l’éducation en Afrique.
    Spécialiste de la pédagogie des grands groupes, Madana Nomaye a notamment écrit l’ouvrage « Pédagogie des grands groupes et éducation primaire universelle. Afrique subsaharienne » publié en 2006 à Paris aux éditions L’Harmattan.

    L’équipe de TchadPages est très touchée par l’assassinat de notre camarade Madana Nomaye. C’est une très grande perte pour notre pays qui manque tant d’enseignants et de pédagogues et d’experts de la taille de Madana Nomaye. Nous présentons nos condoléances les plus attristées à la famille et à tous les enseignants du Tchad.

    Voici ci-dessous un lien vers la bande audio de l’entretien qu’il a eu le 7 juillet 2011 avec Charles Delorme, directeur du CEPEC International (Centre d’Etudes Pédagogiques pour l’Expérimentation et le Conseil). 

    Écoutez l’entretien de l’expert en Pédagogie des grands groupes :

     http://www.cepec-international.org/ressources-documentaires/interviews/812-interview-de-nomaye-madana-

    Avec Edouard Takadji, l’équipe de TchadPages, Convergence pour une Émergence Citoyenne au Tchad

  • La Coordination Internationale des Forces Vives Tchadiennes en Exil (Pôle d’Afrique), attire l’attention des organisations humanitaires en général, de l’opinion publique nationale et internationale sur la détérioration inquiétante de la situation des droits de l’homme au Tchad.
     
    En effet, depuis l’intervention des troupes tchadiennes au Mali, tous les regards sont rivés vers le rôle que jouent celles-ci, dans la lutte contre le terrorisme au Sahel au mépris du sort des populations tchadiennes soumises à des rudes épreuves d’une inadmissible et terrible tyrannie sans égale en Afrique.
     
    La coordination Internationale des Forces Vives Tchadiennes en Exil (Pôle d’Afrique), porte à la connaissance de la communauté internationale l’épineuse question de violations massives des droits humains qui se commettent dans le pays sous silence quasi-unanime de l’opinion publique totalement insouciante.
     
    Grâce à nos relais locaux au Tchad, nous avons été saisis de nombreuses arrestations arbitraires et détentions illégales des citoyens tchadiens. Par ailleurs, des opposants tchadiens au régime d’Idriss Deby, sont arrêtés et extradés vers le Tchad avec la complicité des pays limitrophes.
    Nous interpellons les autorités tchadiennes sur ces cas différents cas ci-après :
    • Le 22 mars dernier, M.Jean Laokolé, écrivain et humanitaire tchadien, a été kidnappé  par les agents des services de renseignements enturbannés sur la base d’une dénonciation fallacieuse. Il reste gardé au secret dans une  caserne réputée triste  de l’armée tchadienne appelée Amsinéné. On lui reproche d’être auteur des articles dénonciateurs à l’encontre du ministre Jean Bernard Padaré.
    • Le 24 mars 2013, 17 personnes originaires du canton Assala, ont été arbitrairement arrêtées dans la région du Salamat sur ordre de Mahamat Zène Ali Fadel, ministre de l’intérieur. Leur tort : elles sont accusées de réclamer un canton dans ladite localité de Salamat. 
    • Le 16 avril 2013, M.Ismail Idriss, ancien ministre et opposant au régime tchadien, a été interpellé à Bangui (RCA) par les responsables de l’Agence Nationale pour la Sécurité (ANS), puissante police politique du pouvoir d’Idriss Deby qui opère à l’intérieur et à l’extérieur pour traquer les membres de l’opposition tchadienne en exil. Détenu discrètement à Bangui, M.Ismail Idriss a été livré  ce samedi 20 avril 2013 au régime tchadien par les nouvelles autorités centrafricaines. Sa vie est désormais en danger. 
    • Le 19 avril 2013, plusieurs ressortissants tchadiens vivants au Congo Brazzaville, ont été interpellés dans leurs domiciles à Oyo, région natale du Président Sassou Nguesso. Ils risquent d’être extradés vers le Tchad à la demande des autorités tchadiennes.
    • Depuis le 20 août 2011, M.Djibrine Assali, ancien secrétaire général, de l’Union des Syndicats du Tchad (UST), est toujours en détention arbitraire au Soudan. Tous les efforts déployés par sa famille pour le localisé,  ont été infructueux. Des lourds soupçons pèsent sur son extradition vers le Tchad avec la complicité des autorités soudanaises.
    • En avril 2011, le colonel Adoum Hassaballah, Président de l’Union des Forces pour le Changement Démocratique (UFCD) et 1er Vice-président de l’Union des Forces de la Résistance (UFR), il a été arrêté à Adis Abeba en Ethiopie. Depuis lors, il n’a pas réapparu.
     
    • Le 03 février 2008, le Pr Ibni Oumar Mahamat Saleh, leader du Parti pour les Libertés et le Développement (PLD), opposant pacifique au régime tchadien, a été enlevé  chez lui devant sa famille par la garde prétorienne d’Idriss Deby. Il a été  torturé puis tué par les forces tchadiennes. Malgré un mouvement de mobilisation et de protestation internationale, Idriss Deby s’obstine de répondre aux nombreuses préoccupations des organisations de défense des droits de l’homme au niveau national et international.
    Tous ces faits mentionnés se passent dans une indifférence générale, comme si les Tchadiens ne méritent pas la moindre attention de la part des institutions sous-régionales et internationales en charge du respect des droits de l’homme. Autant, la lutte contre le terrorisme dans le sahel, est une source d’inquiétude pour la communauté internationale, autant la situation des violations massives et récurrentes des droits de l’homme au Tchad sous d’Idriss Deby, doit interpeller la conscience internationale.
    Face à cette dégradation spectaculaire des droits humains au Tchad, nous :
     
    1. Dénonçons et condamnons avec la dernière détermination ces arrestations individuelles et collectives des tchadiens qui croupissent dans les prisons insalubres au Tchad,
    2. Protestons contre  l’extradition vers le Tchad de l’opposant Ismaïl Idriss livré par le régime de Michel Djotodia,
    3. Exigeons la libération immédiate et sans délai de toutes les personnes incarcérées arbitrairement au Tchad et à l’étranger,
    4. Rejetons la politique compromettante et cynique des autorités françaises avec le régime tchadien,
    5. Demandons à la communauté africaine et internationale de cesser de cautionner les dérives autocratiques et tyranniques d’Idriss Deby au Tchad,
    6. Appelons le peuple tchadien à prendre en main sa responsabilité et son destin, pour se libérer de cette tyrannie inadmissible du  régime d’Idriss Deby qui n’épargne personne au Tchad.

     

     

                                                                                                           Fait à Dakar, le 21 avril 2013
                                                         Les Forces Vives Tchadiennes en Exil (Pôle d’Afrique)
  • La ville d’El Geneina, capitale du Darfour ouest, a vécu hier une mutinerie impliquant des forces de police chargées d’escorter les convois des commerçants entre les villes. Ces convois, très risqués, sont nécessaires à cause des activismes des rebelles du Darfour. Selon des témoins occulaires, l’insurrection est déclenchée suite à un problème de partage des pécules payés par les commerçants

  • Le chef d’état major général adjoint du Mouvement pour la Justice et l’Egalité, Saleh Mohamed Jerbo, est mort dans une embuscade tendue par des éléments fidèles à Jebril Ibrahim à Darforia dans le Nord Darfour.

    Selon le Conseiller politique de la branche signataire d’un accord à Doha, Nahar Osmane Nahar, que cette attaque est la 3ème depuis qu’ils ont entrepris des négociations avec le régime de Khartoum à Doha.

    Nahar Osmane Nahar, conseiller politique du Mje
    Venus avec 18 véhicules, les éléments affiliés à Jebril ont tendu cette embuscade où Jerbo a perdu la vie à Darforia, selon la même source.

    Depuis la mort du leader charismatique du MJE, Khalil Ibrahim, le mouvement peine à retrouver ses marques malgré la désignation de son frère, Jebril Ibrahim, comme président du mouvement, et plonge dans une série interminable de scissions.

    « Par ces actes ignobles, Jebril et ses acolytes sapent les derniers espoirs de la population du Darfour pour leurs ambitions personnelles », poursuit Mr Nahar. «Ce crime ne restera pas impuni », conclut-il.

    Selon certaines sources, Mr Jerbo serait sur la liste des recherchés par la CPI, comme Abdallah Banda, du mouvement d'Arkou Minawi, qui s'est rendu à la Cour en 2010. Ils seraient accusés de meurtre de 12 casques bleues appartenant à l'UNAMID le 29 septembre 2007 à Haskanita.

     

     

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    L’annexion de la RCA par le Tchad réaffirmée

     

    L'opposant tchadien Ismail Idriss Ismail, arrêté à Bangui le 16 avril dernier, a été livré dans la journée dusamedi 20 avril aux autorités de N'djamena, après avoir séjourné dans lesquartiers généraux de la FOMAC.

     

    Par Juliette Abandokwe

    Ancien Secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères et Vice-président du FUC (Front Uni pour le Changement), Ismail Idriss Ismail avait été enlevé le 16 avril dernier à Bangui par les agents d'Idriss Deby qui quadrillent la capitale centrafricaine ces derniers temps. Dans ce même cadre, les autorités congolaises ont arrêté plusieurs membres de la communauté tchadienne le mercredi 17 avril 2013 au Congo, soit plus de 70 personnes qui ont été arbitrairement interpellées à Oyo, village natal de Sassou Nguesso.

    A Bangui, l'heure s'aggrave.... 

    Idriss Deby est bel et bien en train de réaffirmer son annexion de la République centrafricaine. Le tout jeune et encore immature gouvernement centrafricain est d’ores et déjà infiltré par fait accompli. En effet, au Ministère (centrafricain) de la Défense, on retrouve dans les nouvelles nominations du 17 avril 2013 –prononcées sans aucun doute pour certaines avec le couteau sous la gorge - en charge de la réorganisation des FACA comme chef du 2ème Bureau, un Tchadien pur souche, le Général de Brigade Mahamat Bahar du « Bataillon de Soutien etde Services ». Or Mahamat Bahar n'est autre qu'un agent secret Tchadien, responsable des éléments de l’Agence Nationale (tchadienne!) pour la Sécurité (ANS), envoyés à Bangui  pour traquer les membres de l’opposition tchadienne en République centrafricaine, qui seraient tentés de s’allier à Michel Djotodia contre Idriss Deby.

    Mahamat Bahr a entre autre pour mission d’identifier les anciens rebelles tchadiens qui circulent dans la sous-région, donc d’assurer la main mise d’Idriss Deby sur sa « bouée de sauvetage ».  Sa nomination au Ministère (centrafricain) de la Défense lui permet de bien s’acquitter de sa mission dorénavant.

    Le Centrafrique est aujourd’hui occupé par Idriss Deby et ses sbires, militairement et politiquement, provoquant et encourageant un désordre indescriptible fait de pillages, abus et violations en tout genre, avec la bienveillante collaboration des éléments restés fidèles à François Bozizé. Alors que beaucoup de Centrafricains ne voient ce désordre qu’au premier degré, à travers le mal fait à leurs parents et à leurs  voisins, l’envers du décor est bien plus complexe qu’en apparence.

    Djotodia est au coeur d’une pression qui ne dit pas son nom, un chantage immonde qui lui dit : 

    Soit tu te plies à notre volonté à la lettre,soit nous te détruisons et te faisons porter le chapeau pour le sang qui coule à Bangui dans les quartiers. 

    En d’autres termes, les violences perpétrées à Bangui font partie d’une très cynique stratégie de provocation qui vise à asseoir la domination du Tchad sur la RCA, avec l’assentiment intéressé du gouvernement français. 

    Suite à la déclaration de Laurent Fabius conditionnant l'aide de la France en RCA à la légitimation du chef de l'Etat centrafricain actuel,  nous devons donc comprendre que le chef de l’Etat présent de mars 2003 à mars 2013 était légitime, et que par conséquent nous étions à cette époque dans un Etat de droit qui ne pouvait pas souffrir d’une ingérence style Barracuda ou Licorne quelle qu’elle soit. Voilà donc l’histoire de la République centrafricaine « made in France » !

    Les crimes de l'Etat français en Afrique accompagnés de légitimations ubuesques et révisionnistes – qui ont entre autre permis à l’Afrique d’entrer dans l’histoire n’en déplaise à notre révisionniste-en-chef à talonnettes - sont bien connus de tous. Les négations en tout genre, à l'instar du Premier ministre François Fillon qui qualifie en 2009 les bombardements français au napalm de plusieurs centaines de mille citoyens camerounais pendant la guerre, de foutaise, continuent. Le pédantisme et l'arrogance des autorités françaises en République centrafricaine aujourd'hui sont dans la parfaite continuité du terrorisme politique institutionnel que nous vivons depuis plus d'un demi-siècle.

    Nous sommes en RCA aujourd’hui au coeur d'un véritable bras de fer à relent très nauséabond de chantage et de mise devant le fait accompli. Alors que le peuple Centrafricain aurait pu, dans d’autres temps et sous autres cieux choisir son chef, c’est en réalité Fabius, Zuma, Yayi et Deby qui s’amusent dans la cour de récréation centrafricaine et qui décident de la direction à prendre.

    Le désordre qui règne à Bangui en ce moment n'est qu'une pure fabrication politique pour faire comprendre aux Centrafricains qu'ils sont impuissants, très nuls et surtout superflus. Les détracteurs du peuple centrafricain n’aiment que la culture de médiocratie. Bozizé était donc un très bon président. Si un autre s’avise de vouloir changer le cours de l’histoire, on va donc tout faire pour le rendre médiocre et misérable, à moins qu’il ne se montre très respectueux du pré-carré établi, en attendant en tout cas.

    Chers Compatriotes, ne nous leurrons surtout pas. Djotodia ne fera l’affaire de la France et du Tchad que le jour où il aura déposé ses tripes sur la table des "négociations". Les divers crimes commis aujourd’hui sur la place banguissoise ne sont là que pour lui rappeler qu’il n’est rien et qu’il ne peut rien. Au lieu de demander à Deby d’arrêter de semer la désolation en RCA, on est obligé de lui demander de l’aide pour mettre de l’ordre. Il n’y a pas donc pas deux moyens d’arrêter les exactions.

    Entre les déclarations colonialistes de Laurent Fabius et les ricanements d’Idriss Deby, nous comprenons que nous sommes gravement manipulés. Le sort du Centrafricain lambda n’intéresse pas ces gens-là. Ils ne voient que le pétrole et autres sources d’enrichissement. Pour mieux s’amuser, ils s’évertuent encore à jeter l’huile sur le feu de la division.

    Quand RFI nous parle d’une RCA « contrôlée par Seleka », nous avons une preuve supplémentaire de la duplicité des médias français. Les débris de Seleka sont devenus des instruments de recolonisation et d’annexion.

    La position et la qualité de Michel Djotodia depuis le coup d’Etat du 24 mars dernier a déjà fait couler beaucoup d’encre. Les critiques et les qualifications en tout genre jonglent avec la grave crise humanitaire sur le terrain. Les uns l’accusent de vouloir instaurer une république islamique (avec 15% de Centrafricains musulmans !), les autres de manque de carrure, et beaucoup s’estiment plus "qualifiés" et "honnêtes" que lui. 

    Tous les qualificatifs du monde ne changeront rien au fait que n’importe quel individu aurait essuyé les mêmes réflexions à sa place. L’angoisse sur l’avenir de laRCA en cas de chute de Bozizé avait paralysé bon nombre de Centrafricains soucieux de leur patrie. D’imaginer un coup d’Etat était impensable pour beaucoup, même si l’évidence faisait qu’il n’y avait pas d’autre issue à la massive prédation de Bozizé. Un changement à la tête du pays signifiait un immense espoir et surtout l’idée un peu naïve qu’on allait sauter de l’enfer au paradis le même jour.

    Quand on chasse un monsieur qui se moque gravement de tout le mondeouvertement, il est difficile de lui demander de légitimer et de proclamer sonpourfendeur, d’où l’autoproclamation du nouveau chef, au moins dans un premiertemps. Certains, comme les "messieurs Afrique" de l'Elysée, s'amusent à jongler avec le concept d'autoproclamation. On ne se rappelle plus très bien qui avait proclamé François Bozizé président le 15 mars 2003... mais bon! c'est du passé ça, n'est-ce pas...

    Nous sommes aujourd’hui dans un débat d’opinion très important - qui pourrait si on le voulait, nous faire évoluer  - où il parait léger de considérer au premier degré les exactions perpétrées dans certains quartiers de Bangui. Nous sommes nombreux à ne pas cacher que le chef précédent était devenu complètement insupportable dans tous les sens du terme, et qu’il fallait impérativement qu’il parte. Si les qualités de son potentiel remplaçant étaient depuis longtemps dans toutes les bouches, un dénouement dans le drame était à prévoir. 

    Puisqu'ils font partie de l’Histoire, nous sommes forcés de continuer avec les faits et de nous accommoder des événements qui ont eu lieu, même si dans un premier temps ils nous ont permis de dégager un chef avéré profondément nuisible. Le degré de nuisance de son remplaçant ne peut pas être proprement jugé aujourd’hui, dans des circonstances où l’opposition démocratique officielle ne rencontre pas l’unanimité, où beaucoup de jeunes souhaitent « autre chose »  mais ne sont pas en mesure de s’organiser concrètement avec des projets réalistes, où la société civile est inaudible donc inefficace, et où le tyran déchu, qui voulait malgré toutes les pressions se représenter illégalement à la présidence, réclame depuis chez Paul Biya à côté, le retour à l'ordre constitutionnel. Dans ces conditions, nous resterons donc toujours les dindons de la farce, victimes des circonstances, et nous seront toujours obligé d'incriminer les actions d’individus qui ont décidé, à tort ou à raison, de marquer l’Histoire de leur empreinte. Nous sommes tous des individus !

    C’est ainsi donc qu’avant de condamner et de cataloguer les responsabilités dans les exactions en ville de Bangui, posons-nous d’abord la question sur les circonstances et les objectifs stratégiques de ces activités de déstabilisation, ainsi que le degré d’importance aux yeux des véritables maitres de Bangui, du sort des populations. Avant de vouloir envoyer les « responsables » à la CPI, demandons-nous d’abord qui sont les véritables responsables. Enfin, réfléchissons bien sur l’existence d’une justice à deux vitesses, et questionnons d’abord la non-existence d’un dossier Bozizé pour la CPI pour ses tueries, séquestrations arbitraires et tortures à Ngaragba et à « Guantanamo » - Bossembele, qui auront au moins marqué une fois chaque famille centrafricaine, et qui, surtout, sont à la source de la situation d’aujourd’hui.

    Sur un plan indispensablement plus global, en vertu d’un destin géopolitique inextricablement lié, rappelons-nous que nos frères et soeurs Tchadiens vivent depuis plus de 20 ans sous la férule d’un Deby complètement sanguinaire, et que plus que jamais aujourd'hui, il rafle,torture et tue tout ce qui ne baisse pas la tête pour lui lécher les pieds. La République centrafricaine représente sa bouée de secours et il ne veut évidemment pas la laisser s’échapper.

    Ismail Idriss Ismail a été livré aux appétits diaboliques d’un Deby très mal à l’aise et qui a besoin de tout maitriser pour se protéger. C’est ainsi que l’ombre de l’ancien chef d’Etat-major, assassin de milliers d’opposants en 20 an set complice des crimes contre l’Humanité d’Hissène Habré, plane au-dessus de Bangui qui devient le théâtre de crimes qui nous concernent tous qu’on le veuille ou non.


    Ismail Idriss Ismail suit aujourd’hui les mêmes traces que Charles Massi dont les circonstances avant sa mort par torture ont été similaires. La responsabilité des autorités centrafricaines sont en jeu, même si nous savons que les services secrets tchadiens règnent en maitre à Bangui, de gré ou de force.

    Ismail Idriss Ismail sera-t-il torturé à mort comme Ibn Oumar Saleh ou Charles Massi ? Les précédents sont là, incontournables et immuables, sans que la moindre enquête indépendante n’ait abouti à ce jour dans ces deux disparitions.

    L’impunité omniprésente, la brutalité abyssale, le diabolisme développécontre toute forme d’opposition, c’est cela que nous devons condamner avanttout aujourd’hui. L’intolérable.

  • Il y a un an à peine, il était encore le "tout-puissant ministre du ciel et de la terre" du Sénégal, aspirant à marcher dans les pas de son président de père, Abdoulaye Wade. Aujourd'hui, note L'Observateur Paalga, Karim Wade, 44 ans, "s'enfonce dans les abîmes".

    Mercredi soir, l'ex-ministre de la coopération internationale, des transports aériens, des infrastructures et de l'énergie a ainsi été inculpé pour "enrichissement illicite"et incarcéré à Dakar, selon l'un de ses avocats.

    Deux jours plus tôt, le procureur de la Cour de répression de l'enrichissement illicite (CREI) – juridiction chargée de traquer les "biens mal acquis" et réactivée par le nouveau chef de l'Etat, Macky Sall, après une longue mise en sommeil – avait ordonné son placement en garde à vue.

    "NÉPOTISME AFRICAIN"

    Le magistrat ne se disait pas "convaincu de la pertinence" des explications fournies par Karim Wade sur l'origine de sa fortune, estimée à 694 milliards de francs CFA (1,05 milliard d'euros), rapportent Afrik.com et Le Griot.info. Le substitut du procureur avait, de son côté, évoqué une "véritable ingénierie financière frauduleuse" faite de "montages complexes" et de "sociétés à tiroirs".

    Bien qu'acculé, le fils de l'ancien chef de l'Etat multiplie les dénégations et conteste "98 % du patrimoine que lui impute la CREI", indique Jeune Afrique. Sa garde prétorienne n'est pas en reste, fustigeant "une conspiration" (Fraternité Matin). A en croire les "wadiens", tout était programmé à l'avance par le nouveaupouvoir, soucieux de faire rendre gorge aux dignitaires de l'ancien régime.

    Mardi, Le Pays estimait que "l'affaire Karim Wade" avait le mérite de battre en brèche le "népotisme africain". Mais pour Le Temps, la priorité réside dans la refondation du lien entre la classe politique et les citoyens : "reconstruire le socle de la confiance (...) tel est bien ce que l'on attend du gouvernement et du président Macky Sall".

     

    Lire la suite sur le site du Monde.fr

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    Le fondateur de l'Arche de Zoé, Eric Breteau, et sa compagne Emilie Lelouch, condamnés par la justice française pour avoir tenté d'exfiltrer des enfants du Tchad présentés comme des orphelins du Darfour, vont être remis en liberté en attendant leur procès en appel en novembre.

    La cour d'appel de Paris a ordonné jeudi leur remise en liberté immédiate. Ils devraient quitter la maison d'arrêt de Fresnes, en région parisienne, dans les prochaines heures.

    A l'annonce de la décision, ils ont remercié les magistrats de la cour.

    Eric Breteau, 42 ans, et Emilie Lelouch, 37 ans, avaient avec l'association tenté en 2007 d'exfiltrer vers la France 103 enfants présentés comme des orphelins du Darfour, mais selon plusieurs ONG, ces enfants étaient en fait pour la plupart Tchadiens et avaient au moins un parent en vie.

    Ils avaient été condamnés le 12 février à trois ans de prison, dont un avec sursis, pour escroquerie, exercice illicite de l'activité d'intermédiaire à l'adoption et tentative d'aide à l'entrée ou au séjour de mineurs en situation irrégulière par le tribunal correctionnel de Paris.

    La cour leur a imposé un contrôle judiciaire leur interdisant de quitter la France et d'exercer toute activité humanitaire en lien avec des mineurs. Ils ne s'étaient pas présentés devant le tribunal correctionnel de Paris lors de leur procès, mais étaient venus pour le délibéré.

    En vertu du mandat d'arrêt délivré par le tribunal, ils avaient été arrêtés par les gendarmes et incarcérés.

    Le couple sera rejugé du 20 au 29 novembre devant la cour d'appel de Paris, avec le logisticien Alain Péligat, condamné à six mois de prison et qui a lui aussi fait appel.

    Les trois autres prévenus, condamnés en première instance à des peines de six mois de prison avec sursis à un an de prison avec sursis, n'ont quant à eux pas fait appel.

    Tout comme quatre autres bénévoles, Eric Breteau et Emilie Lelouch avaient été condamnés au Tchad à huit ans de travaux forcés pour tentative d'enlèvement d'enfants. La peine avait été commuée en années de prison en France, avant que le président tchadien ne prononce une grâce en leur faveur.

    Lire la suite sur le site Romandie.com

  • Des informations alarmantes circulent au sujet d'Ismaël Idriss qui aurait été arrêté en Centrafrique. Ancien des mouvements politico militaires de l'Est du Tchad, il serait enlevé par les agents du gouvernement tchadien. Il faut signaler que ces derniers temps la Centrafrique est occupée par Deby et ses sbires provocant ainsi pillages, viols et assassinats des civils et opposants. Un autre colonel de l'armée tchadienne réfugié en RCA aurait été, lui, déporté vers N'djamena.

    Ismaël Idriss avait occupé plusieurs fonctions notamment Secrétaire d'Etat aux Affaires Etrangères dans le gouvernement Kassiré2. Tout retour vers le Tchad l'exposera à des dangers certains et les auteurs, c'est à dire les nouvelles aurorités centrafricaines seront tenues pour responsables.

    La Gazette, s'indigne du silence de la communauté internationale qui encourage Idriss Deby à occuper la Centrafrique et piller ses ressources.

  • Apres la France, le Tchad annonce le retrait de ses troupes au Mali. L’annonce a été faite dimanche par le président Idriss Déby. C’était à l’occasion d’une interview accordée à plusieurs médias français dont RFI, TV5 Monde et Le Monde. Pour le président tchadien, ses soldats vont retourner au pays car ils n’ont pas de compétences pour affronter l’action d’une nébuleuse, de type guérilla.
     

    (De notre correspondant à Bamako)

    « Nos soldats vont rentrer au Tchad. Les soldats tchadiens n’ont pas la compétence réelle pour faire face à une nébuleuse. Ils ont accompli leur mission. Nous avons déjà retiré un bataillon mécanisé », a annoncé Idriss Déby, dans une interview accordée dimanche à RFITV5 Monde et au journalLe Monde.

    Le premier bataillon tchadien d’appui lourd a déjà quitté Kidal, samedi, pour rentrer au pays, le reste des éléments suivra progressivement, selon le président Déby. Toutefois le Tchad se dit disponible à une future force des Nations unies qui devrait atteindre à terme les 11.000 hommes au Mali.

    Dans cette interview, Idriss Déby a affirmé que le djihadiste Belmokhtar est mort en se faisant exploser : « Nous avons les preuves de sa mort. On n’a pas pu filmer parce qu’il s’est fait exploser, après la mort d’Abou Zeïd. Il n’a pas été le seul. Trois ou quatre djihadistes en désespoir de cause se sont fait exploser », a déclaré le président tchadien.

    Avec ses 2000 soldats, le Tchad a payé un lourd tribut de son intervention armée au nord Mali. Avec une trentaine de soldats tués, les forces tchadiennes, considérées comme les plus efficaces de la région, ont été très actives auprès des forces françaises pour chasser les islamistes du territoire malien notamment dans la bataille du massif des Ifoghas à l’extrême nord-est du Mali, le dernier refuge des islamistes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao).

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    Mme la ministre sénégalaise de la Justice, Gardes des Sceaux, Aminata Touré avait promis que le procès de l’ancien président tchadien, Hissène Habré, allait débuter en janvier et qu’il durerait au plus 23 mois. Plus de trois mois se sont écoulés sans que rien ne bouge. Point d’argent pour les enquêtes, aucune nouvelle plainte sur la table des juges... Seule l’ambition prêtée au chef de l’Etat sénégalais de remporter le Prix Nobel de la Paix est jetée dans la corbeille.

     

    Les Chambres extraordinaires africaines (Cea) chargées de juger l’ancien chef de l’Etat tchadien, Hissène Habré, n’ont pas encore les moyens de débuter leur travail. Une source du senegalais.net, bien imprégnée du dossier, affirme que les Etats n’ont pas encore donné leur contribution. Et le Sénégal, maître d’œuvre du procès, risque de se retrouver seul dans ce dossier brûlant que lui a refilé la communauté internationale.

    DROITS DE HABRE VIOLE. Ensuite, indique notre source, en ouvrant un procès contre Hissène Habré, « l’Etat du Sénégal viole le droit d’asile de l’ancien président tchadien ». Pourtant, rappelle la source, ce droit d’asile est sacré pour avoir été accordé par le président Abdou Diouf, qui avait imposé une condition : qu’Hissène Habré de tente rien contre son pays à partir du Sénégal et qu’il ne se mêle pas de la vie politique tchadienne. « Tant que le président Habré respecta cette obligation de réserve, fait remarquer la source, l’Etat du Sénégal ne devra pas violer d’asile reconnu par toutes les Conventions internationales et qu’il a ratifié ».

    Autre chose qui pourrait être cause de retard au démarrage du procès, pour le moment, indique la source du senegalais.net, « aucune plainte n’a été déposée auprès des Chambres extraordinaires africaines ». Une première plainte avait toutefois été déposée contre le président Habré, en 2000. Mais, dans ladite plainte, « seules sept (7) personnes y figurent comme victimes », fait-on remarquer. Y aura-t-il d’autres plaintes, notamment du gouvernement d’Idriss Débi, actuel président du Tchad pour d’éventuels « crimes économiques » ?

    Une source affirme que le président sénégalais Macky Sall « a accepté de foncer dans ce procès pour espérer décrocher le Prix Nobel de Paix ». Selon cet "ami" du nouvel habitant du village de Ouakam, « c’est Reed Brody, Conseiller juridique de WRH, qui lui aurait promis le Prix Nobel de la Paix ».

    SERIGNE MOUR DIOP

    Sources: LE DAKAROIS

  • Pour la première fois de son histoire sur la scène internationale, notre pays – le Tchad, espérons-le, est dans les dispositions particulières lui permettant d’être élu membre non permanent au Conseil de sécurité de l’ONU lors des élections d’octobre 2013 à New-York ; il a une réelle chance d’y accéder.

    Membre de la Communauté internationale à part entière, le Tchad, de par sa position géostratégique et géopolitique – y compris son récent rôle déterminant sur le continent africain, sera de ce fait appelé à être à la hauteur des nouveaux enjeux internationaux et géostratégiques tout en s’efforçant de sauvegarder, promouvoir et consolider ses intérêts vitaux. Sa visibilité internationale dépendra aussi de la vision que le Tchad va mettre en avant, des projets qu’il va porter, des perspectives qu’il va tracer ainsi que de l’énergie et des acteurs qu’il va parvenir à mobiliser.

     

    Cela passera nécessairement par la conscientisation citoyenne et la mobilisation sincère de la classe politique, des diplomates, de la société civile, des intellectuels, des journalistes et des citoyens en général dans l’amélioration de son aura, en promouvant ses multiples atouts ; et Dieu seul sait combien ils sont nombreux aussi bien sur le plan politique, social, culturel que de son potentiel économique. 

    Sa participation active aux opérations de maintien de la paix dans le monde et son hospitalité légendaire malgré ses moyens limités (accueil des milliers des réfugiés soudanais, centrafricains, libyens…) pourront également servir de levier dans ses différentes démarches, en l’occurrence  dans son lobbying diplomatique. C’est aussi une occasion pour le Tchad de démontrer au plus haut niveau sa solidarité internationale et son expérience acquise dans divers domaines, mais aussi pour être à l’écoute des autres et en particulier des États membres des Nations unies. 

    Il sera également pertinent de mettre en avant la défense des principes et des objectifs consacrés dans la Charte des Nations Unies, en portant les défis du moment et en s’impliquant dans la résolution des différends internationaux par la coopération bilatérale et multilatérale. Le Tchad devra aussi être engagé et convaincre ses divers partenaires dans les discussions nécessaires sur les réformes du Conseil de sécurité

     

    C’est pourquoi, la candidature du Tchad au Conseil de Sécurité mérite d’être soutenue et valorisée par les amis du Tchad et tous les tchadiens au-delà de toute divergence, au nom de l’esprit citoyen et républicain. La participation du Tchad  à ce niveau, est non seulement une fierté nationale, mais aussi une opportunité pour le Tchad de participer activement aux évolutions actuelles du monde et d’en tirer profit. 

    De ce point de vue, et pour que cela devienne véritablement une réalité, il incombe singulièrement aux autorités tchadiennes, à la classe politique dans son ensemble et surtout aux missions diplomatiques de mener une campagne très offensive et très intelligente au niveau bilatéral et multilatéral (Groupe africain, asiatique, européen, nord et sud-américain, monde arabe…)  pour obtenir ce siège. Il devra non seulement convaincre de sa capacité à être à la hauteur des défis et enjeux internationaux, géopolitiques et géostratégiques ; à apporter une valeur ajoutée indéniable à la paix, la sécurité, la stabilité et la prospérité internationale, dans le contexte actuel de transformations rapides des relations et enjeux internationaux. Il devra aussi mobiliser les élites politiques, économiques, culturelles, intellectuelles, diplomatiques et médiatiques. 

    La préparation adéquate de cette candidature passe aussi par la mise à disposition des ressources humaines et matérielles nécessaires et suffisantes pour le lobbying, mais aussi par l’implication soutenue des Missions diplomatiques tchadiennes, en particulier celles de New-York, Genève, Bruxelles, Addis-Abeba, Doha, Pékin, Paris, Washington, Moscou, Pretoria, etc. Et il est plus qu’urgent que le Tchad s’y mette car, à titre indicatif, il y a certains pays qui sont déjà en campagne pour l'élection de 2022.

     

    Au-delà des règles et conventions internationales auxquelles le Tchad a souscrit, la candidature du Tchad au Conseil de sécurité est un véritable test de la capacité de notre pays à user de ses ressources (réseaux, talents…) et de son habileté à se faire entendre sur la scène régionale et internationale en général, et plus spécifiquement dans le jeu bilatéral et multilatéral. C’est aussi un test de son adaptation à la nouvelle configuration internationale aussi bien au niveau des acteurs que des relations et des enjeux, dans laquelle la communication joue un rôle essentielle. 

    Rappelons, en passant, que depuis 1965, le Conseil de sécurité des Nations unies compte, outre ses cinq (5) membres permanents, dix (10) membres non permanents qui sont élus pour deux ans à la majorité des deux tiers par l'Assemblée générale des Nations unies, et renouvelés par moitié tous les ans. Auparavant, de 1946 à 1965, il ne comptait que six (6) membres non permanents. Il convient de  rappeler également que plusieurs pays africains ont déjà occupé un poste de membre non permanent au Conseil de Sécurité. C’est autour du Tchad, espérons-le.

     

    Par Talha Mahamat Allim

    Genève, Suisse.

  • Dans un communiqué signé par son exécutif, l’Alliance Nationale pour le Changement et la Démocratie (ANCD) a démenti tout ralliement à une autre structure. «Ces machinations fallacieuses qui n’ont pour objectifs que de saper les efforts consentis par nos militants et combattants sur le terrain», indique le communiqué.

    L’Alliance réagit à un article laissant supposer un éventuel ralliement à « la cause de Timane Erdimi» (voir l’article d’Afrikarabia), chef d’une coalition à laquelle l’ANCD a fait partie. Depuis Qatar où il réside, le Président de l’UFR a laissé entendre qu’il reprendrait la lutte contre le régime de N’djamena. Interrogé par l’AFP, Mahamat Nouri avait confié que la « prise d’armes contre Deby est une bonne chose » mais n’a pas voulu s’exprimer davantage (voir article Afp)

    «Après le cuisant échec d’Am-dam, nous avons sollicité, dès le mois de juin 2009, une réunion pour faire l’inventaire de ce revers, malheureusement, les responsables de la coalition ont préféré entreprendre des manœuvres dilatoires, concourant ainsi à l’effritement de celle-ci, et partant, à l’anéantissement de tous les sacrifices consentis depuis des années» poursuit le communiqué.

    Joint par la Gazette, le président de l’ANCD, Mahamat Nouri, a précisé qu’ « n’a été rapproché par personne et que l’ANCD se consacre uniquement à combattre le régime de N’djamena, ce qui n’est pas le cas de certains qui, à la première tribune, lancent des invectives et des calomnies ».

    Voir le communiqué original.

  • Le rebelle tchadien Timan Erdimi a affirmé, depuis son exil de Doha, vouloir renverser le régime du président Idriss Déby. L'opposant souhaite rallier à sa cause l'ANCD de Mahamat Nouri, mais aussi les "déçus" de la Séléka centrafricaine, qui accusent leur mouvement d'être désormais "à la solde du Tchad".


    L'opposant tchadien Timan Erdimi refait parler de lui. Depuis son refuge de Doha, le chef rebelle de l'Union des forces de résistance (UFR) a déclaré vouloir reprendre les hostilités contre le président tchadien Idriss Déby. Timan Erdimi avait déposé les armes en 2009 à la suite d'un accord de paix, mais le contexte tchadien et surtout régional, avec la chute du voisin centrafricain Bozizé, a fait changer d'avis le leader de l'UFR.

    "Bête noire" 

    Selon Timan Erdimi, le dialogue national promis par Déby ne vient pas et "les Tchadiens ont perdu espoir". Faut-il prendre cette menace au sérieux ? Au regard du curriculum vitae du personnage, on peut au moins y apporter une attention toute particulière. Ce neveu d'Idriss Déby et longtemps proche du pouvoir est devenu la "bête noire" du président tchadien. Timan Erdimi a déjà failli renverser Déby en 2008. Aux portes du palais présidentiel de N'djamena, les rebelles ont été stoppés in extremis par l'armée français. En mai 2009, des accords de paix entre le Tchad et le Soudan ont alors forcé les rebelles d'Erdimi à déposer les armes.

    Cause commune avec la Séléka

    Depuis Doha, le chef rebelle s'organise. Il tend d'abord la main à son ancien allié, Mahamat Nouri, qui avait quitté l'UFR pour monter, en 2009, son propre  mouvement, l'Alliance nationale pour le changement et la démocratie (ANCD). Puis il se rapproche d'autres mouvements rebelles. D'après des informations recueillies par Afrikarabia, plusieurs contacts ont été établis entre Timan Erdimi et des membres de la rébellion Séléka centrafricaine. Voisine du Tchad, la Centrafrique a vu dernièrement son président, François Bozizé, débarqué par une coalition rebelle. Depuis le renversement de Bozizé et la prise du pouvoir par Michel Djotodia, le leader de la rébellion, la Séléka est plus divisée que jamais. Un front anti-Djotodia est rapidement apparu,  accusant le nouveau "président" auto-proclamé centrafricain, de n'être qu'une "marionnette" du Tchad et "sous influence" du président Déby.

    Le Soudan comme "rendez-vous"

    Ce courant des "mécontents" et des "déçus" de la Séléka, se serait rapproché de Timan Erdimi et de ses alliés soudanais. L'objectif est un coup de billard à deux bandes : renverser dans un premier temps Idriss Déby au Tchad, puis dans un deuxième temps son "vassal" centrafricain, Michel Djotodia. Le lieu de rendez-vous fixé par les  rebelles est le Soudan. La "déclaration de guerre" de Timan Erdimi à Idriss Déby tombe également dans un contexte international particulier. Le Tchad est en effet fortement engagé au Mali, où plus de 2.000 soldats tchadiens viennent prêter main-forte aux troupes françaises. Les meilleurs éléments des troupes tchadiennes se trouvent donc bien loin de leur base… une opportunité que pourrait saisir Timan Erdimi et ses alliés. Une seule inconnue dans cette équation complexe : le rôle de la France. En 2008, les troupes françaises étaient venues sauver le "soldat" Idriss Déby à N'Djamena… le feront elles en 2013 ?

    Christophe RIGAUD - Afrikarabia

  • L'Alliance pour le Changement et la Démocratie a, dans communiqué signé de son Secrétaire Général que la Gazette a eu une copie, adressé à "ses félicitations aux forces combattantes de la liberté centrafricaines et à travers elles au Peuple Centrafricain pour leur victoire éclatante sur les forces de la dictature obscurantiste et prédatrice de Bozizé, œuvre de Idriss Deby". 

    Pour l'ANCD "cette victoire est celle de tous les peuples africains en lutte pour la liberté, la justice, la démocratie, la paix et un avenir meilleur pour tous, une matière à réflexion pour toutes les dictatures africaines".

    L'ANCD est une coalition rebelle tchadienne dirigée par le Général Mahamat Nouri, accusée par Josué Binoua d'apporter concours à la SELEKA début janvier.

    "L’ANCD exhorte les frères centrafricains à récuser toute immixtion du despote Idriss Deby en RCA et, collaborer activement avec l’opposition démocratique pour édifier une vraie démocratie pluraliste en Centrafrique", poursuite le communiqué.

    Il faut rappeler que François Bozizé, amener au pouvoir par Idriss Deby contre les institutions démocratiques de la RCA, veut changer la Constitution ( Comme Deby l'a fait avant) pour se représenter indéfiniment aux élections présidentielle. Un scrutin contesté par l'opposition démocratique s'est déroulé en 2011 et où Bozizé et son parti ont raflé la mise grâce à un bourrage des urnes.

    "L’A N C D souhaite également que le Peuple frère centrafricain retrouve la paix définitive, la stabilité pour amorcer son développement dans la concorde nationale et contribuer aux efforts en vue d’une paix durable dans notre sous-région et toute l’Afrique", conclut le texte.

     

    Le communiqué en version PDF

  • Après Paris en février 2013 et Strasbourg en mars 2013 La représentation pour la France et l'Europe du Parti pour les libertés et le développement (PLD) du Tchad Commémore à Bordeaux le 12 avril 2013 La 5ème année de la disparition de son Secrétaire général, Ibni Oumar Mahamat Saleh Arrêté  le 3 février 2008 par des éléments des forces de défense et de sécurité tchadienne.

     

     Les faits 

    Du 28 janvier 2008 au 8 février 2008, le Tchad du Président Idriss Déby Itno connaît une tentative de renversement.

    Au cours de ces évènements, le 3 février 2008, « l'armée nationale tchadienne dans une action concertée et organisée, réalisée sur ordre de la hiérarchie militaire ou des instances supérieures de l'État tchadien » (Rapport de la Commission d'enquête du 05/08/2008) arrêtent des chefs de partis de l'opposition dont Ibni Oumar Mahamat Saleh.

    Courant février 2008, la communauté française et internationale des mathématiciens, ainsi que des élus nationaux français (Jean-Pierre Sueur et Gaëtan Gorce) interpellent les autorités françaises dont le Président Nicolas Sarkozy afin que lumière soit faite sur la disparition du Secrétaire général du PLD.

    Silent enim leges inter arma (quand la guerre prend la parole, la loi doit se taire)

    Le Tchad d'Idriss Déby Itno a intégré, à l'instar de Cicéron, que pour perpétuer son pouvoir, il fallait entretenir un climat de guerre, tant en interne qu'en externe, afin de ne pas avoir de compte à rendre sur les violations des Droits de l'Homme commises par son régime.

    Dès lors, si l’intervention tchadienne semble être nécessaire pour la réussite de l’ « Opération Serval » au Nord-Mali, elle s'inscrit surtout dans cette volonté constante de s'absoudre de ses responsabilités.

    Nous voulons connaître la vérité tout entière, et que justice soit faite

    La famille, le Parti pour les Libertés et le Développement ainsi que de nombreux amis de par le monde souhaitent connaître la vérité concernant le sort d'Ibni Oumar Mahamat Saleh, mathématicien, ancien ministre, homme politique tchadien enlevé à son domicile et dont on est toujours sans nouvelles.

    A cet effet, une rencontre publique sera organisée vendredi 12 avril 2013 de 18h30 à 21h30, au cours de laquelle Guy Labertit évoquera son livre « Ibni : Une vie politique assassinée au Tchad », une discussion s'ensuivra avec la participation d'élus et de représentants de la société civile, elle se clôturera par un pot de l'amitié.

     

    Lieu de la rencontre :

    COS, Villa Pia, 52 rue des treuils – Bordeaux Saint Gènes

    Contact :

    Madame Khadidja Sahoulba

    Représentante du PLD pour la France et l'Europe

    (+33) 6 42 21 39 74

    contact@sahoulbakhadidja.com

  • Il faut que le hasard renverse la fourmi pour qu'elle découvre le ciel.

    Rappelons que le 10 janvier 2013 , après une offensive des combattants islamistes , oups les narcotrafiquants vers le nord Mali , avec capture de la ville Dekonna , le Mali appelle au secours la France. Le 11 janvier 2013 la France fait intervenir ses hélicoptères pour stopper l'avancée des djihadistes et c'est ainsi que l'opération Serval verra le jour . Dans la foulée le dictateur tchadien Idriss Deby propose son service comme il le disait "ne pas laisser la France seule face aux djihadistes" , ça nous rappelle l'autre dictateur Bozizé qui a fait appel à ses cousins français .

     

    Profitant de la situation et cherchant à se légitimer aux yeux de la gauche française, Deby envoi 2000 hommes pour d'abord ne pas laisser la France seule face aux djihadistes, combattre les islamistes et pacifier le Mali. Nous disons bien 2000 hommes , oui , n'oublions pas que notre Bob Denard a envoyé ses "guerriers" au Togo , aux deux Congo en Libye pour sauver le roi des rois africains et dernièrement en Centrafrique pour sauver le soldat Bozizé , justement Deby est habitué soit pour des raisons mercantiles ou solidaire avec un dictateur .

    Démunis, les tchadiens n'ont que leurs yeux pour pleurer , oui puisque l'opposition politique qui est sensée dénoncer , coopère avec le dictateur.  Ces leaders politiques de l'opposition intérieur pensent que Deby est un surhomme et il est au dessus des tchadiens. Nous pouvons dire que l'opposition politique a capitulé , cautionne et roule pour le dictateur Deby. Ces même  chefs de l'opposition politique cherchent à légitimer l'engagement opportuniste  de Deby , en allant sur place au Mali et demander aux maliens pourquoi ne se rendent-ils pas au nord ,faire la guerre et sauver leur pays? 

    Les tchadiens sont-ils malien plus que les maliens?

    Pourquoi cette arrogance  et d'ailleurs qui a demandé quelque choses aux tchadiens , par exemple aller faire la guerre.

     

    Le Tchad pays pauvre et très endetté (PPTE) avec un indice de développement humain le plus médiocre de la région. la corruption transversale  touche tous les secteurs et à tous les niveaux.  injustice sociale , le favoritisme , impunité , le mépris , une justice sélective ,le pays entier est privatisé au profit du clan de Deby. De la douane , à la cimenterie , de la société sucrière, aux entreprises de construction immobilière.  De l'import export , aux directions des banques, des instituts de formation, aux bourses des études . De vendeur de charbon de bois, au laboureur de champ , même pour le fond soi-disant de la jeunesse il faut toujours le confier à un membre du clan , pourquoi pas aussi à la police il faudra un membre de clan pour assainir et mettre de l'ordre.  Le comble du ridicule Deby et son clan créent le désordre partout jusqu'à l'appropriation des biens de l'Etat et des citoyens inoffensifs. N'a-t-il pas dit y'a quelques années "je vous ai protégé jusqu'aujourd'hui, c'est fini le kermesse du désordre est terminé" ?

    Deby nomme des cadres de l'administration au poste de responsabilité, comme contrôleur de police et revenir les désavouer , une manœuvre de les humilier et trouver de bouc-émissaire aux forfaitures causées par lui et son clan. Comme par hasard du Cobra au Conapol c'est toujours les membres du clan qui sont appelés à mettre de l'ordre à leur désordre.  Du lieutenant, aux généraux des 1ére , 2ém et 3ém force  sont des clans large et restreint de Deby , tout est verrouillé jusqu'au mode d'accession à la création d'entreprise . Quelques compatriotes pour investir doivent passer par les ailés du clan  qui dictent la conduite à suivre , soit qu'ils s'associent au projet , soit qu'ils imposent un pourcentage , ou tout simplement la demande est refusée .

    A l'allure où vont les choses Nous pouvons dire que la situation est grave au Tchad , car en ayant l'économie , les réseaux d'influences , le lobbying et les officiers supérieurs Deby et son clan ont tissé le toile d'araignée sur tout l'étendu du territoire . Et ce possible qu' en 2016  ils peuvent placer une marionnette à la présidence, et à eux le vrai pouvoir . ça ressemble déjà à des régimes existant en Afrique , un régime des généraux et des hommes d'influences.

    Nous devons réagir et vite car la situation est explosive et cela nécessite du courage et de la détermination , comment allons nous supporter le poids de la dette publique intergénérationnel et  pourquoi accepter les affres du système?

    Ne dit-on pas que les sociétés africaines sont respectueuses des élites traditionnelles, qui , bien souvent, captent à leur profit toute volonté de changement ou de remise en question des structures existantes , étouffent et bloquent  toute initiative tendant à faire bouger les lignes. N'est-il pas temps que cette génération consciente doit sortir de sentier battu et faire son propre chemin ?

    Pour commencer nous devrons d'abord sortir de ce multipartisme et de cette configuration des politico-militaires créent sur un socle ethnico-tribal  et créons une structure à visage national et rassembleur.

    Ceci nous amène à dire que la présence des terroristes en Afrique n'est pas un fait nouveau, déjà le MDJT du feu Togoimi a arrêté le responsable du GSPC Abdel razak elpara et ses fidèles , gardés un temps dans les grottes du Tibesti et livrés aux algériens pour être jugés. 

    Nous pensons que le Tchad a d'autre priorité , l'essor socio-économique , la bonne gouvernance, la non confiscation du pouvoir. Le reste c'est de la propagande du régime , certes l'engagement de Deby divise les tchadiens , mais qu'ils sachent que ce n'est pas la première fois  que les soldats tchadiens sont engagés dans des théâtres des opérations , sans tambour ni trompète, sans cercueil ni décoration à titre posthumes , pourquoi maintenant?

    Quelle valeur défendons-nous  en prenant comme trophée les cadavres humains ?

    En effet comme le poids de la dette ,la relève payera aussi le poids de la bêtise et de la médiocrité politique , déjà elle a commencé à payer .

    Y'a-t-il pas eu des tchadiens lynchés en Centrafrique?

    Des tchadiens arrêtés en février 2013 à Brazzaville,  cause coupeur de route?

    Au Nigeria leurs villages rasés , cause accusés d'être de Boko Haram?

    En Libye des milliers croupissent dans des prisons , cause pour mercenariat? etc.…

     

    Le but de l'engagement au Mali est justement de redonner blason au dictateur Deby, autrement  dit de pérenniser son pouvoir  clanique et oligarchique qui priment sur l'intérêt général.

     

     

    Nous apprécions l'intervention française au Mali  , elle a fait preuve d'une solidarité exemplaire , mais bien hypocrite , puisque la France reste froide et insensible devant la catastrophe beaucoup plus dévastatrice qui sévit au Tchad depuis presque 23 ans  .

    Si l'esprit de l'intervention française et manichéenne et s'il s'agit de défendre les droits humains fondamentaux , pourquoi ne pas combattre toutes les formes du terrorisme y compris le terrorisme d'Etat?

    Force et de constater que ce terrorisme existe bel et bien , terrorisme nationale d'Etat ou de gouvernement ou sous la forme de terrorisme international d'Etat . La finalité du terrorisme nationale est de paralyser de tuer , d'intimider , de violer , , des assassinats politiques comme le cas , de maitre Béhidi , Bichara Digui , Ibni Oumar Mahamat Saleh etc.…. assassinat des masses, exemple : de gninguelim ( Abéché), en 1998 déportation, assassinat et empoisonnement des puits dans le Tibesti, le 13 octobre 1991 persécution et assassinat des Hadjaray etc...Comme forme de terrorisme international  l'envoi de nos soldats en Libye pour aider le dictateur libyen à massacrer son peuple " maison par maison " avenue par avenue " ruelle par ruelle"

     

    Nous disons que Deby n'est pas la personne adaptée pour faire un travail de telle noblesse et telle hauteur, il traine des casseroles, quelle différence  y'a-t-il entre le djihadistes abou Houreira arrêté à Kidal ,lui qui coupe les mains de ses victimes et un dictateur qui coupe les têtes de ses adversaires?

     

    Cette alliance à "contre-nature" découle de la formule de deux poids deux mesures , on ne peut prétendre lutter pour des droits humains fondamentaux  et en même temps accepter de s'allier avec des régimes tyranniques qui dirigent leur pays par une main de fer ,  modifiant la constitution et en restant président  à vie . Le mépris , l'indignation , l'injustice sociale créent la frustration les révoltes et les victimes seront des proies faciles pour l'intégrisme religieux.

    Notre crainte  viendra après la guerre du Mali , requinqué le dictateur Deby pensera qu'il a réglé ses dus avec la France , donc il aura les mains libres , un chèque en blanc. La rhétorique "  Ceux qui ne collaborent pas avec nous sont du coté des terroristes" c'est de quoi nous avons peur car Deby et son clan profiteront de cette alliance avec la France a étouffer toute personne susceptible de contester leur  pouvoir à vie.

     Les effets collatéraux de cette guerre a commencé au Mali des innocents sans défense , arrêtés  , torturés et tués pas sur ce qu'ils ont fait , mais de ce qu'ils sont disait l'autre.

    Constant et fidèle à nos engagements la lutte continue , le peuple vaincra.

    " Ta liberté naitra de ton courage"

    " Lève les yeux l'avenir est à toi"

    Fait à Paris le 13 Mars 2013.

    Abakar Assileck Halata acteur politique.

  • Pendant que l’armée tchadienne donne la chasse aux Islamistes d’Ansardine et  d' Aqmi  dans les montagnes de l’Adrar des Ifoghas, aux confins du Niger et du Mali, au nom de la Liberté et de la Justice, le gouvernement qui envoie cette armée bafoue ces mêmes principes dans son propre pays. S’il faut soutenir le contingent tchadien dirigé par le Général MÉÏRI, unique force africaine non  membre de la  Mission  Internationale d’Aide au Mali ( MISMA ) déployée pour l’instant au Mali, son action ne saurait masquer au regard de la communauté internationale une autre, commise à l’intérieur du Tchad, qui dévoie les principes sus-évoqués. 

     

    Le gouvernement du Tchad a déposé sur le bureau de l’Assemblée nationale, le  9 janvier 2013, un projet de révision constitutionnelle dont l’objet principal était la suppression du minimum de garantie requise à la crédibilité de tout système judiciaire moderne: l’inamovibilité, et l’indépendance des Juges du Siège. 

     

    Ceux-ci seront désormais nommés et placés sous la tutelle du ministre tchadien de la Justice,  l’Exécutif. De manière accessoire, la révision constitutionnelle porte sur les incompatibilités de la fonction de Chef de l’État. Après avoir organisé de manière constitutionnelle la perpétuité de la magistrature suprême en supprimant de la constitution la limitation des mandats présidentiels en 2004, un nouvel article de la Constitution tchadienne viendra parapher cet édifice qui institutionnalise la tyrannie en renvoyant de manière définitive les citoyens de ce pays au temps du parti unique : le président aura désormais la faculté de présider également le parti au pouvoir le « Mouvement Patriotique du Salut ».

     

    Le propos n’est pas de prétendre que la justice tchadienne était mieux administrée avant et que cette réforme constitutionnelle la dégraderait. Il est de montrer que nous avons affaire à un des plus iniques  systèmes judiciaires de la planète et que lorsque le glaive de la justice sera remis entièrement entre les mains de celui qui condamne et exécute, elle deviendra  plus tyrannique pour le citoyen tchadien.

    Cette Justice connaît et a à connaître de nombreux cas de prisonniers politiques. Le lugubre chapelet des arrestations  à caractère politique ou détentions dites de droit commun qui déguisent des motifs politiques, est long. Amnesty International dénonçait déjà l’efficacité de cet appareil sensé rendre la Justice, mais qui opprime. Dans son rapport de 2012 cette organisation non gouvernementale a condamné l’utilisation du système judiciaire pour le harcèlement des journalistes, des syndicalistes, des opposants politiques et autres membres de la société civile tchadienne. Les adversaires politiques du Président Déby Itno ne sont pas en reste. La tyrannie de la Justice tchadienne s’abat aussi sur ses alliés d’hier, tombés en disgrâce ou devenus gênants,  accusés de « détournement de fonds publics ».

    Le cas le plus saillant est celui de Mahamat Zen Bada ancien Maire de la capitale, Ndjamena, traîné sur les bancs de Justice sur une civière, à moitié mourant, ses bras piqués de perfusions intraveineuses. Son état de santé, ou l’impossibilité d’application d’une peine compte tenu de cette circonstance, n’ont pas particulièrement ému ses inquisiteurs, qui l’ont condamné à 5 années de travaux forcés il y a un mois. La mairie de Ndjamena apparaissait d’ailleurs sous le coup d’une malédiction, puisque son successeur Djimet Ibet a lui aussi arrêté en novembre 2012 pour « tentative de corruption ». La série noire s’arrêtera peut-être, puisque la sœur du Président a été promue par la suite première magistrate de la capitale par intérim, en remplacement des corrompus.

    Cette justice sensée protéger les plus faibles  est surtout encline à signer des permis de  piller ou de tuer aux  plus forts.  L’arrestation par des forces gouvernementales armées puis la disparition du principal porte parole de l’opposition démocratique et non armée tchadienne Ibni Oumar Mahamat Saleh, n’a été suivie d’aucune enquête sérieuse de cette Institution moribonde.

    La disparition et la probable mort de cet homme de paix,  par ailleurs universitaire reconnu par ses pairs, pour qui la société française de Mathématiques a d’ailleurs créé un prix,  resteront impunis ; parce qu’on ne peut feindre l’État de Droit, lorsque les fait parlent d’eux mêmes.

    Ainsi, la guerre menée au Mali au nom de la Liberté et la participation active du Tchad, principal allié militaire de la France, pourrait masquer au regard de la communauté internationale l’organisation d’un affligeant déni de Justice et de Liberté dans un pays de  plus de 10 millions d’habitants dont 7 millions ont moins de 25 ans.

    Comment expliquer à cette jeunesse que son armée mène une guerre au nom d’une Liberté qu’on lui refuse ? Comment demain chasser les démons moyenâgeux de l’islamisme qui prêchent à cette même jeunesse la haine des principes de droit modernes, de Justice, alors qu’on accepte peut être, sans le savoir d’aider au dévoiement de principes immuables ?

     

     

    ABDELKERIM YACOUB KOUNDOUGOUMI

    Activiste Politique Tchadien,

    membre de l' opposition tchadienne,

    Chargé de la diplomatie au Conseil National pour le Changement et la démocratie au Tchad ( CNCD ) www.cncd-tchad.com

  • Flattés par les flagorneries des certains milieux des services spéciaux et une certaine presse française, les hommes de Idriss Deby ont voulu paraître les meilleurs supplétifs de l’armée française. Ils ont payé le prix de leur bêtise, des centaines de morts, de disparus et de blessés en un seul combat.

    Pour se racheter auprès des Français ses mésaventures aux côtés du «ROI des rois africains» (Feu Mouammar Kadhafi) et obtenir de l’argent de l’Occident , Idriss Deby , ce mercenaire né , a précipité sans la moindre précaution des jeunes soldats tchadiens dans une guerre qui n’est pas la leur et sur un terrain inconnu où les autres africains ,y compris les Maliens, refusent de s’aventurer.

    Flattés par les flagorneries des certains milieux des services spéciaux et une certaine presse française, les hommes de Idriss Deby ont voulu paraître les meilleurs supplétifs de l’armée française. Ils ont payé le prix de leur bêtise, des centaines de morts, de disparus et de blessés en un seul combat. «En matière de guerre, une faute grave est comme une erreur politique, elle ne se corrige pas mais se paie au prix élevé».

    Face à la situation nouvelle créée par la mort des centaines de membres de son propre clan, Idriss Deby est confronté à un dilemme après le premier choc de ses troupes avec les djihadistes:

    1. Soit rappeler ses hommes du Mali, tête baissée,
    2. Soit persister dans son attitude, la bêtise, au risque de perdre le soutien des siens ainsi que de la réaction des tous les Tchadiens endeuillés.

    La direction d’un Mouvement de l’opposition tchadienne disait il y a sept mois, le 22 Juillet 2012, ceci: «…qu’on envoie les hommes de Idriss Deby au nord malien, nous parions qu’ils reviendront au Tchad talons aux fesses».

    L’échec de l’armée dite tchadienne était donc déjà prévisible en raison de la méconnaissance des réalités maliennes et de la configuration du terrain par le régime de Ndjamena.

    Dans tous les cas, les hommes d'Idriss Deby qui savent désormais que la guerre n’est pas de la parade ne pourront plus continuer seuls cette guerre du Mali, cette guerre que les Ouest-africains tentent d’éviter ou s’y refusent.

    Et la France pourra-t-elle continuer à soutenir une armée malienne dont le seul courage s’exerce, avec une brutalité inouïe qui frôle la barbarie des temps anciens, sur les enfants, les femmes, les vieillards et les hommes sans arme dont le seul crime est d’être Arabe ou Touareg?

     

    Le 26 Février 2013

    Mahamat Hassaballah

     

  • Dans sa cours spacieuse et bien fleurie, Kebzabo Saleh, président de l’Union nationale pour le développement et le renouveau (UNDR) et chef de file de l’opposition tchadienne, se laisse découvrir et parle, sans gant, ni tabou, de la gouvernance du Tchad, faite par le Président Idriss Deby et « son clan ». Dans cet entretien réalisé, le 17 février 2013 à N’Djamena, au rythme de cri de perroquets et autres chants d’oiseaux de son domaine, M. Saleh dit, avec preuves à l’appui, que son pays n’a pas d’avenir avec l’actuel président, dont il juge la gestion scabreuse et opaque, le tout, sur fond d’improvisation et d’actions qui s’annulent.

    Sidwaya (S.) : Comment se porte le chef de file de l’opposition tchadienne ?

    Kebzabo Saleh (K. S.) : Comment je vais, moi-même, ou comment se porte l’opposition tchadienne ? (rires). Je vais bien. L’Union nationale pour le développement et le renouveau (UNDR), dont je suis le président, a une vingtaine d’années. Nous avons dix députés à l’Assemblée nationale. Ce qui nous permet d’avoir un groupe parlementaire. D’autres députés se sont aussi joints à nous. Nous avons un groupe de 18 députés et constituons la deuxième force politique après le Mouvement patriotique du Salut (MPS), parti au pouvoir. Je suis également coordonnateur adjoint de la Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution (CPDC). La seule coordination de l’opposition qui mène la lutte, depuis huit ans. Cette structure était dirigée par notre camarade, Ibni Oumar Mahamat Saleh, qui a été enlevé, le 3 février 2008. De façon symbolique, nous avons laissé le poste de secrétaire général jusqu’à ce que la lumière soit faite sur sa disparition. Je suis, selon la loi de 2009, le chef de file de l’opposition.

    S. : Kebzabo Saleh, un chef de file de l’opposition adulé ?

    K. S. : Ce titre n’agrée pas tellement le régime ! La preuve, jusqu’ici, il n’y a pas de décret d’application de cette loi. Cela veut dire que le Président Idriss Deby Itno ne s’accommode pas de l’opposition qui est structurée. Pourtant, c’est lui qui a promulgué la loi votée par le parlement. A l’hémicycle, l’opposition regroupe 32 députés. Il y a deux groupes de l’opposition. Nous essayons, ensemble, de tenir la dragée haute à l’Assemblée nationale, parce que nous sommes 188. Nous sommes là, nous faisons le débat, mais dès que nous arrivons aux votes, nous sommes battus.

    S. : Dans quel état l’opposition tchadienne se trouve-t-elle de nos jours ?

    K. S. : Un fait dont on n’avait pas l’habitude commence à venir. Aux dernières élections législatives, de même qu’aux municipales, nous avons fait l’effort d’avoir quelques listes communes. Nous réfléchissons déjà pour les prochaines élections, municipales, législatives et présidentielle (2014, 2015 et 2016). Notre souhait, c’est que l’opposition trouve le moyen d’avoir une unité d’action dans tout ce qu’elle mène. Nous essayons de structurer tout cela dans un environnement politique qui n’est pas favorable. Le Tchad est un pays qui a l’apparence démocratique, mais c’est un régime militaire qui ne dit pas son nom. Le président a juste troqué sa vareuse contre un boubou civile. Cela a des conséquences sur la vie politique. Idriss Deby Itno, si les gens l’avaient oublié, il le leur a rappelé tout dernièrement quand il s’est habillé en général, pour aller saluer les troupes au Mali (rires). Vous voyez bien que le reflexe demeure toujours, y compris en politique.

     

     

    Au Tchad, nous avions signé un accord politique, dit accord politique du 13 août 2007, qui avalisait tous les problèmes et avait pour objectif de nous amener aux élections suivantes, c’est-à-dire celle qui ont eu lieu en 2011 et 2012, dans la transparence. L’échec a été total. Pourquoi ne parvenons-nous pas à organiser des élections transparentes ? Il confisque le pouvoir pour différentes raisons. Il a des comptes à rendre. Tant qu’il est au pouvoir, il est tranquille. Ainsi, tout est contrôlé par le président, l’administration, l’armée, etc. Pour avoir un poste, il faut montrer patte blanche au système en place.   

     

    S. : Quelles sont les difficultés auxquelles l’opposition tchadienne fait face ?

    K. S. : Pour être précis, au Tchad, nous avions signé un accord politique, dit accord politique du 13 août 2007, qui avalisait tous les problèmes et avait pour objectif de nous amener aux élections suivantes, c’est-à-dire celle qui ont eu lieu en 2011 et 2012, dans la transparence. L’échec a été total. Pourquoi ne parvenons-nous pas à organiser des élections transparentes ? Il confisque le pouvoir pour différentes raisons. Il a des comptes à rendre. Tant qu’il est au pouvoir, il est tranquille. Ainsi, tout est contrôlé par le président, l’administration, l’armée, etc. Pour avoir un poste, il faut montrer patte blanche au système en place. Si seulement ça se limitait là, on pouvait espérer, mais ils vont jusqu’à soumettre l’opposition. Parce que, nous ne pouvons pas entreprendre une action quelconque sans avoir de heurts, avec des proches du pouvoir. Ils croient qu’ils doivent nous empêcher de jouir de notre plénitude démocratique. Les libertés sont donc restreintes. Le Tchad est, de nos jours, le seul pays au monde où les manifestations pacifiques sont interdites. Les difficultés font donc qu’il y a la désertion dans les rangs de l’opposition. Mais nous tenons le coup.

    S. : Dans certains pays, le chef de file de l’opposition a du mal à se faire reconnaître par tous les opposants. Est-ce le cas au Tchad ?

    K. S. : (Hésitations…) Jusqu’à présent, je n’ai pas enregistré une voix qui s’est élevée pour contester mon autorité. Même si cela arrivait, je le trouverai tout à fait normal. Si on prétend incarner l’opposition sans qu’il y ait une opposition ou aucune contestation que ce soit, cela veut dire que nous aurions agi comme les gens du pouvoir qui ne veulent pas sentir d’opposition autour d’eux. Je crois même que c’est enrichissant qu’il y ait une opposition plurielle, mais qu’on aille au moins dans la même direction. Qu’il n’y ait pas de gens manipulés par le pouvoir qui se disent de l’opposition. Cela est important et la loi précise, au Tchad, de se déclarer de l’opposition et d’y rester. Si vous voulez quitter, vous faites une déclaration publique que vous déposez au ministère de l’Administration territoriale. Je pense que cela est utile, parce que, dans nos pays, cette démarcation n’est pas toujours très nette. Je ne prétends pas que je suis l’unificateur de l’opposition, mais je constate que les querelles n’existent pas ou, qu’elles ne s’expriment pas de façon publique.

     

     

    La démocratie tchadienne est balbutiante. C’est un système qui se réclame de la démocratie pour faire bien, parce que c’est l’air du temps. Sinon, réellement, il n’y a pas de démocratie au Tchad. Pour moi, la démocratie, c’est la liberté. La liberté de choisir son camp politique, la liberté de faire ce qu’on veut faire, la liberté de contester, la liberté d’aller et de venir. C’est fondamentalement cela la démocratie. Et au Tchad, c’est tout le contraire. Par exemple, quoiqu’on fasse pour les élections, elles ne sont jamais transparentes au Tchad.

     

    S. : Selon vous, peut-on parler de démocratie au Tchad ?

    K. S. : (rire aux éclats). Je pense que la démocratie tchadienne est balbutiante. C’est un système qui se réclame de la démocratie pour faire bien, parce que c’est l’air du temps. Sinon, réellement, il n’y a pas de démocratie au Tchad. Pour moi, la démocratie, c’est la liberté. La liberté de choisir son camp politique, la liberté de faire ce qu’on veut faire, la liberté de contester, la liberté d’aller et de venir. C’est fondamentalement cela la démocratie. Et au Tchad, c’est tout le contraire. Par exemple, quoiqu’on fasse pour les élections, elles ne sont jamais transparentes au Tchad.

    S. : N’est-ce pas de la faute à l’opposition ?

    K. S. : Pas forcément. Cela, parce que l’armature politique du pouvoir veille. Si vous ajoutez tous les organes judiciaires qui gèrent les élections, la Conseil constitutionnel et la Cour suprême qui, eux-mêmes, sont composés de membres du pouvoir, vous voyez que les jeux sont faits d’avance. Un exemple. Dans ma circonscription électorale, nous avions gagné les législatives avec 54% des voix. Nous avions enlevé, incontestablement, les trois sièges. Mais, à la proclamation des résultats par le Conseil constitutionnel, ils nous ont retiré un siège, en nous ramenant à 48%, annulant des bureaux de vote pour donner un siège au parti au pouvoir.

    S. : Avez-vous porté plainte ?

    K.S. : Vous rigolez… Porter plainte où ? C’est le dernier recours. Il n’y avait donc rien à faire. C’est un exemple que je vous donne pour dire que tout le système est gangréné par le parti au pouvoir. Je continue ma démonstration. Dans tous les pays, on dit qu’il y a quatre pouvoirs. L’exécutif, le législatif, le judiciaire et la presse. Mais, au Tchad, le pouvoir exécutif est seul. Il a soumis le pouvoir législatif, car, parmi les 188 députés que compte l’Assemblée nationale, au moins 150 se réclament de la majorité présidentielle. Il n’y a même pas de débats très intéressants à l’hémicycle, avec un président de l’Assemblée nationale qui confond l’exécutif et le législatif. Il pense que le législatif est au dessous de l’exécutif. Quant-au pouvoir judiciaire, il est malade. Le statut des magistrats a été modifié. Ce qui fait qu’aujourd’hui, on ne passe plus par le Conseil supérieur de la magistrature pour sanctionner un magistrat. Le ministre de la Justice peut le faire. Et dans la modification de la Constitution qu’on a faite, ces jours-ci, il n’y a plus d’inamovibilité du juge. Dans un système comme le nôtre, si le juge peut être amovible à souhait, il n’y a plus de pouvoir judiciaire.

    S. : Mais qu’avez-vous fait pour changer les choses ?

    K. S. : Nous avons démontré que c’étaient des erreurs et que politiquement, cela ne devait pas se faire. C’est tout comme quand ils ont modifié la Constitution pour permettre au Président de la République, initialement, de diriger un parti politique. Mais, ils ont vu que c’était trop fort. Ils ont réajusté pour dire que le Président de la République peut militer dans un parti politique ou une association de son choix. Mais là aussi, nous leur avons dit que c’était une erreur politique. Mais, ils ont voté.

    S. : La lutte contre la corruption fait l’actualité au Tchad. Est-ce une réalité ?

    K. S. : C’est un discours qui ne nous convainc pas, parce qu’il n’y a aucun acte qui l’appuie. On arrête toujours les gens, même des ministres, de façon spectaculaire. Mais après, ça fait putsch (rires). Il n’y a pas de suite. On les libère. Ils ne vont même pas devant le juge. Jusqu’à preuve du contraire, il ne nous est pas encore revenu que telle ou telle personne a été condamnée pour fait de corruption, de détournement, fraude ou pour quoi que ce soit.

    S. : Peut-être que la corruption n’est pas très préoccupante au Tchad ?

    K. S. : La corruption est même visible au Tchad. Quand tu as un enrichissement sans cause, c’est bien parce qu’il y a eu de la corruption ou un détournement. Vous pouvez voir, à N’Djamena, des quartiers qui ressemblent à des cités américaines ! Tout cela, pour des gens qui ont, parfois, moins de cinq ans de service. Un sac de ciment de 50 kilogrammes coûte entre 11 000 et 12 000 FCFA. Faites les comptes pour voir combien de sac une villa consomme et comment un haut fonctionnaire, un directeur général ou même un ministre, peut-il, en moins de cinq ans de travail, construire un bâtiment de un à deux étages. Pourtant, c’est courant au Tchad.

    S. : Vous pouvez changer quoi si vous étiez ou deveniez président ?

    K.S. : (Rires aux éclats…) Je crois que toute personne de bon sens qui prétend accéder à la magistrature suprême a une vision pour son pays. Notre vision est totalement différente de celle de Deby.
    Dans tous les domaines, parce qu’aujourd’hui, nous sommes dans un pays qui se veut être un Etat, mais que nous avons qualifié d’Etat informel. L’Etat tchadien est devenu un Etat informel. Nous avons des lois, mais les gens circulent et agissent à côté de la loi. Nous avons des institutions qui sont foulées au pied. Le Tchad a une armée truffée de plus de 500 généraux, nommés à la pelle et à la hâte par le Président Deby, qui va se réveiller comme il l’a fait, il y a quelques jours, pour dégommer des ministres (rires moqueurs) et leur enlever leurs grades de généraux. C’est comme cela que nous avons appris que ces messieurs étaient des civils comme vous et moi, mais qui ont des grades de généraux, alors qu’ils n’ont jamais mis les pieds dans l’armée. L’armée tchadienne est donc devenue un fourre-tout, qui permet au prince de distribuer ses prébendes. Ces généraux, même s’il les met à la retraite anticipée, sont déjà casés. Chose curieuse, dans la troupe qui est allée au Mali, l’adjoint du chef est un jeune général de 25 ans, fils du Président Deby. Ainsi, tous les enfants du clan, sont des colonels ou des généraux. C’est cela l’armée tchadienne. Même sauce pour la police.

    S. : Justement, l’on assiste à la suspension de la police tchadienne ces temps-ci !

    K. S. : C’est une honte pour l’Etat ! Des institutions comme la police ne peuvent pas être suspendues pour quelle que raison que ce soit. Or, depuis deux semaines, nous vivons sans police à N’Djamena. Et curieusement, la population dit qu’on n’a jamais connu autant de sécurité, que sans la police. Le Président a suspendu la police pour contrôler les grades. Mais qui donne les grades ? C’est Idriss Deby. Les contrôleurs généraux de police, équivalents de généraux d’armée, on les dénombre à la pelle. C’est le Président qui leur a octroyé les grades, puisque c’est par décret qu’elles sont données. C’est donc lui qui est responsable de tout ce qui arrive, mais il ne veut pas s’assumer. Un pays comme le Tchad devait être développé, dix fois plus que ce que l’on voit actuellement.

    S. : Mais ceux qui connaissent le Tchad disent qu’il y a eu une évolution extraordinaire. Pensez-vous que rien n’a été fait ?

    K. S. : Il y a un niveau de développement que vous êtes obligés d’atteindre, même si vous ne voulez pas. Cela vous ait imposé, parce que vous êtes entourés par des pays, vous traitez avec des organisations, qui ne sont pas là pour avaliser ce que vous faites. Le Président Deby s’est réveillé, il y a seulement cinq ans, pour agir ainsi, parce qu’il s’est rendu compte que le pays est en retard. Il s’est mis donc à dire qu’il va développer le pays. Nous disons que cela n’est pas le développement. Ce n’est pas la peine de développer un quartier de N’Djamena pour ceux qui arrivent par avion et qui descendent voir que les rues sont belles, goudronnées et électrifiées. Alors que cela fait trois à quatre jours que je n’ai pas d’électricité chez moi.
    Il y a même des quartiers de N’Djamena où on puise l’eau dans des puits pour boire, parce qu’il n’y a pas d’adduction... Le schéma actuel est celui du développement improvisé. Le Président Deby n’a aucun plan de développement. C’est lui-même qui conçoit tout et donne des ordres. Et on agit. C’est ce que j’appelle des actions qui se neutralisent parfois. Quand ce n’est pas planifié, forcément ça se neutralise et ce n’est pas bien fait. Quand c’est improvisé par le Président, les ministères techniques ne sont pas consultés. Ils sont mis devant le fait accompli et font ce qu’ils peuvent.

    S. : Un mot sur la gestion de la manne pétrolière. Comment la trouvez-vous ?

    K. S. : Nous avons affaire à une gestion scabreuse et plus qu’opaque. Quand je dis que le Tchad est un non-Etat, je prends l’exemple du budget général de l’Etat, qui est apparemment bien confectionné. Il arrive à l’Assemblée nationale, non pas à l’ouverture de la session, le 4 octobre de l’année, comme l’exige la loi, mais vers fin novembre, début décembre. La commission a à peine eu le temps de travailler là-dessus qu’on convoque une plénière pour l’adopter. Et les choses se passent en une matinée. Tout un budget de l’Etat, il n’y a pas de débat.
    On refuse qu’il y ait un débat tout simplement parce que le budget tchadien est une fiction. Il ne correspond à aucune réalité. Depuis quatre ans, personne ne regarde les ressources pétrolières tchadiennes. Le Président en dispose et en fait ce qu’il veut. Ce qui fait que la direction générale des grands travaux qu’il a créée, à dessein, à la Présidence, est dirigée par un de ses enfants. Le trésorier payeur général est un beau-fils du Président.

    S. : Il revient que vous avez exigé un débat à l’Assemblée nationale avant l’envoi de militaires tchadiens au Mali. Pourquoi ?

    K. S. : Nous nous sommes exprimés sur l’envoi des troupes au Mali, parce que nous pensions que ce qui arrive au Mali peut arriver au Tchad. Mais nous pensions qu’il fallait qu’on en parle au plan national. D’ailleurs, ce qui arrive au Mali risque d’arriver au Tchad.
    C’est un pays sahélien, comme nous. Nous avons les mêmes situations géographiques, sociologiques, etc. C’est pour cela que nous avons soutenu l’envoi des troupes au Mali. Pour nous, aller contenir les terroristes au Mali, c’est les éloigner du Tchad. Les éliminer au Mali, c’est assurer la sécurité du Tchad. Nous rappelons que le Tchad est un pays du champ, un pays du front et qu’à 100 kilomètres de nous, au Nigeria, il y a Boko Haram. Nous connaissons des gens à N’Djamena qui sont adeptes de Boko Haram. Le danger nous guète tous.

    S. : Ne serait-ce pas l’urgence qui a peut-être amené le Président à vouloir déployer la force militaire avant de consulter l’Assemblée ?

    K. S. : Peut-être qu’en France, c’était l’urgence, parce que les djiadistes ont attaqué en nous prenant de court. Mais même là, je dis que les Français devaient être, plus ou moins, informés. C’est pour cela qu’ils ont pu intervenir de façon rapide et massive. Mais nous autres, pays africains, c’est l’occasion de dire que c’est une honte pour nous de ne pas pouvoir intervenir immédiatement. Depuis 9 mois que ces gens-là ont occupé Gao et autres, aucun pays africain n’était en mesure de venir au secours au Mali. Même pas le Nigeria ! Cela veut dire qu’il y a une réflexion qu’on doit mener sur nos armées. Quelle est la vocation des armées africaines ? Je pense qu’il n’y a pas eu d’urgence pour tout le monde. Idriss Deby n’a pas été surpris.

    S. : Le Tchad, un pays émergent à l’horizon 2025. Vous y croyez ?

    K. S. :
    Ce sont des histoires. Il faut définir un pays émergent. Un pays émergent, c’est avant tout un pays démocratique. Un pays dont les citoyens bénéficient de toutes les libertés. Où il y a la justice sociale, où il n’y a pas de l’impunité, de corruption, de détournement.

    S. : Y a-t-il un pays où il n’y a pas de corruption et de détournement ?

    K. S. : Il faut limiter les dégâts de ces fléaux. Quand vous faites le classement des pays corrompus et que le Tchad est toujours dans le dernier peloton, je dis que ce pays ne peut pas être émergent. Il faut que les ressources du pays soient utilisées à bon escient pour réellement développer le pays. Le Tchad ne peut pas être un pays émergent. Ils ont dit, en 2025 ? (rires) ! C’est-à-dire dans 15 ans ; non, dans 12 ans ! Ils rêvent. Le système de santé est complètement délabré, le système éducatif également. Comment vous allez changer tout cela en 12 ans ou en 15 ans ou même en 25 ans ? Ce n’est pas possible ! Surtout avec les mêmes pratiques, ce sera peine perdue.

    S. : Où se trouve le salut de l’Afrique ?

    K. S. : Il faut rappeler la nécessaire solidarité africaine pour aller à l’intégration. Tout ce que nous faisons est du surplace. Chacun se gonfle la poitrine parce qu’il a un peu de pétrole ici, parce qu’il a un peu d’or là-bas ou parce qu’il a un peu de coton par-ci.
    Ce n’est pas ainsi que nous allons développer l’Afrique. Il faut une Afrique où il y a plus de concertation, une Afrique avec l’Union africaine dont les pouvoirs doivent être accrus pour qu’on aille vers l’unité. Le salut de l’Afrique se retrouve dans l’unité. Les pays qui ont beaucoup en commun comme les sahéliens pourraient pousser la roue pour qu’on arrive à l’intégration. Il y a certainement des différences, mais il faut les positiver pour en faire des complémentarités.
    C’est cela qui fera la force de l’Afrique et des Africains. Il faut beaucoup plus de mouvements entre nous, beaucoup de commerce entre nous et que nos jeunes se connaissent, de plus en plus et tissent des relations. L’émergence de l’Afrique, pour moi, commence par là.

    Interview réalisée par
    Ali TRAORE
    à N’Djamena (Tchad)

    traore_ali2005@yahoo.fr

    Sidwaya

  • Dans son communiqué de presse du 12 février 2013, le Bureau Politique du Parti Solidarité Africaine pour la  Démocratie et l’Indépendance (SADI) informe l’opinion nationale et internationale du kidnapping de notre Camarade le Dr Oumar MARIKO : « Dans la journée du lundi 11 février 2013 vers 16H30, des hommes armés en civil ont violemment interpellé le Secrétaire Général du Parti, Dr Oumar MARIKO et Député de l’opposition au parlement, avant de l’amener vers une direction encore inconnue ».

    Notre parti, ACTUS-prpe, condamne fermement cet enlèvement digne de la méthode nazie de la Gestapo à un moment crucial de l’histoire politique du pays.
    Nous adressons solennellement, notre solidarité militante anti-impérialiste et panafricaine au camarade MARIKO, à son Parti SADI, aux militants et à sa famille.
    Nous exigeons du gouvernement du Président intérimaire DIONCOUNDA TRAORE, sa libération immédiate et
    inconditionnelle.
    Nous tenons pour responsable, le pouvoir pour tout ce qui adviendrait à notre camarade kidnappé par agents de sécurité selon les sources maliennes et ce d’autant plus que le Dr Omar MARIKO combat depuis des décennies l’impérialisme français et ses valets locaux exploitent le pays, provoquant ainsi la paupérisation exponentielle des masses populaires. Lire la suite format pdf

  • Selon nos correspondants à N'djamena, les deux ministres limogés, viennent d'être incarcérés. Ils sont accusés d'usurpation des titres, et népotisme caractérisé dans le recrutement des policiers. Si cette information se confirme, c'est une première dans la police.

    Pour l'usurpation des titres, il faut signaler que c'est Deby lui même qui les a promus, foulant ainsi aux pieds, à l'époque, toutes les règles d'avancements du corps de la police nationale. Ils ne sont pas les seuls. Il y a d'autres caciques du clans qui bénéficient, comme eux hier, de leur proximité tribale avec le président de la commission du contrôle, Ismaël Chaibo. Ce dernier, longtemps mis aux placards, a profité de l'occasion qui s'est présentée à lui pour démolir Ahmat Bachir, descendre Djibert, accabler Okorimi et plus grave, faire un pieds de nez à la 1ère dame en disgrâce ces derniers jours. Attention, nous ne dénonçons pas cette démarche "républicaine" tendant à assainir les services de la police, mais nous disons qu'elle est entachée de deux poids deux mesures. Il Y a un nombre inimaginable  des parents et courtisans de Deby qui squattent la police nationale. Tant que ceux ne sont pas inquiétés, tout cela n'est que mascarade.

    Sur le népotisme et le recrutement orienté vers les clans au sein de la police, il faut se dire que les deux accusés n'ont pas faits pires que Moussa Haroun Tirgo, Mahamat Ali Abdallah, Mahamat Bachir Cherif Daoussa et Ramadan Erdibou quand ils sont passés soit à la direction générale, pour les uns, ou au ministère de l'intérieur pour les autres. Mais, comme il appartiennent à un autre cercle (même si en matière de classification, ils viennent très loin après les Itno), leur appartenance tribale les sauve pour l'instant.

    C'est devenu systématique. A chaque fois qu'un individu est nommé quelque part, son clan prépare la liste de ceux qui doivent être recrutés. Ainsi, la cour de l'A.N.S., selon certaines confidences, est assimilable à un hameau des Zagawa Kobé de Kapka. Et ça, c'était l'oeuvre de notre président de la commission de contrôle: Chaibo.

    Tout cela est de la poudre aux yeux. Deby aime humilier ses collaborateurs. Après avoir lancé Ahmat Bachir dans les trousses de Mahamat Saleh Annadif, Zene Bada, etc, ... le voilà à son tour dans la tourmente.

    La Rédaction de la Gazette de N'djamena

  • L'orchestre Chari-Jazzi

    L'une des grandes stars de la musique tchadienne en l'occurrence, Hissein Doumbé vient de décéder à N'djamena le Lundi 11 Février 2013, de suite d'une maladie.

    La famille artistique tchadienne a perdu, ces dernières années, ses plus illustres représentants (pour ne pas dire étoiles). Successivement Ahmat Pecos, Gazonga, Talino hier, Aldo de chari jazz, Eldjima, Maaouya Mahamat et aujourd'hui Hissein Doumbé (et la liste n'est pas exhaustive). Le génie créateur d'une Nation repose essentiellement sur le renouvellement de son élite. Or la confiscation du pouvoir par ce régime barbare a sapé tout esprit de création et d'imagination d'où la situation quasi chaotique dans laquelle se trouve le Tchad.

    Cet état des faits conjugué avec la mentalité tchadienne déniant tout crédit aux initiatives artistiques handicapent sérieusement nos jeunes artistes. Ils les poussent, pour les chanteurs, dans des voies éphémères, consistant à chanter les louanges des tenant des pouvoirs au détriment de la sublimation de leurs génies poétiques et musicaux (voir comment la famille Deby déversent les billets de banques sur simple énonciation du nom Deby). C'est ainsi que Maaouya est mort dans l'indifférence générale.

    A coté de ce tableau sombre, il y a, quand même, des jeunes, surtout rappeurs, qui s'engagent ouvertement et dénoncent systématiquement les injustices subies par les tchadiens.

    Nous joignons notre voix à celles des autres compatriotes pour prsénter nos condoléances à sa famille et ses amis artistes.

    La Rédaction de la Gazette de N'djamena

     

    Pour les mélomanes: KAG NDIL

  • Le président soudanais Omar el-Béchir quittera samedi prochain pour N'Djamena, où il participera au sommet des États sahélo-saharienne. De N'djamena il se rendra à la capitale libyenne Tripoli pour participer à la célébration du deuxième anniversaire de la révolution libyenne. Des sources dignes de foi ont attesté que la célébration sera différée si les conditions sécuritaires ne sont pas réunies.

  • Dans le cadre du second sommet de la Grande muraille verte, prévu le 18 mars 2013 à Ndjamena, le président du Tchad, Idriss Deby Itno, a dépêché auprès de ses pairs une mission dirigée par son ministre de l'Environnement et des Ressources halieutiques, Mahmat Béchir Okormi.

    Sauf que des sources concordantes y annoncent le pire, pour des raisons évidentes, au chef de l’Etat sénégalais Macky Sall ? Qui vous parle d’excroissance de l’affaire Habré sur le théâtre même des opérations ? La mise en place, le 8 février dernier, de Chambres africaines au sein des juridictions sénégalaises pour organiser le procès de l’ancien président du Tchad, Hissène Habré, a lancé une machine infernale dont les conséquences déborderont, irrémédiablement, nos frontières. Et les premières salves pourraient bien venir de … Ndjamena. 

    Oui, la capitale du Tchad. Ce pays où, selon diverses sources, Hissène Habré aurait commis de crimes contre l’humanité. En effet, il nous revient que le prochain séjour du chef de l’Etat dans ce pays pourrait ne pas être de tout repos. Macky Sall y sera l’hôte, en compagnie d’autres chefs d’Etat et de gouvernement, de Idriss Deby Itno qui accueille le second sommet de l’Agence panafricaine de la Grande muraille verte prévu le 18 mars à Ndjamena.

    FOURNAISE. 

    qu’il n’est un secret pour personne que le Sénégal est en train de jouer sa crédibilité et celle de l’Afrique toute entière avec ce procès», confie une source proche de ce dossier plus que sensible.

    Si les craintes sont aussi graves, c’est parce que beaucoup de mouvements proches de Hissène Habré sont déjà sur le pied de guerre. «Ne soyez pas surpris de voir sur place des pancartes hostiles au Premier ministre Abdoul Mbaye qui est en passe de devenir un boulet pour Macky Sall dans cette affaire. Surtout qu’il n’est un secret pour personne que le Sénégal est en train de jouer sa crédibilité et celle de l’Afrique toute entière avec ce procès», confie une source proche de ce dossier plus que sensible. Pendant ce temps, les victimes de l’enfant adoptif de Ouakam (lire papier ci-contre) ont fini, en ce qui les concerne, de peaufiner un programme plus qu’alléchant pour réserver un accueil plus que chaleureux à «Macky Sall, le sauveur». Dès lors, une seule question taraude les esprits et fait l’objet d’une attention au niveau des services de la présidence de la République : le chef de l’Etat du Sénégal ne devrait-il pas se faire représenter à cette rencontre pour ne pas courir des risques inutiles ? 

     REBOISEMENT. 

    Pour ceux qui ne le savent pas, la «Grande muraille verte» est un projet international de reboisement destiné à enrayer en Afrique le phénomène de désertification des régions sub-sahariennes et en particulier du Sahel. Il a pour ambition le reboisement de 15 millions d’hectares, d’une largeur de 15 km sur les 7100 km reliant Dakar à Djibouti. La réalisation de ce projet, qui s’étend sur les années 2010, concerne onze pays (Burkina Faso, Djibouti, Érythrée, Éthiopie, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, Sénégal, Soudan et Tchad qui abrite le siège de l'Agence panafricaine de la Grande muraille verte). Annoncé en 2002 lors d'un sommet spécial tenu à Ndjamena à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre la désertification, ce projet à l’envergure multinational est lancé en 2005 par le président nigérian d’alors, Olusegun Obasanjo, puis repris par son homologue sénégalais Abdoulaye Wade.

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  • Par , publié le 12/02/2013 à 16:39, mis à jour à 17:27

     

    Il y aura pour le régime de Déby de l'argent à la clé, et ça risque de coûter cher à la France". Enfin, Marchal nuance les éloges dont on gratifie d'ordinaires les soldats tchadiens, virtuoses de la guerre en terrain désertique. "Il est vrai qu'ils ont battu l'armée libyenne en 1987. Mais qu'en est-il 25 ans après?" D'ailleurs, insiste-t-il, on ne peut pas parler d'armée tchadienne, mais de contingents d'ethnies zaghawa -celle de Déby- et gorane.

     

    Les analystes réunis lundi à Paris par le Centre d'études et de recherches internationales (Ceri) de Sciences-Po livrent une lecture décapante de l'intervention française au Mali et de ses enjeux régionaux. Best of et verbatim. 

    Les analystes réunis lundi à Paris par le Centre d'études et de recherches internationales (Ceri) de Sciences-Po livrent une lecture décapante de l'intervention française au Mali et de ses enjeux régionaux. Best of et verbatim. 

    Un mois après le déclenchement de l'intervention française au Mali, il n'est pas vain, au coeur du tumulte, de se tourner vers des experts dotés d'une réelle "profondeur de champ", histoire de prendre un peu de recul et de hauteur. Non que leur jugement soit infaillible. Mais si discutables soient-elles parfois, leurs analyses s'avèrent toujours stimulantes. Pour preuve, la conférence-débat organisée hier lundi au Centre d'études et de recherches internationales (Ceri-Sciences Po), présidée par Sandrine Perrot et intitulée "Interventions au Mali et enjeux régionaux". 

    L'impact contre-productif de toute "déclaration de guerre à Aqmi"

    Premier orateur, Roland Marchal déplore d'emblée le "maniement irresponsable", par certains acteurs politiques, des concepts "terroristes", "djihadistes" et "islamistes". Il observe aussi l'impact contre-productif de toute "déclaration de guerre à Aqmi": "Vu d'Afrique, cela signifie qu'Al-Qaïda au Maghreb islamique est un mouvement puissant, digne le cas échéant d'être rallié". "Hostile" à l'intervention militaire française, Marchal estime que deux facteurs ont pesé d'un poids décisif dans la décision d'un François Hollande dont l'accession à l'Elysée, juge-t-il, "a signifié la fin d'une période vibrionnante et peu rationnelle". D'abord, le voeu des militaires français eux-mêmes, pourvus de deux atouts: la proximité entre le tombeur de Nicolas Sarkozy et son ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian; l'influence de son chef d'état-major particulier, le général Benoît Puga. Ensuite, le plaidoyer de plusieurs chefs d'Etat africain, à commencer par le Nigérien Mahamadou Issoufou

    La menace djihadiste sur Bamako: un péril surestimé

    Roland Marchal tord ensuite le cou à la thèse, de fait inepte, tendant à reléguer l'initiative hexagonale au rang de énième avatar des turpitudes de la "Françafrique". "Depuis 2008, souligne-t-il, la France s'épuise à internationaliser le dossier sahélien, et notamment à convaincre ses partenaires européens de l'ampleur des périls tels que l'essor d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et celui du trafic de drogue. On est très loin du Gabon ou de la Côte d'Ivoire. Les -modestes- ressources naturelles du Mali échappent d'ailleurs aux opérateurs français." 

    Cela posé, l'universitaire, chargé de recherches au CNRS, tient pour excessive la dramatisation de l'attaque djihadiste sur Konna, présentée comme le prélude à la conquête de Mopti puis Bamako. "Je vois mal comment 3000 ou 4000 combattants, au grand maximum, aurait pu prétendre occuper une ville d'1,8 million d'habitants". Pas si simple: l'alliance Aqmi-Mujao-Ansar-Eddine avait affiché son ambition de foncer sur la capitale; quelques dizaines de miliciens aguerris lui avait suffi, après l'éviction de ses "alliés" touaregs du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), pour asservir Tombouctou et Gao; nul doute enfin que les stratèges djihadistes misaient sur l'effet dévastateur des rivalités claniques patentes dans la capitale. A ce sujet, les récents affrontements entre les Bérets verts acquis au capitaine putschiste Amadou Sanogo et les Bérets rouges fidèles à l'ex-président Amadou Toumani Touré (ATT) attestent, comme le remarque Roland Marchal, l'impuissance sur l'échiquier bamakois d'une France qui accomplit par ailleurs le "sale boulot". 

    Présidentielle: mirage électoral

    "Paris, poursuit-il, espérait la marginalisation définitive des putschistes de mars 2012. Mais l'échéance fixée pour le prochain scrutin présidentiel -le 31 juillet- n'est pas raisonnable. Maints acteurs politiques maliens désirent un retour au statu quo ante, la restauration d'un système politique générateur de crises. A quoi rimerait une élection à laquelle participerait, comme hier, 25% du corps électoral? Et qui risque d'aggraver les divisions plutôt que de hâter l'émergence d'un nouveau contrat social. "A ce stade, avance le chercheur, le président par intérim Dioncounda Traoré apparaît comme l'un des hommes les plus ouverts au dialogue national. Mais il doit se sentir un peu seul." Reste que, au lendemain de la séquence militaire, toute formule politique novatrice devra être validée au niveau régional, et notamment passer pour acceptable aux yeux d'Alger

    Les valeurs à géométrie variable de l'Occident

    Quant à la Communauté des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), elle se sera montrée "au mieux dysfonctionnelle". "Nombre de chefs d'Etat ouest-africains, relève Marchal, ont avant tout utilisé la crise malienne pour améliorer leurs relations avec Paris." 

    Sur le front européen, souligne-t-il, l'Elysée traîne l'héritage de l'ère Sarkozy et reste suspect de vouloir "mutualiser" les coûts de ses aventures africaines. Même si l'Union européenne a fini par bouger, avec l'envoi de 500 instructeurs -non-Français en majorité- censés former la nouvelle armée malienne; et même si l'irruption au Nord-Mali d'un contingent de 2000 soldats tchadiens -dont un millier formé par les Américains et un autre venu de la Garde présidentielle d'Idris Déby Itno- doit moins à Marianne qu'à l'Oncle Sam.  

    L'Occident, Etats-Unis en tête, tend à s'en remettre à des "Etats-pivots", quitte à fermer les yeux sur leurs travers. Tel est le cas de l'Ethiopie, dictature volontiers célébrée, ou du Rwanda, assuré de l'indulgence de Washington et de Londres. S'agissant du Tchad, "on ne peut que noter le silence quasiment total sur la politique intérieure et la gouvernance économique. Sur 23 régies financières, 18 sont aux mains du clan présidentiel... Il y aura pour le régime de Déby de l'argent à la clé, et ça risque de coûter cher à la France". Enfin, Marchal nuance les éloges dont on gratifie d'ordinaires les soldats tchadiens, virtuoses de la guerre en terrain désertique. "Il est vrai qu'ils ont battu l'armée libyenne en 1987. Mais qu'en est-il 25 ans après?" D'ailleurs, insiste-t-il, on ne peut pas parler d'armée tchadienne, mais de contingents d'ethnies zaghawa -celle de Déby- et gorane. 

    Les djihadistes bénéficient de soutiens significatifs à l'échelon local

    Gare aux raccourcis simplistes et au triomphalisme en vogue dans les médias. Selon Roland Marchal, les groupes djihadistes bénéficient de soutiens significatifs à l'échelon local. Même si leur cruauté, que reflètent les amputations, les ont privés d'une base sociale plus large. "La terreur doit être vue comme un moyen de gouvernement. Elle contraint les dissidents éventuels à rester dans le rang. Si le touareg malien Iyad ag-Ghali -fondateur et chef d'Ansar-Eddine- revient avec un discours politique plus nuancé, il sera en mesure d'élargir son assise populaire." 

    Qu'adviendra-t-il demain des combattants djihadistes et islamistes?" L'Histoire n'est pas écrite et cette guerre peut durer longtemps. Elle ne se joue pas aujourd'hui à Gao. Patientons quelques mois pour voir ou non le retour d'une opposition armée. Et il faut s'attendre à une effervescence soutenue dans des pays tels que l'Algérie, la Tunisie, le Niger ou le Burkina Faso. " 

    Hollande sous influence algérienne

    Chercheur familier des arcanes algériens et libyens, Luis Martinez souligne en préambule l'importance cruciale, pour Paris, de soigner sa communication en direction des opinions nord-africaines dans un contexte "a priori défavorable", compte tenu du rôle dévolu aux partis islamistes au sein même des gouvernements. A cet égard, les propos récents du ministre de l'Intérieur Manuel Valls -allusion à son réquisitoire contre le "fascisme islamiste"- risquent d'accroître la confusion.  

    Luis Martinez relève aussi les indices, convergents depuis la visite sur place de François Hollande, de l'influence qu'exerce l'Algérie sur la France. Témoin, "la relecture révisionniste", conforme à la version des autorités locales, qu'a adopté l'Elysée quant aux épreuves tragiques des années 1990, consécutives à la liquidation d'un parti -le Front islamique du salut (FIS)- en passe de remporter les élections. "Lors de la décennie suivante, poursuit l'expert, le Sahel est devenu pour l'armée algérienne, vaillant soldat de la lutte anti-terroriste aux côtés des Etats-Unis, une terre de réhabilitation". "Pour Alger, précise Luis Martinez, il est préférable de voir Aqmi et le Mujao à Bamako qu'aux portes de Tamanrasset, l'essentiel étant de les fixer le plus au sud possible". 

    Cadeaux empoisonnés

    L'intervention française peut néanmoins constituer, pour les deux rives de la Méditerranée, un "cadeau empoisonné". Pour François Hollande en cas d'enlisement; pour son homologue Abdelaziz Bouteflika, dont on peut se demander, à l'horizon de la présidentielle de 2014, s'il survivra politiquement à cette épisode. 

    Car cette intrusion bleu-blanc-rouge demeure politiquement "difficile à accepter et à assumer", en ce qu'elle "bouscule un équilibre précaire et ravive trois inquiétudes". Un, que fera Alger si "ses" Touaregs, liés aux frères maliens ou nigériens par d'anciennes solidarités, réclament leur indépendance? Deux, il se peut qu'une partie de la population affiche son soutien aux Arabes et Touaregs, perçus comme "les victimes d'une campagne coloniale". Trois, l'assaut sur le complexe gazier d'In Amenas a ravivé, notamment dans la presse, la thèse d'un complot visant à attenter à l'intégrité territoriale du pays; complot ourdi par une France qui n'aurait jamais vraiment accepté de céder ses territoires sahariens.  

    Au sujet d'In Amenas, le chercheur met en évidence un changement de cap lourd de conséquences: "Tant que les islamistes algériens espéraient accéder au pouvoir par les urnes, ils prenaient soin de préserver les infrastructures économiques. Dans la rhétorique du FIS, le pétrole passait encore pour 'le sang du peuple'. Mais pour Aqmi, il s'agit d'une ressource confisquée par des sociétés étrangères et les profiteurs corrompus d'Alger. Dès lors, on peut redouter une intensification des attentats-suicides, préférés aux prises d'otages, peu rentables dès lors que les autorités refusent de payer et optent pour la manière forte." 

    La revanche des kadhafistes?

    Enfin, cette intervention offre l'occasion aux réseaux kadhafistes, qui ont préservé la quasi-totalité de leur pactole financier, de remobiliser leurs soutiens touareg pour engager enfin contre la France, hors de Libye, la guerre qu'ils n'ont pu livrer en 2011. Les Libyens sont très majoritairement ravis de ne plus être les instruments et les victimes d'une dictature qui, à leurs yeux, a fait le bonheur des Africains et des Occidentaux, et non le leur. Par ailleurs, une bataille féroce s'est engagée, de Koufra à Tripoli, pour le contrôle des trafics juteux -cigarettes, drogue, armes, êtres humains- contrôlés hier par les Brigades révolutionnaires de la défunte Jamahiriya. 

    Calculs mauritaniens

    Troisième intervenant, Zekeria Ould Ahmed Salem (Université de Nouakchott et Institut d'Etudes avancées de Nantes) s'est attaché quant à lui à décrypter la posture mauritanienne. De nombreux cadres et "guerriers-théologiens" d'Aqmi, souligne-t-il, viennent de Mauritanie, pays secoué en outre par l'impact de l'afflux de 120 000 réfugiés maliens dans l'est du pays. Enfin, nombre de commerçants mauritaniens établis depuis des lustres à Bamako, cibles d'une répression aveugle de l'armée et de la police car perçus comme des complices du MNLA ou des djihadistes, ont dû fuir et chercher refuge dans leur patrie d'origine. 

    Nouakchott, rappelle le chercheur, a vivement déploré la "trahison" d'ATT. Notamment lorsque celui-ci a consenti, à la demande de la France, à laisser filer en contrepartie de la libération de Pierre Camatte plusieurs figures islamistes radicales, dont le futur fondateur du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao). 

    Si le président Mohamed Ould Abelaziz a signifié, notamment en novembre 2012 à l'Elysée, au sortir d'une rencontre avec François Hollande, son hostilité à toute intervention armée française, c'est qu'il lui faut tenir compte de diverses contraintes, souligne Salem. Parfois accusé de mener une guerre par procuration pour le compte de le France, il subit au pays une forte pression pour déconnecter sa politique de celle de Paris. Autre facteur, l'ambiguïté des autorités islamiques mauritaniennes, qui condamnent le terrorisme mais aussi l'Opération Serval, assimilée parfois à une "croisade", terme emprunté à la logomachie salafiste. Le pouvoir doit aussi tenir compte des solidarités tribales et villageoises envers les fils et les frères engagés au sein des factions djihadistes. Enfin, on ne peut ignorer que la communication d'Aqmi transite pour l'essentiel par des journalistes mauritaniens et des sites web qui opèrent un peu comme des porte-paroles. 

    Voilà bien, on l'aura compris, le mérite de ce genre de rencontre. On en sort, non pas armé de nouvelles certitudes, mais délesté de quelques illusions. 

     

    Lire la suite sur l'Express


  • Tout homme attend « son jour » 

    Ainsi donc, le « jour » de notre frère Alhadj Hissein Koty Yacoub, ce fut ce samedi 02 février.

    Ma première pensée va évidemment à son épouse et ses enfants, ainsi que ses compagnons de lutte du CNR et tous ses proches et amis.

    Il n’existe pas, dans le langage des humains, de mots pour faire oublier la perte d’un époux ou d’un père.

    En présentant mes condoléances, je ne prétends pas supprimer ou alléger leur douleur, mais au-delà du devoir social et religieux, dire que nous, ses amis, ses collègues et ses compagnons, ressentons une partie de l’immense douleur de sa famille ; et que l’écho du grand vide que sa disparition crée au sein du foyer, résonne aussi dans le cercle des amis,  dans les rangs de l’opposition, et au sein de la classe politique tchadienne en général.

    Terribles coïncidences que celles du mois de février !

    Mois du grand déchirement national de 12 février 1979, de l’assassinat de Me Joseph Behidi (16 février 1992), de l’enlèvement d’Ibni Oumar Mahamat Saleh, dont la date (03 février) est érigée symboliquement en journée de commémoration de toutes les victimes des assassinats politiques au Tchad. Voilà que désormais on doit y ajouter celle de la disparition du frère Hissein Koty.

    Mort de maladie pour les médecins, mais pour nous ses amis, ses compagnons sur cette route longue, sinueuse et sombre de la lutte et de l’exil, nous savons que ce sont  l’éloignement, les affres de la lutte et leur cortège de déceptions et de trahisons, qui l’ont tué, en réalité.

    Depuis l’assassinat de son frère Abbas Koty, le 22 octobre  1993, en application du très mal nommé accord de « réconciliation », Hissein Koty et les autres cadres du CNR rescapés, ont connu, les séquestrations dans des « pays frères », les privations et les humiliations. Sauf Bichara Digui qui préféra rester à N’Djamena, malgré tout, cohabitant avec les loups  dans leurs tanières, et qui finira par être dévoré à son tour.

    De n’avoir pas suffisamment insisté pour dissuader les défunts Abbas et Bichara d’aller tomber dans ce piège prévisible, était devenu un mal silencieux qui l’avait rongé tout au long de ces années.

    La mort est toujours juste (al mowt haq). Que nous croyons à la transcendance de la Nature ou celle de la Loi divine, nous savons qu’elle n’est pas la négation de la vie mais une part constitutive de la vie.

    Mais la mort hors de son pays, dans la lointaine et glaciale Suède, figurez-vous, est la plus terrible qui soit.

    Notre camarade Hissein est parti avant d’avoir vu se réaliser son espoir en un Tchad apaisé, où régneraient la solidarité nationale et l’harmonie sociale.
    Implacable injustice, qui vous sépare de la terre qui vous a vu naître, mais plus encore quand la mort vous sépare définitivement de la réalisation du rêve qui vous fait endurer tous ces sacrifices.

    De Hissein Koty, ce qui nous manquera le plus, ce ne sont pas des formules révolutionnaires choc, ni des prises de position audacieuses, mais plutôt son visage toujours éclairé d’un large sourire, même dans les situations les plus éprouvantes, son regard plein de gentillesse et de compassion , qui transmet à l’interlocuteur, quel qu’il soit ,un message rassurant : « je te comprends » !

    Elle nous manquera, sa personnalité pétrie de civilité et de modération, dans cette société tchadienne où ces qualités sont plutôt perçues comme des faiblesses, particulièrement chez un leader politique.

    Tolérance.

    Si je dois retenir une seule valeur, un seul principe parmi ceux qui lui tenaient le plus à cœur, c’est certainement celui de tolérance.

    Hissein Koty avait toujours été politiquement engagé au cours des soubresauts qu’a connus et que connaît encore notre pays, mais ceux qui l’avaient côtoyé, savent qu’il s’était engagé par devoir, pour ne pas rester en spectateur pendant que le pays était déchiré, et non pas par esprit partisan, encore moins par fanatisme. Il a toujours gardé des relations personnelles franches  avec tous ses amis et collègues, même dans les pires moments de division.

    Il nous laisse la lourde responsabilité de perpétuer sa mémoire, et celle encore plus lourde de faire vivre cette valeur de modération et de tolérance qui émanait du plus profond de son âme.

    Frère Hissein que la terre te soit légère.

     

    Publié par Acheikh Ibn-Oumar, le 10 février 2013.
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    Blog personnel : http://www.yedina.wordpress.com
    Compte twitter : @acheikh

     

  • Oumar Bourkou, ancien membre de Forces Unies pour le Changement (FUC), rallié à Deby en 2007, a été assassiné par la population à la frontière tchado-centrafricaine. Intercepter par la soldatesque du régime, il aurait dégoupiller une grenade faisant une victime parmi les soldats et aurait faufiler dans la brousse. Le régime a ameuter la population civile en le dénonçant comme étant coupeur des routes, c'est la population, armée des calibre 12 qui aurait tué le fugitif.

  • La Représentation PLD en France, dans le cadre de la journée commémorative qu'elle organise, prépare une manifestation pour non seulement rendre hommage à la mémoire du Professeur Ibni mais à tous les tchadiens victimes de la barbarie instaurée au Tchad par Idriss Deby.

    Ibni Oumar Mahamat Saleh a été enlevé de chez lui par la garde prétorienne de Deby le 03 février 2008, et depuis lors sa famille n'a aucune nouvelle de lui. Une commission d'enquête, organisée à la hâte, a affirmé dans ses conclusion la possibilité qu'Ibni serait assassiné le jour même de son enlèvement.

    Il faut signaler également que cette même garde prétorienne, responsable de la mort d'Ibni, a été sollicitée pour aller combattre AQMI au Mali, et ceci malgré les mises en garde de l'opposition tchadienne. Comme hier, au moment où Deby assassinait Bisso Mamadou, Goukouni Guet, etc, ...., on a préféré légitimer la tyrannie, l'arbitraire et les crimes, en organisant une pseudo conférence dite "nationale et souveraine", que de dénoncer ce régime maffieux et clanique.

    Pour l'adresse du lieu de la manifestation et l'annonce du PLD, cliquez sur ce lien.

    La Rédaction

  • «Ibni Oumar Mahamat Saleh, Ngarlejy Yorongar et Lol Mahamat Choua auraient été arrêtés» !

    Quand RFI donna la nouvelle pour la première fois, je n’en mesurai pas encore la portée.
    Comme beaucoup, j’étais persuadé que l’histoire du Tchad allait retenir ces dates des 2 et 3 février, principalement comme celles du second assaut spectaculaire de l’opposition politico-militaire sur N’Djamena.
    Resté à Khartoum, pour causes de problèmes internes, alors que mes compagnons allaient à l’assaut du pouvoir, le plus important sur le moment, c’était de rester accroché au téléphone pour suivre l’évolution des opérations.
    Ce n’est que plus tard, au fil des semaines, quand les indications s’accumulèrent progressivement pour nous infliger la tragique, l’inacceptable vérité : Ibni Oumar avait été enlevé à son domicile par les forces gouvernementales, sauvagement battu devant ses proches, jeté comme un sac, sur la plate-forme d’un véhicule militaire, puis assassiné LIRE LA SUITE SUR LE SITE  DE YEDINA

    Le texte complet sous format pdf

  • Les responsables du club égyptien, Zamalak, ont reçu la notification officielle sur la date d'arrivée du staff arbitral du match Zamalek-Gazelle. Le match aller comptant pour la 64ème édition de la coup des champions se déroulera le 16 février au stade Burj Al Arab.

    Le trio arbitral tunisien est attendu pour le 13 février, tandis que le commissaire du match, le soudanais Tariq Alsaleh, arrivera le 14 courant.

    Le trio arbitral tunisien est composé de Saad Kardy arbitre central, Mohamadein Salem et Arabi Almansoury arbitres de touches, et Yassine Darwiche comme quatrième arbitre.

    Le ministère de la défense égyptienne a notifié aux dirigents de Zamalek que tous les matches à domicile de leur équipe se dérouleront à Burj Alarab d'Alexanderie vu les condition de sécurité que traverse le pays.

    Il faut rappeler que l'état d'urgence est décrété dans certaines villes égyptiennes suite aux troubles occasionnés lors de la condamnation par la justice des prévenus impliqués dans l'affaire du stade de Port Said où plusieurs supporters du National de Caire ont perdu la vie.

    La Gazette de N'djamena

  • L'État tchadien a été débouté, ce jeudi, de sa demande de dommages et intérêts auprès de Philippe van Winkelberg, le médecin de l'Arche de Zoé, devant la cour d'appel d'Aix-en-Provence.

    La cour d'appel d'Aix-en-Provence a débouté jeudi l'Etat tchadien de sa demande de dommages et intérêts auprès de Philippe van Winkelberg, le médecin de l'Arche de Zoé, a-t-on appris auprès de l'avocate du praticien.

    "Mon client ne paiera rien", a annoncé à l'AFP Me Françoise Davideau.

    Lors de l'audience, le 18 décembre, le Tchad, représenté par l'"Association tchadienne pour le bien-être des enfants", avait réclamé la mise à exécution de la décision au civil de la cour criminelle de N'Djamena, rendue le 12 décembre 2007.

    Les six membres de l'Arche de Zoé, association qui avait tenté en 2007 d'exfiltrer du Tchad 103 enfants présentés comme des orphelins du Darfour, avaient alors été condamnés à verser aux familles 6,3 millions d'euros de dommages et intérêts.

    Selon l'arrêt de la cour, dont l'AFP a obtenu copie, "il résulte de la lecture de ladite décision (de la cour tchadienne, ndlr) que celle-ci ne comporte pas mention formelle de la constitution de parties civiles".

    Donc, si aucune partie civile n'est mentionnée, pas même le nom des enfants victimes, aucune ne peut être bénéficiaire de la décision prise, "empêchant ainsi toute exécution".

    "Ce qu'on a toujours soulevé, à savoir que les formes légales n'ont pas été respectées dans le procès à N'Djamena, a été confirmé par la cour d'appel", s'est réjoui jeudi Me Davideau, se félicitant que les juges aixois aient confirmé "en la motivant de façon plus serrée" l'ordonnance de référé rendue en première instance et datant d'octobre 2011.

    L'Etat tchadien avait à l'époque été débouté par le TGI de Digne-les-Bains de sa demande de 6,3 millions d'euros au médecin, le "seul qui leur (paraissait) solvable" et le seul poursuivi, selon les mots de Me Davideau à l'audience.

    Début décembre 2012, le président tchadien Idriss Deby avait de nouveau réclamé ces indemnités. En mars 2008, le régime avait gracié les membres de l'Arche de Zoé de leur condamnation à huit ans de travaux forcés, mais la question des dommages et intérêts restait entière.

    Les membres de l'association ont comparu mi-décembre 2012 devant le tribunal correctionnel de Paris pour leur équipée qui avait suscité un tollé parmi les organisations humanitaires internationales.

    Une peine de deux ans de prison ferme assortie d'un mandat d'arrêt a été requise contre le président Eric Breteau et sa compagne Emilie Lelouch, qui se trouvent en Afrique du Sud et ont refusé de venir au procès où ils n'étaient pas représentés. Contre Philippe Van Winkelberg, un an de prison avec sursis a été requis. Le jugement sera rendu le 12 février.

    Lire la suite sur le site de France24

     

    *Le Titre est de nous.

  •  

    Certes, il ne sert  à rien de faire l’inventaire des bilans de ce régime, au pouvoir depuis vingt deux ans. Le monde entier sait ce qui se passe dans ce pays. Une « oligarchie militaro-ethnique » dirigée par le despote Deby, une misère morale et intellectuelle. Ces qualités morales et ses besognes politiques, font la honte de la nation tchadienne.

    Le dictateur tchadien, est isolé des autres chefs d’Etats respectés, cherche par amateurisme à redorer son image. Le chef de bande immoral, prend comme cheval de course la guerre. En se croyant guerrier, le dictateur se ridiculise. Le peuple du Tchad n’a pas souhaité voir ses enfants mourir dans des conflits internes comme externes. Deby, le despote à la moralité douteuse, fait de ce phénomène, la guerre, un moyen d’expression politico-diplomatique. Ce nul, vraiment malheureux ! Les chefs d’Etat usent de leurs crédibilités politiques et sociales, de leurs bagages intellectuels, pour s’imposer au plan national et international.

    Deby a affirmé à travers les  médias internationaux, qu’il n’a pas reçu une demande officielle du Mali ou de la CEDEAO ; a-t-il reçu une demande officielle ? Il n’a jamais été sollicité, ni par le Mali, ni par la France, ni par la communauté internationale ! Malheureusement, il croyait  utiliser le conflit Malien,  pour soigner son image ; en vain, le despote apparaît davantage amateur et ridicule dans ses turpitudes politiques.

    Fatigué, malade, terrassé par l’alcool et l’insomnie, il s’enfonce, et son entourage enfonce le clou.  L’imposture politique qu’entretenait le despote, arrive à son comble. Nous avons tous compris, qu’il n’y a aucune vie démocratique au Tchad, il existe certes une caricature de la démocratie ; avec ses guignols, à savoir Lol Mahamat Choua, Saleh Kebzabo, Yorangar,  Kassiré, je ne peux citer que ceux-là. Ils n’ont aucuns reproches à faire à Idriss Deby, il s’éternise sur son fauteuil présidentiel et eux ; sur leurs misérables fauteuils de chef de parti.

    L’alternance démocratique n’est pas seulement nécessaire au niveau de l’Etat, même au sein du parti, s’il s’agit de bâtir un Etat démocratique. Ceci, nos ainés, les misères politiques, ignorent. Ces dinosaures politiques doivent se retirer, même leurs états moraux  et physiques ne leurs permettent pas! Leurs besognes apparaîtront au grand jour ; du moment où le régime Deby n’est pas éternel. Le poids des injustices qui pèse sur le peuple, n’est pas l’œuvre du misérable Idriss Deby Itno, ils y a des complices et en têtes les sarcophages politiques ci-dessus cités.

    La vérité est aujourd’hui considérée comme un mensonge, mais un jour elle triomphera !

    Les opinions, considérant l’armée tchadienne comme un cheval de fer du désert, n’est qu’un leurre. Cette armée qui a ébranlé les unités d’élites du Kadhafi n’est plus. Les membres, dans la plupart disparus, et les survivants sont dans la vie civile. Ces soldatesques dirigées par les fils du despote Deby ne peuvent jamais faire face à une force déterminée.

    C’est la vérité incontestable, la milice ethnique de Deby,  n’a même pas pu faire face aux rebelles, la preuve est qu’ils étaient arrivés, le 02 février 2008, jusqu’à N’djamena. Ce qui c’étaient passé, à Abougoulem, Hadjer Marfeine, Abéché et  sur l’axe Massakory –Ndjamena, n’est pas de la fantasia, il y’a eu des violents combats ; les forces de Deby décrochaient sur tout les fronts.  Ceux qui font de l’armée de Deby, le fer de lance des forces africaines, se trompent bêtement, et sont bêtes les officiers en exil qui font l’éloge de l’armé de Deby et soutiennent ses actions.

    Les tchadiens n’ont rien à faire au Mali, ils ont d’autres missions plus importantes au sein même de leurs territoires.

     

    Mahamat Hassane Boulmaye

  • Bien avant l'éclatement de ce scandale, une correspondance particulière avait non seulement flairé cette affaire louche mais avait cherché également à attirer notre attention sur les malversations encours lors des conclusions des contrats d'explorations pétrolières (voir encadré). Cette affaire, selon certaines indiscrétions, est intimement liée à l'entourage du despote et sa femme.

    C'est par une dépêche de Radio Canada Internationale (RCI) que apprenons les pratiques, peu orthodoxes, de certaines sociétés occidentales ayant pignon sur rue à N'djamena. Selon RCI, une entreprise de Calgary, Griffiths Energy International, a accepté de payer une amende de 10,35 millions de dollars après avoir plaidé coupable de versements de pots-de-vin à des autorités tchadiennes. La société a été accusée d'avoir corrompu des agents publics étrangers, elle a admis avoir donné 2 millions de dollars pour un accès à des blocs d'exploration pétrolière convoités.

    Ces actes de corruption étant posés par ses prédécesseurs, la direction actuelle de Griffiths Energy « condamne sans équivoque » la conduite de de l'ancienne direction, précise l'avocate de l'entreprise, Kristine Robidoux.

    Contrats attribués à des sociétés fictives ?

    Le Tchad doit faire affaire avec les multi-nationales mais non avec les sociétés inexpérimentées et concoctées des toutes pièces par certains anciens employés d'Esso-Tchad. Ces individus, bien connaissant les rouages et les terrains ont concocté des sociétés fictives pour expérimenter le pétrole tchadien. Pourquoi les contrats de partages de productions du brut tchadien avec ces sociétés sont tenus dans la plus grande discrétions et à huis-clos (behind closed doors)? Les autorités tchadiennes n'ont jamais informé la population sur les attributions des contrats aux soient disant sociétés canadiennes: Griffiths Energy et United Hydrocarbon Le Canada oblige ses compagnies d'agir dans la plus grande transparence pour des contrats à l'extérieur de leur pays aux bénéfices des populations et les tient responsables en cas de non conformité aux lois et règles internationales. L'Etat crie du matin au soir, à la protection de l'environnement et investit des milliards de fcfa alors que d'un coté le même État attribue des contrats d'exploitation du brut tchadien à ces sociétés sans aucune expérience et aucun historique dans le domaine du pétrole. Quel amalgame ? L'exploitation du brut est accompagné avec des substances très nocives à l'environnement. La moindre erreur ou non la maîtrise des ces substances aura des conséquences très graves sur l'environnement et la santé de la population locale et nous coûtera très cher. L'environnement et la santé n'ont pas de prix, l'Etat tchadien ne doit pas s'aventurer avec ces compagnies fictives et virtuelles pour courir des risques.

    Mardi 6 novembre 2012 Correspondance particulière

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    Un père et son enfant de la tribu Ouled Himed

    Des informations alarmantes nous parviennent de la région du Batha faisant état d’une tension entre les tribus de Ouled Himed et Ouled Malick à l’indifférence totale des autorités civiles et militaires du régime maffieux et clanique de N’djamena.

    D’après les témoins qui nous ont alertés, le conflit a pour origine un puits situé aux confins du Hadjer_lamis, Bahr gazal et Batha ouest, revendiqué par les uns et les autres. A LEBEIDE, le nom du puits en question, ouled Malick et ouled Himed (qui sont très proches signalons le), se regroupent, se comptent, démontrent les armes pour un affrontement quasi inévitable.

    Non seulement l’inaction mais aussi le silence de ce régime clanique démontre à suffisance son implication avec sa théorie machiavélique qui consiste à diviser pour mieux régner. Les conflits tribaux dans cette contrée, ces dernières décennies sont nombreux. Rappelons nous du choc fratricide entre Khouzame et Ouled Rachid qui a fait 76 victimes ; l’antagonisme entre Kréda et Boulala, tous ont été soit provoqués par ce régime incapable, soit il les a encouragés.

    La brouille entre tribus, la discorde au sein des groupes ethniques, la mésentente entre ressortissants d’une région sont érigées en mode de gestion. En 23 ans de pouvoir MPS, la société tchadienne segmentée, son tissu social délité, la concorde nationale anéantie, bref, la solidarité entre les fils du Tchad, devient de plus en plus des lointains souvenirs.

    La Rédaction

  • TCHAD: Interview Choc de l'avocat François Serres/Les pieds dans les plats - Hissène HABRE: les quatre vérités qui dérangent.(Nouvelle Afrique)

    13/01/2013

    Les pieds dans les plats.

    Quelles sont les réelles motivations des ténors de « l'injustice » internationale qui veulent par tous les moyens faire la peau à l'ancien président tchadien ?
    Avant de lever un coin du voile sur cette machination aux ramifications insoupçonnées, voire même de créer la polémique, disséquons les faits.

     

    Froidement.

    « Je suis totalement d'accord qu'on organise une justice internationale indépendante, selon les normes du droit et que tous les Tchadiens à qui on reproche quelque chose viennent se présenter devant cette juridiction. On veut faire croire qu'Hissène Habré ramassait des gens dans la rue et les tuait ». Cette exhortation à la justice pour tous, loyale et équitable, exprimée par l'ancien chef d'État tchadien en août dernier dans une interview accordée à un quotidien sénégalais, est à l'origine de notre enquête sur ce qu'il convient désormais d'appeler « l'affaire Habré ».

    Si le principal concerné, celui sur qui pèsent des accusations aussi graves qu'odieuses, s'exprime ainsi, on peut penser qu'il y a quelque chose de troublant dans le dossier. Est-il possible que le monde entier ait été, jusqu'ici, trompé par certaines personnes à qui profitent les ennuis de l'ancien président tchadien ? Que se cache-t-il derrière ces plaintes ? Pourquoi assiste-t-on, depuis plusieurs années, à un feuille- ton judiciaire aussi grotesque que sans intérêt ? Pourquoi le Tchad, sur le sol duquel on veut nous faire admettre que ces « abominables crimes » sont supposés avoir été commis, ne manifeste-t-il que très peu d'empressement pour la tenue d'un procès ? Comment peut-on admettre que d'innombrables articles et documents aient été diffusés partout sur la « planification de ces crimes imprescriptibles » sans que « planification » ne soit avérée ?

    Une réalité déformée, des chiffres truqués

    Si l'on s'en tient à une affligeante réalité, l'idée selon laquelle les dirigeants africains sont des adeptes de la cruauté, doublés de dispendieux et peu crédibles gestionnaires des deniers de leurs peuples qu'ils dilapident, fait recette au sein de la fameuse communauté internationale. Dans les couloirs des organismes à vocation humanitaire, ces préjugés ne cessent de circuler. Parmi les fonctionnaires de ces organisations internationales, à la pause-café, pour susciter à peu de frais l'estime de leurs collègues, l'on évoque « l'irresponsabilité des dirigeants africains qui affament leurs peuples », et l'on insiste sur- tout sur la nécessité de « traduire ces mêmes dirigeants en justice », en précisant au passage que le procès devrait se tenir devant une juridiction internationale, parce que les Africains seraient peu compétents pour juger les leurs. Géné- ralement, chaque citoyen est sommé de s'inscrire pas- sionnément pour ou pathologiquement contre. Car, selon les milieux et les lieux, ces dogmes dilatoires s'imposent et ont parfois force de loi. Le plus souvent nourris d'inadmissibles a priori au relent esclavagiste qui n'ont qu'un très vague cousi- nage avec les réalités africaines du moment, qui méritent mieux que des controverses cousues de fil blanc et de mauvaise foi.

     

    L'ex-président tchadien Hissène Habré alors au pouvoir

    Contrairement à l'opinion répandue, les faits existent. Encore faut-il se donner la peine de les analyser. Et pour trouver les bonnes réponses, il faut formuler les bonnes ques- tions. Doit-on rappeler que l'ancien président du Tchad est soupçonné de crimes contre l'humanité et de torture, des actes commis entre son arrivée au pouvoir le 7 juin 1982 et le 1er décembre 1990, jour où il fut déposé par un coup d'État mené par l'actuel homme fort du pays, Idriss Deby Itno, l'un de ses anciens et plus proches collaborateurs ? Or, en Afrique comme partout ailleurs, aucun chef d'État ne vient dans les rues de son pays pour procéder à l'arrestation des citoyens qui ne partagent pas ses idées. Aucun président de la République ne se rend lui-même dans les lieux de détention de son pays pour torturer de ses propres mains ses victimes. Par contre, il dispose de services de sécurité dont c'est justement le job. Ces services reçoivent des ordres de sa part ou de la part des membres de son gouvernement, par le biais de la délégation de pouvoirs. Autrement dit, pour que des actes inhumains et dégradants soient commis, il faut qu'au préalable, un ordre ait été donné. Cette décision ne peut être prise que dans le cadre d'une réunion et consignée dans un procès-verbal, avant d'être matérialisée par un décret en bonne et due forme. Or, depuis deux décennies, il n'y a pas l'ombre d'une preuve venant attester que l'ex-chef d'État tchadien aurait donné l'ordre d'exterminer ses opposants. Même ses accusateurs ne disposent d'aucune preuve solide et incontestable sur la « planification » de ces crimes par Hissène Habré.

    La crainte du régime de N'Djamena d'être éclaboussé par la tenue d'un procès

    Pourtant, depuis plus de vingt ans, pour la majorité des médias, il ne fait aucun doute que l'ancien président de la République était le « cerveau » ou le « planificateur » des viola- tions des droits de l'homme qui ont pu être pratiquées durant son règne. Dans une partie de la presse, il a même droit au substantif peu flatteur de « monstre ».

    Ces inquisiteurs peinent cependant, c'est le moins que l'on puisse dire, à apporter les preuves de leurs affirmations : aucun bout de papier, aucun document officiel du temps d'Hissène Habré qui viendrait prouver qu'ils ont raison. Notre propos n'est surtout pas ici de nier ces manquements les plus graves, ni d'exonérer ceux qui, parmi les officiels de l'époque, civils comme militaires, ont commis ces crimes contre l'humanité. Non ! Toute personne sensée voudrait voir juger et condamner des criminels par une justice rigoureuse, impartiale et respectueuse de la vérité. Tel est d'ailleurs le souhait de l'ancien président lui-même. En revanche, nous nous interrogeons surtout sur la partialité et le jeu trouble de la communauté internatio- nale. Pourquoi s'attaque-t-on exclusivement à un homme qui a déjà tout perdu, alors que des coffres sont remplis de preuves concer- nant l'implication des actuels responsables tchadiens dans ces douloureux événements? Pourquoi ces derniers, malgré d'autres crimes qu'ils ont continué à commettre au vu et au su de tout le monde, échappent-ils encore totalement à la justice ?

    Plusieurs documents et témoignages prouvent pourtant que ce sont plutôt les actuels maîtres de N'Djamena qui avaient intérêt à commettre des crimes, qu'ils ont préparés et exécutés afin de pousser le Tchad vers le chaos. Ceux-ci, désormais à la tête du pays, auraient même encouragé la commission de ces actes. Certains faits réels sont de nature à démontrer qu'ils ont souhaité et encouragé l'extermination des opposants pour justifier leur rébellion et donc le coup d'État qui a suivi : il fallait que la disparition de certaines personnes provoque de fortes émotions et une énorme indignation dans l'opinion pour que leur principal ennemi, celui qui les empêchait de s'emparer du pouvoir, l'ancien président Hissène Habré, apparaisse comme un monstre, pendant qu'eux, revêtaient les habits de l'ange libérateur. Or, nous avons découvert que ce sont eux qui avaient organisé cette « folie meurtrière ». Ce sont eux qui étaient les « vrais concepteurs » insoupçonnables de ces crimes dits de masse. D'ailleurs, ils se sont appliqués, après leur coup d'État, à étouffer cette vérité en faisant assassiner tous ceux qui risquaient de révéler ce plan secret. Il fallait surtout faire croire à l'opinion publique que seul l'ancien président était coupable et répondrait de ces faits devant la justice. Un effroyable mensonge s'est ainsi installé dans l'opinion avec l'aide de faux experts et de journalistes plus ou moins crédules, voire corrompus. Ce mensonge est si grand et si lourd que la communauté internationale préfère tergiverser, s'acharnant sur un seul individu en manipulant témoins et victimes auto-désignées. Pendant ce temps, l'affaire traîne en longueur, et un homme continue de faire l'objet de tracasseries et d'innombrables vexations. Depuis 2000, date à laquelle des « victimes tchadiennes » manifestement téléguidées ont saisi les juridictions sénégalaises, rien n'avance alors que le principal accusé, lui, clame son innocence. De qui se moque-t-on ?

    Les Occidentaux veulent profiter du procès pour faire la peau à l'ancien président

     

    « L'Afrique devrait, sur des thèmes controver- sés, être capable d'accéder à la vérité par sa propre investigation intellectuelle et se main- tenir à cette vérité jusqu'à ce que l'Humani- té sache que l'Afrique ne sera plus frustrée, que les idéologues perdront leur temps parce qu'ils auront rencontré des intelligences égales, capables de leur tenir tête sur le plan de la recherche de la vérité », disait Cheick Anta Diop. L'intox, les machinations et la lé- gèreté des accusations portées contre Hissène Habré sont si patentes que certains observateurs sérieux qui ne peuvent être accusés de sympathie envers l'ex-président, soupçonnent les puissances extérieures et leurs « suppôts locaux africains » de vouloir lui faire la peau ou de lui régler son compte définitivement. Hypothèse plus que probable : puisque, c'est dans un contexte de haine, de guerre et d'impasse politique, sur fond de luttes d'influence entre puissances occidentales que se jouait la crise tchadienne ayant débouché sur le coup d'État du 1er décembre 1990. Il ne s'agissait donc pas d'une simple crise interne mais plutôt d'un affrontement géopolitique, au cours duquel les puissances extérieures ont utilisé le Tchad comme une plate-forme stratégique de haute importance. Ces puissances occidentales voulaient à la tête du Tchad une ma- rionnette acquise à leur cause. Malheureuse- ment pour eux et fort heureusement pour les Tchadiens, du temps du président Habré, ces puissances extérieures ont collectionné des revers. Farouchement attaché à la souveraineté de son pays, Hissène Habré ne voulait pas que le Tchad soit une base arrière utilisée par les Occidentaux pour surveiller la région. Cette fin de non-recevoir a été perçue comme une insulte à leur toute-puissance. Il fallait donc en finir avec un homme qui en savait et qui sait encore trop sur les pratiques les plus détestables des puissances occidentales. D'ailleurs, beaucoup pensent que la perspective de l'exploitation du pétrole tchadien qui serait restée hors de portée si Habré avait conservé son pouvoir, n'est pas étrangère à sa mise à l'écart et, aujourd'hui, à cette volonté farouche de le liquider physiquement. Si cela ne tenait qu'à ces crapules qui tirent les ficelles de cette manipulation qui ne dit pas son nom, il n'y aurait pas de procès en bonne et due forme. Ils privilégieraient une élimination physique de l'ancien président plutôt que de le laisser s'exprimer dans le cadre d'un procès équitable. Car, ces puissances craignent que ne soient exposées sur la place publique, certaines vérités sur leurs pratiques haïssables dans certains pays du continent.

    L'Afrique timorée

    Le Sénégal et l'UA n'auraient pas pu signer un accord, le mercredi 22 août 2012, établissant des chambres spéciales pour, dit-on, « juger » l'an- cien président du Tchad.

    En apparence, l'Union africaine bataille, en effet, contre les poursuites engagées par des États européens contre ses ressortissants. Lorsqu'en 2008, l'Espagne a émis 40 mandats d'arrêt contre des membres clés du régime de Paul Kagamé, l'UA invitait ses membres à se doter d'instruments juridiques leur permettant de poursuivre en retour, des responsables occidentaux. Qu'en est-il de ce vœu pieux ? L'année suivante, le mandat d'arrêt lancé par la Cour pénale internationale, bras armé du Conseil de sécurité de l'ONU, contre le président Omar Al-Bachir, a choqué beaucoup d'Africains et déclen- ché les réprobations de l'UA. À ce jour, cette juridiction internationale n'a poursuivi que des Africains. Dans le cas où le continent se doterait des moyens pour juger les responsables de crimes de masse sur son sol, la CPI, qui agit en dernière instance, ne pourrait plus être activée aussi facilement. Mais la réalité est tout autre chose. Sinon, le Sénégal et l'UA n'auraient pas pu signer un accord, le mercredi 22 août 2012, établissant des chambres spéciales pour, dit-on, « juger » l'ancien président du Tchad. On nous rétorquera qu'au moins, il sera jugé sur le continent africains et par des juges africains. Soit ! Mais quelle légitimité a ces juges de temps moderne pour connaître des faits vieux de plusieurs décennies ? C'est là où réside l'absurdité de cette cabale qui n'a que trop duré et qui débouchera sur pas grand chose.

     

    Par ailleurs, cette prétention à vouloir juger un homme qui réclame une véritable justice, masque mal les ambitions cachées et les calculs mercantilistes de certains, qui voient là l'occasion de s'en mettre plein les poches. L'objectif étant simple : faire porter le chapeau de la situation tchadienne qui ne s'est jamais améliorée depuis plus de vingt ans à un seul homme et se faire du beurre au passage. Les Africains,

    au lieu de reprendre à leur compte les arguments fallacieux des gens ne souhaitant que leur malheur, feraient parfois mieux de se regarder dans leur propre miroir sans tenir compte des pressions extérieures, et de se dire que si les Occidentaux veulent juger des « criminels contre l'humanité » comme ils le prétendent, ils doivent d'abord commencer chez eux. Ce n'est pas Hissène Habré qui a déclenché la guerre ayant fait des centaines de milliers de morts en Irak. Pourquoi juger Habré alors que George Bush, responsable de cette calamiteuse guerre, continue, lui, de se pavaner et de narguer ses victimes ? Et pourquoi s'empêcher de dénoncer cette politique de deux poids deux mesures ?

    Les Africains gagneraient à se faire à l'idée qu'aussi légitime soit-elle, cette volonté de rendre justice aux victimes de violations des droits humains, n'est pas dénuée d'arrière- pensées hégémoniques, qu'il faut réprimer avec force.● Yacoub Younouss.


     

    Interview de l'avocat d'Hissein Habré

    François Serres: « Ce procès est éminemment politique »

    Plus qu'un face-à-face, c'est un bras de fer qui oppose les nouvelles autorités sénégalaises aux conseils de l'ex-président tchadien, Hissein Habré, au sujet de son éventuel procès. Alors que Macky Sall et certains membres de son gouvernement font de la tenue du procès l'une de leurs priorités, Habré et ses avocats crient à la farce judiciaire. S'il y a un seul point sur lequel les deux parties sont d'accord, c'est celui-là : le rapport de force devrait continuer à s'amplifier, chacun brandissant ses arguments juridiques. Voici ceux du mis en cause. Interview exclusive.

    Propos recueillis à Paris par Adrien Poussou.

     

    Afrique Nouvelle : Le Sénégal s'empresse visiblement de juger votre client, le président Habré. Dans quel état d'esprit se trouve-t-il aujourd'hui ? Est-il inquiet ?

    François Serrès : Mon client est serein, confiant dans ses droits tels qu'ils ont été reconnus tant par les juridictions sénégalaises et communautaires de la CEDEAO, auxquelles le Sénégal ne peut déroger, et quelles que soient les mesures prises récemment pour constituer un tribunal dans des conditions parfaitement illégales aux fins d'organiser un procès expéditif, sans respect des principes élémentaires du jugement équitable et dont le résultat est connu d'avance, puisque c'est celui qui l'a déposé au terme d'un coup d'État qui le finance partiellement, distribue les preuves, définit le champ des poursuites, et s'accorde toutes les immunités nécessaires ; cette organisation, fruit d'une convergence d'intérêts politiques, économiques et financiers, est indigne et la « justice africaine » créée pour l'occasion ne peut en sortir grandie.

    Pourquoi s'intéresse- t-on tant à votre client ?

    Le président Macky Sall a-t-il pris des engagements avant son élection pour bénéficier de soutiens ? C'est la question que l'on peut se poser. Il est effarant de le voir multiplier les déclarations sur ce dossier depuis sa prise de fonction au vu de la situation politique et économique que traverse le Sénégal après la « présidence Wade». Est-ce une priorité pour les Sénégalais ? Pourquoi le Tchad passionne- t-il autant une frange de la classe politique sénégalaise ? Pourquoi y faire le lieu des « chambres extraordinaires africaines » que l'Union africaine (UA) n'est pas capable de mettre en place ? Et y a-t-il une explication à voir le Sénégal « adouber » le régime Deby en le faisant grand argentier et procureur du procès et partant en limitant le champ des poursuites aux années 1982/1990 ? Que s'est-il passé depuis ? Lisez les rapports des ONG....Pour- quoi Macky Sall et sa ministre de la Justice se taisent- il sur le sort actuel des Tchadiens ? N'y a-t-il eu aucune violation des droits de l'homme ces vingt-deux dernières années ? Quelle est la légitimité d'un tel procès du point de vue de la règle de l'impunité ? On viole la justice sénégalaise et communautaire et on accorde un blanc-seing à Deby ? À quel prix ? Qui sont ces juges qui participeront à cette mascarade ? On dit qu'ils se battent pour bénéficier de salaires mirobolants.

    Le président Macky Sall a-t-il pris des engagements avant son élection pour bénéficier de soutiens ? Est-ce une priorité pour les Sénégalais ? Pourquoi le Tchad passionne- t-il autant une frange de la classe politique sénégalaise ? Pourquoi y faire le lieu des « chambres extra- ordinaires africaines » que l'Union africaine (UA) n'est pas capable de mettre en place ?

    Il semble pourtant qu'un imbroglio juridique subsiste dans ce dossier, puisque la plus haute juridiction sénégalaise avait déjà annulé les poursuites contre votre client. Quelle est la nature du problème de droit ? Pourquoi veut-on qu'il ait absolument un procès alors que votre client a déjà fait l'objet d'un jugement ?

    Le problème juridique est simple et il a été validé tant par la justice sénégalaise que la Cour de la CEDEAO. La décision rendue au Sénégal en 2001 a autorité de la chose jugée. Elle est conforme au principe de non- rétroactivité du droit pénal reconnu par les juridictions nationales du monde entier. Le système judiciaire sénégalais a été disqualifié et on le remet en selle aujourd'hui en le saupoudrant d'un habillage « africain » (quelques juges non sénégalais composant la juridiction de jugement) condamné par la Cour de la CEDEAO. Sur quelle base peut- on remettre en cause la décision sénégalaise ? De par la volonté de Wade qui a été demandé un mandat de juger à l'UA, lui le garant des décisions de justice de son pays, sollicitant au passage 48 milliards de francs CFA pour juger Hissein Habré ? Quelle compétence avait l'UA pour ordonner un tel jugement, elle qui protège tant de criminels ? Sur quel dossier s'est-elle fondée, elle qui n'est pas une juridiction ? Le Président honoraire de la Cour suprême du Sénégal a lui-même souligné dans un article récent cette incompétence !

    Qu'est-ce qui serait aujourd'hui intéressant de faire ? Comment sortir de cette impasse ?

    C'est de respecter les décisions de justice rendues au Sénégal et devant la Cour de la CEDEAO et d'enquêter sur la situation actuelle au Tchad et saisir le cas échéant la CPI.

    Qu'attendez-vous concrètement du Séné- gal et de l'Union africaine qui semblent manifestement faire de l'affaire Habré un cas particulier, différent de ceux du Kenya et du Soudan ?

    L'Union africaine doit prendre ses responsabilités sur le comportement d'un certain nombre de chefs d'État. Mais peut-on demander à la Conférence des chefs d'État d'organiser leur propre jugement ?

    Que vous inspire la position de certaines puissances étrangères, notamment de la France, qui souhaitent ardemment le procès du président Habré ?

    Ce procès est éminemment politique. Le régime Habré a été liquidé sous la pression étrangère et avec la complicité des grandes puissances, pour des raisons évidentes tenant à « l'indocilité » du président Habré et aux enjeux stratégiques et économiques que représente ce pays. On le poursuit aujourd'hui de façon infâme pour que les chefs d'État en Afrique sachent bien ce qui les attend demain s'ils ne respectent pas les règles du jeu, et non par souci de privilégier la règle d'impunité. Voilà ce grand procès africain, qui s'organise en Afrique et par des Africains : un bel exemple de bonne gouvernance judiciaire. Quels juges vont accepter de signer de leur nom ce verdict ?! Réveillez- vous !

    Ces derniers temps, le Premier ministre sénégalais, Abdou Mbaye, est accusé, y compris au sein de son propre gouverne- ment, d'avoir aidé votre client à « blanchir » l'argent du Trésor public tchadien qu'il aurait amené au Sénégal. Qu'avez- vous pensé de cette situation ?

    Il s'agit de péripéties locales, de luttes de pouvoir au sein de l'équipe en place. Le Premier ministre dérange. Certains notamment semblent, selon la presse locale, avoir fait de l'affaire Habré un instrument politique, un levier d'accession à la première marche du pouvoir. Nous sommes très loin des questions de justice et des droits de l'homme. La vraie question pour la ministre de la Justice est de savoir où elle mettra le curseur des poursuites dans l'affaire des biens mal acquis ? Au risque d'inquiéter celui qui l'a nommée ? Là on verra bien si elle s'intéresse aux questions de blanchiment.

    À ce jour, c'est le moins que l'on puisse dire, la ministre de la Justice du Sénégal a décidé de faire du dossier Habré, l'affaire de sa vie. Qu'est-ce que cela signifie pour vous ?

    Effectivement au point de décider de la nomination des juges, des procureurs, des greffiers. Un joli système indépendant se met tranquillement en place dont, le Président honoraire lui-même de la Cour suprême questionnait récemment la constitutionnalité ? L'affaire de sa vie ? Nous verrons bien, ce que retiendra l'Histoire de ces événements. Le Sénégal a déjà été condamné par la Cour de la CEDEAO pour violation des droits de l'homme, voilà la marque qui pèse sur le régime de Wade. Ce qui se met en place ne peut que recevoir la même marque d'infamie.

    Au regard de ces agitations et de l'entêtement des autorités sénégalaises à vouloir juger vaille que vaille votre client, peut-on s'empêcher de penser que c'est finalement une affaire de fric ?

    C'est sans doute plus compliqué, et plus politique, même si comme je le soulignais des enjeux économiques et stratégiques importants pèsent dans ces décisions ; mais peut- être vous voulez parler du salaire des magistrats qui pourraient participer, ou bien du budget que l'on va allouer pour assurer la « communication » du procès ? Il y a là pour les magistrats et les journalistes sénégalais une vraie question éthique, déontologique, historique qui devrait les conduire à boycotter une telle farce judiciaire.

    Objectivement, dans l'éventualité d'un procès, est-ce qu'on peut réellement imaginer que ceux qui vont le financer, accepteront un verdict d'acquittement ?

    Ils seront payés pendant trois ans pour rendre la justice et ils ont pour mandat de juger. Imaginez-vous qu'ils vont, trois semaines après, constater les obstacles juridiques qui s'opposent à ce jugement ? Invalider le mandat de l'UA, dire que la Constitution a été violée ?

    Imaginons enfin qu'un petit génie apparaisse et vous accorde deux vœux. Quels seraient-ils ?

    Le premier a déjà été exaucé en 2010 après la condamnation du Sénégal (je devrais dire d'Abdoulaye Wade puisqu'il a provoqué cette procédure) devant la Cour des droits de l'homme de la CEDEAO. Le second ? Qu'Hissein Habré franchisse demain les portes de sa maison à Dakar où il est tenu en résidence surveillée depuis douze ans par une véritable lettre de cachet et marche en homme libre sur la terre où il est né.de l'homme de la CEDEAO. Le second ? Qu'Hissein Habré franchisse demain les portes de sa maison à Dakar où il est tenu en résidence surveillée depuis douze ans par une véritable lettre de cachet et marche en homme libre sur la terre où il est né.●

    ● Janvier 2013 - Afrique Nouvelle ●

    Sources: Letchadanthropus

     

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    ALI BINEY ET DJIBRINE AZENE

     

    Il n'y a pas un jour qui passe qu'on ne nous rapporte pas le cas des détenus ou ex détenus morts suite à leurs conditions de détention ou encore pire, d'empoisonnements. D'aucuns alertent l'opinion sur des cas d'empoisonnements méthodiquement organisés et planifiés par le régime pour se debarasser de ses opposants.

    Ainsi, après la mort injustifiée de Djibrine Azzène, ex CEMGA de l'ANCD, arrêté par les soudanais et livré à Deby, nous apprenions la mort en prison du Com escadron de l'UFDDF, Ali Biney. Il était arrêté dans les mêmes conditions par les soudanais et livré à Deby. Il est mort dans la prison de Moussoro, après avoir avalé des nourritures dans lesquelles on a savamment distillé un poison foudroyant. Le recours à ces genres des pratiques est très courant à N'djamena. Tous ceux qui ont été internés dans les prisons de Deby sont, soit morts, soit ont des ennuis de santé. Qu'ils soient opposants politico-militaires ou même des alliés en rupture de ban ou encore des aigrefins en disgrâce (cas de ex ministres, Zène Bada et quelques autres), les ex bagnards tombent, tels des feuilles d'automne, jaunies et emportées par le vent. De mémoire d'hommes, on n'a jamais assisté à une telle pratique au niveau de l'Etat.

    Il faut signaler aussi que une trentaine d'ex résistants sont toujours détenus injiustement dans les prisons de Deby. Il s'agit de:

    1. Mahamat Kodi
    2. Ahmat Alio
    3. Mansour Youssouf
    4. Adjbane Mine Allah Seid
    5. Hassan Hémichi
    6. etc

    Aucun chef d'accusation n'est retenu contre eux, depuis plus de deux ans qu'ils sont en prison. Nous demandons aux organisations de droit de l'Homme, surtout tchadiennes, de s'enquérir de leurs santés, car vu ce qui s'est passé avec Ali Biney, nous croyons sincèrement que leurs vies sont en danger.

     

     

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    Des informations très inquiétantes sur la sécurité des tchadiens vivants en RCA nous parviennent chaque heure. Selon nos correspondants à Bangui, une tension latente, attisée et entretenue par le régime Bozizé, risque d'éclater, à tout moment,  sur un conflit communautaire voire confessionnel.

    A force d'indexer les centrafricains du Nord et les tchadiens vivants à Bangui, des barrières tenues par des "patriotes" armés des arcs et machettes ont été dressées sur les artères principales de la ville. Ainsi, à part les rackettes ( il faut payer 50 000 F CFA) et les arrestations arbitraires, un jeune a trouvé la mort la nuit de saint sylvestre (voir Centrafrique: Un ressortissant tchadien tué durant la nuit de Saint Sylvestre. ). Il s'agit de Zakaria Ali, née en 1980.Lors de son enterrement, la cimetière du quartier "Boeing" a été totalement sacagée, les tombes profanées par des "patriotes".

    A la sinistre OCRB (Office Centrafricain de Répression  de Banditisme), gérée directement par "Jojo" Bozizé, plusieurs personnes d'origine tchadienne y sont internées.

    Au moment où certains tchadiens sont menacés, le régime clanique de N'djamena préfère protéger des autocrates, semblables à lui, que de venir au secours de nos concitoyens. Hier c'était la Libye, aujourd'hui la RCA, les tchadiens subissent les aventures et le mercenariat d'Idriss Deby.

  • Dans un communiqué signé par son Secrétaire Général Mr MAHAMAT Mahdi Ali (voir communiqué version pdf) dont la Gazette a eu une copie, L'Alliance Nationale pour le Changement et la Démocratie (ANCD) "apporte un démenti formel aux affirmations de Mr Josué Binoua, ministre centrafricain, insinuant la présence des forces de la résistance tchadienne aux cotés de la SELAKA". L'ANCD dont fait parti l'UFDD, opposition armée au régime d'Idriss Deby, est présidée par le Général Mahamat Nouri, nommément cité par Mr Binoua d'être un allié du SELEKA centrafricain.

    Selon l'ANCD si "Le régime aux abois de François Bozizé, politiquement incapable, militairement en déconfiture, cherche un bouc émissaire pour expliquer sa débandade, le Peuple opprimé de la Centrafrique, La Nation meurtrie de la RCA n’a pas besoin d’un concours externe pour faire partir Bozizé et sa clique". "C’est bien Mr Binoua et le gouvernement fantoche auquel il appartient" qui ont fait appel à l'étranger, poursuit le communiqué.

    "L’ANCD se consacre exclusivement à la lutte contre le régime maffieux et clanique de N’djamena. Bien qu’elle considère le départ de Bozizé salutaire pour le Peuple centrafricain, l’ANCD ne s’est jamais ingérée dans le conflit centrafricain" souligne le texte.

    "Décidée et déterminée, réconfortée dans ses analyses et inébranlable dans ses certitudes, l’ANCD lance un appel solennel à ses militants et ses sympathisants à la mobilisation et au rassemblement pour sonner le glas de cette tyrannie" conclut le communiqué.

    L'ANCD qui est née en mai 2010, est composée de quatre mouvements politico-militaires opérant dans l'Est du Tchad.

     

    Version originale du Communiqué.

  • Un ressortissant tchadien a été tué, dans la nuit du 31 au 1er janvier, par des militaires centrafricains. Le jeune tchadien a été arrêté à une barrière dressée par des "patriotes" pro Bozizé près de la buvette ABC, non loin du REX, à coté du marché. Interpelée par ces "patriotes" et remise à une patrouille motorisée, la victime a été abattue froidement.

    Les rafles des paisibles tchadiens vivants à Bangui sont quasi quotidiennes. Les prisons centrafricaines sont pleines d'innocents arrêtés sur simple, dénonciation ou pire, pour délit de faciès. Les autorités centrafricaines sont responsables des conséquences des appels à la haine lancés tout azimut.

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    L'équipe de la Gazette de N'djamena joint sa voix à celles des milliers des compatriotes pour souhaiter à ses lecteurs ses voeux de santé, prospérité et concrétisation des aspirations légitimes de notre Peuple meurtri, depuis plus de 22 ans, par un régime maffieux et clanique.

    S'il est vrai que la gestion du clan au pouvoir a désagrégé nos institutions et mis à genou la société tchadienne, il faut le dire également que la recherche de gains faciles, le népotisme, la gabegie et autres prévarications, sont autant de calamités qui minent la société tchadienne.

    Nous sommes convaincus que nous rentrons dans une ère nouvelle où le tribalisme, le clanisme et le favoritisme n'ont pas de place. Toutes les considérations ségrégationnistes et discriminatoires seront balayées par cette jeune générations assoiffée de liberté et de changement.

    A l'instar de ce qui s'est passé hier en Tunisie, Egypte et Libye, aujourd'hui en RCA, l'année 2013 sera celle du printemps tchadien.

    Bonne et Heureuse année 2013

    La Rédaction de la Gazette

     

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    Idriss Deby, François Bozizé et Martin ZiguléI

     

    La République centrafricaine est secouée ces derniers jours par un mouvement d’insurrection armé qui cherche à faire partir le potentat de Bangui Bozizé. Si les aspirations du Peuple centrafricain à la démocratie et au changement sont légitimes, le rôle que joue Idriss Deby est très pernicieux pour la concrétisation de la volonté du Peuple centrafricain.

    Le Général Bozizé est venu au pouvoir par un coup de force organisé et planifié par Idriss Deby contre le président démocratiquement élu Félix Patassé. C’est l’armée tchadienne qui, en violation de toutes les normes internationales, a franchi les frontières pour aller chasser Patassé. Depuis ce jour, Bozizé, telle une marionnette, est guidé par son maitre Deby. Les forces tchadiennes qui ont concouru à putsch, étaient restées en RCA jusqu’à une date récente. La concomitance entre le retrait des troupes tchadiennes et le déclenchement de l’offensive rebelle, ne laisse aucun doute sur l’implication de Deby dans ce conflit.

     

    Mais pourquoi diable, Deby cherche à déstabiliser son protégé ?

    De cette aventure, Deby veut envoyer deux messages :

    1. Sa légitimité démocratique étant contestée par tous les pays occidentaux, Idriss Deby veut apparaitre comme étant le gendarme de la sous région, agressant (parfois c’est une question de simple mauvaise humeur) ses voisins, pire allant jusqu’à transgresser les ententes prise au sein de la CEEAC (non soutien à Ping pour la commission). Il pense sérieusement que sa supposée puissance militaire lui apportera un crédit en terme de fréquentation ou encore lui conférera une image de démocrate.
    2. La seconde raison est d’ordre interne. Deby fait diversion et veut faire oublier à l’opinion ses propres difficultés. Après le fiasco de la rencontre avec Hollande, Deby pense qu’en allumant le feu en RCA, il sera sollicité à l’éteindre, jouant ainsi à la perfection le rôle du pompier pyromane. Mais la guerre a ses règles propres qui peuvent échapper à nous autres humains. Ainsi ce feu allumé en RCA, peut causer des dégâts collatéraux, emportant sur son élan d’autres tyrans locaux y compris Deby.

     

    Alors humanité, quelle solution pour la RCA ?

    La politique de non ingérence prônée par la France dans l’état actuel de choses est suicidaire pour les démocrates centrafricains. Une table ronde inclusive regroupant toutes les forces politiques avec au préalable le départ de Bozizé et le désarmement des rebelles est à encourager. Ainsi, non seulement on aura évité un bain de sang mais aussi affirmé le caractère incontournable du processus démocratique dans la sous région. Selon certaines sources au palais Rose de N’djamena, Deby cherche, déjà, à monter une « révolution de palais » qui emporterait Bozizé. Les nouveaux maitres de Bangui négocieront ensuite avec les rebelles. Et la boucle est bouclée, du moins dans les calculs de Deby. Mais il ya une variable qui échappe aux calculs de Deby : ceux qui se réclament de Charles Massy, composeraient-ils avec Deby ? Les jours à venir nous édifieront.

     

    La Rédaction de la Gazette

  • Nous n'avons pas besoin d'établir des anniversaires ou des fêtes chaque année dans chaque province pour nous prouver que nous sommes libres ou bien qu'il ya la démocratie au pays de TOUMAI !!Que devons-nous faire avec cette démocratie ou les libertés tant qu'ils n'existent que sur les papiers ou bien formulés uniquement sur ce qu'on appelle la Constitution!! Considérant que, lorsque nous voyons la réalité douloureuse de la pension de conclure que ce n'est qu’une application de la théorie de Charles Darwin sur le terrain, «la loi de la jungle» des crocs et des griffes... Si vous n'êtes pas un loup vous serez repas pour les loups... Poussez l'autre homme à se déplacer loin de votre chemin... démolir les maisons des citoyens lambda et en faire une station d'essence ou une station de vente des voitures et ainsi de suit.

     

    Prenez, par exemple, le dernier point et de réfléchir un peu, par exemple, la routine standard dans l'Etat de droits et de devoirs, c'est quand le gouvernement veut démolir des maisons des certaines personnes ou des lieux réservés (réserves) comme ils sont l'habitude de le dire !! Il n'y a pas de problème sa n'a qu’informer les résidents de cette quartier d’inscrire leurs noms dans le dossier formelle et en coordination avec l'immobilier d'enregistrement ou plutôt le ministère des Affaires foncières de leur distribue des terrains, chacun selon son droit! Et également une récompense d'avoir les aider à faire face à leur nouvelle maison, en leur donnant suffisamment de temps pour évacuer les maisons, et après venez avec vos tracteurs et Caterpillar pour faire ce que vous voulez! Mais la douloureuse vérité et totalement inverse.

     

    Combien des personnes ont démoli leurs maisons en sachant que ce ne sont pas des endroits réservés pour le gouvernement, reconnus par les autorités de CADASTER, et leur vie devenir un enfer ! Leurs enfants ont été abandonner les écoles parce qu'ils ne peuvent pas se permettre de payer les études de leurs enfants et louer les maison en même temps, pour ne pas mentionner les efforts visant à fournir de la nourriture , combien d'enfants apprécié et intelligents ont des talents inexploités , mais en fin de compte se sont retrouvées sans-abri dans les rues , ils ont obligés d'utiliser tous les moyens possible pour trouver quelque chose a manger, mais qui sait, peut-être si elles sont exploitées ces esprits pour devenir tous ces gens de bénéfice, et a contribué d'une manière ou d'une autre au progrès de ce pays vers l'avant.

     

    Mais malheureusement, tout regret, quand vous vous rendez compte que la réalité qui s’est passe au pays de TOUMAI et toutes ces histoires larmoyants et tragiques ne signifie pas quelque chose pour eux, le savez vous pourquoi !? Parce qu'ils envoyaient leurs enfants à la France, la Grande-Bretagne, le Canada et aux États-Unis. . D’obtenir une meilleure éducation et de souhaiter un jour leur remplacés ! Quelle plaisanterie.

     

    Mais tous cela juste ce n’est que d’échantillon de la souffrance vécue par les citoyens lambda du Tchad, qui ont en effet des produits pour ce gouvernement qui ne développe pas des solutions alternatives en cas de prise de décision et le manque de coordination entre les paroles et les actes.

     

    Avec cela, nous ne blâmons pas les autorités compétentes des livres fonciers pour leur connaissance de ces lieux qui ne sont pas réservés et la non-ingérence dans les meilleurs délais, ni le ministère des Affaires foncières, et ni la Mairie de N'djamena qui viennent chaque fois avec leur Caterpillar et tourner la terre à l'envers, Parce qu'ils ont ordonné! Les Lecteurs peut se demandent et dire à qui blâmer si? Et d’autre peu se répondent en disant que la seule personne qui doit être blâmé il est en haut de la pyramide monsieur le SULTAN !

     

    Je m'étonne que vous imaginez un jour Monsieur le président sur la misère subie par le peuple tchadien pour gagner leur vie, à la lumière de ces décisions, qui sont formulées toujours contre lui, empêchant parfois le bois de chauffage avec le manque des solutions alternatives, sans parler de l'absence de gaz en grandes quantités et de prix appropriés qui répondre aux besoins des citoyens, ou il pense que la vie en dehors du palais ROSE n'est pas très différente de ce lui de l'intérieur? Ou bien toute l'affaire est placés dans ces absurdités en vigueur il ya deux décennies qu'il n'avait pas de conseillers compétents, sinon il travail "HOU MA INDA CONSEILLERS ADILIN BAS KAN MA KE DA GA YAkHADiM TARA" Je pense que ma réponse à ces questions dans le contexte de cet article, mais les gens doivent se répondre eux même, car je représente personnes ou plutôt je ne suis pas un député de s'adresser au Parlement et dormaient sur leur place !!

     

    Nous sommes dans une ère de mondialisation et de cieux ouverts, nous devons commencer à briser le mur de la peur et de commencer à faire les premiers pas vers une revendication de nos droits, même si cela nous conduit pièce dans l'abîme! Si les réclamations des droits et sensibiliser les citoyens sont opposés au régime en place, sa nous regarde pas ! Parce qu’il n’y a pas la différence entre être en feu ou bien se jeter dans le feu !!! De toutes les façons on va sentir la douleur!

     

    Tout ce que nous voulons en tant que peuple tchadien est de construire un Etat de droit, de sorte que nous sommes tous égaux devant la Constitution ! Et nous nous réjouissons d'un avenir meilleur, et de participer au développement de ce pays, qui a beaucoup souffert du fléau de la guerre. La croyance dans les principes de l'humanité et la capacité des gens à changer et à tirer parti des leçons de l'histoire tôt ou tard le rideau va se révéler et voit le citoyen opprimé de ses propres yeux ce qui se passait dans les coulisses et on va se retrouver avec ses cancres devant le juge Monsieur l’avenir proche.

     

    *Ahmat Abdelmalick Alhousseinie

    *Activiste des Droits Humaines

    *Norvège-Oslo

  • Selon nos correspondants à N'djamena, la journée ville morte est très suivie. écoles, administrations, commerces, bref, rien ne bouge ce matin à N'djamena. Le despote, fidèle à lui même, a fait sortir des dizaines des chars et autres véhicules militaires pour intimider la population.

    C'est à l'appel des syndicats et autres organisations de la société civile que cette journée a été initiée. La forte participation et le respect du mot d'ordre démontre à suffisance la volonté des tchadiens à ne plus accepter l'injustice et l'arbitraire.

    Autres faits marquants, le despote vient de rentrer de France où on lui a signifié que les temps ont changé. L'époque où on fermait les yeux sur les transgressions des droits humains et autres libertés est à jamais révolue. L'assassinat des paisibles tchadiens, le musellement de la presse, l'oppression sur les syndicalistes ne seront plus tolérés.

    Le printemps tchadien serait-il en marche? Les jours à venir nous édifieront.

  • Le despote tchadien Idriss Deby s’est rendu à Paris pour une visite privée, sur invitation du MEDEF français, du 04 au 08 décembre 2012. Annoncée comme une visite officielle par le cabinet du tyran et certaines presses françafricaines, Idriss Deby est accueilli par Marc MERTILLO, fonctionnaire au ministère des affaires étrangères avec un service protocolaire au strict minimum.

     

     

    Acte 1 : L’arrivée à Orly

    Déclarée comme une visite officielle, la surprise des indiscrets et autres intéressés fut très grande en ne voyant pas venir, au moins Fabius, (à défaut de Hollande) venir accueillir leur chef au bas de la passerelle. Idriss Deby est accueilli par un fonctionnaire du Quai d’Orsay (Marc Mertillo). Donc dès le départ, cette opération de communication qui a pour but de saper le moral de l’opinion nationale très remontée contre Deby en ce moment, a fait un flop. Quelques courtisans, transis de froid, ont fait le déplacement d'Orly dans l'espoir de récupérer quelques billets de banque.

     

     

    Acte 2 : Audience avec Hollande.

    Annoncé comme la phase la plus importante de la visite, le point d’encrage voir la clef de voute qui doit non seulement apporter bénédiction et légitimité des nouvelles autorités françaises à Deby, mais confirmer aussi son idiosyncrasie et sa complexion à lutter contre l’axe du mal (les terroristes) dans le Sahel, l’entretien de l’Elysée fut un fiasco total.  De prime à bord, l’invitation n’a jamais été à l’initiative de Hollande.  Ces sont ses amis (tous sont encartés à l’UMP) au MEDEF qui l’ont convié. Ensuite, Deby est à milles lieux de savoir que l’engouement et l’intérêt provoqués pour lui à la suite de la visite de Fabius à N’djamena, se sont nettement dissipés. La preuve, la veille de son départ pour la France, N’djamena fut le quartier général de la crise malienne. De Yayi Boni au premier ministre malienne, des beaux mondes ont foulé le sol tchadien pour ficeler la dernière stratégie, la dernière tactique, voire les éléments de langage à tenir à Hollande. Deby pensait monter à Paris pour effacer les doutes, dissiper les confusions, bref, jouer le premier rôle dans cette crise. La désillusion était totale.

    Selon les indiscrétions des certains témoins, Hollande n’est pas allé par quatre chemins. « La France n’accepte pas ce dénie de démocratie ambiant et les dérives du régime concernant les libertés fondamentales » le ton est donné. Il faut non seulement « laisser la commission d’enquête sur la disparition d’Ibni aller à son terme, et faire la lumière sur ce cas précis », ajoute le témoin, mais dénoncer et mettre aux arrêts ceux qui ont commis ces forfaits. La participation des opposants à la gestion de la chose publique, la dénonciation de la répression sur les syndicalistes et journalistes ont été formellement évoquées. Dans un bafouillage total, Deby marmonne le nombre des hôpitaux qu’il aurait construits, écoles et centres de santés qu’il aurait édifiés, routes qu’il aurait bitumées,…, bref, ya pas plus bon que lui. La France lui aurait signifié clairement ne pas cautionner ses dérives et ses transgressions aux valeurs démocratique.

    C’est sous ce climat que Deby rencontra la presse dans la cour, réclamant pêle-mêle les 6 millions d’euros, niant avoir gracié les membres de l’arche de zoé ; etc ….

     

     

    Acte 3 : Le déjeuner du MEDEF.

    Ici, Deby est en terrain conquis. La fine fleur de la droite qui dénie à l’Afrique tout progrès démocratique, celle qui pense que l’Afrique n’est pas prête pour la démocratie, ou encore, celle qui croit que l’Afrique n’est pas entrée dans l’Histoire, fait révérence à notre despote national. Deby est dans son élément. Tutoyant celui-ci, évoquant les contrats qu’il a signé avec l’autre, disant comprendre pourquoi le PDG de SOMDIAA ne parle pas, évoquant SATOM qui aurait le monopole, une ambiance françafricaine nauséabonde au moment où syndicalistes et travailleurs tiraient le diable par la queue pour joindre les deux bouts.

    C’est à la conférence de presse clôturant le déjeuner que Deby a dégainé ses fléchettes contre la Banque Mondiale. Elle serait à l’origine de tous les maux du Tchad. « J'ignore ce qui se passe, j'ignore qui est derrière, mais c'est une injustice imposée au Tchad, il y a un problème », a-t-il poursuivi. « On est en train de punir le peuple tchadien », a-t-il lancé, évoquant un "dialogue de sourds" entre son pays et la Banque mondiale. Ce qu’il omet de souligner est que le Tchad n’a jamais respecté les critères permettant d’être classé parmi les pays bénéficiant de l’initiative PPTE lancée par la Banque Mondiale et le FMI. Et lorsque le Représentant local de la BM s’est manifesté, Deby, pour noyer le poisson, lui aurait demandé de jouer le bon office  dans les rapports entre la BM et le Tchad.

     

     

    Voilà l’équipée de Deby à Paris qui aurait couté aux contribuables tchadiens un bagatelle de plus de 400 000 euros (262 400 000 F cfa). D’après nos correspondants à N’djamena, Deby aurait annulé tous ses rendez-vous et s’est enfermé chez lui. Certaines indiscrétions avancent que Deby aurait trouvé un bouc émissaire tout désigné sur ses contradictions sur la grâce accordée à l’arche de zoé. Il s’agit de Samir Annour SGG du despote, qui l’aurait « induit en erreur » (formule préférée de Deby). Ce griot chanteur des louanges de Deby (il est allé jusqu’à évoquer « les stigmates » que porterait Deby suite aux différentes luttes. Voir à ce sujet la réponse magistrale du syndicaliste Ibedou à samir: SG CTDDH: "le fait pour le Président de la République de porter les stigmates de cette lutte ne lui donne pas le droit de s'accaparer lui et sa famille des richesses qui sont la propriété de tous les Tchadiens".), aura mieux faits de garder les archives de son chef au lieu de lui claironner des flatteries. C’est l’exemple type des cadres qui entourent Deby: combler leurs insuffisances par des courbettes au détriment de l’intérêt du pays.

    La Rédaction de la Gazette

  • De sources bien renseignées, l’Union européenne pourrait avoir à se défendre bientôt à la barre sous le coup d’une accusation de harcèlement moral et de licenciement abusif. Le plaignant, Monsieur Max Loalngar, à ne pas confondre avec Monsieur Maxwell Naringué Loalngar, son frère cadet et ancien Rédacteur en Chef du journal Le Temps, aujourd’hui étudiant à Genève en Suisse, aurait en effet engagé une procédure judiciaire contre cette institution.

    Monsieur Maxvelt Yogangnan Loalngar, puisqu’il s’agit de lui, a assuré pendant longtemps les responsabilités de Chargé de Programmes à la Délégation de l’Union Européenne au Tchad. Affable, d’un allant calme, un brin réservé et d’une discrétion à l’avenant du poste qui fut sien, il a été aperçu aux côtés des plus hautes autorités de la Délégation de l’Union européenne tout au long du dialogue politique ayant conduit à l’Accord Politique du 13 août 2007 et en plusieurs autres occasions comme pendant les visites de la Troïka européenne ou celle du Président français Nicolas SARKOZY après les évènements de février 2008. Monsieur LOALNGAR est bien connu des milieux politiques et de la société civile tchadienne où il a assuré le suivi des projets financés par le FED et coordonné plusieurs activités pour le compte de l’UE. Pour les journalistes, il était le point focal de la Délégation où nul point de presse, nulle conférence ne pouvait se tenir sans sa facilitation. Dans la vie courante, Max LOALNGAR est un être courtois et bien amical. Cela fait que le motif invoqué pour son licenciement parait plus que surprenant.

    Il aurait été licencié en violation flagrante des procédures et sur un motif qualifié de fallacieux par des sources proches de l’UE. Cette dernière aurait, un peu à la manière des régimes autocratiques qui modifient les constitutions pour perpétuer leur règne et sévir impunément contre leurs populations dit-il, modifié l’organigramme de sa délégation de N’Djaména pour légitimer son affectation puis son licenciement. De la part d’une institution rodée dans l’art de la morale aux nations, la comparaison n’est pas trop forte et l’histoire mérite d’être contée.

    Tout serait parti d’un refus d’annulation de sanctions injustifiées. Saisi pour ce fait, le Département des Ressources Humaines de l’UE à Bruxelles aurait confirmé ces sanctions et suggéré la mutation de Monsieur LOALNGAR à une autre section. Invoquant son contrat de travail et refusant d’avoir une carrière entachée de sanctions non fondées, Monsieur LOALNGAR aurait refusé la mutation proposée et signifié son intention de saisir l’Inspecteur du Travail pour être rétabli dans ses droits. Face à une telle détermination, l’Union européenne, se prévalant d’une décision d’autorité, franchit une barrière supplémentaire en modifiant l’organigramme de sa délégation à N’Djaména pour contraindre l’effronté à accepter sa proposition. Ce fut peine perdue, Monsieur Max LOALNGAR tient une fois de plus tête, préférant mourir plutôt que de se soumettre à une injonction inique. Pour sa défense, il avance que cette mutation procède d’une modification substantielle de son contrat de travail et que conformément aux dispositions du Code du Travail, son consentement devrait être requis, ce qu’il n’accorde pas.

    Dans une note verbale adressée aux autorités tchadiennes, la Délégation de l’Union européenne passe sous silence les tractations avec son employé et prend argument de la décision de « réaménagement de l’organigramme de la délégation par la Direction du Service Extérieur de la Commission européenne à Bruxelles, le 1er mars 2010 » pour justifier ce licenciement. Pour l’UE, « le refus du salarié de se trouver soumis à l’autorité de son nouveau chef de section hiérarchique configure un acte d’insubordination et une faute lourde qui lui sont imputables et constitue une cause réelle et sérieuse de licenciement ». Notons qu’un an seulement après son licenciement, l’UE a rouvert le poste qu’elle supprimait pour obliger Monsieur LOALNGAR -alors le seul cadre tchadien de la Section Secteurs Sociaux, Bonne Gouvernance et Economie- à rejoindre une autre section et recruté un substitut, accréditant du coup la thèse de la cabale montée contre lui pour lui régler son compte.

    Voilà qui peut constituer, pour les amateurs et professionnels du droit, une excellente matière à réflexion. Reste que la mesure parait très sévère au regard des faits plutôt accablants pour l’UE. A supposé qu’il s’agisse effectivement d’affectation et non de modification de contrat comme le soutient Max LOALNGAR, le refus d’être à un poste ne correspondant pas à son profil et à sa vocation est-il constitutif d’une faute lourde susceptible donc d’un licenciement sans préavis et sans aucun droit ? La mesure est sans conteste démesurée. « C’est un crime ! » fulmine-t-on dans l’entourage de Monsieur LOALNGAR, qui affirme avoir été psychologiquement torturé pendant un peu plus d’un an par l’UE.

    Le scandale, selon diverses confidences, est aussi que ce licenciement a été prononcé sans aucun droit à la victime en dépit de ses charges sociales (Monsieur LOALNGAR est marié et père de quatre enfants, ce qui est un facteur aggravant au regard de la législation du travail) et après sept années de service durant lesquelles il n’avait jamais été pris en défaut avant cette sanction. Bien au contraire, il avait accumulé les satisfécits et connu une promotion sous la direction même du Chef de Section qui allait s’en prendre à lui. Ses collègues de travail qui n’avaient rien compris à cette soudaine « chasse-à-Max » sont formels : ses qualités professionnelles sont excellentes et indéniables et avant cette affaire, il avait la considération de l’Ambassadeur et de son Chef de Section qui se référait toujours à lui. Quand l’on se mit à le sanctionner, l’un deux, un européen de bonne famille, osa même prendre sa défense devant l’Ambassadeur Chef de délégation et devant une équipe d’inspecteurs venus du siège, disant qu’il n’avait rien à voir avec le problème à l’origine de la sanction ; mais rien n’y fit : il fallait une victime expiatoire et Max était le bouc émissaire indiqué. Délégué du personnel, son licenciement devrait nécessiter l’accord de l’inspecteur du Travail ; il semble que là aussi l’UE n’a pas voulu observer les dispositions y afférentes.

    Une question se pose : pourquoi cette institution, réputée pour son sérieux et son attachement aux principes moraux et de bonne gouvernance a-t-elle violé les textes réglementaires et ainsi méconnu les droits les plus élémentaires d’un salarié ? La mauvaise influence de ses représentants au Tchad, au premier rang desquels l’ancien ambassadeur Gilles Desesquelles pourrait être retenu. Les faits sont tout simplement cruels. Etre licencié sans aucun droit, comme un vulgaire voleur ou un criminel, uniquement pour avoir voulu susciter un débat de fond sur une question cruciale qui était de savoir s’il était juste, logique et bienséant de sanctionner quelqu’un pour une faute qu’il n’a pas commise, relève d’un cynisme sans pareil. La réponse de la plus haute autorité de la délégation, l’Ambassadeur Gilles Desesquelles fut alors que « l’institution soutient toujours la hiérarchie ». A chacun d’apprécier. « C’est tout simplement effarant et contraire au sens d’humanisme exalté par les pères fondateurs de l’Union européenne. De la part d’une institution qui a œuvré, par le dialogue politique, à réconcilier la classe politique tchadienne, c’est un acte inqualifiable, une imposture », clame Monsieur LOALNGAR qui connait l’institution et sa politique comme le fond de sa poche.

    L’affaire aurait durée plus d’une année et prit fin en octobre 2010. La victime avait alors aussitôt saisit l’Inspection du Travail par une plainte pour licenciement abusif et harcèlement moral. Convoqué par ce service, l’UE s’est dérobée en invoquant son immunité diplomatique. C’était sans compter avec la perspicacité et la clairvoyance de Monsieur LOALNGAR qui au-travers de deux lettres ouvertes percutantes adressées, la première à l’ancien ambassadeur, Chef de Délégation de l’UE au Tchad, Monsieur Gilles Desesquelles, et la seconde au Président de l’UE, Monsieur Herman Van Rompuy, battait en brèche cette prétention en invoquant la clause compromissoire de son contrat qui stipule clairement qu’en cas de litige, l’institution s’engageait à porter le différend devant les instances nationales habilitées. Au bout de la deuxième lettre ouverte, le Ministère des Affaires Etrangères du Tchad se saisissait de l’affaire et convoquait l’UE pour essayer de la régler à l’amiable ; dans le procès-verbal de non conciliation qu'il allait établir par la suite, le Ministère tchadien des Affaires Etrangères soulignait que s'il ne voulait pas voir ses partenaires traduit en justice, il se devait cependant aussi de défendre les intérêts des tchadiens d'où l'organisation de la rencontre entre l'institution et son ancien employé. L’UE qui avait cette fois répondu à la convocation, refusa le règlement à l'amiable et déclara qu'elle estimait avoir été correcte et que si Monsieur LOALNGAR n'était pas satisfait il pouvait porter plainte s’il le voulait, escomptant peut-être que ce dernier, de guerre lasse, désisterait. Le plaignant qui affirme ne s’être rendu coupable d’aucun crime, ni forfait susceptible de le livrer en pâture à qui que ce soit, entend quant à lui lutter jusqu’à ce que justice soit rendue. Ceux qui le connaissent le présentent comme un garçon tenace et hargneux qui ne recule devant rien au monde, même pas devant les démons de l’enfer, quand il est dans son bon droit. Une chose est certaine, l’Union européenne est parée à toute éventualité qui avait déjà commis un avocat défenseur avant tout procès en la personne de l’ancien bâtonnier et Président de la Commission d’enquête sur les évènements de février 2008, Me Djainbé, ce dernier ayant été associé à la procédure de licenciement. Le petit Max reste cependant droit dans ses bottes, et exactement comme dans l’histoire de David et Goliath, déclare qu’avec l’appui de l’Eternel des Armées son Dieu, il défendra ses droits jusqu’au bout et démontrera par A + B qu’il a le Droit de son côté. 

    L’UE, il faut le rappeler, se veut le promoteur de la démocratie et des droits de l’Homme dans le monde entier. Au Tchad, elle finance entre autres programmes, la réforme du secteur de la justice par un ambitieux programme au coût faramineux de 35 millions d’euros. Elle a primé en 2006 un journaliste tchadien pour son reportage sur les « madrassas », véritable camp de redressement des mineurs de Toukra. C’est dire que si l’accusation de harcèlement moral, au moment où l’Europe, et singulièrement la France, pleure les victimes de ce délit dans les entreprises –souvenez-vous des suicides en cascades de France-Télécoms- est avérée, elle porterait un coup certain à l’image de l’UE. 

    Bref, c’est là un intéressant feuilleton judiciaire qui commence et nous ferons de notre mieux pour vous tenir informés des développements de cette affaire.

     

    Louba-ré-Louba Joël

    N’Djaména, Tchad.

  • Droits de l’Homme Sans Frontière (DHSF)

    Association pour les Libertés Fondamentales au Tchad  (APLFT)

    Action des Chrétiens Pour l’Abolition de la Torture Section du Tchad

    (AC AT/TCHAD)

    Alliance des Associations des Défenseurs des Droits Humains et de l’Environnement au Tchad (ADHET)

    Association Tchadienne pour la Promotion et la Défense des Droits de L’Homme (ATPD)

    Association Sociale des Jeunes pour la Défense des Droits Humains (ASJDH),

    Convention Tchadienne pour la Défense des Droits Humains (CTDDH),

    Association des Femmes pour le Développement et la Culture de la Paix au Tchad (AFDCPT)

    Association des Femmes Juristes (AFJT)

    Mouvement Citoyen pour la Préservation  des Libertés (MCPL)

    Union des Syndicats du Tchad(UST)

    Tchad Non- Violence (TNV)

    Commission Nationale Justice et Paix (CNJP)

    Groupe Citoyen (GC)

    Citoyennes, Citoyens,

    Point n’est besoin de vous dire que l’immense espoir tant suscité par l’exploitation de notre pétrole et surtout son raffinage sur notre territoire s’est prématurément volatilisé. Le tchadien lambda qui aspirait à un mieux-être a commencé à désenchanter. Et au point où nous sommes parvenus, rien n’augure ne serait cequ’un début d’amélioration de ses conditions de vie. Ceux qui sont sensés nous assurer protection, sécurité et bien-être prennent plutôt le loisir de nous infliger impitoyablement une peine sociale inédite pendant qu’une frange minoritaire de la population vit imperturbablement dans une opulence insolente. Nos gouvernants, nonobstant cette vérité brute et brutale qui crève les yeux, s’obstinent désespérément à nous empêcher de réagir, de réfléchir et de dénoncer cet état de fait peu enviable, au point où même le moindre gémissement du citoyen meurtri dans son âme et dans sa chaire est interprété, à tort et à travers, comme une incitation à la haine, une atteinte à l’honneur, un trouble à l’ordre public, une provocation, pour ne citer que ces interprétations erronées et outrancières de toutes revendications sommes toutes légitimes du bas peuple. Des raccourcis simplistes qui tendent à vouloir vaille que vailleformater le citoyen tchadien dans une logique de pensée unique pour faire de luini plus ni moinsqu’un mouton de panurge, mis au pas par des mesures manifestement impopulaires, inconsequentes et incoherentes.

    Il nous semble absolument surprenant que pendant que les prix des produits de premières nécessités grimpent de façon vertigineuse sur les marchés, paradoxalement le Gouvernement rompt unilatéralement les protocoles d’accord le liant aux syndicats des travailleurs avec toutes les conséquences qui y decoulent, tout en augmentant de façon inattendue et injustifiée les prix de certains produits pétroliers qui sont pourtant vitaux pour la survie de nos ménages. Ces funestes mesures ont inevitablement pour corollaires des revers sociaux, financiers et économiques incalculables sur la vie des salariés, de leurs nombreuses familles et partant sur le quotidien de la majeure partie de la population qui croupit déjà dans une misère indescriptible.

    Bien plus, mettant à rude épreuve le sacro-saint principe de la liberté syndicale reconnue par d’innombrables instruments juridiques nationaux et internationaux, pendant que les tchadiens attendaient une sortie honorable dans l’intérêtdes parties prenantes, à savoir le Gouvernement et les Syndicats, nos plus hautes autorités  ont, contre toute attente, choisi d’adopter la posture la plus inélégante et à la limite belliqueuse qui soit en rompant brutalement les accords anterieurs et en proférant même de graves menaces sur l’Union des Syndicats du Tchad (UST), lui intimant l’ordre de lever purement et simplement le mot d’ordre de grève, et tenez-vous bien, dans un délai de 15 (quinze) jours, et cela par une lettre datée du 29 Novembre 2012, émanant du Ministre de l’Administration du Territoire qui, en vérité, est dépourvu de toute qualité pour agir en l’espèce dans un conflit qui est purement social. Pour dire autrement, c’est une sorte d’épée de Damoclès que le Gouvernement fait planer sur un syndicat qui n’a eu pour tort, si tort il y a, que de revendiquer des droits légitimes en usant d’une prérogative constitutionnelle reconnue qui lui confère le legitime droit d’inviter ses membres à cesser collectivement le travail pour appuyer ses revendications diverses, à savoir le droit d’aller en grève.

    C’est inadmissible, et nous sommes en droit de dire que ces fébriles agissements, à la limite, anticonstitutionnels portent dangereusement atteinte à la liberté syndicale, à la liberté d’association,  d’expressionet d’opinion qui sont entres autres des droits fondamentaux inaliénables, reconnus à tous citoyens non seulement par la constitution notre pays mais aussi et surtout par des instruments juridiques internationaux.

    Nul ne doute que les peuples ne peuvent pleinement gouter les fruits de la prospérité que là où s’exerce la liberté et la démocratie. La démocratie doit être vécue comme une réalité ouverte et dynamiqueet non comme une manifestation sociale chargée des intolérances et des incompréhensions. La violence sociale est dangereuse, car elle engendre à son tour d’autres violences qui peuvent conduire à des révolutions intolerées.

    La politique est le lieu d’investissement par excellence, l’espace où se condensent les problèmes d’une société. Il n’est donc pas étonnant qu’elle suscite à la fois des enthousiasmes et des repulsions, du dedain et de l’espoir. Elle fonctionne souvent sur le mode de l’urgence et du court terme. Mais la vraie qualité des hommes politiques se mesure à leur capacite à regler les problèmes urgents tout en restant eveille sur les questions à long terme.

    Citoyennes, Citoyens,

    Au regard de ces graves entraves qui tendent inévitablement à asphyxier la société civile et les forces vives de la Nation, nous, Associations de la Société Civile, à savoir : Droits de l’Homme Sans Frontière (DHSF), Association pour les Libertés Fondamentales au Tchad  (APLFT),Action des Chrétiens Pour l’Abolition de la Torture Section du Tchad (ACAT/TCHAD), Alliance des Associations des Défenseurs des Droits Humains et de l’Environnement au Tchad (ADHET), Association Tchadienne pour la Promotion et la Défense des Droits de L’Homme (ATPD),Association Sociale des Jeunes pour la Défense des Droits Humains (ASJDH),Convention Tchadienne pour la Défense des Droits Humains (CTDDH),Association des Femmes pour le Développement et la Culture de la Paix au Tchad (AFDCPT),Association des Femmes Juristes (AFJT),Mouvement Citoyen pour la Préservation des Libertés (MCPL),Union des Syndicats du Tchad(UST),Tchad Non- Violence (TNV),Commission Nationale Justice et Paix (CNJP)et leGroupe Citoyen(GC),appelons toute la population de N’Djaména à observer une JOURNEE VILLE MORTE le Mardi 11 Décembre 2012.

    A travers ce geste civique et citoyen, la population tchadienne voudrait exprimer clairement à nos plus hautes autorités sa soif de vouloir aussi profiter un tant soit peu des richesses issues de l’exploitation des ressources naturelles et minières communes de notre pays. Le souhait  le plus ardent de la population tchadienne est celle plus simple d’aspirer, à égalité de chance et de droits, au mieux-être par une distribution équitable des richesses de notre chère Patrie. Et cela, à travers la subvention des produits de première nécessité, des matériaux de constructions pour les rendre accessibles à tous, l’augmentation substantielle et régulière des salaires pour une vie descente et la prise  des mesures efficaces et efficientes pour mettre fin à la surenchère organisée et entretenue par certains commerçants véreux qui occasionne la vie chère qui condamne le citoyen lambda à végéter désespérément dans une misère qui heurte de façon frontale la conscience humaine.

    Par cette action citoyenne pacifique, le peuple tchadienvoudrait demander aux protagonistes, à savoir le Gouvernement et les Syndicats, d’entamer un dialogue sincère, dépourvu de toute passion, pouvant aboutir à une solution idoine dans l’intérêt de tous et surtout de la population qui subit atrocement les contrecoups de cette crise sociale qui perdure et semble inévitablement s’enliser par la fatale décision tendant à rompre unilatéralement des conventions légalement signées et ayant conférées des droits acquis aux travailleurs.

    Aussi, s’inscrivant dans la logique d’une justice équitable et indépendante, nous invitons instamment le Gouvernement, à mesurer, avec un recul, la portée de ces poursuites judicaires fantaisistes, initiées contre les leaders syndicaux et le Directeur de Publication de N’Djaména Bi-Hebdo et de reconsidérer cette décision, sinon l’aboutissement de cette procédure judiciaire par la confirmation de la décision d’instance corroborera, à n’en point douter, l’idée selon laquelle se trouvant en panne de stratégie de gouvernance, le pouvoir judiciaire semble être aujourd’hui le bras armé de l’exécutif  pour étouffer toutes celles ou tous ceux qui osent bousculer l’orthodoxie stéréotypée de ceux semblent nous gouverner à tâtons.

    Citoyennes, citoyens ;

    Au regard de ce qui précède, par les gestes suivants : refus de voyager, d’acheter de carburant, d’ouvrir ton bar, ton café, ton restaurant ou le refus d’y aller, le refus d’ouvrir ta boutique, d’aller au marché, de faire circuler ton clando, ton taxi, de travailler ce Mardi 11 Décembre 2012, pour ne citer que ces attitudespacifiques, tu réussiras à changera le cours de l’histoire, tu briseras le paradigme enfaisant évoluer la mentalité de nos gouvernants. Par ce geste, tu exigeras d’eux la reconnaissance de tes droits fondamentaux et tes libertés qui sont sacrés et te sont expressément conférés par la Loi Fondamentale, à savoir la Constitution.

    Tout en comptant sur votre sens civique et citoyen pour la survie de notre jeune démocratie et le bien-être social de tous, nous vous invitons à faire ce geste pour la reconnaissance de vos droits et partant votre survie.

    Nous vous remercions.

  • Tenu le 3 décembre 2012, le conseil National Syndical (CNS) de l’UST , élargi aux premiers responsables des syndicats et fédérations, a entendu la communication de la lettre du ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) adressée à l’UST.

    En effet, le jeudi 29 novembre 2012, le ministre rencontre à sa demande les membres du Bureau Exécutif de l’UST. Lire la suite

  • Tout d'abord le bureau du CNCD tient à remercier les compatriotes tchadiens, ainsi que les amis du Tchad qui sont venus en grand nombre, certains d'autres pays d'Europe, participer à cette série de conférences-débats ; et , naturellement, les contributeurs (conférenciers et modérateurs).

     « Les Tchadiens n'aiment pas les débats d'idées ; ils préfèrent les petites querelles politiciennes, sinon la bringue », « Les Tchadiens sont prisonniers du sectarisme politique » ; ces deux clichés qu'on entend souvent, ont reçu un démenti, à l'occasion de cette Journée de réflexion.

    Nos compatriotes ont montré qu'ils étaient capables de se mobiliser massivement, pendant toute une journée pour participer intensément à des échanges de haute qualité intellectuelle sur des problèmes de fond.

    Quant au deuxième cliché, à propos du sectarisme des Tchadiens, cela fut aussi démenti par la présence dans la salle, de participants venant d’horizons les plus divers: partis politiques, associations, mouvements politico-militaires, etc. ; certains s'étaient même présentés comme « indépendants ».
    Ce qui prouve que ce sectarisme politique tant décrié, n'est pas une fatalité, et que les Tchadiens sont capables de se retrouver sans distinction et sans complexe, dans la diversité des opinions mais aussi dans la tolérance, pour débattre et réfléchir ensemble.

    Au niveau du CNCD, tout cela n'était pas surprenant, dans la mesure où le colloque que nous avions organisé avec d'autres organisations africaines sur l'impasse des transitions démocratiques en Afrique centrale, en juin dernier, nous avait déjà donné un avant-goût ; quant à la capacité de nos compatriotes à briser ce double préjugé de la prétendue incapacité à mener des débats d'idées, et du sectarisme politique.

    Dans le même sens, rappelons aussi la mobilisation consensuelle à chaque commémoration de l'enlèvement du Pr Ibni Oumar, en début février, qui voit participer massivement les Tchadiens de France et d'Europe, dans la diversité des sensibilités, des opinions et des affiliations.

    D'ores et déjà, nous pensons que la leçon qui s'impose, c'est que des rencontres de ce type doivent se multiplier de façon régulière, dans tous les secteurs géographiques où se trouvent des Tchadiens, à l'initiative du CNCD ou d'autres organisations - partis, mouvements, associations ou groupe de citoyens concernés – peu importe .

    Cela est un bon exercice démocratique pour dépassionner les problèmes et chercher ensemble des solutions à long terme, à travers la confrontation non pas des intérêts ou des appartenances, mais à travers la confrontation des arguments et des thèses.

     

    DÉROULEMENT :

    le programme prévu fut légèrement modifié et finalement, la journée s'est déroulée de 11h à 18h30.

    Les exposés-débats étaient partagés sous deux grands thèmes : le premier grand thème couvrant les questions de gouvernance interne, le second grand thème étant consacré aux aspects extérieurs.

    La série relevant de la gouvernance interne a été animée par les exposés du Dr. Fidel MOUNGAR, le professeur Douglas Yates, M. Frank Kodbaye, M. Adoum YACOUB KOUGOU et M. Brahim OUMAR.

    Par mauvaise gestion du temps, le frère Mahamat Hassan BOULMAYE n'avait pas pu présenter son exposé sur l'aménagement territorial au Tchad.

    Les questions extérieures, sous l’intitulé « Les enjeux géostratégiques régionaux et internationaux »  ont été traités par le professeur Albert Bourgi, MM. Thierry VIRCOULON et M. Acheikh IBN-OUMAR.

    Les modérateurs étaient : Mme Marie-Roger BILOA, Présidente de Africa International Magazine ; M. Archippe YEPMOU, Président du réseau « Internet Sans Frontières », et notre camarade Mahdi Ali MAHAMAT, Délégué adjoint au Relations extérieures du CNCD.

    LES EXPOSÉS

     

    1ère Série : «  LA RECONSTRUCTION NATIONALE : LES DÉFIS DES NOUVELLES AUTORITÉS ET DU PEUPLE TCHADIEN. »

     

    èExposé le Dr Fidel Abdelkérim MOUNGAR, ex 1er Ministre, S.G. du parti ACTUS : «Les Promesses non tenues de la Conférence Souveraine ;et la déconstruction de l’État tchadien sous Idriss Déby

    Ayant été le "premier Premier Ministre" de la Transition, après la Conférence Nationale Souveraine de 1993, le Dr Fidel-Abdelkérim MOUNGAR était particulièrement bien placé pour traiter ce sujet. En bon chirurgien, il a procédé à une « dissection » fine" et méthodique du dévoiement progressif de la transition démocratique jusqu'au blocage actuel.

    La transition définie par la CNS, était un ensemble d'orientations, de missions et de structures qui devaient mettre le pays sur les rails de l'Etat de droit et de l'alternance pacifique au pouvoir.
    Les principaux éléments étaient:

    1) Les textes fondamentaux, à savoir: -Le Cahier des charges; - La Charte de la Transition; et - Les différentes résolutions de la CNS.
    2) Les organes: - La présidence de la République ; - Le Conseil Supérieur de la Transition (CST); et - Le gouvernement de Transition.
    3) Les acteurs de la transition: - Les partis politiques; - Les associations (particulièrement celles de défense des droits de l’homme); - Les syndicats.

    Le Dr MOUNGAR, à travers son expérience à la tête du gouvernement de Transition a montré les faiblesses, les lacunes, et les faux calculs de la plupart des acteurs, y compris au sein de son équipe ministérielle et ses amis politiques.

    Résultat: de tous ces organes institutionnels et ces acteurs politiques et sociaux, un seul, la Présidence de la République, avait réussi à instrumentaliser tout le processus, et plier la Transition dans le sens de l'objectif caché qui l'animait, à savoir: un régime faussement démocratique et clientéliste, pour déboucher sur une présidence à vie.

    Les effets ravageurs de cette logique de confiscation du pouvoir à tout prix, ont été décrits, particulièrement sur le plan des finances, de l'enseignement, de la santé, etc.

    Comment revenir à une gestion plus saine de l'Etat et la Société ? C'est sur cet aspect que le Dr MOUNGAR a conclu son intervention. Il a appelé à un sursaut de prise de conscience, particulièrement au sein de la Jeunesse, à un dépassement des clivages politiques, ethniques et confessionnels, pour un large front des forces aspirant à un changement bénéfique pour notre peuple dans son ensemble. Le débat démocratique collectif, à l'exemple de cette "Journée de réflexion" organisée par le CNCD, est un bon outil pour avancer dans ce sens.

    èExposé du Professeur Douglas YATES, de l’Université Américaine de Paris : « La Malédiction du Pétrole et le Modèle de la Banque Mondiale: Pourquoi ça ne marche pas? »

    Le professeur YATES est un éminent spécialiste de la théorie de "l'Etat rentier en Afrique" et de l'économie du pétrole

    Les pays africains producteurs de pétrole font paradoxalement face à une multitude de problèmes, qui ont conduit à l’utilisation des expressions « la malédiction du pétrole » et le « syndrome hollandais ».

    Dans un exposé dense et très instructif, le professeur Yates a expliqué que la question n’est pas simplement une question de gouvernance, de régimes politiques bons ou mauvais, de démocraties ou de dictatures, mais  une question de modèle économique.

    Ce problème fondamental du modèle économique est expliqué par« la théorie de l’Etat rentier ». L « ’économie de la rente » consiste en ce que vous avez une richesse pour laquelle vous n’avez pas travaillé, sauf que vous avez eu le chance d’être sur un certain territoire dont le sous-sol est riche.

    Les recettes de la Banque mondiale et autres organismes ne sont pas centrées sur la satisfaction des besoins essentiels des populations, encore moins développer une économie qui fonctionne, mais uniquement pour assouvir la faim des pays occidentaux, en termes d’énergie.

    Il faut sortir du schéma de l’économie de rente et des modèles de la Banque mondiale. Il serait intéressant de prendre exemple sur les pays qui ont échappé à cette malédiction, comme la Norvège, et jusqu’à un certain degré, certains pays du Golfe. Former des cadres nationaux dans tous les domaines liés au pétrole, afin d’en maîtriser tous les circuits ; et surtout, créer les bases d’une économie nationale, tournée vers la production, l’esprit entrepreneuriale et l’innovation, et non seulement sur la bousculade (« the scramble ») pour le partage des revenus pétroliers

     

    èExposé de M. Frank KODBAYE, Journaliste,  « Couper les ailes de la grande corruption »..

    L'exposé du compatriote Frank KODBAYE, sur la corruption est une suite logique à celui du professeur Douglas YATES sur la mauvaise gestion des ressources pétrolières.

    M. KODBAYE, aurait pu s'étendre longuement sur la description des mécanismes et la dénonciation des méfaits de la corruption au Tchad et en Afrique, comme on le fait à longueur d'articles, à longueur de livres, et à longueur de programmes politiques. Il ne nous aurait vraiment rien appris, tant ce phénomène est vécu au quotidien par nous tous. Heureusement, il a su éviter cet exercice facile et répétitif de descriptions et de complaintes et consacra l'essentiel de son propos à la recherche des solutions pour combattre ce phénomène.

    Sa thèse principale est que l'action civique, à plusieurs niveaux est capable de déclencher un processus d'endiguement de ce phénomène.

    Le premier niveau, le plus élémentaire, est l'action individuelle des citoyens, par l'utilisation des mécanismes juridiques existant, pour interpeller les décideurs. Il donna, à ce sujet l'exemple très intéressant d'initiatives citoyennes en Suède. Le deuxième niveau est celui du mouvement associatif. Enfin, le niveau institutionnel, local et international.

    èExposé de M. Adoum YACOUB KOUGOU, Coordinateur du FPRN, ancien Chef d’État-major,« La réforme de l’Armée Nationale Tchadienne ; un défi majeur dans la Reconstruction du Tchad »

    Ayant été Chef d'Etat-major général des forces armées, un responsable politico-militaire de premier plan dans pratiquement toute les phases du conflit tchadien, et chef d'un des mouvements fondateurs du CNCD -le FPRN-, il était particulièrement bien placé pour traiter cette question, cruciale s'il en fut, de la réorganisation de l'armée. Malheureusement, des difficultés d'organisation ayant placé son intervention, ainsi que celle du camarade Brahim OUMAR sur l'éducation, à la fin de la journée, le temps avait manqué pour une présentation complète de leur travail et un débat exhaustif avec la salle. « Ce n'est que partie remise », avait promis la Coordination du CNCD.

    Le sujet fut déroulé en six parties :

     1) Les conditions de la naissance de l'Armée Nationale Tchadienne (ANT), à partir des anciens  officiers et sous-officiers des unités indigènes des forces coloniales françaises. 2) La période du président TOMBALBAYE caractérisée par l'implication de l'ANT dans les tâches de maintien de l'ordre intérieur, et la naissance du Frolinat. La période du CSM caractérisée par le tâtonnement et la confusion ayant débouché sur la guerre civile et l'apparition du phénomène des « tendances ».

    3) Les tentatives de réunification cacophoniques du GUNT.

    4) La réintégration quasi complète de toutes les fractions sous Habré et les débuts d'une réorganisation nationale.

    5) L'énorme gâchis sous le régime du MPS, reconnu par le président DÉBY ITNO lui-même.

    6) En conclusion : le camarade Adoum présenta sa conception d'une solution à ce problème :

     - D'abord, il faut une réconciliation et une paix réelles pour mettre fin au fractionnisme politico-militaire ;

    -Ensuite, il faut constater qu'il n'existe pas véritablement d'Armée nationale, et considérer que les forces armées et de sécurité doivent être rebâties à partir de zéro.

     

    Exposé de M. Brahim OUMAR ( ancien Chef de Département des Sciences et Techniques de l'Information et de la Communication à l'Université de N’Djamena) : « La crise du système éducatif tchadien ».

    En tant que pédagogue ayant été au cœur du système éducatif au Tchad, le camarade Brahim OUMAR a donné un diagnostic d' « initié » du mal qui ronge l'enseignement au Tchad, sous la gestion catastrophique du MPS.

    Sa conclusion est sans appel : le système éducatif n'est pas seulement malade, il est pratiquement dans un état « comateux ».

    On a beau savoir que le niveau scolaire a connu une chute spectaculaire, que ce secteur est gangrené par le favoritisme, la violence et le dénuement matériel, on est quand même saisi d'effroi par les exemples précis de dysfonctionnement, ou plutôt de sabotage systématique, donné par le conférencier.

    Sa conclusion est sans appel : le Tchad va payer très cher, le prix de la gestion irresponsable du régime MPS, pour les trois ou quatre générations à venir.

    Comme pour les forces armées et de sécurité, il faut tout revoir à partir de zéro : les textes réglementaires, les conditions de création et de fonctionnement des établissements privés, la formation des enseignants, les programmes scolaires, les critères de nomination des responsables académiques, les conditions de vie et de travail des professeurs et chercheurs, et surtout remettre l'éthique et la conscience professionnelle au cœur du système éducatif.

     

    2ème Série :LES ENJEUX GÉOSTRATÉGIQUES RÉGIONAUX ET INTERNATIONAUX :

    èExposé du professeur Albert BOURGI ( Professeur agrégé de Droit Public) : « La Relation Afrique-France. La Spécificité tchadienne. »

    On ne présente plus le professeur BOURGI : référence universitaire cardinale, aux titres et publications innombrables, dont on retiendra surtout qu'il a formé des milliers de cadres africains, parmi lesquels, on citera, pour ce qui est du Tchad, feu Youssouf Togoïmi, et dont on retiendra aussi l’engagement politique de toute une vie aux côtés des peuples en lutte, dans son pays de naissance, le Sénégal, mais aussi en Afrique et dans le Tiers-monde en général.

    Son exposé commença par l'historique de ce qu'on appelle la Françafrique, ou comment le pouvoir gaulliste avait mis en place le système néo-colonial sous couvert d'indépendance, afin d'assurer la continuité des intérêts impérialistes dans les pays africains.

    Pour ce qui est du Tchad, il y a un particularisme frappant qui le met à part dans le pré-carré franco-africain : c'est que la politique française vis-à-vis de notre pays, est « surdéterminée » de façon exorbitante, par le facteur militaire. Le Tchad est perçu comme un atout principalement stratégique et non pas économique ; et la haute hiérarchie militaire française a toujours le dernier mot dans la définition des politiques de la France. D'où le soutien aveugles à des régimes dictatoriaux d'une très grande brutalité, parce que perçus comme garant de l'insertion du Tchad dans le dispositif militaire français en Afrique. Le président Idriss DEBY ITNO peut massacrer, piller, autant qu'il veut, il sera toujours soutenu tant qu'il conserve l'amitié des généraux français.

    La question qui se pose actuellement, c'est : « est-ce-que le nouveau pouvoir socialiste français sous la présidence de François HOLLANDE, pourra changer ces relations « incestueuses » entre la France et l'Afrique. Tout en appelant les forces progressistes à ne pas gober naïvement les déclarations des nouveaux responsables français, le professeur BOURGI a estimé qu'avec ce gouvernement de gauche, il y a quelques lueurs d'espoirs.

    D'abord la personnalité du président François HOLLANDE, qui est « vierge » par rapport à l'Afrique, et qui est plus sensible à l'opinion de la base militante, et des forces démocratiques africaines. Cependant la vigilance doit être de rigueur, carseules la mobilisation citoyenne, la pression politique et les luttes populaires, seront payantes.

    èExposé de M.Thierry VIRCOULON, (Directeur du Programme Afrique Centrale d'International Crisis Group) : « La Communauté internationale et les crises en Afrique centrale. »

    Expert au sein du Think Tank ICG (International Crisis Group), M. VIRCOULON est un fin observateur du phénomène des crises dans notre sous-région de l'Afrique Centrale.

    Le fil conducteur de son exposé était l'explication de l'inefficacité des forces de maintien de la paix – de l'ONU ou de l'Union africaine – dans le règlement des conflits ; en prenant l'exemple de la MUNOC -devenue MUNOSCO- en RDC – de la MINURCAT au Tchad et en RCA, et de l'UNAMID au Darfour. Les failles dans les opérations internationales sont assez connues : non qualification des personnels, inadéquation des moyens, interférences des intérêts stratégiques des grandes puissances, rôle prépondérant des USA et de l'OTAN dans le financement. Mais là, où l'assistance a été interloquée, c'est quand M. VIRCOULON a expliqué que la mission des forces de « paix », par essence même, n'est pas...d'instaurer la paix ! Il s'agit uniquement d'apaiser un peu les tensions, c'est à dire d'agir comme un calmant !  C'est ce qu'on appelle « la gestion des crises », notion différente de « la résolution des crises".

    C'est la source d'un grave malentendu avec les populations concernées qui voient ces forces comme un sauveur providentiel dont on attend des miracles, et aussi avec les opinions africaines et même dans les pays occidentaux.

    La solution véritable serait qu'au niveau politique (principalement le Conseil des sécurité) on redéfinisse la mission fondamentale des forces internationales. Il faudra aussi élargir le champ d’action de la Communauté international qui se limite strictement aux aspects politiques et humanitaires, alors que les racines profondes de ces crises sont d’abord économiques et sociales.

     

    èExposé de M. Acheikh IBN- OUMAR, (Coordinateur 1er Adjoint du CNCD, ex Ministre des Affaires Etrangères) : « Les nouvelles menaces dans le Sahel-Sahara et leurs implications géostratégiques »

    L’exposé du camarade Acheikh IIBN-OUMAR était articulé comme suit :

    -D’abord clarifier les notions utilisées : Qu’entend-on par « géostratégie » ? Faut-il parler de mutations, voire de « révolution » géostratégiques ou de simples « changements »

    - Définition de l’espace concerné : La situation d’insécurité, et de troubles dans la région Sahel-Sahara, ne se limite ni dans l’espace, ni dans le temps aux défis des mouvements islamistes et sécessionnistes dans le Nord-Mali. La zone de troubles va du Sahara occidental jusqu’à en Somalie, la limite sud étant le nord de la Côte d’ivoire du Nigéria, de la RCA et du Sud-Soudan.

    -l’insécurité n’a pas la même signification pour les populations, les pouvoirs étatiques et le monde occidental.

    - Distinction de trois (3) Les phases historiques : 1) Des Indépendances à 1990 : la guerre froide ; 2) De 1990 à 2001 : Les tentatives démocratiques ; et 3) A partir de 2001  (11 septembre 2011) : « lutte contre le terrorisme ». Chacune de ces phases est caractérisée par des enjeux, des acteurs et de stratégies différentes.

    La phase actuelle voit surgir des acteurs nouveaux, et un repositionnement des acteurs traditionnels. L’aspect le plus marquant, ce sont les nouveaux types de de réponses militaires, mises en place par la France ; les Etats Unis, basées sur les opérations spéciales, voire clandestines et le recours massif aux nouvelles technologies informatiques et aux équipements  ultrasophistiqués.

    Dans cette nouvelle course, les acteurs africains sont "largués". Nos Etats risquent de perdre encore plus leur de leur souveraineté. Il faut résoudre les problèmes à la racine. Les causes profondes de la fragilité de nos Etats, ce sont : - la corruption, qui crée un fossé entre les masses, surtout la Jeunesse, et l’administration centrale ; . La faiblesse du sentiment national ; - l’inconsistance des institutions sous-régionales et continentale et le manque de vision à long terme, particulièrement sur le plan stratégique. La responsabilité commence au niveau de chacun, en tant qu'individu, avant d’être celle des organisations et des institutions.

     

    CONCLUSION GÉNÉRALE/

    Comme nous l’a rappelé la première modératrice, Mme Marie-Roger BILOA, se contenter de dénoncer le régime actuel, est loin de constituer une assurance qu’on fera mieux que lui, si on ne développe dès maintenant des projets réalistes, construits à partir de solutions concrètes aux maux dont souffrent nos sociétés. Au niveau du CNCD, nous sommes bien conscients que l’opposition tchadienne dans son ensemble ne doit pas se contenter de critiquer, dénoncer et condamner,  mais avancer des réponses cohérentes, précises et crédibles aux problèmes essentiels du Tchad. C’est pourquoi, nous avons voulu cette Journée de réflexion comme le coup d’envoi d’une série continue de conférences, colloques, tables-rondes, etc. afin d’étudier en profondeur toutes les questions sociales, économiques, et politiques liées à un programme de redressement national.

    Nous reviendrons sûrement plus en détails sur certains sujets abordés (comme le pétrole, de l’Armée, et l’Education), de même que nous ouvrions d’autres chantiers de réflexion. Les Tchadiens et les amis sont vivement invités à nous faire des observations, des propositions, et des critiques aussi, sur la forme et le contenu des débats passés et à venir.

  • À l'issue de son entretien avec François Hollande à l'Élysée ce mercredi, Idriss Deby a de nouveau réclamé les 6 millions d'euros de dommages et intérêts que les responsables de l'association ont été condamnés à verser aux familles des "orphelins".

     
     

    Le président tchadien Idriss Deby a de nouveau réclamé mercredi que les responsables de l'Arche de Zoé versent 6 millions d'euros d'indemnités aux familles des enfants tchadiens que l'association avaient tenté en 2007 d'emmener en France en les faisant passer pour des orphelins.

    "Ces responsables ont été condamnés (...) En principe ils doivent non seulement faire de la prison en France mais aussi payer les 6 millions d'euros d'indemnisation des enfants", a déclaré M. Deby à la presse, à l'issue d'un entretien avec le président François Hollande à l'Elysée.

    M. Deby a ajouté avoir évoqué le sujet avec le chef de l'Etat, jugeant cette question "très importante".

    "Moi, je n'ai pris aucun acte graciant les responsables de l'Arche de Zoé, que cela soit bien compris. Ils ont été condamnés et nous avons respecté l'accord juridique avec la France", a expliqué M. Deby.

    Le fait de les libérer constituait "une violation de l'accord, je ne l'ai jamais dit mais aujourd'hui je le dis", a-t-il poursuivi.

    En mars 2008, le régime tchadien avait gracié les membres de l'Arche de Zoé de leur condamnation à huit ans de travaux forcés, mais la question des dommages et intérêts reste entière, l'Etat réclamant 6 millions d'euros pour les familles.

    "Pour avoir le transfèrement des membres de l'Arche de Zoé (vers la France), le gouvernement français s'était engagé à payer l'indemnisation aux parents de victimes, mais jusqu'à maintenant, rien n'a été fait", avait récemment affirmé à l'AFP une source à la présidence de la République tchadienne. Lire la suite sur le site de France24

  • Volte-face d'Idriss Deby devant les journalistes dans la cour de l'Elysée. Le despote tchadien a tout simplement nié avoir gracié les membres de l'arche de zoé. Il faut rappeler que c'était par un décret signé le 31 mars 2008 que le dictateur tchadien avait gracié les membres de l'arche de zoé. Cette affaire tendant devant les juridictions françaises dévoile petit à petit le rôle joué par les protagonistes et notamment le ministre des affaires étrangères de l'époque qui aurait dénoncé l'opération auprès des autorités tchadiennes. On se pose légitimement la question pourquoi on les avait laissés faire? Est ce qu'on a visé plus le crédit en terme d'images d'un gouvernement déjouant une tentative d'immigration irrégulière au lieu de penser sur les conséquences sur les enfants et les familles au Tchad comme en France? A la sortie de son audience avec Hollande, Deby avait réclamé aussi les 6 millions d'euro de dédommagement.

    Il faut se dire que le cabinet de Deby avait annoncé, tambour battant, que leur chef est en visite officielle en France. Une visite officielle avec un protocole au minima (ni hymne chanté à l'accueil, et surtout ne pas être accueilli par un ministre au moins), s'appelle une visite privée. Deby est l'hôte du MEDEF.

    Autres faits saillants, le silence sur la situation malienne. Il faut rappeler que si Deby est en France, c'est pour ses "connaissances" guerrières en milieu désertique. La veille au Tchad, Deby ainsi que Yayi Boni étaient prêts à aller guerroyer au nord Mali malgré les mises en garde du Secrétaire Général de l'ONU.

  •  

    Au moment où Deby itno est reçu à l'Elysée, tombe le rapport de Transparency, classant le Tchad bon dernier en Afrique centrale et 165ème sur 174 pays au niveau mondial. Voici les pays les mieux et les moins bien notés au classement international 2012 du degré de perception de corruption, établi par l'organisation non gouvernementale Transparency International, publié mercredi à Berlin.

    L'indice établi à partir de données recueillies par 13 institutions internationales - parmi lesquelles la Banque mondiale, les banques asiatique et africaine de développement ou encore le Forum économique mondial - est compris entre zéro pour un pays "hautement corrompu" et 100 pour un pays considéré comme "très vertueux".

     
     

    1. Danemark 90

    1. Finlande 90

    1. Nouvelle-Zélande 90

    4. Suède 88

    5. Singapour 87

    6. Suisse 86

    7. Australie 85

    7. Norvège 85

    9. Canada 84

    9. Pays-Bas 84

    11. Islande 82

    12. Luxembourg 80

    13. Allemagne 79

    14. Hong Kong 77

    15. La Barbade 76

    En queue de pelèton, on peut citer:

    160. République démocratique du Congo 21

    160. Laos 21

    160. Libye 21

    163. Guinée équatoriale 20

    163. Zimbabwe 20

    165. Burundi 19

    165. Tchad 19

    165. Haïti 19

    165. Venezuela 19

    169. Irak 18

    170. Turkménistan 17

    170. Ouzbékistan 17

    172. Birmanie 15

    173. Soudan 13

    174. Afghanistan 8

    174. Corée du Nord 8

    174. Somalie 8

  • Le Tchad est un pays opprimé et malheureux qui compte  douze millions d’habitants où Idriss Deby Itno, règne depuis plus de vingt deux (22) sans partage ni alternance politique.

    Un pays meurtri avec un véritable dictateur, faussement paternaliste et pas vraiment si débonnaire que ça,  auquel, un récent plébiscite, en 2011, lui a attribué un pouvoir omnipotent  et la possibilité même d’être réélu sans limitation de durée ni de mandat.

     Ce pays est vraiment bien loin d’être un modèle démocratique hypocritement prétendu, aujourd’hui, par le pouvoir en place.

    En effet, les Libertés fondamentales y sont totalement niées, les droits de l’Homme piétinés, la démocratie n’y est qu’un exercice purement informel et la Justice y est placée sous l’étroit contrôle d’une seule personne en toute absence d’un véritable d’Etat de droit.

    Pour preuve, nous avons en exemple les cas des les syndicats muselés, les opposants emprisonnés, quand ils ne sont pas assassinés, ils sont poussés vers l’exil forcé, la presse indépendante bâillonnée, les journalistes arrêtés quand ils ne sont pas jetés en prison, ils sont condamnés à des lourdes peines.

    Cette situation bien peu enviable  nous a ramènes à une ambiance de tracasseries voire  de harcèlement, de persécutions policières permanentes, d’oppression politique et de stagnation économiques que nous n’avons jamais vécus.

    Le réveil des consciences observées ici et là, est un engagement contre l'évitement des vrais sujets du développement et le déni de la démocratie qui annihilent l’émergence d’une démocratie réelle, facteur déterminant pour l’essor de tout un pays semble suffoquer.

    Le quotidien des tchadiens  se conjugue déjà avec les maux comme : injustice, inégalité sociale cumulant le chômage et la pauvreté, l’abandon et l’absence totale du respect des services publics, l’exposition des arrestations arbitraires et l’humiliation  de ceux qui ne partagent pas cette gestion clanique.

    A titre d’exemple, une des sœurs du Président Deby qui a occupé récemment le devant de la scène médiatique, avait déclaré lors d’une interview qu’elle n’est pas venue à la Mairie pour détourner de l’argent, car, dit-elle, elle  a déjà un compte crédité de 4 milliards de FCFA. Et, pourtant, son 1er poste à responsabilité qu’elle a occupé, était d’être 1ère adjointe de la Mairie de N’Djamena.

    Si on admet qu’elle est tchadienne comme l’affirme le ministre de communication, le problème réside sur ses compétences de gérer ou un département aussi important comme la Mairie d’une capitale qu’est N’Djamena, appelée pompeusement « vitrine » de l’Afrique.

    On s’interroge sur le mutisme  du fameux ministre de la moralisation et sa fameuse mission COBRA sélective, à l’exemple de notre tantine nationale ITIR Deby Itno? Il doit avoir le culot de l’interroger sur sa fortune et lui demander d’où provient t-elle ?

    A mon avis, s’il est courageux, il doit entamer une procédure à son encontre !

    Comme tout bon dictateur qui voit ses jours comptés, Idriss Deby Itno continue à faire souffrir le peuple tchadien et mène notre pays à l’anarchie.

    A l’heure où nous nous penchons sur cet article, Idriss Deby sera reçu par le Président français, François Hollande et  rien ne peut donc justifier le soutien de la France à tous les dictateurs africains et en particulier celui du Tchad, connu pour son déficit démocratique, son refus catégorique au dialogue politique et à l’instauration d’un Etat de droit où les droits civiques et politiques du citoyen sont reconnus et garantis.

    Toutefois, il faut se rappeler que feu Kadhafi était accueilli à grande pompe en France mais, il a été complètement dégommé du pouvoir par cette même France.

    Pour rassurer le peuple tchadien, il convient de dire que le nouveau président français est, à mon avis, différent de ses prédécesseurs, pour plusieurs raisons disait récemment un expert en politique africaine :

    -      Il n’a jamais occupé un poste ministériel,

    -      Il n’appartient pas au réseau françafrique,

    -      Il ne prend pas des décisions sans consulter sa base.

        Voici les trois signes qui illustrent  nos inquiétudes.

    Encore une fois, l’option militaire reste l’ultime recours au peuple, du fait que le régime tchadien a verrouillé, toute tentative d’un débat démocratique au Tchad.

    Cette attitude belliqueuse du pouvoir en place, a contraint de nombreux compatriotes tchadiens à s’exiler.

    Face à l’urgence, Il va de l’intérêt de l’opposition tchadienne en général de s’unir afin de donner la chance au changement et libérer le peuple de l’un des régimes les plus sanguinaires de l’histoire politique que notre pays ait connue.  Car, traditionnellement, il est prouvé que  la lutte contre les dictatures est longue et  coriace mais elle finit par le triomphe du peuple.

    Nous demandons à tous nos compatriotes de s’armer de patience pour poursuivre la  lutte.

     

    Abdelmanane Khatab

  • « Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde. » Aimé Césaire Le président de la République Française, Monsieur François Hollande recevra le dictateur Idriss Deby. Un chef mafieux, resté au pouvoir par la force pendant vingt-deux (22) ans ; il a tué des tchadiennes et tchadiens, et dilapidé les ressources du Tchad au profit de son clan.

    Le président français salira ses mains et le tapis de l’Élysée en recevant un vulgaire despote. Un criminel qui selon les principes de la République n’aura pas droit de fouler le sol de Marianne ; et voilà, la diplomatie souille la république et son palais.

     Nous, les victimes des gouvernances injustes et claniques en Afrique centrale ; condamnons avec ferveur cette complaisance. C’est à quand, le changement en profondeur, des relations franco-africaines ? L’acte politico-diplomatique que commettra le président est contraire aux principes de la République ; mais aussi contraire à ce qu’il nous a promis, comme attitude contre les despotes vulgaires de l’Afrique centrale. Ainsi, il porte un violent coup de massue, contre les espoirs des peuples meurtris, sous des régimes monarchiques et sanguinaires.

    Recevoir Idriss Deby à l’Élysée, c’est montré son indifférence aux souffrances du peuple tchadien. Cette diplomatie absurde ressuscite les ressentiments ; car elle n’a jamais entendu le peuple, sauf les dictateurs.

    Idriss Deby n’est même pas capable de redresser son pays ! Pour quel but, le sollicitez-vous au Mali ? Il a aussi fourni des mercenaires à Kadhafi ; vous voulez des mercenaires, Deby vous vendra les enfants tchadiens. Il n’y a pas des armées tchadiennes qui pourront intervenir dans des conflits à l’étranger. Je défis tous les experts du monde, faites une enquête sur l’armée tchadienne. Deby n’est plus utile au Mali !

    Comment pourrons-nous croire aux principes de la République ? En effet, elle n’a jamais soutenu le peuple africain en souffrance, sous les jougs des dictateurs ; elle ne s’insurge pas contre les injustices des dictateurs.

     

     Mahamat Hassane Boulmaye

  • Idriss Deby et sa belle mère, et Mahamat Ali Abdallah et son beau frère Mahamat Djibrine seront en villégiature à Paris. Le Tchad est livré à une horde de pilleurs sans loi ni foi, asservissant le Peuple, bâillonnant la presse, assassinat les opposants. La visite privée de Deby et sa suite sur invitation du MEDEF s'achevera le 07. Deby a rencontré Yayi Boni qui lui a prodigué des conseils sur la manière de se tenir face à Hollande. Entre temps, les familles des disparus seront reçues et G Gorce a twité vouloir mettre la question Ibni au centre de l'entretien.

  • Le népotisme cède la place au clientélisme à la mairie de N'djamena. Après l'équipe familiale, voilà l'équipe des courtisans prévaricateurs. Peut-on croire à la probité de ceux qui ont laissé nommer Itir comme adjoint hier? Ils n'ont aucun crédit et nous allons le démontrer très prochainement. En attendant voici leur liste:
    Maire de la ville de N’Djaména : M. Saleh Abdel-Aziz Damane ;
    Maire 1er adjoint: M. Abdallah Lébine ;
    Maire 2ème adjoint: M. Saleh Kochy Zougoulou ;
    Maire 3ème adjointe: Mme Issa Sokoye née Esther Weïbogo

  • Tout puissant Elect-Sport, Renaissance malheureux. Signe de temps, même les supporteurs d'Elect actuels ne savent pas chanter ce slogan. C'était le bon vieux temps. Le temps de youssouf Idriss, Saleh dogo, N'galbougui etc. Lors du dernier derby qui s'est joué hier, Elect-sport a remporté, la coupe de la Ligue de football de la Commue de N’Djaména en battant Renaissance FC par 4 buts à 3

  • L’Union des Syndicats du Tchad (UST) appelle ses militants à observer à partir d’aujourd’hui une grève sèche d’une semaine renouvelable. Cette décision a été prise à l’issue d’une assemblée générale tenue samedi dernier à la bourse du Travail.

  • femmes creusant foumilière pour se nourir

     

     

    N’Djaména, Mohamadou Houmfa/Infosud - Dès ses premiers pas à N’Djaména, la capitale tchadienne, impossible pour le visiteur lambda de ne pas remarquer la fracture sociale qui a pignon sur rue. Alors que plus de 60% de la population vit au-dessous du seuil de pauvreté, au milieu des taudis construits de bric et de broc -de la tôle froissée en passant par des planches de bois poussiéreuses ou des morceaux de panneaux publicitaires découpés-, d’imposantes villas à plusieurs niveaux poussent comme des champignons. Et si l’essentiel des habitants empruntent les motos taxis qui pullulent dans les rues, il n’est pas rare de voir des membres du gouvernement et des hauts fonctionnaires circuler dans des rutilantes berlines encore neuves.

    Pourtant, avec près de 120 000 barils de pétrole produits quotidiennement, le Tchad se hisse aujourd’hui au 48ème rang mondial des producteurs de pétrole. Une manne que les Tchadiens avaient espérée salutaire pour les sortir du sous-développement, lorsque les premiers puits avaient jailli dans le sud du pays en 2003, après plus de 30 ans de recherches infructueuses. Près de 2 milliards de dollars de recettes annuelles étaient attendues, et devaient servir à assurer l’avenir des générations futures, selon le leitmotiv de l’époque. Mais en réalité, le gouvernement d’Idriss Déby a vite repris la main sur ces revenus pour armer ses soldats et repousser les incursions chroniques de rebelles sur son territoire. Au détriment des avancées sociales promises.

    Pillage des ressources

    Excédés, de nombreux Tchadiens sont de plus en plus critiques. Tels les fonctionnaires qui, réunis au sein de l’Union des Syndicats Tchadiens (UST), sont en grève depuis le mois de juillet pour réclamer une augmentation de leurs salaires. « Nous avons parmi nous des cadres du ministère des Finances qui savent très bien qu’il y a assez d’argent pour la hausse que nous demandons, assure François Djiondang, secrétaire général de l’UST, la plus grande union syndicale du pays. Une vision que ne partage pas le président Déby, qui refuse d’utiliser « la totalité des ressources du pétrole pour payer les fonctionnaires », arguant que des infrastructures doivent être construites pour préparer l’après-pétrole. Lire la suite sur le site Info sud

  • Ghazi Salah Eddine
     

    Après l'arrestation de Salah Gosh, ancien directeur général des services soudanais, les langues se délient et des noms sont avancés y compris de ceux qui ont concourri activement au rapprochement entre Deby et Bachir.

     

    Ghazi et Guirchabi

    Ainsi, parmi le pro Deby, le nom de Ghazi Salah Addine est cité. Principal acteur de renouement avec Deby, Ghazi qui était conseiller spécial de Bachir, a ètè élu député et représentait le parti de Bachir au parlement soudanais. Il avait refusé de présenter sa candidature au poste de secrétaire général du parti prétextant qu'après les modifications des textes du parti instituant des postes de vices-présidents, le secrétariat général a perdu sa valeur. Ses détracteurs l'accusent d'avoir pris fait et cause pour les jeunes réformistes du parti. Malgré le démenti du régime de toute implication de Ghazi dans ce complot, les rumeurs persistent à dire qu'il était entendu et gardé en lieu sûr.

    Un autre nom très impliqué dans le problème tchadien cité est Mohammed Ibrahim dit "Guirchabi". Il appartient à la tribu arabe "Choukriya" et au clan "Dirchaib" ( "الدريشاب") (voir source) d'où il tire son surnom. Homme de basses oeuvres de Gosh, Guirchabi a contribué à l'éclatement de la rébellion en manipulant les uns et promettant monts et merveilles aux autres. La crise soudano-tchadienne lui a permis d'accumuler des richesses colossales.

    Mise en garde des moudjahidines (السائحون) et de l'armée à Bachir

    Les anciens combattants des guerres du sud, connus sous les vocable "sah'ïhhoun" littéralement "touristes" mais concrètement "djihadistes" (voir à ce propos le sens de ce mot en arabe). Ces anciens combattants ne sont pas allés par quatre chemins: ils ont exigé la libération pure et simple de leurs "frères" d'armes, surtout "wad Ibrahim". Le régime, paniqué, a envoyé dare-dare son directeur de sécurité chez Deby pour non seulement demander assistance mais aussi évoquer le cas de commandant de la force mixte, Tchad-Soudan, qui est impliqué dans le putsch. Il vérifiera par la même occasion  le degré d'implication de Deby dans ce complot.

    Et comme un malheur ne vient jamais seul, ce sont les troupes soudanaises qui se trouvent à Hidjilidje, face aux sud-soudanais, qui grognent. Ils sont mécontents de la citation de leur commandant, le Général, Kemal Abdelmarouf, libérateur de Hidjilidj. Les jours à venir seront déterminants pour Bachir et ses acolytes.

     

    La Rédaction de la Gazette

  • Saleh Damane

    Le conseil municipal de la capitale a élu samedi soir 24 novembre Saleh Abdel Aziz Damane maire de N'djamena en remplacement de Djimet Ibet, qui avait été suspendu après seulement quatre mois d'exercice pour tentative de corruption. Saleh Abdel Aziz Damane est un ancien député, élu du 4e arrondissement de la ville.

    D'ores et déjà des voix s'élève sur les capacités réelles du promu à pouvoir gérer la ville secouée par maintes affaires de corruption. Natif de N'djamena, Monsieur Damane a quitté les études avec un niveau de collège. Il serait proche d'Abderamane Moussa, médiateur de la République, et membre du MPS (parti de Deby).

  • Accusé avec 12 autres personnalités politiques et militaires d’avoir commandité un putsch contre Omar El Bachir, Gosh et ses compagnons sont mis aux arrêts.

    Le gouvernement soudanais a accusé officiellement Gosh et ses camarades dont les fameux Général Adil Al Taieb du renseignement militaire et l’ex djihadiste le Brigadier Mohammed Ibrahim Abdeldjalil connu sous « wad Ibrahim », de sabotage et atteinte à la sécurité de l’Etat et propagation des fausses nouvelles (sur l’état de santé de Bachir).

    Selon Ahmed Bilal, ministre de l’information, porte parole du gouvernement soudanais « l’heure H était fixée pour le jeudi passé mais avancée pour vendredi matin ». Après interception des communications nationales et internationales à ce propos, le gouvernement a préféré devancer les putschistes et les arrêtés, poursuit le porte-parole.

    Si Salah Gosh est connu pour ses turpitudes et son immixtion dans les problèmes de la rébellion tchadienne, wad Ibrahim aussi s’est illustré pendant la guerre du sud par ses extravagances et son radicalisme. Ainsi, dans le célèbre chant de combat attribué à lui et qui disait «ne comprend que la langue de klachinkoff et du Gim, vise les têtes sans merci, ne craint ni les explosifs ni les mines…» démontrent à suffisance son extrémisme. Son nom est cité souvent dans les opérations militaires les plus meurtrières dans le sud et notamment l’opération « été de traversée » et jusqu’après l’opération « le déluge ». Il était de la partie même récemment à Hidjilidj conte le Soudan du sud. Son arrestation a fait l’effet d’une bombe dans les milieux islamistes djihadistes soudanais.

    Affaibli suite à un cancer, cette tentative de putsch déstabilise encore plus le régime de Bachir et les questions de sa succession sont clairement posées.

    La Rédaction de la Gazette


    Version arabe

    العميد ود ابراهيم .. صاحب مقولة التنشين في الرأس .. من أبرز المعتقلين
    العميد ود ابراهيم .. صاحب مقولة التنشين في الرأس .. من أبرز المعتقلين
    ليش ليش يا مجاهد ما تتقدم للحور والجنة ، لي كلاشنكوفك والجيم أفهم، في الرأس تنشينك لا لا ترحم
    11-23-2012 07:58 PM
    لي كلاشنكوفك والجيم أفهم، في الرأس تنشينك لا لا ترحم، للقاء أعداءك سرعة اتقدم، لا تخاف الدانة لا تخشى لغم .. تلك الأبيات مُسّتلة من أنشودة جهادية راجت على أيام حرب الجنوب كان مطلعها: (ليش ليش يا مجاهد ما تتقدم للحور والجنة)، حيث ذاع صيتها، وصيت مؤلفها المقدم وقتها، العميد حالياً محمد إبراهيم عبد الجليل، أو (ود ابرهيم) الذي كان اسمه يجىء غالباً مسبوقاً بصفة المجاهد أو الدباب، حيث شكل ود إبراهيم وقتها ما يشبه القاسم المشترك في أغلب العمليات العسكرية ضد الحركة الشعبية في الجنوب منذ ما قبل عمليات صيف العبور، وحتى ما بعد عملية الأمطار الغزيرة.

    لكن، كل ذلك كان في وقت سابق بالطبع، قبل أن تدور الأيام، وتتحول بندقية ود إبراهيم التي كثيراً ما أفرغ رصاصها المحشو في وجه جيش الحركة، تحولت تلك البندقية لحماية رئيس ذات الحركة التي حاربها طويلاً د. جون قرنق دى مبيور، عندما جاء بعد توقيع إتفاقية نيفاشا نائباً أول لرئيس الجمهورية بينما كان ود ابراهيم مسؤول التأمين والإستخبارات بالقصر الجمهوري. ثم أكملت الأقدار دورتها فيما يبدو أمس عندما أُعتقل العميد ود إبراهيم ضمن المجموعة المتهمة بتدبير المحاولة الإنقلابية، وهى محاولة كانت ستجعل بندقيته ترتفع في وجه إخوان الأمس ربما، في مفارقة ما كانت تخطر ببال أكثر الإسلاميين تشاؤماً.
    ارتبط العميد ود إبراهيم مؤخراً بتحرير هجليج حيث كان قائد ثاني العمليات التي دحرت جيش دولة الجنوب، فأعاد لأذهان المجاهدين صورته القديمة عندما كان يلهب حماسهم وهو يلحن وينشد لهم أناشيد حماسية صاخبة تنقلهم من واقعهم المبتل بأراضي الجنوب إلى فضاءات رحيبة عندما يرفع صوته منشداً: (العهد الباقي سقناه قسم، لغير الباري لن نحمل هم، لعدونا ندمر نصليه حمم، لبلادنا نعّمر تبقالنا نغم). بينما من معه يضربون على خزنة الكلاشنكوف بطريقة إيقاعية منتظمة.
    إعتقال ود إبراهيم بالأمس على خلفية المحاولة التخريبة الأخيرة، شكل مفاجأة من العيار الثقيل لدى الكثيرين خاصة في دوائر الإسلاميين ومجالسهم الخاصة، حيث كان تلك المجالس ترشحه لمواقع قيادية رفيعة دونما تخريب بالنظر لإمكاناته وقدراته القيادية وصلاته الواسعة مع طيف واسع من النافذين والإسلاميين والمجاهدين، والعسكرييين بالطبع.
    ولأن ود ابراهيم كان القائد الثاني في المتحرك الذي حرر هجليج من احتلال دولة الجنوب بعد اللواء كمال عبد المعروف، فقد راجت شائعة في الخرطوم نهار أمس عن إعتقال اللواء بسبب اللبس الذي تم بينهما، فقد تناقل البعض الخبر عن إعتقال ضابط كبير كان قائد ثاني لتحرير هجليج ولم يقف الكثيرون في مسألة قائد ثاني هذه، وأصبح الأمر وكأن المعتقل هو القائد الأول لتلك العملية اللواء كمال عبد المعروف. ولكن الجيش لم يترك خبراً كهذا عن ضابط كبير يمر دون توضيح، فأصدر الناطق الرسمي باسم القوات المسلحة العقيد الصوارمي خالد سعد بياناً أكد فيه أنه لاعلاقة للواء الركن كمال عبد المعروف قائد عمليات هجليج بأحداث المخطط الذي كشفت عنه السلطات الأمنية صباح اليوم، وأوضح أنه الآن يؤدي عمله ومهامه العسكرية بولاية جنوب كردفان بعيداً عن هذه الأحداث. وأن اللواء الركن كمال له كامل الأحقية في مقاضاة كل من يروج لهذه الشائعة .
    لمع اسم ود ابراهيم لبعض الوقت في العام الماضي عندما تناقلت بعض المصادر على مشارف إحدى التشكيلات الوزارية خبراً عن ترشيحه لوزارة الداخلية، حيث كتبت الزميلة صباح أحمد تقريراً بصحيفة الصحافة سلطت فيه أضواءً كاشفة على مسيرة الرجل وجاء فيه على لسان أحد محدثيها أن ود ابراهيم سيكون رجلاً مناسباً لملء هذا الموقع نظراً لما يتمتع به من علاقة جيدة مع كافة حلقات العمل العسكري الثلاث، وهي الشرطة والأمن والجيش.
    وتابعت صباح في ذات التقرير: (ها هو (ود ابراهيم) يعود إلى الأضواء مجدداً بعد أن خبا واختفى نجمه كما رشح اخيراً توليه لمنصب وزير الداخلية، فأحد رفقاء الرجل في رحلة السلاح والكفاح يصف ود ابراهيم الذي تنحدر أصوله من منطقة العبيدية بولاية نهر النيل بأنه رجل حليم وواسع الصدر والأفق، وهو من المعروفين في العمل العسكري والحركة الإسلامية ومن العسكريين الذين قامت على رؤوسهم العمليات العسكرية في فترة الإنقاذ الأولى من حيث التدريب والتأهيل والإعداد، كما أنه عمل ملحقاً عسكرياً لسفارة السودان في نيروبي بكينيا.. لكنه آثر الابتعاد عن الأجهزة الرسمية والعمل وسط القواعد (التحتية).
    إعتقال ود إبراهيم يرسم مساراً مختلفاً لحياته عن ذلك المسار الذي اعتاد السير فيه منذ نعومة أظافر الإنقاذ، فقد تحول في نظر الجهات الأمنية والعسكرية والسياسية العليا إلى (مطلوب) بعد أن كان حتى الأمس القريب بطلاً يحرر هجليج ويقاتل في أحراش الجنوب وجبال النوبة، وهو ما يعني خروجه من معادلة الجيش والسياسة على الأقل في المدى القريب، بينما يبقى الباب موارباً ربما لعودة أخرى في حال طوى هذه المحاولة التخريبية عفو رئاسي كما حدث في محاولات أخرى كانت أخطر فيما يبدو، ولكن كان الحسم الأمني، ومن ثم العفو الرئاسي لها بالمرصاد. فصعد مدبروها لمواقع رفيعة ما كان لهم أن يصلوا إليها حتى وإن نجحت محاولاتهم الإنقلابية أو التخريبية.
    (من باب الإحتراز)، هكذا يقول البعض عن إعتقال العميد محمد إبراهيم عبد الجليل، ويذهب آخرون لربط إعتقاله بحالة التململ والغضب التي إنداحت وسط تيار من الإسلاميين لم يعجبهم ما حدث مؤخراً بمؤتمر الحركة الإسلامية بحسبان أن ود ابراهيم لم يكن مجرد ضابط في القوات المسلحة، بل كان إسلامياً ملتزماً يتقاسم رؤى إصلاحية مع شباب المجاهدين والدبابين. ومن المعلوم أن بعض شباب يتحدثون بصوت عالٍ عن ضرورة إجراء العديد من الإصلاحات والمراجعات اللازمة لتصحيح مسار الحركة وتقويم حكم الإسلاميين الذي يرونه على غير ما يشتهون. وبلغ حد غضب بعض الإسلاميين مدى جعل الأستاذ فاروق أبو عيسى القيادي البارز بتحالف المعارضة يدعو شباب الحركة الإسلامية الغاضبين للإنضمام إلى تحالف المعارضة بسبب ما وجدوه من حجر وقهر أثناء المؤتمر على حد قوله.
    ورجح شقيق ود ابراهيم في حديثه لفضائية الجزيرة أمس، أن اعتقال أخيه العميد محمد إبراهيم عبد الجليل جاء بسبب صراع وتنافس داخل التنظيم وضرباً من تصفية الحسابات ربما. لكن من السابق لأوانه القطع بالحيثيات التي دفعت لاعتقال ود إبراهيم قبل أن تنتهي التحقيقات التي تجرى معه وإثني عشر شخصاً آخرين، وضوعوا جميعاً في قفص الإتهام بتدبير محاولة توصف حيناً بأنها تخريبية، وفي بعض الأحيان بأنها محاولة إنقلابية، بينما يقول وزير الإعلام أنها محاولة تخريبية قصد بها إثارة فوضى تمهد لتحركات لقلب نظام الحكم. بينما أكثر الناس لا يعرفون رغم كل ما قيل ماذا حدث على وجه الدقة.

  • Le CONSEIL NATIONAL POUR LE CHANGEMENT ET LA DÉMOCRATIE (CNCD)

    vous invite à la

    JOURNÉE DE RÉFLEXION « LE TCHAD DE L’APRÈS IDRISS DÉBY ITNO:


    ENJEUX ET DÉFIS. »

    Samedi 1er décembre 2012, de 10h à 18h, à MONTREUIL


    RESTAURANT CASA POBLANO—15 RUE LAVOISIER-- METRO :

    ROBESPIERRE , LIGNE 9°

    Programme :

    10h-10h30 : Accueil, mot de bienvenue

    13h30-14h00 : Pause déjeuner

    10h30-13h30 : Exposés-Débats1ère série

    -14h00-17h30 : Exposés Débats-2è série

    Participation aux frais restauration :5 euros

     


    Ière PARTIE :
    RECONSTRUCTION NATIONALE : DÉFIS DES NOUVELLES

    AUTORITÉS ET DU PEUPLE TCHADIEN.

    10H30-13H30

    SOUS-THÈMES

    INTERVENANTS

    Sous thème 1 : Les Promesses non tenues de la Conférence Souveraine et la Déconstruction de l’État tchadien sous Idriss Déby.

    Dr Fidel-Abdelkerim MOUNGAR, ancien Premier Ministre du TCHAD

    Sous thème 2 : La reconstruction de l’État tchadien

     

     Le système éducatif (intitulé à préciser)

    Brahim OUMAR, ancien Chef de Département des Sciences et Techniques de l'Information et de la Communication
    à l'Université de Ndjamena 

    12H00-12H15 : Pause-café

    Histoire de l’aménagement territorial du Tchad; perspectives  d'un réaménagement territorial.

    Mahamat-Hassan BOULMAYE,Activiste politique et militant de l'opposition 

    La Réforme de l’’Armée Nationale Tchadienne ; un défi majeur dans la  Reconstruction du Tchad

     Adoum YACOUB KOUGOU, Coordinateur du FPRN, ancien Chef d’État-major,

     

    QUESTIONS—DEBATS : Modératrice/  Mme Marie-Roger BILOA, Présidente de Africa Internationale Magazine.

     

    13H30-14H30 : PAUSE DÉJEUNER

    14H30-15H45:

    Sous thème 3 : Défis - Enjeux – Perspectives Économiques au Tchad.

     

    La Malédiction du pétrole et “le modèle de la Banque Mondiale: Pourquoi ça ne marche pas

    Professeur Douglas YATES (Université américaine de Paris)

    Couper les ailes de la grande corruption.

    Frank KODBAYE, journaliste

    QUESTIONS-DÉBATS

    15H45-16H00 : Pause-café

    IIème PARTIE : THÈMES:LES ENJEUX RÉGIONAUX ET INTERNATIONAUX.

    16H00-17H30 

    SOUS-THÈMES

    INTERVENANTS

    Quelles nouvelles relations entre l'Afrique et la France ? La spécificité tchadienne.

    Prof. Albert BOURGI : professeur de Droit publi

    La communauté internationale et les crises en Afrique centrale

    Thierry VIRCOULON (Crisis Group) (à confirmer), Directeur du Programme Afrique Centrale d'International Crisis Group (ICG)

    Les nouvelles menaces dans le Sahel-Sahara et leurs implications géostratégiques

    Acheikh IBN-OUMAR, Coordinateur 1er Adjoint du CNCD, ancien Ministre des Affaires étrangères du Tchad

    QUESTIONS-DÉBATS.Modérateurs:

    1) Archippe  YEPMOU, Président de Internet sans Frontières. 

    2) Mahdi Ali MAHAMAT, Délégué Adjoint aux Relations Extérieures du CNCD

     

    IIIème Partie : 17H3O-18H30:Clôture

    Pour s'incrire : coordination-cncd@cncd-tchad.com