C'est au Sénégal où il vit depuis 2005 que la répression du régime corrompu et clanique d'Idriss Deby vient de s'abattre sur notre confrère, le blogueur Makaila Nguebla.

C'est suite au passage du ministre de la justice de Deby au Sénégal que le sort de Makaila a été scellé. "Maitre" Padaré (ancien avocat d'Ibni, une des victimes de Deby), et actuel ministre de la justice, aurait demandé au Sénégal d'arrêter Makaila et de l'extrader vers le Tchad.

Arrivé au Sénégal pour signer un accord de coopération judiciaire entre le Sénégal et le Tchad, "Maître" Padaré est le principal instigateur de cette détention. cette arrestation arbitraire jette le discrédit sur les institutions judiciaires sénégalaises et ceci au delà du cas Makaila, voire même sur l'hypothèse d'une justice équitable pour Hisseine Habré. Car comment faire confiance à un Etat qui n'hésite pas à persécuté des opposants pour tout simplement faire plaisir à un despote sanguinaire.

Nous lançons un appel aux activistes, journalistes, acteurs de la société civile d'empêcher cette dérive du régime Maky Sall.

 

REACTIONS D'AMNESTY SENEGAL ET DE LA LSDH

La Ligue Sénégalaise daes Droits de l’Homme (LSDH), Amnesty International Sénégal et la Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO) sont vivement préoccupées par l’arrestation ce jour du journaliste et bloggeur tchadien Makaïla Nguebla qui vit au Sénégal depuis 2005. Makaila Nguebla est en outre un défenseur des droits humains, membre actif de la RADDHO. 

Cette arrestation, qui est liée à ses activités de journaliste et de bloggeur constitue une atteinte grave à son droit à la liberté d’opinion et d’expression. 

Nos organisations exigent sa libération immédiate et sans conditions. 

Elles constatent avec regret la volonté du gouvernement du Sénégal de museler et de réduire au silence les refugiés et demandeurs d’asile dès lors qu’ils émettent des opinions critiques à l’encontre des gouvernants de leur pays d’origine. Après Koukoye Samba SANYANG, expulsé au Mali, Makaïla Nguebla risque d’être la prochaine cible des autorités. 

Cette attitude est contraire à la tradition de terre d’asile du Sénégal et constitue une atteinte inacceptable aux droits fondamentaux des refugiés et demandeurs d’asile. 

 

Pour Amnesty International Sénégal : Seydi GASSAMA             Pour la LSDH : Me Assane Dioma NDIAYE 

 

 

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