Volte-face d'Idriss Deby devant les journalistes dans la cour de l'Elysée. Le despote tchadien a tout simplement nié avoir gracié les membres de l'arche de zoé. Il faut rappeler que c'était par un décret signé le 31 mars 2008 que le dictateur tchadien avait gracié les membres de l'arche de zoé. Cette affaire tendant devant les juridictions françaises dévoile petit à petit le rôle joué par les protagonistes et notamment le ministre des affaires étrangères de l'époque qui aurait dénoncé l'opération auprès des autorités tchadiennes. On se pose légitimement la question pourquoi on les avait laissés faire? Est ce qu'on a visé plus le crédit en terme d'images d'un gouvernement déjouant une tentative d'immigration irrégulière au lieu de penser sur les conséquences sur les enfants et les familles au Tchad comme en France? A la sortie de son audience avec Hollande, Deby avait réclamé aussi les 6 millions d'euro de dédommagement.

Il faut se dire que le cabinet de Deby avait annoncé, tambour battant, que leur chef est en visite officielle en France. Une visite officielle avec un protocole au minima (ni hymne chanté à l'accueil, et surtout ne pas être accueilli par un ministre au moins), s'appelle une visite privée. Deby est l'hôte du MEDEF.

Autres faits saillants, le silence sur la situation malienne. Il faut rappeler que si Deby est en France, c'est pour ses "connaissances" guerrières en milieu désertique. La veille au Tchad, Deby ainsi que Yayi Boni étaient prêts à aller guerroyer au nord Mali malgré les mises en garde du Secrétaire Général de l'ONU.

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir