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  • Dans un communiqué signé de son Bureau Exécutif et dont La Gazette a reçu copie, l'Alliance Nationale pour le Changement et la Démocratie (ANCD) félicite le Peuple burkinabé pour « le triomphe irrécusable de sa révolution sur la volonté de l'ancien régime qui, non seulement confisquait le pouvoir mais oppressait l'aspiration légitime du Peuple : l'alternance démocratique ».
    L'ANCD, mouvement exilé opposé au régime d'Idriss Deby, est dirigé par le Général Mahamat Nouri. Il regroupe plusieurs tendances politico-militaires tchadiennes dont l'Union des Forces pour la Démocratie et le Développement de Mr Nouri.
    «Le Peuple du Burkina Faso, par cette détermination inébranlable, cette maturité politique incontestable, cette clairvoyance indiscutable, vient, à l'exemple des tunisiens pour les pays arabes, de sonner les glas des dictatures de pays d'Afrique au sud du Sahara», poursuit le texte. Le mouvement tchadien demande par ailleurs aux nouvelles autorités « d'organiser une transition brève débouchant sur des élections libres et transparentes ». «Elle les encourage à œuvrer pour instaurer, dans un bref délai, l'ordre constitutionnel au Burkina Faso», selon le communiqué.
    Profitant de l'occasion, l'ANCD a lancé un appel à l'endroit des tchadiens à l'union sacrée. « L'ANCD lance un appel pressent à l'endroit des patriotes tchadiens de suivre l'exemple éclatant du Peuple du Burkina Faso. Elle exhorte les partis politiques, la société civile et les syndicalistes à bannir tout esprit partisan et à conjuguer les efforts pour sauver le Tchad des jougs du régime tyrannique d'Idriss Deby», indique le communiqué. «Il est plus que jamais temps de dépasser nos divisions, nos contradictions pour le salut du Tchad», confie le communiqué.
    Il faut rappeler que les rebelles tchadiens qui avaient atteint la capitale N'djaména en février 2008, ont failli faire partir Idriss Deby qui avec l'aide de la France a pu sauver son fauteuil.

     

     

    Le Texte original

     

  • A peine une solution à «l'amiable» fut trouvée entre le gouvernement d'Idriss Deby et la compagnie chinoise dont les contours restent à ce jour assez opaques, qu'une autre pollution de l'environnement par des hydrocarbures est signalée. Cette fois-ci, elle serait l'œuvre de la très controversée société helvéto-britannique, Glencore.
    Il faut rappeler que Glencore avait pris en 2012 une participation de 25% dans deux champs pétroliers de la société canadienne Griffiths – qui s'appelle désormais Caracal - dans le sud du Tchad, pour un montant de quelque 300 millions de dollars. Le géant des matières premières Glencore avait acquis le pétro-gazier Caracal Energy Inc, très actif au Tchad, au terme d'un accord définitif pour une considération de 5,5 £ (livres suisses) par action suivant un plan d'arrangement qui doit achèver dans le second trimestre 2014. La société helvèto-britannique via son entité Glencore Energy UK vend aussi, grâce à un accord signé en septembre 2012, une partie significative de la part de l'Etat tchadien sur les permis de Doba (opérés par Exxon-Petronas-Chevron).
    La Société des hydrocarbures du Tchad (SHT), qui est normalement en charge de la commercialisation, a donné un mandat à Glencore pour effectuer cette tâche. Cette commercialisation directe de la part de l'Etat sur Doba a été rendue possible suite à des négociations en 2012 avec le consortium dirigé par Exxon. Les conclusions de l'accord prévoient que la SHT commercialise directement 12,5% du débit total des champs.

    Gestion hypothétique du pétrole tchadien

    Invité à la télévision suite à l'accord trouvé entre la CNPC et le gouvernement du Tchad, le ministre du pétrole n'a pas pu présenter des garanties solides pouvant dissuader la CNPC à récidiver. Il s'est contenter à déclarer que les pénalités infligées à la CNPC sont, en elles mêmes, persuasives. Certaines sources proches du palais rose dénoncent la gestion calamiteuse du pétrole tchadien. Au delà de la pollution environnementale, ces sources mettent en cause, pêle-mêle, le traitement par le ministère du pétrole de la pénurie actuelle, voire même l'acquisition par le Tchad des parts Chevron dans le gisement Doba. Pour ces sources, le prix payé par le Tchad avec le concours de Glencore, est surévalué. Pour elles, le projet Doba qui avait couté 3,7 milliard de dollars, a été financé par la Banque Mondiale pour 70% (remboursé entièrement par le Tchad dès 2008) et le consortium pour 30%. Elles précisent que Chevron qui détenait 25% des parts, avait concouru dans cet investissement à hauteur de 277,5 millions de dollars. De 2004 à 2007, les revenus nets d'impôts des compagnies exploitant le gisement de Doba a été estimé à 5,74 milliards de dollars dont 1,435 milliards de dollars pour Chevron. Payer 1,3 milliards de dollars des parts totalement amorties et un gisement en voie de tarissement est une grande escroquerie, concluent ces sources.
    Il faut rappeler que la Banque mondiale s'est retirée fin août 2008 du projet d'exploitation du pétrole tchadien. Motif: le gouvernement d'Idriss Déby ne respectait pas son engagement de consacrer l'argent de l'or noir à la lutte contre la pauvreté. Il s'en est servi surtout pour financer la guerre contre la rébellion intérieure et, au Soudan voisin, les insurgés du Darfour. Idriss Déby avait remboursé alors les 65,7 millions de dollars restant dus à la Banque.
    Il faut dire que le pétrole lui avait rapporté en 2008, 1,4 milliard de dollars, grâce à la flambée des cours.

    La Banque a donc récupéré son prêt, mais perdu de son crédit. C'est en effet grâce à sa caution financière et politique que le pétrole a coulé au Tchad, et l'institution avait joué une partie de sa réputation sur sa capacité à imposer au pouvoir tchadien de mettre la rente pétrolière au service de la population. Grands gagnants de l'affaire: Exxon, Chevron et Petronas qui exploitent le pétrole tchadien. Mais sans l'argent du contribuable, elles n'auraient sans doute pas misé un dollar dans ce pays.

    La Rédaction

  • A travers sa Sous-secrétaire d'Etat aux Affaires africaines : Washington reste catégorique : « deux mandats et c'est fini ! »

    Linda Thomas-Greenfield réitère la position des Etats-Unis d'Amérique en cette période où quatorze élections présidentielles sont prévues en Afrique d'ici fin 2016.
    Le gouvernement américain reste catégorique sur la limitation des mandats à deux pour les chefs d'Etat en Afrique. Ce que vient de relever, une fois de plus, les sources du Département d'Etat tout récemment. « Deux mandat et c'est fini », a dit Linda Thomas-Greenfield, la secrétaire d'Etat adjointe aux Affaires africaines des Etats-Unis d'Amérique.
    Le gouvernement Obama a voulu donner sa position en cette période où quatorze élections présidentielles sont prévues en Afrique d'ici fin 2016, y compris dans des pays où la limitation des mandats présidentiels est déjà profondément ancrée dans la vie politique, comme la Tanzanie, la Namibie, le Mozambique et le Bénin. Ils auront prochainement des élections où les présidents en poste ne figurent pas sur les bulletins de vote, ont relevé les sources d'informations de l'Ambassade des USA en RD Congo.
    Ces sources ont rappelé qu'au début du mois d'août dernier, les Etats-Unis et les dirigeants africains ont eu leur première occasion de discuter de la sécurité, de la croissance économique, du développement et de la bonne gouvernance au cours du Sommet Etats-Unis-Afrique à Washington. Pendant trois jours, le président Obama et les dirigeants de quelques 50 pays africains ont discuté des stratégies visant à stimuler la croissance, à créer des possibilités et à soutenir un environnement propice aux générations présentes et futures d'Afrique. La démocratie était au centre de ces entretiens.
    Mais un travail de sondage d'opinion a relevé qu' « une vaste majorité d'Africains souhaite une plus grande démocratie. En outre, le soutien à la démocratie et aux élections libres et équitables est au cœur de la Charte africaine sur la démocratie, les élections et la gouvernance ». Selon « Afrobarometer », qui est la norme de référence pour les sondages d'opinion indépendantes en Afrique, 84% des Africains soutiennent des élections libres et équitables, 77% rejettent un régime à parti unique tandis que 72% pensent que la démocratie est préférable à tout autre système de gouvernance. Il ne s'agit pas de données abstraites mais de chiffres décisifs et puissants qui reflètent les opinions réelles de millions de personnes.
    La limitation des mandats présidentiels est un aspect fondamental des appels à la démocratie de la population. D'après les sondages d'opinion, 74% des Africains, soit les trois quarts des hommes et des femmes vivant sur le continent, ne souhaitent pas que leurs présidents occupent leur poste pendant plus de deux mandats consécutifs.
    Une limitation des mandats inscrite dans la constitution permet un mécanisme de responsabilisation des dirigeants, réduit la tendance à la corruption en garantissant un renouvellement politique et donne aux nouvelles générations l'occasion de briguer un mandat politique et de choisir de nouveaux dirigeants. La limitation des mandats est importante du fait que, comme l'a dit le président Obama au Ghana en 2009, « l'Afrique n'a pas besoin d'hommes forts mais d'institutions fortes ».
    Cependant, ailleurs en Afrique, la limitation des mandats est remise en question. Les changements de constitution et l'élimination de ladite limitation diminuent la confiance des populations dans leurs institutions, affaiblissent l'ensemble du gouvernement et ne servent que les intérêts de la personne ou du parti au pouvoir. Dans les systèmes démocratiques, les dirigeants forts respectent la constitution, se retirent lorsque leur mandat prend fin et appuient des élections libres et équitables.
    Lors de son intervention au Forum de la société civile qui a eu lieu la veille du sommet de Washington, le secrétaire Kerry a annoncé que les Etats-Unis « allaient continuer à soutenir la limitation constitutionnelle des mandats comme [ils l'ont fait] dans les pays du monde entier, y compris en Afrique » et « qu'[ils] allaient exhorter les dirigeants à ne pas modifier les constitutions nationales pour des raisons ou des avantages politiques personnels ». Le respect de la limitation des mandats présidentiels et des constitutions telles qu'elles sont rédigées est crucial pour réaliser les aspirations de tout le continent et renforcer les institutions démocratiques pour les générations futures.
    J-LKT

    Sources: Sukissa

  • Invité hier du Grand jury de la Rfm, l'ancien Pm, Abdoul Mbaye, s'est prononcé sur l'affaire Hissein Habré, dont les rebondissements n'en finissent plus. Par rapport à un éventuel procès de l'ancien homme fort de Ndjamena, le fils de feu Kéba Mbaye avertit : "Attention. Vous savez, ce genre de procès rend nécessaire l'identification d'une chaîne de commandement. C'est peut être là où va se trouver la grande difficulté du procès. C'est un procès risqué pour ceux qui l'ont souhaité et qui vont l'organiser". Quant au fait qu'il soit souvent cité dans cette affaire, Abdoul Mbaye assène : "Je ne vois pas en quoi je peux témoigner sur des crimes qui auraient été commis au Tchad".

    Sur les accusations de blanchiment d'argent portées à son encontre, Abdoul Mbaye indique d'emblée : "Nous sommes en 1990. Le Sénégal accueille un ancien chef d'Etat. On ne lui reproche pas ce qu'on lui a reproché ensuite, cet aspect noir de sa gestion qui reste à prouver. C'est le sens du procès qui va être organisé. Cet ancien chef d'Etat, moi, je suis heureux et fier de lui serrer la main et de le démarcher comme client de la banque que je dirige. C'est quelqu'un qui a beaucoup fait pour son pays. On ne lui a jamais reproché d'avoir assassiné un chef politique de son pays". Par rapport à l'argent que Habré a déposé à la Cbao à l'époque et que d'aucuns ont estimé à 16 milliards de FCfa, l'ancien Pm souligne : "La banque que je dirigeais a reçu un dépôt qui n'était pas supérieur à 300 millions. Vous avez des accusateurs qui sont tous détenteurs de fortunes supérieures à ce montant et qui seraient gênés d'expliquer leur provenance. Alors où se trouve le blanchiment ?".

    Sources:Leral.net

  • L'algarade entre vassaux du pouvoir et les pétitionnaires de septembre 2014, connus sous le sigle S14, continue de plus belle. Ainsi, suite la pétition du S14, le SGA du MPS, Mahamat Ali Abdallah, a cru en devoir non seulement de répondre à cette pétition, mais aussi, dans une démonstration où se rivalisent zèle et flagornerie pour son chef, de confirmer son dévouement à Idriss Deby.

    La réaction des pétitionnaires était à la hauteur des divagations et élucubrations du SGA de MPS. (Voir en bas de page la réponse complète des pétitionnaires).
    Faisant notre travail d'analyse, nous avons constaté des similitudes troublantes entre ces textes et un autre adressé par un conseiller du président sénégalais, Macky Sall, à un des opposants qui avait écrit un livre sur le déclin du Sénégal. Le SGA du MPS a, purement et simplement, pompé son texte de l'écrit de Mouhamadou El Bachir Diack, Conseiller aux Affaires étrangères de Sall. C'est un pillage en bonne et due forme. Malheureusement nous n'avons pas pu avoir la réaction intégrale du SGA MPS (parue sur Horizon nouveau, obscure revue de la place), mais à partir des bribes reprises dans la réponse des pétitionnaires, on constate irréfutablement que le plagiat est fondé. Si on n'arrive même pas à justifier ses actions, sa gestion par un raisonnement produit par soi même, le gouffre n'est pas loin. A ce niveau de responsabilité, et avec ce genre de production, il se confirme qu'au-delà du MPS, c'est tout le Tchad qui est plongé dans la médiocrité et la confusion. Ira-t-il relever le défi que lui lancent les pétitionnaires : organiser un débat contradictoire à la Télé-Tchad avec "l'intellectuel" du MPS ?

    Par souci de clarté, nous avons mis cote à cote les deux textes pour que chacun se forgera une opinion de ce qui se passe au Tchad.

     

    Réponse au SGA du MPS 26 Octobre 2014

    Les tartufferies de Malick Ndiaye:

    élucubrations d'un pseudo intellectuel

    en mal de reconnaissance

    Le secrétaire Général adjoint du Mouvement Patriotique du Salut (MPS) a effectué il y'a quelques jours, une sortie remarquée contre le lancement de la pétition initiée par les forces vives de la nation, un groupe composées des chefs de partis politiques d'opposition, des défenseurs des Droits de l'Homme, des organisations des jeunes, des artistes ainsi que des personnalités indépendantes.
    Cette pétition avait, rappelons le, demandé entre autres au chef de l'Etat de ne plus se représenter aux élections présidentielles de 2016; autrement dit, de s'abstenir de briguer un cinquième mandat.
    Plusieurs responsables du parti au pouvoir MPS avaient rompu le silence pour fustiger cet acte posé par les forces vives du pays; la réaction qui a le plus retenu notre attention est celle du Secrétaire General adjoint du Mouvement Patriotique du Salut MPS.
    En effet, le SGA du MPS a choisit l'organe de presse «Horizons Nouveaux » pour distiller un réquisitoire en règle contre non pas les termes de la pétition elle-même, mais contre ses initiateurs.
    Notons au passage que ce journal , connu pour être une officine de propagande du MPS et du Gouvernement continue depuis un certain temps à servir au public Ndjamenois un feuilleton burlesque tiré d'une imagination débridée évoquant un « complot » contre le chef de l'Etat; complot dont une partie des concepteurs selon cet organe seraient des membres de la société civile. Mais tout le monde a compris depuis lors, que toutes ces assertions n'ont en fait pour objectif que d'arriver enfin à faire écouler ses parutions.
    Mais revenons à la « Lettre ouverte » du SGA du MPS :
    Dans ce message, la référence à certains auteurs d'ouvrages (Molière, Gobineau, Hitler) dont il nous attribue les idées a du mal à s'arrimer au reste du texte et que si la forme de cette « lettre ouverte »est rendue incohérente par du copié collé, le fonds l'est tout autant.
    La vulgarité de certains termes employés dans cette missive nous avait dans un premier temps amené à opposer l'indifférence parce qu'une personne qui se respecte ne répond pas à de telles insanités; néanmoins, après réflexion, nous nous sommes dits que certaines personnes sont naturellement dans des logiques culturelles de confrontation; ce qui fait qu'elles ont toujours tendance à prendre le silence de l'adversaire pour de la faiblesse. Nous nous attacherons donc à répondre essentiellement à certaines affirmations dont la gratuité frise le délire.
    Avant de revenir sur les réponses à apporter à ces déclarations, essayons de résumer les points sur lesquels nous comptons répondre.
    Le SGA du MPS affirme sans vergogne que :
    1. « la Pétition est dégoulinante de haine et au mépris des valeurs qui fondent l'harmonie et la cohésion Nationale ...les auteurs de la pétition se parent d'un faux masque d'intellectuels » plus loin, « les signataires qui s'acharnent indument sur le Président et sa famille sous le fallacieux prétexte de dénoncer des prétendues dérives du régime de la première alternance démocratique au Tchad cachent mal leurs vrais visage des tartufes, des personnes hypocrites et imposteurs ». Nous ne nous abaisseront évidemment pas, par respect pour le public, à répondre aux trois qualificatifs dont nous avons été affublés. Néanmoins, nous disons au SGA du MPS qu'il n'existe pas d'harmonie et de cohésion nationale au Tchad; celles-ci sont déjà mise à mal par le Président lui-même qui, en près de 24 ans de règne continue à œuvrer pour la création d'un Tchad où vivront deux catégories de tchadiens : une minorité de maîtres et une majorité de serviteurs; tant que cette injustice à grande échelle persistera, nous continuerons toujours à la combattre.
    D'autre part, nous ne nous sommes jamais acharnés contre le Président et sa famille; mais nous nous acharneront toujours contre sa gestion clanique, familiale et ethnique des affaires du pays. Comme le Tchad est notre propriété à tous, Il nous a donc paru légitime de demander son départ parce qu'en 24 ans de règne, il n'a trouvé aucune solution à aucun des problèmes des tchadiens; bien au contraire; sont seul et unique programme politique n'est donc rien d'autre que l'enrichissement de ses parents.
    Quand aux dérives du régime à savoir l'injustice, les limitations des libertés publiques, la cherté de vie, la précarité sociale, l'absence d'eau et d'électrisé, la pénurie de carburant etc., refuser de croire en leur existence serait faire preuve d'une malhonnêteté intellectuelle indéniable, tant elles sont connues et vécues au quotidien par tous les tchadiens.
    2. Le SGA du MPS affirme encore plus loin que « le peuple tchadien n'entend plus livrer son destin à des opportunistes de tout poils qui ne sont plus que le reflet de certaines officines mystiques extérieures, car ils n'ont d'autres préoccupations que la déstabilisation du Tchad ».
    A moins que la signification de ce mot ne cause quelques problèmes de compréhension au SGA du MPS, un opportuniste n'aurait jamais demandé le départ d'un chef d'Etat; il chercherait plutôt à s'approcher de lui pour profiter des faveurs du pouvoir à l'image des nombreux courtisans qui gravitent autour de vous pour recevoir les miettes de l'argent usurpé au peuple tchadien.
    Le SGA remarquera sans doute que nous les signataires de la pétition en posant cet acte savons que les postes de responsabilités et autres avantages dont le pouvoir actuel use comme appât pour dompter les cadres de ce pays ne sont rien à nos yeux, comparés à l'enjeu que représente pour nous les injustices flagrantes et les souffrances subies quotidiennement par ce peuple.
    C'est dire encore au SGA du MPS qu'un minimum de jugeote suffit à comprendre que demander le départ d'un chef d'Etat par une pétition ne veut pas dire déstabiliser son pays et que nos prétendus « mentors extérieurs » n'existent que dans son imagination.
    3. Le SGA du MPS affirme « observant le développement réel réalisé pendant ces 23 dernières années dans notre pays par des lourds investissements dans tous les secteurs, nous réaffirmons notre appartenance, notre reconnaissance, notre solidarité et notre soutien indéfectible à son Excellence Idriss DEBY ITNO Président de la République, Chef de l'Etat, Père de la Démocratie et de la Liberté au Tchad».
    Sans vouloir nous attarder sur la rhétorique débitée à partir des phrases toutes faites dignes de l'époque des dictatures, nous osons croire que le SGA du MPS a simplement commis un lapsus quant il« réaffirme ...son appartenance... à Idriss Deby ITNO » ce qui aurait été tout un symbole.
    Quant aux « investissements réels et autres réalisations du Chef de l'Etat » elles nous rappellent les slogans avec lesquelles le pouvoir nous abreuve à chaque fois qu'il est en panne d'arguments. Nous répondons simplement qu'au regard des énormes revenus pétroliers engrangés depuis 2003, un Chefs d'Etat pratiquant une bonne gouvernance aurait effectué dix fois toutes ces réalisations et surtout avec une qualité vingt fois supérieure. N'djamena est tout le temps inondée par ce qu'en saison des pluies, les rues bitumées se transforment en caniveaux faute de canalisations de qualité. Il est connu de tous que I 'argent investi dans ces « réalisations » ne fait pas le 1/10e de celui reçu des revenus pétroliers par le chef de l'Etat et les siens.
    4. Le SGA du MPS continue « le Président est connu pour l'amour qu'il a pour son pays ...il se voue corps et âme à le transformer pour le bonheur et le bien être de tous... cet homme (le Président) a consenti des sacrifices inqualifiables pour libérer le pays du joug de la dictature. Plus loin « Dans tous les cas, le Tchad doté des Institution fortes veillera à préserver la quiétude et la sécurité du peuple... » « La sécurité des biens et des personnes sera préservée, n'en déplaise à ceux qui s'exercent à faire plonger le Tchad dans un cycle de violence... ».
    Ce serait un euphémisme que d'affirmer que le président n'aime pas son pays et nous n'avons même pas besoin de répondre à cette affirmation gratuite qui nie l'évidence; nous répondrons simplement que le Président se voue corps et âme mais pour l'unique bonheur et le bien être non pas de tous les Tchadiens, mais uniquement des siens; les preuves sautent aux yeux et nous n'avons pas besoin pour cela de faire un dessin au camarade SGA.
    D'autre part, Le Tchad n'a pas été libéré par Idriss DEBY seul; c'était le fruit d'un élan national né d'un contexte favorable crée par le courant démocratique insufflé à l'époque par la Conférence de la Baule; ce qui a permit à des patriotes de toutes les ethnies tchadiennes et des organisations politico militaires de s'unir pour créer le MPS et avec l'aide de certains patriotes de la diaspora ont réussi à prendre le pouvoir.
    Nous faisons par ailleurs remarquer au SGA du MPS que les sacrifices dont il parle ont été consentis par tous les tchadiens et nous mettons au défit le SGA de nous citer une seule famille qui n'a pas perdu au moins un de ses membre durant tous les événements qu'a connu notre pays. De plus, le fait pour le Président d'avoir consenti des sacrifices comme beaucoup d'autres tchadiens du reste ne lui donne pas le droit de s'accaparer lui et ses parents de toutes les richesses appartenant à tous les tchadiens..
    « La sécurité des biens et des personnes sera préservée » disait le SGA; il aurait pu affirmer que la sécurité des parents du Président et de leurs biens sera préservée; c'est se qui est actuellement le cas; nous avons pour preuve les assassinats quasi quotidiens des citoyens lambda et les vols de leurs biens et autres moyens de locomotion pendant que les parents du président jouissent tranquillement des biens usurpés au peuple tchadien. Comment peut-il en être autrement Monsieur le SG A quand tout l'appareil sécuritaire comme la police, la gendarmerie, la garde Nationale et l'armée sont contrôlés à 100% par ses mêmes parents qui garantissent ainsi la sécurité des leurs et de leurs biens; ceci pendant que des fouilles systématiques sont organisées pour dépouiller les autres citoyens même de leurs armes blanches, dans le but d'asseoir la domination de l'ethnie au pouvoir sur le reste des tchadiens qui sont complètement désarmés et à la merci de toutes sortes de violations de leurs droits fondamentaux.
    Le SGA du MPS conclut sa diatribe par une invitation « ... Rendez vous est pris pour tout prétendant au pouvoir lors des prochains scrutins et les urnes nous départageront».
    De qui se moque t il quand tous les tchadiens savent :
    • Que des CENI plus corrompues les unes que les autres ont toujours tripatouillé les résultats des urnes au profit de Deby durant toutes les élections organisées sous son règne.
    • Qu'un Conseil constitutionnel à sa dévotion est fabriqué pour valider régulièrement tous les résultats des fraudes électorales transmis par les CENI qui se sont succédé, garantissant à Idriss Deby une présidence à vie.
    • Que la biométrie, seul gage de transparence des futures élections est devenue une chimère par la faute du pouvoir.
    Il très facile Dans ces conditions d'inviter des candidats à aller aux urnes quand le résultat est connu d'avance.

    Pour notre part, nous invitons le SGA du MPS à user de son influence pour nous organiser un débat public avec lui à la Télé - Tchad sur la pétition s'il est un vrai démocrate.

    Mahamat Nour IBEDOU; Secrétaire Général de la Convention Tchadienne pour la Défense des Droits de l'Homme (C.T.D.D.H).

    le 19 août 2014 à 23:14 /
    Dans son livre pompeusement intitulé "Sénégal : où va la République ?" dégoulinant de haine, et au mépris des valeurs qui fondent l'harmonie et la cohésion nationales, Malick Ndiaye se pare d'un faux masque d'intellectuel pour s'arroger subitement un rôle de redresseur de torts, un Robin des bois des temps modernes. En réalité, derrière son masque emprunté, Malick Ndiaye qui s'acharne indûment sur le Président Macky SALL et sa famille, sous le fallacieux prétexte de dénoncer de prétendues dérives du régime de la deuxième alternance politique du Sénégal, cache mal son vrai visage de Tartuffe, personnage hypocrite et imposteur d'une célèbre pièce théâtrale de Molière.
    L'exercice est vain pour convaincre et les affabulations de M. Ndiaye cousues de toutes pièces pour être crédibles. En plus la lâcheté de la démarche se le dispute ici avec la vacuité du fond, donnant lieu à une piètre production indigne d'un intellectuel qui se respecte.
    Au demeurant, nul ne se proclame intellectuel ainsi que le claironne urbi et orbi ce personnage ombrageux en mal d'inspiration. L'intellectuel se forge par la rigueur dans la saisie et l'analyse des faits, la cohérence dans la pensée et la mesure dans les propos.
    Or, Malick Ndiaye, parce qu'il est animé d'une intention aveugle et manifeste de nuire, s'est affranchi de tous les paramètres qui guident et encadrent l'esprit critique propre à un intellectuel digne de ce nom.
    Thuriféraire inconstant, de Senghor à Diouf, de Wade à Macky Sall, M. Ndiaye brûle aujourd'hui ce qu'il a adulé et adoré hier. Il se compromet dans la réclame facile et les manœuvres de bas étage. Il cherche sans gêne sa pitance dans les caniveaux nauséabonds du chantage, de la délation et du commérage.
    Le clan Wade, que vous prétendez défendre aujourd'hui est celui là même que vous avez voué aux gémonies il n'y a guère longtemps au sein du M23.
    Mais détrompez-vous, M. Ndiaye ! Le Président Macky Sall est totalement indemne des maux dont vous l'accusez si injustement.
    Contrairement à vos allégations grossières et sans fondement, sa gouvernance ne relève en rien d'un esprit ethniciste ou clanique. Vous prenez vos désirs pour la réalité en empruntant des raccourcis aussi simplistes et dangereux que les fâcheuses déductions que vous en faites. La patronymie au Sénégal est autrement plus complexe que le corset étroit dans lequel vous voulez l'enfermer par votre petite arithmétique d'inculte. C'est un comble pour le sociologue que vous prétendez être de ne pouvoir, ou de refuser d'en saisir les nuances. Il est vrai qu'on ne peut pas vous en tenir rigueur car l'esprit est à l'image d'un parachute. Il n'est utile que quand il est ouvert. Or, en cherchant à imposer comme vraies vos idées subjectivement préconçues, vous avez fermé les portes de votre esprit.
    Au Sénégal, ce n'est pas parce qu'un tel porte tel ou tel patronyme qu'on doit le catégoriser dans telle ou telle ethnie. Fort heureusement, Dieu merci, la Nation sénégalaise, par sa belle harmonie dans la diversité, est au dessus de vos lugubres supputations. Tout comme il y a des Ndour, des Sarr, des Dione, des Ba et des Kane lebou ou wolof (eh oui, n'en déplaise à votre étroitesse d'esprit ) il y a des haalpulaar pure souche répondant aux patronymes de Sarr, Ngom, Diouf, Gaye, Ndiaye, Touré, Keita, Fall, Seck, entre autres. Voilà ce qui fonde ce commun vouloir de vie commune qui fait la fortune et le bonheur du peuple sénégalais. Senghor, parce qu'il était un vrai intellectuel sensible aux nuances qui font la diversité, se plaisait à rappeler son métissage socio culturel jusqu'à y trouver "une goute de sang portugais", en plus de revendiquer son héritage peul de par sa lignée maternelle. Tandis que vous, en avocat du diable, vous cherchez des communautarismes là où il n'y en a pas en ignorant ou en feignant d'ignorer le fait social sénégalais.
    Non, Monsieur Ndiaye, le Président Sall n'est l'homme ni d'un clan, ni d'une ethnie. Seule votre imagination perfide vous permet de le dire.
    Au lieu de vous complaire dans votre paresse intellectuelle, vous auriez dû au moins replacer le Président SALL dans son Sine natal, son "Royaume d'enfance" où il a grandi, fait ses humanités et fondé son foyer avec une serere bon teint. Vous auriez dû revisiter la liste de ses compagnons d'enfance, d'école et d'infortune, lorsqu'il a été injustement banni au nom d'un projet de dévolution monarchique du pouvoir. Ils se comptent par milliers dans toutes les couches socio culturelles que compte le Sénégal. Et que faites vous des haalpulaar qui, parce que ne partageant pas le même bord politique que le Président, figurent parmi ceux qui animent les rangs de l'opposition ? Vous aurez beau chercher, vous ne trouverez nulle trace de particularisme ethniciste ou clanique dans la trajectoire de ce Président qui porte comme un marqueur indélébile la diversité socio culturelle sénégalaise.
    Non, Monsieur Ndiaye, Macky Sall n'est ni imbu de sa personne ni un assoiffé de pouvoir. Aveuglé par votre mauvaise foi, vous ignorez volontairement que quand il a décidé de quitter le PDS, il a eu le courage, rare sous nos cieux, et vous en savez quelque chose, de se défaire de tous ses mandats acquis au nom de ce parti, y compris celui de Maire de Fatick, pour créer sa propre formation politique et repartir à la conquête du suffrage de ses concitoyens, dans les bourgades les plus reculées du pays et au sein de la diaspora. C'est cela l'adhésion au principe même de la démocratie : "le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple", selon la formule heureuse d'Abraham Lincoln. Il en est de même des membres de sa famille que vous dénigrez à tort. Aucun d'eux n'a trouvé refuge auprès du Président pour se faire élire. Au contraire, tous ont eu le courage et pris le risque de solliciter le mandat de leurs compatriotes à travers un vote libre et transparent, seule source de légitimité en République et gouvernance locale. Au demeurant, aucun d'eux n'a agi en solitaire. Ils ont tous été accompagnés et soutenus par des hommes et des femmes de même dignité qu'eux pour conquérir le suffrage des électeurs. Ne voir dans leur victoire que la main providentielle du Président, après tant d'efforts de leur part et de leurs alliés et le vote de citoyens libres, c'est faire injure au mérite de ces élus et à la volonté librement exprimée des citoyens. C'est fouler aux pieds la liberté d'expression de ce peuple dont la tradition électorale remonte à l'époque coloniale.
    Tout le contraire de vos nouveaux amis, Wade pères et fils, qui, en 2009, ont honteusement écarté de la course à la Mairie de Dakar Pape Diop, leur "frère" de parti, alors froidement sacrifié, comme tant d'autres avant lui, sur l'autel maléfique d'un projet de succession dynastique dont l'ultime étape devait être la Présidence de la République. Vous même Monsieur Ndiaye, qui semblez si sûr de votre affaire, que diantre n'allez vous pas vous soumettre au test des urnes au lieu de vous abriter paresseusement derrière le confort d'un intellectualisme de mauvais aloi ? Assurément, vous ne le ferez pas. Car vous n'avez ni courage ni programme.
    Mais la voie sur laquelle vous vous embarquez est sans issue parce que la sale besogne dont vous venez d'accoucher est de la même catégorie répugnante que les viles thèses de Gobineau, du Mein kamf et de la radio des mille collines. Heureusement que les Sénégalais ne sont ni dupes ni amnésiques. Et ils savent, qu'aujourd'hui comme hier, c'est l'idiotie des hommes qui fait leurs malheurs. Vous vous bercez d'illusions. Car la trompette que vous embouchez si goulûment, Wade et quelques uns de ses affidés vous y avaient imprudemment précédé dans l'entre deux tours de la présidentielle de 2012, quand ils ont taxé le candidat Macky Sall de tous les péchés d'Israel, y compris l'ethnicisme. Wade, votre mentor d'aujourd'hui, après avoir stigmatisé nos concitoyens chrétiens, est allé jusqu'à publiquement menacer de suspendre ses projets pour Matam si les électeurs matamois venaient à lui refuser leurs suffrages. On sait quelle réponse cinglante les Sénégalais, à plus de 65% des voix, ont apporté à cette turpitude d'un autre âge au soir du 25 mars 2012. Passez donc votre chemin Monsieur Ndiaye. Le disque que vous tentez vainement de jouer aujourd'hui est déjà rayé et rangé aux oubliettes par la volonté du peuple souverain.
    La vertu et l'éthique que vous clamez de manière si outrancière, vous auriez dû d'abord vous l'appliquer. Investi de la confiance du Président Macky Sall, qui vous a nommé au poste de Ministre Conseiller, vous l'avez côtoyé et salué, vous lui avez souri, vous avez affiché devant lui un masque de loyauté pendant des mois alors que vous prépariez en même temps contre lui et sa famille, une inquisition ignoble et sans fondement. Cela s'appelle fourberie et trahison ; attitude aussi indigne de quelqu'un qui se prétend intellectuel. Car le propre d'un intellectuel, ce qui fait sa dignité et son honneur, c'est le courage de ses idées et de son action. Vous, vous avez choisi l'attaque en embuscade, la charge par derrière. C'est le propre du couard et du lâche. Quand on est membre d'un Cabinet, n'importe lequel, a fortiori à ce niveau de responsabilité, il y a une règle déontologique universelle qui gouverne les convenances : ou on est en accord avec ce qui s'y fait et on reste-surtout qu'on a la latitude d'exprimer librement ses opinons en interne- ou alors on n'est pas d'accord et on démissionne. Vous n'avez fait ni l'un ni l'autre. Contrairement à vos affirmations mensongères, vous n'avez pas démissionné de votre propre gré. Vous avez été démis de vos fonctions alors que vous auriez voulu continuer à briller sous les ors de la République, à bénéficier des privilèges attachés à votre statut, en continuant de déverser sur celui qui vous a investi de sa confiance le magma fétide de vos boules puantes.
    Et sans doute que vos crachats vous retomberont en pleine figure. S'il vous reste encore un peu de lucidité et de bon sens, vous devez comprendre que la gravité de votre acte, aux antipodes de nos valeurs ancestrales, vous mènera inéluctablement au fond des abysses de l'ingratitude et de la perfidie. Car comme disait Jean Dutourd, "Le malheur des gens qui ont beaucoup menti, c'est que personne ne les croit lorsqu'ils disent la vérité."
    Quant à votre machin innommable, il finira dans les coins lugubres où s'entassent les invendus des librairies, pour y subir "la critique rongeuse des souris"(dixit Karl Marx), avant que ses restes n'empruntent la seule voie ouverte aux boules puantes pour retourner d'où elles viennent : au fond des caniveaux !
    Mouhamadou El Bachir Diack
    Conseiller aux Affaires étrangères

     

    Sources: http://www.actusen.com/les-tartufferies-de-malick-ndiaye-elucubrations-dun-pseudo-intellectuel-en-maldereconnaissance/#