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  • N'étant plus membre du gouvernement, Mahamat Hamit Dalob s'est senti abandonner par le pouvoir de la mangeocratie, il décida d'organiser hier un simulacre de congrès pour faire valoir son existence.
    Le Mouvement pour la Démocratie et le Socialisme au Tchad (MDST) parti que Dalob a chipé du défunt SalomonTombalbaye est en crise, n'existe que de nom. Tous ses vrais militants « les grosses pointures »ont quitté le parti. Dalob se trouvant seul. La preuve, hier à l'ouverture du congrès, les sièges réservés aux membres du bureau Exécutif est quasiment vide. Seuls présents : son doungourou du SG Tchari Moussa, ses valets Brahim Hissein et Idjal.
    Hamit est un personnage primitif, sans culture aimant seulement le folklore réservé aux présidents. Il n'aime du parti que cet aspect.
    Hier la salle du congrès fut remplie par des enfants et des paysans résidant dans les périphéries de N'djamena. Aucuns partis ni de la majorité, ni partis amis furent invités de peur de découvrir le jeu.
    Pour montrer à l'opinion des partis alliés, il cita les noms de plusieurs régions et sous préfectures dans son discours pour dire qu'ils sont représentés au congrès. Tout flatteur vit au dépens de celui qui l'écoute.
    Le MDST le parti du défunt fils de Tombalbaye rejoindra son fondateur, ce congrès est organisé pour signer son acte de décès. Paix à l'âme du MDST.

     

    Ibrahim Halou Attom

  • Le sommet France-Afrique qui vient de s'achever à Paris a été critiqué comme étant un moyen subtil pour la France de redéployer son armée en Afrique, sous le prétexte de la paix et de la sécurité. Ses détracteurs, qui ont d'ailleurs manifesté à Paris pour le décrier, considèrent qu'il s'est agi de réinventer la Fançafrique, et de faire passer la pilule aux dirigeants africains pour les convaincre de l'opportunité de renforcer la présence miliaire française en Afrique.

    Sommet pour la sécurité ou relooking de la Françafrique ?
    Un sommet exclusivement consacré à la paix et la sécurité sur le continent africain devrait-il se tenir en France ? Les opposants à ce sommet pensent que la sécurité intérieure de l'Afrique n'est pas sa vraie motivation. Mais plutôt la lutte contre les attaques terroristes visant les occidentaux, une ingérence impérialiste et la préservation de l'influence et des intérêts français.
    Le président français avait déclaré devant le parlement sénégalais que la Françafrique était finie.
    Toutefois, on n'abolit pas la Françafrique par une simple déclaration, mais par la responsabilisation des dirigeants africains et le respect de la souveraineté politique et militaire du continent.
    Le point de départ de cette nouvelle donne doit être la neutralité électorale de la France, que d'aucuns accusent de choisir les dirigeants africains acquis à sa cause et de faciliter l'éjection de ceux dont les points de vue gênent les intérêts de la France en Afrique.
    Si la France et l'Europe veulent aider l'Afrique à se stabiliser et à lutter efficacement contre les conflits internes et le terrorisme, elles doivent s'impliquer avant tout dans son redressement économique et sa puissance militaire. Un président africain qui ne peut pas gouverner son pays sans l'aide publique et le soutien militaire de la France ne peut pas dire non à celle-ci. Il se sentira obligé d'accueillir sur son territoire des forces pré-positionnées ou une base militaire de la France ; de répondre à tout sommet convoqué par la France ; d'envoyer des troupes pour faire la guerre aux côtés de la France dans ses interventions en Afrique ; de suivre le vote de la France pour l'adoption des résolutions dans les instances internationales. En un mot, de perpétrer la Françafrique. L'Afrique doit se doter d'armées républicaines solides et d'une logistique militaire communautaire permanente anti-conflit et anti-coup d'Etat. On ne mettra pas fin à la Françafrique tant qu'on devra compter sur la France pour faire le gendarme en Afrique.
    En tout état de cause, si une intervention militaire extérieure devrait se justifier sur le continent africain par le droit d'ingérence humanitaire, elle ne devrait pas être le seul fait de la France, mais de la communauté internationale.

     

    Ingérence humanitaire ou redéploiement militaire de la France en Afrique ?
    Jacques Chirac avait fait son sommet France-Afrique en février 2003 sur le thème d'un nouveau partenariat France-Afrique. On se rappelle des remous causés par la déclaration sur l'Irak, prise à l'occasion de ce sommet. Il a été reproché à la France d'utiliser l'Afrique comme chair à canon diplomatique pour tenir tête aux Etats-Unis. La remise en cause par le président rwandais Paul Kagamé de ladite déclaration, que la France aurait imposée sans discussion aux dirigeants Africains, en témoigne. La France œuvre pour maintenir son influence politique et économique en Afrique. Ce qui lui assure l'avantage de monopoliser la manivelle de la politique européenne et onusienne en Afrique. Mais l'Afrique doit refuser d'être l'objet d'une compétition géopolitique entre les grandes puissances européennes, américaines et asiatiques (La Chine, en l'occurrence).
    Tantôt on brandit la non ingérence pour justifier le refus d'une intervention militaire visant à mettre fin à une rébellion, comme en Casamance au Sénégal. Tantôt la sécurité et la crise humanitaire justifient une ingérence militaire en Afrique. Il en est ainsi l'intervention française et internationale pour neutraliser les milices islamistes qui dominaient le nord du mali, et de l'assaut des forces spéciales françaises contre les attaques d'islamistes au nord du Niger. Pour éviter tout quiproquo sur les réelles motivations de ces interventions, elles devraient à l'avenir être faites par des forces africaines entraînées, équipées et autonomes. La communauté internationale ne doit plus attendre l'existence de graves crises sur le continent pour financer des forces africaines d'interposition. Leur dépendance financière entraîne une dépendance politique vis-à-vis des bailleurs. La force africaine AMISOM qui repousse les milices Shebab en Somalie disparaîtrait si les donateurs étrangers comme l'Union européenne arrêtaient de la financer. Les armées africaines ont besoin d'une formation adaptée avec des armes modernes, pas avec des kalachnikovs ou les surplus dépassés des armées occidentales.
    Le président Français vient de déclarer que la France est prête à entraîner 20 000 soldats africains par an. Pour éviter une dépendance françafricaine, il est préférable que cette formation soit faite par différentes puissances compétentes, chacune dans le domaine où elle excelle : La France, les Etats-Unis, la Russie, Israël, la chine, la Grande Bretagne, etc.

     

    L'Opération «Sangaris» en Centrafrique, prévention d'un génocide ou renforcement militaire ?
    L'Opération «Sangaris» qui vient de débuter et qui vise à sécuriser et à désarmer les milices en Centrafrique, est aussi décriée par les opposants à la Françafrique. Elle est vue comme un renforcement de l'impérialisme miliaire de la France en Afrique, où elle a encore une présence militaire significative, notamment au Tchad, à Djibouti, au Sénégal, en Côte d'ivoire, au Gabon et au Mali.
    Les opposants à cette intervention avancent que la France a contribué à installer au pouvoir le président Bokassa, qui a semé les germes du chaos dans ce pays. Selon eux, cette opération vise à sécuriser les intérêts de la France dans des pays voisins comme le Cameroun ou le Tchad.
    Par ailleurs, le fait que le président français souhaite l'organisation rapide d'élections et qu'il juge difficile le maintien du président actuel, peut être vu comme une ingérence dans les affaires intérieures de ce pays, et un geste françafricain.
    Si la souveraineté des pays africains étaient une réalité inviolable, la légitimité des interventions militaires françaises entérinées par l'ONU serait remise en cause. En effet, il est difficile de concevoir que l'ONU ou les Occidentaux puissent décider d'envoyer des troupes en Chine ou en Russie pour imposer le respect des droits de l'homme ou de l'Etat de droit.
    En définitive, on se demande pourquoi la communauté internationale attend que les rebellions et conflits internes se transforment en massacres humains pour voter des résolutions et intervenir en Afrique ? La rapidité de l'intervention de la France et de la communauté internationale pour freiner les islamistes au nord du Mali aurait permis d'anticiper la crise sécuritaire et humanitaire en Centrafrique. Il y a lieu de faire le bilan pour savoir si les nombreuses interventions militaires de la France en Afrique on renforcé les Etats et amélioré le quotidien des populations.

     

    Aliou TALL
    Président du RADUCC (Réseau Africain de Défense des Usagers, des Consommateurs et du Citoyen)
    Email : raducc@hotmail.fr

  • Dès sa nomination comme Premier ministre nous savons qu'il ne ferait pas long chemin avec Deby car c'est un cadre compétent, intègre et son éducation de base très raffinée de Gor et Sara madjingaye ne lui permet pas de jouer le rôle d'un vassal ; il n'acceptera pas de signer n'importe quel arrêté pour plaire aux énergumènes du MPS qui n'ont pas de cursus.

    Les ressortissants de Mandoul Ouest ne badinent pas avec leur dignité. De 1991 à 2013 le pouvoir MPS compte plus d'une douzaine de Chefs de gouvernement dont les noms suivent : Jean Bawoyeu Alingué, Joseph Yodeïman, Fidel Moungar, Kassiré, Djimasta Koibla, Nagoum Yamassoum, Nassour Guelengdocsia, Haroun Kabadi, Moussa Faki, Pascal Yoadmadji, Youssouf Saleh Abbas, Emmanuel Nadingar, Joseph Djimrangar Dadnadji et Kalzeube Pahimi Debeuh.

    Ces cadres sont tous intellectuellement compétents mais avec Deby le titre n'est pas protégé, il faut accepter le rôle de Doungourou le fidèle captif pour rester longtemps à ton poste. Des sudistes intègres comme Yorongar, feu Kamougué et Djimrangar ne badinent pas avec leur dignité. Si au Tchad on exige un cursus universitaire pour ce poste, en France il n'est un thème tabou. La preuve le premier ministre Pierre Bérégovoua n'avait pas de diplôme que le Certificat d'Etudes Primaires Elémentaires. De grâce avec les échéances qui se dessinent à l'horizon Deby ne compatit plus qu'il propulse un autre cadre du Mouvement Patriotique du Salut s'il jouit vraiment d'un brin de Nationalisme. En nommant ce transfuge du R.D.P, Premier Ministre, le locataire du palais rose cherche à démonter le leader charismatique, chef de file de l'opposition et Président de l'U.N.D.R de son Mayo Kebbi Ouest. Ce rêve est irréalisable car les tchadiens connaissent les manœuvres dilatoires du MPS. Dans le même ordre d'idée, Idriss Deby avait nommé Emmanuel Nadingar Premier ministre avec l'espoir qu'il écrase mathématiquement Yorongar. Malheureusement le fils ainé du célèbre député feu Jacques Nadingar du Logone a échoué lamentablement.

    Ce brave compatriote Jacques Nadingar fut éliminé par des moyens occultes dans la nuit du 4 au 5 octobre 1960 par le pouvoir de la 1ère République. Le Président François Tombalbaye venu assister à la levée du corps du député fut attaqué par les sœurs du défunt à la morgue de l'hôpital européen de Fort Lamy. Le spectacle était désolant. Mais dès la nomination de son fils Emmanuel Nadingar tout le monde savait qu'il ne pourrait détrôner Yoro le héros de son poste de député ni celui du lion de la zone méridionale. Des élections eurent lieu mais le leader du FAR est resté imperturbable.

    Le Premier ministre Kalzeubet se heurtera aussi à un mur de fer car l'éléphant Saleh Kebzabo écrasera certainement les éléphanteaux nommés Ministrons de Léré. Contrairement à leurs compatriotes du centre du pays, les sudistes ne sont pas facilement corruptibles. Ils connaissent la valeur de l'électorat. Mais au centre et à l'est du pays, avec un sac de sucre vous verrez que les goumiers du Chef traditionnel enfourcheront leurs chevaux pour le candidat qui a donné le sac du sucre et ceci en violation du code électoral. Aux élections du 31 mai 1959, je présidais le bureau de vote du village, Djimeze Djarma et j'ai encore en mémoire ce qui s'était passé. Hier le Frolinat dans sa lutte armée avait assassiné 60 chefs de canton et un sultan, on avait mal digéré ces actes ignobles, or que le Frolinat ne s'était pas trompé de cible, il avait raison, ces féodaux ne sont que du côté de vent, ces des collabos.

    Pour plus d'information, lire la déclaration de Mr Benoît Pircouloussou porte-parole des Chefs traditionnels à la Conférence Nationale Souveraine dans (N'Djamena-Hebdo n°78 du 4 avril 1993).

     

    Al Hadj Garondé Djarma

    Téléphone: 235 68 40 82 18
    Ville : N'Djamena
    Email : garondedjarma@yahoo.fr

  • PAGE DEDIÉE AUX VICTIMES D'IDRISS DEBY

     

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    L'équipe de la Gazette de N'djamena joint sa voix à celles des milliers des compatriotes pour souhaiter à ses lecteurs ses voeux de santé, prospérité et concrétisation des aspirations légitimes de notre Peuple meurtri, depuis plus de 22 ans, par un régime maffieux et clanique.

    S'il est vrai que la gestion du clan au pouvoir a désagrégé nos institutions et mis à genou la société tchadienne, il faut le dire également que la recherche de gains faciles, le népotisme, la gabegie et autres prévarications, sont autant de calamités qui minent la société tchadienne.

    Nous sommes convaincus que nous rentrons dans une ère nouvelle où le tribalisme, le clanisme et le favoritisme n'ont pas de place. Toutes les considérations ségrégationnistes et discriminatoires seront balayées par cette jeune générations assoiffée de liberté et de changement.

    A l'instar de ce qui s'est passé hier en Tunisie, Egypte et Libye, aujourd'hui en RCA, l'année 2013 sera celle du printemps tchadien.

    Bonne et Heureuse année 2013

    La Rédaction de la Gazette