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  • Lors de l'inauguration des locaux de l'assemblée nationale et ceux de l'hôpital dit « moderne » de N'djari, une présence a été remarquée par les téléspectateurs, celle de l'ancien premier ministre Emmanuel Nadingar. Il faut dire que Nadingar a eu son quart d'heure de gloire. Ainsi, dans toutes les interventions, après les « excellences » monsieur le président et première dame, on s'est fondu par un excellence monsieur «l'ex premier ministre». Pourquoi le régime bouscule ainsi les règles de ses services protocolaires? Pourquoi on s'intéresse subitement à Nadingar?


    Selon des sources dignes de foi, ce regain d'intérêt pour Nadingar, cache une stratégie utilisée à volonté par le régime pour stopper le vent de révoltes qui couvent dans les régions (Mao, hier). Ainsi, au moindre mécontentement, le régime recourt à d'autres fils de ces mêmes régions, fils cooptés et corrompus, pour éteindre les flammes des soulèvements et mutineries. Selon cette même source, à Bébédjia, ville dont est originaire Nadingar, la population est dans un état quasi insurrectionnel. Elle affiche son désapprobation sur une question essentielle : l'opacité qui entoure l'exploitation du pétrole de la région. C'est l'attribution des contrats d'exploitation à l'ex sénateur nigérian Ali Modou Sherif qui a déclenché la fronde. Le préfet de la Nya (le département) et le maire de la ville Bébédjia ont failli venir aux mains. De l'invective aux sarcasmes et autres injures, entre le représentant de l'Etat et le 1er magistrat de la ville rien ne va plus. Pour certains témoins, ce qui a attisé cette colère est le népotisme qui caractérise les attributions des contrats pétroliers.


    La présence de Nadingar à coté de Payimi ce matin à Gassi et à N'djari est non seulement pour calmer cette effervescence à Bébédjia mais aussi, et surtout, pour contrarier voire dépiter un autre ex 1er ministre qui avait osé parler de division dans sa lettre de démission. Ce même Nadingar, rappelez-vous, sur qui le régime avait lâché ses meutes, le traitant d'incompétent et inapte.


    Le régime aux aboies louvoyant, oscillant, tel un naufragé agitant ses bras dans l'espoir d'attraper le vide, a perdu son outrecuidance. Toutes ses combines et manigances sont systématiquement décelées. Ou alors il s'agit tout simplement d'un autre tabou jeté à la figure des tchadiens par un ex 1er ministre: et si c'est la santé du despote qui est chancelante.

     

    Ahmat Hassan

  • Francçois Hollande recevra début décembre Idriss Deby le fossoyeur du Tchad, dont les méfaits sont en train de conduire le pays à un délitement de l'Etat au profit de son clan et de l'islamisme. Idriss Deby profite du soutien de François Hollande pour détruire toute opposition politique en emprisonnant et en menaçant sans aucune justification, pour museler la presse, allant même jusqu'à détruire les installations des journaux, en poursuivant et en achetant des syndicalistes et des défenseurs des droits humains.

    Tel est l'homme que soutient François Hollande, otage qu'il est de la défense des intérêts de l'impérialisme français en Afrique qui l'entrainent dans un nouveau cycle d'interventions. Car l'armée clanique des Bideyat se comporte en armée mercenaire au service des dictateurs en intervenant, depuis qu'elle est au pouvoir, dans plusieurs pays de la sous-région avec la caution plus ou moins officielle de Paris. Une armée violente, détruisant les hommes, laissant des veuves sans ressources et abandonnant les blessés sans soins, cassant le matériel au bout de six mois par négligence et absence de maintenance, au grand profit des pourvoyeurs français en particulier. Un clan et une armée qui consomment l'essentiel des ressources du pétrole : dix ans d'exploitation, dix ans de détournements, le fonds de réserve pour les générations futures capturé un an après sa création.

    Les engagements militaires du Tchad ne profitent qu'à Deby et le gouvernement français coopère avec un homme pas un Etat. Un homme qui ruine les finances publiques, avantage les entreprises de sa famille, de son grand frère en particulier, et leur donne des monopoles économiques sur l'essentiel des besoins de base avec pour conséquence le coût de la vie le plus élevé d'Afrique après celui de l'Angola. Un homme qui construit certes quelques beaux carrefours à N'Djamena, tant vantés par ses thuriféraires, mais qui détruit les services de santé et d'éducation du peuple, un homme qui détruit l'espérance.

    Un homme qui laisse le lac Tchad s'assécher et qui bloque tous les projets pour empêcher cette catastrophe écologique.

    Un homme qui facilite l'implantation de l'islamisme le plus rétrograde chez les fidèles musulmans au point d'organiser il y a environ un an le premier congrès salafiste sur le sol africain ; un homme qui facilite l'islamisation des populations chrétiennes du sud tchadien moyennant la construction d'une profusion de mosquées et la distribution généreuse de subsides.

    Tel est l'homme que vous allez recevoir Monsieur le Président François Hollande pour notre grande honte, tel est l'homme dont vous ne contredirez pas les desseins de vassalisation de la Centrafrique, car ce n'est évidemment pas en frappant fort et en partant vite que l'armée française contribuera à rendre sa dignité au peuple centrafricain face au grand manipulateur de la Seleka.

    Le Parti de gauche appelle l'opposition tchadienne à taire ses dissensions et à se constituer en un front uni de résistance contre le fossoyeur de son pays.

    Le Parti de gauche appelle François Hollande à se ressaisir en cessant de soutenir Idriss Deby et en facilitant une évolution rapide et sous contrôle international de la situation dans ce pays au peuple courageux et martyr.

    -Lire la suite sur le site: Le Parti de Gauche 

     

  • Selon de sources concordantes, le président tchadien Idriss Deby mène des contacts intensifs avec Minni Arko Minawi président de l'Armée de libération du Soudan et le Dr Jibril Ibrahim Mohammed, chef du Mouvement pour la justice et l'égalité pour les persuader d'abandonner la guerre et de s'asseoir pour négocier avec le gouvernement pour mettre fin à la crise du Darfour, qui a laissé des traces désastreuse et tragique dans la région. Selon les mêmes sources, le Président Déby estime que la poursuite de la crise est une menace pour la sécurité et la stabilité dans les deux pays. Les mêmes sources ont souligné que les efforts menés par Deby viennent en complément des ses efforts passés démontrant la bonne volonté de Deby à proscrire la crise du Darfour qui n'a fait qu'exacerber les problèmes durant dix ans.
    Les sources soulignent que cette démarche vient soutenir et améliorer les conclusions de la rencontre d'Amdjarass (rencontre entre Zaghawa, organisée par Deby du 25 au 27 octobre courant) qui a reconnu la nécessité de convaincre les mouvements rebelles à rejoindre le processus de paix, en mettant l'accent sur les enfants de la tribu Zaghawa. Ces contacts avec les chefs rebelles Zaghawa du Darfour entrepris par Deby sont effectués en coordination avec les dignitaires Zaghawa présents à la rencontre d'Amdjarass.
    Les résultats de ces démarches entreprises par Deby sont positifs, et promettent un grand avancée sur la résolution du conflit. L'implication des dignitaires Zaghawa dans ce processus prouvent à suffisance la volonté de tous à aller vers une vraie paix dans la région.

     

     Sources: Alnilein

     

     

     «ديبي » يقود اتصالات مكثفة مع (مناوي) و(جبريل)
    11-24-2013 11:44 AM
    علمت المصادر أن الرئيس التشادي إدريس ديبي اتنو يقود اتصالات مكثفة مع مني أركو مناوي رئيس حركة جيش تحرير السودان والدكتور جبريل إبراهيم محمد رئيس حركة العدل والمساواة لإقناعهما بترك الحرب والجلوس للتفاوض مع الحكومة لإنهاء أزمة دارفور التي خلفت آثاراً كارثية ومأساوية في المنطقة، وطبقاً للمصادر نفسها فإن الرئيس ديبي يرى أن استمرار الأزمة خطر يهدد الأمن والاستقرار في البلدين، وأشارت المصادر إلى أن الجهود التي يقودها ديبي تأتي مواصلة لجهوده السابقة التي لم تنقطع وإسهاماته الفاعلة في معالجة قضية دارفور لقناعته الراسخة بعدم جدوى الحرب خاصة وأنها استمرت لأكثر من عشر سنوات، معتبراً بقاء الوضع على ما هو عليه يفاقم المشكلات في الدولتين.

    ورأت المصادر أن خطوة الرئيس التشادي جاءت دعماً وتعزيزاً لمخرجات ملتقى أم جرسي الذي أقر ضرورة إقناع الحركات المتمردة بالانضمام للعملية السلمية بالتركيز على أبناء قبيلة الزغاوة ولم تستبعد أن يكون ما قام به ديبي تم بالتنسيق بينه والآلية العليا لتنفيذ مخرجات ملتقى أم جرسي، ولم تكشف المصادر نتائج تلك الاتصالات لكنها قالت إنها ستحقق نتائج إيجابية كبيرة وعدته تحولاً واختراقاً في مسار قضية دارفور للتدخل القوي لقيادات قبيلة الزغاوة للعمل لإيجاد سلام حقيقي على الأرض.

    صحيفة آخر لحظة

  • Les déclarations du nouveau 1er ministre, juste après la passation de service, sur les attributions du 1er ministre : «Le 1er ministre n'est pas un élu, l'élu c'est le président de la République. Le 1er ministre est nommé par le chef de l'Etat pour appliquer le programme politique du gouvernement. Le 1er ministre n'a pas ses priorités, les priorités sont déjà dégagées, sont celles qui figurent dans le programme politique du chef de l'Etat». Dadnadji est sorti de ce cadre ? sinon pourquoi rappeler ce principe constitutionnel? En tout cas, cela résumera les rapports entre Deby et Pahimi.

    Joseph Djimrangar qui avait cru lors de sa nomination avoir une marge de manœuvre pour relancer le Tchad dans les voies de l'émergence (promise pour 2025, comme on avait assuré aux tchadiens la liberté et la démocratie en 1990), s'est rendu à l'évidence: le Tchad est une propriété privée de Deby et sa famille, ils en usent et abusent à volonté. Y-a-t-il une seule personne collaborant avec Deby qui ignore cette triste réalité? Qui, en privé, n'a pas dénoncé les drives du pays vers le chaos? La réalité tchadienne est que tous ceux qui travaillent avec le despote savent pertinemment la gravité de leur complicité sur l'avenir de ce pays, mais agissent par pure esprit égoïste, privilégiant l'intérêt personnel au bien être des tous tchadiens. Si certains sont résignés à servir le potentat faute d'alternatives politiques visibles, d'autres se sont faits prendre par le collet posé par le tyran. Ainsi, en instaurant une anarchie totale, le despote a permis à ses collaborateurs de détourner les fonds publics et s'enrichir insolemment, constituant ainsi, sur chacun d'eux, un dossier compromettant. Beaucoup sont tombés dans la nasse, d'autres se sont pliés à ces chantages, bref, ils sont tous pris dans cet étau.
    C'est sous ce climat de corruptions, détournements, chantages, emprisonnements, humiliations qu'un nouveau 1er ministre vient d'être nommé.

    Mais qui est le professeur Pahimi Kalzbeut? Cet ancien professeur du lycée technique commercial de N'djamena et de la faculté de droit et sciences économiques d'Adeb-djoumal par la suite, enseignait l'économie dans les années 1988, 89, à l'instar des autres vacataires comme Gali Ngoté, Sahoulba Gontchomé, Abdoulaye Dito, etc. Si à l'époque on se bousculait pour assister aux cours de Gali pour non seulement sa maitrise des arcanes de la science économique mais aussi sa capacité à transmettre, Pahimi cultive la discrétion et la réserve. Rares de ses anciens étudiants qui se souviennent, avec détails, de lui. Plusieurs fois ministre, on peut reprocher à Pahimi sa collaboration et sa complicité dans cette gestion chaotique, mais aucunement lui imputer concussion ou détournement. Du secrétariat général du gouvernement à la Cotontchad en passant par le gouvernement et le gouvernorat de Bahr El gazal, Pahimi est considéré comme un fidèle exécutant des ordres d'Idriss Deby. C'est pourquoi, quand Deby avait voulu débarquer Mahamat Adoum Ismaël de la Cotontchad, c'est à Pahimi qu'il a pensé. Quand il faut remplacer le gouverneur de Bahr Gazal c'est encore lui. On peut affirmer sans nous tromper que Pahimi est un homme à tout faire, un technicien exécutant.
    Depuis 1990, c'est le 17ème premier ministre de Deby et cela démontre à suffisance la situation délétère, sur le plan politique, du pays. Le renvoi de Dadnadji a créé un précédant dans l'histoire récente du Tchad. En effet, c'est sous la menace d'un vote de censure que Dadnadji a démissionné. Or, dans le passé, pour les 1ers ministres issus de la majorité MPS, Deby les convoquent et leur dictent sa volonté et l'affaire est pliée. Trois actes nous démontrent l'exacerbation des antagonismes au sein de l'exécutif et la tyrannie en générale:

    1. La lecture de la lettre de démission à la télévision, lettre dans laquelle Dadnadji priant Dieu de préserver le pays des démons de «divisions» et «accorder à Deby la santé et la sagesse nécessaires», est sans précédant;
    2. Les déclarations du nouveau 1er ministre, juste après la passation de service, sur les attributions du 1er ministre : «Le 1er ministre n'est pas un élu, l'élu c'est le président de la République. Le 1er ministre est nommé par le chef de l'Etat pour appliquer le programme politique du gouvernement. Le 1er ministre n'a pas ses priorités, les priorités sont déjà dégagées, sont celles qui figurent dans le programme politique du chef de l'Etat». Dadnadji est sorti de ce cadre ? sinon pourquoi rappeler ce principe constitutionnel? En tout cas, cela résumera les rapports entre Deby et Pahimi.
    3. La présence de l'ex 1er ministre à l'assemblée des commerçants MPS, toisant les regards de ses amis renégats, et surtout celui de la 1ère dame qui, déconfite et désarçonnée, baissa les yeux, confirment, incontestablement, le degré de frustrations et de ruine de l'autocratie.

     

    Sur le plan purement administratif, la situation est préoccupante. Ainsi, à l'instabilité gouvernementale, dans l'administration, il est rare de trouver un chef de direction qui a plus de deux ans de service à son actif. Chaque ministre entrant vient avec ses cadres (souvent ses parents) et au rythme de 5 remaniement en 10 mois, la désarticulation saute à l'œil nu. Cet état de fait est entretenu par Deby lui-même, suscitant ainsi à tous les opportunistes qui ne pensent que à s'enrichir, l'espoir d'occuper un poste. Du fait de cette instabilité administrative, l'administration publique y est en quelque sorte orale et traditionnelle. Les rares archives, ou ce qui est écrit s'envole au moindre vent (départ d'agents), comme les feuilles de la Sibylle, ou, les plus souvent, sur les porte-bagages des vélos des plantons, monnayés aux vendeuses des cacahuètes pour les utiliser comme emballages (comme on a interdit les sacs plastiques). Peut on construire un avenir sans se référer à son passé? Au Tchad, en termes d'archives et de mémoire de l'administration, le présent et le passé ne se rejoignent plus. La mémoire de l'administration étant défaillante, la pérennisation de l'impunité devient logique même si cette dernière est due surtout au système familial et clanique. Ainsi, les sanctions administratives n'ont aucune portée (ni dans l'espace, moins encore dans le temps).

    Le Tchad, à l'instar de la ruine de la santé de Deby, est gravement malade. Il est atteint par la concussion, la gabegie, l'impunité, le népotisme, bref et les détournements massifs de ses biens organisés et planifiés par ses propres fils. Si les ainés des années 70 se révoltaient pour changer de système, l'antipatriotisme des jeunes d'aujourd'hui est tel qu'ils cherchent à intégrer le système (le festin). Des gamins à peine majeurs fêtent leurs 4; 5; 6 milliards de nos francs.
    Les tchadiens, tels des zombies ou encore des damnés atteints d'amnésie, ont effacé de leurs mémoires la moralité, la probité, l'intégrité, l'honnêteté ou encore l'exemplarité et la révolte.

     

    Ahmat Hassan

  • Coup de théâtre au Tchad, le 1er ministre a anticipé la volonté de Deby et ses députés qui cherchaient à voter une motion de censure contre le gouvernement, et a rendu sa démission ce matin. Jusqu'à hier tard dans la nuit, la volonté de Dadnadji à affronter cette motion était clairement affichée, mais tôt, ce matin, on apprend que Dadnadji a préféré démissionner.
    Nommé le 1é janvier 2013, le gouvernement Dadnadji a subi pas moins de trois toilettages. Administrateur et administratif au sens du mot, Dadnadji n'a pas su ou on l'a pas laissé forger une vraie équipe capable à tenir tête aux caprices de Deby.

    Les rapports entre Dadnadji et Deby se sont degradés au fur et à mesure que le 1er ministre, cherchant à avoir la main mise sur le gouvernement, s'est vu adjoindre des personnalités très influentes tel le frère de Deby, Daoussa Deby. Tous ses collaborateurs ont leurs entrées nocturnes au palais rose et d'aucuns parlent même d'une équipe bis animée par ces personnes influentes au gouvernement.
    Attendons et voir la réaction du dictateur tchadien. Il a deux choix : soit entériner la démission et nommer un 1er ministre ou refuser, alors dissoudre l'Assemblée. Rien n'est définitif avec Deby, tout peut changer selon les stratégies de dernières minutes, les intérêts de la famille, ou encore voire même la santé du despote.