Filtre
  • Flattés par les flagorneries des certains milieux des services spéciaux et une certaine presse française, les hommes de Idriss Deby ont voulu paraître les meilleurs supplétifs de l’armée française. Ils ont payé le prix de leur bêtise, des centaines de morts, de disparus et de blessés en un seul combat.

    Pour se racheter auprès des Français ses mésaventures aux côtés du «ROI des rois africains» (Feu Mouammar Kadhafi) et obtenir de l’argent de l’Occident , Idriss Deby , ce mercenaire né , a précipité sans la moindre précaution des jeunes soldats tchadiens dans une guerre qui n’est pas la leur et sur un terrain inconnu où les autres africains ,y compris les Maliens, refusent de s’aventurer.

    Flattés par les flagorneries des certains milieux des services spéciaux et une certaine presse française, les hommes de Idriss Deby ont voulu paraître les meilleurs supplétifs de l’armée française. Ils ont payé le prix de leur bêtise, des centaines de morts, de disparus et de blessés en un seul combat. «En matière de guerre, une faute grave est comme une erreur politique, elle ne se corrige pas mais se paie au prix élevé».

    Face à la situation nouvelle créée par la mort des centaines de membres de son propre clan, Idriss Deby est confronté à un dilemme après le premier choc de ses troupes avec les djihadistes:

    1. Soit rappeler ses hommes du Mali, tête baissée,
    2. Soit persister dans son attitude, la bêtise, au risque de perdre le soutien des siens ainsi que de la réaction des tous les Tchadiens endeuillés.

    La direction d’un Mouvement de l’opposition tchadienne disait il y a sept mois, le 22 Juillet 2012, ceci: «…qu’on envoie les hommes de Idriss Deby au nord malien, nous parions qu’ils reviendront au Tchad talons aux fesses».

    L’échec de l’armée dite tchadienne était donc déjà prévisible en raison de la méconnaissance des réalités maliennes et de la configuration du terrain par le régime de Ndjamena.

    Dans tous les cas, les hommes d'Idriss Deby qui savent désormais que la guerre n’est pas de la parade ne pourront plus continuer seuls cette guerre du Mali, cette guerre que les Ouest-africains tentent d’éviter ou s’y refusent.

    Et la France pourra-t-elle continuer à soutenir une armée malienne dont le seul courage s’exerce, avec une brutalité inouïe qui frôle la barbarie des temps anciens, sur les enfants, les femmes, les vieillards et les hommes sans arme dont le seul crime est d’être Arabe ou Touareg?

     

    Le 26 Février 2013

    Mahamat Hassaballah

     

  • Dans sa cours spacieuse et bien fleurie, Kebzabo Saleh, président de l’Union nationale pour le développement et le renouveau (UNDR) et chef de file de l’opposition tchadienne, se laisse découvrir et parle, sans gant, ni tabou, de la gouvernance du Tchad, faite par le Président Idriss Deby et « son clan ». Dans cet entretien réalisé, le 17 février 2013 à N’Djamena, au rythme de cri de perroquets et autres chants d’oiseaux de son domaine, M. Saleh dit, avec preuves à l’appui, que son pays n’a pas d’avenir avec l’actuel président, dont il juge la gestion scabreuse et opaque, le tout, sur fond d’improvisation et d’actions qui s’annulent.

    Sidwaya (S.) : Comment se porte le chef de file de l’opposition tchadienne ?

    Kebzabo Saleh (K. S.) : Comment je vais, moi-même, ou comment se porte l’opposition tchadienne ? (rires). Je vais bien. L’Union nationale pour le développement et le renouveau (UNDR), dont je suis le président, a une vingtaine d’années. Nous avons dix députés à l’Assemblée nationale. Ce qui nous permet d’avoir un groupe parlementaire. D’autres députés se sont aussi joints à nous. Nous avons un groupe de 18 députés et constituons la deuxième force politique après le Mouvement patriotique du Salut (MPS), parti au pouvoir. Je suis également coordonnateur adjoint de la Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution (CPDC). La seule coordination de l’opposition qui mène la lutte, depuis huit ans. Cette structure était dirigée par notre camarade, Ibni Oumar Mahamat Saleh, qui a été enlevé, le 3 février 2008. De façon symbolique, nous avons laissé le poste de secrétaire général jusqu’à ce que la lumière soit faite sur sa disparition. Je suis, selon la loi de 2009, le chef de file de l’opposition.

    S. : Kebzabo Saleh, un chef de file de l’opposition adulé ?

    K. S. : Ce titre n’agrée pas tellement le régime ! La preuve, jusqu’ici, il n’y a pas de décret d’application de cette loi. Cela veut dire que le Président Idriss Deby Itno ne s’accommode pas de l’opposition qui est structurée. Pourtant, c’est lui qui a promulgué la loi votée par le parlement. A l’hémicycle, l’opposition regroupe 32 députés. Il y a deux groupes de l’opposition. Nous essayons, ensemble, de tenir la dragée haute à l’Assemblée nationale, parce que nous sommes 188. Nous sommes là, nous faisons le débat, mais dès que nous arrivons aux votes, nous sommes battus.

    S. : Dans quel état l’opposition tchadienne se trouve-t-elle de nos jours ?

    K. S. : Un fait dont on n’avait pas l’habitude commence à venir. Aux dernières élections législatives, de même qu’aux municipales, nous avons fait l’effort d’avoir quelques listes communes. Nous réfléchissons déjà pour les prochaines élections, municipales, législatives et présidentielle (2014, 2015 et 2016). Notre souhait, c’est que l’opposition trouve le moyen d’avoir une unité d’action dans tout ce qu’elle mène. Nous essayons de structurer tout cela dans un environnement politique qui n’est pas favorable. Le Tchad est un pays qui a l’apparence démocratique, mais c’est un régime militaire qui ne dit pas son nom. Le président a juste troqué sa vareuse contre un boubou civile. Cela a des conséquences sur la vie politique. Idriss Deby Itno, si les gens l’avaient oublié, il le leur a rappelé tout dernièrement quand il s’est habillé en général, pour aller saluer les troupes au Mali (rires). Vous voyez bien que le reflexe demeure toujours, y compris en politique.

     

     

    Au Tchad, nous avions signé un accord politique, dit accord politique du 13 août 2007, qui avalisait tous les problèmes et avait pour objectif de nous amener aux élections suivantes, c’est-à-dire celle qui ont eu lieu en 2011 et 2012, dans la transparence. L’échec a été total. Pourquoi ne parvenons-nous pas à organiser des élections transparentes ? Il confisque le pouvoir pour différentes raisons. Il a des comptes à rendre. Tant qu’il est au pouvoir, il est tranquille. Ainsi, tout est contrôlé par le président, l’administration, l’armée, etc. Pour avoir un poste, il faut montrer patte blanche au système en place.   

     

    S. : Quelles sont les difficultés auxquelles l’opposition tchadienne fait face ?

    K. S. : Pour être précis, au Tchad, nous avions signé un accord politique, dit accord politique du 13 août 2007, qui avalisait tous les problèmes et avait pour objectif de nous amener aux élections suivantes, c’est-à-dire celle qui ont eu lieu en 2011 et 2012, dans la transparence. L’échec a été total. Pourquoi ne parvenons-nous pas à organiser des élections transparentes ? Il confisque le pouvoir pour différentes raisons. Il a des comptes à rendre. Tant qu’il est au pouvoir, il est tranquille. Ainsi, tout est contrôlé par le président, l’administration, l’armée, etc. Pour avoir un poste, il faut montrer patte blanche au système en place. Si seulement ça se limitait là, on pouvait espérer, mais ils vont jusqu’à soumettre l’opposition. Parce que, nous ne pouvons pas entreprendre une action quelconque sans avoir de heurts, avec des proches du pouvoir. Ils croient qu’ils doivent nous empêcher de jouir de notre plénitude démocratique. Les libertés sont donc restreintes. Le Tchad est, de nos jours, le seul pays au monde où les manifestations pacifiques sont interdites. Les difficultés font donc qu’il y a la désertion dans les rangs de l’opposition. Mais nous tenons le coup.

    S. : Dans certains pays, le chef de file de l’opposition a du mal à se faire reconnaître par tous les opposants. Est-ce le cas au Tchad ?

    K. S. : (Hésitations…) Jusqu’à présent, je n’ai pas enregistré une voix qui s’est élevée pour contester mon autorité. Même si cela arrivait, je le trouverai tout à fait normal. Si on prétend incarner l’opposition sans qu’il y ait une opposition ou aucune contestation que ce soit, cela veut dire que nous aurions agi comme les gens du pouvoir qui ne veulent pas sentir d’opposition autour d’eux. Je crois même que c’est enrichissant qu’il y ait une opposition plurielle, mais qu’on aille au moins dans la même direction. Qu’il n’y ait pas de gens manipulés par le pouvoir qui se disent de l’opposition. Cela est important et la loi précise, au Tchad, de se déclarer de l’opposition et d’y rester. Si vous voulez quitter, vous faites une déclaration publique que vous déposez au ministère de l’Administration territoriale. Je pense que cela est utile, parce que, dans nos pays, cette démarcation n’est pas toujours très nette. Je ne prétends pas que je suis l’unificateur de l’opposition, mais je constate que les querelles n’existent pas ou, qu’elles ne s’expriment pas de façon publique.

     

     

    La démocratie tchadienne est balbutiante. C’est un système qui se réclame de la démocratie pour faire bien, parce que c’est l’air du temps. Sinon, réellement, il n’y a pas de démocratie au Tchad. Pour moi, la démocratie, c’est la liberté. La liberté de choisir son camp politique, la liberté de faire ce qu’on veut faire, la liberté de contester, la liberté d’aller et de venir. C’est fondamentalement cela la démocratie. Et au Tchad, c’est tout le contraire. Par exemple, quoiqu’on fasse pour les élections, elles ne sont jamais transparentes au Tchad.

     

    S. : Selon vous, peut-on parler de démocratie au Tchad ?

    K. S. : (rire aux éclats). Je pense que la démocratie tchadienne est balbutiante. C’est un système qui se réclame de la démocratie pour faire bien, parce que c’est l’air du temps. Sinon, réellement, il n’y a pas de démocratie au Tchad. Pour moi, la démocratie, c’est la liberté. La liberté de choisir son camp politique, la liberté de faire ce qu’on veut faire, la liberté de contester, la liberté d’aller et de venir. C’est fondamentalement cela la démocratie. Et au Tchad, c’est tout le contraire. Par exemple, quoiqu’on fasse pour les élections, elles ne sont jamais transparentes au Tchad.

    S. : N’est-ce pas de la faute à l’opposition ?

    K. S. : Pas forcément. Cela, parce que l’armature politique du pouvoir veille. Si vous ajoutez tous les organes judiciaires qui gèrent les élections, la Conseil constitutionnel et la Cour suprême qui, eux-mêmes, sont composés de membres du pouvoir, vous voyez que les jeux sont faits d’avance. Un exemple. Dans ma circonscription électorale, nous avions gagné les législatives avec 54% des voix. Nous avions enlevé, incontestablement, les trois sièges. Mais, à la proclamation des résultats par le Conseil constitutionnel, ils nous ont retiré un siège, en nous ramenant à 48%, annulant des bureaux de vote pour donner un siège au parti au pouvoir.

    S. : Avez-vous porté plainte ?

    K.S. : Vous rigolez… Porter plainte où ? C’est le dernier recours. Il n’y avait donc rien à faire. C’est un exemple que je vous donne pour dire que tout le système est gangréné par le parti au pouvoir. Je continue ma démonstration. Dans tous les pays, on dit qu’il y a quatre pouvoirs. L’exécutif, le législatif, le judiciaire et la presse. Mais, au Tchad, le pouvoir exécutif est seul. Il a soumis le pouvoir législatif, car, parmi les 188 députés que compte l’Assemblée nationale, au moins 150 se réclament de la majorité présidentielle. Il n’y a même pas de débats très intéressants à l’hémicycle, avec un président de l’Assemblée nationale qui confond l’exécutif et le législatif. Il pense que le législatif est au dessous de l’exécutif. Quant-au pouvoir judiciaire, il est malade. Le statut des magistrats a été modifié. Ce qui fait qu’aujourd’hui, on ne passe plus par le Conseil supérieur de la magistrature pour sanctionner un magistrat. Le ministre de la Justice peut le faire. Et dans la modification de la Constitution qu’on a faite, ces jours-ci, il n’y a plus d’inamovibilité du juge. Dans un système comme le nôtre, si le juge peut être amovible à souhait, il n’y a plus de pouvoir judiciaire.

    S. : Mais qu’avez-vous fait pour changer les choses ?

    K. S. : Nous avons démontré que c’étaient des erreurs et que politiquement, cela ne devait pas se faire. C’est tout comme quand ils ont modifié la Constitution pour permettre au Président de la République, initialement, de diriger un parti politique. Mais, ils ont vu que c’était trop fort. Ils ont réajusté pour dire que le Président de la République peut militer dans un parti politique ou une association de son choix. Mais là aussi, nous leur avons dit que c’était une erreur politique. Mais, ils ont voté.

    S. : La lutte contre la corruption fait l’actualité au Tchad. Est-ce une réalité ?

    K. S. : C’est un discours qui ne nous convainc pas, parce qu’il n’y a aucun acte qui l’appuie. On arrête toujours les gens, même des ministres, de façon spectaculaire. Mais après, ça fait putsch (rires). Il n’y a pas de suite. On les libère. Ils ne vont même pas devant le juge. Jusqu’à preuve du contraire, il ne nous est pas encore revenu que telle ou telle personne a été condamnée pour fait de corruption, de détournement, fraude ou pour quoi que ce soit.

    S. : Peut-être que la corruption n’est pas très préoccupante au Tchad ?

    K. S. : La corruption est même visible au Tchad. Quand tu as un enrichissement sans cause, c’est bien parce qu’il y a eu de la corruption ou un détournement. Vous pouvez voir, à N’Djamena, des quartiers qui ressemblent à des cités américaines ! Tout cela, pour des gens qui ont, parfois, moins de cinq ans de service. Un sac de ciment de 50 kilogrammes coûte entre 11 000 et 12 000 FCFA. Faites les comptes pour voir combien de sac une villa consomme et comment un haut fonctionnaire, un directeur général ou même un ministre, peut-il, en moins de cinq ans de travail, construire un bâtiment de un à deux étages. Pourtant, c’est courant au Tchad.

    S. : Vous pouvez changer quoi si vous étiez ou deveniez président ?

    K.S. : (Rires aux éclats…) Je crois que toute personne de bon sens qui prétend accéder à la magistrature suprême a une vision pour son pays. Notre vision est totalement différente de celle de Deby.
    Dans tous les domaines, parce qu’aujourd’hui, nous sommes dans un pays qui se veut être un Etat, mais que nous avons qualifié d’Etat informel. L’Etat tchadien est devenu un Etat informel. Nous avons des lois, mais les gens circulent et agissent à côté de la loi. Nous avons des institutions qui sont foulées au pied. Le Tchad a une armée truffée de plus de 500 généraux, nommés à la pelle et à la hâte par le Président Deby, qui va se réveiller comme il l’a fait, il y a quelques jours, pour dégommer des ministres (rires moqueurs) et leur enlever leurs grades de généraux. C’est comme cela que nous avons appris que ces messieurs étaient des civils comme vous et moi, mais qui ont des grades de généraux, alors qu’ils n’ont jamais mis les pieds dans l’armée. L’armée tchadienne est donc devenue un fourre-tout, qui permet au prince de distribuer ses prébendes. Ces généraux, même s’il les met à la retraite anticipée, sont déjà casés. Chose curieuse, dans la troupe qui est allée au Mali, l’adjoint du chef est un jeune général de 25 ans, fils du Président Deby. Ainsi, tous les enfants du clan, sont des colonels ou des généraux. C’est cela l’armée tchadienne. Même sauce pour la police.

    S. : Justement, l’on assiste à la suspension de la police tchadienne ces temps-ci !

    K. S. : C’est une honte pour l’Etat ! Des institutions comme la police ne peuvent pas être suspendues pour quelle que raison que ce soit. Or, depuis deux semaines, nous vivons sans police à N’Djamena. Et curieusement, la population dit qu’on n’a jamais connu autant de sécurité, que sans la police. Le Président a suspendu la police pour contrôler les grades. Mais qui donne les grades ? C’est Idriss Deby. Les contrôleurs généraux de police, équivalents de généraux d’armée, on les dénombre à la pelle. C’est le Président qui leur a octroyé les grades, puisque c’est par décret qu’elles sont données. C’est donc lui qui est responsable de tout ce qui arrive, mais il ne veut pas s’assumer. Un pays comme le Tchad devait être développé, dix fois plus que ce que l’on voit actuellement.

    S. : Mais ceux qui connaissent le Tchad disent qu’il y a eu une évolution extraordinaire. Pensez-vous que rien n’a été fait ?

    K. S. : Il y a un niveau de développement que vous êtes obligés d’atteindre, même si vous ne voulez pas. Cela vous ait imposé, parce que vous êtes entourés par des pays, vous traitez avec des organisations, qui ne sont pas là pour avaliser ce que vous faites. Le Président Deby s’est réveillé, il y a seulement cinq ans, pour agir ainsi, parce qu’il s’est rendu compte que le pays est en retard. Il s’est mis donc à dire qu’il va développer le pays. Nous disons que cela n’est pas le développement. Ce n’est pas la peine de développer un quartier de N’Djamena pour ceux qui arrivent par avion et qui descendent voir que les rues sont belles, goudronnées et électrifiées. Alors que cela fait trois à quatre jours que je n’ai pas d’électricité chez moi.
    Il y a même des quartiers de N’Djamena où on puise l’eau dans des puits pour boire, parce qu’il n’y a pas d’adduction... Le schéma actuel est celui du développement improvisé. Le Président Deby n’a aucun plan de développement. C’est lui-même qui conçoit tout et donne des ordres. Et on agit. C’est ce que j’appelle des actions qui se neutralisent parfois. Quand ce n’est pas planifié, forcément ça se neutralise et ce n’est pas bien fait. Quand c’est improvisé par le Président, les ministères techniques ne sont pas consultés. Ils sont mis devant le fait accompli et font ce qu’ils peuvent.

    S. : Un mot sur la gestion de la manne pétrolière. Comment la trouvez-vous ?

    K. S. : Nous avons affaire à une gestion scabreuse et plus qu’opaque. Quand je dis que le Tchad est un non-Etat, je prends l’exemple du budget général de l’Etat, qui est apparemment bien confectionné. Il arrive à l’Assemblée nationale, non pas à l’ouverture de la session, le 4 octobre de l’année, comme l’exige la loi, mais vers fin novembre, début décembre. La commission a à peine eu le temps de travailler là-dessus qu’on convoque une plénière pour l’adopter. Et les choses se passent en une matinée. Tout un budget de l’Etat, il n’y a pas de débat.
    On refuse qu’il y ait un débat tout simplement parce que le budget tchadien est une fiction. Il ne correspond à aucune réalité. Depuis quatre ans, personne ne regarde les ressources pétrolières tchadiennes. Le Président en dispose et en fait ce qu’il veut. Ce qui fait que la direction générale des grands travaux qu’il a créée, à dessein, à la Présidence, est dirigée par un de ses enfants. Le trésorier payeur général est un beau-fils du Président.

    S. : Il revient que vous avez exigé un débat à l’Assemblée nationale avant l’envoi de militaires tchadiens au Mali. Pourquoi ?

    K. S. : Nous nous sommes exprimés sur l’envoi des troupes au Mali, parce que nous pensions que ce qui arrive au Mali peut arriver au Tchad. Mais nous pensions qu’il fallait qu’on en parle au plan national. D’ailleurs, ce qui arrive au Mali risque d’arriver au Tchad.
    C’est un pays sahélien, comme nous. Nous avons les mêmes situations géographiques, sociologiques, etc. C’est pour cela que nous avons soutenu l’envoi des troupes au Mali. Pour nous, aller contenir les terroristes au Mali, c’est les éloigner du Tchad. Les éliminer au Mali, c’est assurer la sécurité du Tchad. Nous rappelons que le Tchad est un pays du champ, un pays du front et qu’à 100 kilomètres de nous, au Nigeria, il y a Boko Haram. Nous connaissons des gens à N’Djamena qui sont adeptes de Boko Haram. Le danger nous guète tous.

    S. : Ne serait-ce pas l’urgence qui a peut-être amené le Président à vouloir déployer la force militaire avant de consulter l’Assemblée ?

    K. S. : Peut-être qu’en France, c’était l’urgence, parce que les djiadistes ont attaqué en nous prenant de court. Mais même là, je dis que les Français devaient être, plus ou moins, informés. C’est pour cela qu’ils ont pu intervenir de façon rapide et massive. Mais nous autres, pays africains, c’est l’occasion de dire que c’est une honte pour nous de ne pas pouvoir intervenir immédiatement. Depuis 9 mois que ces gens-là ont occupé Gao et autres, aucun pays africain n’était en mesure de venir au secours au Mali. Même pas le Nigeria ! Cela veut dire qu’il y a une réflexion qu’on doit mener sur nos armées. Quelle est la vocation des armées africaines ? Je pense qu’il n’y a pas eu d’urgence pour tout le monde. Idriss Deby n’a pas été surpris.

    S. : Le Tchad, un pays émergent à l’horizon 2025. Vous y croyez ?

    K. S. :
    Ce sont des histoires. Il faut définir un pays émergent. Un pays émergent, c’est avant tout un pays démocratique. Un pays dont les citoyens bénéficient de toutes les libertés. Où il y a la justice sociale, où il n’y a pas de l’impunité, de corruption, de détournement.

    S. : Y a-t-il un pays où il n’y a pas de corruption et de détournement ?

    K. S. : Il faut limiter les dégâts de ces fléaux. Quand vous faites le classement des pays corrompus et que le Tchad est toujours dans le dernier peloton, je dis que ce pays ne peut pas être émergent. Il faut que les ressources du pays soient utilisées à bon escient pour réellement développer le pays. Le Tchad ne peut pas être un pays émergent. Ils ont dit, en 2025 ? (rires) ! C’est-à-dire dans 15 ans ; non, dans 12 ans ! Ils rêvent. Le système de santé est complètement délabré, le système éducatif également. Comment vous allez changer tout cela en 12 ans ou en 15 ans ou même en 25 ans ? Ce n’est pas possible ! Surtout avec les mêmes pratiques, ce sera peine perdue.

    S. : Où se trouve le salut de l’Afrique ?

    K. S. : Il faut rappeler la nécessaire solidarité africaine pour aller à l’intégration. Tout ce que nous faisons est du surplace. Chacun se gonfle la poitrine parce qu’il a un peu de pétrole ici, parce qu’il a un peu d’or là-bas ou parce qu’il a un peu de coton par-ci.
    Ce n’est pas ainsi que nous allons développer l’Afrique. Il faut une Afrique où il y a plus de concertation, une Afrique avec l’Union africaine dont les pouvoirs doivent être accrus pour qu’on aille vers l’unité. Le salut de l’Afrique se retrouve dans l’unité. Les pays qui ont beaucoup en commun comme les sahéliens pourraient pousser la roue pour qu’on arrive à l’intégration. Il y a certainement des différences, mais il faut les positiver pour en faire des complémentarités.
    C’est cela qui fera la force de l’Afrique et des Africains. Il faut beaucoup plus de mouvements entre nous, beaucoup de commerce entre nous et que nos jeunes se connaissent, de plus en plus et tissent des relations. L’émergence de l’Afrique, pour moi, commence par là.

    Interview réalisée par
    Ali TRAORE
    à N’Djamena (Tchad)

    traore_ali2005@yahoo.fr

    Sidwaya

  • Dans son communiqué de presse du 12 février 2013, le Bureau Politique du Parti Solidarité Africaine pour la  Démocratie et l’Indépendance (SADI) informe l’opinion nationale et internationale du kidnapping de notre Camarade le Dr Oumar MARIKO : « Dans la journée du lundi 11 février 2013 vers 16H30, des hommes armés en civil ont violemment interpellé le Secrétaire Général du Parti, Dr Oumar MARIKO et Député de l’opposition au parlement, avant de l’amener vers une direction encore inconnue ».

    Notre parti, ACTUS-prpe, condamne fermement cet enlèvement digne de la méthode nazie de la Gestapo à un moment crucial de l’histoire politique du pays.
    Nous adressons solennellement, notre solidarité militante anti-impérialiste et panafricaine au camarade MARIKO, à son Parti SADI, aux militants et à sa famille.
    Nous exigeons du gouvernement du Président intérimaire DIONCOUNDA TRAORE, sa libération immédiate et
    inconditionnelle.
    Nous tenons pour responsable, le pouvoir pour tout ce qui adviendrait à notre camarade kidnappé par agents de sécurité selon les sources maliennes et ce d’autant plus que le Dr Omar MARIKO combat depuis des décennies l’impérialisme français et ses valets locaux exploitent le pays, provoquant ainsi la paupérisation exponentielle des masses populaires. Lire la suite format pdf

  • Selon nos correspondants à N'djamena, les deux ministres limogés, viennent d'être incarcérés. Ils sont accusés d'usurpation des titres, et népotisme caractérisé dans le recrutement des policiers. Si cette information se confirme, c'est une première dans la police.

    Pour l'usurpation des titres, il faut signaler que c'est Deby lui même qui les a promus, foulant ainsi aux pieds, à l'époque, toutes les règles d'avancements du corps de la police nationale. Ils ne sont pas les seuls. Il y a d'autres caciques du clans qui bénéficient, comme eux hier, de leur proximité tribale avec le président de la commission du contrôle, Ismaël Chaibo. Ce dernier, longtemps mis aux placards, a profité de l'occasion qui s'est présentée à lui pour démolir Ahmat Bachir, descendre Djibert, accabler Okorimi et plus grave, faire un pieds de nez à la 1ère dame en disgrâce ces derniers jours. Attention, nous ne dénonçons pas cette démarche "républicaine" tendant à assainir les services de la police, mais nous disons qu'elle est entachée de deux poids deux mesures. Il Y a un nombre inimaginable  des parents et courtisans de Deby qui squattent la police nationale. Tant que ceux ne sont pas inquiétés, tout cela n'est que mascarade.

    Sur le népotisme et le recrutement orienté vers les clans au sein de la police, il faut se dire que les deux accusés n'ont pas faits pires que Moussa Haroun Tirgo, Mahamat Ali Abdallah, Mahamat Bachir Cherif Daoussa et Ramadan Erdibou quand ils sont passés soit à la direction générale, pour les uns, ou au ministère de l'intérieur pour les autres. Mais, comme il appartiennent à un autre cercle (même si en matière de classification, ils viennent très loin après les Itno), leur appartenance tribale les sauve pour l'instant.

    C'est devenu systématique. A chaque fois qu'un individu est nommé quelque part, son clan prépare la liste de ceux qui doivent être recrutés. Ainsi, la cour de l'A.N.S., selon certaines confidences, est assimilable à un hameau des Zagawa Kobé de Kapka. Et ça, c'était l'oeuvre de notre président de la commission de contrôle: Chaibo.

    Tout cela est de la poudre aux yeux. Deby aime humilier ses collaborateurs. Après avoir lancé Ahmat Bachir dans les trousses de Mahamat Saleh Annadif, Zene Bada, etc, ... le voilà à son tour dans la tourmente.

    La Rédaction de la Gazette de N'djamena

  • L'orchestre Chari-Jazzi

    L'une des grandes stars de la musique tchadienne en l'occurrence, Hissein Doumbé vient de décéder à N'djamena le Lundi 11 Février 2013, de suite d'une maladie.

    La famille artistique tchadienne a perdu, ces dernières années, ses plus illustres représentants (pour ne pas dire étoiles). Successivement Ahmat Pecos, Gazonga, Talino hier, Aldo de chari jazz, Eldjima, Maaouya Mahamat et aujourd'hui Hissein Doumbé (et la liste n'est pas exhaustive). Le génie créateur d'une Nation repose essentiellement sur le renouvellement de son élite. Or la confiscation du pouvoir par ce régime barbare a sapé tout esprit de création et d'imagination d'où la situation quasi chaotique dans laquelle se trouve le Tchad.

    Cet état des faits conjugué avec la mentalité tchadienne déniant tout crédit aux initiatives artistiques handicapent sérieusement nos jeunes artistes. Ils les poussent, pour les chanteurs, dans des voies éphémères, consistant à chanter les louanges des tenant des pouvoirs au détriment de la sublimation de leurs génies poétiques et musicaux (voir comment la famille Deby déversent les billets de banques sur simple énonciation du nom Deby). C'est ainsi que Maaouya est mort dans l'indifférence générale.

    A coté de ce tableau sombre, il y a, quand même, des jeunes, surtout rappeurs, qui s'engagent ouvertement et dénoncent systématiquement les injustices subies par les tchadiens.

    Nous joignons notre voix à celles des autres compatriotes pour prsénter nos condoléances à sa famille et ses amis artistes.

    La Rédaction de la Gazette de N'djamena

     

    Pour les mélomanes: KAG NDIL

  • Le président soudanais Omar el-Béchir quittera samedi prochain pour N'Djamena, où il participera au sommet des États sahélo-saharienne. De N'djamena il se rendra à la capitale libyenne Tripoli pour participer à la célébration du deuxième anniversaire de la révolution libyenne. Des sources dignes de foi ont attesté que la célébration sera différée si les conditions sécuritaires ne sont pas réunies.

  • Dans le cadre du second sommet de la Grande muraille verte, prévu le 18 mars 2013 à Ndjamena, le président du Tchad, Idriss Deby Itno, a dépêché auprès de ses pairs une mission dirigée par son ministre de l'Environnement et des Ressources halieutiques, Mahmat Béchir Okormi.

    Sauf que des sources concordantes y annoncent le pire, pour des raisons évidentes, au chef de l’Etat sénégalais Macky Sall ? Qui vous parle d’excroissance de l’affaire Habré sur le théâtre même des opérations ? La mise en place, le 8 février dernier, de Chambres africaines au sein des juridictions sénégalaises pour organiser le procès de l’ancien président du Tchad, Hissène Habré, a lancé une machine infernale dont les conséquences déborderont, irrémédiablement, nos frontières. Et les premières salves pourraient bien venir de … Ndjamena. 

    Oui, la capitale du Tchad. Ce pays où, selon diverses sources, Hissène Habré aurait commis de crimes contre l’humanité. En effet, il nous revient que le prochain séjour du chef de l’Etat dans ce pays pourrait ne pas être de tout repos. Macky Sall y sera l’hôte, en compagnie d’autres chefs d’Etat et de gouvernement, de Idriss Deby Itno qui accueille le second sommet de l’Agence panafricaine de la Grande muraille verte prévu le 18 mars à Ndjamena.

    FOURNAISE. 

    qu’il n’est un secret pour personne que le Sénégal est en train de jouer sa crédibilité et celle de l’Afrique toute entière avec ce procès», confie une source proche de ce dossier plus que sensible.

    Si les craintes sont aussi graves, c’est parce que beaucoup de mouvements proches de Hissène Habré sont déjà sur le pied de guerre. «Ne soyez pas surpris de voir sur place des pancartes hostiles au Premier ministre Abdoul Mbaye qui est en passe de devenir un boulet pour Macky Sall dans cette affaire. Surtout qu’il n’est un secret pour personne que le Sénégal est en train de jouer sa crédibilité et celle de l’Afrique toute entière avec ce procès», confie une source proche de ce dossier plus que sensible. Pendant ce temps, les victimes de l’enfant adoptif de Ouakam (lire papier ci-contre) ont fini, en ce qui les concerne, de peaufiner un programme plus qu’alléchant pour réserver un accueil plus que chaleureux à «Macky Sall, le sauveur». Dès lors, une seule question taraude les esprits et fait l’objet d’une attention au niveau des services de la présidence de la République : le chef de l’Etat du Sénégal ne devrait-il pas se faire représenter à cette rencontre pour ne pas courir des risques inutiles ? 

     REBOISEMENT. 

    Pour ceux qui ne le savent pas, la «Grande muraille verte» est un projet international de reboisement destiné à enrayer en Afrique le phénomène de désertification des régions sub-sahariennes et en particulier du Sahel. Il a pour ambition le reboisement de 15 millions d’hectares, d’une largeur de 15 km sur les 7100 km reliant Dakar à Djibouti. La réalisation de ce projet, qui s’étend sur les années 2010, concerne onze pays (Burkina Faso, Djibouti, Érythrée, Éthiopie, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, Sénégal, Soudan et Tchad qui abrite le siège de l'Agence panafricaine de la Grande muraille verte). Annoncé en 2002 lors d'un sommet spécial tenu à Ndjamena à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre la désertification, ce projet à l’envergure multinational est lancé en 2005 par le président nigérian d’alors, Olusegun Obasanjo, puis repris par son homologue sénégalais Abdoulaye Wade.

    Lire la suite Sen Xibar

  • Par , publié le 12/02/2013 à 16:39, mis à jour à 17:27

     

    Il y aura pour le régime de Déby de l'argent à la clé, et ça risque de coûter cher à la France". Enfin, Marchal nuance les éloges dont on gratifie d'ordinaires les soldats tchadiens, virtuoses de la guerre en terrain désertique. "Il est vrai qu'ils ont battu l'armée libyenne en 1987. Mais qu'en est-il 25 ans après?" D'ailleurs, insiste-t-il, on ne peut pas parler d'armée tchadienne, mais de contingents d'ethnies zaghawa -celle de Déby- et gorane.

     

    Les analystes réunis lundi à Paris par le Centre d'études et de recherches internationales (Ceri) de Sciences-Po livrent une lecture décapante de l'intervention française au Mali et de ses enjeux régionaux. Best of et verbatim. 

    Les analystes réunis lundi à Paris par le Centre d'études et de recherches internationales (Ceri) de Sciences-Po livrent une lecture décapante de l'intervention française au Mali et de ses enjeux régionaux. Best of et verbatim. 

    Un mois après le déclenchement de l'intervention française au Mali, il n'est pas vain, au coeur du tumulte, de se tourner vers des experts dotés d'une réelle "profondeur de champ", histoire de prendre un peu de recul et de hauteur. Non que leur jugement soit infaillible. Mais si discutables soient-elles parfois, leurs analyses s'avèrent toujours stimulantes. Pour preuve, la conférence-débat organisée hier lundi au Centre d'études et de recherches internationales (Ceri-Sciences Po), présidée par Sandrine Perrot et intitulée "Interventions au Mali et enjeux régionaux". 

    L'impact contre-productif de toute "déclaration de guerre à Aqmi"

    Premier orateur, Roland Marchal déplore d'emblée le "maniement irresponsable", par certains acteurs politiques, des concepts "terroristes", "djihadistes" et "islamistes". Il observe aussi l'impact contre-productif de toute "déclaration de guerre à Aqmi": "Vu d'Afrique, cela signifie qu'Al-Qaïda au Maghreb islamique est un mouvement puissant, digne le cas échéant d'être rallié". "Hostile" à l'intervention militaire française, Marchal estime que deux facteurs ont pesé d'un poids décisif dans la décision d'un François Hollande dont l'accession à l'Elysée, juge-t-il, "a signifié la fin d'une période vibrionnante et peu rationnelle". D'abord, le voeu des militaires français eux-mêmes, pourvus de deux atouts: la proximité entre le tombeur de Nicolas Sarkozy et son ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian; l'influence de son chef d'état-major particulier, le général Benoît Puga. Ensuite, le plaidoyer de plusieurs chefs d'Etat africain, à commencer par le Nigérien Mahamadou Issoufou

    La menace djihadiste sur Bamako: un péril surestimé

    Roland Marchal tord ensuite le cou à la thèse, de fait inepte, tendant à reléguer l'initiative hexagonale au rang de énième avatar des turpitudes de la "Françafrique". "Depuis 2008, souligne-t-il, la France s'épuise à internationaliser le dossier sahélien, et notamment à convaincre ses partenaires européens de l'ampleur des périls tels que l'essor d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et celui du trafic de drogue. On est très loin du Gabon ou de la Côte d'Ivoire. Les -modestes- ressources naturelles du Mali échappent d'ailleurs aux opérateurs français." 

    Cela posé, l'universitaire, chargé de recherches au CNRS, tient pour excessive la dramatisation de l'attaque djihadiste sur Konna, présentée comme le prélude à la conquête de Mopti puis Bamako. "Je vois mal comment 3000 ou 4000 combattants, au grand maximum, aurait pu prétendre occuper une ville d'1,8 million d'habitants". Pas si simple: l'alliance Aqmi-Mujao-Ansar-Eddine avait affiché son ambition de foncer sur la capitale; quelques dizaines de miliciens aguerris lui avait suffi, après l'éviction de ses "alliés" touaregs du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), pour asservir Tombouctou et Gao; nul doute enfin que les stratèges djihadistes misaient sur l'effet dévastateur des rivalités claniques patentes dans la capitale. A ce sujet, les récents affrontements entre les Bérets verts acquis au capitaine putschiste Amadou Sanogo et les Bérets rouges fidèles à l'ex-président Amadou Toumani Touré (ATT) attestent, comme le remarque Roland Marchal, l'impuissance sur l'échiquier bamakois d'une France qui accomplit par ailleurs le "sale boulot". 

    Présidentielle: mirage électoral

    "Paris, poursuit-il, espérait la marginalisation définitive des putschistes de mars 2012. Mais l'échéance fixée pour le prochain scrutin présidentiel -le 31 juillet- n'est pas raisonnable. Maints acteurs politiques maliens désirent un retour au statu quo ante, la restauration d'un système politique générateur de crises. A quoi rimerait une élection à laquelle participerait, comme hier, 25% du corps électoral? Et qui risque d'aggraver les divisions plutôt que de hâter l'émergence d'un nouveau contrat social. "A ce stade, avance le chercheur, le président par intérim Dioncounda Traoré apparaît comme l'un des hommes les plus ouverts au dialogue national. Mais il doit se sentir un peu seul." Reste que, au lendemain de la séquence militaire, toute formule politique novatrice devra être validée au niveau régional, et notamment passer pour acceptable aux yeux d'Alger

    Les valeurs à géométrie variable de l'Occident

    Quant à la Communauté des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), elle se sera montrée "au mieux dysfonctionnelle". "Nombre de chefs d'Etat ouest-africains, relève Marchal, ont avant tout utilisé la crise malienne pour améliorer leurs relations avec Paris." 

    Sur le front européen, souligne-t-il, l'Elysée traîne l'héritage de l'ère Sarkozy et reste suspect de vouloir "mutualiser" les coûts de ses aventures africaines. Même si l'Union européenne a fini par bouger, avec l'envoi de 500 instructeurs -non-Français en majorité- censés former la nouvelle armée malienne; et même si l'irruption au Nord-Mali d'un contingent de 2000 soldats tchadiens -dont un millier formé par les Américains et un autre venu de la Garde présidentielle d'Idris Déby Itno- doit moins à Marianne qu'à l'Oncle Sam.  

    L'Occident, Etats-Unis en tête, tend à s'en remettre à des "Etats-pivots", quitte à fermer les yeux sur leurs travers. Tel est le cas de l'Ethiopie, dictature volontiers célébrée, ou du Rwanda, assuré de l'indulgence de Washington et de Londres. S'agissant du Tchad, "on ne peut que noter le silence quasiment total sur la politique intérieure et la gouvernance économique. Sur 23 régies financières, 18 sont aux mains du clan présidentiel... Il y aura pour le régime de Déby de l'argent à la clé, et ça risque de coûter cher à la France". Enfin, Marchal nuance les éloges dont on gratifie d'ordinaires les soldats tchadiens, virtuoses de la guerre en terrain désertique. "Il est vrai qu'ils ont battu l'armée libyenne en 1987. Mais qu'en est-il 25 ans après?" D'ailleurs, insiste-t-il, on ne peut pas parler d'armée tchadienne, mais de contingents d'ethnies zaghawa -celle de Déby- et gorane. 

    Les djihadistes bénéficient de soutiens significatifs à l'échelon local

    Gare aux raccourcis simplistes et au triomphalisme en vogue dans les médias. Selon Roland Marchal, les groupes djihadistes bénéficient de soutiens significatifs à l'échelon local. Même si leur cruauté, que reflètent les amputations, les ont privés d'une base sociale plus large. "La terreur doit être vue comme un moyen de gouvernement. Elle contraint les dissidents éventuels à rester dans le rang. Si le touareg malien Iyad ag-Ghali -fondateur et chef d'Ansar-Eddine- revient avec un discours politique plus nuancé, il sera en mesure d'élargir son assise populaire." 

    Qu'adviendra-t-il demain des combattants djihadistes et islamistes?" L'Histoire n'est pas écrite et cette guerre peut durer longtemps. Elle ne se joue pas aujourd'hui à Gao. Patientons quelques mois pour voir ou non le retour d'une opposition armée. Et il faut s'attendre à une effervescence soutenue dans des pays tels que l'Algérie, la Tunisie, le Niger ou le Burkina Faso. " 

    Hollande sous influence algérienne

    Chercheur familier des arcanes algériens et libyens, Luis Martinez souligne en préambule l'importance cruciale, pour Paris, de soigner sa communication en direction des opinions nord-africaines dans un contexte "a priori défavorable", compte tenu du rôle dévolu aux partis islamistes au sein même des gouvernements. A cet égard, les propos récents du ministre de l'Intérieur Manuel Valls -allusion à son réquisitoire contre le "fascisme islamiste"- risquent d'accroître la confusion.  

    Luis Martinez relève aussi les indices, convergents depuis la visite sur place de François Hollande, de l'influence qu'exerce l'Algérie sur la France. Témoin, "la relecture révisionniste", conforme à la version des autorités locales, qu'a adopté l'Elysée quant aux épreuves tragiques des années 1990, consécutives à la liquidation d'un parti -le Front islamique du salut (FIS)- en passe de remporter les élections. "Lors de la décennie suivante, poursuit l'expert, le Sahel est devenu pour l'armée algérienne, vaillant soldat de la lutte anti-terroriste aux côtés des Etats-Unis, une terre de réhabilitation". "Pour Alger, précise Luis Martinez, il est préférable de voir Aqmi et le Mujao à Bamako qu'aux portes de Tamanrasset, l'essentiel étant de les fixer le plus au sud possible". 

    Cadeaux empoisonnés

    L'intervention française peut néanmoins constituer, pour les deux rives de la Méditerranée, un "cadeau empoisonné". Pour François Hollande en cas d'enlisement; pour son homologue Abdelaziz Bouteflika, dont on peut se demander, à l'horizon de la présidentielle de 2014, s'il survivra politiquement à cette épisode. 

    Car cette intrusion bleu-blanc-rouge demeure politiquement "difficile à accepter et à assumer", en ce qu'elle "bouscule un équilibre précaire et ravive trois inquiétudes". Un, que fera Alger si "ses" Touaregs, liés aux frères maliens ou nigériens par d'anciennes solidarités, réclament leur indépendance? Deux, il se peut qu'une partie de la population affiche son soutien aux Arabes et Touaregs, perçus comme "les victimes d'une campagne coloniale". Trois, l'assaut sur le complexe gazier d'In Amenas a ravivé, notamment dans la presse, la thèse d'un complot visant à attenter à l'intégrité territoriale du pays; complot ourdi par une France qui n'aurait jamais vraiment accepté de céder ses territoires sahariens.  

    Au sujet d'In Amenas, le chercheur met en évidence un changement de cap lourd de conséquences: "Tant que les islamistes algériens espéraient accéder au pouvoir par les urnes, ils prenaient soin de préserver les infrastructures économiques. Dans la rhétorique du FIS, le pétrole passait encore pour 'le sang du peuple'. Mais pour Aqmi, il s'agit d'une ressource confisquée par des sociétés étrangères et les profiteurs corrompus d'Alger. Dès lors, on peut redouter une intensification des attentats-suicides, préférés aux prises d'otages, peu rentables dès lors que les autorités refusent de payer et optent pour la manière forte." 

    La revanche des kadhafistes?

    Enfin, cette intervention offre l'occasion aux réseaux kadhafistes, qui ont préservé la quasi-totalité de leur pactole financier, de remobiliser leurs soutiens touareg pour engager enfin contre la France, hors de Libye, la guerre qu'ils n'ont pu livrer en 2011. Les Libyens sont très majoritairement ravis de ne plus être les instruments et les victimes d'une dictature qui, à leurs yeux, a fait le bonheur des Africains et des Occidentaux, et non le leur. Par ailleurs, une bataille féroce s'est engagée, de Koufra à Tripoli, pour le contrôle des trafics juteux -cigarettes, drogue, armes, êtres humains- contrôlés hier par les Brigades révolutionnaires de la défunte Jamahiriya. 

    Calculs mauritaniens

    Troisième intervenant, Zekeria Ould Ahmed Salem (Université de Nouakchott et Institut d'Etudes avancées de Nantes) s'est attaché quant à lui à décrypter la posture mauritanienne. De nombreux cadres et "guerriers-théologiens" d'Aqmi, souligne-t-il, viennent de Mauritanie, pays secoué en outre par l'impact de l'afflux de 120 000 réfugiés maliens dans l'est du pays. Enfin, nombre de commerçants mauritaniens établis depuis des lustres à Bamako, cibles d'une répression aveugle de l'armée et de la police car perçus comme des complices du MNLA ou des djihadistes, ont dû fuir et chercher refuge dans leur patrie d'origine. 

    Nouakchott, rappelle le chercheur, a vivement déploré la "trahison" d'ATT. Notamment lorsque celui-ci a consenti, à la demande de la France, à laisser filer en contrepartie de la libération de Pierre Camatte plusieurs figures islamistes radicales, dont le futur fondateur du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao). 

    Si le président Mohamed Ould Abelaziz a signifié, notamment en novembre 2012 à l'Elysée, au sortir d'une rencontre avec François Hollande, son hostilité à toute intervention armée française, c'est qu'il lui faut tenir compte de diverses contraintes, souligne Salem. Parfois accusé de mener une guerre par procuration pour le compte de le France, il subit au pays une forte pression pour déconnecter sa politique de celle de Paris. Autre facteur, l'ambiguïté des autorités islamiques mauritaniennes, qui condamnent le terrorisme mais aussi l'Opération Serval, assimilée parfois à une "croisade", terme emprunté à la logomachie salafiste. Le pouvoir doit aussi tenir compte des solidarités tribales et villageoises envers les fils et les frères engagés au sein des factions djihadistes. Enfin, on ne peut ignorer que la communication d'Aqmi transite pour l'essentiel par des journalistes mauritaniens et des sites web qui opèrent un peu comme des porte-paroles. 

    Voilà bien, on l'aura compris, le mérite de ce genre de rencontre. On en sort, non pas armé de nouvelles certitudes, mais délesté de quelques illusions. 

     

    Lire la suite sur l'Express


  • Tout homme attend « son jour » 

    Ainsi donc, le « jour » de notre frère Alhadj Hissein Koty Yacoub, ce fut ce samedi 02 février.

    Ma première pensée va évidemment à son épouse et ses enfants, ainsi que ses compagnons de lutte du CNR et tous ses proches et amis.

    Il n’existe pas, dans le langage des humains, de mots pour faire oublier la perte d’un époux ou d’un père.

    En présentant mes condoléances, je ne prétends pas supprimer ou alléger leur douleur, mais au-delà du devoir social et religieux, dire que nous, ses amis, ses collègues et ses compagnons, ressentons une partie de l’immense douleur de sa famille ; et que l’écho du grand vide que sa disparition crée au sein du foyer, résonne aussi dans le cercle des amis,  dans les rangs de l’opposition, et au sein de la classe politique tchadienne en général.

    Terribles coïncidences que celles du mois de février !

    Mois du grand déchirement national de 12 février 1979, de l’assassinat de Me Joseph Behidi (16 février 1992), de l’enlèvement d’Ibni Oumar Mahamat Saleh, dont la date (03 février) est érigée symboliquement en journée de commémoration de toutes les victimes des assassinats politiques au Tchad. Voilà que désormais on doit y ajouter celle de la disparition du frère Hissein Koty.

    Mort de maladie pour les médecins, mais pour nous ses amis, ses compagnons sur cette route longue, sinueuse et sombre de la lutte et de l’exil, nous savons que ce sont  l’éloignement, les affres de la lutte et leur cortège de déceptions et de trahisons, qui l’ont tué, en réalité.

    Depuis l’assassinat de son frère Abbas Koty, le 22 octobre  1993, en application du très mal nommé accord de « réconciliation », Hissein Koty et les autres cadres du CNR rescapés, ont connu, les séquestrations dans des « pays frères », les privations et les humiliations. Sauf Bichara Digui qui préféra rester à N’Djamena, malgré tout, cohabitant avec les loups  dans leurs tanières, et qui finira par être dévoré à son tour.

    De n’avoir pas suffisamment insisté pour dissuader les défunts Abbas et Bichara d’aller tomber dans ce piège prévisible, était devenu un mal silencieux qui l’avait rongé tout au long de ces années.

    La mort est toujours juste (al mowt haq). Que nous croyons à la transcendance de la Nature ou celle de la Loi divine, nous savons qu’elle n’est pas la négation de la vie mais une part constitutive de la vie.

    Mais la mort hors de son pays, dans la lointaine et glaciale Suède, figurez-vous, est la plus terrible qui soit.

    Notre camarade Hissein est parti avant d’avoir vu se réaliser son espoir en un Tchad apaisé, où régneraient la solidarité nationale et l’harmonie sociale.
    Implacable injustice, qui vous sépare de la terre qui vous a vu naître, mais plus encore quand la mort vous sépare définitivement de la réalisation du rêve qui vous fait endurer tous ces sacrifices.

    De Hissein Koty, ce qui nous manquera le plus, ce ne sont pas des formules révolutionnaires choc, ni des prises de position audacieuses, mais plutôt son visage toujours éclairé d’un large sourire, même dans les situations les plus éprouvantes, son regard plein de gentillesse et de compassion , qui transmet à l’interlocuteur, quel qu’il soit ,un message rassurant : « je te comprends » !

    Elle nous manquera, sa personnalité pétrie de civilité et de modération, dans cette société tchadienne où ces qualités sont plutôt perçues comme des faiblesses, particulièrement chez un leader politique.

    Tolérance.

    Si je dois retenir une seule valeur, un seul principe parmi ceux qui lui tenaient le plus à cœur, c’est certainement celui de tolérance.

    Hissein Koty avait toujours été politiquement engagé au cours des soubresauts qu’a connus et que connaît encore notre pays, mais ceux qui l’avaient côtoyé, savent qu’il s’était engagé par devoir, pour ne pas rester en spectateur pendant que le pays était déchiré, et non pas par esprit partisan, encore moins par fanatisme. Il a toujours gardé des relations personnelles franches  avec tous ses amis et collègues, même dans les pires moments de division.

    Il nous laisse la lourde responsabilité de perpétuer sa mémoire, et celle encore plus lourde de faire vivre cette valeur de modération et de tolérance qui émanait du plus profond de son âme.

    Frère Hissein que la terre te soit légère.

     

    Publié par Acheikh Ibn-Oumar, le 10 février 2013.
    Page Facebook : http://www.facebook.com/acheikh.ibnoumar
    Blog personnel : http://www.yedina.wordpress.com
    Compte twitter : @acheikh

     

  • Oumar Bourkou, ancien membre de Forces Unies pour le Changement (FUC), rallié à Deby en 2007, a été assassiné par la population à la frontière tchado-centrafricaine. Intercepter par la soldatesque du régime, il aurait dégoupiller une grenade faisant une victime parmi les soldats et aurait faufiler dans la brousse. Le régime a ameuter la population civile en le dénonçant comme étant coupeur des routes, c'est la population, armée des calibre 12 qui aurait tué le fugitif.

  • La Représentation PLD en France, dans le cadre de la journée commémorative qu'elle organise, prépare une manifestation pour non seulement rendre hommage à la mémoire du Professeur Ibni mais à tous les tchadiens victimes de la barbarie instaurée au Tchad par Idriss Deby.

    Ibni Oumar Mahamat Saleh a été enlevé de chez lui par la garde prétorienne de Deby le 03 février 2008, et depuis lors sa famille n'a aucune nouvelle de lui. Une commission d'enquête, organisée à la hâte, a affirmé dans ses conclusion la possibilité qu'Ibni serait assassiné le jour même de son enlèvement.

    Il faut signaler également que cette même garde prétorienne, responsable de la mort d'Ibni, a été sollicitée pour aller combattre AQMI au Mali, et ceci malgré les mises en garde de l'opposition tchadienne. Comme hier, au moment où Deby assassinait Bisso Mamadou, Goukouni Guet, etc, ...., on a préféré légitimer la tyrannie, l'arbitraire et les crimes, en organisant une pseudo conférence dite "nationale et souveraine", que de dénoncer ce régime maffieux et clanique.

    Pour l'adresse du lieu de la manifestation et l'annonce du PLD, cliquez sur ce lien.

    La Rédaction

  • «Ibni Oumar Mahamat Saleh, Ngarlejy Yorongar et Lol Mahamat Choua auraient été arrêtés» !

    Quand RFI donna la nouvelle pour la première fois, je n’en mesurai pas encore la portée.
    Comme beaucoup, j’étais persuadé que l’histoire du Tchad allait retenir ces dates des 2 et 3 février, principalement comme celles du second assaut spectaculaire de l’opposition politico-militaire sur N’Djamena.
    Resté à Khartoum, pour causes de problèmes internes, alors que mes compagnons allaient à l’assaut du pouvoir, le plus important sur le moment, c’était de rester accroché au téléphone pour suivre l’évolution des opérations.
    Ce n’est que plus tard, au fil des semaines, quand les indications s’accumulèrent progressivement pour nous infliger la tragique, l’inacceptable vérité : Ibni Oumar avait été enlevé à son domicile par les forces gouvernementales, sauvagement battu devant ses proches, jeté comme un sac, sur la plate-forme d’un véhicule militaire, puis assassiné LIRE LA SUITE SUR LE SITE  DE YEDINA

    Le texte complet sous format pdf

  • Les responsables du club égyptien, Zamalak, ont reçu la notification officielle sur la date d'arrivée du staff arbitral du match Zamalek-Gazelle. Le match aller comptant pour la 64ème édition de la coup des champions se déroulera le 16 février au stade Burj Al Arab.

    Le trio arbitral tunisien est attendu pour le 13 février, tandis que le commissaire du match, le soudanais Tariq Alsaleh, arrivera le 14 courant.

    Le trio arbitral tunisien est composé de Saad Kardy arbitre central, Mohamadein Salem et Arabi Almansoury arbitres de touches, et Yassine Darwiche comme quatrième arbitre.

    Le ministère de la défense égyptienne a notifié aux dirigents de Zamalek que tous les matches à domicile de leur équipe se dérouleront à Burj Alarab d'Alexanderie vu les condition de sécurité que traverse le pays.

    Il faut rappeler que l'état d'urgence est décrété dans certaines villes égyptiennes suite aux troubles occasionnés lors de la condamnation par la justice des prévenus impliqués dans l'affaire du stade de Port Said où plusieurs supporters du National de Caire ont perdu la vie.

    La Gazette de N'djamena

  •  

     

    Au Tchad, si le détournement ne dépasse pas un milliard (1 000 000 000) de nos francs, on n'en parle plus. Maitre Padaré, pauvre avocat galérant dans la cour de la justice a été nommé ministre des affaires foncières et du Domaine dans le dernier gouvernement en cours.

    Ce qui suit est une histoire réelle et elle s'est passée il y a deux mois. Les diplomates éthiopiens viennent de nous raconter et confirmer par nos compatriotes tchadiens de l'ambassade du Tchad à Addis-Ababa auprès de l'Union africaine et réaffirmer également par quelques responsables du Cabinet civil de la présidence de République à N'Djamena.

    En fait, Maitre Padaré est marié à une Rwandaise, le frère de sa femme (un rwandais) sur invitation du ministre atterrit à N'Djamena et ce dernier est logé dans la maison du ministre. Quelques jours après, les billets d'avion du beau-frère et de sa femme sont établis par les frais du ministre. Trajet : Ndjamena-Kigali en transitant par Addis-Abeba. Les 250 000 000 FCFA sont disponibles déjà dans la maison du ministre. Ce dernier envoie son aide de camp pour corrompre les responsables de sécurité de l'aéroport (ANS, Police et Gendarme) et fait savoir à ces derniers que ses hôtes ont un colis important à laisser passer. 20 000 000 F ont été distribués a l'aéroport en guise de rien vu et de rien entendu. Les 230 000 000 F ont été bien emballés dans des sacs et bien eurent leurs places dans la soute d'avion d'Ethiopians-Airlines.

  •  

     

    Au Tchad, si le détournement ne dépasse pas un milliard (1 000 000 000) de nos francs, on n'en parle plus. Maitre Padaré, pauvre avocat galérant dans la cour de la justice a été nommé ministre des affaires foncières et du Domaine dans le dernier gouvernement en cours.

    Ce qui suit est une histoire réelle et elle s'est passée il y a deux mois. Les diplomates éthiopiens viennent de nous raconter et confirmer par nos compatriotes tchadiens de l'ambassade du Tchad à Addis-Ababa auprès de l'Union africaine et réaffirmer également par quelques responsables du Cabinet civil de la présidence de République à N'Djamena.

    En fait, Maitre Padaré est marié à une Rwandaise, le frère de sa femme (un rwandais) sur invitation du ministre atterrit à N'Djamena et ce dernier est logé dans la maison du ministre. Quelques jours après, les billets d'avion du beau-frère et de sa femme sont établis par les frais du ministre. Trajet : Ndjamena-Kigali en transitant par Addis-Abeba. Les 250 000 000 FCFA sont disponibles déjà dans la maison du ministre. Ce dernier envoie son aide de camp pour corrompre les responsables de sécurité de l'aéroport (ANS, Police et Gendarme) et fait savoir à ces derniers que ses hôtes ont un colis important à laisser passer. 20 000 000 F ont été distribués a l'aéroport en guise de rien vu et de rien entendu. Les 230 000 000 F ont été bien emballés dans des sacs et bien eurent leurs places dans la soute d'avion d'Ethiopians-Airlines.

  • justice_tchadienneAu Tchad, si le détournement ne dépasse pas un milliard (1 000 000 000) de nos francs, on n'en parle plus. Maitre Padaré, pauvre avocat galérant dans la cour de la justice a été nommé ministre des affaires foncières et du Domaine dans le dernier gouvernement en cours.

  • boko-haram(AFP) –

    LAGOS — Le Nigeria a renvoyé environ 11.000 ressortissants de pays voisins, principalement des Tchadiens et des Nigériens, au cours des six derniers mois dans le cadre de sa lutte contre un mouvement islamiste violent, ont indiqué lundi les services de l'immigration.

    "Le dernier chiffre est de 11.000. La majorité provient du Niger et du Tchad", a déclaré à l'AFP le porte-parole de l'immigration, Joachim Olumba.

  • Il y a longtemps que le MPS est au Pouvoir avec plusieurs Chefs de Gouvernements à la Tête de la Primature, mais celui de notre Nadingar II est entrain de montrer tous les signes d'une décadence d'un pouvoir qui prépare ses dernières valises.

    Du haut, notre Nadingar II est martelé par le maitre du Palais Rose qui ne lui laisse aucune initiale. Vers le bas, il est malmené, désobéi et saboté par un mini-gouvernement Zagawaphone constitué de : Mht Ali Abdellah, Ministre de l'eau et (Numéro 2 du parti MPS), Abbas Mht Tolly, Ministre aux Infrastructures (futur héritier de son oncle Deby selon son propre entourage), Idriss Deby lui-même (Ministre de la Défense et représentant Numéro 1 du Billia), Abdel kerim Souleyman, Ministre Aviation Civile (représentant Numéro 2 du Billia, selon lui, d'après son proche entourage), Moussa Faki Mht, Ministre des Affaires Etrangères (représentant Numéro 3 du Billia) et Abdoulaye Sabre à la tête de Justice Tchadienne (représentant de Kobé). Voila notre

  • ahmadaialhassan

    Le président tchadien Idriss Déby Itno a démis lundi son ministre chargé de la lutte contre la corruption pour... détournement de fonds, a-t-on appris de source officielle et proche du gouvernement."Il est mis fin aux fonctions de Monsieur Ahmadaï Al Hassan, ministre de l'assainissement public et de la promotion de la bonne gouvernance", selon un décret présidentiel lu à la radio nationale. Une source proche du gouvernement a précisé que le ministre est "poursuivi pour faux usage de faux et détournements". Le procureur de la République et le directeur de la police judiciaire ont remis lundi matin une convocation au ministre lui demandant de se présenter à la police judiciaire, précise-t-on de même source. Selon cette source, trois collaborateurs du ministre ont été interpellés et mis en garde à vue à la police judiciaire jeudi. Le directeur général du contrôle d'État Akouya Tchale a également été arrêté samedi, a-t-on ajouté. Reconduit à ce poste en août 2011, Ahmadaï Al Hassan avait notamment pour mission de lutter contre la corruption et la malversation financière dans un pays où les affaires mettant en cause des personnalités éclatent régulièrement.{jcomments on}

  • FOULALa JSM Béjaia (Ligue 1), tentera de réussir sa première participation en Ligue des champions d'Afrique, à l'occasion du match aller du tour préliminaire, prévu samedi (15h) face au club tchadien du FC Foullah. La délégation béjaouie, forte de 29 membres, s'est envolée mercredi matin pour N'djamena via Paris, où les coéquipiers du capitaine Brahim Zafour aspirent à revenir avec un bon résultat de ce périlleux voyage, qui leur permettrait de préserver leurs chances de qualification. "Ce match face au FC Foullah est un rendez-vous international de l'équipe sur l'échelle continentale. On fera en sorte de bien représenter le club et le pays avec l'ambition d'aller le plus loin possible dans cette prestigieuse compétition", a affirmé l'entraîneur français de la JSMB, Alain Michel. Seulement, le staff technique dit "ne posséder aucune information sur l'adversaire", ce qui constitue pour lui un ''handicap de taille"."Nous n'avons réussi à collecter aucune information sur l'adversaire. Autrement dit, on fait un saut vers l'inconnu", a indiqué l'entraîneur-adjoint, Kamel Achouri. Côté effectif, la JSMB se présentera avec l'ensemble de son effectif.

  • KOUFRALes combats armés entre tribus dans le sud-est désertique de la Libye qui ont fait au moins 17 morts et 20 blessés dimanche et lundi, ont repris mardi, faisant de nouvelles victimes, a-t-on appris mardi de sources tribales et officielles.

    Les affrontements entre la tribu des Zouwaya et celle des Toubous avaient éclaté dimanche dans la ville de Koufra et cinq personnes y avaient péri, selon des sources au sein des deux tribus.

    Lundi, le bilan s'est alourdi à 17 morts, dont huit du côté des Toubous, selon les même sources. Lire la suite

  •  

    [09/02/2012]

    logo-50ansQuatre ans après l'enlèvement à son domicile à N'Djamena - la capitale du Tchad - de l'opposant Ibni Oumar Mahamat Saleh par des éléments des forces de sécurité tchadiennes, sa famille, assistée par son avocat Maître William Bourdon, a décidé de déposer une plainte en France avec constitution de partie civile pour enlèvement, séquestration, torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

    Cette plainte a été déposée le 7 février 2012 devant le tribunal de grande instance de Paris. Elle est l'aboutissement logique d'une défaillance de la justice tchadienne.

    L'ACAT-France et Amnesty International France soutiennent l'initiative de la famille d'Ibni Oumar Mahamat Saleh dans leur quête de vérité et de justice. Ces deux associations ont, à de nombreuses reprises ces dernières années, interpellé les autorités tchadiennes et françaises pour que toute la lumière soit faite sur cette disparition forcée.

  • justice_tchadienneAffaire d'une tentative de viol: l'injustice des assesseurs du 6ème arrondissement

    Ce lundi 6 février 2012, je m'étais rendue au 6ème arrondissement de la ville de N'Djamena, dans le but de me faire delivrer un casier judiciaire, je suis tombée sur le jugement d'une affaire de tentative de viol sur femme mariée. Le dossier était soumis aux assesseurs.J'ai suivi le jugement bout à bout, mais je m'étais rendue compte que la justice tchadienne est injuste. Et ceux qui la rendent injuste ce sont ceux-là qui se cachent derrière le Coran et la Bible pour prendre le titre des assesseurs.

    En réalité ceux-là s'enfichent de la justice et leur seul objectif c'est l'argent. Chez eux, même le plaignant doit être condamné et amendé. Ils font des présisions, ménacent d'emprisonnement et le pauvre cède et paye l'amende. L'affaire que j'ai suivie ce jour illustre parfaitement, et non seulement le comportement des assesseurs de juge de paix de 6ème arrondissement, mais ceux du Tchad tout entier. Cette affaire mérite d'être bien traitée, mais ils ont arrêté court pour amender le prevenu à versement 250 000 FCFA et la victime de la tentative de viol, une plaignante, à verser elle aussi 25 000 FCFA. Quelle justice! Le mari de la femme, le principal plaignant, dans ses explications aux assesseurs, a affirmé que le prévenu s'est rendu chez lui, pour tenter d'aggresser sexuellement son epouse, celle-ci s'est débattue pour se débarasser de lui. Aussitôt, sa femme l'a informé par le téléphone.

  • kebzabo_gali4éme anniversaire de la diaspora d'IBNI

    Pour commémorer la 4éme anniversaire de la disparition de l'opposant Ibni Oumar M. Saleh, la Coordination des Partis Politiques pour la Défense de la Constitution (CPDC) a organisé du 03 au 4 février 2012 une conférence débat au Centre Al Mouna et a fait une déclaration solennelle au siège du Parti pour les Libertés et le Développement (PLD).

    Cette conférence de débat, axée sur la disparition de l'opposant tchadien, est animée respectivement par le député Gali Ngoté Gata et le Président de la Ligue Tchadienne de Droit de l'Homme (LTDH) Massalbaye Ténébaye. En effet, le Secrétaire Général du PLD, Ibni Oumar Mahamat Saleh a été enlevé à son domicile par les militaires venu s à bord d'un Toyota au environ de 17h 30 lors des événements du 2 au 3 février 2008.

    Au cours de cette rencontre, le président de la LTDH, Massalbaye Ténébaye a indiqué que la commission d'enquête qui a été mise en place a auditionné 1600 personnes et a remis son rapport au gouvernement tchadien. Pour conférencier, la responsabilité de la disparition de l'opposant Ibini Oumar M. Saleh incombe le gouvernement tchadien.

  • Gaetan-Gorce_0Le sénateur socialiste Gaëtan Gorce, lors d'une séance publique au Sénat, le 12 janvier 2012 à Paris.

    http://gorce.typepad.frPar Christophe Boisbouvier

    Il y a quatre ans, jour pour jour, le porte-parole de l'opposition tchadienne, Ibni Oumar Mahamat Saleh, était enlevé à son domicile de N'djamena par des militaires tchadiens. Depuis ce jour, on est sans nouvelles de lui. Au Tchad comme en France, de nombreuses voix s'élèvent pour que justice soit rendue. Le sénateur socialiste de la Nièvre et maire de la Charité-sur-Loire, Gaëtan Gorce, réagit à cette disparition. Il était l'invité Afrique ce vendredi 3 février 2012.

    RFI : Gaëtan Gorce, quatre ans après la disparition d'Ibni Oumar qu'est-ce qu'on sait et qu'est-ce qu'on ne sait pas ?

    Gaetan Gorce : Ce que nous savons, malheureusement, c'est ce que l'on supposait : c'est-à-dire que les faits sont d'ailleurs connus depuis presque quatre ans. A savoir qu'en août 2008, la commission d'enquête demandait des conclusions qui indiquaient très clairement des responsabilités à des niveaux très élevés de l'Etat. Ce que nous ne savons toujours pas aujourd'hui en revanche, c'est : qui, pourquoi, comment ?

    Ecoutez l'entretien

    03/02/2012 - Invité Afrique

    Gaëtan Gorce, sénateur français

    RFI : Alors ce que disait cette commission d'enquête en août 2008, c'est qu'Ibni Oumar avait été kidnappé à son domicile, par huit membres des forces de sécurité tchadiennes. Est-ce qu'il y a eu d'autres avancées depuis ou pas ?

    G.G. : Non. Depuis, le juge d'instruction et un procureur ont été désignés, une équipe d'instruction a été mise en place, avec d'ailleurs un budget assez considérable, pour ne rien faire. Donc nous pouvons dire aujourd'hui que nous avons été victimes dans cette affaire, très probablement, de la part du gouvernement tchadien, d'une tactique d'enfumage, qui consiste à laisser croire que les choses avancent, alors qu'en réalité on s'efforce de ne rien faire, avec la complicité parfois plus ou moins active de certaines diplomaties. Je suis tenace, pour que la vérité finisse par sortir.

  • Ibni-Oumar-Mahamat-Saleh1Quatre ans après l'enlèvement de l'opposant tchadien Ibni Oumar Mahamat Saleh, à N'Djamena, il est temps pour la France de déclassifier tous les documents, y compris les secrets-défense, relatifs aux événements de février 2008.

    Il y a quatre ans, le 3 février 2008, l'opposant politique tchadien Ibni Oumar Mahamat Saleh - président du Parti pour les libertés et le développement (PLD) - était enlevé à son domicile de N'Djamena, devant sa famille, par les forces armées gouvernementales, à l'occasion de la répression de la tentative de coup d'État menée par les forces rebelles quelques jours plus tôt.

    Sept mois plus tard, début septembre 2008, une commission d'enquête nationale établissait la responsabilité de la garde présidentielle dans cette disparition forcée et posait la question de l'implication du président tchadien Idriss Déby Itno dans cette affaire (1). Dans la foulée, une procédure judiciaire était ouverte au Tchad. Depuis lors, aucune personne n'a été traduite en justice. Faute de volonté politique, la procédure judiciaire piétine.

    Quatre années ayant passé, les autorités tchadiennes auraient pu croire que l'affaire Ibni Oumar Mahamat Saleh allait être enterrée comme bien d'autres affaires semblables au Tchad. Cette absence de vérité et de justice a, au contraire, poussé sa famille établie en France, ses amis, des parlementaires français et des associations de défense des droits de l'homme à se mobiliser encore plus fortement en France et au niveau international.

    En mars 2010, à la suite de cette mobilisation, l'Assemblée nationale française votait à l'unanimité une résolution demandant au gouvernement français de faire pression sur les autorités tchadiennes afin que toute la lumière soit faite sur la disparition d'Ibni Oumar Mahamat Saleh. Fin 2010, les autorités tchadiennes autorisaient enfin la venue d'experts internationaux pour réaliser un état des lieux des travaux du comité de suivi des recommandations de la commission d'enquête de 2008. Courant 2011, deux experts de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) et de l'Union européenne (UE) se rendaient, à plusieurs reprises, à N'Djamena.

  • ibni_liberationAu Tchad, le 2 février 2008, la capitale était envahie par les troupes rebelles de Mahamat Nouri, ancien proche d'Hissène Habré. La présidence était assiégée et attaquée deux fois. Le 3 février, en début d'après-midi, l'armée régulière repoussait la rébellion. Et entre 19 et 20 heures, Ibni Oumar Mahamat Saleh, opposant politique, était enlevé à son domicile. Depuis, malgré la mise en place d'une commission d'enquête, le dossier Saleh reste un mystère.

    Quatre ans que la famille Saleh attend. Impossible d'entamer un deuil sans savoir ce qu'il s'est passé après le 3 février 2008, date de l'enlèvement. Difficile, malgré les pressions internationales sur l'Etat tchadien, de suivre la procédure judiciaire. Pour le fils d'Ibni Oumar Mahamat Saleh, Hicham, les dernières nouvelles sur l'enquête ne sont pas réjouissantes.

    « Dernièrement, j'ai eu vent d'un rapport commandé par l'Union européenne qui disait qu'on se dirigeait vers un non-lieu. J'espère qu'on en arrivera pas là parce que là, ce serait très grave. Ce serait grave même en matière des droits de l'homme. On a l'impression que la justice tchadienne également, prend ce dossier comme si c'était un détail, et c'est très grave ».

    Au ministère de la Justice à Ndjamena, on confirme que la procédure suit son cours, comme l'atteste le garde des Sceaux, le docteur Abdoulaye Sabré Fadoul : « Le juge d'instruction n'a inculpé personne pour le moment, mais il n'a pas non plus prononcé un non-lieu ou classé le dossier. Donc l'enquête suit normalement son cours, et nous avons plus que tout autre intérêt à ce qu'un jour, la vérité judiciaire soit dite » Lire la suite.{jcomments on}

  • ammani_hilalTout a commencé en Novembre 2011, Idriss Deby en visite au Soudan, est invité à un diner, il rencontre Amani... En décembre, en provenance de Doha, Idriss Deby se rend à Khartoum, il rencontre le président soudanais et lui fait part de sa volonté d'épouser Amani. Oumar El Béchir accepte de parrainer ce mariage. C'est à ce moment là, qu'Idriss Deby se rend chez Musa Hilal en compagnie du patron des services de renseignements soudanais, le général Mohammed ATTA ainsi que de son homologue tchadien, la demande de main est faite et les fiançailles conclues.

    Idriss Deby en provenance de Doha a déjà fait ses emplettes : 5 millions de dollars en or, diamants et bijoux sont offerts à Amani.

    A Musa Hilal, le père de la mariée, 21 millions de dollars cash...

    A cette époque, Hinda est en France pour des raisons de maternité, son père est Ambassadeur à Khartoum, il est écarté des rendez vous de Deby. Mais dés le départ de celui-ci, la nouvelle explose ; l'information fait le tour de Khartoum : 26 millions de dollars en dowry pour la fille de Musa HILAL, cela doit se faire savoir et ne peut pas se cacher... La capitale soudanaise est surexcitée, il y a tout dans cette affaire pour en faire un sujet de commentaires : un chef d'Etat, une soudanaise future première dame, en plus, d'un pays voisin hier encore ennemi, un pays plein de pétrodollars, et un prétendant qui veut impressionner et donc à besoin de sortir le grand jeu, bon sang ! A quoi servent les revenus pétroliers, si ce n'est au bon plaisir du président sultan ? Idriss Deby distribue des mallettes aux différents chefs tribaux qui accompagnent Musa HILAL venu lui faire une visite de courtoisie après les fiançailles.

    A Khartoum, toutes sortes d'informations circulent, et c'est ainsi que Musa HILAL déclare : « Ma fille a 20 ans, elle est jeune, belle, et intelligente, je n'ai pas besoin de la vendre .Il a vu ma fille à une soirée et est tombé amoureux fou d'elle. C'est la vie. Il est zaghawa, elle est arabe, les mariages interethniques ont toujours existé dans notre pays.» Lire la suite {jcomments on}

  • PARIS — Deux organisations de défense des droits de l'Homme réclament, quatre ans après la "dispartion forcée" de l'opposant tchadien Ibni Oumar Mahamat Saleh, que N'Djamena mène une véritable enquête et révèle enfin ce qu'il est advenu de l'opposant.

    L'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (Acat-France) et Amnesty International France affirment également que la "pratique déshumanisante" de la disparition forcée "perdure au Tchad", un pays qui a pourtant ratifié plusieurs traités ou convention internationale contre les disparitions forcées, dans un communiqué.

    Secrétaire général du Parti pour les libertés et le développement (PLD) et porte-parole de la coalition de l'opposition tchadienne, Ibni Oumar Mahamat Saleh a été arrêté le 3 février 2008 à son domicile par des militaires tchadiens, après une attaque rebelle qui était parvenue ce jour-là jusqu'au coeur de N'Djamena. Le régime du président tchadien Idriss Deby avait ensuite, avec le soutien de la France, repris le contrôle de la situation. Lire la suite. {jcomments on}

  • L'Alliance Nationale pour le Changement et la Démocratie (ANCD) au Tchad porte à la connaissance de l'opinion libyenne et internationale qu'Idriss Deby seul endosse toutes les responsabilités des crimes que ses hommes sont entrain de commettre contre le Peuple frère Libyen en lutte pour la liberté, la justice et la démocratie en Libye

    Le Peuple Tchadien tout entier condamne avec force l'intervention en terre libyenne de tous les mercenaires contre le Peuple de Libye Tous les mercenaires, d'où qu'ils viennent seront vaincus et le courageux Peuple Libyen vaincra. Lire la suite {jcomments on}