L'orchestre Chari-Jazzi

L'une des grandes stars de la musique tchadienne en l'occurrence, Hissein Doumbé vient de décéder à N'djamena le Lundi 11 Février 2013, de suite d'une maladie.

La famille artistique tchadienne a perdu, ces dernières années, ses plus illustres représentants (pour ne pas dire étoiles). Successivement Ahmat Pecos, Gazonga, Talino hier, Aldo de chari jazz, Eldjima, Maaouya Mahamat et aujourd'hui Hissein Doumbé (et la liste n'est pas exhaustive). Le génie créateur d'une Nation repose essentiellement sur le renouvellement de son élite. Or la confiscation du pouvoir par ce régime barbare a sapé tout esprit de création et d'imagination d'où la situation quasi chaotique dans laquelle se trouve le Tchad.

Cet état des faits conjugué avec la mentalité tchadienne déniant tout crédit aux initiatives artistiques handicapent sérieusement nos jeunes artistes. Ils les poussent, pour les chanteurs, dans des voies éphémères, consistant à chanter les louanges des tenant des pouvoirs au détriment de la sublimation de leurs génies poétiques et musicaux (voir comment la famille Deby déversent les billets de banques sur simple énonciation du nom Deby). C'est ainsi que Maaouya est mort dans l'indifférence générale.

A coté de ce tableau sombre, il y a, quand même, des jeunes, surtout rappeurs, qui s'engagent ouvertement et dénoncent systématiquement les injustices subies par les tchadiens.

Nous joignons notre voix à celles des autres compatriotes pour prsénter nos condoléances à sa famille et ses amis artistes.

La Rédaction de la Gazette de N'djamena

 

Pour les mélomanes: KAG NDIL

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