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  • Pour ses 80 ans qu'elle vient de célébrer ce 28 septembre 2014, Brigitte Bardot a officiellement demandé un cadeau au gouvernement français : qu'il interdise aux musulmans et aux juifs de France de manger de la viande Halal ou Casher. Par un grand tapage médiatique, elle dit que cette interdiction fait partie de ses dernières volontés, et qu'elle aura raté sa vie si la France n'y procède pas. La mise en œuvre d'une telle mesure, partagée par le Front national, aurait la regrettable conséquence d'attiser la haine et les tensions religieuses.

    Brigitte Bardot et le Front national veulent interdire le Halal et la Tabaski France.

    Dans une récente lettre ouverte au gouvernement français, Brigitte Bardot demande que l'abattage rituel pratiqué par les musulmans et les juifs soit interdit en France. Elle exige que la France n'accorde aucune exception légale à l'étourdissement des animaux d'abattoir avant la saignée. Avec la pratique actuelle de l'étourdissement, on se sert d'un pistolet pour fracasser le crâne de l'animal et lui perforer le cerveau d'une balle. C'est incompatible au Halal et au Casher et cela fait autant, sinon plus de souffrance à l'animal qui doit encore être égorgé. La viande Halal et Casher est une réalité française : Près de la moitié des abattoirs français pratiquent l'abattage rituel, sans compter les agréments temporaires délivrés par les préfectures pour la fête de l'Aïd El-Kebir (Tabaski, en Afrique de l'Ouest). L'interdire en France, comme dans certains pays européens, serait une atteinte à la liberté de culte.
    Si Marine Le Pen devient présidente de la France en 2017 et respecte son projet présidentiel, elle interdira l'abattage sans étourdissement préalable des animaux destinés à la consommation. Les juifs et les musulmans devraient alors faire du Halal ou du Casher clandestins, ou faire leurs valises et quitter la France s'ils veulent continuer à pratiquer convenablement leur religion. Pour obliger les musulmans de France à manger de la viande non Halal sans rechigner, Brigitte Bardot et Marine Le Pen pourraient les diviser en comptant sur des imams disposés à redéfinir le principe du Halal. Parmi ceux-là, il y aurait probablement le recteur de la Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur. Ce dernier se plaisait à dire qu'il a personnellement assuré à Brigitte Bardot que l'Islam n'est pas hostile à l'étourdissement s'il n'est pas irréversible. On peut donc en déduire que pour le sacrifice de l'Aïd El Kebir, l'Islam accepterait que les musulmans tirent une balle dans la tête des moutons pour les étourdir, et les égorger avant le constat de la mort. C'est ridicule ! D'une part, cela n'est pas conforme à la commémoration de la soumission du prophète Abraham, qui avait failli égorger son fils unique Ismaël (pas avec un pistolet automatique, ni avec aucun autre moyen technique d'étourdissement), avant que Dieu ne lui fasse parvenir un mouton à la place. D'autre part, il est fort probable que le mouton serait déjà mort avant d'être égorgé. Un musulman pratiquant ne doit pas manger une telle viande. Il est donc inadmissible que Dalil Boubakeur s'emploie à réinventer un principe de l'Islam pour satisfaire Brigide Bardot et les amis de Marine Le Pen.

    Une attitude inutile et favorable à la propagation de haine religieuse.

    Cette stigmatisation inutile des musulmans encourage la radicalisation et la tentation à l'extrémisme religieux. Qu'elle soit motivée par la cause animale ou par une manipulation de l'extrême droite française, elle peut encourager la haine religieuse : d'aucuns y verront un prétexte pour assouvir leur haine de l'Islam ; d'autres un moyen de légitimer leurs actions ou intentions djihadistes contre l'occident. D'autres encore, de bonne foi, pourraient succomber à la tentation d'étendre à tous les musulmans leur haine contre les djihadistes sanguinaires. Au moment où le monde entier s'inquiète de l'expansion de la violence religieuse, Brigitte Bardot gagnerait plus à s'occuper de ses animaux ou de sa fin de vie, que de jeter de l'huile sur le feu incandescent des tensions cultuelles.
    Les armes les plus redoutables contre la paix dans le monde ne sont pas les bombes larguées, ou le feu des chars, missiles et mitrailleuses. C'est davantage les campagnes et propos haineux, parfois ostensibles, parfois simulés ou dissimulés, destinés à opposer les chrétiens, les juifs et les musulmans. Leurs conséquences dans le temps sont pires que les effets d'une guerre ponctuelle : ce sont les véritables armes de destruction massive de notre temps, susceptibles de provoquer un chaos généralisé pendant des décennies, voir des siècles.

    Une personnalité incompétente pour dicter la morale religieuse.

    D'après Brigitte Bardot, si elle vous choque, c'est que vous êtes simples d'esprit, des médiocres ou des sectaires. Il n'empêche que tout musulman, tout juif, peut se demander quelle est sa légitimité pour exiger qu'on réinvente ou réécrive le Coran ou la Torah (Juste pour son cadeau d'anniversaire)? Son statut d'ex icône du cinéma français ou d'ambassadrice de la cause animale à travers le monde ne lui confère aucun droit pour imposer aux musulmans et aux juifs la manière d'exercer leur culte. Et même si les musulmans voulaient réécrire le Coran (hypothèse impossible), ils ne demanderaient certainement pas son avis à une femme dont la nudité exhibée fait partie de son actif de célébrité ; qui a fait l'objet d'une plainte pour incitation à la haine raciale et a été plusieurs fois condamnée pour propos haineux et racistes ; qui est accusée d'être proche de la famille Le Pen et qui, dans son livre « Un cri dans le silence», dénonce l'islamisation de la France comme certains cadres du Front National ; qui estime que Marine Le Pen est la Jeanne d'Arc du 21ème siècle qui pourra sauver la France.
    Tout cela ne témoigne-t-il pas de l'ignorance d'une bourgeoise d'un chic arrondissement de Paris, retranchée à Saint-Tropez, qui ne connait rien de l'Islam et qui souhaite redorer le blason de sa vie en s'attaquant à la foi des musulmans? Avec 30 ans d'acharnement improductif contre une pratique rituelle des musulmans et des juifs, Brigitte Bardot estime qu'elle aura raté sa vie si la France ne lui fait pas le cadeau d'interdire l'abattage religieux. L'avenir nous dira si c'est elle qui aura raté sa vie, ou au contraire les musulmans et les juifs de France qui auront raté leur foi.

    Musulmans de France, profitez bien de la fête de l'Aïd El Kebir qui arrive. Peut-être que c'est l'une des dernières que vous aurez à célébrer comme le veut votre culte, avant que Marine Le Pen et amis ne débarquent à l'Elysée.

    Aliou TALL,
    Président du Réseau Africain de Défense des Usagers, des Consommateurs et du Citoyen (RADUCC)
    Email : raducc@hotmail.fr

  • QUINQUENNAT DE LA HONTE POUR LE PARTI AU POUVOIR

    Un quinquennat qui ne mérite aucune considération positive pour le pays, car la gouvernance de Deby n'est qu'un gâchis pour le pays. En ce sens que, la récolte de sa gouvernance plus deux décennies n'a pas apporté une rentabilité souhaitable, une gouvernance mal plantée, mal germée n'a pas donné des fruits bien muris en contrepartie. Entant qu'un observateur, défenseur et contributeur dans la scène politique et sociale, RAJET a fustigé des pleins fouets le quinquennat de Deby, qui vient d'être apprécié et par son parti MPS et par ses partis parasites donc c'est une vaine appréciation.
    Le quinquennat de Deby, vient d'être célébré, ne procure guère comme les partisans de MPS et les partis satellites y croient. C'est un quinquennat immergé dans la honte, dans le népotisme, dans l'injustice sociale, dans l'inégalité, dans la corruption, dans l'insécurité, dans la pauvreté, dans la famine, dans l'impunité et dans le détournement des deniers publics. La gestion publique est assimilée à une gestion familiale, parce que le pays est entrain d'être géré comme une entreprise privée, au moment où le partage de pouvoir est monopolisé par une poignée de personnes, qui sont des aboutissants et des tenants, des toutes les décisions névralgiques de l'Etat. Cette gouvernance boiteuse, rendant des institutions maladives, montre à suffisance l'incompétence avérée de la gestion publique, car Deby ne fait que gérer notre pays par l'hypocrisie et malhonnêteté. Le peuple tchadien, est éreinté de supporter la même pluie diluvienne de l'injustice sociale, parce qu'il en a assez supporté la discrimination dans la gouvernance. Comme le RAJET étant un artisan, du processus de la démocratisation sur toute l'étendue du territoire, il doit tout donner pour une mutation entendue par le peuple, si serait ainsi le cas, le pays est entrain d'assombrir dans la pire histoire de sa gouvernance. Pour une nécessité obligeante, nous devons sauver notre peuple de cette impasse inédite dans tout le domaine, car nous ne pouvons pas garder un silence complice et nous devons absolument agir pour briser cette chaine de souffrance parce que le peuple compte sur nous, pour s'en débarrasser de cette situation acculée. Ce quinquennat n'a rien fait de ravissant pour festoyer pendant que le peuple croupit dans toutes les formes de malheurs, et pire encore, neuf(9) sur dix(10) de nos concitoyens, ne croustillent rien de manière régulière, donc cette célébration traduit une moquerie envers le peuple tchadien. Depuis son règne jusqu'à ce jour, rien n'augure de bon aloi dans le développement politique et social, nous avons constaté aucune visibilité physique de ses mensonges envers le peuple à propos des infrastructures et suprastructures, plutôt que nous avons consenti qu'il y'a une réelle volonté continuelle de pillage des biens publics avec ses sbires des sales besognes. La jeunesse lance de fer développement ,est abandonnée en elle-même, en principe comme la jeunesse est un leitmotiv de développement, le système paranoïaque de l'actuelle gouvernance, ne doit pas réserver un sort égaré qu'à la jeunesse, parce que la jeunesse est le noyau d'un pays, grâce à laquelle le pays ait des essors politiques, économiques et sociaux, mais l'exception nous enseigne que la jeunesse pour le régime actuel, comme étant un objet refilé, alors qu'au grand dam, la jeunesse est minimisée, déconsidérée et sabotée comme une laide mouche. La jeunesse n'a pas été encouragée dans ses actions salvatrices, par l'actuelle gouvernance, parce que beaucoup de jeunes ont échoué à mi-chemin dans leurs actions entreprises, comme le gouvernement ne les soutient point. Nous déplorons, la place de la jeunesse dans le régime de Deby. Sur le plan économique, les indicateurs sont rouges, parce que l'Etat est toujours déficitaire malgré les revenus que nos exploitations y génèrent, le gouvernement n'investit plus pour le social. Par ailleurs, il y'a des villes qui n'ont pas des infrastructures hospitalières et pourtant les hôpitaux, sont des nécessités pour un Etat, comme la santé n'a pas des prix. Politiquement, depuis deux décennies, le parti au pouvoir se considère le seul maitre du pouvoir, parce que tout est confisquer entre ses mains, ce qui fait qu'il y a une promotion de la médiocratie dans l'administration, tout en favorisant ses partisans. Pire encore, le parti au pouvoir, se fait comme le garant de ses partisans seulement, il a oublié qu'il a un lourd fardeau envers le peuple tchadien donc nous avons constaté, qu'il s'en occupe de ses affidés, parce qu'il a minimisé la souffrance de peuple tchadien alors que le peuple court la pire période de notre histoire. Socialement, le peuple est tenu par le parti au pouvoir comme un laissé-pour-compte, parce qu'il n'a rien posé de crédible pour sauver notre peuple de cette situation criarde. Partout où nous passons, il y'a fortement pénurie d'eau et d'électricité, en principe l'eau et électricité, sont des besoins élémentaires pour qu'un Etat y puisse garantir à son peuple par contre chez nous sont des pierres précieuses pour le peuple, donc nous vivons dans l'obscurité et aussi nous buvons de l'eau non potable, toutes ces amères tergiversations, justifient que son quinquennat n'a rien faits des satisfaisants envers le peuple. Pendant la saison pluvieuse, il vaut mieux d'avoir une pirogue pour mieux vaguer à ses occupations dans certains quartier où l'eau de la pluie stagne, parce que la mairie administrée par les acolytes de parti au pouvoir, ne contribue pas pour le bien-être, les caniveaux ne sont quasiment pas creusés et malheureusement, ceux qui sont creusés jadis ne sont pas entretenus, on dirait que nous vivions dans des mares une fois que la pluie pleut. Si notre parti RAJET, était à sa place, nous allons rendre notre démission car nous-en avons pas fait nos devoirs et nos obligations civiques auprès du peuple, du moment où il n'y a rien de visibilité positive sur le terrain. Le peuple sent, comme y se trouve dans une bergerie entourée des loups parce que l'insécurité est récurrente, car nous avons jamais une nuit sans qu'on enregistre plus de vingtaine de l'homicide, des braquages et des actes de vandalisme donc le peuple est inquiet de cette insécurité galopante. L'insécurité est imbue sur le territoire national, prenons l'exemple le plus probant, notamment le cas des orpailleurs étrangers y possèdent des armes sur notre propre territoire. Pouvons-nous dire que la sécurité est-elle effective sur le territoire nationale ? Peut-on dire que celui qui gouverne le pays, dans le sang et famine depuis plus deux décennies a réellement le contrôle de notre chère patrie ?
    Ce qui est fort préoccupant pendant son quinquennat, c'est la privatisation pure et simple des services publics marchands de l'Etat tels que : le service de délivrance des cartes d'identité nationale, le service des passeports, le service de séjour, le service des permis de conduire, la Sonasut et la sotel est moitie privatisée etc..... Dans la conception théorique des pouvoirs régaliens de l'Etat, il est inacceptable que l'administration publique soit privatisée, pendant que notre pays regorge des énormes potentialités minières. A cause de l'importation des sucres par les caciques de régime, la société sucrière du Tchad, est forcée à décliner vers une faillite inéluctable. Le fort constat de cette ruine et que les licenciements abusifs de ses personnels, l'incapacité financière de couvrir ses activités ainsi que l'abandon de l'Etat à la faveur des incontournables importateurs. Alors, dans cette attitude dépourvue de tout nationalisme actif, nous qualifions cette puante gouvernance de pire l'inanité dans la gestion publique. Notre aimable pays, est allusif à un bâteau échoué dans les profondes eaux de la mer rouge et qui s'enfonce à petit rythme sans aucune assistance malgré nos cris de désarroi dans toutes les directions. Pour notre engagement clairvoyant lié à l'intérêt national, que nous insistions avec un rush effréné afin que les affaires de l'Etat ne soient pas banalisées dans les affaires privées des proches parents de Deby. Si l'Etat, entant qu'une première personnalité morale de toutes les entités sociales, privatise des institutions névralgiques du pays, sans aucune nécessité contraignante, dans cette figure de cas. L'Etat ne plus un bon garant de l'intérêt national et que nous le traitons comme étant un égrugeoir de l'intérêt de tout le Tchad comme ainsi le cas à nos jours. Ce qui est, de plus en plus écœurant et qui tape à l'œil, c'est la prise en otage, des identités nationales remarquables, des tchadiens et des tchadiennes par une entreprise privée issue des familles présidentielles. De ces faits, nous ne sommes pas sur une assiette bien sécurisée comme l'Etat, est entrain d'être malaxé comme une farine des boulangers déprimés, par une poignée de personnes de la même lignée généalogique rampante. Nous disons non, aux gorges déployées à la mauvaise gouvernance, aux poignées sévèrement fermées à l'injustice sociale et aux regards imposants pour un éventuel changement au profit d'une liesse sociale au peuple tchadien. Dans cette teneur, si nous continuons à accepter cette calomnie, nous risquons même d'y connaitre la privatisation d'un département ministériel, donc il vaut mieux plutôt de dénoncer avant toute impasse irréversible dans cette ineptie gouvernementale. Au contraste, nous rappelons avec une impétuosité qu'un Etat puisse nationaliser les géants services marchands et non marchands autrefois appelés SPA et SPIC, pour afin d'aspirer cette pléthore de chômage de nos diplômes. Par contre, une pluie de conséquences pleut sur le peuple, du faite de ces anarchiques privatisations à la défaveur de l'Etat, entre autres, la suppression des emplois, les licenciement sauvages des employé(e)s sans aucun respect des procédures juridiques, recrutement sur la base de l'affinité des personnels non qualifiés aux services, l'abandon des charges familiales des personnes révoquées et le maintien de plus de 80% de taux de chômage jamais inégalé. Dommage que notre pays a perdu la déontologie de son administration et ainsi que ses administrateurs ont perdu leurs professionnalismes. Dans cette lâche allure, le peuple et l'intérêt national, sont pris en collimateur entre une gouvernance égrugée des uns et une gestion chaotique des autres à la merci des particuliers intouchables au dessus de la balance judiciaire. Suite aux maintes privatisations des biens publics, l'Etat est conçu comme un infirme impotent, incapable de satisfaire les besoins élémentaires de son peuple. Pour le peuple tchadien, ce quinquennat n'est pas une aubaine, c'est plutôt un mal perçant de la souffrance aiguisée. En grosso modo, ce quinquennat a soufflé une tornade destructrice, pour le bien-être social du peuple. Parce que, nos concitoyens ont toujours, des ventres creux pour se bien nourriture, et des regards inassouvis sur la gestion publique.

    Président du RAJET, Ordjei Abderahim Chaha

  • Dans l'interview exclusif à Afrique Média TV le 14 Septembre 2 014 le Sultan Général Président tchadien fustige la France, l'Europe et tout l'Occident. Il rend la France responsable de la crise centrafricaine, tout en oubliant que c'étaient les éléments de sa garde prétorienne, avec à leur tête Mahamat Ali Abdallah, qui avaient mis à feu, à sang et pillé littéralement la République Centrafricaine avant de porter Bozizé au pouvoir à Bangui en 2003, provoquant ainsi une haine très tenace du Peuple Centrafricain contre les tchadiens en général. Cette haine est la cause principale des cruelles violences interconfessionnelles qui déchirent en ce moment les citoyens de ce pays frère.
    Le tyran tchadien accuse aussi les Occidentaux d'avoir assassiné son ex-parrain protecteur Kadhafi: «On a assassiné Kadhafi, mission terminée, ils ont laissé de milices armées sans accompagnement etc...» et ajoute: «On a détruit la Libye, après c'est l'Egypte, l'Irak, la Syrie ». Le dictateur tchadien, Idriss Deby parle du cas de « Boko Haram », organisation terroriste criminelle d'une extrême cruauté, comme d'un simple fait banal : « On se réveille avec Boko Haram...La guerre se fera par procuration en Afrique entre les grandes puissances ».Il raconte de plus : « Une partie des armes de la Centrafrique vient du Soudan (un allié) et de la Libye aussi », alors que tout le monde sait que le Seleka est son œuvre pour évincer un Bozizé qui tenterait de prendre un moment donné de libertés à l'égard de Ndjamena.
    Le Sultan Général Président tchadien nous apprend par ailleurs que les pays européens sont développés avec le produit du pillage des richesses africaines, que le fruit du pillage aujourd'hui pour construire une villa à Paris, à Washington n'est pas un bien mal acquis, tentant ainsi de justifier les pillages éhontés des richesses nationales du Tchad par ses bandes de pillards sans moralité qui saignent notre pays durant près d'un quart de siècle. Par cette déclaration, Idriss Deby montre sa nature perfide, instable et incapable de vivre en paix et en harmonie avec son environnement humain.
    Espérons que Paris ne dira pas, une fois encore «qu'Idriss Deby a perdu la raison juste un petit moment mais toujours bon ami et partenaire indispensable en Afrique Centrale».


    Le 15 Septembre 2014
    Mahamat Hassaballah
    ANCD.

  • L'Afrique a-t-elle accepté de faire le sale boulot que la Cour Pénale Internationale (CPI) n'a pas voulu faire : juger Hissène Habré en violation des principes du droit pénal international ? Le marchandage financier qui a précédé la création des Chambres Africaines Extraordinaires (CAE), l'incohérence et l'arbitraire du bricolage judiciaire qui a accouché des CAE, l'impartialité des promoteurs et sponsors du procès contre Habré, ternissent irrémédiablement la crédibilité du procès. Un regard neutre peut y entrevoir une farce internationale destinée à camoufler un complot politico-judiciaire ayant un seul objectif : la TÊTE de Habré à tout PRIX.

    Un bricolage juridique qui remet en cause la légitimité des CAE.

    S'il ne fait aucun doute qu'il faut juger Habré, la lutte contre l'impunité et la défense des victimes ne sauraient justifier pas une condamnation tous azimuts.
    Au niveau de la chronologie judiciaire, la légitimité des CAE pour juger Habré pose problème. En effet, si Habré n'a pu être jugé par la CPI, alors que le Tchad a ratifié le statut de Rome en 2006, c'est parce que la CPI ne peut pas juger les crimes commis avant l'entrée en vigueur de son statut en 2002. La CPI ne peut pas appliquer rétroactivement sa loi pénale. En appliquant la convention internationale sur la torture, le Sénégal n'aurait pu juger Habré que pour des faits qui auraient été commis après le 26 juin 1987, date d'entrée en vigueur de la convention au Sénégal. Or, on veut juger Habré depuis le 7 juin 1982, date de son arrivée au pouvoir. Il fallait donc fabriquer sur mesure une juridiction dédiée à Habré et consorts : on a repris les crimes poursuivis par la CPI pour forger les statuts des CAE. C'est du bricolage.
    Au niveau testimonial, les chambres africaines peuvent prendre en compte les résultats des enquêtes tchadiennes sur les crimes commis pendant le régime de Habré. Mais rien n'assure la neutralité de l'actuel régime tchadien à son égard. Accusé d'avoir soutenu des rebelles qui ont voulu renverser le pouvoir, Habré a été condamné à mort en 2008 au Tchad, par contumace, à l'issue d'un procès jugé expéditif. Pour un procès équitable, les CAE ne doivent pas accorder une force probante au dossier formé contre Habré par les enquêteurs tchadiens. Il en est de même des preuves collectées par des ONG comme Human Rights Watch ou la FIDH. Ces ONG ne sont pas des organes judiciaires. Rien ne garantit leur neutralité dans la collecte et l'analyse des documents. Seule une enquête autonome, diligentée par une juridiction régulière, peut assurer les droits de la défense, notamment la présomption d'innocence.
    Pendant le procès, qui se veut international, les cas non prévus par les statuts des CAE sont régis par la loi sénégalaise. Après le procès les CAE seront dissoutes de plein droit et ce sera alors aux juridictions sénégalaises de prendre le relais pour trancher les questions futures. Les statuts des CAE sont ainsi entachés d'illégalité, dans la mesure où ils violent la décision de la Cour de justice CDEAO qui a ordonné en novembre 2010 que Habré soit jugé par une juridiction internationale Ad hoc. Au surplus, la logique juridique des CAE est volontairement escamotée : l'incrimination est internationale alors que la procédure et la sanction peuvent relever d'une juridiction nationale. L'Afrique refait la même erreur qu'avec l'OHADA : incriminations communautaires – sanctions nationales. Cette absurdité judiciaire ne garantit pas un procès équitable.

    Me Sidiki Kaba, ministre de la justice du Sénégal, est perçu par une partie de l'opinion comme l'avatar d'une inquisition organisée contre Habré. Il aurait tenu les propos suivants, rapportés par la presse : « Si Habré est jugé ici, sa vie sera sauvée car il ne sera pas condamné à mort » ; « Ce procès démontrera sans doute que l'Afrique a la capacité de juger ce bourreau sur son propre continent ». Que reste-t-il de la présomption d'innocence ?

    Une coalition politico-financière qui remet en cause l'impartialité des CAE.

    La gestation programmée des CAE compromet leur impartialité : Sous la pression de lobbies et de l'Union africaine, le Sénégal a adopté en 2007 une loi pour pouvoir juger les crimes de génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre, même commis à l'étranger. En 2008, le Sénégal a modifié sa constitution pour déroger à la non-rétroactivité des lois pénales. Le terrain juridique étant ainsi balisé, le Sénégal a signé en 2012 un accord avec l'Union africaine pour créer les CAE et juger Habré. En modifiant le droit sénégalais juste pour juger Habré, on a créé une justice d'exception. Or les justices d'exception ont la vocation négative d'être conçues sur commande pour condamner « un présumé coupable ».
    Me Sidiki Kaba, ministre de la justice du Sénégal, est perçu par une partie de l'opinion comme l'avatar d'une inquisition organisée contre Habré. Il aurait tenu les propos suivants, rapportés par la presse : « Si Habré est jugé ici, sa vie sera sauvée car il ne sera pas condamné à mort » ; « Ce procès démontrera sans doute que l'Afrique a la capacité de juger ce bourreau sur son propre continent ». Que reste-t-il de la présomption d'innocence ? Jusqu'à sa nomination il a été avocat des plaignants auprès des CAE. Son rôle au procès en tant que ministre de la justice discrédite les CAE et fait penser à un complot judiciaire pour faire tomber Habré. D'aucuns l'accusent de vouloir dégommer la tête de Habré pour faciliter son ascension vers la direction de la CPI. D'autres disent qu'il est le bras judiciaire d'ONG soucieux de punir ceux qu'elles estiment coupables, au regard de la discipline idéologique qu'elles veulent imposer au monde. Vrai ou faux, avec lui comme ministre sénégalais de la justice, le procès Habré est terni par des suspicions d'impartialité, vu comme injuste et inéquitable.
    Le marchandage financier qui a précédé l'accord international pour juger Habré a aussi décrédibilisé le procès. Le fait que l'Etat tchadien, qui a déjà condamné à mort Habré et qui souhaitait se constituer partie civile, soit le principal bailleur de fonds du procès, remet en cause l'impartialité du CAE. En outre, comment expliquer que 560 millions de francs CFA soient consacrés à la communication des CAE auprès des populations ? Une justice légitime et impartiale n'a pas besoin de payer autant d'argent à des cabinets privés pour faire sa promotion et gagner sa crédibilité.

    Une inquisition sur mesure qui accable Habré avant même le procès.

    Les mécanismes internationaux de répression pénale constituent une fanfaronnade à géométrie variable. Au lendemain de la deuxième guerre mondiale, des juridictions spéciales comme le Tribunal de Nuremberg et le Tribunal de Tokyo ont été instaurées par les vainqueurs pour punir les vaincus. Ces tribunaux ont inspiré la création de la CPI en 1998, qui souffre toujours d'un défaut de légitimité. Elle est souvent accusée d'être une justice pénale pour les dirigeants des pays pauvres : Un ivoirien comme Laurent Gbagbo y est facilement traduit, alors qu'un israélien, un américain, un iranien, un chinois ou un russe y échappe. Lors d'audiences du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie auxquelles nous avons assistées à la Haye, on pouvait être tenté de cautionner la ligne de défense de criminels présumés comme Slobodan Milosevic ou Radovan Karadzic : les justices spéciales sont des outils politiques de règlement de comptes. En effet, on se croirait à un procès de l'OTAN contre d'ex dirigeants serbes. Le procès contre Habré n'échappe pas à cette critique : avec les CAE on croit assister à un procès d'une coalition internationale contre la tête de Habré. Cela met Habré dans une position de victime, alors qu'il est accusé de faits très graves.
    Les statuts des CAE posent une incrimination fleuve, avec laquelle on imagine mal comment Habré pourrait être innocenté. Tout a été rédigé pour qu'il puisse être jugé coupable ou complice. Les juges sénégalais n'ont pas besoin de prouver que Habré avait commis, ordonné ou encouragé les crimes qui lui sont reprochés. Il leur suffit de lui imputer les actes de ses subordonnés, en retenant qu'il avait des raisons de savoir que ces derniers s'apprêtaient à les commettre, et qu'il n'avait pas pris de mesures pour les empêcher ou punir les auteurs. Le Tribunal pénal international pour l'ex Yougoslavie avait retenu la responsabilité de Slobodan Milosevic en estimant qu'il était au courant du risque de massacres en Bosnie et qu'il n'avait rien fait pour les empêcher. Les CAE pourraient reproduire le même schéma pour condamner Habré.

    Pour juger ses grands criminels présumés et préserver les droits des victimes, l'Afrique devrait mettre en place une juridiction pénale permanente, à la fois compétente pour l'incrimination, l'instruction et le jugement. Cela calmerait les ardeurs criminelles des dirigeants sanguinaires.

    Aliou TALL,
    Président du Réseau Africain de Défense des Usagers, des Consommateurs et du Citoyen (RADUCC)
    Email : raducc@hortmail.fr

  • Selon nos correspondants à N'djamena, un décret, muet (et dont la Gazette a eu copie), signé par le despote, Idriss Deby, a réhabilité tous les ex rebelles appartenant aux clans dont il est issu. Ainsi, les dissensions inter-clan nées suite aux évènements de mai 2004, ne sont que des mauvais souvenirs. Du moins, pour certains des acteurs. Les évènements du Tibesti aidant, le tyran de N'djamena a entrepris une démarche de réconciliation avec ses parents ralliés depuis 2010 et qui, il avait humiliés et dégradés, avec d'autres ralliés, à Moussoro.

    Pour la Gazette et depuis Shawire, Ahmat Youssouf


    On s'excuse pour la qualité des images.

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