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  • L'annonce de l'acquisition des parts Chevron dans l'exploitation du gisement Doba, dans le sud tchadien, avec le concours du conglomérat helvéto-britannique Glencore et ceci à hauteur de 1,3 milliards de dollars, a fait réagir les ONG helvétiques qui dénoncent l'opacité qui entoure cette opération.

    L'enchevêtrement inextricable des relations Tchad-Glencore

    Selon l'ONG helvétique Swissaid, Glencore avait déjà pris en 2012 une participation de 25% dans deux champs pétroliers de la société canadienne Griffiths – qui s'appelle désormais Caracal - dans le sud du Tchad, pour un montant de quelque 300 millions de dollars. Le géant des matières premières Glencore avait acquis le pétro-gazier Caracal Energy Inc, très actif au Tchad, au terme d'un accord définitif pour une considération de 5,5 £ (livres suisses) par action suivant un plan d'arrangement qui s'achèvera au second trimestre 2014, a annoncé le 14 avril la compagnie canadienne. La société helvèto-britannique via son entité Glencore Energy UK vend aussi, grâce à un accord signé en septembre 2012, une partie significative de la part de l'Etat tchadien sur les permis de Doba (opérés par Exxon-Petronas-Chevron).
    La Société des hydrocarbures du Tchad (SHT), qui est normalement en charge de la commercialisation, a donné un mandat à Glencore pour effectuer cette tâche. Cette commercialisation directe de la part de l'Etat sur Doba a été rendue possible suite à des négociations en 2012 avec le consortium dirigé par Exxon. Les conclusions de l'accord prévoient que la SHT commercialise directement 12,5% du débit total des champs. Auparavant, Exxon se chargeait de vendre 100% du débit (sources : Africa Intelligence).
    Les ONG qui traquent les comportements voyous de ces multinationales occidentales, critiquent le géant anglo-suisse de négoce Glencore et lui reprochent, en série, des pratiques peu orthodoxes dans le secteur des matières premières surtout en Afrique. Selon le site de l'ONG Swissaid, les organisations humanitaires «alertent le public et les parlementaires helvétiques pour une régulation des activités de Glencore qui, outre le négoce, détient, entre autres, 69% de participations indirectes dans la compagnie Mutanda Mining Sarl de production de cuivre et de cobalt à haute teneur en RD Congo». Selon le journal suisse le Temps, un rapport de l'ONG Pain pour le prochain /Action de Carême va se pencher, le 17 juin, sur des problèmes de pollutions au cuivre et au cobalt, des brutalités et ses pratiques de fiscalité liées aux activités de Glencore.
    C'est dans ces conditions que le régime autocratique d'Idriss Deby du Tchad a annoncé le rachat des parts de Chevron au profit de l'Etat tchadien avec un prêt contracté auprès de Glencore pour 4 ans.

    De Glencore à ... Glencore !

    Les appétits de Glencore pour le brut tchadien ne datent pas de 2012 mais plutôt 2004. C'est à cette date qu'un membre influent du clan au pouvoir à N'djamena rencontre un certain James T., représentant de Glencore dans un pays d'Europe du sud. C'est ce James T. qui introduira plus tard un autre businessman israélien, David K. (commandant en second d'une célèbre opération de libération d'otages dans les années 70), qui livrera beaucoup d'équipements militaires à Idriss Deby.
    Un accord a été conclu entre ce proche du pouvoir et James T. aux termes duquel le proche du clan doit convaincre Idriss Deby pour céder la vente du pétrole brut tchadien à Glencore. Au même moment, l'affaire dite de bonus pétrolier éclata. Au printemps 2000, un bonus de 25 millions de dollars US (environ 15 Milliards de F CFA) a été versé au Tchad lors de la reconstitution du consortium pétrolier chargé d'exploiter le gisement de Doba (sud du pays), avait déclaré le gouvernement tchadien. Ce bonus a été détourné ce qui a créé une sérieuse brouille au sein du clan au pouvoir aboutissant au fameux coup manqué de mai 2004 (in Yorongar: Tchad, le procès d'Idriss Déby: témoignage à charge).

    Pourquoi la société Chevron est partie?

    Le départ de Chevron n'a pas surpris les observateurs les plus avertis de la situation économique, politique et sociale du Tchad. A en croire le site de l'information Journal du Tchad, le Tchad souhaiterait acquérir 5% du consortium qui exploite les champs, composé d'Exxon, Chevron et Petronas. Problème, Déby Itno veut que ces 5% soient cédés sans contrepartie financière. Exxon, qui cherche à partir du pays depuis plusieurs mois, tente de gagner du temps afin de laisser le futur opérateur gérer cette négociation. Selon certaines sources, le départ précipité de Chevron est dû aussi à la décroissance de la production du gisement exploité par ce consortium. Ainsi la production est passée d'une estimation de 225 000 barils/jour, à une production réelle de 110 000 barils/jour, pour retomber aujourd'hui à 86 000 barils/jour. Ces deux raisons auraient poussé Chevron à devancer Exxon.

    Pétrole tchadien et déculottée de la Banque Mondiale

    Au début du projet, la Banque Mondiale, et certains analystes économiques voire même politiques (voir à ce sujet la sortie de l'ancien 1er ministre français Michel Rocard), vantaient les retombées de cette collaboration avec le régime tchadien. En effet dans l'histoire d'exploitation pétrolière, une pareille collaboration était inédite. Ainsi, un investissement global de 3,7 milliards de dollars a reçu la caution morale de la Banque mondiale, dont le représentant se satisfaisait prématurément du respect du cahier des charges par tous les intervenants. Nils O. Tcheyan, le chef de la délégation de la Banque mondiale à la cérémonie de Komé a néanmoins tenu à rappeler qu'une «utilisation efficace et transparente des premiers revenus pétroliers par les autorités tchadiennes sera décisive pour renforcer la confiance du peuple tchadien et des instances internationales». Fidèle à lui, Idriss Deby avait accepté toutes les conditions avant de les dénoncer une fois le pétrole jailli. Ainsi les fonds dits de générations futures ont été débloqués et consommés.

      

    La gestion du pétrole tchadien à l'instar des autres secteurs de l'économie tchadienne est d'une opacité étonnante et incomparable. En réalité, dans les hautes sphères du pouvoir tchadien, personne ne peut débattre les décisions d'Idriss Deby. A ceux qui ont osé lui suggérer qu'ils sont ses collaborateurs et que à ce titre ils réfléchissent pour l'aider dans ses prises de décisions, la réponse de Deby était claire nette et sans ambages : «Vous êtes ici pour exécuter mes ordres et pas pour réfléchir». Selon une source proche du palais rose: «Tout le monde fait semblant. Personne ne fait quelque chose. Personne ne parle. Pas un mot. Rien. C'est tout». Une autre source renchérit «La collaboration se mesure à l'humeur du jour, un regard de travers et on doit décamper, c'est pire que Kadhafi». Ainsi va le Tchad.


    Pour La Gazette et depuis N'djamena,

    Ahmat Youssouf

  • La guerre en Centrafrique a mis en évidence le rôle important et ambigu du Tchad : jadis considéré comme l'un des « Etats malades » de l'Afrique, tristement célèbre pour ses dictateurs, François Tombalbaye, Hissene Habré et aujourd'hui Idriss Deby, le Tchad, doté d'une rente pétrolière et d'un régime fort, est en passe devenir une puissance régionale. Exerçant la présidence tournante de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest, le Tchad est aussi candidat à un siège de membre non permanent du Conseil de sécurité.
    Voici dix ans, alors qu'Idriss Deby, qui avait lui-même chassé Hissène Habré par la force, était menacé par des groupes rebelles descendus de Libye, il ne dut son salut qu'à l'intervention de l'armée française, présente sur le territoire tchadien depuis 1986 dans le cadre de l'opération Epervier.
    Depuis lors, Deby, avec l'assentiment tacite de Paris, a cessé de financer un « fonds pour les générations futures », mis sur pied avec l'aide de la Banque Mondiale alors que commençait l'exploitation pétrolière. Se sentant menacé, il préférait utiliser les recettes de l'or noir pour répondre à des besoins immédiats : se doter d'une armée performante, capable de faire barrage à des groupes armés encouragés par la Libye de Kaddfhafi ou libérés après la liquidation de ce dernier, assurer la sécurité de ses frontières et se rendre indispensable dans la stabilisation des pays voisins.
    C'est ainsi que le Tchad a offert un soutien capital à l'opération française Serval, déployée au Mali et, au début de cette année, les troupes tchadiennes placées en première ligne face aux milices islamistes ont subi de lourdes pertes. En outre, c'est depuis le territoire tchadien qu'opèrent les Mirage français survolant la sous région. Du point de vue de N'Djamena, ces éminents services ont été mal récompensés, puisque, lorsqu'il s'est agi de nommer le chef militaire de la mission onusienne de stabilisation du Mali (Minusma), c'est un officier rwandais, le général Kazura, qui l'a emporté sur son rival tchadien.
    Ayant efficacement soutenu la France au Mali, le Tchad s'est montré plus ambigu en Centrafrique, un pays qui relève de sa zone d'influence et dont les dirigeants ont toujours été tiraillés entre deux pôles de solidarité, la Libye du colonel Kaddhafi et la France.
    C'est ainsi qu'en 2003, le Premier ministre centrafricain Ange Félix Patassé, proche de Tripoli et soutenu à l'époque par le Congolais Jean-Pierre Bemba, (qui s'est retrouvé à la Cour pénale internationale à la suite des viols commis par ses soldats lors de leur intervention à Bangui) avait été chassé du pouvoir par le général François Bozizé, un ami du président congolais Joseph Kabila. A l'époque, les troupes de François Bozize, parties du Nord du pays, ne l'avaient emporté que grâce au soutien de l'armée tchadienne.
    Dix ans plus tard, ses alliés initiaux ont constaté que Bozize les avait déçus : pas plus que ses prédécesseurs, il n'avait réussi à endiguer la corruption, mais surtout, il s'était rapproché de la Chine, où il avait voyagé en 2009, autorisant ensuite la société chinoise CNPC à entamer des prospections pétrolières à Boromata, dans le Nord-est du pays, au grand déplaisir des Français et des Américains.
    Il n'en fallait pas plus pour que le Tchad, voici un an, appuie la Seleka, « coalition » en sango, une nébuleuse de mouvements d'opposition bientôt rejoints par des « combattants sans frontières » venus du Soudan ou recrutés dans le vivier libyen.
    Dans un premier temps, la France, absorbée par son intervention au Mali et décidée à lâcher Bozize au profit de Michel Djotodia, un ancien fonctionnaire, détourna les yeux, laissant se déployer à Bangui une force africaine, la Fomac, dont le principal contingent, -650 hommes- était... fourni par le Tchad !
    Ces soldats tchadiens, reflets de la politique de leur pays, ont joué un rôle ambigu, refusant parfois de désarmer la Seleka, fournissant des brassards à ses soldats afin qu'ils puissent continuer à circuler. Cette attitude équivoque a poussé la population de Bangui à prendre à partie des commerçants d'origine tchadienne, très nombreux dans la capitale. Plus largement, des ressortissants centrafricains originaires des provinces du Nord et de confession musulmane ont été assimilés à des Tchadiens et massacrés par les milices « anti balaka » qui se sont créées pour défendre les chrétiens face à la Seleka.
    Alors que les troupes françaises, engagés à Bangui autant pour enrayer les massacres que pour réaffirmer le rôle de la France , sont accusées de partialité par les musulmans, leur allié tchadien redoute de voir ses 15.000 ressortissants vivant en Centrafrique être obligés de fuir pour cause de représailles.

     

    Sources:Le carnet de Colette Braeckman

    19 juin 2014

  • Comme promis dans nos précédents écrits, nous essayerons de parler de l'armée Tchadienne, pardon de ce qui y tient lieu. Créée en 1961 soit une année après l'indépendance du Tchad, l'Armée Nationale Tchadienne, importante institution de l'Etat a vécu le temps d'un régime. Les généraux Doumro puis Félix Malloum qui l'avaient successivement dirigée, avaient déjà eu maille à partir avec le président de la république de l'époque Ngarta Tombalbaye.
    Le mimétisme de la structure militaire sur la France a tenu pendant deux décennies avec toutes les injustices et abus que l'on connait avant de s'effondrer à l'arrivée des groupes du frolinat aux affaires avec toute leur pagaille. Dans les années 82-84, le régime de l'ancien Président Habré avait essayé de corriger les inégalités ethniques et régionales avec le système des officiers et sous-officiers assimilés, mais ce fut un échec dont l'explication se trouve en grande partie dans les méthodes de son chef d'état major des armées de l'époque Idriss Deby.
    L'avènement du MPS au pouvoir a sonné le glas de l'armée Tchadienne. Pourtant depuis 1990, se trouve à la tête de l'Etat Idriss Deby, militaire formé, même si sa formation est douteuse, vu l'état désastreux de cette armée. Sorti de l'école d'officier inter-armée de Ndjamena avec comme camarades de promotion les colonels Abbas Koty et Becher Moussa qui ont toujours mis en doute ses compétences et n'ont pas hésité à le dire haut et fort pour le bien de notre pays. Cette vérité, hélas n'était pas bonne à dire, ils ont tous les deux payé de leur vie. Cet officier (Deby) qualifié tambour battant de « renard du désert » par certains fayots et certaines officines généralement intéressés n'est en réalité rien d'autre qu'un général d'opérette, prêt à prendre sa jambe au cou à la moindre étincelle. Nous reviendrons dans un prochain article sur ses faits d'armes. Ce qui nous intéresse ici, c'est l'armée Tchadienne.
    Rappelons que le rôle d'une armée est d'assurer la sécurité du territoire national contre toute agression étrangère et d'observer une neutralité absolue sur le plan intérieur, afin d'être le garant de la sécurité et la cohésion nationales. Dans la réalité l'armée tchadienne est devenue un instrument d'équilibre politique utilisée par Deby pour intimider sinon opprimer les tchadiens pour ainsi dissimuler ses carences derrière la brutalité. Au regard des missions qu'elle a accompli et les terrains sur lesquels elle s'est distinguée, cette armée a toutes les caractéristiques d'une milice familiale en perpétuel mouvement. Si elle n'accompagne pas Deby dans ses escapades régionales, elle tourne d'une région à une autre comme pour dire attention à ceux qui veulent s'offrir un minimum de liberté de parole ou de dénonciation. Pire elle est engagée à l'extérieur du Tchad au mépris de tous les usages légaux, pour des raisons de mercantilisme propre à Deby, dans des guerres qui ne la concerne absolument pas : RDC, Congo Brazzaville, Mali, Soudan, Centrafrique etc.... à tel point que les ressortissants de ces pays considèrent les Tchadiens comme des parias.
    Sans revenir sur les états généraux des armées dont les résolutions pertinentes ont été simplement jetées à la poubelle, il faut dire que les effectifs de cette armée ont été gonflés à dessein pour que le chef suprême des armées (Deby) puisse par divers subterfuges puiser à volonté sur le budget de cette armée. En effet il n'est pas le seul à se servir du budget de l'armée, car chaque responsable militaire dispose d'une liste fictive de plusieurs dizaines voire centaines dont les soldes lui sont directement versés à la fin de chaque mois. Cette pratique permet à Deby de détourner le regard des officiers de son train de vie ostentatoire et de celui de sa famille, mais elle lui permet également de tenir les officiers dont la loyauté devient un impératif de chaque instant. Ainsi, officiellement, l'ANT est composée de 30.000 hommes repartis comme suit : 18.000 hommes dans l'armée de terre, 7.000 hommes dans la gendarmerie et 5000 hommes dans la garde nationale et nomade (GNNT).
    Dotée d'une quincaillerie vétuste acquise à coup de milliards de dollars notamment en Ukraine, composée de 2 hélicoptère MI-24, 3 avions SU 25, une centaine de chars et une cinquantaine de RAM, cette armée budgétivore n'est en réalité qu'un alibi arrangé par Deby pour dilapider l'argent public. En février 2014, plus d'un milliard de dollars ont été décaissés sur les revenus petroliers pour l'achat de 600 véhicules Toyota et une énorme quantité d'arme par l'intermédiaire de deux de ses fils. Avec le cynisme qui le caractérise et surtout pour humilier l'armée, Deby nomme souvent à la tête de l'armée un de ses fils ou neveux après l'avoir promu général, grade aujourd'hui à la mode au sein de son clan. Nous pouvons ainsi recenser une bonne vingtaine de généraux uniquement de sa famille ITNO, pendant que des communautés entières n'en comptent pas un seul général en activité. Pour camoufler son jeu, le chef d'état major général des armées est choisi parmi les officiers malléables et son adjoint, le véritable décideur reste toujours un membre de sa famille.
    Depuis 2006, des jeunes de l'ethnie de Deby sont discrètement recrutés par centaines chaque année et promus aux grades de capitaine et commandant pour les plus jeunes et colonel pour les plus âgés. Plus étonnant, est la promotion par «décret muet » aux grades supérieurs des vieilles femmes d'Amdjarass dont les fils sont morts aux combats pour leur permettre de bénéficier de salaires en plus des gratifications faites par le même Deby à l'occasion de chaque descente à Amdjaras. Ces jeunes qui n'ont reçu aucune formation, souvent drogués et armées jusqu'aux dents sont des véritables machines à tuer. Voilà ce que les esprits malins appellent armée Tchadienne. Pris par le découragement, les vrais militaires de formation ont eux-mêmes demandé leurs mis en disponibilité et pour d'autres la retraite anticipée. Il ne reste que ceux qui ne savent que voler, tuer et violer, d'où chez nous au Tchad le treillis fait peur pendant que partout ailleurs il rassure le citoyen. Thomas Sankara disait « un militaire sans formation est un criminel en puissance ». Il est clair que Idriss Deby Itno et les siens sont des criminels qui finiront un jour par payer tous les actes ignobles commis sur les paisibles citoyens Tchadiens mais aussi les ressortissants des pays ayant subis leur folie meurtrière.
    Cependant, le peuple en lutte ne doit pas baisser les bras face à l'arbitraire. Le ras-le-bol général qu'exprime le peuple tchadien partout dans nos villes et villages mérite le soutien de tous. Fidèle à ses idéaux de liberté, de justice, et de démocratie, jeunesse ARDACHI appelle à la convergence de toutes les forces vives pour donner un coup de grâce à ce régime déjà à bout de souffle.

     

    Fait à N'djamena le 20 juin 2014
    Jeunesse ARDACHI

  • L'affaire Hissène Habré (HH) se poursuit entre Dakar et Ndjamena, trainant derrière elle comme à l'accoutumée d'innombrables violations du Droit et des droits de l'ex Président Tchadien, exilé au Sénégal depuis bientôt un quart de siècle au nom de la fameuse TERANGA.

    Cela fait un an et cinq mois que les Chambres Africaines Extraordinaires d'instructions (CAE) carburent à plein régime, consommant sans compter l'impressionnant budget de 18 milliards de francs Cfa mis généreusement à leur guise par un homme perdu, Idriss Deby Itno qui, 23 ans après avoir conquis le pouvoir par les armes, règne fatalement sur la destinée du Tchad par le fait de la corruption, des fraudes électorales répétitives, des assassinats des élites intellectuelles, politiques et militaires tchadiennes, des interventions militaires à l'extérieur du territoire national (au coût invraisemblable !), le tout couvert par une certaine communauté internationale intéressée.

    Les CAE sont l'ultime étape d'un odieux deal politique conclu entre des groupes d'intérêts à obédience maçonnique pour mettre la main sur un homme et un seul, le Président HH. Illégal sur toute la ligne, ce Tribunal d'exception a été dénoncé par tous les Juristes Sénégalais et Africains indépendants. L'artifice juridique pensé par Reed Brody de Human Right Watch pour la création de ces CAE a été ainsi démonté pièce par pièce. Les accords de coopération judiciaire signés en renfort entre le Sénégal et l'Union Africaine d'une part et le Sénégal et le Tchad d'autre part, n'ont à l'évidence pas suffit pour donner aux CAE un semblant de légalité.

    Est-il encore nécessaire de rappeler ici toutes les péripéties de cette affaire, notamment les décisions de justices rendues jusque-là, à savoir celles de la Justice sénégalaise depuis 2000 et celles de la Cour de justice de la CEDEAO qui interdisaient au Sénégal d'organiser un tel procès ? Il faut seulement se rendre à l'évidence que nous sommes au Sénégal, un pays pivot de la Françafrique où l'argent est roi, c'est la seule chose qui compte véritablement, tout le reste est secondaire. 18 milliards de francs, ce n'est pas rien, surtout en ce temps de crise financière. Une mangeoire à laquelle s'invitent sans honte ni vergogne une kyrielle de Sénégalais de « bonne famille » parmi lesquels des politiciens, juristes, militaires, journalistes, hommes d'affaires, marabouts, etc. Ce ne serait pas exagérer de dire que l'arrestation du Président HH a ouvert les vannes des pétrodollars tchadiens pour ces individus. Le Président Macky Sall, son Premier ministre Aminata Touré (ex Ministre de la justice, chef d'orchestre de ces CAE), le Procureur général des CAE Mbacké Fall, les Juges d'instructions, les organisations de défense des droits de l'homme, Atepa Goudiaby, etc., se sont largement servis. Une cérémonie de remise d'oscars a été spécialement organisée à Dakar à l'honneur des FATIM valablement représentées par leurs chefs les ITNO.

    Le 30 juin prochain, HH bouclera un an d'emprisonnement arbitraire. Pourquoi ? Qu'est ce qui justifie cette incarcération ? Qu'est ce qui a changé depuis dans cette affaire ? Où en sommes-nous ? Et à quoi faut-il s'attendre maintenant ?

    La 1ère commission rogatoire a été annoncée tambour battant par la bande à Reed Brody (Jacquelines Moudeina, Delphine Djiraïbé, Alioune Tine, Assane Dioma Ndiaye, ...) qui ne pouvait cacher sa satisfaction. Enfin le bout du tunnel ! A Ndjaména, le Procureur des CAE Mbacké Fall et son équipe ont débarqué comme dans les séries policières « Les experts ». Croyant que tous les Tchadiens sont aussi Totos que leur Raïs Deby, Mbacké FALL n'hésitera pas à tenir des propos offensants et insultants comme : « L'enquête se fera uniquement à charge, contre Hissein Habré.». Mais c'est sans compter avec le Procureur de la République, le Magistrat Mahamat Saleh Younouss, qui a dignement recadré le Procureur-Tirailleur des CAE dans la manière qu'il entend conduire sa mission au Tchad. Cela lui a valu sanction car il a été immédiatement muté à Abéché.

    Quinze jours durant, les Juges d'instructions des CAE installés dans un commissariat de Ndjaména, sous haute surveillance de l'ANS, vont enregistrer des plaintes. N'importe qui pouvait venir relater n'importe quoi et repartir. Avec une particularité hilarante : tout le monde porte plainte contre Hissein Habré mais aucun ne reconnaît l'avoir vu ou rencontré un jour. Cette mise en scène est l'œuvre d'Alioune Tine de la RADDHO, le mercenaire droit de l'hommiste avait effectué plusieurs missions à Ndjaména pour former ces pseudos plaignants à faire des vrais-faux témoignages.

    La 2ème commission rogatoire, de même durée, s'inscrivit dans le même sillage que la première. Enregistrement de plaintes dont 90 % ne portent pas sur des cas de tortures, de crimes ou de disparitions mais plutôt sur des affaires liées à l'argent. C'est le cas de cet illustre inconnu qui réclame 100 millions de francs Cfa toujours au Président Habré. Il déclare avoir remis en 1986 un chèque en blanc à des émissaires venus de la Présidence de la République mais dont il ignore l'identité. Le bonhomme a eu la surprise de sa vie d'entendre le juge lui réclamer : le nom de sa banque, son numéro de compte et éventuellement le relevé bancaire ou la souche du chéquier.

    Vous comprenez pourquoi les Juges des CAE n'ont à ce jour mené aucune enquête pour s'assurer de la véracité des accusations (1.522 plaintes). Aussi, il ne serait pas déplacer de souligner que les pseudos plaignants sont essentiellement des Sudistes, des personnes âgées et très pauvres. L'argent a été à l'évidence le stimulant principal pour toutes ces personnes. Notons aussi que les 5 personnalités arrêtées un temps à savoir Saleh Younous, Mahamat Djibrine, Mahamat Wakaye, Touka Haliki et Oumar Souni ont rapidement recouvert la liberté à l'exception notoire des deux premières. Toutefois, les autorités tchadiennes ont opposé un refus ferme aux Juges des CAE qui ont souhaité rencontrer et interroger les deux détenus. Nous y reviendrons.

    A la 3ème commission rogatoire, les plaignants se font désirés. Le fan's club de Jacquelines Moudeine s'est épuisé. Pour combler le vide, les Juges des CAE se rabattent sur ce qu'on présente comme les archives de la DDS. Les archives de Bernard Padaré et Ahmat Bachir devrais-je dire ! Des documents qui, sous d'autres cieux, perdraient toute leur valeur juridique et iraient directement à la poubelle car ayant été pendant des années entre les mains de l'accusation. Reed Brody se promenait avec ces documents dans son sac, il exhibait à la presse des copies où on peut voir des tableaux faits sous Excel ! (Pour ceux qui ignorent, Excel a
    connu son expansion qu'avec Windows95).

    Puis vint le déplacement tant attendu au Sud du Tchad pour revisiter le fameux « septembre noir ». Le résultat est loin de l'effet escompté. On peut dire ça fait pschitt ! Dans la périphérie de Ndjaména, la fameuse plaine des morts a mystérieusement disparu sous les pieds du fossoyeur Clément Aboufouta, il n'a pu montrer aux Sénégalais un seul site où il affirmait enterrer 15 personnes quotidiennement pendant 4 années. A la place de charniers, on a ouvert des tombes construites d'innocentes personnes, certaines présentaient encore de linceul. Les ossements ont été emportés en Belgique par ces mercenaires recrutés par Reed Brody.

    Une 4ème commission rogatoire, non planifiée, a été effectuée pour une durée de 15 jours, du 23 mai au 7 juin 2014. Car chaque jour passé au Tchad, les fonctionnaires des CAE empochent 350.000 F. Faites le calcul. Cette dernière mission se justifie uniquement par la pression exercée sur les CAE par les droits de l'hommistes. L'objectif est d'obtenir vaille que vaille l'extradition sur Dakar de Saleh Younouss, Mahamat Djibrine et Zakaria Berdey, indispensable aux de Reed Brody pour la tenue d'un simulacre de procès. Un bras de fer qui se déroulait à huis clos depuis plusieurs mois et qui a fini sur la place publique ces derniers jours. Le ministre de la justice du Tchad, Me Bechir Madet, vient d'effectuer une visite de 48 heures au Sénégal où il a remis au Premier ministre Aminata Touré, une lettre sur l'affaire Habré. Qui croit encore que c'est une affaire judiciaire ?

    Une mascarade honteuse qui passe au pays de Cheikh Ahmadou Bamba et d'Abdoul Aziz Sy Dabakh. Et que dire de ces convocations abusives du Président HH aux CAE où il passe des heures sans boire, sans manger ni prier. Alors que Mbacké Fall, Moustapha Ka et tous les autres Dioublangs qui peuplent les CAE se gavent comme des oies de plats commandés à des traiteurs et incroyablement surfacturés au prix d'un déjeuner présidentiel. Ce jeudi 19 juin encore, le Président Habré a été convqué aux CAE pour une lecture d'un rapport commandé par les CAE sur la guerre du Tchad, pondu par un Officier Rwandais vivant en Belgique. Autant dire que c'est un Hutu amnistié par les ONG, de même espèce que Bandoum Bandjim.

    Face à cette imposture unique dans l'histoire contemporaine, les Tchadiens doivent s'interroger sur la finalité d'un tel acharnement politique. Ceux qui doivent parler et qui se taisent aujourd'hui, regretteront demain leur silence complice, ils n'auront aucune excuse devant l'histoire. Car maintenant tout est clair et pour tout le monde, y compris pour cette petite catégorie aveuglée par la haine et la vengeance, qu'à travers cette affaire ce n'est la justice qui est recherchée mais des règlements de compte politique. Quant aux Sénégalais, tous ceux qui sont mouillés dans cette affaire, assumeront tôt ou tard toutes les conséquences de leurs actes. Que Dieu nous accorde une longue vie.

     

    Par Tahir Mahamat Toké
    tahirtoke@africamel.net

     

    Source: Tchadpages

     

     

  • Après les suspensions, intimidations et menaces proférées envers la population et aux autorités morales et traditionnelles de la région du BATHA . Le Gouverneur Nouky Adam Charrfadine, apparemment n'entend pas s'arrêter là, il a du mal à se conformer aux règles régissant les normes du bon fonctionnement d'un État de droit .

    En fait, on ne dira jamais assez , à l'image de ces désordres (bordel) administratifs,juridiques et sociaux instaurés par le régime MPS depuis 24 ans qu'il régnait en maître au Tchad . Et comme dans la jungle, la plupart des ces Gouverneurs généraux et analphabète décrété par le Raïs qui, ne respectent aucune hiérarchie ni règle de droit et ne gèrent leurs domaines que comme eux ils veulent l'entendre gérer . D'où notre gouverneur du BATHA Mr Nouky Charffadine ne déroge pas à la règle, il vienne de récidiver . Cette fois-ci non seulement , il suspens, intimide et/ou menace, mais non il désobéit carrément son hiérarchie de président Deby en abrogeant par simple message son décret.

    Cependant, personnellement j 'ai jamais cru un instant à une démocratie au Tchad mais bon enfin ce n'est pas notre sujet ici. Mais il faut le reconnaitre qu'il y'a parmi mes compatriotes Tchadiens, ceux qui croient , ils sont honnêtes et ils étudient et travaillent dur afin d'apporter leurs contributions au pays malgré . Mais non, visiblement le Gouverneur du batha ne les entend pas ainsi, il a d'autres critères inavouées...

    En effet,le gouverneur du BATHA aurait abrogé par simple message le décret nommant Mr Ali Amine Ibrahim Sous-préfet de N'Djamèna-Bilala et auraCoit ordonné le préfet d'installer un autre Mr de leurs choix, un ancien militaire déflaté et analphabète en lieu et place de Mr Ali Amine Ibrahim. Ainsi le pauvre Ali Amine a été empêché de prendre sa fonction. Ridiculisé chez lui, Laissé seul sur le carreau ,il ne sait plus à quel saint se vouer au pays des ITNO... Alors que tenez vous bien notre compatriote Mr Ali Amine Ibrahim est porteur d' un décret n° 263 du 21 Avril 2014 , d'un ordre de mission n°303 délivrée par le Directeur de l'intérieur, d'une carte professionnelle d'agent du ministère de l'intérieur n°246 . Donc, cherchons à comprendre cette jungle de bergerie des ITNO et ses valets des gouverneurs Généraux et analphabète.

    En fin,bien sûr que nous avons tenté de savoir un peu plus le pourquoi et le tort de ce fils du Batha .Et beh, nos diverses sources nous affirment que c'est si simplement que ça, c'est sa tête qui ne les plait (il est têtu), il n'est pas trop fan des "idéaux" du MPS dont il ne s'en cache pas et surtout son penchant envers la C.P.D.C, cette coordination des mouvements qui luttent de l'intérieur. Mais enfin revenons franchement si on peut se la permettre, cette dernière coordination, à mon avis elle donnaient plus de crédit à cette démocratie à la" Debyenne" aux yeux de l'opinion internationale que autres choses. Donc ,c'est pourquoi comme nous avons signalé la fois dernière la méthode Nord coréenne qui correspondait à celle pratiquée par notre gouverneur du Batha Nouky. Notre tout puissant gouverneur veut signifier aussi par là aux Tchadiens qu'ils n'ont pas droit de servir leur pays, seul pourront prétendre les griots du MPS et les parent des Deby ITNO.Et ainsi va Tchad sous le régime du M.P.S.

     

    Djibrine Abakar Khirachi.
    le changement arrive quand les citoyens se réveillent tôt...

  • On constate que ce dernier temps la population du Batha était dans le collimateur du Gouverneur de la région. Et il ne s'en cache même pas, il l'a répète à qui veut l'entendre qu'il est en mission spéciale au Batha. Noky Adam Charfadine c'est son nom, il est un général, analphabète de surcroît et ancien chauffeur de Mahamat Ali Abdallah Nassour (du M.P.S), jusque là pas de surprise c'est "normal" au pays de Deby .Mais là où le bas blesse, c'est son comportement bizarroïde et inadmissible qui, ne laissera aucun digne fils du Batha indifférent. En effet, depuis son 'arrivé à la tête de la région, notre Gouverneur cherchait à toucher du doigt et mettre en difficulté ou en cause les valeurs morales et traditionnelles de la région, parmi lesquelles cette protestation permanente contre l'injustice.
    Le gouverneur Noky Charfadine aurait déclaré vertement, qu'il était envoyé par son président de Deby en mission spéciale au Batha, une région à leurs yeux potentiellement pourvoyeur de rebelles de tout les temps. L'analphabète du général Noky avait insisté que sa mission consiste à ramener par la force ou par le gré (' entendre par achat des consciences) toute la population du Batha dans le giron du M.P.S. Donc, désormais un défi est lancé aux fils du Batha, et "qui vivra verra"?
    En fait le principe veut que, si on est dans un Etat de droit ou un Etat qui se respecte tout court, un gouverneur est un commis de l'Etat, un haut fonctionnaire de la République qui devrait être au dessus de la mêlé. Car, être un gouverneur d'une région c'est cautionné la neutralité de l'Etat aux yeux ses concitoyens et non le contraire. Mais dommage! Qu'au Tchad de Deby, il est toujours si dur d'être correct et respectueux des règles. Donc on devine si facilement qu'il serait très dur d'avoir une hauteur de vu ou s'apprêter au jeu de la neutralité quand il s'agit d'un énergumène du genre notre Gouverneur Noky Charfadine Adam.
    Depuis sa nomination, notre Gouverneur Noky s'est lancé dans une ridicule de manœuvre, n'a d'égal que la méthode Nord Coréenne, c'est du jamais vu dans la région. Enfin, même si on y était pas loin déjà auparavant avec certains des ses prédécesseurs dans la région .Rassurez-vous que le Monsieur 'est le phénomène en personne, il n'épargne personne dans sa lancée de cette " noble mission" que, lui a conféré son parent de président. Il tape partout et à l'aveuglette au point que sa méthode frise le ridicule.

    En effet, on assistait ce dernier jour à des intimidations et des suspensions à tours de bras: des chefs des cantons, des chefs de carrés, des militants des partis de l'opposition tel que de la C.P.D.C et Il menaçait aussi d'affectation certains fonctionnaires, enfin il tâtonnait trop notre Gouverneur et il agace la population à l'heure où nous sommes. Et le comble, il avait accusé le représentant régional de la Croix Rouge d'être en connivence avec l'opposition dite de l'intérieure et œuvrait pour déstabiliser le bureau régional du M.P.S. une accusation gratuite et infondée nous assure le concerné. Donc en bref, en ce moment la population du Batha serait très remontée et conteste énergiquement les méthodes répressives du Gouverneur Noky et elle se dit, qu'elle n'était pas étonné que sa voix est restée sans échos depuis , puisque comme d'habitude les autorités à N'Djamena entendent que ce qu'ils veulent entendre. Mais Le Bathalais ne restera pas les bras croisés.

    Car, il est question ici, de se protéger contre la perversion et de ceux qui veulent piétiner ses valeurs morales et traditionnelles. Les fils du Batha restent et resteront intransigeant quand il s'agit de préserver ses valeurs des terroirs. Halte aux intimidations, aux mépris et à l'ingérence du MPS.

     

    Djibrine Abakar Khirachi
    Le changement arrive quand les citoyens se réveillent tôt...

  • 2è Congrès du CNCD: communiqué final version arabe البيان الختامي الصادر عن للمؤتمر الثاني للمجلس الوطني للتغيير والديموقراطية
    9 juin 2014, 15:36
    (CNCD) المجلس الوطني للتغيير و الديموقراطية
    البيان الختامي للمؤتمر العام الثاني، توصيات الملتقى الثاني للمعارضة التشادية المتنوعة،

    (CNCD) إن المجلس الوطني للتغيير و الديموقراطية
    قد عقد الدورة العادية لجلساته الأساسية،يومي 31/5 و1/6 من العام 2014م، في المركز الدولي للثقافة الشعبية، بمدينة باريس.
    Centre International pour la Culture Populaire (CICP)
    لقد تمخض المؤتمر عن ثلاثة لجان فنية قامت بصياغة توصيات في المجالات الآتية :

    أولا توصيات اللجنة المختصة بالسياسة العامة:
    <أ > أوصت اللجنة بمراجعة المادتين رقم 2 و رقم 5 ، في الباب الأول من اللائحة الأساسيةالتي تم إقرارها في 3/7/2011م، حيث أن الصيغة المعدلة للمادة رقم 2 صارت كما يلي :(إنه ينبغي على المجلس الوطني للتغيير و الديموقراطية، استخدام كل الوسائلا المشروعة لقيام الديموقراطية و دولة القانون في تشاد).
    كما أن في الفقرة القائلة (ومن أجل تحقيقهذا يجب حث القوات المسلحة على إحترام قيم النظام الجمهوري)، تم إستبدال عبارة(القوات المسلحة)، بعبارة (كل التشاديين).
    (CNCD) <ب> إن المجلس الوطنيللتغيير و الديموقراطية
    يجزم على المطالبة بالحوار القوميالجامع، بمشاركة كل القوى الحية، أي الأحزاب السياسية، و جمعيات المجتمع المدني والحركات السياسيىة العسكرية.
    (CNCD)<ج > إعادة التأكيد علىطبيعة المجلس الوطني للتغيير و الديموقراطية
    القائمة على العلمانية و الروح الوطنية، في هذا الزمن الذي نرى فيه القارةالإفريقية تغرق أكثر فأكثر في الظلامية المتخلفة، ونرى فيه منطقة وسط إفريقيابالأخص، ضحية للعصابات المتطرفة المصنوعة و المدعومة من قبل رأس نظام الأستبداد فيأنجمينا : إدريس دبي أتنو:

    ثانيا توصيات اللجنة الخاصة بالتعبئة و الأعلام:
    CNCD < أ > العملعلى إرساء المجلس الوطني للتغيير و الديموقراطية ،
    جغرافياَ، و ذألك بإنشاء الخلاياالمحلية والإقليمية، تطبيقا لما نصت عليه اللائحة العامة و النظام Strasbourg الداخلي، إقتداءاَ بمبادرة مناضلي مدينة ستراسبورغ
    < ب > نبذ التساهل و المجاملات،و تشديد الحذر، تجاه العناصر الإنتهازية و المثيرة للإنقسام و المدسوسة، من ناحية،وإنفاذ العقوبات الواردة في النصوص القانونية، عند ثبوت إرتكاب المخالفات، منناحية أخرى.
    < ج > تجنب تراكم الشبهات و الظنون، و ذالك بالمداومة على التحاور بين المناضلين،بروح الصراحة و النقد الذاتي.
    < د > طباعة البطاقات العضوية، و السهر على استيفاء التبرعات، إلى جانب تنظيم نشاطاتثقافية و ما شابهها بغرض تحقيق إيرادات مالية إضافية.
    < هـ > و في مجال الإعلام على وجه الخصوص، توصي اللجنة بما يلي:
    * تعزيز مفوضية الإعلام بإنشاء فريق عمل، يتمتع بصلاحيات ذاتية واسعة في مجاليالإنتاج و التوزيع، في إطار التوجه العام المرسوم من قبل المكتب المركزي في مجالالأعلام.
    * تعيين عدد من الناطقين الرسميين لإيصال صوت المجلس إلى الأجهزة الإعلاميةالدولية، باللغات الأساسية الثلاث، أي الفرنسية و العربية و الإنجليزية.
    * تنشيطموقع الإنترنيت الخاص بالمجلس و صفحة الفيسبوك، مع تشجيع المناضلين و المتعاطفين،على المشاركة بصورة واسعة.
    < و > القيام بنشر فعاليات المؤتمرات و الندوات التي نظمها المجلس، على شكل كتب ومطبوعات.
    < ز > ربط علاقات منتظمة مع الحركات و الأحزاب و المنظمات المتقاربة مع المجلس، بهدفتوضيح الدور المناط إلى المجلس، و تنقية الروابط بين المناضلين المنتميين إلىكيانات مختلفة، و تعزيز التكامل بين المجلس من ناحية، و كافة مكونات المعارضة منناحية أخرى. المبادرة بعقد لقاءات مباشرة مع قيادات هذه الأحزاب و التنظيمات، كلما كان ذالك ممكناً.
    < ح > تحسين التفاعل مع الحراك النقابي و السياسي داخل البلاد، و عدم الإكتفاءبالبيات المؤيدة للإضرابات أو المنددة بالإعتقلات، وذالك بالإستفادة من الشبكاتالاجتماعية على الإنترنيت مثلاً.
    < ط > وضع مكانة خاصة لقضايا تمكين المرأة، و تطلعات الشباب، في جميع نشاطات المجلسو دراساته.
    < ي > إنشاء روبط مع التنظيمات الديموقراطية الأفريقية، تشجيع التشاديين علىالمشاركة في فعاليات تلك التنظيمات، و ينبغي على المكتب المركزي خاصة أن يسعىلتعميق التفاكر مع القوى الديموقراطية في محيطنا الإقليمي، إمتدادا للمنتدى حولالتناوب الديموقراطي في منطقة وسط إفريقياـ المنعقد في شهر 6/2014م.

    ثالثاً: توصيات اللجنة الخاصة بحقوق الإنسان :
    < أ > إنشاء خلية مركزية و خلايا فرعية في مجال حقوق الإنسان، تناط إليها المهامالتالية:
    * التنديد بالإنتهاكات التي يتعرض لها المواطن التشادي في بلاده و في بعضالدول المجاورة مثل ليبيا و السودان و إفريقا الوسطى,
    * تقديم المعلومات لطالبي اللجوء حول حقوقهم و واجباتهم، القيام بجولاتميدانية في أماكن تواجدهم،
    OFPRAو CNDA * إثارة إشكاليات الترجمة مع الجهات المختصة ك
    * و إعداد الملفات الشخصية.
    * تقديم التقارير حول وضع حقوق الإنسان في بلادنا، و كذلك حول مشكلة الفسادالمالي،
    < ب > التعبئة من أجل إطلاق سراح المعتقلين السياسيين،
    < ج > إنشاء صفحة على موقع الإنترنيت خاصة بحقوق الإنسان،
    < د > فتح خط أخضر، كخدمة هاتفية للإنذار المبكر.
    < هـ > الحذر تجاه إستغلال المسألة الدينية من قبل النظام الحاكم و حلفائه.

    إن المؤتمر قد قام بإقرار كل هذه البنود، كما أنه قام بتكليف فريق عمللتنفيذها، مكون من الآتية أسماؤهم، أي أعضاء المكتب:

    مقرر:
    موديه آسمنجار
    نائب أول: جمبا لاوكوليه
    نائب ثان: محمد صالح داود
    أمين الصندوق:
    كليمان أنجيبوم
    نائب: حامدي عبد الرحمن
    المستشارون:
    محمد شريف جاكو
    عبد الله موسى
    محمد شوا
    آدم حامد سوقي
    اللفوزا عيسى
    حامد سوقودي

    المنسقة: السيدة / آنيت لاوكوليه
    النائب الأول: مهدي علي محمد
    النائب الثاني: ﭙــيار بيهاسيم
    مفوض العلاقات الخارجية:
    عبد الكريم يعقوب
    نائب: طاهر علي ناناي
    مفوض الإعلام:
    محمد السليك حلاتا
    نائب: عبد المنان محمد خطاب
    مفوض التعبئة:
    أبكر السليك حلاتا،
    نائب: إبراهيم حسين

    و لقد حضر المؤتمر مندوبون عن تنظيمات إفريقية صديقة، و هم السيد/ماجلوارأندوبا عن الكونغو برازافيل، و السيد/ جوزيف ياكيتيه عن جمهورية إفريقيا الوسطىالذي ركز في كلمته على العلاقات الأزلية بين شعوب المنطقة و على ضرورة تضافرالجهود ، و السيد /مكي حوميد قابا عن الإتحاد القومي لإنقاذ جيبوتي، الذي لفت إلىأوجه التشابه المتعددة بين جيبوتي و تشاد، كما ركز بدوره على ضرورة العمل المشترك.
    و من الجدير بالإشارة أن مشاركة رئيس الوزراء السابق السيد/ فيديل مونجار، قدأثلجت صدور المؤتمرين.
    و قد سجل المؤتمر عضوية تنظيم حركة العمل من أجل النهضة برئاسة السيد/ آدم حامد
    Mouvement d'Action et de Renaissance – MAR سوقي:
    و أخيرا، تمت مناقشة مسألة موقف المجلس إزاء الأحزاب السياسية التي قد ترافقالرئيس إدريس دبي في جولة الإنتخبات المقبلة، مع العلم بان الانتخابات هي مزورةمبدئياً.

    صدر في باريس بتاريخ 4/6/2014م
    التوقيع: السيدة/ آنيت لاوكوليه، منسقة ال
    (CNCD)


     

    بعض الصور لهذا الحدث

     

    {gallery}conf14/{/gallery}

  • Crédit à gogo
    Selon les informations qui nous parviennent de N'djamena, toutes les banques de la place traversent une crise due essentiellement, selon les mêmes sources, aux difficultés de récupérer les créances et autres crédits accordés à leurs clients. Elles seraient toutes en état de quasi banqueroute. Ces mêmes sources précisent que les institutions de Bretons–Wood, de passage dernièrement à N'djamena, ont notifié à l'Etat tchadien de racheter ces créances douteuses afin d'éviter aux établissements bancaires une trésorerie négative. D'ores et déjà, une commission de recouvrement des créances bancaires est mise sur pieds. Elle serait dirigée au niveau ministériel.
    Il faut signaler que depuis le début de l'exploitation du pétrole (2003), les banques accordaient des crédits à tout demandeur sans rechigner. La situation s'aggrava avec la dénonciation par le gouvernement tchadien des engagements qui le lient avec la Banque Mondiale et surtout le déblocage des fonds appelés «générations futures». Ce qui a permis aux proches du pouvoir d'amasser des richesses considérables. L'accroissement de liquidités explosera les dépôts poussant les banques à exercer un transfert sur leurs clients, mais le drame est qu'ils sont tous douteux. D'après ces mêmes sources, pratiquement tous les dossiers d'emprunts sont faux. Il peut arriver que ces faux sont parfois l'œuvre des cadres de ces banques sensés contrôler les dossiers. Des cadres des banques arrêtés pour falsification, faux en écriture ou encore abus de confiance sont innombrables.


    Opération de renflouement des caisses : de l'émission des emprunts obligataires aux condamnations astronomiques des compagnies chinoises.
    Le pouvoir cherche de l'argent frais. Il émet des titres obligataires au niveau du marché de l'Afrique centrale. Comment comprendre qu'un Etat qui aurait du être inondé par les rentrées pétrolières, émet des titres d'emprunts obligataires pour un montant de 85 milliards de francs CFA. Qu'a-t-on fait avec cet argent? Un ex premier ministre accusé un moment d'avoir soustrait une partie, se dit prêt le moment venu à indiquer la vraie destination de ce pactole.
    Acculé de toutes parts et dans un besoin de trésorerie urgent (salaires, élections), le gouvernement se tourne vers sa poule aux œufs d'or: les chinois. Ces chinois, pragmatiques dans leurs intérêts, ne se préoccupent pas de certains détails (environnement, Etat de droit) et ont eu le malheur de croire leur interlocuteur qui n'est autre que le ministre du pétrole. Ainsi, le ministre du pétrole qui cumulait ce poste avec celui de Directeur adjoint de la raffinerie, serait informé du déversement de ce liquide et qu'il aurait même conseillé les chinois à utiliser des bâches en plastiques pour rendre ces mares imperméables, nous indiquent certains sources proches du dossier. Les chinois seront condamnés à une amende de 1,2 milliard de dollars, soit 600 milliards de francs Cfa.


    Les salaires ne sont pas payés
    Selon la Deutsche Welle la crise est grave. D'après DW, «pour faire des économies, le gouvernement a par exemple procédé à la réduction du nombre de ses ministres, qui sont passés de 42 à 27. Selon plusieurs sources, le Tchad a même supprimé les postes de sous-préfets adjoints pour pallier ces difficultés. Malgré cela, le Tchad connaît toujours des tensions en ce qui concerne la trésorerie». Interrogé par la DW le député Aba Djouassab Koi, par ailleurs 3ème vice président de l'Assemblée, dit «Moi qui vous parle, je n'ai pas encore reçu mes indemnités du mois de mai.»
    Certains analystes vont jusqu'à dire que le départ de Deby de la Centrafrique est dû essentiellement à l'état de sa trésorerie. Les caisses sont vides, étonnement vides.


    Depuis chawire Rassak Abdoulaye Abakar

     


    Quelques images de la catastrophe

     

    {gallery}/petro{/gallery}

  • Recommandations de la 2ème Conférence de l'Opposition Plurielle Tchadienne

    Le Conseil National pour le Changement et la Démocratie (CNCD) a organisé ses assises ordinaires du 31 mai au 1er juin 2014, au Centre International de Culture Populaire à Paris.
    Trois commissions de travail ont été constituées et ont formulé les recommandations suivantes :

     

    1. Au titre de la Commission Politique Générale :

    a. La révision des articles 2 et 5 du Titre 1er des statuts du 3 juillet 2011. Ainsi, l'article 2 a été reformulé comme suit : Le CNCD doit «user des tous les moyens légitimes pour instaurer la démocratie et l'Etat de droit au Tchad». Pour cela il doit sensibiliser non seulement les forces armées mais tous les «tchadiens».

    b) Le CNCD exige un dialogue inclusif, regroupant toutes les forces vives (partis politiques, les sociétés civiles, mouvements politico-militaires...)
    c) La réaffirmation du caractère laïc et national du CNCD et ceci, au moment où l'Afrique sombre de plus en plus dans un obscurantisme rétrograde et où la sous-région «Afrique centrale» est particulièrement livrée aux mains de mouvements extrémistes orchestrés et entretenus par le despote de N'Djamena, Idriss Deby Itno.


    2. Au titre de la Commission Mobilisation et Communication :
    a) Procéder à l'implantation géographique du CNCD, en créant des comités régionaux et locaux tels que prévus dans les Statuts et règlement intérieur ; à l'exemple de l'initiative des militants de Strasbourg.
    b) Bannir la complaisance et redoubler de vigilance vis-à-vis des éléments opportunistes, divisionnistes et infiltré et appliquer les sanctions prévues par les textes juridiques, en cas de faute avérée.
    c) Eviter l'accumulation des malentendus et des incompréhensions, par un recours systématique au dialogue entre les militants, dans un esprit de franchise et d'autocritique.
    d) Editer des cartes d'adhésion. Veiller à la rentrée régulière de cotisation ; organiser des activités culturelles ou autres susceptibles de générer des ressources.
    e) Pour la Communication, la Conférence recommande :
    - Le renforcement de la Délégation à la Communication par la mise en place d'une équipe, ayant
    une large autonomie de production et de diffusion, dans le cadre de la ligne éditoriale fixée par le bureau.
    - La désignation de plusieurs porte-paroles, pour intervenir régulièrement dans les médias internationaux, dans les trois langues : français, arabe et anglais.
    - La Réactivation du site Internet et la page Facebook, tout en incitant les militants et sympathisants à y contribuer massivement.
    f) Procéder à la publication sous forme de livres, des travaux des conférences et journées de réflexion organisées par le CNCD.
    g) Etablir des relations suivies avec les mouvements, partis et organisations proches du CNCD, afin de clarifier le rôle du CNCD, harmoniser les rapports entre les militants venant de différentes structures, et développer une meilleure complémentarité entre le CNCD et toutes les composantes de l'opposition. Initier des rencontres directes avec les dirigeants de ces partis et mouvements, chaque fois que c'est possible.
    h) Développer une meilleure interaction avec les luttes sociales et politiques à l'intérieur du pays, au-delà des communiqués de soutien aux grèves et de dénonciation des arrestations, par exemple en faisant un bon usage des réseaux sociaux.
    i) Accorder une place particulière à l'émancipation de la femme et aux aspirations de la jeunesse, dans toutes les réflexions et les activités.
    j) Etablir des rapports avec les organisations démocratiques africaines, sensibiliser les Tchadiens à participer à leurs activités ; en particulier, le bureau doit approfondir la réflexion avec les démocrates des pays de notre sous-région, dans le sens du colloque sur l'alternance démocratique en Afrique centrale (Juin 2011).


    3. Au titre de la commission des droits de l'Homme :
    La situation de nos compatriotes de par le monde a été examinée. Les persécutions, tourments, et autres cruautés subis par nos sœurs et frères du fait qu'ils sont tchadiens ont été dénoncés. La commission recommande :

    a) La création d'une cellule et de sous cellules aux droits de l'Homme dont le rôle serait :
    - Dénoncer les violations des droits des citoyens ;(situation des tchadiens dans les pays voisins, Libye, Soudan, RCA...)
    - Informer les demandeurs d'asile de leurs droits et devoirs (faire une tournée auprès des compatriotes demandeurs d'asile, l'interprétariat à l'OFPRA/CNDA, la constitution des dossiers...)
    - Rédiger des rapports sur la situation des droits de l'Homme dans notre pays ainsi que la question de la Corruption.
    - Se mobiliser pour la libération des prisonniers politiques
    - Création d'une page spéciale de droits de l'Homme sur le site du CNCD.
    - La création d'un numéro vert d'alerte.
    - La vigilance sur la question religieuse, instrumentalisée par le régime et ses alliés.

     

    La Conférence a adopté tous les points et a confié la charge de leur exécution à une équipe composée comme suit :

    Coordinatrice : Annette Yoram Laokolé
    Coordinateur 1er adjoint : Mahamat Mahdi-Ali
    Coordinateur 2ème adjoint : Pierre Beassem
    Délégué Affaires extérieures : Abdelkerim Yacoub
    Délégué Affaires extérieures adjoint : Taher Ali Nanaye
    Délégué à la Communication : Mahamat Assileck Halata
    Délégué à la Communication adjoint : Abdelmanane Hattab
    Délégué à la sensibilisation : Abakar Assileck
    Délégué à la sensibilisation adjoint : Brahim Hissein
    Rapporteur : Modé Assengar
    Rapporteur 1er adjoint : Djemba Laokolé
    Rapporteur 2ème adjoint : Mahamat Saleh Daoud Délégué aux finances : Clément Djébom
    Délégué aux finances Adjoint : Abdéramane Hamidi

    Les Conseillers spéciaux :

    Acheihk Ibn Oumar
    Mahamat Cherif Djako
    Abdallah Moussa
    Mahamat Choua
    Adam Hamid Sougui
    Allahfouza Issa
    Ahmat Sougoudji

     

    Des mouvements amis ont rehaussé par leur présence la conférence notamment Mr Magloire Ndoba, du Congo Brazzaville, Mr Joseph Yakété de la RCA qui a assisté à l'ouverture de la conférence et insisté sur les liens séculaires qui lient les peuples de la sous-région et la nécessité de fédérer nos forces. Mr. Maki Houmed-Gaba de l'Union pour le Salut National de Djibouti a rappelé les similitudes de la situation politique de nos deux pays et à lui aussi souligné l'exigence de travailler ensemble. La présence active de l'ancien Premier- Ministre Fidel Moungar a été hautement appréciée par les militants Le congrès a enregistré aussi l'adhésion du Mouvement d'Actions et de Renaissance (MAR) de Mr Adam Hamid Sougui.
    Enfin, la question de la position du CNCD vis-à-vis des partis politiques qui accompagnent Idriss Deby dans la tenue des élections dont on sait d'avance qu'elles sont truquées a été largement débattue.

     

    Fait à Paris le 04 juin 2014
    Annette Yoram Laokolé
    Coordinatrice du CNCD

     


    Quelques images marquant cet évènement.

    {gallery}/conf14{/gallery}

     

  • L'affaire de l'assassinat des 10 tchadiens a pris une nouvelle tournure. Les familles des victimes, face au mutisme et l'inaction du gouvernement, ont décidé de récupérer les chameaux de ces Ouled Slimane vivant au Kanem. Il a fallu que le gouverneur fasse intervenir les forces de l'ordre pour calmer les familles meurtries par ces crimes lâches et abjects. Les chefs de cantons du Kanem ont exigé, d'une seule voix, aux 4 chefs de cantons Ouled Slimane de désigner les coupables et de payer la dia. Parmi les six assassins, deux sont partis récemment du Tchad et dont les parents vivent dans le nord Kanem. Par ailleurs, les chefs de cantons de la région ont appelé la population au calme et à la dignité face à ces crimes barbares. Aucune vengeance, de quiconque n'est tolérable.


    Il faut rappeler que le 21 mai 2014, des tchadiens venant de tripoli, leur camion a été intercepté à un check-point à la sortie de Sebha par des hommes en armes, identifiés comme des Ouled Slimane et ont été sauvagement assassinés. Six des assaillants ont été identifiés et deux seraient partis récemment du Tchad.

     

    Correspondance depuis le Tchad

  • Dix de nos Compatriotes sont sauvagement assassinés à Sebha dans le sud libyen pour la simple raison qu'ils sont tchadiens. Ce crime barbare et gratuit ne restera pas impuni. Selon Rfi, ce crime crapuleux, aurait été commis par des Ouled Slimane. « Les dix Tchadiens venaient du Kanem, une région du Nord-Ouest, d'où sont originaires de nombreux immigrés partis travailler en Libye. Ils ont quitté Tripoli en direction du Tchad quelques jours avant le drame. Le 21 mai, leur camion a été intercepté à un check-point à la sortie de Sebha par des hommes en armes, identifiés comme des Ouled Slimane», selon Rfi. Comble d'ingratitude, ces tribus libyennes ont été accueillis au Kanem quand les othomans et après les italiens les pourchassaient comme des lapins. Ces combattants de la 25ème heure de la révolte libyenne (ils étaient khaddafistes jusquau bout, avant de massacrer récemment les tribus Khaddafi), oublient l'hospitalité qui leur est offerte que cela soit au Tchad ou au Niger et où vivent jusqu'à aujourd'hui des ouled Slimane.


    Les 10 tchadiens sont :
    1-Sini Adam Mahamat Kosso
    2-Ousmane Abakar Kosso
    3- Adam Ousmane Kosso
    4- Mahamat Adji Laafi
    5- Laafi Issa Moussa
    6- Ousmane Oumar Mahamat
    7- Souleymane Tahir Mahamat
    8- Said Ibrahim Soultane
    9- Haroun Kobor Boukar
    10- Moustapha Mailé Soultane


    Le gouvernement fantoche de N'djamena, fidèle à lui-même, est resté passif face aux massacres des tchadiens en Libye, RCA, etc. Il excelle dans la répression contre sa propre population et absent quand il faudra la défendre.

     

    Correspondance depuis Joufra, Libye.

  • C'est avec une grande tristesse que nous avons appris la disparition subite de notre frère et camarade Mahamat Abdelkarim suite à un accident de circulation. Sa mort est une perte énorme pour sa famille, ses compagnons de luttes, bref à tous ceux qui l'ont côtoyé.
    Le Commandant du groupement numéro 4 auprès du commandement de l'Union des Forces pour la Démocratie et le Développement (UFDD), était un combattant modèle, un chef exemplaire, discret et efficace. Au moment où certains gagnés par l'esprit de l'abandon de la lutte et du renoncement ont rallié massivement le régime despotique, Mahamat était parmi ceux qui ont préféré continuer la lutte pour mettre terme à cette dictature abjecte qui sévit au Tchad. Il avait gravi tous les échelons. De simple combattant, il s'est retrouvé commandant d'une petite escadrille à la puissance de feu indomptable.
    Nous implorons Le Tout Puissant de l'accueillir au paradis.

     

    Ses camarades de luttes