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  • La communauté Tchadienne en général et les compatriotes de la partie septentrionale du pays en particulier sont considérés comme des moutons de panurge par Idriss Deby et ses enfants. Sinon comment comprendre l'amnésie générale qui frappe les Tchadiens face à une calamité qui sévit dans notre pays pendant 24 ans sans que l'on puisse mettre tous les efforts en synergie pour débarrasser le Tchad de cet inqualifiable ogre. Les élites intellectuelles, politiques et militaires doivent sortir de leur somnolence et agir dans l'intérêt de tous les tchadiens afin de ne pas rater le train de l'histoire du 21e siècle. Ne dit-on pas que « ceux qui vivent sont ceux luttent ». La jeunesse ARDACHI, consciente que Chaque jour qui passe est une page de notre histoire qui se tourne, répondra présent à ce rendez-vous aux cotés de ceux qui braveront ces crapules pour arracher la liberté.
    En effet ARDACHI est une association pour le développement de l'Ennedi créée par des ressortissants BOROGAT et d'autres communautés de la région en 1998. Force est de constater que cette association n'a jamais obtenu son autorisation de fonctionner, tout simplement parce que le chef de l'Etat n'en veut pas. Ce que Deby ignore, c'est que toute injustice faite à autrui occasionne la création d'une force organisée compacte et déterminée en face. Quant à jeunesse ARDACHI, elle est la branche des jeunes de cette association qui se fixe pour objectif de mener un combat contre l'injustice du régime de Deby et s'inscrit dans la logique d'une lutte multiforme aux cotés de tous les Tchadiens épris de paix, de liberté et de justice. C'est dans la droite ligne de cet objectif noble que nous essayons de montrer à nos compatriotes mais aussi à tous ceux qui s'intéressent à notre pays le visage hideux du régime de Deby. Nous montrons aussi comment se fait la transposition des mœurs lointaines importées par Deby et ses semblables sur la gestion de l'Etat. Ce que les Tchadiens vivent aujourd'hui est un calvaire sans précédent et ce qu'ils savent de leur président et ses proches n'est qu'une once de ce qu'ils sont réellement.
    Le fait que Idriss Deby, tout président de la république qu'il est, puisse s'intéresser au sultanat de Bilia n'est pas anodin. Cet état d'esprit s'explique par le mal être d'une personne en quête permanente d'identité à travers la « chefferie ». Se trouvant être ostracisé pendant longtemps par sa communauté, il a une volonté farouche d'être chef des Bilia pour une fois dans sa vie. Cette situation a créé chez lui une forme de mégalomanie qui le pousse à provoquer ou même humilier toute personne détentrice d'un pouvoir intemporel, ignorant que l'humiliation dégrade plus celui qui l'inflige que celui qui la subit. Cela se caractérise par des actes du genre de la dernière provocation du chef de canton dja-atné de Batha par son frère ou de l'affront qu'il fait a la communauté Zakhawa en mettant en prison le sultan de Dar-zakhawa Bakhit Abdraman Haggar, à qui, la jeunesse ARDACHI exprime sa solidarité et apporte son total soutien.
    Quant aux finances du pays, le constat est troublant. Le budget du Tchad est géré par Deby comme sa poche. Nous avons pour exemple le financement des rencontres inter-soudanais qui ont couté au trésor tchadien 137 milliards de Fcfa, ce qui crée de fait un trou abyssal dans le budget de l'année en cours. D'où l'annonce surprenante de Deby de l'augmentation subite du déficit budgétaire à 400 milliards de Fcfa au lieu de 82 milliards initialement prévus en début d'année. Sacré Deby, pourtant ni le cours du pétrole moins encore la production pétrolière n'ont varié, et les recettes domestiques sont reparties selon le même mécanisme à savoir les recettes douanières sont déposées au domicile de son frère et le reste chacun se sert jusqu'au coup de grâce du beau-fils, donc les tchadiens sont en droit de savoir sur quoi Deby se base pour faire cette annonce et où est parti cet argent? La réponse est simple, Deby a dépensé une partie de ses ressources et il demande à ses « esclaves » de faire un effort supplémentaire en se privant du minimum vital déjà handicapé par la rareté de l'eau et de l'électricité afin qu'il continue à s'adonner aux petits plaisirs éphémères auxquels il est passé maitre, pendant que le quotidien des tchadiens est une succession des corvées sans fin. Quel cynisme ?
    Pour ce qui concerne les larbins qui s'agitent autour de Deby en menaçant les braves blogueurs pour connaitre jeunesse ARDACHI, nous les renvoyons auprès de leur chef qui connait les membres fondateurs de l'association ARDACHI qu'il a convoqué et à qui, il avait proféré des menaces suite au congrès constitutif de l'association en son temps. Pour ce qui est de jeunesse ARDACHI, elle ne pourra que contacter ou communiquer qu'avec ceux qui s'affichent clairement dans un combat contre le régime de Deby. Toutefois nous sommes disposés à travailler avec les jeunes Tchadiens de tous les bords pour coordonner nos efforts afin de précipiter le départ de Deby dont le compte à rebours a déjà commencé.
    Très souvent, quand Deby s'adresse aux Tchadiens du nord, il leur dit « Yorongar et les sara veulent prendre le pouvoir, faites attention » Yorongar lui sert de chiffon rouge qu'il agite pour obtenir indéfiniment le soutien des Tchadiens d'une partie du pays par le viol de l'ignorance. Nous lui répondons Yorongar va prendre le pouvoir et alors ? N'est-il pas Tchadien ? N'a-t-il pas autant le droit sinon plus que lui pour devenir chef de l'Etat ? Lui au moins saura respecter les Tchadiens dans leur ensemble en se comportant en homme d'Etat. La question qui se pose en ce moment à notre pays, n'est pas de chercher à savoir qui sera le successeur de Deby mais comment relever le défi de l'unité, de la récupération des biens de l'Etat pillés par ces prédateurs et ensuite la mise en place des vraies institutions de l'Etat, tant les ingrédients sont réunis pour une fin de Deby à la façon de son parrain d'hier Gadaffi. Nous sommes et serons « debout et à l'ouvrage ».

     

    Fait à N'Djamèna le 24 avril 2014
    Jeunesse ARDACHI

  • Filmé saluant l'épouse de l'ambassadeur des Etats Unis au Tchad tenant un verre à la main gauche, Colonel Hassan Hissein est assailli par une critique virulente de ses coreligionnaires. Le directeur du journal N'djamena Aldjadida qui avait relayé ces reproches, a été mis aux arrêts pour diffamation et dénonciation calomnieuse.


    Querelles de chapelles
    Pays d'obédiences soufis depuis des générations, le Tchad, à l'instar des autres pays d'Afrique à majorité musulmanes, n'a pas échappé à l'émergence des chapelles sunnites caractérisées par une activité de prédication intense allant jusqu'à qualifier les soufistes d'hérésiarques superstitieux. Les soufistes quant à eux, voient en ces arrivistes des apostats impénitents qui renient le prophète Mohammed (PSL). C'est dans ce climat de tension que Hassan Hissein débarque dans les bagages de Deby à un N'djaména un jour d'hivers 1990.

     

     

     

    La politisation de la religion
    Natif de Goz Beida comme le 1er Imam du Tchad, Imam Moussa Ibrahim, Hassan Hissein, élève du prédicateur soudanais Hassan Tourabi, aurait étudié à Khartoum dans les années 70 avant de rejoindre la rébellion du Frolinat. Emprisonné pour des raisons obscures par la rébellion, il retourna au Soudan pour fréquenter les milieux des frères musulmans jusqu'en 1990. Selon certaines indiscrétions, Imam Moussa Ibrahim aurait conseillé Hassan Hissein à Deby. Opportuniste et ambitieux, Hassan Hissein s'est allié aux soufistes pour assouvir ses prétentions sur le comité islamique du Tchad. Ainsi, par ce jeu stratégique, Hassan Hissein est aux commandes du comité islamique depuis l'arrivée de Deby au pouvoir. Un pacte implicite qui le lie à Deby et qui se résume à : Deby gouverne le pays et Hassan Hissein dirige les musulmans.


    L'affairisme de l'imam
    Il n'est un secret pour personne les concours financiers apportés par des instances en provenance de la péninsule arabique et sous le sceau de la charité. Ainsi chaque année des millions de dollars sont déversés sans aucun contrôle et gérés par Hassan Hissein et ses protecteurs. Des associations du Koweït, Arabie Saoudite, Qatar, Bahreïn, Emirat arabes unies, bref les gestes philanthropiques étaient soutenus et continuels. Les bienfaiteurs, après plus d'une décennie de financement, ont remarqué qu'entre les sommes versées et les œuvres réalisées la différence est celle entre terre et ciel. Subito, ils exigent qu'ils gèrent eux-mêmes leurs aides. Ce conflit qui était sous-jacent et qui n'est connu que de certains milieux proches de Deby, est mis sur la place publique par Deby lors de présentations des vœux du comité islamique à l'occasion de Tabaski 2013. S'adressant en arabe locale au comité islamique, Deby a dénoncé pêle-mêle l'argent qui vient de l'extérieur, qu'il a qualifié de poison, les associations non homologuées par le conseil islamique, etc.... . Il conclut en affirmant, textuellement que si «un membre de gouvernement n'obéit pas au comité islamique, il n'est plus son ministre».

     

    La connexion de Hassan Hissein et la CIA
    Même si ses détracteurs exagèrent un peu le rôle jouer par Hassan Hissein auprès de la CIA, l'imam avait demandé aux autorités américaines de neutraliser les activités prédicatrices d'un autre religieux, le Dr Mahamat Ahmat Haggar. Selon wikileaks Hassan avait signalé aux américains les sources de financement de Haggar et ses connexions avec des associations intégristes. Voir ci-dessous le câble de wikileaks.

    C O N F I D E N T I A L NDJAMENA 000149 SIPDIS SIPDIS DEPARTMENT FOR AF/C, EB/ESC/TFS, S/CT (NELSON) E.O. 12958: DECL: 02/15/2017 TAGS: KTFN, CD, PGOV, PREL SUBJECT: CHAD'S GRAND IMAM REQUESTS HELP TO INVESTIGATE TERRORISM FINANCING REF: NDJAMENA 00130 Classified By: PAO Arthur Bell for reasons 1.4 (B) and (D) 1. (C) Post calls attention to the following request from Chad's Grand Imam, Sheikh Hissein Hassan Abakar, conveyed in a February 7 meeting with the Ambassador (reftel). In the meeting, Abakar requested assistance from Post and the USG to investigate and interdict possible terrorist and extremist financing in Chad. The Grand Imam named a prominent Chadian Muslim leader, Dr. Ahmat Mahamat Haggar, as a primary conduit for funds from at least two individual Saudis -- Khaled al-Touwil and Saleh bin Omar Badahdouh -- and from the World Association of Muslim Youth (WAMY). In addition to WAMY, the Imam also named three organizations that have been attempting, for some time, to bring extremist Islamic ideologies and practices to Chad: 1) the Two Holy Mosques Foundation; 2) the "Mecca Mukarama" Foundation; and 3) the Islamic Forum. Dr. Haggar, who has served as president of the Chadian branch of Ansar Al-Sunna, operates an Arabic-language radio station and a newspaper, and is also active in promoting a network of Islamic schools and mosques in Chad, especially in N'Djamena and Moussoro (NOTE: Haggar is an ethnic Kreda from the Moussoro region. END NOTE), but also in the southern cities of Pala, Bongor, and Bebidja. Haggar is reported to operate a large Muslim student dormitory in N'Djamena called the 'Foyer des Etudiants.' 2. (C) Comment: Post notes that Government of Chad security and intelligence services are among the appropriate partners in investigating and interdicting terrorism financing, not a religious leader such as the Grand Imam. At the same time, Post judges the Imam's request to be well-informed and worth passing on. The Imam has long been a voice for moderation and religious tolerance in Chad and is a close contact of the Embassy, always ready to lend his strong support to Post's Muslim Outreach programs. WALL

     

    Qui est N'djamena Al-Djadida?
    C'est un journal paraissant en arabe et qui à l'instar de ce qui se passe dans le monde arabe de nos jours, a une ligne éditoriale sans concession. Animé par des intellectuels et traitant de tous les faits sociaux et politiques du Tchad, Al-Djadida s'est fait rapidement un lectorat dans le microcosme N'djaménois. Si son enthousiasme, son ardeur, voire sa fougue sont communes à toutes les éditions de la place, son style journalistique diffère du fait qu'Al –Djadida effectue aussi un travail d'investigation. Pour avoir parler des révélations wikileaks sur Hassan Hissein, le directeur d'Al-Djadida, Adoum Abdallah est en prison.

    Correspondance de la Gazette depuis Ridina à N'djamena

  • Selon les informations qui nous parviennent de l'extrême Nord tchadien, une patrouille de l'armée tchadienne s'est accrochée avec des orpailleurs au niveau de lieu-dit «Koury Bouggry». Un véhicule 4X4 de marque Toyota appartenant à l'armée tchadienne aurait fait un tonneau suite à une course poursuite avec un petit groupe d'orpailleurs. Un soldat tchadien aurait trouvé la mort et deux grièvement blessés et acheminés vers la garnison de Bardaï. Pour celui qui est décédé, le responsable de la patrouille, le Colonel Heri Khamis, aurait exigé une dia de 17,5 kg d'or à la population du dit-lieu (5 gr par personne pour 3500 personnes). La population a refusé de payer cette compensation. Les orpailleurs traqués se sont réfugiés dans les montagnes et les grottes et attendent les soldats de pieds fermes.
    La source nous signale aussi la présence massive des informateurs déguisés en orpailleurs, travaillant sous l'ordre du chef B2 de Bardaï (B2= renseignement militaire).


    Depuis plus d'une année, la découverte des gisements d'or dans le Nord a provoqué une ruée subite vers le Tibesti. Le gouvernement tchadien cherche aujourd'hui à centraliser l'exploitation de l'or, chose que la population refuse d'admettre et dénonce la volonté des autorités tchadiennes à vouloir confier l'exploitation de ces gisements à la famille du président.

     

    Correspondance de Timmy/Tibesti

  • A l'heure où l'ONU vote l'envoi de 12 000 hommes en Centrafrique, Annette Yoram Laokolé coordinatrice du Conseil National pour le Changement et la Démocratie du Tchad (CNCD) revient sur le retrait des troupes tchadiennes de la Misca et livre son regard sur le régime Déby.

    Œil d'Afrique : Comment expliquez-vous l'intensification des relations entre la France et le Président Deby, malgré son rôle pour le moins ambigu dans le conflit centrafricain ?

    Annette Laokolé : Nous avons à maintes reprises, attiré l'attention des autorités françaises sur le rôle néfaste d'Idriss Déby dans la crise en RCA. Il en est l'un des principaux instigateurs et l'associer à la résolution de ce conflit était une erreur d'appréciation monumentale. Devant les exactions récurrentes attribuées aux milices de Déby et leur impopularité dans la population centrafricaine et l'opinion internationale, les autorités françaises semblent enfin entendre raison et consentir à écarter le dictateur tchadien du dossier centrafricain. Le retrait de sa soldatesque de la MISCA en RCA, contrairement aux déclarations courroucées du gouvernement tchadien, est à notre avis, une injonction de la France, son principal soutien. De même il a cédé sur la question de l'envoi des troupes onusiennes en RCA après son entrevue à l'Elysée ainsi que de démissionner son poulain Michel Djotodia du pouvoir. Les relations sulfureuses que la France continue d'entretenir avec certains despotes en Afrique, ne sont pas de nature à l'honorer. Elles sont de plus en plus décriées par les africains mais aussi par une frange de plus en plus importante de citoyens français. Au moment où nous commémorons le 20ème anniversaire du génocide des Tutsis au Rwanda et où l'implication de la France dans cette horreur à travers son indéfectible soutien au régime génocidaire de Juvénal Habyarimana refait surface, la rupture avec cette tradition « gaullienne françafricaine » doit s'imposer comme un impératif à cette nouvelle classe politique française, plus jeune et plus moderne qu'incarne François Hollande.

    ODA : Dans l'édition du magazine « 54 Etats » de mars 2014, Mahamat Ali Nassour, secrétaire général adjoint du MPS (Parti du Président Idriss Déby), félicitait le régime d'avoir « chassé le dictateur sanguinaire Habré et rétabli la paix entre chrétiens et musulmans » au Tchad. Que vous inspirent ces déclarations ?

    A.L : M. Mahamat Ali Nassour, tente sans doute de faire table rase de la coresponsabilité d'Idriss Déby dans les innombrables crimes durant les huit ans de régime d'Hissène Habré et feint d'ignorer ceux perpétrés depuis son accession au pouvoir en 1990, porté par les services secrets français et soudanais. Le bilan du pouvoir MPS est un désastre à tout point de vue. C'est une dictature foncièrement clanique et prédatrice, qui ne recule devant aucun moyen pour réduire au silence les voix discordantes d'où qu'elles viennent indistinctement de toute considération confessionnelle ou régionale. Les membres du clan jouissent de tous les droits sur les autres citoyens du pays (M. Mahamat Ali Nassour lui-même est un membre influent de ce clan). Toutes les organisations internationales des droits de l'homme sont unanimes, ce régime se caractérise par les violations systématiques des droits fondamentaux des tchadiens, la liquidation physique d' opposants, de journalistes et de militants des droits de l'homme dont les plus emblématiques sont les assassinats de Me Behidi, président de la Ligue tchadienne des droits de l'homme en février 1992 et bien sûr le Prof. Ibni Oumar Mahamat Saleh, Secrétaire Général du Parti pour les Libertés et le Développement (PLD) et porte-parole de l'opposition en février 2008. Les tchadiens espèrent un jour, voir Idriss Déby, à l'instar de son ancien mentor H. Habré, traduit en justice pour répondre de ses crimes.

    ODA : D'après le Général Ali Nassour, l'action du gouvernement Déby, notamment à travers le plan de développement « Horizon 2025 », contribue au rayonnement du Tchad dans la sous-région. Les propositions de ce plan répondent-elles, selon vous, aux problèmes prioritaires des tchadiens ?

    A.L : L'ambition du régime Déby serait d'après ce plan de développement, de hisser le Tchad au rang des pays émergeants d'ici l'horizon 2025 et d'en faire la vitrine de l'Afrique. Avant de nous projeter dans cet horizon pour le moins virtuel, faisons un rapide bilan des 24 ans de règne de ce régime. Le Tchad est exportateur de pétrole depuis 2003. De 2004 à 2011, le budget de l'Etat est passé de moins de 300 milliards de francs CFA à plus de 1572,482 milliards de francs CFA. Pourtant, la grande majorité des tchadiens n'a accès ni à l'eau potable et encore moins à l'électricité. La malnutrition est la cause de 50% des décès des enfants de moins de cinq ans. Selon l'UNICEF, on compte 1 médecin pour 25990 habitants, 33% des enfants de 12 à 23 mois ne sont pas vaccinés contre les maladies infantiles. Le taux de malnutrition y est le plus élevé de toute la région du Sahel et est la première cause de mortalité infantile. Le classement mondial d'Oxfam sur la situation alimentaire dans le monde (basé sur des indicateurs d'abondance, de qualité, d'accessibilité financière et d'hygiène alimentaire) place le Tchad à la 125ème et dernière place des pays évalués. Il est au 163ème /177e rang des pays les plus corrompus au monde (Transparency International). L'espérance de vie est de 49 ans, le taux d'alphabétisation avoisine les 75% et le Tchad reste désespérément cloué aux derniers rangs des classements mondiaux du développement humain, 184e/187 Etats, ('NU 2012).

    Si en 24 ans d'exercice et malgré des ressources substantielles, ce pouvoir est de toute évidence incapable d'assurer un minimum vital à la population, comment imaginer qu'il fasse du Tchad un pays émergent d'ici 2025, soit dans à peu près dix ans ? Cela relève tout simplement de la désinvolture de ce gouvernement face aux problèmes et souffrances des tchadiens. On ne décrète pas le développement, c'est une construction rigoureuse et la réalisation d'une vision politique. Les tenants du régime en place ne possèdent ni le sérieux nécessaire et encore moins la conscience politique à cette tâche. Le Tchad entre leurs mains sera définitivement la vitrine de la désolation et de la honte.

    ODA : Avec un nombre important de partis politiques, l'opposition intérieure au Tchad semble désorganisée. Craignez-vous que les prochaines élections de 2016 soient une fois de plus l'occasion pour le MPS de conforter sa position au pouvoir ?

    A.L : Si le degré de démocratie dans un pays se mesurait au nombre des partis politiques, le Tchad serait une « Méga démocratie ». On n'y compte pas moins d'une centaine de partis politiques. En réalité la profusion des partis politique entre dans la stratégie de fraude mise en place par le pouvoir. Nombre de ces partis satellitaires sont créés de toute pièce par le régime et constituent la mouvance présidentielle. Le grand pari des véritables partis politiques de l'opposition est de former un réel front uni contre Idriss Déby. Malheureusement, les dissensions et incohérences nombreuses de l'opposition, doublées des manœuvres machiavéliques du pouvoir ne laissent aucun doute sur l'issue des prochaines élections. Souhaitons que dans un sursaut national, les tchadiens qui aspirent au changement se lèvent comme un seul homme et décident de mettre fin à leur calvaire.

     

    Propos recueillis par Marie Hélène SYLVA.

    SOURCE : LE SITE OEIL D'AFRIQUE

  • La situation que connait le Tchad, après plus deux décennies de gestion catastrophique du pouvoir MPS, interpelle tous les Tchadiens. La pire de chose est de rester indifférent au délitement de la société Tchadienne par des gens qui, au vu de leurs actions quotidiennes, nous font comprendre jour après jour, mois après mois, année après année, qu'ils n'ont pas envie de vivre dans ce pays après DEBY donc des citoyens de passage. Ce régime est comme le Titanic qui va tout droit sur l'iceberg sans avoir les moyens de s'en empêcher. Se sachant au précipice, Deby et ses proches s'en servent à volonté sur les deniers de l'Etat, pendant que le peuple Tchadien croupit dans une misère noire.
    La jeunesse ARDACHI, soucieuse du devenir de notre pays tente d'expliquer la genèse de cette méthode criminelle, autiste et méprisante importée d'amdjarass et mise en place par Deby et les siens depuis décembre 1990. Elle essaye aussi d'expliquer au passage la haine viscérale des Biliala envers les BOROGAT par des faits historiques illustrés par des écrits. Car certains actes gravissimes posés par Deby et qui touchent particulièrement la communauté BOROGAT et leur terroir ne sont pas connus de nos compatriotes, mais nous y reviendrons très prochainement dans un article consacré à cet effet.
    Traquée par l'administration coloniale pour fait de vol de bétails, viol et assassinat, une grande partie de la communauté Biliala-kouliala (ethnie de Deby) s'est retrouvée au soudan, précisément à KORNOY depuis plus de cinquante ans. Deby Itno père en faisait partie. Avec l'avènement du MPS, toutes les grandes villes du Tchad ont été prises d'assaut par des jeunes pillards qui ne sont autres que les enfants de ces voleurs refugiés au soudan. Des jeunes qui ne se sont jamais imaginés une vie en dehors de la trappe héritée de leurs parents et à laquelle ils sont condamnés, se sont retrouvés par miracle dans un pays où tout leur est permis. C'est ainsi que les bergers et les vendeurs d'eau se sont déversés dans l'Armée et les services de sécurité en qualité d'officiers supérieurs pour la plupart, afin de rester en harmonie avec leurs habitudes favorites qui sont, le rapt, le pillage, le gain facile au prix de crimes dont ils ne peuvent en aucune manière se départir. En lisant les écrits des administrateurs coloniaux et surtout des anciens magistrats (Claude Durant), anthropologue (Jean Chapelle), ethnologue (Marie-José Tubiana), on peut aisément s'en rendre compte. Loin de nous l'idée d'en faire porter la responsabilité des dérives dictatoriales de Deby à toute une communauté, mais nous ne pouvons rester impassible face à l'injustice criarde, au piétinement de nos mœurs, à la création d'une oligarchie ou la composition d'un happy few par la progéniture de Deby.
    La communauté BOROGAT est autant victime que la communauté Hadjarai, Sara, Zakawa d'Iriba, Gambaye, Boudouma, Ouaddai, Moundang, Arabe, Gorane, Bilala, bref l'ensemble des communautés que compte le Tchad à part celle de Deby. L'impasse dans laquelle ce régime a mené notre pays exige de nous tous une prise de conscience afin de créer un sursaut national qui débarrassera définitivement le Tchad de toute cette paillasse au pouvoir.
    La jeunesse ARDACHI demande à toutes les filles et à tous les fils du Tchad (les enfants de Kyabé, les enfants de Koundjar, les enfants de Kalait, les enfants de Mataya, les enfants de Léré, les enfants de Massenya, les enfants de Moussoro, les enfants de Ouara, les enfants de Yebibou, les enfants d'Iriba, les enfants de Badila, les enfants d'Aboudeya, les enfants de Sila, en un mot tous enfants du Tchad), quelque soient leurs religions, leurs régions ou leurs sensibilités politiques à être prêts pour relever le défi de la libération de notre cher pays. Cette jeunesse est organisée pour être au rendez-vous du changement désormais irréversible, qui permettra à ce beau et riche pays de poser les bases véritables d'un Etat de droit, démocratique, stable, respectant les droits de l'Homme, afin de se consacrer à son développement économique et social. Nous rappelons que toutes les grandes nations ont été fondées dans la douleur. Tant que nous ne ferons pas de sacrifices, nous continuerons à vivre dans la servitude et l'humiliation auxquelles Deby nous a habituées.
    A tous les jeunes Tchadiens, Le défi est lancé.

     

    Fait à N'djamèna, le 04 Avril 2014
    JEUNESSE ARDACHI

  • Notre pays le Tchad, et plus particulièrement la capitale N'Djamena, est devenu le terrain de brigands de tous genres. Agressions corporelles, vols de voitures et de motos, cambriolages, braquages divers avec parfois mort d'homme : un bilan bien sombre !
    Les habitants de la capitale vivent avec la peur dans le ventre et se cachent dans leurs maisons. Des gangs organisés qui opèrent avec une assurance déconcertante. Une situation qui a fini par amener la population à adopter de nouveaux réflexes dans l'espoir de se protéger.

    Faisant mine d'être conscient de cette escalade, le gouvernement avait fait avait fait du combat contre l'insécurité une de ses priorités, mais la réalité le rattrape, et son discours est condamné à bégayer.

    Malgré toutes ses proclamations solennelles et martiales, la population constate, sur la durée, une dégradation constante de la situation et un véritable abandon du service public de la sécurité.

    De plus, en dépit de tous les efforts déployés par tous les ministres de l'Intérieur qui se sont succédé à la tête de ce département de la sécurité, le résultat est pitoyable et inquiétant.
    Le chef de département de la sécurité actuel, vient ainsi de confirmer des cas d'agressions suivies parfois de morts dont la population est souvent victime dans la capitale. Les auteurs de ces forfaits n'épargnent personne. Même des personnalités pourvues d'un mandat public et donc bénéficiant d'une garde armée ont subi l'horreur de ces attaques. Le cas le plus récent (en date du samedi 29 mars), ce sont ces commerçants qui sont tombés dans la souricière de ces hommes armés, et qui sont en fuite. Les services de sécurité, avec des moyens obsolètes arrivent parfois à leur mettre la main dessus ; cependant la plupart de ces criminels, parfois connus, continuent leur cavale, assurés de ne jamais être inquiétés.

    L'heure est grave très grave même, notre pays semble plonger dans une insécurité globale, sans que le gouvernement n'en prenne tout à fait conscience. L'insécurité globale, dans laquelle s'engouffre notre pays traduit l'absence notoire d'autorités étatiques conscientes de leurs responsabilités et de la gravité de la situation. Sans crier gare, avec le régime en place depuis 1990, on peut noter sans conteste une dégradation inquiétante de l'autorité dans le plein sens du terme ou mieux, une absence quasi-totale. Le pays s'achemine lentement, mais sûrement vers une insécurité totale sur l'ensemble du territoire national. Ce qui n'augure naturellement pas les prémices d'une paix sociale tant souhaitée par notre peuple, pour s'atteler à ses tâches urgentes de développement économique et social, venues à maturité.

    Ainsi, en dehors des conditions de vie intenables et insupportables qui nous sont imposées par le régime, il s'y ajoute que la sécurité des paisibles citoyens qui est en ce moment mise à rude épreuve, par le développement de plusieurs foyers d'insécurité à travers le pays. Et malheureusement, le gouvernement de Kalzeubet PAHIMI Deubet, à l'instar de tous les gouvernements qui l'ont précédé, semble incapable d'endiguer ou d'apporter la moindre solution contre ces foyers, en leurs opposant des forces publiques de sécurité à la dimension du danger qu'ils font planer sur tout le peuple et ses paisibles populations.
    Pour nous, demain, nous allons encore assister à une nouvelle mise en scène de ce régime, comme d'habitude. Il présentera des pauvres innocents et les faire passer comme des boucs émissaires à la place des véritables criminels que le ministre de la sécurité connait parfaitement.

    Pourquoi le gouvernement ne prend-il pas des mesures draconiennes à l'encontre de ces gangs qui terrorisent la population ? Certains malfaiteurs détiennent des armes à feu et se livrent aux braquages en pleine capitale Ndjamena et que le régime souhaite en faire une vitrine de l'Afrique ? Nous doutons qu'il arrive à son projet, parce que ces hors-la-loi sont généralement proches du pouvoir et ce dernier craint pour sa survie de s'attaquer à leurs intérêts. Et comme le dit un proverbe en arabe tchadien : « l'eau chaude n'est pas un lieu d'amusement du crapaud » (« Almi hami ma liib kakko ») ! Curieusement, on remarque que le village inconnu d'Am-Djarass, transformé en ville dotées d'infrastructures spectaculaires et injustifiées, bénéficie de tous les soins en matière de sécurité. Sans doute que c'est elle, Am-Djarass, qui est appelée à devenir la fameuse « vitrine de l'Afrique » ?

    En conclusion, l'Etat n'assume pas du tout sa charge régalienne concernant la sécurité publique des populations tchadiennes. Ce qui justifie la présence de nombreuses sociétés de gardiennage et de sécurité privée dans le pays au service des nantis, et argent que paye le contribuable tchadien pour sa sécurité finit dans les poches d'individus, plutôt que de profiter au pays.

     

    Abdelmanane Khatab

  • La lutte politique contre l'oligarchie puante d'Idriss Deby se poursuivra jusqu'à la fin du règne de l'arbitraire, du gangstérisme de l'Etat et la délinquance, la restauration de la liberté, de la justice et de la paix véritable et durable au Tchad.
    Aucun patriote, réellement engagé dans ce combat noble ne se rendra au régime oligarchique de Ndjamena, vendre son âme ou se compromettre avec un pouvoir déjà en déliquescence par ses propres incohérences.
    Les détracteurs invétérés et impénitents de l'UFPD ou UFDD et son Président continueront leurs mensonges et leurs dénigrements contre les patriotes engagés dans ce combat contre l'injustice au Tchad mais ils ne pourront pas changer le cours de l'histoire ; la justice triomphera.
    Les compatriotes opposants, victimes de leur propre sentiment d'impuissance face à la force répressive du système oligarchique qui cherchent aujourd'hui à vendre leur âme regretteront comme d'autres avant eux.
    L'UFPD, puis l'UFDD, avait dès les premières heures de la lutte affirmé, outre leurs objectifs politiques, que les retrouvailles de tous les tchadiens, une réconciliation nationale sans exclusif, seront un passage obligé pour une paix véritable et durable au Tchad, quelle que sera l'issue du combat en cours, l'exemple sud-africain « Vérité et Réconciliation » pouvant servir de leçon utile.
    Des individus vils, sans idéal noble, détracteurs invétérés et impénitents connus de l'UFPD ou de l'UFDD et de son Président font circuler ces derniers jours au Soudan et en France que des Goranes de l'oligarchie puante auraient proposé à Mahamat Nouri de se rendre à Idriss Deby, vendre son âme comme d'autres avant lui. Il s'agit ici bien d'une de leurs diffamations pour démobiliser les militants de l'UFDD et de l'ANCD. La vérité est qu'aucun des Goranes de l'oligarchie nommément indiqués n'osera demander à Mahamat Nouri de faire une telle trahison. Ces derniers savent que le problème tchadien est national et non Gorane.
    Aussi les Tchadiens savent que l'oligarchie puante depuis son avènement s'appuie sur les divisions de Tchadiens pour perpétuer son règne dévastateur, que ces divisions, le sentiment d'impuissance et le fatalisme constituent aujourd'hui la force principale de l'oligarchie puante, sanguinaire et prédatrice.
    Idriss Deby et sa bande de prédateur sans état d'âme ne voudront pas d'une réconciliation nationale, avec pour exemple « Vérité et Réconciliation », parce qu'ils ont commis trop de crimes contre l'humanité et pillé systématiquement les richesses nationales pendant près d'un quart de siècle. Ses marabouts charlatans et ses autres fétichistes avaient dit à Idriss Deby, au lendemain de sa victoire d'Am-dam le 7 Mai 2 009, « qu'il mourra au pouvoir d'une maladie ».
    Et le satrape tchadien est très superstitieux, croit à ses charlatans.


    Le 30 Mars 2 014.
    Mahamat Hassaballah
    combattant de l'ANCD.