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  • 40EME ANNIVERSAIRE DE L'ASSASSINAT DE
    L'OPPOSANT TCHADIEN LE DOCTEUR OUTEL BONO
    APPEL A UN RASSEMBLEMENT COMMÉMORATIF,
    A PARIS, LUNDI 26 AOUT

    26 août 1973...26 août 2013 ...Il y a quarante ans, l'opposant tchadien le docteur Outel BONO était assassiné à Paris par un tueur professionnel.
    Il s'apprêtait à organiser une conférence de presse pour le lancement d'un nouveau rassemblement politique: le Mouvement Démocratique de Rénovation Tchadienne (MDRT).
    Le docteur Outel BONO faisait partie des tout premiers cadres supérieurs du Tchad indépendant. Pendant sa brève carrière, il s'était illustré par de grandes qualités morales, intellectuelles et patriotiques qui lui avaient fait gagner le respect et l'admiration d'une grande partie de l'opinion tchadienne.
    Ainsi, s'était-il constamment érigé contre les abus et les dérives autoritaires du premier président tchadien François/N'Garta TOMBALBAYE, ce qui lui valut une persécution permanente dont deux séjours en prison.
    La facilité avec laquelle l'assassin exécuta son forfait et le peu d'attention de la justice française accordée à cette affaire paraissent bien porter la signature des réseaux de la tristement célèbre Françafrique et rappellent la liquidation physique en Europe de grands démocrates africains tels Félix-Rolland MOUMIÉ, Mehdi BEN BARKA et Dulcie SEPTEMBER.
    A l'exemple de l'association SURVIE qui avait organisé la commémoration en août 2003 de l'assassinat du Dr Outel Bono, nous appelons à un Rassemblement symbolique le lundi 26 août, à 09h30, place de la Bastille, proche du 80 rue de la Roquette, où a été abattu notre compatriote.
    Une conférence-débat se tiendra début septembre.

    Pour le Groupe d'initiative
    Antoine BANGUI-ROMBAYE
    Pour contacter le Groupe d'initiative :
    Tel : 07 53 35 31 77 Courriel : hommage.bono@gmail.com

    LIEU DU RASSEMBLEMENT DU 26 AOÛT:
    RUE DE LA ROQUETTE, ANGLE PLACE DE LA BASTILLE
    (MÉTRO BASTILLE)
  • Un véritable corps à corps s'est éclaté hier matin au ministère de la santé publique opposant deux illustres responsables de ce département à N'djaména. S'il avait agi de deux subalternes, le sujet aurait fait moins de bruits. Mais ici il s'agit du ministre titulaire et de son secrétaire d'Etat qui, en sont venus aux mains. Qui sont les deux baroudeurs? Quels sont leurs parcours politiques? Nous allons faire une esquisse de leurs carrières politiques.
    A tout seigneur tout honneur, commençons par le ministre titulaire.
    Ahmed Djidda n'est pas un inconnu du microcosme n'djaménois. Ce natif du Chari Baguirmi est le cousin du délégué du gouvernement auprès de la commune de N'djaména, Haoua Outhman Djamé. Après des études en Algérie, il poursuit ses études en France. Une fois au pays, il est nommé comme directeur commercial de la SONASUT. Il adhère au parti ALNASSOUR membre de la majorité présidentielle. Après la victoire d'Idriss Deby aux présidentielles, il occupe le portefeuille de l'enseignement supérieur, poste qui revient à ALNASSOUR. Ses premiers ennuis commencent quand, outrepassant les instructions de Deby, il a fait valider le résultat du baccalauréat avec un repêchage jusqu'à 8,5/20 (voir à ce sujet notre article consacré à ce problème: Ahmat Djidda, ex Ministre de l’enseignement supérieur, victime expiatoire d’un déficit de politiques éducatives au Tchad.). Arrêté et démis de ses fonctions, il revient quelques temps après au ministère de la santé avec comme secrétaire d'Etat une certaine Nouralhouda Abakar qui sera atteinte par des éclaboussures liées à la gestion d'un projet dont elle fut gérante.
    Hassan Soukaya, quant à lui, son parcours est diamétralement opposé à celui de son titulaire. Après des études en Afrique de l'Ouest, il rejoint le Mouvement pour la Démocratie et la Justice au Tchad (MDJT), du feu Youssouf Togoimi opérant dans son Tibesti natal. D'ailleurs étant dans le cabinet de Togoimi, il était parmi ceux qui l'ont accompagné lors de son évacuation en Libye. Rappelons que Youssouf Togoimi n'est jamais revenu de ce voyage (voir à ce sujet les aveux d'Abdallah Senoussi:EXCLUSIF : ABDALLAH SENOUSSI, PATRON DES SERVICES DE RENSEIGNEMENTS DE KHADAFI REVELE : YOUSSOUF TOGOIMI A ETE LIVRE A IDRISS DEBY). Il s'allie avec Choua contre Mardigué et fini par faire cavalier seul dans la zone de Zouar dont il est issu jusqu'à son ralliement en 2010. Nommé comme conseiller chargé de missions à la présidence, il entre comme ministre des infrastructures au 2éme gouvernement Dadnadji (géopolitique oblige, il remplace un autre natif du Tibesti: ABBALI Salah) avant qu'il ne soit rétrogradé au poste de secrétaire d'Etat à la santé cédant ainsi sa place à Adoum Younous. Bien qu'il fût ministre des infrastructures, les mauvaises langues disent que tous les contrats et projets sont transférés aux grands travaux présidentiels, gérés par un des fils Deby.
    Cette rixe entre membres du gouvernement n'est pas la première du genre. Rappelons au passage la bagarre entre Bachar Ali Souleymane et Ahmat Bachir devant le premier ministre. Ce comportement dénote à suffisance le vacillement de ce régime à bout de souffle et dont même les membres deviennent de plus en plus incrédules. Et pendant ce temps, le pacha Deby coule des nuits tranquilles aux bords de ouadi HAWAR.

     

    La Rédaction de la Gazette

  • Le mois béni de Ramadan demeure un moment de vie spirituelle, sociale et humaine exceptionnelle avec ses immenses promesses de récompenses divines. C'est aussi une période de cheminement spirituel intense pour s'élever davantage dans l'amour, la solidarité, le pardon, l'humilité, la générosité, l'acquisition des connaissances, la lecture, l'écoute et l'approfondissement du Qur'àn, le travail sur soi et le service en faveur des autres, pour obtenir l'agrément d'Allah et la paix intérieure.

    A la fin de ce cheminement, que nous avons vécu ensemble à travers les modestes contributions sur ce mois extraordinaire, nous aimerions souhaiter ici à toute la communauté musulmane, une excellente Id Al-Fitr Al-Moubarak. La célébration de la fin du jeûne de Ramadan est à la fois personnelle et collective : personnelle, car elle appelle à garder la maîtrise de soi et la crainte d'Allah ; elle est collective dans la mesure où on fait la fête ensemble, on se rend visite les uns les autres, et on échange des cadeaux dans la joie de la dévotion et la bonne humeur.

    Au-delà de l'aspect spirituel et festif, n'oublions pas de nous acquitter de la Zakatal-Fitr. Cette aumône obligatoire doit être versée au plus tard avant la prière de la fête aux huit (8) catégories citées dans le verset 60 de la sourate 9 du Qur'àn, entre autres les pauvres, les nécessiteux, ceux qui sont lourdement endettés, ceux dont les cœurs sont à consolider,... Cela leur permettrait ainsi de passer la fête dans la joie et la paix en leur épargnant de tendre la main ce jour-là. Cet acte de solidarité et de charité assure qu'aucun membre de la communauté ne soit exclu du plaisir des festivités communautaires.

    N'oublions pas non plus que pendant cette période de Ramadan, certains ont vécu des épreuves difficiles (maladies, décès...), d'autres continuent à rencontrer des difficultés dans leur vie quotidienne, d'autres encore les vivent le jour même de la fête. Puisse Allah le Très miséricordieux exaucer les vœux les plus ardents de chacun d'entre nous.

    Il nous semble fondamental d'intégrer les valeurs, vertus et principes du mois béni de Ramadan dans nos habitudes quotidiennes jusqu'à ce qu'ils deviennent la fondation de notre manière de vivre, de penser, d'agir et de se comporter. Au-delà du cheminement spirituel d'un mois, c'est un savoir-vivre, un savoir-être auquel Allah nous enjoint pour toute notre vie. Cette injonction divine s'accompagne non seulement de devoirs mais aussi de privilèges.

    Selon la tradition musulmane, Allah exprime Son autorité, Sa grâce et Sa compassion sur ce monde en envoyant toutes sortes de bienfaits pour que nous en profitions. Cependant, nombreux sont ceux qui oublient qu'Allah est et reste la source première de tout. Cet oubli, sinon l'ignorance, les amènent à confondre les moyens avec la source première. Rester conscient de cela permettrait d'éliminer une part importante de confusion qui règne dans certains esprits et nous amener à reconsidérer notre façon de vivre dans l'optique de nous conformé aux prescriptions divines.

    Tout ce qui précède fait partie des leçons que nous apprend le mois de Ramadan. Gardons-les à l'esprit, et rappelons qu'il y aura encore les six jours du mois de Shawwâl pour avoir l'opportunité de nous imprégner de nouveau des vertus de ce mois béni. Selon Abû Ayyûb, le prophète Muhammad a dit : « Quiconque jeûne le mois de Ramadan puis le fait suivre d'un jeûne de six jours durant le mois de Shawwâl sera considéré comme ayant jeûné toute sa vie. » (hadice rapporté par Muslim).

    Au demeurant, n'oublions jamais la terrible échéance de la mort et qu'on doit rendre des comptes de nos actes un jour. De ce fait, il faut faire face à ses faiblesses tout comme à ses tentations et faire en permanence l'effort sur soi (djihad Al nâfs) pour rester sur la voie de l'agrément d'Allah. Il n'est jamais tard pour bien faire. L'effort doit rester continu pour qu'à la fin nous soyons dans le repos éternel de la biéatitude.

    Nous demandons à Allah le Très miséricordieux d'agréer notre jeûne ainsi que tous nos actes de dévotion, nous couvre de Sa Grâce, de Sa Protection, de Sa Miséricorde, pardonne nos péchés, répande sur nous Ses Bienfaits infinis et nous donne la possibilité de vivre cette belle expérience spirituelle, sociale et humaine l'année prochaine Incha Allah et aussi longtemps que possible.

    Dans l'attente de ce rendez-vous de l'année prochaine Incha Allah, recevez tous nos vœux les meilleurs et sollicitons votre pardon.

    Bonne fête à toutes et à tous.

    Fi Amanillah

    Talha Mahamat Allim

  • COMMUNIQUE DE PRESSE

    L'Action Mondiale des Parlementaires renouvelle sa profonde inquiétude face aux violations continues des droits de l'Homme à l'encontre des parlementaires et des représentants de la société civile au Tchad

    La Haye/New York/N'Djamena, 31 Juillet 2013: L'Action Mondiale des Parlementaires (PGA) condamne la répression et les tentatives d'intimidation continues des autorités tchadiennes à l'encontre des parlementaires, des défenseurs des droits de l'Homme, des journalistes et des opposantspolitiques qui ont commencées au début du mois de mai, suite à une présumée tentative de coup d'Etat.

    Depuis, plusieurs parlementaires, y compris le Parlementaire et membre de PGA, M. Saleh Makki (Président du parti de l'opposition PUR), ont été arrêtés et d'autres ont fait l'objet de mandats d'arrêt, dont le Parlementaire et membre de PGA, M. Saleh Kebzabo (Président du parti de l'opposition UNDR), pour leur présumée participation à la supposée« la déstabilisation de la République », alors même que leur immunitéparlementaire n'avait pas été levée, tel que l'exige la Constitution tchadienne. L'Hon. Kebzabo a été informé des allegations à son encontre, qui seraient politiquement motivées, et du mandat d'arrêtconnexe alors qu'il se trouvaità l'extérieur du pays, notamment au Sénégal où il s'est entretenu avec le Coordonnateur du Programme "Paix et Démocratie", l'Hon. PGA Lamine Thiam (Sénégal), membre du Parlement de la CEDEAO.

    Alors qu'un seul parlementaire, le membre de PGA Saleh Makki, est toujours détenu sans même avoir pu comparaitre devant un juge, l'Hon. Kebzabo est de nouveau la cible de tentatives d'intimidation par les autorités tchadiennes qui l'accusent d'outrage, d'atteinte à la justice et de diffamation, après qu'il ait condamné, lors d'une interview, la situation de trois journalistes qui sont détenus depuis plus de trois mois. Le Ministère de la Justice vient ainsi de lancer une procédure pour lever l'immunité parlementaire de l'Hon. Saleh Kebzabodans le but de le poursuivre.

    Compte tenu de ces inquiétants développements, PGA renouvelle son appel aux autorités tchadiennes afin qu'elles garantissent que les membres du Parlementainsi que les représentants de la société civile puissent jouir de leurs droits les plus fondamentaux, notamment la liberté d'expression et le droit à un procès équitable. En outre, PGA appelle la communauté internationale à affirmer auprès des autorités tchadiennes compétentes l'importance de garantir le respect des droits de l'Homme du peuple tchadien, et en particulier des dirigeants de l'opposition en vue des prochaines élections législatives et présidentielles qui se tiendront respectivement en

    2015 et 2016.

    L'Action Mondiale des Parlementaires exprime sa solidarité et son soutien continu au groupe National PGA au sein de l'Assemblée nationale du Tchad.

    L'Action Mondiale des Parlementaires est actuellement engagée, dans le cadre de sa Campagne pour l'efficacité et l'universalité du Statut de Rome du système de la Cour pénale internationale, dans la promotion de la mise en œuvre intégrale du Statut de Rome dans l'ordre juridique interne du Tchad. Ceci permettrait de répondre à la constatation de non-coopération à l'encontre du Tchad que la CPI a renvoyé au Conseil de sécurité des Nations unies et à l'Assemblée des États Parties au Statut de Rome comme conséquence de l'échec du Tchad d'arrêter et de remettre le présidentOmar Al-Bashir du Soudan lors de ses visites au Tchad, en dépit du mandat d'arrêtà son encontre pour génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre.

     

    Au nom du Comité exécutif de PGA
    Dép. Mamadou Lamine Thiam (Sénégal)
    Coordinateur, Programme Paix et Démocratie

  • «Au président Hissène Habré, toujours prêt à défendre la dignité de l'homme africain, au besoin, jusqu'au sacrifice de sa personne». En hommage, Kéba Mbaye

    Ne pas hurler avec les loups
    La roue de l'histoire tourne. Beaucoup de ceux qui crient et écrivent à longueur de journée doivent leur quiétude au président HABRE.
    On se demande, si en 1982, lors de son arrivée au pouvoir, le président HABRE avait créé une commission d'enquête sur les crimes commis par Tombalbaye, Malloum, Kamougué et leurs complices, ce qu'ils seraient devenus. Beaucoup seraient aujourd'hui en taule ou en train de raser les murs. On se demande, si en 1982, lors de son arrivée au pouvoir, le président HABRE n'avait pas défendu son pays contre Kadhafi, ce que seraient devenus le Tchad et les Tchadiens.
    Le président HABRE a-t-il fait une erreur en privilégiant le pardon pour construire le Tchad et la réconciliation entre ses fils ? Le président HABRE a-t-il fait une erreur en s'opposant contre la Lybie ? Certainement pas. Le Tchad était un pays qui a lutté pendant 6 ans sur les 8 années qu'a duré le régime du président HABRE, pour son intégrité territoriale, son indépendance et son unité. Victoires militaires d'une valeur inestimable, fruit du sacrifice de braves et intrépides combattants et de la conviction d'un homme.
    L'histoire écrite par les Tchadiens eux-mêmes dira un jour si l'action du président HABRE, à la tête de son pays, a été positive ou non. Une chose est sûre : on ne dira jamais qu'il n'était pas patriote, qu'il a hypothéqué les intérêts de son pays, qu'il a mal géré l'Etat tchadien, qu'il a ruiné son économie, comme d'autres ont eu à le faire et le font encore aujourd'hui.
    Comme disait Nelson MANDELA : « Notre problème, à nous Africains, c'est que nous ignorons ce que veut dire le devoir de mémoire. Nous oublions vite. Contrairement à nous, les Blancs, eux, n'oublient jamais, surtout quand il s'agit de traquer ceux d'entre nous qui leur ont tenu tête ... ». Des paroles pleines de vérité. C'est en libérateur et en sauveur que Hissène HABRE entra à N'Djamena. Le Tchad était alors un pays en lambeaux, déstructuré par les antagonismes entre le Nord et le Sud, entre musulmans et chrétiens. Le Tchad n'existait plus en tant qu'Etat et ni monsieur Weddey ni monsieur Malloum ne me contrediront. L'administration, ses fonctionnaires et ses services ne fonctionnaient plus depuis belle lurette. L'économie était exsangue. Pour survivre, la kalachnikov était plus efficace que la charrue.
    Le président HABRE entreprit donc d'imposer l'unité nationale et l'autorité de l'Etat républicain. L'administration fut réhabilitée et reprit laborieusement son fonctionnement. Les forces de sécurité furent réorganisées avec des tentatives de modernisation et d'intégration des combattants de tous les groupes politiques armés, disséminés à travers le pays.
    Au plan économique, les Tchadiens s'étaient remis au travail. L'agriculture reprit en vigueur. La production du coton atteignit des records. Celle des céréales et des légumes autour de la capitale redonnait au Tchad une quasi-autosuffisance alimentaire. L'artisanat reprenait son lustre d'antan.
    L'UNIR, le parti politique fondé par le président HABRE, devait, comme son sigle veut l'indiquer, être le creuset où tous les Tchadiens allaient réapprendre à discuter, à s'écouter et à décider ensemble de leur destin. La création d'autres partis politiques suivrait à moyen ou long terme. Mais à court terme, le multipartisme aurait réveillé les démons du tribalisme et des antagonismes ancestraux. Je pense que le président HABRE l'avait compris, lui qui a donné la priorité à l'administration et à l'économie ; l'ouverture démocratique pouvant attendre.
    Certes, le président HABRE était craint et respecté grâce à son autorité et à son charisme. Mais on n'entendait pas parler des exactions et des tortures qu'on nous chante aujourd'hui à longueur de journées sur le net. Mais ce qu'ils omettent, c'est que le président HABRE est un patriote fier et intransigeant sur les questions de dignité et de souveraineté. Dans certains milieux occidentaux, on lui en a toujours voulu pour cela. Le président HABRE est un grand africain. C'est un grand chef et un grand guerrier dans le sens noble du terme. Il fait partie de nos héros.
    Nous aussi nous réclamons justice
    Le Tchad est un pays en guerre depuis bientôt 40ans. C'est ainsi que le monde entier résume la situation de ce pays. Indépendant depuis 1960, on pouvait s'attendre de la part des organisations des droits de l'homme qu'elles nous informent sur le respect des droits de l'homme pendant toute cette période. Pour une période d'instabilité politique allant de 1963 à nos jours, fort étonnement, les rapports des ligues des droits de l'homme ont choisi une période allant de 1982 à 1990. Pourquoi ?
    1960 à 1975 : règne de Tombalbaye et de sa Compagnie Tchadienne de Sécurité, la sinistre CTS. 15ans de dictature, pas une seule ligne, pas un seul rapport. Bref, un mépris total pour toutes ces victimes. Une formidable amnésie agissante, me diriez-vous ! Nous avons quelques questions à poser à nos businessmen de l'industrie humanitaire. Où sont passés tous les habitants des villages de Zouar, Ounianga-Kébir, un certain 17 juin 1965 ? Et les 140 marabouts qui ont été ramassés dans tout l'est du Tchad, puis exécutés et, pour certains, enterrés vivants par les hommes de Tombalbaye ? Où sont ceux qui ont administré des produits toxiques aux femmes musulmanes enceintes, qui avortaient systématiquement ou se vidaient de leur sang ? Où sont ceux qui ont jeté des bébés dans des puits à Moundou, Sarh et Doba, sous le seul prétexte que ce sont tous des « «Doum ». Où sont ceux qui ont attrapé 170 jeunes élèves et lycéens au Lycée Adoum Dallade Moundou et les ont tous balancés dans des fosses communes ? Comment oublier ce sinistre homme qui, à Abéché, Faya et Zouar, a coupé les seins de 70 femmes pour les donner à ses chiens ? Comment oublier les sinistres actions du colonel, puis général et enfin président du Tchad de 1975 à 1979 qui, à Faya, a fait sortir tous les habitants de la palmeraie et égorgé de sa propre main plusieurs dizaines d'entre eux. Nous pouvons continuer ainsi des jours durant à relater ces faits.
    De plus, de 1963 à 1975, le Tchad a connu cinq interventions militaires françaises. Comment se passe une intervention militaire française dirigée contre « les rebelles » ? Bombardement au napalm, mitraillage avec des jaguars, débarquements dans les oasis, tuant tous les habitants... Beaucoup de Tchadiens victimes des ces bourreaux sont là et demandent à être entendus aussi, messieurs les humanitaires
    De 1980 à 1987, la Libye a envahi le Tchad : « Tchad, espace vital de la Libye », selon la théorie du livre vert de Kadhafi. Combien y a-t-il eu de victimes tchadiennes ? Les organisations de droits de l'homme n'ont jamais ouvert un seul dossier, ni consacré une seule ligne sur cette période. Pourquoi ? Le peuple tchadien a été agressé, occupé, pillé. Des milliers d'entre eux ont été exécutés. Leurs veuves, leurs mères, leurs enfants sont là au Tchad et réclament justice. Jusqu'à présent, aucune organisation de ce fameux collectif n'a accordé une seule ligne à cette période. Pourquoi ? Répondez-nous. Au nom de quel principe, des gens ont-ils le droit de dire : "Certaines victimes nous intéressent, d'autres non" ? Nous aussi nous réclamons justice.

  • Ceci est un cri de l'âme
    Ceci est un pleur cardiaque
    Ceci est un message de détresse
    Ceci est un appel à la jeunesse de mon cher et beau pays
    Ceci est un appel au peuple du Tchad pays de Toumai
    Mon but est de révolutionner la conscience de la jeunesse contre cette politique anarchique égoïste
    Mon but est de conscientiser le peuple du Tchad
    Mon but est de conscientiser la jeunesse tchadienne
    Peuple du Tchad
    Jeunes du Tchad
    Il y a de cela des années que notre Tchad a perdu son originalité
    Les coupables, n'y vont pas très loin. C'est le système actuel avec la complicité de la jeunesse actuelle!
    Ah oui ; j'ai bien dit avec la complicité de sa jeunesse !!! On est tous responsable, par notre ignorance, par notre hypocrisie, par notre manque de patriotisme en un mot par notre silence.
    Je n'écris pas pour accuser mais pour dénoncer
    La jeunesse tchadienne posons-nous d'abord ces questions :
    Ont-ils pensé à la jeunesse ?
    Savent-ils qu'ils sont le futur du pays ?
    Dans un pays où sa jeunesse est sans présent et avec un avenir incertain
    Les réponses sont certainement non, non et non
    Jeune du Tchad voyons-nous pas, qu'ils ont disloqué le pays en groupes ethniques et régionaux

    Pas de possibilité de rappel, ni de remord de leur responsabilité.
    Aujourd'hui les choses ont changé, tout marche à contretemps
    La tempête du mal frappe mal
    Ce qui m'anime c'est une peur pour nous cette jeunesse sans présent ni avenir.
    Nous, cette jeunesse sur qui espère beaucoup notre cher pays de toumai.
    Aujourd'hui à genou, affaibli, humilié, mort dans l'âme.
    Il lui reste juste implorer le bon DIEU de conscientiser cette jeunesse silencieuse, indifférente, insouciante, ignorante de sa situation actuelle.
    La jeunesse tchadienne, au lieu d'écouter notre cher pays qui crie au secours haut est fort est en train de mourir à petit feu
    Pourquoi on lui tourne le dos? A cause de nos intérêts crypto-personnels !
    Je me demande si nous méritons ce sort car les ailleurs n'auraient jamais souhaité tous ces torts
    Ceux qui trônent aujourd'hui ont déjà perdu le contrôle
    Le peuple du pays de toumai est nourri d'espoir comme l'étaient les africains à l'aube des indépendances
    Bientôt un quart (1/4) de siècle à la tête du pouvoir, tout ça pour ne rien faire
    Depuis leur arrivé tout a basculé
    Le droit du peuple est piétiné par certain qui refuse de le reconnaître
    L'administration devint une ligne parentale et amicale
    Les postes ministériels sont cadeaux de reconnaissance
    Les promesses tombent en flot, mais rien
    Les jeunes deviennent outil de campagnes électorales
    Ils montent les jeunes contre les jeunes au nom de la jeunesse
    Les jeunes s'entre-déchirent à cause des individus et seulement dans l'intérêt de ces individus et non du pays.

    Pays sans espoir, qui va nous sauver ?
    Le bonheur est-il rejeté aux calendes grecques au Tchad?
    La misère frappe la population qui se tait
    Peuple pauvre, manger deux fois par jour est devenu un luxe
    Les hôpitaux sont devenus des mouroirs
    Les écoles sont devenues des lieux de passe-temps
    Du primaire au secondaire, on fait tous la mi-temps
    Pas de bibliothèque dans les établissements, les documents d'études ne sont pas suffisants
    Sans offense c'est pourquoi il y a une insuffisance capacité de culture en nous
    Les enseignants deviennent de plus en plus commerçants
    Les NST (Notes Sexuellement Transmissibles) sont devenues monnaies courantes entre nos sœurs et les enseignants
    Nos universités sont de très grands instituts de formation de chômeurs
    Universitaire commerçant, mineur, manœuvre, charretier...
    L'armée, les écoles de santés et les écoles professionnelles sont des dépotoirs
    On n'a pas de routes rien que des pistes, où aller ?
    On n'a pas d'infrastructure rien que des maisonnettes, que faire ?
    Je serai lâche de ne pas mentionner la part de la jeunesse dans tout ça
    Toi, moi, lui, elle enfin je veux dire nous jeunes
    On n'a même pas accès à la nouvelle technologie
    Avec les mensonges et des billets de banque ils arrivent à nous diviser
    Ils profitent de notre dèche pour nous tourner les uns contre les autres
    Ils nous balancent les bâtons dans les roues
    Ils nous empêchent de progresser pendant qu'ils assurent l'avenir de leurs enfants.
    Ne voyons-nous pas tout ça ? Ne pouvons-nous pas arrêter tout ça ?
    Je réponds que nous pouvons.
    Il suffit qu'on arrête d'assumer ces torts
    On nous martyrise et on se tait, sommes-nous condamné à souffrir à perpétuité ?
    Tant que nous assumons tout ça, on ne sortira jamais de ce calvaire
    Refusons d'être instrumentalisé par la politique égoïste
    Soyons conscient jeune du Tchad, arrêtons l'oisiveté
    Ils organisent des marches, pourquoi pas nous aussi ?
    Levons nous, disons NON
    Nul ne viendra du ciel, nul ne viendra d'une autre planète, seulement nous qui pouvons changer ce système qui nous tape depuis des années.
    Notre souplesse nous induit dans de sales situations qui ne finiront jamais si on ne fait rien.

    La jeunesse tchadienne certes le devenir de notre cher pays de Toumai c'est le plus important mais de grâce repartons nous-mêmes à la recherche de la version originale de notre propre histoire. Car comme disait Alain FOKA : nul n'a le droit d'effacer une page de l'histoire d'un peuple car un peuple sans histoire est un monde sans âme
    Bien dit Alain FOKA ; j'approuve avec ma dernière énergie mais ma question est ce que quelqu'un d'autre en dehors des fils du pays en question peut décrire honnêtement sans calcul la version originale de l'histoire d'un pays ; ah là j'en doute fort surtout pour les anciennes colonies françaises?
    Presque cinquante ans après les indépendances, on peut donner raison à René Dumont quand il affirmait que « l'Afrique était mal partie dans les années 60 ». Aujourd'hui, au XXIème siècle et face à son avenir incertain et son histoire méconnue.
    Ils nous ont cultivé le danger incontrôlé du tribalisme et l'ethnicité pour asseoir leur pouvoir. Certes on a perdu beaucoup du temps mais il n'est jamais trop tard réveillons-nous et repartons à la recherche de la version originale de notre histoire et de nos héros, qui ont marqué l'histoire du pays. Chaque pays a ses héros des personnes exceptionnelles, rares qui méritent beaucoup de respect et de la reconnaissance pour leur courage, sacrifice et surtout leur patriotisme.
    Nous la jeunesse tchadienne remercions Dieu pour nous avoir donné l'unique et seul Héros National son excellence ELHADJ HISSEINE HABRE.
    « Au Président Hissene Habré, toujours prêt à défendre la dignité de l'homme africain au besoin jusqu'au sacrifice de sa personne » Keba Mbaye. (Tchad/Affaire Habré: l'excellent plaidoyer du défunt Keba Mbaye: Ne hurlez pas avec les loups)
    La jeunesse tchadienne est-ce que notre héros national ne nous manque pas trop ?
    Le pays est dans une gestion chaotique par des hommes soi-disant politiques qui ont forcé la destinée du pays et dans un règne sans partage durant 23 longues années caractérisées par leur inconscience politique, irresponsabilité et la gabegie, des maux qui ont porté un coup fatal à l'évolution et l'épanouissement de la jeunesse. On est sombré dans le désarroi sans capacité de créativité et ni de raisonnement libre et éclairé ; on a peur, car longtemps enchainée par les élites politiques.
    La jeunesse tchadienne, africaine en générale et tchadienne en particulier il est temps de dire non au tribalisme, l'ethnicité, pillage pur a l'humiliation de nos pays par l'humiliation de nos héros !Ah oui, les occidentaux en complicité consciente avec nos dirigeants irresponsables apatrides pour des raisons personnelles humilient nos héros parce qu'ils ont osé dire non aux colons et préserver les intérêts de leur pays pour le développement et l'épanouissement d'une jeunesse capable de faire face à une menace externe comme interne ;
    Bref défendre les intérêts de son pays et uniquement pour son pays.
    La jeunesse tchadienne notre silence, notre insouciance, notre indifférence, notre immaturité pure notre fébrilité face à cette humiliation de notre seul et unique héros national est très grave pour l'histoire du Tchad et de l'Afrique tout entiers. Certes ça sera pas facile pour nous de dire non à cette énième humiliation de l'Afrique par l'occident en complicité avec des décideurs africains semi-ignorants et apatride ; mais avec beaucoup de courage, du sacrifice et un peu du patriotisme avec la Grace de DIEU on pourra arrêter l'hémorragie avant que le Tchad en particulier et l'Afrique en générale se vide de son sang.
    La jeunesse africaine en générale et tchadienne en particulier, c'est un devoir pour nous de réagir face à l'humiliation de l'Afrique. On a l'habitude de dire ''qui dit rien consent'' donc à nous de dire non à l'énième l'humiliation de l'Afrique trop c'est trop !je dis haut et fort stop !!!

     

    ROZI TCHIOU ISSA