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  • Dans quelques jours InchaAllah, la Communauté musulmane accueillera dans la ferveur spirituelle le mois béni de Ramadan 1434 correspondant à l'année 2013. C'est à la fois un hôte de marque et une des meilleures et des plus belles écoles de la vie. Chaque année, pendant un mois, des musulmanes et des musulmans à travers le monde jeûnent, non seulement pour respecter la prescription divine dans la sincérité de l'intention et la conformité des enseignements du Prophète de l'Islam, mais surtout, par une méditation intense et pieuse élever la perspective de leurs aspirations spirituelles au-delà de son horizon limité. L'objectif étant d'accéder à une véritable quête spirituelle pour obtenir l'agrément d'Allah et l'apaisement intérieure.

    Dans un monde où les liens sociaux se détraquent, où les repères sont constamment brouillés et où le matériel devient la référence, le mois béni de Ramadan offre une autre vision que celle dominante et fournit des moyens permettant de mieux faire face aux épreuves et incertitudes du monde actuel. En faisant du jeûne une opportunité pour croître dans la prière, la réflexion, la soumission, la justice, la générosité..., le musulman renforce sa foi en Dieu, fortifie son sens spirituel, édifie sa personnalité et fortifie également son esprit.

    Cette expérience intense dans le sacrifice de soi, la discipline des désirs et la proximité avec Dieu appelle le musulman à en faire une pratique essentielle, non seulement pendant ce mois, mais durant toute sa vie. C'est une évidence de dire que le mois de Ramadan qui occupe une place toute particulière dans l'Islam, constitue un Trésor inestimable d'opportunités de récolter toutes sortes des bienfaits (hassanats), et surtout de s'élever dans l'excellence (Al-ihsâne) en ayant constamment la présence d'Allah dans son esprit. Il s'agit ici de se rapprocher davantage d'Allah par le cœur, l'esprit, la pratique et le culte.

    Comme chaque année, nous essayerons InchaAllah ensemble de s'enrichir mutuellement et de vous faire profiter de ses bienfaits au travers de nos contributions modestes.

    A l'évidence, l'exercice spirituel que procure le jeûne du mois béni de Ramadan nous rappelle simplement que nous ne sommes pas maîtres de nous-mêmes, mais de simples créatures d'Allah et que nous Lui appartenons. Cet exercice nous rappelle que finalement nous ne sommes que de passagers sur cette terre. Tout croyant sait qu'à Dieu appartient ce qu'il a repris et à Lui appartient ce dont il a fait don. Et toute chose a, auprès de Lui, un terme bien déterminé. Beaucoup d'entre nous oublient cela et souvent on est emporté par les délices de la vie et le charme des attractions mondaines. Que vaut la durée du temps, si nous ne savons pas apprécié chaque instant qui la compose!

    Dans un hadith rapporté par Muslim, le Prophète de l'Islam disait que : « Allah ne considère pas vos apparences mais vos cœurs et vos œuvres. » Le travail qui incombe à chacun de nous, plus spécifiquement durant ce mois béni de Ramadan, est d'améliorer nos cœurs et nos œuvres pour les rapprocher des prescriptions divines.

    Il convient de souligner que le mois de Ramadan est la seule période de l'année où les portes du Paradis sont largement ouvertes, celles de l'Enfer bouclées, les issues de secours éclairées et fonctionnelles à tout temps, le pardon d'Allah permanent, les Anges de miséricorde instruits pour épauler les faiseurs de bien sur la Voie d'Allah, et Satan et ses bataillons ligotés et rendus désamorcés. Quelle aubaine ! C'est aussi un mois dont le début est miséricorde, le milieu est pardon et dont la fin est affranchissement du feu de l'Enfer.

    Comment ne pas profiter des multiples bienfaits de ce mois qui jouit d'un statut unique de béni (Moubarak) et qui englobe à lui tout seul toute forme de merveille et de bénédiction si on se réfère simplement à la nuit bénie qu'il renferme (verset 2, sourate 44) et le symbole de la descente du Qur'àn dont il est témoin (sourate 97). Il demeure donc le creuset de la guidance, de la clarté, du chemin de la piété, du pardon et de la miséricorde d'Allah.

    A noter qu'il est fortement recommandé au croyant de formuler pendant cette période, la célèbre invocation du Prophète de l'Islam ci-après : "Allahouma que ce mois soit une période d'adoration de Ta grandeur, de pratique agrée, de lecture du Qur'àn, d'œuvre de bienfaisance sans ostentation ni orgueil, de pardon, de tolérance et de miséricorde entre les serviteurs et entre Toi et tes serviteurs".

    Les enseignements du Qur'àn et de la Sunna du Prophète Muhammad sont plein de bon sens et constituent un meilleur bagage pour ne pas se laisser séduire par le charme des attractions mondaines et ainsi se préparer dès maintenant à l'ultime rencontre avec Allah. Gardons à l'esprit qu'on doit rendre des comptes et rappelons qu'on peut retarder un voyage, on peut annuler un rendez-vous, mais on ne peut ni annuler ni reporter la mort. Mettons à profit notre vie, dans tous ses aspects pour laisser quelque chose de constructif à la postérité.

    Comme disait un frère en Islam, l'exemple de l'être humain dans cette vie est celui d'un commerçant qui a pour capital sa vie, pour bénéfices ses bons actes et pour pertes ses péchés. Et ce n'est qu'au Jour du jugement que le bilan sera établi. Celui qui sera écarté loin du Feu, et introduit au Paradis, aura certainement remporté le succès. Et quel excellent succès ! Qu'Allah fortifie notre foi sur le droit chemin et Nous fasse partie de de celles et ceux qui remportent cet excellent succès.

    D'avance, je souhaite à toutes et à tous un Excellent mois béni de Ramadan dans la paix, la santé et la piété. Qu'Allah répande sur nous sa miséricorde et nous permette de passer ce mois de Ramadan dans le summum de la piété et de l'adoration.

    Fi Amanillah. Assimah.

    Talha Mahamat Allim

  • La chambre d'instructions de la cour d'appel de Paris vient de lancer un pavé dans la mare : elle autorise un juge d'instruction à enquêter, oui pas juger mais enquêter (nous préciserons notre insistance sur le mot «enquêter» plus loin), sur les conditions de disparition d'Ibni Oumar. Il faut souligner que lorsque la famille Ibni avait intenté une action devant les juridictions françaises, un juge s'est saisi de l'affaire malgré son classement sans suite par le parquet de Paris. A l'appel interjeté par le parquet, la cour d'appel de Paris vient de rendre une décision permettant au juge d'ouvrir une enquête sur la disparition D'Ibni.
    Enfin, oui enfin. Cinq année de dénie de justice, d'arrogances (le despote tchadien est allé jusqu'à interdire aux journalistes de lui poser des questions en rapport avec la disparition d'Ibni), d'invectives, d'offenses à l'endroit de sa famille, enfin la justice va pouvoir enquêter.
    Les faits sont là. Têtus malgré les manœuvres, immuables malgré le temps passé, bref, ostensibles malgré les manigances diaboliques. Un opposant, assis tranquillement chez lui, la garde prétorienne barbare et sanguinaire l'amène, et depuis on n'a plus de ses nouvelles. Une commission d'enquête aux ordres au départ puis « ouverte à l'international » (selon les propres termes du despote tchadien) fut érigée et ses conclusions incriminent directement la présidence tchadienne. Tels sont les faits. Alors pourquoi on s'est opposé à l'ouverture même d'une enquête judiciaire ? Certaines sources averties pensent c'est pour des raisons politiques et de proximité avec le régime de N'djamena que certains milieux en France ont bloqué, ou tenté de bloquer, le processus judiciaire. On avance pêle-mêle la souveraineté, la non ingérence dans les affaires des Etats africains,..., la chambre de la cour d'appel vient de trancher et ceci, entre autres: Au nom du principe de compétence universelle. Certains peuvent être choqués qu'en 2013 une justice étrangère s'immisce dans les affaires internes au Tchad. Mais alors qui rendra justice à ceux qui, parce qu'ils pensent différemment, ont une autre vision du monde, sont lâchement assassinés? Tant que l'ingérence est dans le sens de la justice, de consolidation de la bonne gouvernance, nous la soutenons comme nous dénonçons celle qui consiste à concourir des potentats asservissant et assassinant des innocents.


    Qu'est ce que cela peut changer ?
    Même si on n'atteindra pas Deby, pour l'instant, mais beaucoup de choses changeront. A commencer par la liberté de circuler de certains acolytes du régime, témoins oculaires de l'évènement et qui sont souvent en villégiature en Europe. Ceux qui sont nommément cités par la commission et qui pensent qu'ils sont éternellement impunis, ceux qui pensent oppresser, incarcérer, bref tuer des innocents en toute tranquillité. Enfin la justice en marche.


    La Rédaction de la Gazette

  • Fidèle à son engagement patriotique et révolutionnaire depuis 47 ans d'existence, face à la mauvaise gouvernance du Tchad par le régime du président Deby et de ses prédécesseurs sous la bénédiction extérieure, en l'occurrence française, le FROLINAT - 1ère armée tient à rappeler à l'opinion tchadienne que sa force de frappe reste intacte et travaille inlassablement pour combattre l'arbitraire, l'injustice, le népotisme, la corruption, le clanisme, l'instrumentalisation religieuse, le clientélisme politique propres à ces régimes. Le Tchad est un révélateur qui donne la chair de poule.

    Comme les autres peuples dont l'éloge et la défense des principes démocratiques avaient permis d'évoluer vers un véritable Etat de droit, le peuple tchadien a également le droit de goûter aux fruits de la démocratie et du respect de la justice et de la dignité humaine. C'est tout le sens du combat que mène le FROLINAT-1ère armée depuis des années, sous diverses formes.

    En ce jour mémorable du 47ème anniversaire de la création du Front de Libération Nationale du Tchad (FROLINAT- 1ère armée), sa direction tient à rendre un hommage solennel au peuple tchadien martyrisé par les différents régimes successifs, et plus particulièrement aux frères et sœurs martyrs tombés aux champs d'honneur. Elle appelle les tchadiens, où qu'ils se trouvent d'observer une minute de silence à la mémoire de ces martyrs.

    Le passif colonial et postcolonial ainsi que l'absence d'alternance démocratique pèse lourdement sur le Tchad et les tchadiens. Ce qui appelle à la continuité de la lutte révolutionnaire et du combat patriotique menés depuis ces 47 ans afin de donner un nouveau visage au Tchad et un meilleur avenir aux tchadiens.

    C'est dans cette optique que nous exigeons du pouvoir actuel au Tchad la libération de l'espace démocratique, le respect des libertés et de la chose publique ainsi que l'exercice d'une véritable indépendance politique vis-à-vis du néo-colonialisme et l'ouverture d'une transition politique en vue de la préparation d'élections libres et transparentes qui rendront le pays à son véritable dépositaire : le peuple tchadien, par le biais d'une nouvelle équipe dirigeante responsable et éprise du respect de l'intérêt général.
    Si cela n'est pas accompli, le FROLINAT – 1ère armée usera de tous les moyens pour que l'alternance politique tant souhaitée par l'écrasante majorité des tchadiens puisse avoir le jour et que les valeurs qu'il défend deviennent réalité dans la société tchadienne.

    Le FROLINAT rappelle également à tous les Tchadiens qu'il ne reniera pas ses engagements et poursuivra la lutte pour atteindre ses idéaux révolutionnaires et patriotiques, car le problème du Tchad a non seulement des soubassements idéologiques mais aussi géostratégiques. L'heure de la liberté, de la dignité et de la démocratie au Tchad a sonné ! Il faudrait donc que l'on adhère massivement à cet objectif de changement dans notre pays. Jamais comme aujourd'hui, les forces de la résistance n'ont eu autant d'opportunités d'ouvrir d'autres horizons et une marche nouvelle vers une vie meilleure au Tchad.

    A nous tous, politiques, intellectuels et citoyens préoccupés par la dignité et la justice au Tchad, le meilleur service qu'on peut rendre à notre pays, ce n'est pas de plier face à la nostalgie et aux délires d'un régime dictatorial et de ses soutiens externes, mais de lui résister avec confiance, détermination et cohérence au nom des valeurs progressistes, patriotiques, citoyennes et républicaines que d'ailleurs l'Occident et la France défendent chez eux et qu'ils trahissent pourtant quotidiennement dans d'autres pays, au gré de leurs intérêts, avec mensonges et hypocrisies.

     

    Pour la Première Armée du FROLINAT
    Abdoulaye Fadali

  • Les Etats-Unis critiquent la Chine et la Russie pour ne pas en avoir fait assez contre la traite des êtres humains, dans un rapport qui peut déclencher des sanctions américaines contre ces deux puissances avec qui les relations sont déjà tendues.
    Ces deux pays, ainsi que l'Ouzbékistan, sont tombés au plus bas d'une classification dressée et publiée mercredi par le département d'Etat, alors qu'ils s'étaient engagés à lutter plus efficacement contre ce fléau. Pour le secrétaire d'Etat John Kerry, "nous avons une obligation morale de relever ce défi [car] la traite d'êtres humains est une attaque contre nos valeurs les plus chères comme la liberté et la dignité humaine".

    Le directeur du bureau au département d'Etat chargé de combattre la traite humaine, Luis C. de Baca, a nié qu'il y ait de "la politique derrière" ce panorama mondial. "Pour être promu, il ne faut pas être un pays important ou un allié. Il faut montrer des résultats", a-t-il insisté. Et, a martelé le diplomate, "les gens oublient que pour chaque cas [d'esclavage] il y a une personne". Pour John Kerry, les "gouvernements sont les premiers responsables pour répondre à ces crimes".

    PÉKIN ET LES MIGRANTS INTÉRIEURS

    Dans le cas de Pékin, bête noire de Washington sur les droits de l'homme, le rapport met au jour "une traite importante parmi la population migrante à l'intérieur de la Chine", ainsi que la poursuite du "travail forcé, notamment dans des fours à briques, mines de charbon et usines".

    En outre, la politique de l'enfant unique a conduit à un "ratio de 118 garçons pour 100 filles, lesquelles alimentent une demande pour le trafic de femmes étrangères se mariant avec des hommes chinois et pour la prostitution", dénonce le département d'Etat. Non seulement Pékin, souligne le rapport, "n'a pas montré d'efforts significatifs pour interdire complètement et punir toute forme de traite", mais de plus "la Chine est devenue le centre mondial de la traite humaine pour le monde du travail et l'industrie du sexe", accuse l'élu démocrate Chris Smith.

    "Nous croyons que la partie américaine devrait adopter une vue objective et impartiale à l'égard des efforts de la Chine [pour faire cesser la traite] et cesser d'émettre des jugements unilatéraux et arbitraires sur la Chine", a déclaré la porte-parole de la diplomatie chinoise, Mme Hua Chunying, lors d'un point de presse quotidien.

    NON PAIEMENT DE SALAIRES EN RUSSIE

    Quant à la Russie, avec laquelle les Etats-Unis multiplient les frictions sur les droits de l'homme et les libertés publiques, un million de personnes "sont dans une situation professionnelle d'exploitation caractéristique des affaires de traite". Le rapport dénonce ainsi des cas de "non-paiement de salaires, d'agressions physiques, de conditions de vie extrêmement mauvaises".

    Le ministère des affaires étrangères russe a fait part de son mécontentement. "En ce qui concerne la possibilité de prendre des sanctions unilatérales contre la Russie (...), le fait même de soulever cette question provoque l'indignation", a déclaré le ministère des affaires étrangères dans un communiqué.

    RISQUES DE SANCTIONS AMÉRICAINES

    En Ouzbékistan voisin, certes le nombre d'enfants de moins de 15 ans contraints de travailler lors de la récolte annuelle de coton a baissé, mais "des enfants plus âgés et des adultes sont encore victimes de travaux forcés".

    Selon la législation américaine, la relégation de ces pays en bas de classement peut déclencher des coupes dans l'aide américaine non humanitaire et non commerciale. Le président Barack Obama décidera en septembre s'il prend de telles sanctions. Ces menaces sont aussi un message adressé aux Etats placés cette année sur une "liste de surveillance" et qui pourraient bien être rétrogradés au dernier échelon en 2014 s'ils n'en font pas plus contre la traite humaine. Parmi ces pays figurent l'Afghanistan, la Malaisie, la Thaïlande, les Maldives ou le Tchad.

    Au contraire, trois Etats – l'Azerbaïdjan, l'Irak et le Congo – ont été rehaussés par Washington au vu d'un "vrai mouvement" de leur part dans leur combat contre la traite des êtres humains et l'esclavage. Les Etats-Unis estiment qu'il reste 27 millions de personnes réduites en esclavage dans le monde.

     

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  • Chaque jour qui passe, le régime oppressif et totalitaire de N'djamena montre sa vraie nature et confirme le peu de respects qu'il a non seulement pour le droit à l''information mais tout simplement le droit de l'Homme. Ainsi après les incarcérations des journalistes et bloggeurs, voilà le potentat de N'djamena franchi une autre étape en bannissant l'organisation Reporters Sans Frontières (RSF) du Tchad.
    «Reporters sans frontières dénonce avec la plus vive énergie le comportement des autorités tchadiennes qui, par des manœuvres dilatoires, viennent de faire échouer une mission de l'organisation à N'djamena» selon un communiqué du RSF. L'organisation qui a dénoncé les arrestations arbitraires au Tchad, réagit à son interdiction de séjours au Tchad que lui a signifié le gouvernement tchadien.
    Il faut souligner que si Moussaye Avenir de la Tchiré est arrêté pour avoir décrit les dérives du régime, les autres arrestations ont un lien de causalité: Jean Bernard PADARE. C'est à la marge des accords conclus sur l'affaire de l'ancien Président Hissein Habré, entre le Tchad et le Sénégal, que PADARE a profité pour sceller le sort de ces journalistes. Ainsi, pour régler ses problèmes personnels, et après avoir incarcéré le bloggeur Jean Laokolé, PADARE a piraté le mail de Makaila avec l'aide des sénégalais pour arrêter Eric Topona et expulser Makaila vers la Guinée. Il faut rappeler que l'affaire PADARE est déclenchée suite à des billets dénonçant les turpitudes de Jean Bernard PADARE en pays Moundang dans le sud-ouest tchadien.
    « Le gouvernement de N'Djaména a procédé à plusieurs arrestations abusives entre mars et mai dernier. L'écrivain et blogueur Jean Laokolé a été arrêté le 22 mars. Les 6 et 7 mai, c'était au tour d'Eric Topona et Moussaye Avenir de la Tchiré, en même temps que plusieurs députés de l'opposition. Les autorités annonçaient alors avoir déjoué un complot présumé contre l'Etat», poursuit le communiqué.

     

    Lire le communiqué sur le site de RSF

  • Avant de commenter l'actualité du despote inculte, j'aimerai par cette occasion, exprimer mes sincères encouragements au compatriote, Kaar Kass Sonn. Cet artiste engagé, vient de poser un acte historique.
    Revenons à notre mouton. Le despote tchadien vient de terminer sa parade diplomatique honteuse. Les tchadiens et tchadiennes auront impression que le dictateur abhorré, a des bonnes relations et des entrées honorables, chez les grandes démocraties en Europe. Au contraire, Deby apparaît de plus en plus inculte, et sa diplomatie, va de mal en pis. Le peuple du Tchad, ne mérite pas de tels représentants. Ce dommage pour nous !
    Décrivons Idriss Deby, tel qu'il est apparaît à la cérémonie du 05 juin 2013, au siège de l'UNESCO : habillé des redingotes, chèrement acquises, au compte des contribuables ; le visage rongé par le stress, la crainte de la chute et l'alcool ; les jambes à bout des forces, malgré le support de la canne ; Idriss Deby, quand on le voit de près, on se demandera, quand s'écroulera t-il ? Le regard semblable à celui d'un mouton famélique, il ressemble plus à un être étrange, quand il sourit aux journalistes. Entouré des sosies moins beaux, bien que, chèrement habillés chez CHANEL. La puanteur de l'alcool, domine la tonalité du parfum de chez Yves Saint-Laurent. Le pauvre despote nie ses difficultés psychologiques ; ses angoisses interminables et ses insomnies. Malheureusement pour lui, en dépit des soins corporels et les bains chauds ; les signes avant-coureurs de la dégringolade, apparaissent au vu de tous. Il aurait dû se cacher comme son voisin, Paul Biya !
    Le ministre de la culture, de son côté, exhibe la médiocrité intellectuelle, politique et culturelle. Il serait peut être, le dernier des cancres qui pillent les fonds publics. Extravagant qu'il est ! La mouche cravatée accorde une interview à un inconnu, sans demander son identité. Ensuite, le ridicule ministre de la culture, demande à écouter la bande d'enregistrement, le journaliste du Canal+ lui rétorque, s'ils faisaient cela au Tchad ? En effet, au Tchad, la presse n'a jamais connu la liberté ; les journalistes dévoués et honnêtes se retrouvent en prison ou en exil, et les autres s'érigent au titre de : griot de la république bananière.
    Son homologue français, s'est aussi abstenu de lui faire des éloges ; même si les lobbyistes ont réussi à placer, ce vile personnage auprès d'un président, d'une grande démocratie. Le pauvre despote aux aguets, entendait naïvement des discours dithyrambiques ; comme ceux, de son voisin Issoufou, qui sans gêne, se fait son porte-parole !
    Cependant, Mamadou Issoufou, le président nigérien parlait d'une attaque terroriste contre le Tchad ; où attaqueront-ils ? Quel est le point stratégique auquel les terroristes s'en prendront au Tchad ? Et le despote, dans le Figaro confirme le danger qui se prépare en Libye. La lutte contre le terrorisme, Deby voulait utiliser cette opportunité pour allonger son règne ; apparemment cette astuce ne passe pas.
    En vérité, le danger contre le régime oligarchique de N'djamena existe bel et bien. Les centaines des combattants de la rébellion tchadienne de l'est, qui ont courageusement refusé, de se soumettre ; ceux qui ont subi des humiliations et victimes de l'injustice revancharde des Itnos et les nouveaux révoltés de l'armée clanique du régime. Tous, avec détermination, et résolument engagés à découdre avec Idriss Deby, se sont convergés en Libye et ailleurs. Ce noyau du nord ; du sud en Centrafrique et à Korbol au centre du Tchad, de l'est dans le Darfour, sont, la menace qui fait trembler Idriss Deby. Se sentant fort victorieux, Deby avait refusé tout dialogue franc avec l'opposition armée. Par conséquent, la rébellion continue à prendre de force, des dizaines désertent la milice tribale pour le rang, de l'opposition armée, dans le nord-est, et voir même en Libye.
    Le despote national a oublié de verser de l'eau sur les cendres de l'UFDD, de RFC, UFCD, UFDD/F ...enfin UFR. Avec sa mauvaise gouvernance et son arrogance sans borne, la rébellion se ressuscite et Deby s'inquiète. Le despote aime humilier, et son attitude insolente vis-à-vis des tchadiens et de l'opposition, germe la rébellion armée.
    Le dialogue est toujours possible, il pourrait se racheter ; comme à l'accoutumée, étant un personnage complexé, voir même névrosé, Idriss Deby se gonflera d'orgueil. Et pourtant, la voie du salut, c'est l'appel sincère à la réconciliation nationale et de la mise en place d'une transition démocratique. Sans quoi, un jour ? La Cléopâtre du Chari, Hinda, te manquera beaucoup !

    Mahamat HASSANE BOULMAYE
    Activiste politique, membre l'opposition

  • Au départ on avait cru à un canular, une farce montée par l'équipe du « petit journal » de canal plus, mais que nenni, le ministre tchadien de la culture veut s'adonner à la censure de la presse et ceci dans l'enceinte même de l'Unesco. Si cette histoire a fait ricaner le plateau de l'émission, nous tchadiens, nous avons eu, en ce moment précis, une pensée particulière, à nos frères journalistes croupissant dans les bagnes d'Idriss Deby. (Voir le communiqué de RSF: DÉJÀ UN MOIS DE DÉTENTION POUR LES JOURNALISTES ERIC TOPONA ET MOUSSAYE AVENIR DE LA TCHIRÉ)
    Si un journaliste de canal plus, exerçant en France, a fallu être soumis au «visa du censeur», on peut facilement imaginer les conditions de travail des journalistes, bloggeurs et autres syndicalistes au Tchad de Deby. Les journalistes tchadiens, dans leur majorité, sont réduits au silence. Pire, certains, exploitant leurs génies créateurs, sont devenus intarissables en termes d'éloges à l'endroit de Deby, des vrais griots. Nous saluons ceux d'entre eux qui, malgré leurs mises aux placards, dignement et fièrement, font leur travail sans bassesses ni avilissements.
    Le dictateur tchadien, surfant sur le vent d'après guerre du Mali, pensait être au moins honoré, sinon distingué et cité non seulement pour sa «claire voyance» et sa «témérité» dans les Adrars des Ifogas, mais aussi pour son «sens élevé de la bonne gouvernance» et ses «contributions à l'émergence » de la démocratie au Tchad. Mais n'a-t-on pas dit «chasser le naturel, il revient au galop»? Dans l'intervalle, croyant que le monde lui est redevable, le despote tchadien s'est vite trouvé un complot, qui serait ourdi contre sa personne et les institutions de la République, pour casser toute opposition à son régime. Le peu de crédit que lui a apporté le Mali s'est vaporisé.
    C'est l'endroit ici, d'exprimer toute notre solidarité à notre frère Kaar Kaas Sonn ( voir à ce sujet: Tchad/France : Kaar Kaas Soon est en grève de la faim.), qui est à sa 3ème journée de grève de la faim. Nous invitons toute personne éprise de paix et de liberté de le rejoindre le samedi 7 juin au parvis de droit de l'Homme.

     

    Deby à l'Unesco

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  • Reporters sans frontières adresse un message de soutien et de solidarité aux journalistes Eric Topona et Moussaye Avenir de la Tchiré, ainsi qu'à l'écrivain et blogueur Jean Laokolé, tous trois détenus dans le camp d'Amsinene, à Ndjaména.

    Les deux premiers ont été arrêtés par les autorités tchadiennes les 6 et 7 mai 2013 tandis que le troisième est emprisonné depuis le 22 mars dernier. L'organisation réitère sa demande en faveur de leur libération immédiate.

    "Nous pensons quotidiennement à ces trois hommes à qui nous espérons pouvoir rendre visite dans les meilleurs délais. Le Tchad s'est longtemps targué de ne compter aucun journaliste emprisonné. Ce n'est désormais plus le cas. Outre le fait qu'elle est intolérable pour les personnes concernées, lesquelles croupissent en prison, cette situation a des conséquences regrettables pour l'image de ce pays", a déclaré Reporters sans frontières, qui prévoit de se rendre en mission au Tchad dans quelques jours.

    "Nous ne contestons pas le fait que ces journalistes puissent être poursuivis en justice, si quelque chose devait leur être reproché, mais nous estimons que leur détention est excessive et qu'ils doivent pouvoir comparaître libres", a ajouté l'organisation.

    La demande de libération d'office introduite le 28 mai par l'avocat de Moussaye Avenir de la Tchiré a été rejetée. Celle concernant Eric Topona se trouve au niveau du bureau du procureur depuis le 4 juin, mais reste à ce jour sans réponse.

    Secrétaire général de l'Union des journalistes tchadiens (UJT) et ancien journaliste de la Radiodiffusion nationale tchadienne, Eric Topona a été inculpé pour "atteinte à l'ordre constitutionnel". Moussaye Avenir de la Tchiré, directeur de publication du journal Abba Garde et trésorier de l'UJT, est lui poursuivi pour "incitation à la haine et au soulèvement populaire". Il n'aurait pas dû être placé sous mandat de dépôt, puisque la loi tchadienne ne prévoit pas de peine privative de liberté en cas de délit de presse.

    Dans une autre affaire, la condamnation prononcée le 18 septembre 2012 contre Jean-Claude Nékim, directeur de publication de Ndjaména hebdo, a été confirmée en appel le 4 juin 2013. Le journaliste avait écopé d'un an de prison avec sursis et son journal avait été suspendu pour trois mois.

    Jean-Claude Nékim sera également jugé le 26 juin prochain pour "diffamation" dans une affaire qui l'oppose à la SNER (Société Nouvelle d'Etude et de Réalisation). Cette société conteste deux phrases publiées par le journaliste en septembre dernier : "Depuis des décennies, la SNER, propriété de Daoussa Déby, grand frère de..., a le quasi-monopole des marchés routiers. Aucune réalisation fiable mais la convention d'établissement de cette vieille société est reconduite avec exonération d'impôts et taxes, faisant ainsi une concurrence déloyale aux autres entreprises."

     

    En savoir plus la liberté de l'information au Tchad :

    Communiqués de presse
    Fiche pays de RSF

  • L'artiste tchadien Kaar Kaas Soon observe depuis hier 4 juin une grève de la faim protestant ainsi contre les arrestations arbitraires des opposants et journalistes tchadiens par le régime d'Idriss Deby. Sur sa page Facebook, l'artiste justifie sa démarche pour les raisons suivantes :

    • Protester contre les arrestations arbitraires d'hommes politiques et de journalistes tchadiens, suite à ce que le gouvernement a nommé « tentative de déstabilisation du pays » depuis le 1er mai dernier;

    • Protester contre le flou de la justice tchadienne dans cette affaire;

    • Attirer l'attention de l'opinion internationale sur ce qui se passe au Tchad dans cette affaire; et

    • Obtenir la libération de ces personnes détenues sans respect des règles de droit.


    L'un des rares artistes tchadiens connus en dehors du pays, Kaar Kaas Soon, Noël Flavien Kobdigué de son vrai nom, se considère comme un héritier de Brassens. Mêlant ainsi les tempos des chansons françaises aux rythmes africains et autres slams, Kaar sait, tout en berçant son auditoire, faire passer des messages sur nos préoccupations quotidiennes. Il dénonçait déjà l'hypocrisie de la France qui accueille des tyrans dans les chansons «Pétition» et «Berceuse pour un tyran», ou les réparties assassines de Sarkozy : «Casse-toi pauv'con».
    Il faut signaler que l'artiste entame sa grève de faim au moment où le dictateur tchadien est reçu en France pour assister à la cérémonie d'attribution du prix Houphouët-Boigny à François Hollande, le président français. Le potentat tchadien qui était considéré comme infréquentable, surfe sur le crédit que lui a apporté sa participation à la guerre au Mali, selon certains milieux avertis. Idriss Deby n'a non seulement balayé d'un revers de main toutes les questions relatives aux disparitions des opposants en 2008, mais opère, depuis le mi mai, une véritable chasse à l'homme au Tchad. Ainsi, des députés sont incarcérés sans que leurs immunités ne soient levées dans l'indifférence totale. Il faut souligner également que l'Assemblée tchadienne, véritable chambre d'enregistrement, vient de voter un texte permettant au despote de gouverner par ordonnances.
    Il faut noter que selon certaines sources indiscrètes, le discours de Hollande au moment de remise du prix sera essentiellement consacré à la paix et au droit de l'homme, notions inexistantes dans les vocables d'Idriss Deby. Cette même sources indique que vu les violations des droits humains, sport favori du régime de N'djamena, la lune de miel entre Deby et Hollande sera de courte durée.

  • Le 21ème Sommet des Chefs d'Etats Africains de Mai 2013, commémorant le cinquantenaire de l'Union Africaine, a été bien un sommet pour rien.
    L'Union Africaine(UA), héritière de l'Organisation de l'Unité Africaine(OUA), semble avoir totalement perdu de vue les ambitions légitimes de l'OUA, à savoir l'unité du continent par l'intégration politique, économique et sociale tout en maintenant la paix et la dynamique du développement, la libération totale de l'Afrique de toute domination coloniale. Notre organisation panafricaine s'est progressivement transformée en un syndicat des chefs d'Etats et ses grandes ambitions de ses pères fondateurs ont déserté l'esprit de leurs successeurs. Elle vient de démontrer par ce 21ème sommet, après cinquante ans d'existence, l'incapacité, le manque du courage politique des gouvernants à affronter les vrais problèmes de l'Afrique du 21ème siècle, c'est-à-dire l'appauvrissement grandissant des populations et l'insécurité galopante dans la plupart des régions, le manque criant des perspectives de développement et l'absence du continent africain dans le traitement des grandes questions qui touchent l'avenir de la Communauté Internationale. Au lieu de s'arrêter un moment, faire le bilan des succès et des échecs au cours du demi-siècle écoulé, les chefs d'Etats, ces véritables syndiqués de l'UA, se sont ingéniés à trouver des échappatoires et alibis pour éluder les très dures réalités de la vie des peuples africains en lutte contre la pauvreté extrême, la mauvaise gestion des richesses existantes, l'insécurité galopante et la mauvaise gouvernance.
    Les africains savent également que tous les maux actuels du contient sont les faits du non-respects des droits fondamentaux de l'homme, de l'absence de la justice, de la liberté, de la démocratie et aussi la pérennisation de la mauvaise gouvernance, qui sont les causes de tous les extrémismes, de toutes les violences aveugles entre personnes humaines ou des guerres entre les Etats. Les dirigeants africains auraient dû se rendre compte, qu'après cinquante ans d'existence, l'UA n'a pu résoudre aucun problème africain, aussi petit fût-il, chercher donc les raisons profondes de ces échecs et les solutions adéquates aux problèmes réels existants, au lieu de s'employer pour abuser de l'opinion africaine et internationale par des manœuvres dilatoires aux seules fins de se dérober à ses responsabilités ou de chercher des responsables imaginaires de leurs propres manquements.
    Les africains ont en mémoire les conflits meurtriers Ethiopie-Somalie, Ethiopie-Erythrée, Tchad-Libye, de Somalie, du Libéria, de Sierra-Léone, du Congo, du Rwanda, du Burundi, du Soudan, de Libye, celui en dernière date du Mali, que l'OUA ou l'UA n'a apporté aucune contribution ni dans la recherche des solutions de tous ces drames, ni dans le cadre de la décolonisation de certaines parties du continent.
    Alors créer une force dite «Force Africaine d'intervention Rapide» n'est-il pas une résolution de plus? Quelle serait la mission ou les missions d'une telle force?
    Protéger les potentats africains en cas de menace par leurs peuples en lutte pour la justice, la liberté, la démocratie et un devenir meilleur? Contre une menace extra-africaine, inexistante? Aucune justification pour cette création. Notre organisation panafricaine ne demandera-t-elle pas honteusement à la communauté internationale des moyens de fonctionnement de la dite force?
    Au regard de ce qui se passe au Mali, les dirigeants de l'UA se sont donné la mission de combattre l'intégrisme musulman, sans imaginer que la montée de l'islamisme militant et de toutes les violences sont quelques-unes des résultantes logiques du non-respect des droits fondamentaux de l'homme, de l'absence de la liberté, de la justice, de la démocratie et des perspectives de développement face à la pauvreté extrême des populations africaines.
    L'Afrique est aujourd'hui plus inquiète de son avenir qu'il y a cinquante ans; l'autre grande inquiétude est que la majorité écrasante des africains ignore l'existence de l'UA et les rares favorisés qui la connaissent n'y croient plus parce que cette institution n'appartient pas aux peuples d'Afrique mais à leurs dirigeants.
    Dans tous les cas, aucune nouvelle force africaine ne pourrait venir assurer la sécurité en Afrique si nous savons que quelques centaines d'islamistes moyennement armés ont défait une armée malienne formée en cinquante années comptant des milliers d'hommes et que les armées de la CEDEAO n'ont pas pu empêcher ces groupes de prendre tout le Mali.
    Aussi, condamner bruyamment la Cour Pénale Internationale(CPI) pour ses actions de poursuite des auteurs des crimes contre l'humanité est bien une preuve de plus d'une volonté de protéger ces dictateurs sanguinaires ayant commis et continuent à commettre encore des crimes contre l'humanité dans leurs propres pays.
    Nos syndiqués de l'UA oublient que les droits à la vie, à l'épanouissement et au bonheur de l'homme n'ont pas des frontières et que chacun de nous humains a le devoir, l'obligation de protéger la vie de son semblable où qu'il soit sur la terre.
    Les dirigeants de notre continent doivent savoir, s'ils ne le savent pas apprendre, que les peuples africains condamnent autant les extrémistes religieux que les potentats sanguinaires, sinon plus ces derniers que les premiers.
    Enfin l'Union Africaine pourrait-elle, dans un avenir proche, se remettre en cause, se regarder dans son rétroviseur après cinquante années d'échecs sur tous les plans, s'amender, se corriger et s'améliorer pour repartir d'un nouveau et bon pas comme l'avaient voulu ses pères fondateurs?

    Le 1er Juin 2013.
    Mahamat Hassaballah
    A N C D