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  • Des assaillants non identifiés ont assassiné dans le consulat du Tchad à Sebha, un ressortissant tchadien. Issa Abdelkerim Choukou, habitant Benghazi, était de passage à Sebha chez un proche travaillant au Consulat.
    Selon certaines sources, des inscriptions hostiles au régime tchadien ont été inscrites sur le mur du Consulat quelques jours avant l'assassinat. Ces inscriptions faisaient allusions au rôle qu'aurait joué Idriss Deby contre la révolution libyenne et demandant la fermeture du consulat.
    D'après notre source, pour la population libyenne, Idriss Deby aurait non seulement participé à la guerre aux cotés de Kadhafi, mais aurait détourné tous les ors que Kadhafi aurait déposé dans une banque tchadienne. Selon cette même source, lorsque les libyens ont demandé les biens transférés par Kadhafi au Tchad, Deby les a accusés d'héberger des opposants et menacés de réclamer des indemnités pour les dégâts causés par la guerre Tchad-Libye (des années 80).
    Cet assassinat intervient après l'enlèvement du chef de la milice de Sebha, Allatchi Mahdi (Libye : Enlèvement d'un chef Toubou à Tripoli), et l'annonce par les autorités libyennes de l'arrestation d'un soldat tchadien à bord d'un véhicule militaire en territoire libyen.

  • Le responsable des miliciens Toubous dans le sud libyen a été victime d'un enlèvement dans son hôtel à Tripoli d'après une source sur place.
    Allatchi Mahdi, l'un des principaux chefs Toubous, a été arrêté dans le passé (1993) par Idriss Deby avant de le livrer à Kadhafi. Il fut incarcéré dans la fameuse prison d'Abou Salim pendant 18 ans et libéré au moment de la chute de Tripoli. Considéré comme droit et intègre dans le sud libyen, il est devenu rapidement incontournable à Sebha concourant ainsi à la pacification de la région déchirée par un conflit tribal.
    Sur les ravisseurs, plusieurs versions circulent. D'après une source contactée par la Gazette, il serait victime des trafiquants qu'il traquait dans le sud libyen. En effet, Allatchi livrait une guerre sans merci aux trafiquants de tout poil qui écumaient le sud libyen. D'autres sources avancent qu'il serait enlevé par un groupe à la solde du régime de N'djamena. En effet, Idriss Deby aurait, lors de la visite d'une délégation libyenne récemment à N'djamena, accusé Allatchi de déstabiliser son régime, et demandé son arrestation à une milice rivale des Toubous.
    Hier dans la matinée, des hommes en armés ont occupés l'aéroport de Sebha exigeant sa libération au gouvernement central. Le ministère de l'intérieur libyen a réfuté toute implication dans cet enlèvement et a promis faire le nécessaire pour sa libération.

  • Le Premier ministre libyen, Ali Zaidan, en visite à Bruxelles réfute toutes les allégations concernant un projet de déstabilisation du Tchad depuis le sud de la Libye. C'est « sans fondement et ne correspondent pas à la réalité », pour lui c'était plutôt l'ancien dirigeant Mouammar Kadhafi « qui exportait le terrorisme ».
    « La nouvelle Libye ne tolère pas cela » et « n'est pas un foyer du terrorisme » a ajouté le chef de gouvernement libyen. Il a également révélé que le fils de l'ex-dirigeant libyen, Saadi Kadhafi, et d'anciens dignitaires du régime bénéficiaient du droit d'asile au Niger. « Je demande à nos amis nigériens de prendre ces faits en considération et d'extrader ces éléments pour qu'ils soient jugés en Libye », a déclaré le Premier ministre.

     Sources: AFP

  • Dans une annonce adressée à la Gazette, l'opposition et société civile tchadienne regroupées au sein du CNCD, lancent une invitation pour une conférence-débat sur le Tchad le 1er juin à Paris. Au moment où les potentats africains, surtout tchadien, surfant sur le crédit que lui a apporté son implication dans la guerre au Mali, le CNCD organise une conférence pour mettre à nu certaines dérives d'Idriss Deby et notamment la répression contre l'opposition, les syndicalistes et journalistes (voir encadré ci-joint). Il faut souligner également que les tentacules de la tyrannie tchadienne qui concourent à l'asservissement du Peuple tchadien ne sont pas constitués que des dictateurs. Hier le Sénégal sur injonction du despote tchadien expulsait un bloggeur, voilà que le Président du Niger brandit la menace terroriste contre le Tchad. Si la lutte contre ce fléau est légitime, son utilisation pour soutenir une dictature est honteuse surtout lorsqu'elle vient des pays dits "démocratiques".

    Cette conférence coïncide aussi avec le cinquantenaire de l'Union Africain, sommet à l'issu duquel la Cour Pénale Internationale a été dénoncée et une résolution demandant le jugement du Président Kenyan, Kenyatta dans son pays, a été votée (tous les pays sauf Botswana). Ce n'est plus un syndicat de chefs d'Etats, mais hélas pire, un comité où se crée des avantages et autres privilèges.

    La Rédaction

     

     

    L'annonce du CNCD

     

    (site web :  http://www.cncd-tchad.com/ )

     Conférence-débat sur le TCHAD
    (Samedi 1er juin 2013, Paris)

    THEME : Intervention militaire du Tchad au Mali. Les conséquences  politiques  internes

    Le CNCD vous convie à  la conférence qu’il organise le

    Samedi 1er Juin 2013, de 14h à 18h

    à la Maison de l’Afrique, 7 rue des Carmes 75005 Paris.

    M° Maubert-Mutualité (Ligne10),

    Sur le thème :

    Intervention militaire du Tchad au Mali. Les conséquences  politiques  internes

    Les intervenants sont des démocrates africains et français, dont la liste sera communiquée plus tard.

    PRESENTATION :

    L’initiative militaire décisive du président François Hollande en janvier dernier, a provoqué un réveil chez les dirigeants africains, qui se sont empressés d’envoyer des forces au Mali. 

    Le contingent tchadien s’est fait remarquer par l’importance de ses effectifs, la rapidité de son déploiement et l’intensité de son engagement sur le terrain.

    La rentabilisation de cette intervention en termes d'influence internationale pour le pouvoir de N'Djamena, a été largement analysée.

    Par contre l’usage politique interne de ce crédit diplomatique et médiatique pour renforcer le  régime du général Idriss Déby Itno, est peu ou pas commenté.

    Il a fallu la répression récente, visant des députés, journalistes et cyber-activistes, pour qu'un bout du voile soit levé.

    Le CNCD (Conseil National pour le Changement et la Démocratie) vous invite à partager les informations et réflexions sur cet usage interne de l’intervention militaire tchadienne au Mali, à la conférence débat, animée par des démocrates, tchadiens africains et français. A Paris. Le samedi 1er juin.

  • L'ancien Président-Poète doit se retourner dans sa tombe devant l'association de son nom à celui d'un des dirigeants africains les plus incultes que l'Histoire politique du Continent ait produite.

    Il est, décidément, des leçons qu'on n'est plus prompt à réciter qu'à mettre en application. S'exprimant à New York le 25 septembre 2012 à la 67ème session de l'Assemblée Générale des Nations Unies, le tout nouveau Président sénégalais disait « En Afrique et dans le reste du monde, le Sénégal salue et soutient l'avancée de la démocratie et des libertés fondamentales. Nous déplorons que certains, refusant l'évidence que le destin de l'homme est de vivre libre, n'offrent, en réponse aux aspirations légitimes de leur peuple, que la violence atroce contre des populations civiles innocentes.»

     

    Entre le 3 et le 18 mai, les autorités sénégalaises ont posé trois actes majeurs à l'opposé des valeurs politiques et humanitaires que le pays à toujours défendu. Et dont les conséquences et l'impact doivent être analysés et mis en perspective.

     

    Le 3 mai le Ministre Tchadien de la Justice Jean Bernard Padaré vient signer à Dakar un accord de coopération judiciaire avec le Sénégal. Avant même que l'on ne comprenne de quoi était fait cet accord, le 7 mai, aux aurores, une première et spectaculaire application s'abattait sur Makaila Nguebla, journaliste et blogueur tchadien réfugié à Dakar qui se verra signifier son expulsion vers la Guinée Conakry. Le 18 mai, fait plus surprenant, c'est l'Hebdomadaire sénégalais Nouvel Horizon qui décernait le «Sédar Spécial» au Président tchadien Idriss Déby Itno avec la bienveillance du ministre sénégalais des Affaires étrangères, Mankeur Ndiaye, qui avait à ses côtés, Abdou Latif Coulibaly, ministre de la Promotion de la Bonne gouvernance.

     

    Elu à la suite d'un processus démocratique remarquable et salué par tous les observateurs, Macky Sall, 4ème Président d'un pays crédité à juste raison d'une vigoureuse tradition de protection des droits civils et politiques, effectue là une danse politique bien périlleuse pour sa crédibilité personnelle et pour l'image du Sénégal en Afrique et dans le Monde.

     

    Qu'il soit complétement hallucinant qu'un Hebdomadaire aussi respectable et réputé que Nouvel Horizon, connu pour son engagement en faveur de la paix et de la démocratie, se fourvoie à décerner un prix à des Forces Militaires tchadiennes et à leur Président en chef félicité pour «sa décision rapide d'envoyer des troupes au Mali...pour leur efficacité et leur engagement.». Que soit ainsi promue, aux yeux du Sénégal et de l'Afrique, la violence militaire et politique, fut-elle légitime, comme valeur d'influence et de succès par un média qu'on attendait sur des principes plus critiques. Que le Tchad se fasse même représenter à cette cérémonie surréaliste à Dakar par son Ministre de la Défense qui « conduisait une délégation d'une quinzaine d'officiels et d'officiers supérieurs tchadiens, dont certains venaient directement du théâtre des opérations dans le Nord du Mali (sic) ». Et voilà qu'on ne sait plus si on est dans une farce ou dans une tragédie !

     

    Bien sûr qu'un Etat fonctionne plus souvent sur le principe de la Realpolitik que sur celui de l'angélisme déclaratoire. Il n'y a rien de honteux dans les projets commerciaux, économiques voire même diplomatiques que le Sénégal souhaiterait faire avancer auprès de son désormais si influent partenaire tchadien. Mais entendre le Porte-parole du gouvernement sénégalais, le jadis si influent et si militant Abdou Latif Coulibaly pourfendeur des dictatures et des oppressions, déclarer en réponse aux interrogations sur l'expulsion de Makaila Nguebla, que « sa présence était simplement tolérée. Mais sous certaines conditions : qu'il s'abstienne de faire un certain nombre de choses et de déclarations que le gouvernement sénégalais estime contraires à sa volonté de vivre chez nous», n'est pas seulement affligeant mais insultant pour la mémoire et l'image de la démocratie sénégalaise. D'après Abdou Latif Coulibaly, un journaliste qui exprimerait des critiques quant aux dérives de son pays sur les droits de l'homme, dénoncerait les récentes et arbitraires arrestations suite à la suspecte « tentative de putsch » qui a secoué le Tchad, manifesterait ainsi des valeurs « contraires à sa volonté de vivre chez nous ». Mr Coulibaly serait devenu amnésique en oubliant les valeurs grâce auxquelles il a pu exercer son métier, contribuer à l'Alternance sénégalaise et être gratifié d'un poste dans le gouvernement de Macky Sall.

     

    Il n'en fallait pas plus pour que résonne dans de nombreux médias et sur de nombreuses lèvres volubiles ou silencieuses le chant d'une sujétion sénégalaise au Tchad. Et à son tout puissant Président.

     

    Arrivé au pouvoir à la suite du coup d'Etat du 2 décembre 1990 contre Hissène Habré (réfugié et protégé à Dakar par respect des droits de l'homme), Idriss Déby est le nouveau seigneur de l'Afrique. Impliqué à outrance dans presque tous les conflits militaires africains en cours, assis sur une importante production pétrolière, sur une croissance exceptionnelle de 7%, défendu par une armée redoutable et formée par l'ancien Président Kadhafi dont il tente de récupérer l'aura, présenté comme incontournable par des analystes et diplomates rémunérés grassement, Idriss Déby est décidé à retrouver une respectabilité internationale. Cet activisme militaire et politique n'ayant pour but que de masquer les violations des droits de l'homme dans son pays, d'isoler son opposition et de régner sans partage sur un peuple malmené par la violence de l'Histoire.

     

    Je reconnais qu'il n'est jamais évident d'avoir affaire avec des régimes en délicatesse avec les droits de l'homme, en particulier quand ceux-ci détiennent les clefs de nombreux conflits comme le Mali et la Centrafrique, développent une stratégie diplomatique offensive reposant sur une manne pétrolière qui semble inépuisable. Mais je ne peux accepter cette sorte d'hommage que l'Hebdomadaire Nouvel Horizon adresse au Chef d'Etat tchadien et à son régime aussi suspect et ce blanc-seing que le gouvernement sénégalais adresse ainsi dans cette décision illégitime d'expulsion d'un opposant.

     

    Si la réussite électorale du Président Sall a reposé sur un pragmatisme politique salué et bien nécessaire, il reste qu'il lui faut être absolument et résolument fidèle à une tradition politique sénégalaise généreuse et exemplaire sur le plan des droits de l'homme. Si pragmatisme il doit y avoir il faut que ce soit dans l'intérêt exclusif du pays. Et je doute que l'alignement actuel sur un des dictateurs les plus controversés de l'Afrique ne serve ni les intérêts du peuple sénégalais et africain, ni les valeurs humanistes qui font la modernité politique d'aujourd'hui. Ni la mémoire de Léopold Sédar Senghor!

     

    Edito: "Sédar Spécial" à Idriss Déby, le Nouveau Seigneur du Sahel? par Karfa S. Diallo

  • L'hebdomadaire « Nouvel Horizon » vient de décerner le trophée « Homme de l'année 2012 » au FIRMA, la très chère armée du président Tchadien Idriss Deby, tandis que lui récolte le « Sédar spécial ». Selon le communiqué de l'APS, ce prix fait suite a la décision du président tchadien d'envoyer rapidement ses troupes au Mali, ce qui a permis de soutenir efficacement les troupes françaises et de stopper les groupes armées.

     

     

    Que d'honneurs pour le président tchadien, l'ancien chef de guerre aujourd'hui courtisé et fêté.

    Le Tchad qui est entré depuis 2003 dans le club très prisé des pays producteurs de pétrole, est pourtant aujourd'hui l'un des pays les plus pauvres au monde et les tchadiens croulent sous la misère. « Président a vie » depuis une révision constitutionnelle datant de 2006, Idriss Deby refuse toute évolution politique a son pays et se maintient au pouvoir grâce au soutien de la France qui l'a aidé à se faire relire pour 3 mandats.

    Pourtant il y'a juste 3 semaines, les forces de l'ordre tchadiennes sous le prétexte de déjouer un « complot » contre le régime de Idriss Deby ont abattu plusieurs personnes dans une église sans compter une quinzaine de blesses par balles. Et ce n'est pas la première fois. Combien de fois Idriss Deby a t-il été dénoncé pour violation des droits de l'homme dans son pays a travers l'arrestation arbitraire de multiples opposants sans compter les liquidations dans l'ombre qui continuent, les fraudes électorales, les multiples guerres qu'il a déclenché et qui a laissé des milliers de Tchadiens sur le carreau.

    La semaine dernière, la presse nationale s'est émue de l'expulsion du Sénégal vers la Guinée Conakry, de Makaila Nguebla, le blogueur tchadien recherché par le régime de Deby. Et selon toujours la presse, le journaliste a même failli être acheminé par les autorités Sénégalaises, carrément vers le Tchad ou il risque l'emprisonnement immédiat et même la mort.

    Ironie de l'histoire, c'est aujourd'hui cette même presse qui chante les louanges d'Idriss Deby et qui veut le présenter comme un « idole ».Quelle bévue

    Désolé « Nouvel Horizon » Idriss Deby n'est pas un modèle pour moi, et ne peut l'être pour mes enfants non plus. Je préfère chercher ailleurs pour ma progéniture. Un ailleurs ou il n'ya ni violences, ni sang, ni coup d'états et ni misère. Un ailleurs basé sur le travail et l'honnêteté, sur la recherche de la connaissance et du savoir, la justice sociale, l'équité et le partage.... En bref un ailleurs meilleur que celui que nous offrent aujourd'hui nos dirigeants africains en panne de vision.

    J'imagine qu'il fallait bien qu'on le décerne a quelqu'un ce prix. Mais quand même Idriss Deby... ce fut une sacrée surprise, plutôt une bonne douche froide. Le leader Tchadien qui cherche aujourd'hui a se positionner comme une force puissante dont il faut forcement compter dans la sous région, voit ainsi son «aura» bien relevée a travers l'attribution de ce prix.

    A la place, j'aurais largement préféré Macky Sall même si je ne suis pas un fan. Lui au moins peut se targuer d'être arrivé au pouvoir démocratiquement... Et en 2012.

    Mister Aw

    www.boytownmag.com

    Propagandarts.org

  • "la qualité officielle d'un accusé, soit comme Chef d'État ou de Gouvernement, soit comme haut fonctionnaire, ne l'exonère en aucun cas de sa responsabilité pénale au regard du présent Statut, plus qu'elle ne constitue en tant que telle un motif d'atténuation de la peine encourue". Toute dérogation à ces textes entame non seulement la crédibilité de ces chambres, mais consacre une parodie pour distraire l'opinion, voire pire, une mascarade pour régler des comptes, selon l'ANCD.

    Dans un communiqué adressé à la Gazette, l'executif de l'ANCD dénonce "les impostures et les manœuvres de diversions orchestrées par Idriss Deby pour se dérober et occulter ses propres implications dans la période concernée par procès organisé par le Sénégal"

    La veille, dans une déclaration, le ministre de la justice de Deby avait annoncé avoir lancé des mandats d'arrêt internationaux contre des personalités de l'opposition tchadienne dont Mahamat Nouri, pour comparution au procès de l'ancien Président Habré. "S'il ya quelqu'un qui aurait commis des crimes c'est bien Idriss Deby". Selon ces textes, l'actuel président tchadien est d'une telle cruauté qu'on l'a surnommé "le com chef qui ne fait pas des prisonniers", poursuit le texte. "Idriss Deby s'est particulièrement illustré par sa cruauté à la mort de son frère, Hamit Deby, en 1983 à Kalaite, en massacrant plus d'une soixantaine de prisonniers de guerre de l'ex GUNT", affirme le communiqué. "En septembre de la même année, c'est au sud du Tchad que la folie meurtrière d'Idriss Deby s'abat sur la population civile. Des enfants, des femmes et des vieillards ont été froidement calcinés dans leurs cases", poursuit le communiqué.

    L'affaire Habré est pendante devant des chambres spéciales créées auprès des juridictions sénégalaises. Elle s'est dotée d'un statut qui en son article 10 aliénas 3 préconise que "la responsabilité pénale individuelle" ne peut être absout par "la pertinence de la qualité officielle" des accusés. 

    L'ANCD rappelle que selon le statut de ces chambres, "la qualité officielle d'un accusé, soit comme Chef d'État ou de Gouvernement, soit comme haut fonctionnaire, ne l'exonère en aucun cas de sa responsabilité pénale au regard du présent Statut, plus qu'elle ne constitue en tant que telle un motif d'atténuation de la peine encourue". Toute dérogation à ces textes entame non seulement la crédibilité de ces chambres, mais consacre une parodie pour distraire l'opinion, voire pire, une mascarade pour régler des comptes, souligne le communiqué.

    L'ANCD exprime par ailleurs son étonnement face au silence de la communauté internationale "sur le fait qu'Idriss Deby, l'un des principaux prévenus dans ce procès, lance des mandats d'arrêt internationaux, s'arrogeant ainsi le rôle de juge à la place de ces chambres sénégalaises". "Ce procès qui commence par un accord de coopération judiciaire entre Deby et Sall et dont les prémices n'étaient autres que les répressions exercées sur un paisible bloggeur tchadien réfugié au Sénégal, nous pousse à se poser des questions non seulement sur sa fiabilité mais aussi sa rectitude voire son impartialité", conclut le communiqué.

     

     

    Le communiqué original

     

     

     

     

     

  • COMMUNIQUÉ DE PRESSE
    RÉPRESSION AU TCHAD
    L'Opposition Tchadienne de l'extérieur, la Société Civile, les amis du Tchad
    Appellent à un Rassemblement citoyen
    Samedi 18 MAI 2013
    DE 13H A 18H
    Au Parvis des Droits de l'Homme (Place du Trocadéro, Paris).


    Chasse aux opposants – Traque des journalistes et blogueurs - Arrestations arbitraires - Assassinats.


    Depuis le 1er mai, date à laquelle le gouvernement tchadien a annoncé avoir déjoué un énième complot visant à déstabiliser le pouvoir du Général Président Sultan Idriss Deby Itno, les Tchadiens vivent au rythme des arrestations arbitraires.
    Sur la liste des personnes traquées ou embastillées pour des raisons aussi invraisemblables les unes que les autres, figurent des députés, des journalistes, des blogueurs, des syndicalistes, des intellectuels, des militaires et des acteurs de la société civile.
    Au Tchad, les conspirations ourdies contre le régime sont légion et sont une méthode soigneusement élaborée par les autorités dans leur « régulation » des contestations socio-politiques.
    L'opposition tchadienne en France, à l'instar des organisations internationales des droits de l'homme et des associations citoyennes, dénonce cette pratique sulfureuse, prétexte à la purge d'opposants et autres indésirables du pouvoir que sont particulièrement les journalistes indépendants. En s'acharnant contre la liberté de la presse, contre les élus et en mettant au pas la justice, le régime tchadien entend ne rien céder de sa main mise sur le pays et continuer à le diriger d'une main de fer comme depuis 22 ans.
    L'opposition tchadienne de l'extérieur et les amis du Tchad,
     Appellent à la relaxe pure et simple des personnes incarcérées et au respect de leurs droits, notamment celui de bénéficier d'une justice impartiale ;
     Attendent des autorités françaises et de l'Union Européenne une condamnation ferme, accompagnée de mesures restrictives à l'encontre de N'Djamena. Ils déplorent la mollesse des propos du président François Hollande face à cette répression.
    L'intervention de l'armée tchadienne au Mali, ne saurait en aucun cas être un blanc-seing accordé au président tchadien qui jouit d'une indulgence outrageante de la communauté internationale ;

     

     

    Fait à Paris le 16/05/2013

  • Par Mahamat Nour Ahamat IBEDOU, Secrétaire Général de la Convention Tchadienne pour la Défense des Droits Humains (C.T.D.D.H)

     

    A l'instar des autres pays du monde, le Tchad possède des grandes institutions censées réguler les mécanismes régissant le fonctionnement de tout état démocratique.

    Si dans les autres nations, ces institutions prévues dans les Constitutions des états sont des contres pouvoirs propres à prévenir ou même à sanctionner les abus du pouvoir exécutif, au Tchad nos grandes institutions sont non seulement inutiles mais elles sont même nuisibles à l'exercice du jeu démocratique et des libertés publiques.
    Leur présence de ce fait ne se justifie que par le simple fait de faire croire à l'opinion internationale que le Tchad possède des institutions comme les autres pays ; l'opinion nationale elle, connait depuis longtemps ce qu'elles valent réellement.
    Il n'est un secret pour personne qu'elles ne constituent ni plus, ni moins que des supplétifs du pouvoir exécutif. De ce fait, elles sont souvent utilisées soit pour légitimer des actions arbitraires du pouvoir exécutif, soit pour réprimer toute voix discordante ou tout simplement bloquer l'accès des services publics à l'opposition légale et à la société civile engagée ; ce qui fait qu'elles sont souvent à l'origine des excès et violation des droits humains perpétrées par le pouvoir exécutif ; en réalité, ces institutions sont au service d'un seul homme : le chef de l'état.
    Les membres de ces entités sont souvent redevables au Président de la République soit pour ce pouvoir de cooptation pour ce qui est des membres de l'Assemblée Nationale, ou soit celui de nomination pour ceux des autres institutions.
    Nous pouvons affirmer sans risque de nous tromper que grâce à la bienveillance de nos institutions, notre Président de la République possède dans les faits plus de pouvoirs que ceux dévolus à un monarque ; Chacune de ces entités contribue donc activement à la consolidation de son pouvoir.

    Nos grandes institutions ne sont pas seulement inutiles et nuisibles comme nous l'avons souligné là-haut ; elles sont également budgétivores et cet état de fait est d'autant plus inadmissible que les crédits budgétaires qui leurs sont alloués dépassent 23 Milliards.

    Pour mieux appréhender le rôle néfaste joué par ces institutions dans notre pays, une étude au cas par cas s'impose :

     

    L'Assemblée Nationale :

     Dans les pays qui se respectent, elle est détentrice du pouvoir législatif et à ce titre, elle constitue le deuxième pouvoir de l'état ; le gouvernement est responsable devant elle ; elle vote une panoplie de lois qui lui permettent de contrôler l'action du gouvernement et l'exécution par celui ci de la loi de finances portant Budget général par le vote d'une loi de règlement.

    Chez nous, l'assemblée nationale est au service exclusif du gouvernement ; elle est la plus budgétivore de toutes les institutions (18 Milliards de crédits alloués) ; beaucoup de ses membres ont été cooptés par le chef de l'état à qui ils doivent leur position actuelle ; cette attitude est motivée par les diverses gratifications et autres largesses accordés par le chef de l'état comme par exemple le non prélèvement sur leurs salaires et indemnités du montant du prix de leurs véhicules qui leurs sont désormais gratifiés (18 million par véhicule).
    Nos députés semblent donc plus préoccupés par leurs intérêts personnels que par celui de leurs électeurs c'est-à-dire le peuple tchadiens ; comme nos lois sont votés par eux, ils n'hésitent pas à se tailler la part du lion dans l'octroi de leurs propres crédits de fonctionnement (18 345 174 000 frs Cfa) et surtout de leurs traitements : Un simple député même non membre du bureau ni responsable dans une commission gagne environ 1 500 0000 Frs Cfa par mois. : Il est aisé de comprendre leur nervosité dès que quelqu'un demande à connaitre le montant de leurs salaires.

    Bénéficiaires de plusieurs sortes d'indemnités, et propriétaires d'entreprises commerciales, ils n'hésitent pas à utiliser leur statut pour faire passer des marchandises par la valise diplomatique. Pour plaire au chef de l'état, ils n'ont aucun scrupule à voter des lois modifiant des dispositions constitutionnelles sensibles comme par exemple l'inamovibilité du juge de siège qui est un principe universel ; ils savent pourtant que leurs actes sont des sources potentielles de violation des droits humains contre leurs compatriotes ; de toute façon, l'important pour eux est de plaire au chef de l' état afin d'être cooptés pour la prochaine législature. Le sort du reste des tchadiens est à cet égard très loin de leurs soucis ; il convient de préciser ici que les députés de l'opposition radicale qui s'efforcent en dépit de leur statut de minorité de s'opposer aux vote des modifications scandaleuses de certaines dispositions const itutionnelles méritent tout notre respect ; il est aisé de comprendre leur soucis d'agir dans le sens des intérêts de leurs électeurs parce qu'ils ont tous été réellement élus contrairement à la plus part de leurs collègues de la mouvance présidentielle.

     

    • La haute cour de justice :

    Cette institution qui est en réalité une juridiction d'exception a acquit au Tchad un statut de tribunal permanent. Elle est chargée « de juger le chef de l'état et les membres du gouvernement en cas de haute trahison » (Article 174 alinéa 1 de la Constitution).
    L'article 174 de la Constitution stipule en son alinéa 3 «sont assimilés à la haute trahison, les violations graves des droits de l'homme, les détournements des fonds publics, la corruption, la concussion, le trafic de drogue... », Cette juridiction a donc eu objectivement cent fois l'occasion de juger et de condamner le chef de l'état et les membres du gouvernement au regard de ce qui se passe actuellement sous nos yeux. Heureusement pour nous, cette institution est la moins budgétivore de toutes (480 million seulement de crédits alloues) ; la modestie de son budget est donc à l'image de son inutilité ; avec elle, le chef de l'état et les membres du gouvernement peuvent sévir sans inquiétude tant en détournements de fonds publics qu'en violation des droits humains ; de toute façon, aucune loi subséquente définissant les conditions de sa saisine n'a été votée jusqu'alors. Nous pensons donc en toute objectivité que l'environnement institutionnel de notre pays se portera mieux sans elle.

     

    Le Conseil constitutionnel
    Composée de 9 membres, cette institution possède un budget de fonctionnement d'un milliard et demi (précisément 1. 560 308 000 de francs) ; chargée entre autres de connaitre du contentieux des élections présidentielles et législatives et d'en proclamer les résultats (Article 162 de la Constitution), cette institution s'érige rapidement en relais de la CENI en période électorale. C'est ainsi que même le dernier tchadien connait que sa tache principale est de légitimer les résultats des fraudes électorales opérées par celle ci ; en proclamant toujours des résultats manipulés par la CENI, le conseil constitutionnel porte la lourde responsabilité de l'usurpation des suffrages des électeurs tchadiens au profit des candidats aux pouvoirs, violant ainsi le droit fondamental des citoyens de choisir librement leurs dirigeants. Avec le Conseil Constitutionnel, un mandat à vie est garanti pour le chef de l'Etat.
    Sa décision de déclarer non conformes à la Constitution, les récentes modifications des dispositions constitutionnelles votées par l'Assemblée Nationale n'a trompé personne.

     

    Le haut conseil de la communication
    Selon l'Article 186 de la Constitution, le Haut Conseil de la Communication :
    « Assure (entre autres) aux partis politiques l'égal accès aux medias publics et garantit aux associations, l'accès équitable aux medias publics » : en dépit de la clarté de cet article, la télé Tchad et la RNT sont pratiquement des officines de propagande des actions menés par le Président de la République ; les très rares interventions dans ces medias sont généralement le fait des partis politiques et des associations inféodés au pouvoir.
    Malgré un budget de fonctionnement moyen (894 869 000 f Cfa) le haut conseil de la communication est l'une des institutions les plus dangereuses pour les libertés publiques notamment la liberté de la presse ; toujours prompt à censurer et menacer la presse privée, le HCC était devenu muet quand le procureur de la république harcelait en toute illégalité le journal N'djamena bi Hebdo. Cette institution a pour mission donc d'empêcher coute que coute les dénonciations de l'arbitraire du pouvoir et de la mauvaise gouvernance au Tchad.

     

    Le conseil économique social et culturel
    C'est l'institution la moins nuisible pour les libertés publiques puisqu'elle ne prend aucune décision parce que son avis est simplement consultatif. Nous retiendront seulement que ses un milliard trois cent (1 .378 .948. 000) f Cfa de budget de fonctionnement ne sont pas justifiés eu égard à son rendement ; cette institution est plus faite pour décorer le paysage institutionnel et caser des mecontents que pour donner des avis concernant la politique économique sociale ou culturelle. C'est l'une des institutions qui méritent d'être tout simplement supprimées.

     

    La cour suprême
    Elle est plus sollicitée dans les prestations de serment et autres cérémonies protocolaires que dans les prises des arrêts de cassation. Son budget est de près d'un milliard cinq cent (1 495 506 000 F).
    « Le pouvoir judiciaire est exercé au Tchad par la Cour suprême, les cours d'appels, les tribunaux et les justices de paix... il veille au respect des Droit fondamentaux. » (Article 144, alinéa 3 de la constitution) ; on se demande où est passé cette cour pendant les multiples violations des droits fondamentaux qui ont eu et qui continent d'avoir cours dans notre pays.

    Censée être la plus haute juridiction du pays, la CS est chargée subsidiairement de connaitre du contentieux au niveau des élections locales, ce qui lui a permit comme au Conseil Constitutionnel de légitimer les résultats des fraudes électorales massives lors des dernières élections communales.

    Sa fameuse chambre des comptes a depuis longtemps renoncé à la préparation à l'intention du parlement de la loi de règlement ; sa chambre administrative n'a même pas daigné prononcer le sursis à exécution dans le contentieux qui avaient opposé les associations de la société civile à la SOGECT- TCHAD ; ce qui à permit à cette dernière dans le cadre d'un contrat de concession injuste signé avec l'état de continuer à bénéficier de 90% des recettes des cartes grises, permis de conduire, cartes d'identités nationales, passeports etc. ; contrats dont les associations avaient demandé l'annulation et contre l'exécution duquel un mot d'ordre de boycotte avait été lancé.

     

    Il est clair au regard de ce qui est décrit plus haut que nos grandes institutions ont deux missions : servir de simple décor à l'environnement institutionnel du pays et protéger le pouvoir du chef de l'état.

    Si elles ne sont pas nuisibles par elles mêmes, nos institutions le sont par le biais des individus qui les composent ; en plus d'être nocifs pour les liberté publiques, ces individus sont notoirement oisifs : ils arrivent généralement au bureau vers 11heures et le quittent deux heures plus tard après avoir lu quelques journaux ou navigué distraitement sur internet ; leur salaire mensuel moyen ( indemnités comprises), avoisine les un million cent soixante dix mille(1.170.000 frs Cfa) ; en dépit de tous ces avantages, les membres de nos grandes institutions sont pour la plupart d'entre eux, pourvus de véhicules de fonction avec des dotations en carburant et lubrifiant .

    Que dire dans ces conditions du fonctionnaire tchadien dont le salaire moyen fait 200.000 frs et qui, faute de moyen de déplacement utilise une partie de cet argent (qui suffit à peine à nourrir sa famille) pour prendre tous les jours le bus depuis les quartiers ABENA , AMTOUKOUGNE ou ATRONA. Ce fonctionnaire moyen, astreint à être au bureau à 7 heures pour ne le quitter qu'à environ 15 h 30 est celui là même sur qui repose toute notre administration. Compte tenu du travail qu'il abat tous les jours, ce fonctionnaire moyen est celui là qui donne figure humaine à ce pays ; il est pourtant celui à qui on refuse la plus petite augmentation de traitement.

    Pour terminer, nous disons aux membres de nos institutions que le respect et la confiance de leurs compatriotes valent plus que ces avantages indus ; l'histoire retiendra que grâce à eux, le jeu démocratique a été faussé permettant ainsi au président de la république de s'accaparer dans les faits, de tous les pouvoirs : exécutif, législatif et judiciaire. Il n'est pas étonnant dans ces conditions qu'au niveau international, personne ne croit en la fiabilité de tout notre système démocratique.

     

  • Chers compatriotes, chers amis

     

    Vous êtes naturellement en train de suivre les développements récents de la répression au Tchad.
    Connaissant le régime, on peut dire que malheureusement, nous ne sommes pas au bout de nos (mauvaises) surprises.
    Les démocrates tchadiens et les amis du Tchad n'ont jamais manqué de faire entendre leur voix, chaque fois que des actes mettant en cause la liberté et parfois la vie de citoyens sont posés par la dictature de N'Djamena.
    Au niveau du Conseil National pour le Changement et la Démocratie (CNCD), nous avons pensé que la solidarité avec les victimes de cette nouvelle vague liberticide, pourrait s'exprimer sous la forme d'une action de masse à Paris, dans les tous prochains jours.
    Précisément, nous proposons un rassemblement citoyen, le samedi prochain, 18 mai, sur le Parvis des droits de l'homme, au Trocadéro, de 13h à 18h.
    C'est pourquoi, nous vous adressons cette correspondance pour solliciter la collaboration de votre organisation, pour la matérialisation de cette proposition. E
    Compte tenu de la nécessité de réagir "à chaud", il nous semble difficile de procéder à une réunion de concertation préalable, et nous nous en excusons.
    Nous suggérons donc une concertation par mail, complétée au besoin par des échanges au téléphone, afin d'adopter le communiqué appelant à la manifestation. Nous vous ferons parvenir le projet de communiqué dans les vingt-quatre heures, en tenant compte des contributions des uns et des autres.
    Les contre-propositions, observations et compléments seraient évidemment bienvenus.
    Dans l'attente de votre réponse, nous vous adressons nos saluts militants et fraternels.

     

    Paris le 12/05/2013
    Pour le Bureau du CNCD
    La Coordinatrice
    Annette Y. Laokolé

    Email : ylaokole@hotmail.com
    Tel : 06 13 69 26 83


    Le communiqué original

  • Les principes que nous posons doivent être respectés, y compris au Tchad. dixite Hollande

     

    Editorial du "Monde". La réponse de François Hollande a été laconique, vendredi 10 mai, sur le perron de l'Elysée. Faut-il s'inquiéter de la vague d'arrestations d'opposants et de journalistes qui s'abat sur le Tchad depuis la découverte d'un présumé complot ourdi contre le président Idriss Déby ? "Les principes que nous posons doivent être respectés, y compris au Tchad." Quels sont ces principes que le président français ne juge pas utile de citer ? Ils s'appellent liberté de la presse et respect de l'Etat de droit. Tous deux sont bafoués au Tchad. Ne fallait-il pas le rappeler ?

    Quelques jours auparavant, le ministère français des affaires étrangères dosait également son langage vis-à-vis d'Idriss Déby. Le Quai d'Orsay se limitait à prendre "note avec préoccupation des dernières informations en provenance de N'Djamena" et appelait "le pouvoir et l'opposition à poursuivre un dialogue serein". Ce dialogue n'existe plus depuis longtemps. Les arrestations arbitraires, elles, se multiplient. La dernière vague remonte au 1er mai. Ce jour-là, N'Djamena a annoncé avoir déjoué "une conspiration" et arrêté ses instigateurs. Des combats auraient provoqué la mort de trois à huit personnes ainsi que blessé une quinzaine d'autres. Le conditionnel est de mise faute d'éléments fournis par la police, la justice ou le gouvernement tchadiens.
    Le pouvoir d'Idriss Déby a procédé à l'arrestation d'au moins une vingtaine de personnes, dont deux députés d'opposition et deux généraux. Deux autres élus sont recherchés. Dans d'autres affaires, des critiques de l'homme fort tchadien, des journalistes, des blogueurs, des syndicalistes sont emprisonnés, poursuivis, expulsés. La Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH) dénonce une "vague d'arrestations, d'intimidation et de harcèlement qui visent l'opposition politique, les journalistes et la société civile".

    Ainsi va le Tchad, dont le Quai d'Orsay préfère saluer "le rôle stabilisateur dans la région, en s'impliquant dans la lutte contre l'insécurité au Sahel et dans le règlement des crises, notamment en République centrafricaine". A Idriss Déby, la France reconnaissante ? La contribution tchadienne aux efforts militaires français menés au Mali, notamment dans les régions du Nord, où s'étaient réfugiés les groupes djihadistes, a été indéniablement efficace. La présidence française envisage d'inviter des soldats tchadiens à défiler sur les Champs-Elysées, le 14 juillet. Des faits d'armes de ses troupes dans le désert malien, Idriss Déby semble avoir tiré la conclusion qu'une totale impunité lui serait accordée par Paris en ce qui concerne les méthodes dont il use et abuse dans son pays.

    Cette indulgence française est une erreur. Elle envoie un message d'accointances à l'ancienne en Afrique, de piétinement des principes au nom d'arrangements géopolitiques et d'échanges de bons procédés : le soutien militaire au Mali récompensé par un silence sur la répression au Tchad. La France doit dénoncer les détentions arbitraires et l'attitude d'Idriss Déby, qui apparaît de plus en plus comme un président autoritaire, s'appuyant sur un clan et un système de corruption. Le silence est un début de complicité. Continuez sur Lemonde.fr

  • Arrivé au pouvoir depuis vingt deux ans, Idriss Deby arrive au comble de la vigilance. Il essaye partout les moyens à étouffer, tout foyer de révolte. Les arrestations est les extraditions de l'étranger, se font depuis 2010, et même bien en avant. Et dernièrement, le despote à procéder, des extraditions du Congo et de la RCA vers le Tchad. Il croyait le danger venir de partout. La multiplication des propagandes mensongers, les achats des consciences, les mensonges ; n'ont guère calmé le peuple qui souffre. La révolte s'y préparait à l'intérieur et Deby ignore, qu'il est lui-même, le chef des conspirateurs.

    Le despote enfin de règne, perd le contrôle de sa conscience. Il use de tout, pour réfectionner son pouvoir en état d'usure avancé. Création des nouveaux cantons, limogeages des sultans et nominations absurdes... Le régime du despote tchadien est en phase de putréfaction avancée.
    Les blogueurs ou les cadres dont il qualifie des conspirateurs se voient leurs efforts germés. On n'était pas très sûr de nos moyens de lutte, fort heureusement ; les criailleries du despote, prouvent certainement, que la plume de Nguebla et de tous les blogueurs, démangent sérieusement le régime des Itnos. Par conséquent, nous doublerons donc nos efforts !
    Un dictateur enfin de règne, est souvent atteint d'une cécité intellectuelle et morale ; car, il n'y a que sa vérité qui compte. Les bouffons ou autres vautours qui rodent autours du régime, l'ont fait croire pendant vingt deux ans, qu'il avait raison ; tandis qu'il incarne le mal absolu, sans le savoir.
    En effet, ramener une paix définitive n'est pas difficile pour le despote. Faire la guerre exige plus des moyens et des efforts physiques et intellectuels ; alors que, faire la paix exige juste peu des moyens. Donc, la volonté de rester au pouvoir par la force, n'est plus cachée. La voie de la paix définitive est simple et praticable ; sauf que la « vérité » du despote fait de la voie de la paix, le chemin du mensonge. Pour une paix durable au Tchad, ceci devrait normalement être son slogan ; que N'djamena ville vitrine ! Toute fois, Deby a intérêt de convoquer de manière sincère et franche, un forum national inclusif ; là, il aurait prétendre à une sortie honorable et pourrait rêver d'écouler des jours paisibles entre Amdjaress et N'djamena ; et profiter de ses chamelles et de la nature. Sans quoi, son sort ressemblera à celui de Kadhafi, dont il est lui-même témoin.
    A l'issue du forum national, un premier ministre élu, aura en charge de l'exécution du cahier des charges et d'organiser des élections libres et transparentes. Dans ce cas, Deby pourrait prétendre à une sortie honorable ; malheureusement, cette proposition le gonflera d'orgueil et son âme injuste le conduira vers le pire.

     

    Mahamat Hassan Boulmaye

  • notre engagement, notre serment, notre lutte ne peuvent en aucune manière être ébranlés par ce comportement abject consistant à prendre des enfants en otage et faire chanter les parents. Lorsqu'on s'est engagé contre ce régime criminel et amoral, nous avons confié le sort de nos familles à Dieu et au Peuple tchadien

     

    Dans un communiqué adressé à la Gazette par le secrétariat général de l' L'Alliance Nationale pour le Changement et la Démocratie, il est fait cas d'une « tentative de rapatriement des enfants » du général Nouri, l'un des principaux opposants au régime d'Idriss Deby. « le régime aux abois, dans sa fuite en avant, aidé par le régime soudanais, a envoyé son sinistre médiateur au Soudan pour rapatrier les enfants du Général Nouri » souligne le communiqué.
    Eloigné du Soudan vers le Qatar en 2010 après le rétablissement des relations soudano-tchadiennes, le Général Nouri vit depuis en France et ses enfants restés au Soudan. Selon certaines rumeurs, la délégation tchadienne est aidée par le Général Gréchabi de la sécurité soudanaise.
    Le communique de l'ANCD précise « que notre engagement, notre serment, notre lutte ne peuvent en aucune manière être ébranlés par ce comportement abject consistant à prendre des enfants en otage et faire chanter les parents. Lorsqu'on s'est engagé contre ce régime criminel et amoral, nous avons confié le sort de nos familles à Dieu et au Peuple tchadien». Il faut rappeler que ces derniers temps, le régime tchadien a réussi à faire extrader des opposants de la Centrafrique, expulser un activiste du Sénégal et a menacé la Libye de représailles qu'il soupçonne d'aider des opposants tchadiens.
    « S'en prendre à des enfants innocents, démontre à suffisance le caractère inhumain et sanguinaire de ce régime, et partant, cela ne fait que nous réconforter dans nos certitudes et nous galvaniser dans notre lutte », conclut le communiqué.
    Un des régimes le plus répressifs du continent, le Tchad a été sollicité par la France de participer à la guerre au Mali ce qui a donné un feu vert à Idriss Deby de réprimer ses opposants selon certains activistes tchadiens. Il faut noter qu'une terrible vague d'arrestations s'opère actuellement à N'djamena contre les opposants, les journalistes et les syndicalistes.

     

    Le communiqué original de l'ANCD

  • Ces derniers jours les événements dans notre pays  nous interpelle tous. S’attaquer aux dirigeants des partis politiques, aux défenseurs des droits humains, aux journalistes-bloggeurs cela montre à suffisance, s’il fallait encore le répéter, que le régime mortifère d’Idriss Deby est à bout de souffle.

    L’évolution de la vision du monde suivant les printemps arabes aux faits des mutations sociales a changé la donne politique et sociale des tchadiens Désormais le peuple tchadien n’a plus peur de se soulever pour revendiquer ses droits à la démocratie et à la dignité.

    L’agitation de ces derniers temps de l’épouvantail coup d’état et ou conspiration brandit à l’occasion avec la complicité des membres de votre clan pour terroriser le peuple n’impressionne plus. Vous êtes le principal responsable des maux de notre pays.

    Votre régime de terreur doit prendre fin. Vos jours à la tête du pays sont comptés et vous appartenez désormais au passé. C’est ce qui nous  permet de vous suggérer de vous rendre à l’évidence et de préparer en douceur votre départ pour éviter un autre bain de sang.

     A tous les membres de votre famille politique nous leur disons haut et fort que vous  appartenez à un monde révolu qui n’est plus celui du Tchad  réel, celle d’une jeunesse tchadienne  majoritaire et en révolte. C’est pourquoi votre tentative actuelle d’opérer un ravalement de façade du système avec la complicité des supposés partis d’oppositions à travers un prétendu cadre de dialogue politique serait un autre crime contre le peuple tchadien.

    Un de vos crimes des plus inqualifiable pour un fils de ce pays est d’avoir usé des ressources du pays pour financer vos guerres (RDC, Congo, RCA, Mali etc..) et votre police politique pour traquer les véritables opposants, les journalistes, défenseurs des droits de humain, l’exemple en date, le cas Makaïla NGUEBLA, Eric TOPONA et Jean LAOKOLE, alors que le peuple tchadien vit dans une misère indescriptible.

    La misère sociale et le sentiment d’injustice s’étalent dans les rues depuis des années. C’est pourquoi LA PLUME COMBATTANTE   vous à fait paniquer : plus violentes et massives, elles vous ont amené à tenter de « prendre les devants », parce que, en effet, vous risquez gros.

    La désastreuse gestion du pays nous amène à nous interroger si notre pays pourrait s’en remettre et retrouver un jour ses lettres de noblesse dans la sphère des nations. Et si le sort que vous lui préparez n’est pas celui de la Somalie, alors tout ce qui vous reste à faire est que votre régime s’en aille.

     

     Ce qui était impensable il y a encore deux ans les peuples tunisiens, égyptiens, et libyens se sont soulevés contre leurs dictateurs et pour bientôt au Tchad. Des dictateurs ont plié bagage devant la colère de la rue. Mais soyez-en sûr, que le printemps tchadien  ne sera pas organisé par ceux que vous manipulez et lâchez une fois leurs missions terminées ; à l’image de vos obligés qu’hier (09/05/2013) devant la presse vous les obligez à danser au rythme de votre chanson préférée.

    A notre peuple qui contenu à croupir devant ce régime autoritaire, nous  leur demandons de s’armer de patience, la délivrance est pour bientôt.

    Tout ce que nous  savons, c’est que notre pays le Tchad  a plus que jamais besoin d’hommes et de femmes profondément loyaux et intègres, et non pas de ceux qu’on achète ou qui se vendent.

    Qu’il ne soit jamais dit que les tchadiens  n’ont rien dit, n’ont rien fait contre la dictature   qui détruit notre nation.  Le Tchad  est notre mère patrie, elle souffre d’un interminable mal, nous arrivons à un moment critique de notre histoire, à une époque d’incroyables défis reste à relever.

     

    Abdelmanane Khatab 

  • C'est au Sénégal où il vit depuis 2005 que la répression du régime corrompu et clanique d'Idriss Deby vient de s'abattre sur notre confrère, le blogueur Makaila Nguebla.

    C'est suite au passage du ministre de la justice de Deby au Sénégal que le sort de Makaila a été scellé. "Maitre" Padaré (ancien avocat d'Ibni, une des victimes de Deby), et actuel ministre de la justice, aurait demandé au Sénégal d'arrêter Makaila et de l'extrader vers le Tchad.

    Arrivé au Sénégal pour signer un accord de coopération judiciaire entre le Sénégal et le Tchad, "Maître" Padaré est le principal instigateur de cette détention. cette arrestation arbitraire jette le discrédit sur les institutions judiciaires sénégalaises et ceci au delà du cas Makaila, voire même sur l'hypothèse d'une justice équitable pour Hisseine Habré. Car comment faire confiance à un Etat qui n'hésite pas à persécuté des opposants pour tout simplement faire plaisir à un despote sanguinaire.

    Nous lançons un appel aux activistes, journalistes, acteurs de la société civile d'empêcher cette dérive du régime Maky Sall.

     

    REACTIONS D'AMNESTY SENEGAL ET DE LA LSDH

    La Ligue Sénégalaise daes Droits de l’Homme (LSDH), Amnesty International Sénégal et la Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO) sont vivement préoccupées par l’arrestation ce jour du journaliste et bloggeur tchadien Makaïla Nguebla qui vit au Sénégal depuis 2005. Makaila Nguebla est en outre un défenseur des droits humains, membre actif de la RADDHO. 

    Cette arrestation, qui est liée à ses activités de journaliste et de bloggeur constitue une atteinte grave à son droit à la liberté d’opinion et d’expression. 

    Nos organisations exigent sa libération immédiate et sans conditions. 

    Elles constatent avec regret la volonté du gouvernement du Sénégal de museler et de réduire au silence les refugiés et demandeurs d’asile dès lors qu’ils émettent des opinions critiques à l’encontre des gouvernants de leur pays d’origine. Après Koukoye Samba SANYANG, expulsé au Mali, Makaïla Nguebla risque d’être la prochaine cible des autorités. 

    Cette attitude est contraire à la tradition de terre d’asile du Sénégal et constitue une atteinte inacceptable aux droits fondamentaux des refugiés et demandeurs d’asile. 

     

    Pour Amnesty International Sénégal : Seydi GASSAMA             Pour la LSDH : Me Assane Dioma NDIAYE 

     

     

  • Dans un communiqué signé par son Rapporteur Salibou Garba et dont la Gazette a reçu une copie, la CPDC, principale coalition de l’opposition intérieure, dénonce les arrestations arbitraires des députés Malloum Kadre et Saleh Makki. « Les arrestations se sont déroulées en dehors des horaires réguliers, sans mandats et sans autorisation, ni information préalable du Bureau de l’Assemblée Nationale » indique le communiqué.

    Malloum Kadre député MPS de Massanya et Saleh Makki  député membre de la CPDC ont été arrêtés le 1er mai pour tentative de coup d’Etat, avant que le gouvernement ne ravise sa position et les accuse de tentative de déstabilisation des institutions. L’endroit de leur détention reste pour l’instant secret.  La CPDC  « note également que les droits des prévenus ne sont pas respectés, à savoir le droit de recevoir des soins adéquats et des visites des membres de la famille et des avocats ».

    La CPDC alerte par ailleurs la communauté internationale sur « la persistance du gouvernement à faire du Tchad un pays de non droit ».

    Pr Khalil Alio, père de Mounira la chanteuse tchadienne qui vient d'enregistrer son album"Chili Houritki" (prends ta liberté). Quel présage.

    A coté de ces deux élus, d’autres personnalités ont été également arrêtés. On a cité le Pr Khalil Alio, ancien recteur et père de la chanteuse tchadienne Mounira Mitchala, Moussa Mahamat Tao, cadre et ancien rebelle, les généraux Weidding Assi Assou et David Ngomine, et enfin le gouverneur du Salamat Ahmadou Ahidjo.

    Régime autoritaire et anti démocratique, le Tchad est classé parmi les pays les mal notés par les institutions internationales en terme de progrès démocratique et des libertés.

    Pour lire le communiqué complet cliquez ici.

  • N’djamena vit à l’heure actuelle une situation très inquiétante. Des députés interpelés chez eux, foulant aux pieds les textes de la Constitution de ce pays et son article 110 proclamant l’immunité accordée aux élus ; des hauts fonctionnaires obligés à rentrer dans la clandestinité ; bref une situation où se mêlent terreurs nocturnes et fuite à l’étranger. Ainsi, à part les députés Malloum Kadre et Saleh Makki arrêté la nuit du 1er au 2 mai, nous apprenons aussi l’arrestation des généraux Weidding Assi Assou et David Ngomine, le gouverneur du Salamat Ahmadou Ahidjo, le Pr Khalil Alio etc.

     

    Qu’est ce que s’est passé le 1er mai?

    Le 1er mai, deux événements indépendants l’un de l’autre se sont produits concomitamment, l’un à Gassi et l’autre dans le 7ème arrondissement de N’djamena.

    A Gassi, une fusillade opposant des éléments de la garde prétorienne (fusillade dont les causes restent jusqu’ à aujourd'hui obscures et aucune information n’est sortie dehors du cercle clanique) s’est déclenchée vers 11 heures locale faisant beaucoup de victimes selon certaines sources. Les spéculations sur cet événement vont bon train. Allant de la revendication des primes liées à la guerre au Mali (en effet, Idriss Deby aurait promis un émolument allant jusqu'à 100 000 dollars US par soldat, et le double en cas de décès), au mécontentement inter clanique, voire une jacquerie. En tout cas, l’état major de la garde présidentielle qui n’est autre que le fils du despote, a écrasé la fronde dans le sang.

    Après le déclenchement de ces évènements, le régime, fidèle à sa réputation de brasseur des intrigues, s’est lancé dans des manœuvres diaboliques, appâtant certains opposants, le poussant ainsi à la faute, s’il y a faute.

    Ceux qu’on a présenté à l’opinion comme des comploteurs tapis dans l’ombre et combinant des manigances, ne sont que des tchadiens soucieux du bien être de leurs compatriotes et préoccupés par la situation chaotique de notre pays. Si Moussa Tao était rebelle et avait pris les armes contre ce régime, tous les autres accusés étaient des fervents croyants de cette démocratie apportée sur un plateau en argent par Deby un jour de décembre 1990. Mais de désillusions en désillusions, les rancœurs et les contrariétés dissipant l’espoir suscité par le discours du 4 décembre 90, les cadres dignes de ce pays s’organisent pour mettre terme à cette dérive. C’est dans ces conditions qu’il était arrêté d’imprimer et distribuer des tracts dans la ville de N'djamena. Chose qui, sous d’autres cieux, est considérée comme moyen d’expression. Le délit d’opinion est, il faut le souligner, en vigueur au Tchad.

    L’amalgame entre la fusillade et les arrestations est intentionnel. Le but est de gonfler les réalités de ces événements et profiter pour régler les comptes de certains persévérants tenaces.

     

    Le Député Saleh Makki

    Il faut signaler que juste avant ces accusations, une rencontre entre Idriss Deby et la CPDC, principale coalition de l’opposition interne, pour réactualiser les accords dits du 13 août 2007, a eu lieu. A la sortie de cette audience, le Secrétaire Général adjoint de la CPDC (pour rappel  le SG titulaire était Ibni Oumar, disparu depuis le 03 février 2008) n’a fait aucune déclaration et a préféré réserver la primauté aux militants. Mais selon certaines indiscrétions, aucun progrès, la situation est figée. Devant l’intransigeance de Deby, les partis n’ont pas pu trouver un terrain d’entente. De là à fomenter une conspiration contre la CPDC, il n’y a qu’un pas que Deby n’hésite pas à franchir.

     Le régime d'Idriss Deby montre ses faiblesses, tergiverse, signes prémonitoires de fin de règne?

    La Rédaction de la Gazette de N’djamena.

     

  • Ces derniers jours, une imputation, ourdie par le régime et ses suppôts et cherchant à discréditer les responsables de la Résistance et ses instances, a été déclenchée. Il se dit que certains responsables de la Résistance ont été contacté par des émissaires du régime.

    Il est vrai que la lecture de la lutte qui nous oppose à ce régime diffère d'un individu à l'autre. Si certains ont une conception très restreinte de l'idée même de la lutte, beaucoup ont dépassé cette vision limitée de la chose publique tchadienne. Pour ceux là, la la lutte ne se résume pas à la personne d'un individu, moins encore à un clan ou groupe de personnes. C'est pourquoi, et nous le pensons sincèrement, qu'ils ne seront pas atteint, en aucune façon, par ces ragots et autres allégations mensongères et capiteuses. 

     

    La flamme de la lutte continue à être entretenue par les dignes fils de ce pays qui ont une haute idée du combat qu'ils mènent contre la tyrannie clanique de N'djamena. 

    Ahmat Youssouf, militant ANCD