Filtre
  • EXCLUSIF : ABDALLAH SENOUSSI, PATRON DES SERVICES DE RENSEIGNEMENTS DE KHADAFI REVELE : YOUSSOUF TOGOIMI A ETE LIVRE A IDRISS DEBY. ABDERAMAN MOUSSA A CONVOYE LE PRISONNIER ET ADOUM TOGOI ETAIT DANS LE COUP

    Enfin ! La vérité sur la disparition tragique de Youssouf TOGOIMI, chef du MDJT, groupe de rébellion opérant dans le nord du Tchad, serait sortie de la bouche d'un homme clé du régime de Kadhafi ; Abdallah Senoussi, désormais, aux mains des autorités libyennes ouvre les portes de l'enfer du régime de Kadhafi.

    Rappel des circonstances de la disparition de Youssouf Togoïmi :

    C'était aout 2002 lors d'une opération militaire contre les forces de Deby, que le véhicule dans lequel se trouvait Youssouf Togoimi sauta sur une mine télécommandée à distance. Il eut les deux jambes fracturées. Kadhafi lui envoya un émissaire pour l'évacuer sur la Libye pour des soins. L'initiative jugée suspecte par une partie de son entourage, remporta, toutefois, l'adhésion du principal concerné qui y voyait une volonté de Khadafi de reprendre la main en vue d'une négociation future avec le régime de Deby.

    De ce voyage en Libye, Youssouf Togoimi ne revint plus jamais. Plâtré et en voie de guérison complète, il se rendit à l'hôpital ce 24 septembre 2002  pour le déplâtrage de ses deux jambes. Introduit dans la salle, deux heures plus tard, un médecin libyen informa ses accompagnateurs de son brusque décès. Ces derniers demandèrent à voir le corps mais refus catégorique des autorités libyennes. De même, lorsque les membres de son Mouvement réclamèrent le corps pour organiser les funérailles, le même refus ferme leur fut opposé.

    Aucune nouvelle du disparu depuis ces longues années, bien que toutes les ONG furent démarchées par les membres de son Mouvement. La FIDH, Amnesty International, etc...  n'ont pas voulu prêter oreille ; pire Sidiki KABA alors président de la FIDH avait même demandé à sa secrétaire de ne plus accepter des rendez- vous pour ces gens là ! On connaît leurs accointances avec Kadhafi.

    Récemment à la chute de Kadhafi, l'espoir renaît et plusieurs démarches ont été initiées en direction des nouvelles autorités libyennes, soit par des membres de la communauté Toubou en Libye,  soit par des initiatives d'autres personnes.

    Dans un premier temps, ces autorités ont été très étonnées de n'avoir aucune information, pas de témoignages, pas de documents de sa présence dans les liens de détention. On a supposé qu'il pouvait être dans les zones non encore libérées. Pas de traces de son décès sur les registres à l'hôpital où on l'avait déplâtré. Puis toujours rien, Youssouf Togoimi n'était nulle part. Le mystère continua...

    Un fait nouveau important se produisit : L'extradition d'Abdallah  Senoussi de la Mauritanie vers la Libye.

    Depuis bientôt un mois, Abdallah Senoussi est interrogé sur de nombreux dossiers, à la fois de politique interne mais aussi internationale, par les autorités libyennes. La communauté Toubou en Libye a posé la question, entre autres affaires primordiales : La disparition de Youssouf Togoïmi. Le patron des services de renseignements de KHADAFI a fait les révélations suivantes selon des sources proches  du dossier :

    « M. Youssouf Togoïmi ne voulait pas faire la paix avec Idriss Deby. A partir de l'hôpital, il a été confié aux émissaires de Deby, par Moussa KOUSSA(Directeur des services exterieurs) :

    M. Adoum TOGOI, numéro 2 du mouvement  était d'accord et Abderraman MOUSSA  avec 2 autres émissaires de Deby, par avion spécial, l'ont remis à Idriss Deby, 4 jours après. Après quoi, M Adoum TOGOI a signé l'accord de ralliement à Idriss Deby et tout est rentré dans l'ordre.»

    Youssouf  Togoïmi  aurait été liquidé comme tant d'autres  après qu'on l'ait livré comme un vulgaire paquet. Indiquons que c'est à la suite d'un accord entre les deux pays signé devant Khadafi que M. Abbas Koti avait accepté de rentrer au Tchad. Ce fut un piège immonde puisqu'il fut mitraillé en plein jour dès qu'il arriva à Ndjamena. Idriss Deby est coutumier du fait. Le colonel Mahamat Fadil et le capitaine Ouléda Nouri  ont été livrés à l'Exécuteur par l'ancien président du Niger Baré MAINASSARA. Goukouni Guet et le ministre ALBOUKHARI et leurs compagnons ont été livrés par les autorités du Nigéria, plus précisément  par le Gouverneur du Borno State. Ibni Oumar, Guetti Mahamat, Abbas Koti , ont tous été exécutés. La liste des martyrs est longue (Voir à ce sujet dans notre site à la rubrique Portraits, celui d'Idriss Deby, évoquant  l'élimination de toutes les personnes qui le dérangent).

    A la mort de Kadhafi, nous avons écrit un texte intitulé « Devoir de Mémoire » et c'est encore dans cet état d'esprit que nous souhaitons que les autorités libyennes aillent plus loin dans leur quête de vérité afin que tous les actes criminels posés par Khaddafi contre le peuple tchadien, contre le régime du Président Habré, soient connus et rendus publics. De même, que tous les actes odieux et barbares commis en complicité avec Idriss Deby doivent être sus. Précisons qu'Idriss Deby n'avait pas hésité, à demander, à sa garde présidentielle envoyée au combat en soutien aux troupes de Khaddafi, de couper les oreilles des jeunes combattants du CNT sur le terrain, afin de les terroriser et de mettre un terme à leur engagement contre  Kadhafi. Ces révélations ont été faites par une journaliste du journal français « Le Monde » envoyée en reportage pour couvrir la guerre en Libye.

    La rédaction de Zoomtchad.

  • Dans un interview accordé à la chaine Qatarie, Al jazeera, Idriss Deby a accusé la Libye de préparer une agression contre son régime. « Nous savons où sont formés les aventuriers et les camps ouverts pour les accueillir», affirme le potentat de N’djamena.

    Depuis la chute du colonel Kadhafi, Idriss Deby n’a cessé de contester les nouvelles institutions libyennes. C’était Deby qui, dans une de ses déclarations avait affirmé que les jihadistes maliens et AQMi ont été armés par les islamistes libyens. Or depuis un récent article paru dans l’Hebdomadaire, Jeune Afrique, cette affirmation a été sérieusement contredite. (Mali : le mythe de l’armement sophistiqué des jihadistes et du MNLA).

    Dans cet entretien Deby a également réclamé des indemnisations pour les pertes subies suite à la guerre Tchad-Libye, déclenchée par son parrain Kadhafi.  « Je n’oublie pas plus d'un million de mines plantées par la Libye au nord du Tchad et ces mines ont tué de nombreux Tchadiens continuent de tuer, l'histoire viendra le jour où les Tchadiens exigeront réparation pour les préjudices subis », annonce Deby. Le problème du conflit tchado-libyen a vu son épilogue avec la décision de la Cour Internationale de Justice (CIJ) qui avait rendu un arrêt favorable au Tchad, rendant ainsi la bande d’Aozou au pays de Toumai. Idriss Deby aurait dû réclamer indemnisation à Kadhafi à l’époque. A l’époque la souffrance endurée par les victimes de cette guerre était méprisée au profit de ses intérêts personnels.

    Selon certaines rumeurs persistantes, Deby aurait aidé des anciens Kadhafistes et des résidus du régiment de son fils Khamis à s’organiser pour prendre leur revanche.

  • Nomaye Madana (ici à gauche), directeur du Centre National de Curricula a été assassiné. Selon la radio FM Liberté, Dr Nomaye Madana a été tué hier par des braqueurs. Les malfrats ont emporté son véhicule.

    La ville capitale N’Djaména s’est réveillé en cette matinée du 25 avril 2013 avec une triste nouvelle. Selon nos sources, M. Nomaye Madana, directeur du Centre National de Curricula a été assassiné par des individus non identifiés au quartier Dembé dans le 7ème arrondissement. Ces bandits ont disparu dans la nature en emportant sa voiture de service. La nouvelle a très rapidement gagné tout le pays. Les appels téléphoniques et messages se multipliaient, car chacun tenait à vérifier cette information.

    A son domicile au quartier Moursal, l’émotion est très grande. La famille de cet enseignant, les voisins, les amis et autres connaissances sont inconsolables. Il est difficile d’avoir les informations exactes sur cet acte odieux.

    « Ils l’ont tué pour prendre sa voiture. Nous avons perdu un baobab dans notre famille. Pour une histoire de voiture on va tuer une personne », se lamente une femme avec les larmes aux yeux.

    « Nous avons travaillé avec lui plusieurs années. Nomaye est mon responsable et il est toujours à l’écoute de ses collaborateurs. C’est un homme qui aime le travail et il le fait avec gaieté. Il a consacré sa vie pour former les enseignants. Aujourd’hui, il était pratiquement à la fin de sa carrière et attendait aller à la retraite. Voilà qu’il est assassiné pour rien », a témoigné une enseignante qui fut une des collaboratrices du défunt.

    C’est ainsi que depuis ce matin du 25 avril, le Centre National de Curricula dont il était le responsable se retrouve orphelin de son directeur. En 2009, son chauffeur, un jeune d’une vingtaine d’année avait été assassiné au quartier Abéné toujours dans le 7ème arrondissement, la veille de la fête du nouvel an. Les malfrats avaient aussi emporté le véhicule de service du directeur du Centre National de Curricula. Aujourd’hui, c’est le même scenario qui se répète et c’est pratiquement dans les mêmes circonstances qu’il a trouvé la mort.

    Aujourd’hui, le monde de l’éducation au Tchad est en deuil.

    Le CNC a été créé par une loi en date du 13 décembre 2002, avec comme objectifs de développer des programmes scolaires adaptés, d’élaborer et expérimenter de nouveaux Curricula ; de concevoir et produire de nouveaux manuels en français et en arabe (les deux langues officielles du Tchad). Le CNC prend en compte également les innovations pédagogiques expérimentées au Tchad, notamment l’éducation à la vie familiale, l’éducation environnementale, l’éducation à la culture de la paix, aux droits de l’Homme et l’éducation préventive contre le VIH-Sida.

    Né en 1949 à Moundou au Tchad, Madana Nomaye est titulaire d’un doctorat en Sciences de l’Éducation, de l’université de Caen (France). Ancien instituteur et lauréat de l’université Laval (Québec-Canada), Nomaye a été longtemps chargé de la formation des enseignants au Tchad. Il a participé à plusieurs groupes de recherche sur la problématique de la qualité de l’éducation en Afrique.
    Spécialiste de la pédagogie des grands groupes, Madana Nomaye a notamment écrit l’ouvrage « Pédagogie des grands groupes et éducation primaire universelle. Afrique subsaharienne » publié en 2006 à Paris aux éditions L’Harmattan.

    L’équipe de TchadPages est très touchée par l’assassinat de notre camarade Madana Nomaye. C’est une très grande perte pour notre pays qui manque tant d’enseignants et de pédagogues et d’experts de la taille de Madana Nomaye. Nous présentons nos condoléances les plus attristées à la famille et à tous les enseignants du Tchad.

    Voici ci-dessous un lien vers la bande audio de l’entretien qu’il a eu le 7 juillet 2011 avec Charles Delorme, directeur du CEPEC International (Centre d’Etudes Pédagogiques pour l’Expérimentation et le Conseil). 

    Écoutez l’entretien de l’expert en Pédagogie des grands groupes :

     http://www.cepec-international.org/ressources-documentaires/interviews/812-interview-de-nomaye-madana-

    Avec Edouard Takadji, l’équipe de TchadPages, Convergence pour une Émergence Citoyenne au Tchad

  • La Coordination Internationale des Forces Vives Tchadiennes en Exil (Pôle d’Afrique), attire l’attention des organisations humanitaires en général, de l’opinion publique nationale et internationale sur la détérioration inquiétante de la situation des droits de l’homme au Tchad.
     
    En effet, depuis l’intervention des troupes tchadiennes au Mali, tous les regards sont rivés vers le rôle que jouent celles-ci, dans la lutte contre le terrorisme au Sahel au mépris du sort des populations tchadiennes soumises à des rudes épreuves d’une inadmissible et terrible tyrannie sans égale en Afrique.
     
    La coordination Internationale des Forces Vives Tchadiennes en Exil (Pôle d’Afrique), porte à la connaissance de la communauté internationale l’épineuse question de violations massives des droits humains qui se commettent dans le pays sous silence quasi-unanime de l’opinion publique totalement insouciante.
     
    Grâce à nos relais locaux au Tchad, nous avons été saisis de nombreuses arrestations arbitraires et détentions illégales des citoyens tchadiens. Par ailleurs, des opposants tchadiens au régime d’Idriss Deby, sont arrêtés et extradés vers le Tchad avec la complicité des pays limitrophes.
    Nous interpellons les autorités tchadiennes sur ces cas différents cas ci-après :
    • Le 22 mars dernier, M.Jean Laokolé, écrivain et humanitaire tchadien, a été kidnappé  par les agents des services de renseignements enturbannés sur la base d’une dénonciation fallacieuse. Il reste gardé au secret dans une  caserne réputée triste  de l’armée tchadienne appelée Amsinéné. On lui reproche d’être auteur des articles dénonciateurs à l’encontre du ministre Jean Bernard Padaré.
    • Le 24 mars 2013, 17 personnes originaires du canton Assala, ont été arbitrairement arrêtées dans la région du Salamat sur ordre de Mahamat Zène Ali Fadel, ministre de l’intérieur. Leur tort : elles sont accusées de réclamer un canton dans ladite localité de Salamat. 
    • Le 16 avril 2013, M.Ismail Idriss, ancien ministre et opposant au régime tchadien, a été interpellé à Bangui (RCA) par les responsables de l’Agence Nationale pour la Sécurité (ANS), puissante police politique du pouvoir d’Idriss Deby qui opère à l’intérieur et à l’extérieur pour traquer les membres de l’opposition tchadienne en exil. Détenu discrètement à Bangui, M.Ismail Idriss a été livré  ce samedi 20 avril 2013 au régime tchadien par les nouvelles autorités centrafricaines. Sa vie est désormais en danger. 
    • Le 19 avril 2013, plusieurs ressortissants tchadiens vivants au Congo Brazzaville, ont été interpellés dans leurs domiciles à Oyo, région natale du Président Sassou Nguesso. Ils risquent d’être extradés vers le Tchad à la demande des autorités tchadiennes.
    • Depuis le 20 août 2011, M.Djibrine Assali, ancien secrétaire général, de l’Union des Syndicats du Tchad (UST), est toujours en détention arbitraire au Soudan. Tous les efforts déployés par sa famille pour le localisé,  ont été infructueux. Des lourds soupçons pèsent sur son extradition vers le Tchad avec la complicité des autorités soudanaises.
    • En avril 2011, le colonel Adoum Hassaballah, Président de l’Union des Forces pour le Changement Démocratique (UFCD) et 1er Vice-président de l’Union des Forces de la Résistance (UFR), il a été arrêté à Adis Abeba en Ethiopie. Depuis lors, il n’a pas réapparu.
     
    • Le 03 février 2008, le Pr Ibni Oumar Mahamat Saleh, leader du Parti pour les Libertés et le Développement (PLD), opposant pacifique au régime tchadien, a été enlevé  chez lui devant sa famille par la garde prétorienne d’Idriss Deby. Il a été  torturé puis tué par les forces tchadiennes. Malgré un mouvement de mobilisation et de protestation internationale, Idriss Deby s’obstine de répondre aux nombreuses préoccupations des organisations de défense des droits de l’homme au niveau national et international.
    Tous ces faits mentionnés se passent dans une indifférence générale, comme si les Tchadiens ne méritent pas la moindre attention de la part des institutions sous-régionales et internationales en charge du respect des droits de l’homme. Autant, la lutte contre le terrorisme dans le sahel, est une source d’inquiétude pour la communauté internationale, autant la situation des violations massives et récurrentes des droits de l’homme au Tchad sous d’Idriss Deby, doit interpeller la conscience internationale.
    Face à cette dégradation spectaculaire des droits humains au Tchad, nous :
     
    1. Dénonçons et condamnons avec la dernière détermination ces arrestations individuelles et collectives des tchadiens qui croupissent dans les prisons insalubres au Tchad,
    2. Protestons contre  l’extradition vers le Tchad de l’opposant Ismaïl Idriss livré par le régime de Michel Djotodia,
    3. Exigeons la libération immédiate et sans délai de toutes les personnes incarcérées arbitrairement au Tchad et à l’étranger,
    4. Rejetons la politique compromettante et cynique des autorités françaises avec le régime tchadien,
    5. Demandons à la communauté africaine et internationale de cesser de cautionner les dérives autocratiques et tyranniques d’Idriss Deby au Tchad,
    6. Appelons le peuple tchadien à prendre en main sa responsabilité et son destin, pour se libérer de cette tyrannie inadmissible du  régime d’Idriss Deby qui n’épargne personne au Tchad.

     

     

                                                                                                           Fait à Dakar, le 21 avril 2013
                                                         Les Forces Vives Tchadiennes en Exil (Pôle d’Afrique)
  • La ville d’El Geneina, capitale du Darfour ouest, a vécu hier une mutinerie impliquant des forces de police chargées d’escorter les convois des commerçants entre les villes. Ces convois, très risqués, sont nécessaires à cause des activismes des rebelles du Darfour. Selon des témoins occulaires, l’insurrection est déclenchée suite à un problème de partage des pécules payés par les commerçants

  • Le chef d’état major général adjoint du Mouvement pour la Justice et l’Egalité, Saleh Mohamed Jerbo, est mort dans une embuscade tendue par des éléments fidèles à Jebril Ibrahim à Darforia dans le Nord Darfour.

    Selon le Conseiller politique de la branche signataire d’un accord à Doha, Nahar Osmane Nahar, que cette attaque est la 3ème depuis qu’ils ont entrepris des négociations avec le régime de Khartoum à Doha.

    Nahar Osmane Nahar, conseiller politique du Mje
    Venus avec 18 véhicules, les éléments affiliés à Jebril ont tendu cette embuscade où Jerbo a perdu la vie à Darforia, selon la même source.

    Depuis la mort du leader charismatique du MJE, Khalil Ibrahim, le mouvement peine à retrouver ses marques malgré la désignation de son frère, Jebril Ibrahim, comme président du mouvement, et plonge dans une série interminable de scissions.

    « Par ces actes ignobles, Jebril et ses acolytes sapent les derniers espoirs de la population du Darfour pour leurs ambitions personnelles », poursuit Mr Nahar. «Ce crime ne restera pas impuni », conclut-il.

    Selon certaines sources, Mr Jerbo serait sur la liste des recherchés par la CPI, comme Abdallah Banda, du mouvement d'Arkou Minawi, qui s'est rendu à la Cour en 2010. Ils seraient accusés de meurtre de 12 casques bleues appartenant à l'UNAMID le 29 septembre 2007 à Haskanita.

     

     

  •  

     

    L’annexion de la RCA par le Tchad réaffirmée

     

    L'opposant tchadien Ismail Idriss Ismail, arrêté à Bangui le 16 avril dernier, a été livré dans la journée dusamedi 20 avril aux autorités de N'djamena, après avoir séjourné dans lesquartiers généraux de la FOMAC.

     

    Par Juliette Abandokwe

    Ancien Secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères et Vice-président du FUC (Front Uni pour le Changement), Ismail Idriss Ismail avait été enlevé le 16 avril dernier à Bangui par les agents d'Idriss Deby qui quadrillent la capitale centrafricaine ces derniers temps. Dans ce même cadre, les autorités congolaises ont arrêté plusieurs membres de la communauté tchadienne le mercredi 17 avril 2013 au Congo, soit plus de 70 personnes qui ont été arbitrairement interpellées à Oyo, village natal de Sassou Nguesso.

    A Bangui, l'heure s'aggrave.... 

    Idriss Deby est bel et bien en train de réaffirmer son annexion de la République centrafricaine. Le tout jeune et encore immature gouvernement centrafricain est d’ores et déjà infiltré par fait accompli. En effet, au Ministère (centrafricain) de la Défense, on retrouve dans les nouvelles nominations du 17 avril 2013 –prononcées sans aucun doute pour certaines avec le couteau sous la gorge - en charge de la réorganisation des FACA comme chef du 2ème Bureau, un Tchadien pur souche, le Général de Brigade Mahamat Bahar du « Bataillon de Soutien etde Services ». Or Mahamat Bahar n'est autre qu'un agent secret Tchadien, responsable des éléments de l’Agence Nationale (tchadienne!) pour la Sécurité (ANS), envoyés à Bangui  pour traquer les membres de l’opposition tchadienne en République centrafricaine, qui seraient tentés de s’allier à Michel Djotodia contre Idriss Deby.

    Mahamat Bahr a entre autre pour mission d’identifier les anciens rebelles tchadiens qui circulent dans la sous-région, donc d’assurer la main mise d’Idriss Deby sur sa « bouée de sauvetage ».  Sa nomination au Ministère (centrafricain) de la Défense lui permet de bien s’acquitter de sa mission dorénavant.

    Le Centrafrique est aujourd’hui occupé par Idriss Deby et ses sbires, militairement et politiquement, provoquant et encourageant un désordre indescriptible fait de pillages, abus et violations en tout genre, avec la bienveillante collaboration des éléments restés fidèles à François Bozizé. Alors que beaucoup de Centrafricains ne voient ce désordre qu’au premier degré, à travers le mal fait à leurs parents et à leurs  voisins, l’envers du décor est bien plus complexe qu’en apparence.

    Djotodia est au coeur d’une pression qui ne dit pas son nom, un chantage immonde qui lui dit : 

    Soit tu te plies à notre volonté à la lettre,soit nous te détruisons et te faisons porter le chapeau pour le sang qui coule à Bangui dans les quartiers. 

    En d’autres termes, les violences perpétrées à Bangui font partie d’une très cynique stratégie de provocation qui vise à asseoir la domination du Tchad sur la RCA, avec l’assentiment intéressé du gouvernement français. 

    Suite à la déclaration de Laurent Fabius conditionnant l'aide de la France en RCA à la légitimation du chef de l'Etat centrafricain actuel,  nous devons donc comprendre que le chef de l’Etat présent de mars 2003 à mars 2013 était légitime, et que par conséquent nous étions à cette époque dans un Etat de droit qui ne pouvait pas souffrir d’une ingérence style Barracuda ou Licorne quelle qu’elle soit. Voilà donc l’histoire de la République centrafricaine « made in France » !

    Les crimes de l'Etat français en Afrique accompagnés de légitimations ubuesques et révisionnistes – qui ont entre autre permis à l’Afrique d’entrer dans l’histoire n’en déplaise à notre révisionniste-en-chef à talonnettes - sont bien connus de tous. Les négations en tout genre, à l'instar du Premier ministre François Fillon qui qualifie en 2009 les bombardements français au napalm de plusieurs centaines de mille citoyens camerounais pendant la guerre, de foutaise, continuent. Le pédantisme et l'arrogance des autorités françaises en République centrafricaine aujourd'hui sont dans la parfaite continuité du terrorisme politique institutionnel que nous vivons depuis plus d'un demi-siècle.

    Nous sommes en RCA aujourd’hui au coeur d'un véritable bras de fer à relent très nauséabond de chantage et de mise devant le fait accompli. Alors que le peuple Centrafricain aurait pu, dans d’autres temps et sous autres cieux choisir son chef, c’est en réalité Fabius, Zuma, Yayi et Deby qui s’amusent dans la cour de récréation centrafricaine et qui décident de la direction à prendre.

    Le désordre qui règne à Bangui en ce moment n'est qu'une pure fabrication politique pour faire comprendre aux Centrafricains qu'ils sont impuissants, très nuls et surtout superflus. Les détracteurs du peuple centrafricain n’aiment que la culture de médiocratie. Bozizé était donc un très bon président. Si un autre s’avise de vouloir changer le cours de l’histoire, on va donc tout faire pour le rendre médiocre et misérable, à moins qu’il ne se montre très respectueux du pré-carré établi, en attendant en tout cas.

    Chers Compatriotes, ne nous leurrons surtout pas. Djotodia ne fera l’affaire de la France et du Tchad que le jour où il aura déposé ses tripes sur la table des "négociations". Les divers crimes commis aujourd’hui sur la place banguissoise ne sont là que pour lui rappeler qu’il n’est rien et qu’il ne peut rien. Au lieu de demander à Deby d’arrêter de semer la désolation en RCA, on est obligé de lui demander de l’aide pour mettre de l’ordre. Il n’y a pas donc pas deux moyens d’arrêter les exactions.

    Entre les déclarations colonialistes de Laurent Fabius et les ricanements d’Idriss Deby, nous comprenons que nous sommes gravement manipulés. Le sort du Centrafricain lambda n’intéresse pas ces gens-là. Ils ne voient que le pétrole et autres sources d’enrichissement. Pour mieux s’amuser, ils s’évertuent encore à jeter l’huile sur le feu de la division.

    Quand RFI nous parle d’une RCA « contrôlée par Seleka », nous avons une preuve supplémentaire de la duplicité des médias français. Les débris de Seleka sont devenus des instruments de recolonisation et d’annexion.

    La position et la qualité de Michel Djotodia depuis le coup d’Etat du 24 mars dernier a déjà fait couler beaucoup d’encre. Les critiques et les qualifications en tout genre jonglent avec la grave crise humanitaire sur le terrain. Les uns l’accusent de vouloir instaurer une république islamique (avec 15% de Centrafricains musulmans !), les autres de manque de carrure, et beaucoup s’estiment plus "qualifiés" et "honnêtes" que lui. 

    Tous les qualificatifs du monde ne changeront rien au fait que n’importe quel individu aurait essuyé les mêmes réflexions à sa place. L’angoisse sur l’avenir de laRCA en cas de chute de Bozizé avait paralysé bon nombre de Centrafricains soucieux de leur patrie. D’imaginer un coup d’Etat était impensable pour beaucoup, même si l’évidence faisait qu’il n’y avait pas d’autre issue à la massive prédation de Bozizé. Un changement à la tête du pays signifiait un immense espoir et surtout l’idée un peu naïve qu’on allait sauter de l’enfer au paradis le même jour.

    Quand on chasse un monsieur qui se moque gravement de tout le mondeouvertement, il est difficile de lui demander de légitimer et de proclamer sonpourfendeur, d’où l’autoproclamation du nouveau chef, au moins dans un premiertemps. Certains, comme les "messieurs Afrique" de l'Elysée, s'amusent à jongler avec le concept d'autoproclamation. On ne se rappelle plus très bien qui avait proclamé François Bozizé président le 15 mars 2003... mais bon! c'est du passé ça, n'est-ce pas...

    Nous sommes aujourd’hui dans un débat d’opinion très important - qui pourrait si on le voulait, nous faire évoluer  - où il parait léger de considérer au premier degré les exactions perpétrées dans certains quartiers de Bangui. Nous sommes nombreux à ne pas cacher que le chef précédent était devenu complètement insupportable dans tous les sens du terme, et qu’il fallait impérativement qu’il parte. Si les qualités de son potentiel remplaçant étaient depuis longtemps dans toutes les bouches, un dénouement dans le drame était à prévoir. 

    Puisqu'ils font partie de l’Histoire, nous sommes forcés de continuer avec les faits et de nous accommoder des événements qui ont eu lieu, même si dans un premier temps ils nous ont permis de dégager un chef avéré profondément nuisible. Le degré de nuisance de son remplaçant ne peut pas être proprement jugé aujourd’hui, dans des circonstances où l’opposition démocratique officielle ne rencontre pas l’unanimité, où beaucoup de jeunes souhaitent « autre chose »  mais ne sont pas en mesure de s’organiser concrètement avec des projets réalistes, où la société civile est inaudible donc inefficace, et où le tyran déchu, qui voulait malgré toutes les pressions se représenter illégalement à la présidence, réclame depuis chez Paul Biya à côté, le retour à l'ordre constitutionnel. Dans ces conditions, nous resterons donc toujours les dindons de la farce, victimes des circonstances, et nous seront toujours obligé d'incriminer les actions d’individus qui ont décidé, à tort ou à raison, de marquer l’Histoire de leur empreinte. Nous sommes tous des individus !

    C’est ainsi donc qu’avant de condamner et de cataloguer les responsabilités dans les exactions en ville de Bangui, posons-nous d’abord la question sur les circonstances et les objectifs stratégiques de ces activités de déstabilisation, ainsi que le degré d’importance aux yeux des véritables maitres de Bangui, du sort des populations. Avant de vouloir envoyer les « responsables » à la CPI, demandons-nous d’abord qui sont les véritables responsables. Enfin, réfléchissons bien sur l’existence d’une justice à deux vitesses, et questionnons d’abord la non-existence d’un dossier Bozizé pour la CPI pour ses tueries, séquestrations arbitraires et tortures à Ngaragba et à « Guantanamo » - Bossembele, qui auront au moins marqué une fois chaque famille centrafricaine, et qui, surtout, sont à la source de la situation d’aujourd’hui.

    Sur un plan indispensablement plus global, en vertu d’un destin géopolitique inextricablement lié, rappelons-nous que nos frères et soeurs Tchadiens vivent depuis plus de 20 ans sous la férule d’un Deby complètement sanguinaire, et que plus que jamais aujourd'hui, il rafle,torture et tue tout ce qui ne baisse pas la tête pour lui lécher les pieds. La République centrafricaine représente sa bouée de secours et il ne veut évidemment pas la laisser s’échapper.

    Ismail Idriss Ismail a été livré aux appétits diaboliques d’un Deby très mal à l’aise et qui a besoin de tout maitriser pour se protéger. C’est ainsi que l’ombre de l’ancien chef d’Etat-major, assassin de milliers d’opposants en 20 an set complice des crimes contre l’Humanité d’Hissène Habré, plane au-dessus de Bangui qui devient le théâtre de crimes qui nous concernent tous qu’on le veuille ou non.


    Ismail Idriss Ismail suit aujourd’hui les mêmes traces que Charles Massi dont les circonstances avant sa mort par torture ont été similaires. La responsabilité des autorités centrafricaines sont en jeu, même si nous savons que les services secrets tchadiens règnent en maitre à Bangui, de gré ou de force.

    Ismail Idriss Ismail sera-t-il torturé à mort comme Ibn Oumar Saleh ou Charles Massi ? Les précédents sont là, incontournables et immuables, sans que la moindre enquête indépendante n’ait abouti à ce jour dans ces deux disparitions.

    L’impunité omniprésente, la brutalité abyssale, le diabolisme développécontre toute forme d’opposition, c’est cela que nous devons condamner avanttout aujourd’hui. L’intolérable.

  • Il y a un an à peine, il était encore le "tout-puissant ministre du ciel et de la terre" du Sénégal, aspirant à marcher dans les pas de son président de père, Abdoulaye Wade. Aujourd'hui, note L'Observateur Paalga, Karim Wade, 44 ans, "s'enfonce dans les abîmes".

    Mercredi soir, l'ex-ministre de la coopération internationale, des transports aériens, des infrastructures et de l'énergie a ainsi été inculpé pour "enrichissement illicite"et incarcéré à Dakar, selon l'un de ses avocats.

    Deux jours plus tôt, le procureur de la Cour de répression de l'enrichissement illicite (CREI) – juridiction chargée de traquer les "biens mal acquis" et réactivée par le nouveau chef de l'Etat, Macky Sall, après une longue mise en sommeil – avait ordonné son placement en garde à vue.

    "NÉPOTISME AFRICAIN"

    Le magistrat ne se disait pas "convaincu de la pertinence" des explications fournies par Karim Wade sur l'origine de sa fortune, estimée à 694 milliards de francs CFA (1,05 milliard d'euros), rapportent Afrik.com et Le Griot.info. Le substitut du procureur avait, de son côté, évoqué une "véritable ingénierie financière frauduleuse" faite de "montages complexes" et de "sociétés à tiroirs".

    Bien qu'acculé, le fils de l'ancien chef de l'Etat multiplie les dénégations et conteste "98 % du patrimoine que lui impute la CREI", indique Jeune Afrique. Sa garde prétorienne n'est pas en reste, fustigeant "une conspiration" (Fraternité Matin). A en croire les "wadiens", tout était programmé à l'avance par le nouveaupouvoir, soucieux de faire rendre gorge aux dignitaires de l'ancien régime.

    Mardi, Le Pays estimait que "l'affaire Karim Wade" avait le mérite de battre en brèche le "népotisme africain". Mais pour Le Temps, la priorité réside dans la refondation du lien entre la classe politique et les citoyens : "reconstruire le socle de la confiance (...) tel est bien ce que l'on attend du gouvernement et du président Macky Sall".

     

    Lire la suite sur le site du Monde.fr

  •  

    Le fondateur de l'Arche de Zoé, Eric Breteau, et sa compagne Emilie Lelouch, condamnés par la justice française pour avoir tenté d'exfiltrer des enfants du Tchad présentés comme des orphelins du Darfour, vont être remis en liberté en attendant leur procès en appel en novembre.

    La cour d'appel de Paris a ordonné jeudi leur remise en liberté immédiate. Ils devraient quitter la maison d'arrêt de Fresnes, en région parisienne, dans les prochaines heures.

    A l'annonce de la décision, ils ont remercié les magistrats de la cour.

    Eric Breteau, 42 ans, et Emilie Lelouch, 37 ans, avaient avec l'association tenté en 2007 d'exfiltrer vers la France 103 enfants présentés comme des orphelins du Darfour, mais selon plusieurs ONG, ces enfants étaient en fait pour la plupart Tchadiens et avaient au moins un parent en vie.

    Ils avaient été condamnés le 12 février à trois ans de prison, dont un avec sursis, pour escroquerie, exercice illicite de l'activité d'intermédiaire à l'adoption et tentative d'aide à l'entrée ou au séjour de mineurs en situation irrégulière par le tribunal correctionnel de Paris.

    La cour leur a imposé un contrôle judiciaire leur interdisant de quitter la France et d'exercer toute activité humanitaire en lien avec des mineurs. Ils ne s'étaient pas présentés devant le tribunal correctionnel de Paris lors de leur procès, mais étaient venus pour le délibéré.

    En vertu du mandat d'arrêt délivré par le tribunal, ils avaient été arrêtés par les gendarmes et incarcérés.

    Le couple sera rejugé du 20 au 29 novembre devant la cour d'appel de Paris, avec le logisticien Alain Péligat, condamné à six mois de prison et qui a lui aussi fait appel.

    Les trois autres prévenus, condamnés en première instance à des peines de six mois de prison avec sursis à un an de prison avec sursis, n'ont quant à eux pas fait appel.

    Tout comme quatre autres bénévoles, Eric Breteau et Emilie Lelouch avaient été condamnés au Tchad à huit ans de travaux forcés pour tentative d'enlèvement d'enfants. La peine avait été commuée en années de prison en France, avant que le président tchadien ne prononce une grâce en leur faveur.

    Lire la suite sur le site Romandie.com

  • Des informations alarmantes circulent au sujet d'Ismaël Idriss qui aurait été arrêté en Centrafrique. Ancien des mouvements politico militaires de l'Est du Tchad, il serait enlevé par les agents du gouvernement tchadien. Il faut signaler que ces derniers temps la Centrafrique est occupée par Deby et ses sbires provocant ainsi pillages, viols et assassinats des civils et opposants. Un autre colonel de l'armée tchadienne réfugié en RCA aurait été, lui, déporté vers N'djamena.

    Ismaël Idriss avait occupé plusieurs fonctions notamment Secrétaire d'Etat aux Affaires Etrangères dans le gouvernement Kassiré2. Tout retour vers le Tchad l'exposera à des dangers certains et les auteurs, c'est à dire les nouvelles aurorités centrafricaines seront tenues pour responsables.

    La Gazette, s'indigne du silence de la communauté internationale qui encourage Idriss Deby à occuper la Centrafrique et piller ses ressources.

  • Apres la France, le Tchad annonce le retrait de ses troupes au Mali. L’annonce a été faite dimanche par le président Idriss Déby. C’était à l’occasion d’une interview accordée à plusieurs médias français dont RFI, TV5 Monde et Le Monde. Pour le président tchadien, ses soldats vont retourner au pays car ils n’ont pas de compétences pour affronter l’action d’une nébuleuse, de type guérilla.
     

    (De notre correspondant à Bamako)

    « Nos soldats vont rentrer au Tchad. Les soldats tchadiens n’ont pas la compétence réelle pour faire face à une nébuleuse. Ils ont accompli leur mission. Nous avons déjà retiré un bataillon mécanisé », a annoncé Idriss Déby, dans une interview accordée dimanche à RFITV5 Monde et au journalLe Monde.

    Le premier bataillon tchadien d’appui lourd a déjà quitté Kidal, samedi, pour rentrer au pays, le reste des éléments suivra progressivement, selon le président Déby. Toutefois le Tchad se dit disponible à une future force des Nations unies qui devrait atteindre à terme les 11.000 hommes au Mali.

    Dans cette interview, Idriss Déby a affirmé que le djihadiste Belmokhtar est mort en se faisant exploser : « Nous avons les preuves de sa mort. On n’a pas pu filmer parce qu’il s’est fait exploser, après la mort d’Abou Zeïd. Il n’a pas été le seul. Trois ou quatre djihadistes en désespoir de cause se sont fait exploser », a déclaré le président tchadien.

    Avec ses 2000 soldats, le Tchad a payé un lourd tribut de son intervention armée au nord Mali. Avec une trentaine de soldats tués, les forces tchadiennes, considérées comme les plus efficaces de la région, ont été très actives auprès des forces françaises pour chasser les islamistes du territoire malien notamment dans la bataille du massif des Ifoghas à l’extrême nord-est du Mali, le dernier refuge des islamistes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao).

  •  

    Mme la ministre sénégalaise de la Justice, Gardes des Sceaux, Aminata Touré avait promis que le procès de l’ancien président tchadien, Hissène Habré, allait débuter en janvier et qu’il durerait au plus 23 mois. Plus de trois mois se sont écoulés sans que rien ne bouge. Point d’argent pour les enquêtes, aucune nouvelle plainte sur la table des juges... Seule l’ambition prêtée au chef de l’Etat sénégalais de remporter le Prix Nobel de la Paix est jetée dans la corbeille.

     

    Les Chambres extraordinaires africaines (Cea) chargées de juger l’ancien chef de l’Etat tchadien, Hissène Habré, n’ont pas encore les moyens de débuter leur travail. Une source du senegalais.net, bien imprégnée du dossier, affirme que les Etats n’ont pas encore donné leur contribution. Et le Sénégal, maître d’œuvre du procès, risque de se retrouver seul dans ce dossier brûlant que lui a refilé la communauté internationale.

    DROITS DE HABRE VIOLE. Ensuite, indique notre source, en ouvrant un procès contre Hissène Habré, « l’Etat du Sénégal viole le droit d’asile de l’ancien président tchadien ». Pourtant, rappelle la source, ce droit d’asile est sacré pour avoir été accordé par le président Abdou Diouf, qui avait imposé une condition : qu’Hissène Habré de tente rien contre son pays à partir du Sénégal et qu’il ne se mêle pas de la vie politique tchadienne. « Tant que le président Habré respecta cette obligation de réserve, fait remarquer la source, l’Etat du Sénégal ne devra pas violer d’asile reconnu par toutes les Conventions internationales et qu’il a ratifié ».

    Autre chose qui pourrait être cause de retard au démarrage du procès, pour le moment, indique la source du senegalais.net, « aucune plainte n’a été déposée auprès des Chambres extraordinaires africaines ». Une première plainte avait toutefois été déposée contre le président Habré, en 2000. Mais, dans ladite plainte, « seules sept (7) personnes y figurent comme victimes », fait-on remarquer. Y aura-t-il d’autres plaintes, notamment du gouvernement d’Idriss Débi, actuel président du Tchad pour d’éventuels « crimes économiques » ?

    Une source affirme que le président sénégalais Macky Sall « a accepté de foncer dans ce procès pour espérer décrocher le Prix Nobel de Paix ». Selon cet "ami" du nouvel habitant du village de Ouakam, « c’est Reed Brody, Conseiller juridique de WRH, qui lui aurait promis le Prix Nobel de la Paix ».

    SERIGNE MOUR DIOP

    Sources: LE DAKAROIS

  • Pour la première fois de son histoire sur la scène internationale, notre pays – le Tchad, espérons-le, est dans les dispositions particulières lui permettant d’être élu membre non permanent au Conseil de sécurité de l’ONU lors des élections d’octobre 2013 à New-York ; il a une réelle chance d’y accéder.

    Membre de la Communauté internationale à part entière, le Tchad, de par sa position géostratégique et géopolitique – y compris son récent rôle déterminant sur le continent africain, sera de ce fait appelé à être à la hauteur des nouveaux enjeux internationaux et géostratégiques tout en s’efforçant de sauvegarder, promouvoir et consolider ses intérêts vitaux. Sa visibilité internationale dépendra aussi de la vision que le Tchad va mettre en avant, des projets qu’il va porter, des perspectives qu’il va tracer ainsi que de l’énergie et des acteurs qu’il va parvenir à mobiliser.

     

    Cela passera nécessairement par la conscientisation citoyenne et la mobilisation sincère de la classe politique, des diplomates, de la société civile, des intellectuels, des journalistes et des citoyens en général dans l’amélioration de son aura, en promouvant ses multiples atouts ; et Dieu seul sait combien ils sont nombreux aussi bien sur le plan politique, social, culturel que de son potentiel économique. 

    Sa participation active aux opérations de maintien de la paix dans le monde et son hospitalité légendaire malgré ses moyens limités (accueil des milliers des réfugiés soudanais, centrafricains, libyens…) pourront également servir de levier dans ses différentes démarches, en l’occurrence  dans son lobbying diplomatique. C’est aussi une occasion pour le Tchad de démontrer au plus haut niveau sa solidarité internationale et son expérience acquise dans divers domaines, mais aussi pour être à l’écoute des autres et en particulier des États membres des Nations unies. 

    Il sera également pertinent de mettre en avant la défense des principes et des objectifs consacrés dans la Charte des Nations Unies, en portant les défis du moment et en s’impliquant dans la résolution des différends internationaux par la coopération bilatérale et multilatérale. Le Tchad devra aussi être engagé et convaincre ses divers partenaires dans les discussions nécessaires sur les réformes du Conseil de sécurité

     

    C’est pourquoi, la candidature du Tchad au Conseil de Sécurité mérite d’être soutenue et valorisée par les amis du Tchad et tous les tchadiens au-delà de toute divergence, au nom de l’esprit citoyen et républicain. La participation du Tchad  à ce niveau, est non seulement une fierté nationale, mais aussi une opportunité pour le Tchad de participer activement aux évolutions actuelles du monde et d’en tirer profit. 

    De ce point de vue, et pour que cela devienne véritablement une réalité, il incombe singulièrement aux autorités tchadiennes, à la classe politique dans son ensemble et surtout aux missions diplomatiques de mener une campagne très offensive et très intelligente au niveau bilatéral et multilatéral (Groupe africain, asiatique, européen, nord et sud-américain, monde arabe…)  pour obtenir ce siège. Il devra non seulement convaincre de sa capacité à être à la hauteur des défis et enjeux internationaux, géopolitiques et géostratégiques ; à apporter une valeur ajoutée indéniable à la paix, la sécurité, la stabilité et la prospérité internationale, dans le contexte actuel de transformations rapides des relations et enjeux internationaux. Il devra aussi mobiliser les élites politiques, économiques, culturelles, intellectuelles, diplomatiques et médiatiques. 

    La préparation adéquate de cette candidature passe aussi par la mise à disposition des ressources humaines et matérielles nécessaires et suffisantes pour le lobbying, mais aussi par l’implication soutenue des Missions diplomatiques tchadiennes, en particulier celles de New-York, Genève, Bruxelles, Addis-Abeba, Doha, Pékin, Paris, Washington, Moscou, Pretoria, etc. Et il est plus qu’urgent que le Tchad s’y mette car, à titre indicatif, il y a certains pays qui sont déjà en campagne pour l'élection de 2022.

     

    Au-delà des règles et conventions internationales auxquelles le Tchad a souscrit, la candidature du Tchad au Conseil de sécurité est un véritable test de la capacité de notre pays à user de ses ressources (réseaux, talents…) et de son habileté à se faire entendre sur la scène régionale et internationale en général, et plus spécifiquement dans le jeu bilatéral et multilatéral. C’est aussi un test de son adaptation à la nouvelle configuration internationale aussi bien au niveau des acteurs que des relations et des enjeux, dans laquelle la communication joue un rôle essentielle. 

    Rappelons, en passant, que depuis 1965, le Conseil de sécurité des Nations unies compte, outre ses cinq (5) membres permanents, dix (10) membres non permanents qui sont élus pour deux ans à la majorité des deux tiers par l'Assemblée générale des Nations unies, et renouvelés par moitié tous les ans. Auparavant, de 1946 à 1965, il ne comptait que six (6) membres non permanents. Il convient de  rappeler également que plusieurs pays africains ont déjà occupé un poste de membre non permanent au Conseil de Sécurité. C’est autour du Tchad, espérons-le.

     

    Par Talha Mahamat Allim

    Genève, Suisse.