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  • Lors de l'inauguration des locaux de l'assemblée nationale et ceux de l'hôpital dit « moderne » de N'djari, une présence a été remarquée par les téléspectateurs, celle de l'ancien premier ministre Emmanuel Nadingar. Il faut dire que Nadingar a eu son quart d'heure de gloire. Ainsi, dans toutes les interventions, après les « excellences » monsieur le président et première dame, on s'est fondu par un excellence monsieur «l'ex premier ministre». Pourquoi le régime bouscule ainsi les règles de ses services protocolaires? Pourquoi on s'intéresse subitement à Nadingar?


    Selon des sources dignes de foi, ce regain d'intérêt pour Nadingar, cache une stratégie utilisée à volonté par le régime pour stopper le vent de révoltes qui couvent dans les régions (Mao, hier). Ainsi, au moindre mécontentement, le régime recourt à d'autres fils de ces mêmes régions, fils cooptés et corrompus, pour éteindre les flammes des soulèvements et mutineries. Selon cette même source, à Bébédjia, ville dont est originaire Nadingar, la population est dans un état quasi insurrectionnel. Elle affiche son désapprobation sur une question essentielle : l'opacité qui entoure l'exploitation du pétrole de la région. C'est l'attribution des contrats d'exploitation à l'ex sénateur nigérian Ali Modou Sherif qui a déclenché la fronde. Le préfet de la Nya (le département) et le maire de la ville Bébédjia ont failli venir aux mains. De l'invective aux sarcasmes et autres injures, entre le représentant de l'Etat et le 1er magistrat de la ville rien ne va plus. Pour certains témoins, ce qui a attisé cette colère est le népotisme qui caractérise les attributions des contrats pétroliers.


    La présence de Nadingar à coté de Payimi ce matin à Gassi et à N'djari est non seulement pour calmer cette effervescence à Bébédjia mais aussi, et surtout, pour contrarier voire dépiter un autre ex 1er ministre qui avait osé parler de division dans sa lettre de démission. Ce même Nadingar, rappelez-vous, sur qui le régime avait lâché ses meutes, le traitant d'incompétent et inapte.


    Le régime aux aboies louvoyant, oscillant, tel un naufragé agitant ses bras dans l'espoir d'attraper le vide, a perdu son outrecuidance. Toutes ses combines et manigances sont systématiquement décelées. Ou alors il s'agit tout simplement d'un autre tabou jeté à la figure des tchadiens par un ex 1er ministre: et si c'est la santé du despote qui est chancelante.

     

    Ahmat Hassan

  • Francçois Hollande recevra début décembre Idriss Deby le fossoyeur du Tchad, dont les méfaits sont en train de conduire le pays à un délitement de l'Etat au profit de son clan et de l'islamisme. Idriss Deby profite du soutien de François Hollande pour détruire toute opposition politique en emprisonnant et en menaçant sans aucune justification, pour museler la presse, allant même jusqu'à détruire les installations des journaux, en poursuivant et en achetant des syndicalistes et des défenseurs des droits humains.

    Tel est l'homme que soutient François Hollande, otage qu'il est de la défense des intérêts de l'impérialisme français en Afrique qui l'entrainent dans un nouveau cycle d'interventions. Car l'armée clanique des Bideyat se comporte en armée mercenaire au service des dictateurs en intervenant, depuis qu'elle est au pouvoir, dans plusieurs pays de la sous-région avec la caution plus ou moins officielle de Paris. Une armée violente, détruisant les hommes, laissant des veuves sans ressources et abandonnant les blessés sans soins, cassant le matériel au bout de six mois par négligence et absence de maintenance, au grand profit des pourvoyeurs français en particulier. Un clan et une armée qui consomment l'essentiel des ressources du pétrole : dix ans d'exploitation, dix ans de détournements, le fonds de réserve pour les générations futures capturé un an après sa création.

    Les engagements militaires du Tchad ne profitent qu'à Deby et le gouvernement français coopère avec un homme pas un Etat. Un homme qui ruine les finances publiques, avantage les entreprises de sa famille, de son grand frère en particulier, et leur donne des monopoles économiques sur l'essentiel des besoins de base avec pour conséquence le coût de la vie le plus élevé d'Afrique après celui de l'Angola. Un homme qui construit certes quelques beaux carrefours à N'Djamena, tant vantés par ses thuriféraires, mais qui détruit les services de santé et d'éducation du peuple, un homme qui détruit l'espérance.

    Un homme qui laisse le lac Tchad s'assécher et qui bloque tous les projets pour empêcher cette catastrophe écologique.

    Un homme qui facilite l'implantation de l'islamisme le plus rétrograde chez les fidèles musulmans au point d'organiser il y a environ un an le premier congrès salafiste sur le sol africain ; un homme qui facilite l'islamisation des populations chrétiennes du sud tchadien moyennant la construction d'une profusion de mosquées et la distribution généreuse de subsides.

    Tel est l'homme que vous allez recevoir Monsieur le Président François Hollande pour notre grande honte, tel est l'homme dont vous ne contredirez pas les desseins de vassalisation de la Centrafrique, car ce n'est évidemment pas en frappant fort et en partant vite que l'armée française contribuera à rendre sa dignité au peuple centrafricain face au grand manipulateur de la Seleka.

    Le Parti de gauche appelle l'opposition tchadienne à taire ses dissensions et à se constituer en un front uni de résistance contre le fossoyeur de son pays.

    Le Parti de gauche appelle François Hollande à se ressaisir en cessant de soutenir Idriss Deby et en facilitant une évolution rapide et sous contrôle international de la situation dans ce pays au peuple courageux et martyr.

    -Lire la suite sur le site: Le Parti de Gauche 

     

  • Selon de sources concordantes, le président tchadien Idriss Deby mène des contacts intensifs avec Minni Arko Minawi président de l'Armée de libération du Soudan et le Dr Jibril Ibrahim Mohammed, chef du Mouvement pour la justice et l'égalité pour les persuader d'abandonner la guerre et de s'asseoir pour négocier avec le gouvernement pour mettre fin à la crise du Darfour, qui a laissé des traces désastreuse et tragique dans la région. Selon les mêmes sources, le Président Déby estime que la poursuite de la crise est une menace pour la sécurité et la stabilité dans les deux pays. Les mêmes sources ont souligné que les efforts menés par Deby viennent en complément des ses efforts passés démontrant la bonne volonté de Deby à proscrire la crise du Darfour qui n'a fait qu'exacerber les problèmes durant dix ans.
    Les sources soulignent que cette démarche vient soutenir et améliorer les conclusions de la rencontre d'Amdjarass (rencontre entre Zaghawa, organisée par Deby du 25 au 27 octobre courant) qui a reconnu la nécessité de convaincre les mouvements rebelles à rejoindre le processus de paix, en mettant l'accent sur les enfants de la tribu Zaghawa. Ces contacts avec les chefs rebelles Zaghawa du Darfour entrepris par Deby sont effectués en coordination avec les dignitaires Zaghawa présents à la rencontre d'Amdjarass.
    Les résultats de ces démarches entreprises par Deby sont positifs, et promettent un grand avancée sur la résolution du conflit. L'implication des dignitaires Zaghawa dans ce processus prouvent à suffisance la volonté de tous à aller vers une vraie paix dans la région.

     

     Sources: Alnilein

     

     

     «ديبي » يقود اتصالات مكثفة مع (مناوي) و(جبريل)
    11-24-2013 11:44 AM
    علمت المصادر أن الرئيس التشادي إدريس ديبي اتنو يقود اتصالات مكثفة مع مني أركو مناوي رئيس حركة جيش تحرير السودان والدكتور جبريل إبراهيم محمد رئيس حركة العدل والمساواة لإقناعهما بترك الحرب والجلوس للتفاوض مع الحكومة لإنهاء أزمة دارفور التي خلفت آثاراً كارثية ومأساوية في المنطقة، وطبقاً للمصادر نفسها فإن الرئيس ديبي يرى أن استمرار الأزمة خطر يهدد الأمن والاستقرار في البلدين، وأشارت المصادر إلى أن الجهود التي يقودها ديبي تأتي مواصلة لجهوده السابقة التي لم تنقطع وإسهاماته الفاعلة في معالجة قضية دارفور لقناعته الراسخة بعدم جدوى الحرب خاصة وأنها استمرت لأكثر من عشر سنوات، معتبراً بقاء الوضع على ما هو عليه يفاقم المشكلات في الدولتين.

    ورأت المصادر أن خطوة الرئيس التشادي جاءت دعماً وتعزيزاً لمخرجات ملتقى أم جرسي الذي أقر ضرورة إقناع الحركات المتمردة بالانضمام للعملية السلمية بالتركيز على أبناء قبيلة الزغاوة ولم تستبعد أن يكون ما قام به ديبي تم بالتنسيق بينه والآلية العليا لتنفيذ مخرجات ملتقى أم جرسي، ولم تكشف المصادر نتائج تلك الاتصالات لكنها قالت إنها ستحقق نتائج إيجابية كبيرة وعدته تحولاً واختراقاً في مسار قضية دارفور للتدخل القوي لقيادات قبيلة الزغاوة للعمل لإيجاد سلام حقيقي على الأرض.

    صحيفة آخر لحظة

  • Les déclarations du nouveau 1er ministre, juste après la passation de service, sur les attributions du 1er ministre : «Le 1er ministre n'est pas un élu, l'élu c'est le président de la République. Le 1er ministre est nommé par le chef de l'Etat pour appliquer le programme politique du gouvernement. Le 1er ministre n'a pas ses priorités, les priorités sont déjà dégagées, sont celles qui figurent dans le programme politique du chef de l'Etat». Dadnadji est sorti de ce cadre ? sinon pourquoi rappeler ce principe constitutionnel? En tout cas, cela résumera les rapports entre Deby et Pahimi.

    Joseph Djimrangar qui avait cru lors de sa nomination avoir une marge de manœuvre pour relancer le Tchad dans les voies de l'émergence (promise pour 2025, comme on avait assuré aux tchadiens la liberté et la démocratie en 1990), s'est rendu à l'évidence: le Tchad est une propriété privée de Deby et sa famille, ils en usent et abusent à volonté. Y-a-t-il une seule personne collaborant avec Deby qui ignore cette triste réalité? Qui, en privé, n'a pas dénoncé les drives du pays vers le chaos? La réalité tchadienne est que tous ceux qui travaillent avec le despote savent pertinemment la gravité de leur complicité sur l'avenir de ce pays, mais agissent par pure esprit égoïste, privilégiant l'intérêt personnel au bien être des tous tchadiens. Si certains sont résignés à servir le potentat faute d'alternatives politiques visibles, d'autres se sont faits prendre par le collet posé par le tyran. Ainsi, en instaurant une anarchie totale, le despote a permis à ses collaborateurs de détourner les fonds publics et s'enrichir insolemment, constituant ainsi, sur chacun d'eux, un dossier compromettant. Beaucoup sont tombés dans la nasse, d'autres se sont pliés à ces chantages, bref, ils sont tous pris dans cet étau.
    C'est sous ce climat de corruptions, détournements, chantages, emprisonnements, humiliations qu'un nouveau 1er ministre vient d'être nommé.

    Mais qui est le professeur Pahimi Kalzbeut? Cet ancien professeur du lycée technique commercial de N'djamena et de la faculté de droit et sciences économiques d'Adeb-djoumal par la suite, enseignait l'économie dans les années 1988, 89, à l'instar des autres vacataires comme Gali Ngoté, Sahoulba Gontchomé, Abdoulaye Dito, etc. Si à l'époque on se bousculait pour assister aux cours de Gali pour non seulement sa maitrise des arcanes de la science économique mais aussi sa capacité à transmettre, Pahimi cultive la discrétion et la réserve. Rares de ses anciens étudiants qui se souviennent, avec détails, de lui. Plusieurs fois ministre, on peut reprocher à Pahimi sa collaboration et sa complicité dans cette gestion chaotique, mais aucunement lui imputer concussion ou détournement. Du secrétariat général du gouvernement à la Cotontchad en passant par le gouvernement et le gouvernorat de Bahr El gazal, Pahimi est considéré comme un fidèle exécutant des ordres d'Idriss Deby. C'est pourquoi, quand Deby avait voulu débarquer Mahamat Adoum Ismaël de la Cotontchad, c'est à Pahimi qu'il a pensé. Quand il faut remplacer le gouverneur de Bahr Gazal c'est encore lui. On peut affirmer sans nous tromper que Pahimi est un homme à tout faire, un technicien exécutant.
    Depuis 1990, c'est le 17ème premier ministre de Deby et cela démontre à suffisance la situation délétère, sur le plan politique, du pays. Le renvoi de Dadnadji a créé un précédant dans l'histoire récente du Tchad. En effet, c'est sous la menace d'un vote de censure que Dadnadji a démissionné. Or, dans le passé, pour les 1ers ministres issus de la majorité MPS, Deby les convoquent et leur dictent sa volonté et l'affaire est pliée. Trois actes nous démontrent l'exacerbation des antagonismes au sein de l'exécutif et la tyrannie en générale:

    1. La lecture de la lettre de démission à la télévision, lettre dans laquelle Dadnadji priant Dieu de préserver le pays des démons de «divisions» et «accorder à Deby la santé et la sagesse nécessaires», est sans précédant;
    2. Les déclarations du nouveau 1er ministre, juste après la passation de service, sur les attributions du 1er ministre : «Le 1er ministre n'est pas un élu, l'élu c'est le président de la République. Le 1er ministre est nommé par le chef de l'Etat pour appliquer le programme politique du gouvernement. Le 1er ministre n'a pas ses priorités, les priorités sont déjà dégagées, sont celles qui figurent dans le programme politique du chef de l'Etat». Dadnadji est sorti de ce cadre ? sinon pourquoi rappeler ce principe constitutionnel? En tout cas, cela résumera les rapports entre Deby et Pahimi.
    3. La présence de l'ex 1er ministre à l'assemblée des commerçants MPS, toisant les regards de ses amis renégats, et surtout celui de la 1ère dame qui, déconfite et désarçonnée, baissa les yeux, confirment, incontestablement, le degré de frustrations et de ruine de l'autocratie.

     

    Sur le plan purement administratif, la situation est préoccupante. Ainsi, à l'instabilité gouvernementale, dans l'administration, il est rare de trouver un chef de direction qui a plus de deux ans de service à son actif. Chaque ministre entrant vient avec ses cadres (souvent ses parents) et au rythme de 5 remaniement en 10 mois, la désarticulation saute à l'œil nu. Cet état de fait est entretenu par Deby lui-même, suscitant ainsi à tous les opportunistes qui ne pensent que à s'enrichir, l'espoir d'occuper un poste. Du fait de cette instabilité administrative, l'administration publique y est en quelque sorte orale et traditionnelle. Les rares archives, ou ce qui est écrit s'envole au moindre vent (départ d'agents), comme les feuilles de la Sibylle, ou, les plus souvent, sur les porte-bagages des vélos des plantons, monnayés aux vendeuses des cacahuètes pour les utiliser comme emballages (comme on a interdit les sacs plastiques). Peut on construire un avenir sans se référer à son passé? Au Tchad, en termes d'archives et de mémoire de l'administration, le présent et le passé ne se rejoignent plus. La mémoire de l'administration étant défaillante, la pérennisation de l'impunité devient logique même si cette dernière est due surtout au système familial et clanique. Ainsi, les sanctions administratives n'ont aucune portée (ni dans l'espace, moins encore dans le temps).

    Le Tchad, à l'instar de la ruine de la santé de Deby, est gravement malade. Il est atteint par la concussion, la gabegie, l'impunité, le népotisme, bref et les détournements massifs de ses biens organisés et planifiés par ses propres fils. Si les ainés des années 70 se révoltaient pour changer de système, l'antipatriotisme des jeunes d'aujourd'hui est tel qu'ils cherchent à intégrer le système (le festin). Des gamins à peine majeurs fêtent leurs 4; 5; 6 milliards de nos francs.
    Les tchadiens, tels des zombies ou encore des damnés atteints d'amnésie, ont effacé de leurs mémoires la moralité, la probité, l'intégrité, l'honnêteté ou encore l'exemplarité et la révolte.

     

    Ahmat Hassan

  • Coup de théâtre au Tchad, le 1er ministre a anticipé la volonté de Deby et ses députés qui cherchaient à voter une motion de censure contre le gouvernement, et a rendu sa démission ce matin. Jusqu'à hier tard dans la nuit, la volonté de Dadnadji à affronter cette motion était clairement affichée, mais tôt, ce matin, on apprend que Dadnadji a préféré démissionner.
    Nommé le 1é janvier 2013, le gouvernement Dadnadji a subi pas moins de trois toilettages. Administrateur et administratif au sens du mot, Dadnadji n'a pas su ou on l'a pas laissé forger une vraie équipe capable à tenir tête aux caprices de Deby.

    Les rapports entre Dadnadji et Deby se sont degradés au fur et à mesure que le 1er ministre, cherchant à avoir la main mise sur le gouvernement, s'est vu adjoindre des personnalités très influentes tel le frère de Deby, Daoussa Deby. Tous ses collaborateurs ont leurs entrées nocturnes au palais rose et d'aucuns parlent même d'une équipe bis animée par ces personnes influentes au gouvernement.
    Attendons et voir la réaction du dictateur tchadien. Il a deux choix : soit entériner la démission et nommer un 1er ministre ou refuser, alors dissoudre l'Assemblée. Rien n'est définitif avec Deby, tout peut changer selon les stratégies de dernières minutes, les intérêts de la famille, ou encore voire même la santé du despote.

  • Selon le site du journal proche du régime, Alwihda, la mort de Matias Nagarteri, archevêque de N'djamena, serait due à une négligence administrative. Ainsi, victime d'un accident vasculaire cérébral depuis le 1er novembre, le religieux est décédé dans l'avion qui les transportait vers Paris une semaine après l'attaque, croit savoir le journal (capture du site).
    Fidele à lui-même, le régime de N'djamena ne rate aucune occasion d'instrumentaliser l'archevêque Ngarteri et l'Imam Hassan de la grande mosquée de N'djamena, transgressant toutes lois prônant l'irréligiosité de l'Etat. Ainsi, des mosquées et des cathédrales sont battues avec l'argent du contribuable tchadien. On a atteint le summum de la manipulation quand, suite au crash de l'avion du potentat de N'djamena, ce sont les deux religieux qui l'ont accueilli à l'aéroport de N'djamena et où, Ngarteri compara le despote à un ange, Hassan Hissein décréta une journée de jeûne et Manu (ex 1er ministre) somma la foule à applaudir Dieu (voir à ce sujet notre article sur ces faits).
    Les religions au Tchad sont sous la coupe du régime Deby. Priant tantôt pour l'éternisation du tyran au pouvoir, louant Dieu pour les offrandes de la 1ère dame à l'endroit des démunis (offrandes puisées impunément dans les caisses de l'Etat), bref, les religions dans le pays de Toumaï sont entrainées dans une véritable duperie. A quand la fin de cette Sainte Alliance entre ces chapelles et le Lucifer du palais rose?

     

    Ahmat Youssouf

  • Le 1er octobre, lors de son audition par la Commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale, Laurent Fabius a refusé d'être aussi « désobligeant » que le député Noël Mamère concernant Idriss Déby.

    Fabius :

    « La République centrafricaine est entourée de pays comme le Tchad, le Cameroun, le Soudan. Si une situation de non-droit s'enkyste là-bas, c'est l'ensemble de cette partie de l'Afrique qui risque d'être contaminée... »

    Mamère :

    « Il y a des milices en Centrafrique, qui sont sauvages, brutales. Ce sont pour la plupart des milices tchadiennes. La Tchad qui est dirigé par une crapule, qui s'appelle Idriss Déby, qui torture, qui liquide ses opposants, et dont nous sommes aujourd'hui une sorte d'obligé, à cause de notre intervention au Mali, puisque nous avons fait appel aux troupes tchadiennes, qui sont les seules à savoir mener une guerre dans le désert, par rapport aux autres armées africaines, s'il existe d'autres armées africaines à part celle du Nigéria. »

    Fabius :

    « Je ne reprendrai pas à mon compte les termes désobligeants que vous avez utilisés à propos du président du Tchad. Les Tchadiens se sont battus au Mali avec beaucoup de courage, et y ont laissé nombre des leurs. Et puis, évitons les présentations schématiques : nos relations ne peuvent pas être qualifiées ainsi ! »

    Le courage des troufions tchadiens brandi pour défendre l'image de leur dictateur : ça n'est plus schématique, c'est hautement caricatural.

    Lire la suite sur le site de SURVIE

  • Le 1er ministre tchadien, Dadnadji, lors d'une intervention devant le colloque national sur le bilinguisme au Tchad a dénoncé la volonté politique consistant à imposer la langue arabe aux tchadiens. Ce colloque, organisé pour diagnostiquer les « maux qui freinent l'application du bilinguisme », fut une tribune pour le 1er ministre d'exposer « sa vision » du bilinguisme avant d'ajouter que « le bilinguisme en terme d'acquis, ne se décrète pas ».
    Il faut rappeler que le bilinguisme est inscrit dans les Constitutions du Tchad depuis 1989. Selon ces Constitutions, les langues officielles du Tchad sont «l'arabe et le français». Le caractère obligatoire d'apprendre les deux langues ne fait, dès lors, aucun doute. Si dans les milieux arabisants cette démarche est acceptée facilement, du coté des francophones elle pose des problèmes. Ainsi certains rejettent carrément l'introduction de l'arabe, mais pour la majorité un tel projet doit mobiliser les moyens et le temps nécessaires à son ambition.
    Il faut signaler aussi que c'est sur ce terrain de bilinguisme que se développent les thèses tendant à se rejeter les uns des autres. Si on accuse Dadnadji, à tort ou à raison, d'être contre l'introduction de la langue arabe, et que ce dernier extrapole la situation en conflit nord-sud, il ya des nordistes qui dénoncent le manque des moyens pour réaliser ce projet.
    La sortie du 1er ministre Dadnadji, pour certains tchadiens, est une démarche planifiée avec le despote, pour titiller les arabophone et indexer les francophones. Vu les rapports qu'entretienne Deby avec son 1er ministre, il est inconcevable que Dadnadji fasse une telle sortie sans concertation avec son chef.

  • oumar adigueiC'est avec une profonde émotion et une grande affliction que nous avons appris la disparition subite de notre frère, ami et camarade de luttes Oumar Adoum Adigueï, connu sous le vocable CEMP.
    Oumar CEMP était un pilier infatigable de notre mouvement, un soutien incommensurable pour la lutte tchadienne, bref un cadre dont la valeur est inestimable pour le Tchad tout entier. Oumar CEMP, contrairement à ceux qui ne pensent qu'à leurs panses, aurait pu vivre dans le luxe et l'abondance, mais sa conscience, sa clairvoyance, et le patriotisme qui l'anime, ne l'ont pas permis et a préféré rejoindre la Résistance pour rétablir la démocratie,  promouvoir l'équité et la justice, bref instaurer un Etat de droit au Tchad. Il est vrai que par le temps qui court, peu de tchadiens peuvent opter pour cette voie, Oumar n'a pas hésité un instant pou croiser le fer contre ce régime corrompu et incapable. Même après la désagrégation des foyers de luttes à l'est du Tchad et, au moment où rallier le régime tentait tout le monde, Oumar est parmi ces rares résistants qui sont convaincus par l'œuvre salvatrice pour laquelle tant de camarades sont tombés sur les champs d'honneur.
    Droit et intègre, effacé et discret, Oumar CEMP, à l'instar de cette jeunesse tchadienne consciente et éclairée, se distinguait par sa courtoisie, son sens élevé des relations humaines, ignorait les origines ethniques, appréciait les qualités de tout un chacun, bref CEMP était apprécié de tout le monde.

    Il est décédé d'une courte maladie à Bamako au Mali.
    La mort est un rendez-vous inéluctable pour nous tous, nous présentons nos condoléances à sa famille, à ses frères d'armes et à tous les résistants.

     

    MAHAMAT Mahdi-Ali

  • Les Patriotes de la Diaspora Tchadienne de France , appel les Tchadiens et les organisations solidaire de la lutte du peuple tchadien contre la dictature, au rassemblement citoyen lors de la cérémonie de moulage du crane de Toumai à l' UNESCO par le Dictateur tchadien le lundi 11 novembre 2013 à 11h00 . Nous appelons à manifester pour attirer l' attention de l' opinion publique internationale sur la violation des Droits humains et des libertés au Tchad. Le rassemblement est fixé à l' Unesco à l' angle de la rue de SAXE et de la Rue SÉGUR.
    Métro Ségur ligne 10

    Contact pour info:
    07 52 42 12 37
    0761734071

    Les organisateurs

  • Monsieur le Ministre j'ai décidé de vous écrire cette lettre suite aux récents événements marquant l'actualité Sénégalaise portant sur l'affaire Hissein Habré.
    Monsieur, en tant que tchadien résident au Sénégal je suis indigné par la tournure qu'a prise cette affaire je ne pouvais rester indifférent face à cette triste situation qui comme tout tchadien(ne) ne peut en rester neutre. Paraphrasant Stephen Dobyns, Dans la vie, il est des périls si déroutants qu'ils nous obligent à rester constamment sur le qui-vive, toujours prêts à manifester notre indignation ou notre scepticisme.
    Monsieur le Ministre
    Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.
    Monsieur le Ministre , Me référant à certains articles de la charte universelle des droits de l'Homme qui cite : Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé ; Toute personne accusée d'un acte délictueux n'est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées
    Mais hélas, Cela fait plus de Quatre (04) Mois que le Président Hissein Habré est arrêté de façon illégale sans un mandat d'arrêt .Il vit dans des conditions indignes d'un ancien Chef d'Etat, ses droits ne sont pas respectés.
    Monsieur le Ministre , Rappelons que c'est la première fois dans le monde qu'un pays ayant accordé l'asile politique à un ancien chef d'Etat, se retourne contre son hôte et foule aux pieds ses engagements ; mais également la première fois au monde, qu'une personne est en face d'une justice qui ne lui reconnait pas la présomption d'innocence
    Jusqu'ici, nous nous sommes tous demandé les raisons qui ont poussés les autorités sénégalaises à se taire sur la question de l'asile politique accordé à Son Excellence Hissein Habré ?
    Pourtant un débat juridique aurait pu se développer, dans la mesure où on avance généralement qu'au titre de la convention d'asile le Président Hissein Habré était soumis à une obligation de réserve, et par conséquent quels étaient les devoirs du pays hôte envers lui ?
    Pourquoi les autorités Sénégalaises ont-elles violé leurs engagements ?
    Le Président Hissein Habré est kidnappé, condamné sans être jugé. Ce n'est qu'après plusieurs mois de captivité de façon illégale que certains Juges se sont rendus au Tchad sur invitation d'Idriss Deby, que ses soi-disant juges logés du matin au soir dans un Hôtel quatre (04) étoiles, ont rapailler des plaintes fictives.
    Alors, Sur quel fondement juridique l'ont-ils donc inculpé ?
    Monsieur le Ministre ; Nous, diaspora tchadienne de l'étranger, jamais au plus grand jamais nous ne pouvons oublier le rôle que Vous et le président Macky SALL avez joué.
    Ce dernier Qui, avant même que tous les juges ne soient désignés, lance un appel d'offre pour la construction d'une prison pour Hissein Habré, paru dans la presse sénégalaise ce jour, 25 janvier 2013.
    Le Samedi 02 Novembre tard dans la nuit, le Président Hissein Habré a été transféré à la maison d'arrêt et correction (MAC) de Cap Manuel ou DAKARAMO d'où le surnom donné par les citoyens sénégalais faisant allusion à la tristement célèbre prison américaine de Guantanamo
    Le temps s'étire indéfiniment et L'histoire opère lentement, nombres de ceux qui écrivent et crient en longueur de journée doivent leur quiétude familiale au Président Habré.
    Revenant sur l'interrogation du FEU Maitre Kéba Mbaye, On se demande si en 1982, lors de son arrivée au pouvoir, si Hissein Habré avait créé une commission d'enquête sur les crimes commis par Tombolbaye qui malgré sa mort est jusqu'aujourd'hui qualifié comme l'incarnation personnifiée du mal, le Général Malloum appuyé par le Général Kamougué organisateurs du putsch contre Tombolbaye, ces derniers ont menés une politique de répression sanguinaire poussant le peuple à un soulèvement et entrainant par la suite, le pays dans une guerre civile sans merci. Aujourd'hui on se demande encore que seraient-ils devenus ces frères du Sud ?certainement Beaucoup seraient aujourd'hui en taule ou entrain de raser les murs.
    Hissein Habré a-t-il fait une erreur en privilégiant le pardon pour reconstruire le Tchad et la réconciliation entre ses fils ?
    Monsieur le Ministre vous ne connaissez pas l'histoire du Tchad mieux que Nous.
    Il serait fastidieux d'exposer le problème du Tchad et de se limiter seulement qu'à la période de 1982 à 1990.
    Le Président Hissein Habré n'est pas arrivé au pouvoir au Tchad en tant que chef de Guerre, mais en étant un révolutionnaire qui n'a fait que répondre aux cris de détresse du Peuple tchadien voulant en finir avec une occupation libyenne et d'un côté avec un régime fondé sur le désordre et le Népotisme de Goukouni Weddey.
    Monsieur le Ministre sous prétexte de juger Hissein Habré au nom de l'Afrique, pour l'Afrique en terre africaine et par des juges africains, vous malheureusement aviez fait de cette affaire un GAGNE PAIN quotidien, Inchallah un jour vous serrez emmené à répondre devant votre peuple et devant l'histoire. Car, Nous tchadien(ne), n'oublierons jamais le mal que vous nous avez fait subir.
    Je m'arrête sur cette citation de Fénelon qui dit « Quiconque est capable de mentir est indigne d'être compté au nombre des Hommes, et quiconque ne sait pas se taire est indigne de gouverner. »

     

    Guihini Dady

  • Idriss Deby sera à Paris le 11 novembre prochain pour faire don à l'UNESCO d'un moulage du crâne de Toumaï, au nom de sa contribution à « l'effort mutuel de préservation du patrimoine mondial de l'humanité » selon l'UNESCO. Depuis la participation des troupes tchadiennes comme armée supplétive de l'armée française au Mali, depuis janvier 2013, la France et les instances internationales ne cessent d'honorer ce dictateur.

    Sa participation lui a valu de nombreux hommages de la part de la France et des pays de la CEDEAO qui ne manqueront pas de le célébrer à nouveau lors du Sommet France-Afrique de l'Elysée sur la paix et la sécurité les 6 et 7 décembre prochains. Si le lobby français à l'ONU n'a pas permis au Tchad d'obtenir le commandement de la mission onusienne Minusma au Mali, il a obtenu un siège de membre non permanent au Conseil de sécurité l'ONU.

    L'association Survie s'était déjà insurgée contre l'accueil d'Idriss Déby à l'Elysée en décembre 2012 et contre le défilé de troupes tchadiennes sur les Champs Elysées le 14 juillet dernier. Survie dénonce à nouveau cette réhabilitation d'Idriss Déby qui vise à faire oublier qui est ce dictateur de la Françafrique.

    Idriss Déby qui dirige le Tchad depuis qu'il en a pris la tête en 1990 avec l'appui des forces françaises, est coupable de très nombreux massacres, exactions, crimes contre l'humanité sur sa population – passés sous silence par la France pourtant aux premières loges ou impliquée du fait de sa présence militaire sur place [1]. Il s'appuie sur une armée clanique enrôlant des enfants soldats, soutenue sans discontinuer par le dispositif militaire français Epervier, lancé en 1986 par le gouvernement Fabius, qui l'a sauvé à plusieurs reprises de coups de force – comme en 2006 puis 2008 – en échange de son allégeance au pouvoir français et à ses intérêts.

    Il utilise l'argent du pétrole exploité au Tchad depuis 2003 pour renforcer son armée et servir ses élites et non pour sa population et son accès aux services de base [2] ni pour abonder le "fonds pour les générations futures" qui avait été créé à cette occasion en accord avec la Banque mondiale. Ce dictateur, au lieu d'œuvrer pour la paix comme la communication actuelle souhaite le faire croire, déstabilise des Etats voisins, que ce soit au Soudan ou encore dans les crises anciennes et dans la crise de 2013 en République Centrafricaine.

     

    L'Association Survie demande :

    • La fin de la présence militaire française au Tchad
    • La fin du soutien diplomatique et militaire à Idriss Déby
    • La contribution à la justice sur les crimes observés par des fonctionnaires français au Tchad entre 1982 et 2013, dont la disparition d'Ibni Oumar Mahamat Saleh en 2008 – à travers la coopération judiciaire sur les enquêtes en cours et la déclassification des archives diplomatiques et militaires concernées.
    • L'annulation du Sommet de l'Elysée sur la paix et la sécurité convoqué par François Hollande, au cours duquel de nombreux dictateurs comme Idriss Déby viendront débattre de paix et de sécurité.

    Sources:SURVIE 

     


    [1] Voir plus de détails sur le communiqué du Collectif de solidarité avec les luttes sociales et politiques en Afrique - http://www.electionsafrique.org/

    [2] « L'Etat tchadien consacre aujourd'hui 12% de son PIB à l'achat d'armes (3), soit le double du montant qu'il alloue aux dépenses de santé » http://altermondes.org/spip.php?article711

  • Par Laurent Correau / Sébastien Nemeth

    Ghislaine Dupont et Claude Verlon ont été enlevés et assassinés le 2 novembre. Les deux reporters de RFI étaient en mission à Kidal dans l'extrême nord du Mali dans le cadre de l'opération spéciale qui devait avoir lieu jeudi, à Bamako. Nos confrères venaient d'interviewer Ambeiry Ag Ghissa, un représentant du MNLA, la rébellion touaregue à Kidal, quand ils ont été embarqués de force par des hommes armés qui les ont exécutés à quelques kilomètres de là. Ghislaine Dupont et Claude Verlon étaient des reporters très expérimentés. Ils connaissaient particulièrement bien l'Afrique et étaient tout sauf des têtes brûlées.

    Ghislaine. Une image. Celle d'une journaliste éclairée par sa lampe, enfoncée dans son fauteuil de bureau, toujours à la rédaction à une heure tardive de la soirée. Pendue au téléphone pour vérifier les informations. Sa main griffonne un dessin. Ou feuillette un vieux carnet d'adresses qui tombe en lambeaux. Ghislaine, journaliste sans concession.

    Née en janvier 1956, Ghislaine Dupont a passé plusieurs années de son enfance en Afrique. A la fin de ses études, elle fait le choix du journalisme. Elle passe par Ouest-France et Témoignage Chrétien. Apprend le micro auprès des radios libres. Puis entre à Radio France Belfort.

    Passionnée de l'Afrique

    Son goût du voyage et du reportage l'incitent à aller vers RFI. Après un premier passage à la radio mondiale, Ghislaine signe son CDI en 1990. Elle commence par la présentation, puis part sur des terrains difficiles : elle se rend dans les maquis de l'UNITA, en Angola. Décrit le drame que traversent les Sierra-Léonais sous la coupe des rebelles du RUF. Au Rwanda, elle est menacée de mort par un policier en civil dans sa chambre d'hôtel. Jamais elle n'a reculé. La liste des pays dans lesquels elle a travaillé est longue. Entre autres, Djibouti, le Burundi ou encore l'Ethiopie en guerre avec l'Erythrée.

    C'est la République démocratique du Congo qui aura été son dossier, sa passion. Un pays auquel elle aura consacré plus de dix ans de sa vie. Sa pugnacité finira même par fâcher les autorités qui décident de l'expulser de Kinshasa avant le premier tour de l'élection présidentielle de 2006.

    « C'était une journaliste têtue, acharnée, qui ne lâchait jamais », se souvient Sophia Bouderbala, ancienne responsable du bureau de l'AFP à Kinshasa de 2004 à 2008. Je me souviens d'un soir où elle est allée frapper au domicile du gouverneur d'une province parce qu'il était impliqué dans une affaire de corruption. Elle creusait sans cesse pour avoir des sources, donc effectivement elle s'était fait un certain nombre d'ennemis au cœur du pouvoir ou des pouvoirs ».

    Lire la suite sur le site de RFI