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  • Non à la tentative d'imposition de la pensée unique l'ACAT TCHAD, la Convention Tchadienne pour la Défense des droits Humains (CTDDH) et Droits de l'Homme Sans Frontières (DHSF) ont examiné la déclaration du Ministre secrétaire général du gouvernement lue à la presse nationale ce jour, 27 septembre courant. Cela, en réaction contre l'opinion de M. Massalbaye, président de la LTDH. Les organisations signataires estiment pour leur part que cette déclaration du gouvernement viole de manière flagrante les engagements nationaux et internationaux du gouvernement.
    Parmi ces obligations nous citons l'article 19 de la Déclaration Universelle des droits de l'Homme qui dispose « tout individu à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre (...) » Au plan national, l'article 27 de la Constitution dispose que « les libertés d'opinion et d'expression, de communication (...) sont garantis à tous. »
    De ce fait, les organisations signataires expriment leur indignation et déception face à des attaques personnelles contre un défenseur des droits de l'homme sur la base d'un règlement de compte personnel de certains membres du gouvernement qui utilisent à cet effet les moyens de l'Etat. Ainsi, en répondant de cette façon à Massalbaye, le gouvernement confirme sa volonté de promouvoir la culture de la pensée unique à travers cette déclaration lue aussitôt après le compte rendu du conseil des Ministres.
    Par ailleurs, DHSF, ACAT-Tchad, CTDDH dénoncent le caractère vulgaire de cette déclaration et prend au sérieux la menace proférée contre ce défenseur qui n'a fait que son travail. En plus, les organisations signataires dénoncent et condamnent les nominations clientélistes dans l'administration publique et particulièrement au Ministère de la justice qui n'a jamais aussi été fragilisé comme c'est le cas actuellement.
    La fragilisation de l'appareil judiciaire devenu désormais un supplétif dépendant de l'exécutif est la cause fondamentale de nombreux crimes, de l'insécurité, des détournements des deniers publics, de la corruption bref, de la mauvaise gouvernance et de l'impunité de nombreux proches du pouvoir. Les signataires du présent communiqué conjoint partagent entièrement les points de vue de Massalbaye, ceux de l'UST exprimés à travers la pétition reprise par N'Djamena bi-hebdo et demandent au peuple de demeurer vigilant et mobilisé.
    Fait à N'Djamena le, 29 Septembre 2012
    Les Signataires ACAT-Tchad DHSF CTDDH GOSNGAR BLAISE. DEUZOUMBE DANIEL P. MAHAMAT NOUR Ibedou. 
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    Une mission du Fonds monétaire international (FMI) conduite par M. Jaroslaw Wieczorek, Chef de Mission pour le Tchad, a séjourné à N'Djaména du 11 au 27 septembre 2012 pour mener les consultations au titre de l'article IV des statuts du FMI. A la fin de la mission, M. Wieczorek a rendu publique la déclaration suivante à N'Djaména aujourd'hui :
    «En 2011, la croissance du PIB a ralenti à 1.7% tandis que l'inflation moyenne a été inferieure à 2%. La production pétrolière a repris sa tendance baissière et la production agricole a reculé suite à la sécheresse dans la région du Sahel, qui a par ailleurs provoqué une hausse des prix des produits alimentaires et de l'indice de prix global en fin d'année. Le niveau élevé des prix du pétrole brut sur le marché international a permis de dégager un excédent du solde extérieur global. »
    « Une amélioration de l'orientation budgétaire sous-jacente a été observée en 2011 et le solde budgétaire global est passé d'un déficit à deux chiffres en 2010 à un léger excédent en 2011. Le déficit primaire hors pétrole (DPHP) a été ramené de 30,6 % du PIB hors pétrole en 2010 à 27,9 % en 2011, sous l'effet de la réduction des dépenses exceptionnelles de sécurité et d'une certaine contraction des dépenses d'investissement. »
    « L'activité économique a rebondi en 2012 avec une croissance du Produit Interieur Brut réel pouvant atteindre 6 %, soutenue par la première année entière de production de plusieurs projets industriels. Des conditions climatiques favorables devraient entraîner un rebond de la production agricole et l'inflation devrait diminuer à 5% à fin-2012 grâce à la diminution des prix des produits alimentaires. »
    « A moyen terme, la mise en marche de nouveaux gisements pétroliers augmentera sensiblement la production avec un effet positif significatif sur les recettes budgétaires et le compte courant extérieur. Ces perspectives favorables pourront se traduire par une augmentation de la production pétrolière de 120 milles barils par jour en 2012 jusqu'à 160 milles barils par jour en moyenne au cours de la période 2013-2017. »
    « L'exécution du budget 2012 à fin août a été caractérisée par un recouvrement moins important que prévu de recettes fiscales hors pétrole et une accélération du rythme de dépenses par rapport aux objectifs de la Loi de Finances initiale (LFI). Par conséquent, le déficit primaire hors pétrole à fin août a atteint 495 milliards de FCFA (plus de 80 pourcent de l'objectif annuel de la LFI). Près du quart de dépenses sur ressources propres à fin août a été exécuté hors ordonnancement. »
    « La politique budgétaire expansionniste depuis le mois de juillet est reflétée dans le projet de Loi de Finances rectificative (LFR 2012), adoptée par Conseil des Ministres en mi-septembre, portant le DPHP à 28% du PIB hors pétrole (comparé à 19,7 % dans la LFI) et le déficit global (base engagement) à plus de 8% du PIB hors pétrole. L'épargne constituée en 2011 servira ce besoin de financement supplémentaire. »
    « L'absence de progrès dans la discipline budgétaire est préoccupante. D'une année à l'autre la LFI ne traduit pas fidèlement la vision de politique économique du gouvernement à cause des dépenses extra budgétaires importantes. Le manque de plan de trésorerie occasionne des frais financiers substantiels et la passation des marchés publics gré à gré favorise le renchérissement du coût des investissements et des achats de biens et services. »
    « La Loi de Finances initiale pour 2013 doit être ancrée sur l'objectif de soutenabilité budgétaire à moyen terme. Grâce aux recettes pétrolières anticipées plus importantes que prévues l'année dernière, un objectif du DPHP de 25% du PIB hors pétrole en 2013, baissant graduellement à 14-15% du PIB hors pétrole en 2017, paraît approprié. Une telle trajectoire du DPHP est compatible avec la nécessité de constituer une épargne de sécurité pour faire face à un éventuel retournement des cours pétroliers. »
    « Les réformes dans la gestion des finances publiques doivent viser l'augmentation de recettes hors pétrole et l'amélioration de la chaîne de la dépense. Ces reformes doivent s'inscrire dans le cadre de la transposition au niveau national de nouvelles directives de la Communauté économique de l'Afrique Centrale (CEMAC) en matière de gestion de finances publiques, sachant que cette transposition doit être achevée avant le 31 décembre 2013. »
    « Etant donné que les subventions des sociétés d'État sont devenues une charge importante pour le Trésor, un assainissement de la situation financière de ces entreprises s'impose urgemment, de préférence par la mise en oeuvre d'une politique de vérité des prix. »
    « Bien que son niveau d'endettement est relativement faible, le Tchad demeure vulnérable à la volatilité des prix des produits pétroliers. Un recours de plus en plus accru à l'endettement extérieur présente des défis importants en termes de soutenabilité de la dette, dans un contexte de capacité d'absorption limitée. Par conséquent, une bonne évaluation du rendement économique des projets est recommandée. De plus, étant un pays à faible revenu par tête, les autorités du Tchad devraient rechercher des termes concessionnels pour les prêts extérieurs. »
    « A la suite de la sécheresse l'année dernière, plus d'un million de Tchadiens se sont retrouvés dans une situation d »insécurité alimentaire. Cette crise a été circonscrite grâce à la mobilisation des partenaires au développement et l'implication des autorités compétentes. La réponse aux récentes inondations a été rapide, mais exige des actions concertées entre les différentes institutions étatiques responsables de la sécurité alimentaire. Il est aussi important de consacrer des enveloppes budgétaires suffisantes pour répondre à cette urgence. »
    « La santé du secteur bancaire s'est améliorée avec la recapitalisation des banques en difficulté. Toutefois, la forte concentration du crédit bancaire vers l'Etat et de ses fournisseurs représente un risque important pour les banques. Le taux de bancarisation demeure faible mais il peut s'accroître avec le « mobile banking » et autres formes de monétique moderne qui se développent au Tchad. Le système bancaire bénéficierait aussi de l'application plus rigoureuse des règles de l'Organisation pour l'harmonisation du Droit des Affaires en Afrique (OHADA).»
    « Le climat des affaires reste défavorable à l'éclosion du secteur privé avec la grande partie du secteur privé évoluant dans l'informel. Pour parer à cette situation, la mission encourage vivement les autorités à mettre en oeuvre les recommandations du « livre blanc » publié par le Patronat et amplifier les efforts pour la promotion de l'économie tchadienne. »
    « La mission remercie les autorités tchadiennes, les membres du patronat et de la société civile, ainsi que les partenaires techniques et financiers et plus particulièrement la Banque Mondiale, pour leur excellente collaboration et la qualité des discussions qu'elle a eues au cours de son séjour. »
    Lire l'article sur tchadinfos.com : Tchad : l'absence de progrès dans la discipline budgétaire est préoccupante selon le FMI | Tchad Infos | Tchad-infos vous propose l'actualité tchadienne, politique, culturelle, sportive, économique et internationale. Toute l'information tchadienne, les dernières actualités du Tchad y sont répertoriées. Les médias tchadiens tel que la télé Tchad en direct, le journal télé Tchad, les journaux tchadiens se retrouvent sur Tchad infos (tchadinfos.com). Ce portail est le reflet du Tchad actuel avec ses défis et ses espoirs.
    Sources: FMI
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    Selon des sources en provenance de la capitale tchadienne, le journal des journaux qui a été initié par la presse locale suite aux harcèlements dont fait objet Monsieur Jean Claude NEKIM, vient d'être frappé d'une interdiction de paraître pour défaut de récépissé. Il faut rappeler que le régime aux abois, dans sa fuite en avant, exerce une répression sans précédent dans l'Histoire du Tchad, contre les syndicalistes, les journalistes et opposants politiques. C'est sous ce climat que le despote tchadien sera reçu début octobre par le Président français Hollande. Les opposants tchadiens en France et en Europe en générale s'organisent pour dénoncer les crimes perpétrés par Deby en vingt ans de pouvoir absolu. Et c'est au moment où Abdallah Senoussi, proche de Kadhafi, avait fait une révélation retentissante sur la livraison de feu Youssouf Togoimi à Deby qui l'a assassiné que le potentat tchadien foulera le sol français. Il faut rappeler également que Monsieur Fabius, ministre des affaires étrangères, s'est rendu au Tchad récemment pour solliciter l'aide du dictateur pour mater AQMI au nord mali. Les patriotes tchadiens se demandent s'il faut s'allier au diable pour combattre l'obscurantisme? Y a-t-il une différence entre les potentats africains et ces terroristes?
  • Le Journal des journaux en soutien au journaliste Jean-Claude Nekim est finalement autorisé à paraître, a appris Reporters sans frontières. L'information selon laquelle cette édition spéciale était saisie à l'imprimerie, dans la matinée du 27 septembre 2012, sur ordre du procureur de la République, était consécutive à un malentendu. Le procureur a d'abord cru que le journal en cours d'impression était N'Djaména Bi-hebdo, suspendu pour trois mois. Apprenant qu'il ne s'agissait pas de ce journal mais d'une édition spéciale collective, il ne s'est pas opposé à sa parution.
    Le Journal des journaux intitulé "C'en est assez !" est actuellement sur les rotatives. Il paraîtra dans la journée. Le consulter en PDF :
    Photo : Une du Journal des journaux en soutien avec Jean-Claude Nekim
    27.09.2012 - Le Journal des journaux, en soutien à Jean-Claude Nekim, saisi sur ordre du procureur de la République
    Le Journal des journaux intitulé "C'en est assez !", qui devait être diffusé le 27 septembre 2012, en soutien au directeur de publication de N'Djaména Bi-Hebdo, Jean-Claude Nekim, a été saisi à l'imprimerie, sur ordre du procureur de la République.
    Cette édition spéciale avait été préparée par l'ensemble de la presse tchadienne indépendante et d'opposition, avec le soutien d'associations locales de défense des journalistes et la participation de Reporters sans frontières. Par cette initiative, ces titres de presse, qui ont suspendu pour une semaine leurs publications, visaient à protester contre les pressions politiques et judiciaires que subit Jean-Claude Nekim.
    Pour contourner cette censure, Reporters sans frontières propose de télécharger en version PDF le Journal des journaux, intitulé "C'en est assez !" :
    Le 18 septembre, Jean-Claude Nekim a été condamné à un an de prison avec sursis et un million de francs CFA (1 500 euros) d'amende pour "diffamation". Son journal, N'Djaména Bi-hebdo, le plus ancien titre de presse d'opposition, a été suspendu pour trois mois. Le journaliste est également poursuivi pour "outrage à magistrat", après la publication, en une de N'Djaména Bi-hebdo, d'une caricature de son procès.
    18.09.2012 - Jean-Claude Nekim condamné à un an de prison avec sursis, son journal suspendu pour trois mois
    Reporters sans frontières est consternée par la décision rendue par la justice tchadienne, le 18 septembre 2012, condamnant le journaliste Jean-Claude Nekim à un an de prison avec sursis et une amende d'un million de francs CFA (1500 euros), pour "diffamation". N'Djaména bi-hebdo, le journal d'opposition dont il est le directeur de publication, est suspendu pour trois mois.
    Dans la même affaire, le président de l'Union des syndicats du Tchad (UST), Michel Barka, son vice-président, Younous Mahadjir, et son secrétaire général, François Djondang, ont été condamnés à de la prison avec sursis et des amendes. Ils ont été reconnus coupables d'"incitation à la haine" pour avoir fait circuler une pétition dénonçant l'"arbitraire du pouvoir Deby". Sous le titre "L'UST lance une pétition contre la mal gouvernance", une simple brève avait été consacrée à la pétition par le journal.
    "Cette décision semble signifier que certains titres de presse ne sont pas autorisés à couvrir librement la crise sociale qui sévit au Tchad. Jean-Claude Nekim et N'Djaména bi-hebdo sont sanctionnés pour avoir évoqué un sujet d'intérêt général. La pétition incriminée dénonce des problèmes – mauvaise gestion, impunité, cherté de la vie, etc. – ressentis par une large partie de la population", a déclaré l'organisation, qui estime que le mauvais climat entre le pouvoir et la presse franchit une nouvelle étape avec ce verdict.
    Interrogé par Reporters sans frontières, un journaliste tchadien ayant assisté à l'audience a affirmé : "C'était un procès expéditif. Le procureur n'a pas prouvé la diffamation. Les avocats de la défense ont quitté la salle en signe de protestation. Ce procès ressemble à un règlement de compte avec Jean-Claude Nekim et son journal. D'autres titres avaient publié en intégralité la pétition du l'UST. Ils n'ont pas été inquiétés ; c'est simplement N'Djaména bi-hebdo qu'on a frappé".
    En juillet dernier, Reporters sans frontières s'était entretenue, à Paris, avec le ministre tchadien de l'Information et de la Communication et porte-parole du gouvernement, Hassan Sylla Bakari, qui avait assuré l'organisation que la liberté de l'information était garantie et protégée au Tchad.
    "La liberté de la presse est un acquis dans notre pays. Nous ne la remettrons pas en cause. Chez nous, aucun journaliste n'est en prison et la liberté de ton est très forte. Le gouvernement est violemment attaqué dans la presse, mais c'est normal qu'il y ait des critiques. Je n'y vois pas d'inconvénient", avait-il affirmé.
    Reporters sans frontières estime que ces déclarations ne peuvent plus être prises au sérieux alors que la justice s'empresse de prononcer des peines de prison, quand bien même avec sursis, contre un journaliste qui n'a fait que contribuer à la circulation d'une information d'intérêt général.
    Journal des journaux
    jean claude Nékimen pdf
     

    Sources /RSF

  • La Gambie est en train de vivre une instabilité politique si on en croit aux informations qui nous viennent de Banjul. Hier, des tirs de Kalachnikov ont été entendus aux alentours de l'aéroport de Yundum. Des militaires opposés au régime du dictateur Yahya Jammeh se seraient affrontés contre des loyalistes. Informé de ces mouvements et pris de peur, le président Jammeh aurait quitté le palais présidentiel pour se réfugier dans sa résidence de Kanilaï. Il tente ainsi de gérer la situation depuis son village. Le climat est tendu dans la capitale gambienne. Même si un calme relatif règne à Banjul.
    Rappelons que le Président Yahya est au pouvoir depuis 1994 à la suite d'un coup d'Etat contre l'ancien président Daouda Diawara. Récemment, il a exécuté des prisonniers soulevant ainsi le mécontentement de ses compatriotes et de la Communauté internationale. Des gambiens de la diaspora notamment son ancien ambassadeur son Excellence Essa Bokar Sy, Ebu Jallow et d'autres fils de la Gambie ont engagé la bataille pour le départ de ce dictateur qui a exécuté plus de 300 personnes depuis son accession au pouvoir.
    C'est ainsi que le Mouvement « Jammeh must go » a été lancé dans toutes les grandes capitales du monde. Aux Usa, des gambiens ont organisé avant-hier une manifestation devant le siège des Nations Unies pour sensibiliser la Communauté internationale. Pour vous, nous continuons de suivre ces événements à Banjul.
     
    Jean Claude DIAGNE ledakarois.net
  • EXCLUSIF : ABDALLAH SENOUSSI, PATRON DES SERVICES DE RENSEIGNEMENTS DE KHADAFI REVELE : YOUSSOUF TOGOIMI A ETE LIVRE A IDRISS DEBY. ABDERAMAN MOUSSA A CONVOYE LE PRISONNIER ET ADOUM TOGOI ETAIT DANS LE COUP

    Enfin ! La vérité sur la disparition tragique de Youssouf TOGOIMI, chef du MDJT, groupe de rébellion opérant dans le nord du Tchad, serait sortie de la bouche d'un homme clé du régime de Kadhafi ; Abdallah Senoussi, désormais, aux mains des autorités libyennes ouvre les portes de l'enfer du régime de Kadhafi.
    Rappel des circonstances de la disparition de Youssouf Togoïmi :
    C'était aout 2002 lors d'une opération militaire contre les forces de Deby, que le véhicule dans lequel se trouvait Youssouf Togoimi sauta sur une mine télécommandée à distance. Il eut les deux jambes fracturées. Kadhafi lui envoya un émissaire pour l'évacuer sur la Libye pour des soins. L'initiative jugée suspecte par une partie de son entourage, remporta, toutefois, l'adhésion du principal concerné qui y voyait une volonté de Khadafi de reprendre la main en vue d'une négociation future avec le régime de Deby.
    De ce voyage en Libye, Youssouf Togoimi ne revint plus jamais. Plâtré et en voie de guérison complète, il se rendit à l'hôpital ce 24 septembre 2002  pour le déplâtrage de ses deux jambes. Introduit dans la salle, deux heures plus tard, un médecin libyen informa ses accompagnateurs de son brusque décès. Ces derniers demandèrent à voir le corps mais refus catégorique des autorités libyennes. De même, lorsque les membres de son Mouvement réclamèrent le corps pour organiser les funérailles, le même refus ferme leur fut opposé.
    Aucune nouvelle du disparu depuis ces longues années, bien que toutes les ONG furent démarchées par les membres de son Mouvement. La FIDH, Amnesty International, etc...  n'ont pas voulu prêter oreille ; pire Sidiki KABA alors président de la FIDH avait même demandé à sa secrétaire de ne plus accepter des rendez- vous pour ces gens là ! On connaît leurs accointances avec Kadhafi.
    Récemment à la chute de Kadhafi, l'espoir renaît et plusieurs démarches ont été initiées en direction des nouvelles autorités libyennes, soit par des membres de la communauté Toubou en Libye,  soit par des initiatives d'autres personnes.
    Dans un premier temps, ces autorités ont été très étonnées de n'avoir aucune information, pas de témoignages, pas de documents de sa présence dans les liens de détention. On a supposé qu'il pouvait être dans les zones non encore libérées. Pas de traces de son décès sur les registres à l'hôpital où on l'avait déplâtré. Puis toujours rien, Youssouf Togoimi n'était nulle part. Le mystère continua...
    Un fait nouveau important se produisit : L'extradition d'Abdallah  Senoussi de la Mauritanie vers la Libye.
    Depuis bientôt un mois, Abdallah Senoussi est interrogé sur de nombreux dossiers, à la fois de politique interne mais aussi internationale, par les autorités libyennes. La communauté Toubou en Libye a posé la question, entre autres affaires primordiales : La disparition de Youssouf Togoïmi. Le patron des services de renseignements de KHADAFI a fait les révélations suivantes selon des sources proches  du dossier :
    « M. Youssouf Togoïmi ne voulait pas faire la paix avec Idriss Deby. A partir de l'hôpital, il a été confié aux émissaires de Deby, par Moussa KOUSSA(Directeur des services exterieurs) :
    M. Adoum TOGOI, numéro 2 du mouvement  était d'accord et Abderraman MOUSSA  avec 2 autres émissaires de Deby, par avion spécial, l'ont remis à Idriss Deby, 4 jours après. Après quoi, M Adoum TOGOI a signé l'accord de ralliement à Idriss Deby et tout est rentré dans l'ordre.»
    Youssouf  Togoïmi  aurait été liquidé comme tant d'autres  après qu'on l'ait livré comme un vulgaire paquet. Indiquons que c'est à la suite d'un accord entre les deux pays signé devant Khadafi que M. Abbas Koti avait accepté de rentrer au Tchad. Ce fut un piège immonde puisqu'il fut mitraillé en plein jour dès qu'il arriva à Ndjamena. Idriss Deby est coutumier du fait. Le colonel Mahamat Fadil et le capitaine Ouléda Nouri  ont été livrés à l'Exécuteur par l'ancien président du Niger Baré MAINASSARA. Goukouni Guet et le ministre ALBOUKHARI et leurs compagnons ont été livrés par les autorités du Nigéria, plus précisément  par le Gouverneur du Borno State. Ibni Oumar, Guetti Mahamat, Abbas Koti , ont tous été exécutés. La liste des martyrs est longue (Voir à ce sujet dans notre site à la rubrique Portraits, celui d'Idriss Deby, évoquant  l'élimination de toutes les personnes qui le dérangent).
    A la mort de Kadhafi, nous avons écrit un texte intitulé « Devoir de Mémoire » et c'est encore dans cet état d'esprit que nous souhaitons que les autorités libyennes aillent plus loin dans leur quête de vérité afin que tous les actes criminels posés par Khaddafi contre le peuple tchadien, contre le régime du Président Habré, soient connus et rendus publics. De même, que tous les actes odieux et barbares commis en complicité avec Idriss Deby doivent être sus. Précisons qu'Idriss Deby n'avait pas hésité, à demander, à sa garde présidentielle envoyée au combat en soutien aux troupes de Khaddafi, de couper les oreilles des jeunes combattants du CNT sur le terrain, afin de les terroriser et de mettre un terme à leur engagement contre  Kadhafi. Ces révélations ont été faites par une journaliste du journal français « Le Monde » envoyée en reportage pour couvrir la guerre en Libye.
    La rédaction de Zoomtchad.
  • Les journalistes de toutes les rédactions de la presse écrite mais aussi ceux des radios privées se sont réunis, ce lundi 24 septembre, en conférence de rédaction, pour marquer leur solidarité au plus célèbre journal d'opposition tchadien N'Djamena Bi-Hebdo et à son directeur, Jean-Claude Nekim, condamné à un an de prison avec sursis pour diffamation le 18 septembre. Le journal a, quant à lui, été suspendu pour trois mois.
    L'ensemble de la presse tchadienne a voulu adresser un message clair au pouvoir tchadien. « Les journalistes tchadiens tiennent à leur liberté et ne se laisseront intimider par quiconque » a assuré, à RFI, un des participants.
    Pour marquer leur solidarité à N'Djamena Bi-Hebdo, ces journalistes ont l'intention d'éditer un numéro spécial unique, en français et en arabe, à paraître bientôt. L'éditorial de ce numéro spécial sera celui du N'Djamena Bi-Hebdo, de ce lundi, vu qu'il n'a pas pu paraître.
    Une menace pour l'ensemble de la presse
    Cette mobilisation de la profession permettra-t-elle de lever l'épée de Damoclès qui plane sur Jean-Claude Nekim et qui, au-delà, menace l'ensemble de la presse tchadienne ? Pas si sûr car tous les journaux - notamment ceux qui sont proches du pouvoir - n'ont pas suivi le mouvement. C'est le cas, par exemple, du quotidien Progrès dont le propriétaire n'est autre que Mahamat Hissein, ancien secrétaire général du parti au pouvoir, le Mouvement patriotique du salut (MPS), et actuel secrétaire général du gouvernement.
    L'affaire a commencé le mardi 18 septembre. Jean-Claude Nekim a été condamné à un an de prison avec sursis et à une amende d'un million de francs CFA (1 500 euros) pour « diffamation » pour avoir, dans une brève, rapporté une pétition dénonçant notamment la mauvaise gestion des fonds publics et la corruption de certaines aurtorités locales. Le journal a été suspendu pour trois mois. Les trois leaders de l'Union des syndicats du Tchad (UST) qui ont lancé la pétition ont, quant à eux, été condamnés à des peines de prison avec sursis et des amendes pour incitation à la haine raciale.
    Ce verdict a provoqué un tollé dans la profession et indigné plusieurs organisations de défense des droits de l'homme dont Reporters sans frontières qui a dénoncé la décision, se déclarant « consternée ».
    Dans une conférence de presse, le ministre tchadien de la Communication et de l'Information, porte-parole du gouvernement, Hassan Sylla Bakari, avait alors affirmé que N'Djamena Bi-Hebdo n'avait pas été condamné pour la brève mais pour une autre raison. « N'Djamena Bi-Hebdo a été condamné pour avoir publié, dans son numéro du 6 septembre 2012, un éditorial dans lequel il appelle à la haine, à la révolte et à la vindicte populaire, choses réprimées par les textes de la République », avait-il précisé.
    Cependant, Jean-Claude Nekim – qui a préféré ne pas répondre à cette diversion – a assuré avoir été interrogé par la police et par le procureur de la République, uniquement sur la brève en question.
    « Un prisonnier en sursis »
    Le jeudi suivant, le journal a publié une caricature des magistrats prononçant le verdict de mardi contre N'Djamena Bi-Hebdo sous le titre Une piètre tragi-comédie judiciaire. Aussitôt, le samedi suivant, Jean-Claude Nekim a été convoqué et entendu par la police judiciaire pour outrage à magistrat. « Je suis un prisonnier en sursis », avait commenté, le jour même le directeur du plus célèbre journal d'opposition tchadien.
    Joint par RFI, Ambroise Pierre, directeur « Afrique » de Reporters sans frontières, affirme que si Jean-Claude Nekim devait être à nouveau condamné, cela reviendrait à « effacer » le sursis et le conduire en prison.
    Sources:RFI
     
     
     
    Ambroise Pierre
    (01:12)
     

    Directeur « Afrique » de Reporters sans frontières.

     
  • Le témoignage du défunt président Kéba Mbaye, ancien président de la Cour suprême du Sénégal, ancien juge à la cour internationale de justice de La Haye, sur le site des amis de Habré...

    «Au président Hissène Habré, toujours prêt à défendre la dignité de l'homme africain, au besoin, jusqu'au sacrifice de sa personne». En hommage, Kéba Mbaye
    Ne pas hurler avec les loups
    La roue de l'histoire tourne. Beaucoup de ceux qui crient et écrivent à longueur de journée doivent leur quiétude au président HABRE.
    On se demande, si en 1982, lors de son arrivée au pouvoir, le président HABRE avait créé une commission d'enquête sur les crimes commis par Tombalbaye, Malloum, Kamougué et leurs complices, ce qu'ils seraient devenus. Beaucoup seraient aujourd'hui en taule ou en train de raser les murs. On se demande, si en 1982, lors de son arrivée au pouvoir, le président HABRE n'avait pas défendu son pays contre Kadhafi, ce que seraient devenus le Tchad et les Tchadiens.
    Le président HABRE a-t-il fait une erreur en privilégiant le pardon pour construire le Tchad et la réconciliation entre ses fils ? Le président HABRE a-t-il fait une erreur en s'opposant contre la Lybie ? Certainement pas. Le Tchad était un pays qui a lutté pendant 6 ans sur les 8 années qu'a duré le régime du président HABRE, pour son intégrité territoriale, son indépendance et son unité. Victoires militaires d'une valeur inestimable, fruit du sacrifice de braves et intrépides combattants et de la conviction d'un homme.
    L'histoire écrite par les Tchadiens eux-mêmes dira un jour si l'action du président HABRE, à la tête de son pays, a été positive ou non. Une chose est sûre : on ne dira jamais qu'il n'était pas patriote, qu'il a hypothéqué les intérêts de son pays, qu'il a mal géré l'Etat tchadien, qu'il a ruiné son économie, comme d'autres ont eu à le faire et le font encore aujourd'hui.
    Comme disait Nelson MANDELA : « Notre problème, à nous Africains, c'est que nous ignorons ce que veut dire le devoir de mémoire. Nous oublions vite. Contrairement à nous, les Blancs, eux, n'oublient jamais, surtout quand il s'agit de traquer ceux d'entre nous qui leur ont tenu tête ... ». Des paroles pleines de vérité. C'est en libérateur et en sauveur que Hissène HABRE entra à N'Djamena. Le Tchad était alors un pays en lambeaux, déstructuré par les antagonismes entre le Nord et le Sud, entre musulmans et chrétiens. Le Tchad n'existait plus en tant qu'Etat et ni monsieur Weddey ni monsieur Malloum ne me contrediront. L'administration, ses fonctionnaires et ses services ne fonctionnaient plus depuis belle lurette. L'économie était exsangue. Pour survivre, la kalachnikov était plus efficace que la charrue.
    Le président HABRE entreprit donc d'imposer l'unité nationale et l'autorité de l'Etat républicain. L'administration fut réhabilitée et reprit laborieusement son fonctionnement. Les forces de sécurité furent réorganisées avec des tentatives de modernisation et d'intégration des combattants de tous les groupes politiques armés, disséminés à travers le pays.
    Au plan économique, les Tchadiens s'étaient remis au travail. L'agriculture reprit en vigueur. La production du coton atteignit des records. Celle des céréales et des légumes autour de la capitale redonnait au Tchad une quasi-autosuffisance alimentaire. L'artisanat reprenait son lustre d'antan.
    L'UNIR, le parti politique fondé par le président HABRE, devait, comme son sigle veut l'indiquer, être le creuset où tous les Tchadiens allaient réapprendre à discuter, à s'écouter et à décider ensemble de leur destin. La création d'autres partis politiques suivrait à moyen ou long terme. Mais à court terme, le multipartisme aurait réveillé les démons du tribalisme et des antagonismes ancestraux. Je pense que le président HABRE l'avait compris, lui qui a donné la priorité à l'administration et à l'économie ; l'ouverture démocratique pouvant attendre.
    Certes, le président HABRE était craint et respecté grâce à son autorité et à son charisme. Mais on n'entendait pas parler des exactions et des tortures qu'on nous chante aujourd'hui à longueur de journées sur le net. Mais ce qu'ils omettent, c'est que le président HABRE est un patriote fier et intransigeant sur les questions de dignité et de souveraineté. Dans certains milieux occidentaux, on lui en a toujours voulu pour cela. Le président HABRE est un grand africain. C'est un grand chef et un grand guerrier dans le sens noble du terme. Il fait partie de nos héros.
    Nous aussi nous réclamons justice
    Le Tchad est un pays en guerre depuis bientôt 40ans. C'est ainsi que le monde entier résume la situation de ce pays. Indépendant depuis 1960, on pouvait s'attendre de la part des organisations des droits de l'homme qu'elles nous informent sur le respect des droits de l'homme pendant toute cette période. Pour une période d'instabilité politique allant de 1963 à nos jours, fort étonnement, les rapports des ligues des droits de l'homme ont choisi une période allant de 1982 à 1990. Pourquoi ?
    1960 à 1975 : règne de Tombalbaye et de sa Compagnie Tchadienne de Sécurité, la sinistre CTS. 15ans de dictature, pas une seule ligne, pas un seul rapport. Bref, un mépris total pour toutes ces victimes. Une formidable amnésie agissante, me diriez-vous ! Nous avons quelques questions à poser à nos businessmen de l'industrie humanitaire. Où sont passés tous les habitants des villages de Zouar, Ounianga-Kébir, un certain 17 juin 1965 ? Et les 140 marabouts qui ont été ramassés dans tout l'est du Tchad, puis exécutés et, pour certains, enterrés vivants par les hommes de Tombalbaye ? Où sont ceux qui ont administré des produits toxiques aux femmes musulmanes enceintes, qui avortaient systématiquement ou se vidaient de leur sang ? Où sont ceux qui ont jeté des bébés dans des puits à Moundou, Sarh et Doba, sous le seul prétexte que ce sont tous des « «Doum ». Où sont ceux qui ont attrapé 170 jeunes élèves et lycéens au Lycée Adoum Dallade Moundou et les ont tous balancés dans des fosses communes ? Comment oublier ce sinistre homme qui, à Abéché, Faya et Zouar, a coupé les seins de 70 femmes pour les donner à ses chiens ? Comment oublier les sinistres actions du colonel, puis général et enfin président du Tchad de 1975 à 1979 qui, à Faya, a fait sortir tous les habitants de la palmeraie et égorgé de sa propre main plusieurs dizaines d'entre eux. Nous pouvons continuer ainsi des jours durant à relater ces faits.
    De plus, de 1963 à 1975, le Tchad a connu cinq interventions militaires françaises. Comment se passe une intervention militaire française dirigée contre « les rebelles » ? Bombardement au napalm, mitraillage avec des jaguars, débarquements dans les oasis, tuant tous les habitants... Beaucoup de Tchadiens victimes des ces bourreaux sont là et demandent à être entendus aussi, messieurs les humanitaires
    De 1980 à 1987, la Libye a envahi le Tchad : « Tchad, espace vital de la Libye », selon la théorie du livre vert de Kadhafi. Combien y a-t-il eu de victimes tchadiennes ? Les organisations de droits de l'homme n'ont jamais ouvert un seul dossier, ni consacré une seule ligne sur cette période. Pourquoi ? Le peuple tchadien a été agressé, occupé, pillé. Des milliers d'entre eux ont été exécutés. Leurs veuves, leurs mères, leurs enfants sont là au Tchad et réclament justice. Jusqu'à présent, aucune organisation de ce fameux collectif n'a accordé une seule ligne à cette période. Pourquoi ? Répondez-nous. Au nom de quel principe, des gens ont-ils le droit de dire : "Certaines victimes nous intéressent, d'autres non" ? Nous aussi nous réclamons justice.

    lepays

  • LUNDI 08 OCTOBRE 2012

    Heure : de 16h à 18h

    Lieu : Place Edouard Herriot (M° Assemblée Nationale)

    Est-il nécessaire de rappeler ce que les 22 ans de pouvoir autocratique et clanique d’Idriss Déby représente pour la majorité des tchadiens ? Crimes, vols, viols, misère, injustice, répressions, liquidation systématique des opposants, des défenseurs des droits humains, des journalistes, de paisibles citoyens. La liste est longue, trop longue.
    Durant la campagne présidentielle, M. François Hollande a dit « je veux que le 6 mai soit une bonne nouvelle pour les démocrates et une terrible nouvelle pour les dictateurs ». Il s’est solennellement engagé à mettre fin à la sulfureuse et honteuse Françafrique. Hélas ! A peine installé à l’Elysée, les despotes se succèdent les uns aux autres auprès de lui. Après Ali Bongo, Blaise Compaoré, voici le Président Général Sultan Idriss Déby Itno reçu au moment même où, des leaders syndicaux, des journalistes, des citoyens sont bâillonnés par une justice aux ordres du régime.  Tandis que l’assassinat par le pouvoir en place d’IBNI OUMAR MAHAMAT SALEH reste toujours impuni. Il nous est particulièrement pénible de voir M. le Président Hollande, serrer la main du diable.
    Au nom de la lutte contre les extrémistes au Nord Mali pour laquelle, une intervention militaire Tchadienne est sollicitée les autorités françaises font le choix d’absoudre les crimes d’Idriss Déby  et sacrifier le peuple tchadien. La Démocratie, les Droits de l’Homme pour nous peuple tchadien, ça attendra ! NON M. LE PRESIDENT. POUR NOUS LES TCHADIENS AUSSI LE CHANGEMENT C’EST MAINTENANT.
    Solidaires avec nos compatriotes maliens, nous dénonçons l’instrumentalisation de la crise malienne par Idriss Déby qui y voit, l’opportunité de redorer son blason sur le plan international. Lui qui, moyennant de l’argent du Colonel Kadhafi, a envoyé à la potence des centaines de jeunes tchadiens désœuvrés se faire massacrer en Libye. Parmi ces islamistes au Nord Mali, on compte des tchadiens, rescapés de cette expédition criminelle en Libye
    Il n’y a pas une Armée Tchadienne Républicaine. Ce n’est un secret pour personne surtout pas pour les autorités françaises.  Il existe au contraire, une milice clanique qui sème la mort et la désolation dans le pays. Deby se jouera une fois encore, de la misère et du désespoir des jeunes pour recruter et lever une troupe. C’est du Mercenariat. Il en profitera aussi sans doute pour se débarrasser des quelques centaines de soldats déflatés  et des ex éléments des rebellions de l’Est qui constituent une sourde menace à son pouvoir. Voilà la vérité ! Voilà ce que s’apprête à cautionner la Gauche française.
    MOBILISONS NOUS ET SOYONS  NOMBREUX POUR  DENONCER CE MERCENARIAT DONT SONT VICTIMES DES CENTAINES DE JEUNES TCHADIENS.
    REFUSONS D’ETRE LES SACRIFIES DES CALCULS GEOSTRATEGIQUES DES PUISSANCES OCCIDENTALES QUI DÉNIENT AUX AUTRES PEUPLES DU MONDE LE DROIT A UNE EXISTANCE DIGNE;
     LEUR DEVELOPPEMENT ET LEUR SECURITE NE DOIVENT PAS SE FAIRE AUX DEPENS DES AUTRES PEUPLES ;
    LEUR SOUTIEN AUX DICTATEURS CONTRE LES PEUPLES EN LUTTE CREE LES CONDITIONS DE RADICALISATION ET PORTE LES GERMES DU TERRORISME;
    LA MISERE, L’INJUSTICE, LE MANQUE D’EDUCATION, L’EXCLUSION, SONT LES  TERREAUX FERTILES AUX EXTREMISTES DE TOUT BORD.
    LA VRAIE ARME CONTRE TOUTES LES FORMES D’EXTREMISMES DOITETRE LA DEMOCRATIE – L’EGALITE - LA JUSTICE - LE DEVELOPPEMENT POUR TOUS.

     

    Contacts CNCD : Coordination : Annette 06 13 69 26 83 /Acheikh 06 46 32 04 67- Communication: Mahamat 06 95 66 96 04- Mobilisation: Mode 06 21 79 82 50 /Abdallah 06 52 92 27 78  Rapporteur Abakar 06 16 06 87 57

  • "Ni Eric Topona ni aucun journaliste ne sont dans la ligne de mire du gouvernement", a affirmé le ministre tchadien de l’Information et de la Communication et porte-parole du gouvernement, Hassan Sylla Bakari, le 3 juillet 2012, à Paris, lors d’un entretien avec Reporters sans frontières.

    L’organisation, qui avait sollicité cette rencontre, n’a pas caché son inquiétude concernant la liberté de la presse au Tchad après que des informations font état de menaces pesant sur plusieurs journalistes ainsi que sur Le blog de Makaïla, la publication en ligne d’un citoyen tchadien en exil.

    Quelques jours plus tôt, Reporters sans frontières s’était entretenue par téléphone avec Maître Jean-Bernard Padaré, ministre des Affaires foncières et du domaine, que plusieurs titres de la presse locale accusent de vouloir s’en prendre à des journalistes, parmi lesquels Eric Topona, Eloi Miandadji, Déli Sainzoumi Nestor, tous anciens employés du journal La Voix dont il est l’un des principaux actionnaires.

    Hassan Sylla s’est voulu rassurant. "La liberté de la presse est un acquis dans notre pays. Nous ne la remettrons pas en cause. Chez nous, aucun journaliste n’est en prison et la liberté de ton est très forte. Le gouvernement est violemment attaqué dans la presse, mais c’est normal qu’il y ait des critiques. Je n’y vois pas d’inconvénient", a-t-il affirmé.

    Reporters sans frontières prend le ministre et porte-parole du gouvernement au mot et insiste : "Les récentes informations qui nous parviennent nous inquiètent. S’il était confirmé que des officiels tchadiens n’hésitent pas, aujourd’hui à N’Djaména, à menacer des journalistes ou à adopter contre eux des sanctions visant à leur rendre la vie impossible, l’image du Tchad en serait profondément affectée".

    "La compétition politique est saine en démocratie mais elle doit s’exprimer dans l’arène politique. Si des différends d’ordre politique ou personnel opposent des individus, ils ne doivent pas rejaillir sur la vie professionnelle des protagonistes, encore moins sur leur sécurité. Il serait intolérable que des hautes personnalités aient l’objectif de faire taire des journalistes pour la seule raison que ces derniers les dérangent", a conclu l’organisation, qui en appelle à la responsabilité de tous les acteurs concernés. Aux ministres de garantir le respect des libertés, aux journalistes de produire un travail professionnel qui évite les attaques gratuites.

    Eric Topona : un journaliste dans le collimateur ?

    Employé à l’Office national de radiodiffusion et télévision du Tchad, Eric Topona vient d’être nommé chef de service de la station régionale de l’ONRTV à Fada (Nord-Est). Assumant la fonction de secrétaire général de l’Union des journalistes tchadiens (UJT), l’intéressé estime que ses obligations à N’Djaména l’empêchent d’accepter ce poste en province. Il craint que cette affectation, loin de la capitale, cache une mesure destinée à lui causer du tort.

    A cette affectation perçue comme une sanction, s’ajoutent quelques incidents troublants. Le 24 juin dernier, à N’Djaména, le journaliste a été renversé par une moto. Plus tôt dans le mois, il avait été poursuivi par une voiture portant une plaque d’immatriculation camerounaise. Dans les deux cas, le journaliste pense que l’objectif était d’attenter à son intégrité physique. Ces événements contribuent à développer chez lui un sentiment d’insécurité.

    Autre incident : l’ancien comptable de La Voix (licencié en 2011) et désormais journaliste pigiste au journal Abba Garde, Ahmadou Bouba Bondaba, a été roué de coups dans la soirée du 2 juillet. Il a une clavicule cassée et a été interné à l’hôpital pendant quelques heures. Son téléphone lui a été dérobé et sa moto a été volée. Dans l’après-midi précédent l’incident, il avait, selon lui, été menacé au téléphone par Maître Jean-Bernard Padaré, ministre des Affaires foncières et du domaine et principal actionnaire du journal La Voix. Ce dernier lui aurait demandé de cesser ses activités à Abba Garde. Le directeur de publication de ce journal créé en décembre 2011, Moussaye Avenir de la Tchiré, est actuellement en procès avec Maître Padaré.

    Eric Topona, tout comme Eloi Miandadji, lui aussi ancien journaliste de La Voix, estiment être directement menacés par Jean-Bernard Padaré.

    Reporters sans frontières, qui connaît bien le ministre des Affaires foncières et du domaine pour avoir défendu La Voix à ses côtés, en 2009, à l’époque où Jean-Bernard Padaré était l’avocat du journal, a appelé le désormais ministre pour lui faire part de son extrême surprise et recueillir sa réaction.

    Ce dernier a répliqué qu’il n’avait "rien à voir avec ces soit-disant menaces", qu’il était "très attaché à la liberté" et que jamais il ne serait responsable d’intimidations contre des hommes de médias ou de violations de la liberté de la presse.

    Interrogé par Reporters sans frontières sur les rumeurs affirmant que des officiels tchadiens pourraient vouloir faire fermer Le blog de Makaïla au prétexte que celui-ci publie des articles critiques à l’encontre du gouvernement, Hassan Sylla a réagi : "Si un gouvernement en arrive à ce stade, c’est qu’il n’a rien à faire. Autant quitter. Mais croyez-moi, nous n’avons absolument pas cette intention. Nous ne fermons pas de médias, ni à N’Djaména ni à l’étranger. Nous avons d’autres soucis : le passage au tout numérique, la formation des journalistes, etc. Notre vision est plus large que cela. Je souhaite laisser mon nom en bien."

    Trois radios communautaires "rétrocédées" à l’État

    Interrogé enfin sur les motivations du décret présidentiel n°410 du 20 mars 2012, qui dispose que trois radios communautaires et associatives – à Moussoro (Barh El Gazel), Fada (Ennedi) et Kyabe (Moyen-Chari) – sont rétrocédées à l’ONRTV, le ministre de l’Information et de la Communication a expliqué que ces stations avaient été lancées avec le soutien de l’Etat et que l’Etat les transformaient "en antennes régionales de l’ONRTV parce qu’elles tombaient en désuétude." La communauté des journalistes tchadiens et plusieurs observateurs avaient dénoncé à l’époque une volonté de reprise en main des médias privés, au détriment de la liberté de l’information.

  • Digne descendant de la noble lignée légendaire des Rois du Royaume  du Ouaddai géographique, je fus confronté dès mon tendre enfance aux vicissitudes de la vie emperlée par la rigueur d’une vie de prince et surtout les jalousies générées par ma condition de prince héritier. On avait voulu noyé, détruire et réduire aux silences, ce jeune et brillant prince héritier que je suis. On a peur que je monte sur le trône tant convoité  de mes ancêtres. Depuis des décennies, j’ai baigné dans l’eau saumâtre de ce monde dur, entouré d’eunuques  et de conseillers plus ou moins loyaux.

    Ces derniers temps, une véritable campagne de dénigrement était orchestrée contre ma personne distinguée. Des choses ont été dites sur moi suite a mon article accusant Youssouf Saleh Abbas et Ahmat Bachir comme complice de la mort du professeur Ibn Oumar Mahamat Saleh, même si mes accusations ne sont pas tout a fait  formelles.

    Étant un des ressortissants de la région du Ouaddaï dont l’étoile est au firmament de la gloire, j’ai été honni, abusé et rejeté. Ils avaient fomenté un complot pour m’éjecter du poste de Ministre de la Santé publique qui m’était proposé compte tenu de mon expertise et de  mon expérience de meilleur médecin praticien tchadien, opérant en France, au-delà de ce pays dans tout l’occident.

    Mon éventuel retour au Tchad, inquiète beaucoup de personnes dont les plus hautes autorités, car craignant ma capacité de me voir les surpasser, tenant compte de mon expérience et de mon bagage  intellectuel. Je suis un expert dont le Tchad attend depuis des décennies, mon retour au pays devrait être salué par des salves de canon, mais hélas, des comploteurs ont posé des embuches sur mon chemin. Je suis comme un libérateur qui viendrait mettre des idées de génies dans le département de la santé.

    Je demande aux ressortissants de ma région de me soutenir dans ma démarche, en manifestant vaillamment pour mon retour libérateur et triomphale afin que je puisse mettre ma grande expérience  au service de mes proches. Je fais face a des nombreux démons qui me harcellent nuit et jour.

     

    Ahmat Doungous Ph MD

    Créteil -France

  • L’Union des Syndicat du Tchad (UST), avait suspendu son mot d’ordre de grève enclenchée depuis le 17 juillet passé (voir notre article:Tchad: L'UST interrompt son action pour un mois), après la médiation des religieux tchadiens. S’il est vrai que la grève coute cher en énergie et moyens, nous sommes en droit de se demander quelle garantie a eu l’UST pour mettre terme à une action qui a eu, pour une fois dans l'histoire du Tchad, le consentement de tout le monde créant ainsi une union nationale face à l'arbitraire et l'imposture.

    Cette action qui a, rappelons le, couté à l’ancien SGP son poste (car selon les dires il aurait conseillé le tyran à ne pas brutaliser les syndicalistes ce qui a mis le potentat dans un état de délire frénétique inexplicable), trouve aujourd’hui une issue provisoire grâce, paraît-il, aux Eglises (musulmane et chrétienne). Mais quelle Eglise ? Le problème tchadien n’a-t-il pas pour origine en partie les cultes et les dogmes ? Le comité islamique du colonel Hassan Hissein est-il si crédible pour jouer la médiation dans cette crise ?

    Le comité de Hassan Hissein n’a aucun crédit pour apporter une quelconque contribution à la résolution du conflit. Ce Monsieur qui, après toutes les fêtes religieuses, adresse un prêche louangeur au tyran lui souhaitant long règne au Tchad, ne peut pas aller contre les intérêts de Deby. La dévotion mystique et la vénération pieuse doivent être à l’adresse, avant tout, du Tout Puissant et non à un despote qui a pris tout un Peuple en otage.

    Deby nomme ses enfants, ses neveux, ses gendres, son clan,… aux postes les plus lotis en moyens financiers, les plus lucratifs pour mieux détourner, privatise les sociétés publiques au profit des siens, opprime les journalistes et syndicalistes, assassine les opposants sous le regard d’une opinion nationale démunie et impuissante, une opinion internationale indifférente voire complice. Car il faut se rappeler, au moment des démarches pour l’exploitation du pétrole, quand les associations de la société civile, les opposants, les syndicalistes et autres politico-militaires mettait en grade la Banque Mondiale sur non seulement la crédibilité du régime à mener à bien une telle opération mais aussi l’inexistence des garanties sur le respect de celui-ci aux engagements signés avec le BM, ce sont ces mêmes conglomérats religieux et autres « roitelets » (chefs des cantons obligés de Deby)  qui ont fait le déplacement de Washington pour encourager la BM à concrétiser ces accords. La suite est connue de tout le monde. Deby a non seulement détourné l’argent du pétrole au profit des siens, mais il a même récupérer le 10% (appelé 10% de la génération future). Le résultat de ce désastre est connu : famine, maladies, pauvreté, etc.… malgré le pétrole.

    La manifestation d’un certain scepticisme vis-à-vis de ces démarches est légitime tant ces corporations, faisant fi à toute justice sociale, n’ont même pas pensé utile de dénoncer (ne serait-ce que devant leurs paroissiens) l’injustice que subit le Peuple tchadien au quotidien. Peuvent-elles mettre à coté tout esprit partisan et inconditionnel à Deby et obtenir aux travailleurs leurs dus ? Nous ne croyons pas. Mais espérons que cette médiation aura servi à mettre à nu Hassan Hissein et ses pratiques mafieuses au sein du comité. Dieu merci, dans le Comité islamique comme au sein des églises chrétiennes, il ya des religieux, cette majorité silencieuse qui méritent plus notre respects et nos considérations que Hassan Hissein et ses acolytes.

    La Rédaction de la Gazette.  

  • L’Union des Syndicats du Tchad a cessé son mot d’ordre de grève ce matin lors d’un congrès à la bourse du travail. En conflit avec le régime, l’UST qui réclame entre autre le respect des engagements conclus avec le pouvoir, a suspendu son action jusqu’à la mi-octobre accordant ainsi une chance au régime d’appliquer ses engagements. Il faut signaler que l’UST a lancé son mot d’ordre depuis la mi-juillet et avait accepté la médiation des congrégations religieuses pour faciliter le dialogue interrompu brusquement par Idriss Deby lors d’une intervention à la télévision où il dénonçait les accords de novembre 2011 pour insuffisance de ressources. Les dirigeants de l’UST sont, d’autres parts, poursuivis pour « diffamations » et « incitation à la haine ethnique » à cause d’une pétition qui dénonçait la paupérisation de la population et le détournement des fonds publics.

  • Collectif pour un Tchad Libre

     CTL

     
     Communiqué de presse
      Vers un soulèvement au Tchad
     
     
    Le Collectif pour un Tchad Libre (CTL) informe l'opinion nationale et internationale  qu’après avoir effectué,  une tournée à l’intérieur du pays pour l’installation de plusieurs bureaux à Abeché, Massaguet et Bongor, la délégation a profité de cette occasion pour  rencontrer les  populations et discuter avec elles.
     Le Collectif a recueilli leurs doléances et compris leurs préoccupations.
    Le CTL est rentré à N'Djamena dans la journée du mardi 11 septembre 2012 avec à la clé plusieurs preuves de la misère que les Tchadiens de l’intérieur du pays y vivent.
     En outre, les membres du Collectif pour un Tchad Libre ( CTL ) ont décidé en Assemblée Générale (AG) de rappeler à tous les Tchadiens, qu’ un soulèvement populaire dans tout le pays  est prévu, le vendredi 21, après la prière de 13 heure  et le dimanche 23 septembre 2012, après la messe, afin de faire tomber le régime corrompu d'Idriss Deby.
     Le CTL lance un autre appel à l'endroit des Tchadiens de la diaspora de montrer leur solidarité et manifester  devant les représentations du Tchad à l’extérieur.
     Le CTL tient pour responsable Idriss  Deby et son régime des conséquences qui adviendront  de cette manifestation pacifique, citoyenne et populaire.
     Nous demandons aux forces armées tchadiennes de se démarquer de ce  pouvoir qui n’aucune légitimité depuis 22 ans et qui s’est imposé contre la volonté populaire.
     Aucun peuple ne peut supporter l’insupportable !
     
    Soulevons-nous maintenant !
     

    Vive le CTL !

    Vive le Tchad !

    Non à Idriss Deby !

    Goumou (soulevons-nous) !

     
                                                              Ndjaména, le 14 septembre 2012
     
     

     Le Bureau Exécutif

     
  • L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), vous prie d’intervenir de toute urgence sur la situation suivante au Tchad.
       
    Description de la situation :

    L’Observatoire a été informé par la Ligue tchadienne des droits de l’homme (LTDH) d’actes de harcèlement à l’encontre de membres de l’Union des syndicats du Tchad (UST), dont MM. François Djondang, Michel Barka et Younous Mahadjir, respectivement secrétaire général, président et vice-président de l’UST.

    Selon les informations reçues, le 3 septembre 2012, à 20 heures, un représentant du ministre de la Justice s’est rendu au domicile de M. Djondang pour tenter de le convaincre de se rendre au bureau du ministre. Dans l’après-midi du même jour, le procureur de la République avait convoqué M. Djondang par téléphone afin de l’interroger au sujet d’une pétition de l’UST datée du 1er septembre 2012 qui protestait notamment contre « la cherté de la vie » et « la paupérisation de la population », imputées à la mauvaise gestion et la corruption des autorités.

    Le 5 septembre 2012, le Bureau exécutif de l’UST a également reçu une convocation écrite du même procureur de la République visant notamment MM. François Djondang, Michel Barka et Younous Mahadjir, et relative à la pétition mentionnée précédemment. Ils ont été auditionnés par la police puis par le procureur de la République le 10 septembre. Les trois syndicalistes ont ensuite été inculpés pour « incitation à la haine ethnique » et M. François Djondang est en outre accusé de « diffamation ». Ils sont appelés à comparaître le 18 septembre 2012 devant la Chambre correctionnelle de citation directe du Tribunal de première instance de N’Djamena[1].

    Ces multiples inculpations s’inscrivent dans un climat social particulièrement tendu, l’UST étant également à l’initiative d’une grève réclamant, depuis le 17 août 2012, l’application d’un décret promulgué en novembre 2011 suite à un protocole d’accord portant grilles salariales dans le secteur public, et conclu entre le Gouvernement, l’UST et la Confédération libre des travailleurs du Tchad (CLTT).

    L’Observatoire dénonce vivement les actes de harcèlement et les inculpations à l’encontre des leaders de l’UST, dans la mesure où ils ne semblent viser qu’à les intimider et à sanctionner leurs activités de défense des droits économiques et sociaux, en plus de limiter l’exercice de leur droit à la liberté d’expression. L’Observatoire appelle les autorités tchadiennes à mettre un terme à toute forme de harcèlement judiciaire contre les leaders syndicalistes et, plus généralement, à l’encontre de l’ensemble des défenseurs des droits de l’Homme au Tchad.

    Actions requises :

    L’Observatoire vous prie de bien vouloir écrire aux autorités tchadiennes en leur demandant de :

    i.         Mettre un terme à toute forme de harcèlement - y compris judiciaire - à l’encontre de MM. François Djondang, Michel Barka et Younous Mahadjir, ainsi que de l’ensemble des défenseurs des droits de l’Homme au Tchad ;

    ii.         Garantir le plein respect des règles du droit à un procès équitable dans la procédure visant les trois défenseurs des droits de l’homme ;

    iii.          Se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1998, et plus particulièrement : - son article 1 qui stipule que “chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de promouvoir la protection et la réalisation de tous les droits de l’Homme et de toutes les libertés fondamentales aux niveaux national et international” ; - son article 6 qui stipule que “chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres : a) De détenir, rechercher, obtenir, recevoir et conserver des informations sur tous les droits de l’homme et toutes les libertés fondamentales en ayant notamment accès à l’information quant à la manière dont il est donné effet à ces droits et libertés dans le système législatif, judiciaire ou administratif national ; b) Conformément aux instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme et autres instruments internationaux applicables, de publier, communiquer à autrui ou diffuser librement des idées, informations et connaissances sur tous les droits de l’homme et toutes les libertés fondamentales ; - et son article 12.2 qui prévoit que « l’Etat prend toutes les mesures nécessaires pour assurer que les autorités compétentes protègent toute personne, individuellement ou en association avec d’autres, de toute violence, menace, représailles, discrimination de facto ou de jure, pression ou autre action arbitraire dans le cadre de l’exercice légitime des droits visés dans la présente Déclaration » ;

    iv.         Plus généralement, se conformer aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme ratifiés par le Tchad.

    Adresses :

    ·       M. Idriss Deby, Président de la République, Présidence de la République, BP 74, N’Djamena, République du Tchad. Email : http://www.presidencetchad.org/nous...
    ·       M. Amina Kodjiyana, Ministre des Droits de l’Homme, Ministère des Droits de l’Homme, BP 169, N’Djamena, République du Tchad. Email : droittchad@yahoo.fr
    ·       M. Abdoulaye Sabre Fadoul, Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Ministère de la Justice, BP 426, N’Djamena, République du Tchad.
    ·       S.E. M. Malloum BAMANGA ABBAS, Mission permanente de la République du Tchad auprès de l’Office des Nations Unies à Genève, Rue Tronchin 14, 1202 Genève, Suisse. Email : mission.tchad@bluewin.ch

    Prière d’écrire également aux représentations diplomatiques du Tchad dans vos pays respectifs.

    ***

    Genève-Paris, le 12 septembre 2012

    Merci de bien vouloir informer l’Observatoire de toutes actions entreprises en indiquant le code de cet appel.

    L’Observatoire, programme de la FIDH et de l’OMCT, a vocation à protéger les défenseurs des droits de l’Homme victimes de violations et à leur apporter une aide aussi concrète que possible.

    Pour contacter l’Observatoire, appeler La Ligne d’Urgence :
    ·   E-mail : Appeals@fidh-omct.org
    ·   Tel et fax FIDH : 33 1 43 55 25 18 / 33 1 43 55 18 80
    ·  Tel et fax OMCT : + 41 22 809 49 39 / 41 22 809 49 29


    [1]           Le directeur de publication du journal d’opposition dans lequel la pétition a été publiée a également été inculpé dans le cadre de cette meme procédure.
  • MEMORANDUM

    De : Gali Gatta, député à l'Assemblée Nationale du Tchad

    Objet : LA SITUATION DU TCHAD A LA VEILLE DE LA VISITE DU PRESIDENT TCHADIEN EN FRANCE

    Le Tchad engrange les revenus de son pétrole depuis 2003. Sur le plan extérieur il est perçu comme un pays qui connaît une bonne croissance économique et quelques investissements dans le domaine des routes et des bâtiments scolaires classent le Tchad parmi les pays en développement. Cette perception occulte cependant la mauvaise gouvernance politique, économique et sociale qui fait l'objet de ce mémorandum.

    Gouvernance sociale :

    Le pays connaît une grève des travailleurs du secteur public. Par ce mouvement, qui entre dans sa 6ème semaine, les grévistes réclament le respect par le gouvernement des engagements pris par le Président de la République au début de l'année pour mettre fin à la grogne sociale. Aucune solution n'est en vue. Le Gouvernement n'a pas engagé de négociations sérieuses. Il fait pourrir la situation mais ce conflit risque de dégénérer en conflit social généralisé. Nous joignons à ce mémorandum la pétition de l'Union des Syndicats du Tchad (UST) qui envisage une radicalisation de la lutte des travailleurs dans les prochains jours.

    Gouvernance économique et financière :

    ·      la gestion des ressources du pétrole n'est pas transparente alors même que les champs exploités gagnent du terrain. La nation ne sait pas combien rapporte cette ressource au pays, depuis 10 ans l'Assemblée Nationale n'a pas reçu de loi de règlements. Or seule cette loi peut lui permettre d'apprécier comment le budget de l'Etat est exécuté et dans quels secteurs les crédits sont affectés. Après avoir dénoncé ses accords avec la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International, le Gouvernement encaisse les 10%des recettes pétrolières normalement réservées aux générations futures et les 5% devant être affectées aux régions productrices à titre de dédommagement et d'encouragement pour le développement local. L'Etat gère cette manne à sa guise sans se préoccuper de l'épuisement prochain de la ressource pétrolière et sans souci du développement local.
    ·       Au niveau des finances publiques la situation est inexplicable. Alors que l'Etat doit avoir la maîtrise de toutes ses ressources pour faire face à tous ses engagements (dettes, salaires, dépenses de santé et d'éducation, etc.), ces ressources sont privatisées, détournées au profit de la famille et du clan (Voir ce qu'en dit un journal indépendant de la place que nous mettons en annexe du Mémorandum). Des pratiques qualifiées sous d'autres cieux de « mafieuse » privent le Tchad de sa richesse.
    ·       La vie chère, les déguerpissements et destructions d'habitations pour soi-disant moderniser les villes, font que des milliers de familles survivent dans l'insécurité et la précarité
    ·       L'opacité de la gestion des ressources de l'Etat, la corruption, la mauvaise gouvernance en général empêchent le Tchad de sortir de sa situation inexplicable de famine et de pauvreté. Pays pétrolier le Tchad reste en queue des classements internationaux alors que sa situation pourrait être résolue avec une bonne programmation des priorités d'investissement.

    Gouvernance politique :

    ·       Le Tchad connait une dérive autoritariste et dictatoriale. Le pays a connu 2 tentatives de renversement violent du pouvoir par des rebellions et de nombreuses tentatives de coups d'Etat ponctuent régulièrement la vie politique nationale. Des élections sont régulièrement organisées mais bien que supervisées par l'Union Européenne elles restent entachées de fraudes grossières arrangées pour maintenir au pouvoir un régime contesté. Depuis 2007, un accord dit de consolidation du processus électoral, parrainé par l'Union Européenne et la communauté internationale, a essayé de mettre un peu de transparence dans les élections mais les mauvaises habitudes sont tenaces. Cet accord est arrivé à son terme avec les dernières élections communales. Le gouvernement n'entend plus prendre d'autres engagements et les discussions sont bloquées avec son opposition. Le cadre minimal de concertation pouvoir-opposition est bloqué sur ordre du Président de la République.
    ·       La violence est la règle d'or des gouvernants pour se maintenir au pouvoir. La peur de la population lui fait renoncer volontairement à ses droits.
    ·       L'administration centrale est politisée. Le népotisme et le clientélisme généralisés au mépris de la compétence et de la technicité dans les nominations détruisent les fondements mêmes de l'Etat. L'administration territoriale est militarisée et elle s'impose par la terreur..
    ·      Quant à la situation des droits de l'Homme, elle est tout simplement dramatique. Toutes les protestations restent sans écho et comme le pouvoir le dit « les chiens aboient, la caravane passe ». Restent dans les comptes non soldés du régime de nombreux cas de disparitions forcées dont celle du Professeur Ibni Oumar Mahamat Saleh.
    Alors que le Président Idriss Déby Itno se prépare à être reçu le 8 octobre prochain à l'Elysée, il serait bon, en raison des liens historiques entre les peuples français et tchadien, de discuter des problèmes intérieurs du Tchad : pays sans progrès humain, dans une situation de famine et de santé qui contraste avec les ressources engrangées de l'exploitation de son pétrole.
    Il serait regrettable que le besoin d'une intervention Tchadienne au Mali ou que des contrats économiques (exploitation pétrolière et minière) soient négociés sans contrepartie au niveau de la bonne gouvernance, du progrès social et humain.
    Les Tchadiens ont souffert et payé un lourd tribut à la politique aveugle pratiquée par les Présidents Sarkozy et Kadhafi au Tchad.
    J'espère que le changement politique en France amènera nos deux pays à tourner définitivement la page dramatique de cette coopération sans progrès. Nous ne pouvons pas sacrifier le Tchad, sa République, sa liberté et son développement sous prétexte qu'Idriss Déby serait l'homme de la stabilité du pays voire de la région, un bouclier contre la menace islamiste, arguments que présentaient déjà en son temps un certain Mouammar Kadhafi, ou même Bachar al Assad, pour se maintenir au pouvoir.
  • Déclaration de soutien de l'ACTUS/prpe à l'UST et aux travailleurs de la fonction publique en grève au Tchad.
    Le 17 Juillet 2017, l'Union des Syndicats du Tchad (UST) a lancé un mouvement de grève illimitée pour la revalorisation des salaires dans la fonction publique. En effet, un protocole d'accord sur l'augmentation de l'indice salariale de 115 à 150 fut dûment signé entre le gouvernement et l'UST le 20 mai 2011.
    L'UST, doté d'un sens aigu dans la défense des intérêts des travailleurs tchadiens et en vue de prévenir une grève générale, a demandé une réunion avec le Ministère de la Fonction publique et du travail le 28 octobre 2011. Depuis lors, le gouvernement n'a pas honoré ses engagements afin de soulager la cherté de la vie qui frappe les familles tchadiennes.
    Le refus du gouvernement d'appliquer l'accord sur la revalorisation des salaires, est une provocation délibérée des Travailleurs tchadiens
    Les déclarations du Général-Président Déby et de certains ses ministres sont de véritables provocations et insultes aux travailleurs qui ne revendiquent leur droit élémentaire et une vie décente pour leurs familles. Le 11 août 2012, le chef de l'état a déclaré à la presse :
    « Avec quoi payerez-vous les 400 milliards de salaire par an? Alors que nos ressources hors pétrole n'atteignent pas 400 milliards. Elles tournent autour de 360- 370 milliards. On prend l'ensemble de nos ressources : douanes, domaines, contribuables, tous avec un peu de ressources du pétrole pour payer uniquement le salaire. On a crevé le plafond. On ne peut pas aller plus loin que cela, c'est impossible. A moins qu'il y ait un miracle, que nous ayons d'autres puits à mettre en valeur, d'autres ressources minières qui nous apportent plus » pour enfoncer davantage le clou et se moquer de la misère des masses populaires, il voudrait organiser un référendum : « Si c'est ce que les Tchadiens veulent, je suis prêt à organiser un referendum national. Auquel cas, on va consacrer l'ensemble des ressources au salaire, nous mangerons et nous resterons comme le font certains pays qui le regrettent ! » Toujours dans sa logique permanente d'agression et d'humiliation des masses populaires, le Général-Président Déby propose d'organiser un référendum ubuesque sur la question salariale. Demander aux travailleurs tchadiens paupérisés de répondre à la question par un « Oui» ou « Non » si elles « acceptent la misère », c'est faire preuve d'un sadisme indigne d'un président de la république.
    Dans la même foulé que son chef, le premier ministre Emmanuel Nadingar, recevant le syndicat UST le 16 août 2012 avait pour l'objectif de casser le mouvement de grève et de ne pas appliquer les accords de revalorisation salariale. Il déclara insidieusement :
    « Vos revendications sont légitimes mais seulement l'Etat n'a pas les moyens de les satisfaire tout de suite ».
    Le Ministre des Finances et du Budget, M. Christian Georges Diguimbaye a franchi le pas en ravissant la palme d'or de la provocation, allant jusqu'aux menaces de couper les salaires du mois d'août des travailleurs grévistes. Alors que les fonctionnaires cumulaient déjà des arriérés de salaires de surcroît trop faibles. Monsieur le ministre est-il conscient que derrière ces travailleurs, ce sont des millions de personnes qui dépendent de ces salaires pour vivre ? POUR LIRE LE TEXTE COMPLET, CLIQUEZ
     
  •  AMNESTY INTERNATIONAL
    Document public
    AFR 20/007/2012
    AILRC-FR
    Septembre 2012
    Les conditions de détention dans les prisons tchadiennes sont si déplorables qu'elles s'apparentent à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. Les cellules sont fortement surpeuplées. Par ailleurs, la nourriture et l'eau sont impropres à la consommation et manquent parfois. Les détenus dépendent de leur famille et de leurs amis pour obtenir des provisions supplémentaires et des produits de première nécessité. Par conséquent, ceux qui n'ont personne ou sont détenus loin de leur domicile sont contraints de se passer de ces compléments. Les enfants, y compris les fillettes, sont détenus avec les adultes. La plupart des prisonniers sont en fait des prévenus qui, pour certains, attendent leur procès depuis plusieurs années.
    Dans la majorité des prisons tchadiennes, les services médicaux sont inexistants. Les délégués d'Amnesty international ont constaté que, dans plusieurs prisons visitées, de nombreux détenus avaient besoin de soins médicaux et présentaient des maladies et inflammations cutanées qui n'étaient pas traitées. Les détenus atteints d'une maladie contagieuse grave, comme la tuberculose, de maladies sexuellement transmissibles ou du VIH courent des risques particuliers. Des émeutes ont éclaté à plusieurs reprises du fait de ces conditions épouvantables et des prisonniers ont été abattus par des gardiens. Les moyens affectés aux prisons, déjà limités, sont ponctionnés par les pots de vin et la corruption.
    Ce rapport s'appuie sur des visites de prisons, des entretiens et divers travaux de recherche menés par Amnesty international en novembre 2011 et mars 2012. il décrit les conditions dans les prisons tchadiennes et les atteintes aux droits humains qui y sont commises. Il lance un appel au gouvernement tchadien à prendre des mesures immédiates pour réformer le système pénitentiaire, au besoin avec l'aide de la communauté internationale.
    Des détenus sont enchaînés par les chevilles à la prison d'Abéché, en mars 2012. Les détenus portent des chaînes lors des trajets entre la prison et le tribunal ou l'hôpital mais ils peuvent également être maintenus ainsi nuit et jour pendant des mois, souvent sans raison apparente.
    © Amnesty International
  • Communiqué N° 5/C- CNCD/  09/2012

                   16 août 2012, nous découvrions tous horrifiés le massacre des grévistes de la mine de platine de Marikana aux environs de Johannesburg par la police sud-africaine alors qu’ils manifestaient pour une augmentation de leur salaire. 34 morts, de nombreux blessés, les images sont insoutenables.
    Au Tchad, depuis  le mois d’aout, les travailleurs sont eux aussi en grève pour les mêmes revendications salariales. Si le pouvoir n’a pas encore envoyé ses sbires tirés à bout portant sur les grévistes, il y a tout lieu de craindre ce scénario macabre. Dans un pays où, les autorités ont fait du meurtre, le moyen de régler le compte à tous ceux qui, même démocratiquement osent revendiquer des droits – Me Behidi, Président de la Ligue Tchadienne des Droit de l’Homme, Ibni Oumar Mahamat Saleh, Secrétaire Général du PLD, Porte-Parole de la coalition des partis politiques, tous deux assassinés – on a toutes les raisons de s’inquiéter  pour la vie de syndicalistes. Les menaces d’arrestations, les intimidations, les mises en gardes, le harcèlement sur les dirigeants syndicaux se font chaque jour plus pressants.
    L’Union des Syndicats du Tchad (UST) vient de lancer une pétition dans laquelle elle dénonce les conditions sociales misérables des tchadiens. Cette pauvreté exacerbée des populations est la conséquence directe d’un  népotisme  institutionnalisé par le chef de l’Etat et son clan qui font main basse sur toutes les richesses du pays.
    Le CNCD, exprime aux travailleurs en lutte toute sa solidarité et soutien l’UST dans ses revendications légitimes ;
    Le CNCD attire une fois encore, l’attention des autorités françaises sur le caractère anti démocratique du régime de N’Djamena. On ne saurait officiellement affirmer soutenir les luttes pour la démocratie dans le monde et continuer à donner un blanc-seing à un régime qui fait la démonstration quasi quotidienne de sa nature répressive.
    Le CNCD appelle le Président François Hollande à se démarquer de ses prédécesseurs qui n’ont cessé de démontrer au dictateur tchadien, leur un indéfectible soutien.
    Le CNCD appelle les tchadiens, les organisations internationales des travailleurs, les associations citoyennes et des droits Humains, les camarades et amis du Tchad à signer massivement cette pétition et se faire le relai de la lutte des travailleurs et du peuple tchadien.
    Paris le 08/09/2012
    Annette Yoram Laokolé
    Coordinatrice du CNCD
  •        Nous dénonçons avec force  l'intimidation et les menaces proférées par le ministre de la justice au  secrétaire général de l'union syndical du Tchad ( l'UST)  Mr François Djondang, dans la nuit du lundi 03 septembre 2012. Nous refusons ce genre de pratique rétrograde portant atteinte au droit et à la liberté syndicale.

    - Condamnons :   L'injustice sociale et la précarité. L'harcèlement de la population et la suprématie du clan au pouvoir. Bradage et privatisation des entreprises publiques aux profits du clan de Deby.

    Surfacturation de chantier d'infrastructure laissés à l'abandon.

    Népotisme et gabegie.

    Enrichissement illicite.

    Spoliation des domaines de l'Etat et déguerpissement au profit du clan au pouvoir.

    Nous  affirmons que, jamais  Deby n'a respecté ses engagements  ni avec les différents chefs rebelles qui ont accepté de signer avec lui , ni avec les centrales syndicales .

    Protocole d'accord pourtant légitime signé en novembre 2011 entre le gouvernement et l'UST. En chassant le naturel , il revient au galop , voilà Mr Deby se dédit et ne reconnait plus l'accord qu'il a signé avec l'UST?

    Le FSR condamne cet acte méprisant et irresponsable  qui tend à intimider et menacer des responsables syndicaux qui ne font que exercés leur droit et leurs activités syndicales.

    Demandons à nos militants et sympathisants de soutenir les salariés et de signer la pétition lancée par les centrales syndicales.

    Appelons les organisations des droits de l'Hommes et les pays amis du Tchad de faire pression sur le gouvernement de protéger les salariés.

    Convaincu que le problème du Tchad et plus profond que cela et nécessite un changement du régime , car le mal est systémique et fondamental.

    Constant est fidèle à nos engagements la lutte continue .

    Fait à paris le 08 septembre 2012.

     Le chargé à la communication et porte parole du FSR.

    Abakar Assileck Halata.

  • L’Alliance Nationale pour le Changement et la Démocratie dénonce les menaces et intimidations proférées par le régime corrompu et clanique de N’djamena à l’endroit des syndicalistes tchadiens.

    Dans sa fuite en avant, le régime d’Idriss Deby préfère menacer les syndicats et autres organisations de la société civile dans leur quête du bien-être des salariés en particulier, et des tchadiens en général. Le Tchad est soumis à une horde des pilleurs prévaricateurs, s’appropriant toutes les richesses du pays au moment où les valeureux et honnêtes travailleurs sont privés de leurs salaires. Idriss Deby confondant les ressources de l’Etat Tchadien avec ses biens personnels, nomme ses enfants et sa famille dans un favoritisme criant.

  • SIGNEZ LA PETITION DE L'UST CI-DESSOUS

    L'Union des Syndicats du Tchad a, dans une pétition que la Gazette a reçu copie, pris l'opinion nationale à témoin sur les gabegies et mal gestion des bien publics. Le népotisme, le clientélisme et l'impunité sont érigés en mode de gestion, selon le texte. Le Tchad, Etat souverain, est privatisé au profit d’Idriss Deby et sa famille. Ainsi, toutes les régis financières sont non seulement gérées par la « famille », mais les fonds provenant de ces régis sont versés dans des comptes bancaires privés au lieu du trésor public, poursuit la pétition. 

    Pour lire la pétition originale, cliquez dessus.

     

    LA PETITION 

    Le projet pétrole de Doba, la Raffinerie de Djarmaya, la cimenterie de Baoré, ont été lancés dans l'optique de la rédaction de la pauvreté sur un fond de développement socio-économique du pays.

    Or, que constate-t-on?

    Tous les tchadiens subissent la mort dans l'âme: le népotisme, la mauvaise gestion, l'impunité, la cherté de la vie, la paupérisation sans précédent de la population, bref l'arbitraire du pouvoir Deby.

    Toute la population du Tchad vit dans une précarité absolue. Il manque de l'eau potable, de l'électricité, des médicaments, des produits de première nécessité.

    Les constats ci-dessous énumérés illustrent à suffisance la situation:

    - Legs et/ou bradage des entreprise publiques (SNER, SOTEC) etc;
    - Exonération des entreprises privés de toute taxe: le cas de SNER et de ses sous-traitants.
    - Privatisation des services publics: service des mines (carte grise); service d'identification (cartes d'identité nationales; passeports); les services domaniaux et fonciers;
    - Privatisation des recettes des douanes et autres entrées fiscales (ouverture d'un compte privé dans une banque de la place et dont l'actuel DG des douanes, frère du Président serait le seul ordonnateur) renvoyant ainsi au diable l'unicité des recettes publiques;
    - Prise en otage des entreprises d'Etat: cimenterie de Baoré, raffinerie de Djarmaya, commercialisation systématique des membres de la famille du PR à des postes juteux tel son fils à la Direction générale du Projet des Grands Travaux présidentiels;
    - Contrôle sélectif dit «commission Cobra» qui s'attaque aux petits gibiers en province alors que les gros dévorent allègrement leur «butin» à N'Djamena;
    - Enrichissement illicite avec signe ostentatoire dans le milieu du clan PR;
    - Monopole des marchés publics et la commercialisation du pétrole et du gaz au profil des parents du PR et surfacturations de nombreux chantiers d'infrastructures dont certains sont laissées à l'abandon;
    - Location des immeubles des particuliers proches du pouvoir à l'Etat à des prix exorbitants et payé en une seule trancho sur plusieurs années a la fois;
    - Main mise du clan au pouvoir sur le ciment du BAORE au détriment de la population. On se rappelle que le PR avait annoncé tambour battant que ce ciment serait à la disposition de tous les Tchadiens. Qu'en est-il aujourd'hui?
    - Nomination des membres de la famille du PR dans les services essentiels des finances, douanes, trésor, impôts et à l'époque toutes les DAAFM;
    - Armée clanique;
    - Harcèlement des citoyens partout en N'Djamena et dans les provinces par les autorités administratives et militaires et autres bandits de grands chemins;
    - Dans les villes, les policiers, les douaniers, sous la commande des hommes du clan au pouvoir se sucrent au détriment du trésor public;
    - Accumulation insolente des richesses pouvant pousser à la révolte (des adolescents qui fêtent avec arrogance leurs milliards);
    - Thésaurisation d'argent au détriment du développement économique;
    - Spoliation des domaines publics et déguerpissement de la population au profit des membres du clan au pouvoir.
    « Les Tchadiens signataires de cette pétition disent non et non à l'esclavage du XXIème Siècle, non à la privatisation de notre pays »,

    De ce qui précède tout Tchadien soucieux de la situation socio-économique du pays appose sa signature sur cette pétition pour témoigner de son soutien à la lutte des travailleurs(es) afin d'obliger le Gouvernement à adopter immédiatement des reformes dans tous les domaines de la gestion de l'Etat ».

    En un mot: que la bonne gouvernance s'instaure.

     

     

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  • Communiqué de presse

    Le Collectif pour Un Tchad Libre (CTL), informe à tous ses militants et militantes de la mise en place de deux nouvelles cellules à Abéché et Massaguet.

     Une mission d’installation se rendra très bientôt dans ces deux villes pour la cérémonie.
     Le Collectif pour Un Libre  (CTL) rappelle à tous les Tchadiens désirant le changement de rejoindre le mouvement pour libérer le Tchad de ces criminels qui martyrisent le peuple.
     Le Collectif pour Un Tchad Libre (CTL), saisit l’opportunité  pour annoncer à l’opinion publique nationale et internationale  qu’il organisera une marche pacifique avec ou sans autorisation des autorités administratives sur l’ensemble  du territoire national. Cette marche pour est pour défier le pouvoir et démontrer à Idriss Deby le ras-bol général des populations tchadiennes.
     

    Fait à Dakar, le 03 août 2012

     

    Le Collectif pour un Tchad Libre(CTL)

    Mail : collectiftchadlibre@yahoo.fr

     

  • Urgent......Selon nos sources dans la capitale tchadienne, l'etat de santé du dictateur tchdien Idriss Deby se serait subitement dégradé créant ainsi un tohu-bohu général chez les courtisans et autres flatteurs.

    وفقا لمصادرنا في العاصمة التشادية، تدهورت صحة الدكتاتور ادريس ديبي فجأة خلق ضجة عام بين  الحاشية والمتملقين الأخرى.

  •  Coordination des Forces Vives Tchadiennes en Exil (Pôle d’Afrique)

     Déclaration
    Impasse dans les négociations au Tchad : Les responsables syndicaux persécutés par le pouvoir
     
    Nous, Coordination des Forces Vives Tchadiennes en Exil (Pôle d’Afrique), attirons par cette déclaration, l’attention de l’opinion nationale, sous-régionale et internationale à propos de la grave crise sociale, née du bras de fer qui oppose l’Union des Syndicats du Tchad(UST) au régime d’Idriss Deby.
    Pour rappel, en novembre 2011, après une grève de trois (3) semaines, le régime tchadien a conclu avec l’Union des Syndicats du Tchad (UST), principale centrale syndicale du pays, un protocole  d’accord qui porte sur l’augmentation générale des salaires et l’amélioration des conditions de vie des travailleurs tchadiens dont le début d’application est prévu  à partir de janvier 2012.
    A l’heure où nous sortons, cette déclaration, la date d’application est largement dépassée sans que les autorités tchadiennes n’honorent leurs engagements vis-à-vis des travailleurs.
    Ainsi, le 16 juillet dernier, l’Union des Syndicats du Tchad (UST) a appelé tous les travailleurs du secteur public et parapublic  à une grève générale.
    Il convient de souligner que l’Union des Syndicats du Tchad (UST), a déploré et dénoncé également les mesures impopulaires entreprises, ces derniers mois, par les autorités tchadiennes, pour interdire  aux riverains de pêcher dans le fleuve Chari au niveau de la capitale tchadienne.
    En dépit des revendications justes et légitimes posées par les travailleurs tchadiens à l’Etat, ce dernier rebiffe  et rejette toute solution visant à débloquer la crise à l’amiable et de manière consensuelle.
    Face donc au refus délibéré du pouvoir en place de négocier sincèrement avec l’Union des Syndicats du Tchad (UST), nous, forces vives tchadiennes en exil, ne pouvons demeurer indifférents devant la gravité de la crise sociale qui sévit dans le pays.
    A l’issue d’une Assemblée Générale agitée, tenue samedi 01 septembre 2012, les travailleurs tchadiens sont remontés contre les propos désobligeants et arrogants tenus le  jeudi  30 août par le Ministre des Finances M. Christian  George  Diguimbaye qui a déclaré  que : « la rémunération étant par définition est  la contrepartie d’un travail fourni, les salaires du mois d’août 2012 ne seront versés qu’aux agents non grévistes. En conséquence l’Union des Syndicats du Tchad (UST) doit  prendre ses responsabilités et s’acquitter de la rémunération de ceux des agents qui ont respecté son mot d’ordre. »
    Réagissant à ces propos, M.François Djondang, Secrétaire Général de l’UST a dit : « mais si maintenant  par  leur  faute, ils nous font  aller en grève et disent qu’ils ne vont pas payer les journées non prestées, l’Assemblée Générale décide,  si après 8 jours comme le stipule le code les salaires ne sont pas versés, et bien, nous entrerons à partir de lundi 10, en grève sèche.» fin de citation.
    Par ailleurs, samedi dans l’après midi, une délégation de l’UST, a été reçue par M. Adoum Younousmi, Secrétaire Général de la présidence, ce dernier, a pour sa part,  menacé les responsables syndicaux en leur disant, «  qu’ils doivent s’en tenir aux revendications sociales et non se laisser récupérer  par l’opposition politique à des fins insurrectionnelles ».
    Ces déclarations en cascade des hautes autorités politiques et administratives du régime de Ndjaména à l’encontre des travailleurs tchadiens, témoignent en urgence que la rupture est totalement consommée et la situation est irrémédiable. Aucune issue de sortie  de crise ne peut être désormais explorée par les différents protagonistes.
    Pour toutes ces raisons, la Coordination des Forces Vives Tchadiennes en Exil (Pôle d’Afrique) tient à alerter l’opinion publique africaine et internationale sur les risques réels d’une insurrection populaire au Tchad, qui seront imputables au pouvoir d’Idriss Deby dont le leitmotiv légendaire est la violence et la terreur des populations.
    La Coordination des Forces Tchadiennes en Exil (Pôle d’Afrique) :
    -Met en garde le régime d’Idriss Deby contre tout usage disproportionné des moyens repressifs non conventionnels à l’encontre des manifestants pacifiques au Tchad,
    - Demande aux forces de l’ordre de refuser l’instrumentalisation du régime pour réprimer les populations qui revendiquent plus de justice sociale et d’égard en leur direction,
    - Appelle la France en particulier à garantir la protection et la sécurité de tous les responsables syndicaux afin de leur éviter toute persécution des autorités tchadiennes,
    - Invite  les organisations de défense des droits de l’homme au plan africain et international à faire preuve d’un Droit de regard et d’ingérence dans la crise sociale actuelle que connait le Tchad et à aider les Tchadiens en général dans leur lutte pour la quête des libertés et du respect des droits de l’homme dans leur pays,
     

    Fait à Dakar, le 03 septembre 2012

    La Coordination des Forces Vives Tchadiennes en Exil (Pôle d’Afrique)

    Tel : Tel : 00 221 33 825 93 72

                     00 221 70 711 67 82