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  • Après investigations et recoupements, les nouvelles recueillies depuis N’Djamena sont formelles. Le journal Abba Garde a subi des pressions et menaces sur sa distribution si l’article qui incrimine Mr Mahamat Saleh Annadif n’est publié.
     Le monde de la presse sait que le journal en question est édité au Cameroun voisin avant de le distribuer au Tchad. 
    Le lundi 09 juillet 2012 vers 17, un rendez-vous particulier fut observé entre un représentant du journal Abba Garde et Ahamat Bachir l’actuel ministre de la Sécurité publique. Rien ne filtra de cette rencontre à deux. Dans la foulée, le même jour se trouvèrent en face à face le même Ahamat Bachir et Djiddo Abdoulaye Sabre Fadoul (le ministre de la justice et de la moralisation publique). C’est à partir de cette date que la machine anti Mahamat Saleh Annadif fut lancée. Le but est faire passer un message à Idriss Deby Itno, par un discrédit qui devrait paraître dans un journal de la place. Dans la foulée, il faut anéantir tout projet de voir Annadif 1er ministre puisque la rumeur enflait et le tout N’Djamena bruissait de cette rumeur tant bien que le concerné était encore à la prison de Moussoro.
     Derrière alias Djiddo (le ministron genre docteur) et Ahamat Bachir, se trouvent solidaires plusieurs autres personnalités politiques qui ne veulent pas apparaître au 1er rang et que par décence nous ne ferons apparaître les noms. Il faut dire que dans cette jungle d’hypocrisie apparaissent des phénomènes qui attendent toujours Deby au tournant, le manipulent par des fausses informations, et arrivent à leurs fins en le montant contre tel ou un tel. Mais quoi que les noms, un de ces 4 pourront être édités si par nature le devoir d’informer s’imposait.
     Il faut le dire avec assurance, Abba Garde a été menacé de non-distribution par le ministre de la Sécurité publique s’il n’obtempérait pas à la volonté de produire un article pompant Annadif et son passé, et cela de manière négative.
    L’objectif premier est de casser cet engouement de sympathie autour de l’arrestation arbitraire avec vice de procedure d’Annadif, et de porter le message au 1er chef qui est Idriss Deby Itno sur la nature caricaturée de son ex-secrétaire général à la présidence. But recherché, Idriss Deby devrait faire attention de nommer Annadif 1er ministre d’un gouvernement où ils auront beaucoup à perdre. Deby devrait se mefier d'un Annadif aux multiples relations y compris parmi les cadres de l'opposition plurielle. Mais au-delà des facteurs manipulation, allons voir et mettre à nu les différents lobbys d’intérêts communs qui gravitent autour d’Idriss Deby Itno, qui l’induisent en erreur et souvent les faits  font que le peuple le rejette.
     Le 1er cercle qui prend Idriss Deby en otage est composé de Hinda Deby Itno (son épouse), d’Ahamat Bachir (ministre de la sécurité publique et homme de paille sans vergogne), suivi d’Emmanuel Nadingar (le 1er ministre, agent d’un secrétariat dont il ne décide de rien et exécute ce que les autres décident ailleurs). Ce lobby s’occupe de placer aux postes de responsabilités les personnes que Hinda propose par le biais d’Emmanuel Nadingar. Un clientélisme à tout va… et sans limites.
     Le 2e cercle est celui des manipulateurs zélés dont Abdoulaye Sabre Fadoul est le chef d’orchestre. Ce lobby (composé de 3 conseillers à la présidence, de quelques députés, d’un banquier, du ministre des Affaires étrangères, et celui de la sécurité publique) se retrouve souvent ensemble pour définir le plan de leurs basses œuvres, mais laisse toujours Djiddo Sabre au 1er plan. Il convoque, menace, intimide des hommes politiques et des cadres de l’état afin d’avoir une mainmise sur leurs dévotions à servir leur cause, et être les ambassadeurs de belles paroles auprès d’Idriss Deby Itno. Des millions de FCFA sont soutirés aux diverses personnes pour soit éviter une mission Cobra, ou encore acheter un silence quelconque, et tout cela sans qu’Idriss Deby lui-même ne soit informé.
     Ces 2 cercles de lobby réunis ont eu raison de Mr Mahamat Saleh Annadif, en grugeant Idriss Deby Itno lui-même, car selon certaines indiscrétions depuis N’Djamena, le président lui-même aurait avoué à certains diplomates et Alioune Tine de la RADDHO qu’il a été trompé et abusé dans cette histoire. Mais les citoyens se poseront toujours la question à savoir pourquoi quand des individus abusent de la confiance d’un chef d’État, ils ne sont pas relevés ou révoqués ?
     Sur Abba Garde, la menace de parution fut évidente, car ce journal produit et imprimé au Cameroun voisin est distribué à N’Djamena. Son canal de transport passe par le pont Nguéli, seul point d’entrée où il pourrait être bloqué s’il n’obtempérait pas à la volonté du 2e lobby. Un cas précédant eut lieu pour ce journal, et le manque à gagner s’est élevé à plusieurs millions de FCFA. Sous l’acharnement des 2 lobbys et voyant la rumeur d’un Annadif 1er ministre grandir au jour le jour, Abdoulaye Sabre Fadoul et Ahamat Bachir mirent leur plan en exécution. Ils auraient rétribué Abba garde à coup de millions de FCFA afin que le fameux article paraisse, ensuite une promesse ferme fut faite pour que la parution du journal ne subisse aucune entrave.
     Voilà de manière résumée comment des responsables de l’état fonctionnent derrière leur allure policée, mais nauséabonde. Il nous a fallu faire l’investigation depuis N’Djamena et cela nous a prit beaucoup de temps afin de faire les recoupements et croiser les informations. Aujourd’hui, c’est ce qui nous paraît vraisemblable aux dires de nos sources, que nous remercions au passage.
     Le Tchad est un pays qui progresse dit-on, là ou la liberté de presse a droit de cité, mais quand nous observons de près les méthodes mafieuses de ceux qui entourent Idriss Deby Itno, nous dirons sans rechigner que le régime tchadien est une dictature gangrenée de clientélisme, du népotisme et de la corruption. Si le 1er des Tchadiens veut que le Tchad émerge, et soit respecté, qu’il se détache des individus zélés et sans références aucunes.
     Hinda a l’habitude d’imprimer tout article publié sur le net et va encenser son mari avec les écrits parus. Espérons qu’elle osera le faire quand il y a des choses vraies qui la mettent en cause.
     
    À très bientôt.

     

    La rédaction. de Tchadanthropus-tribune

     

    *Le titre est de nous.

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    Justice- Liberté-Unité

    Communiqué de presse/001/CTL/2012

     Tchad : les forces doivent éviter l’affrontement avec les manifestants

     Face à la tension et à la pression qui montent actuellement au Tchad, le Collectif pour Un Tchad Libre (CTL), appelle tous ses membres à prendre part massivement à la manifestation populaire prévue ce jeudi à Ndjaména et sur l’ensemble du territoire national.

    Le Collectif pour Un Tchad Libre (CTL) demande aux forces de l’ordre et aux hommes en treillis d’éviter toute confrontation avec les manifestants, car, toute répression à l’encontre de ces personnes désarmées, aurait des répercussions fâcheuses sur la suite des évènements dans le pays.

    Le Collectif pour Un Tchad Libre (CTL) lance un appel à tous les travailleurs tchadiens, aux jeunes, femmes, vieillards, aux personnes sans emploi, aux militaires déflatés, aux marchands ambulants de sortir nombreux  pour décrier la nature féroce du dictateur Idriss Deby.

    Le Collectif pour Un Tchad Libre (CTL) demande à la France, aux USA, à l’Union Africaine, à l’Union Européenne, à l’ONU et aux amis du Tchad, de  faire preuve de solidarité au peuple tchadien et de nous aider à  nous débarrasser de ce tyran aux abois.

    Vive Le Tchad Libre, Uni, fort et indivisible.

    Le Collectif pour Un Tchad Libre (CTL)

     

    Fait à Ndjaména, le 29 août 2012.

  • ACTION TCHADIENNE POUR L'UNITÉ ET LE SOCIALISME / PARTI RÉVOLUTIONNAIRE POPULAIRE ET ÉCOLOGIQUE ( ACTUS/prpe)

    C'est avec vive indignation et amertume que notre Parti, ACTUS/prpe a appris par les dépêches des agences de presse du vendredi 6 juillet 2012, la progression fulgurante du mouvement rebelle M-23. Ce dernier contrôlerait plusieurs localités du Nord Kivu de la RD Congo.
    Notre Parti, ACTUS/prpe adresse ici solennellement, son soutien militant au peuple congolais qui s'oppose à la nouvelle agression rwandaise. Nous condamnons sans retenue aucune cette guerre contre la RD Congo, commanditée par les puissances impériales occidentales. En effet, le génocide du peuple congolais est savamment entretenu par les multinationales occidentales dans le Kivu, province orientale de la RD Congo frontalière avec le Rwanda et l'Ouganda. Pourquoi ces crimes contre l'humanité ne suscitent-ils pas de compassion de la prétendue « communauté internationale » si soucieuse des droits de l'Homme et de la démocratie ? Pourquoi Les auteurs de cette tragédie humaine jouissent d'une impunité absolue voire confortés dans leur abjection? Pourquoi certains africains ou états doivent-ils servir de bras armés de l'impérialisme occidental pour défendre les intérêts des colonisateurs?

    Le silence de l'Union Africaine (UA), son manque de réactivité adéquate comme à l'accoutumée est déconcertante. Cela ne risquerait-il pas d'hypothéquer l'avenir de notre continent et celui des générations futures ?

    Le Génocide des populations de la RD Congo et l'appétit insatiable des impérialistes pour les ressources naturelles d'Afrique.

    La RD Congo est un « véritable scandale géologique ». Son sol et sous-sol renferment les ressources naturelles et minières jamais observées en concentration dans un seul pays. Les richesses minières : cuivre, or, diamant, niobium, pétrole, uranium, charbon, manganèse, zinc, plomb, cobalt, étain, germanium, gaz méthane...aiguisent les appétits insatiables des multinationales des puissances impérialistes occidentales. Certains minerais rares dont sont friandes les industries de pointe (armement, aéronautique, électronique, télécommunications...) par exemple le coltan utilisé dans la fabrication des téléphones portables, des ordinateurs, des consoles de jeux... est concentré dans le Kivu à l'est de la RD Congo. Cette région renfermerait à elle seule plus de la moitié des réserves mondiales estimées entre 60 et 80% [Cf. Direct.cd du 13 juin 2012]

    Ces richesses minières ont attiré les multinationales prédatrices et leur bras armé le gouvernement du Général Paul Kagamé du Rwanda qui sécurise les zones minières afin de faciliter les pillages des minerais du Kivu. Grâce à ces guerres de rapine et le contrôle des mines par le pouvoir de Kigali et les rebelles congolais, le Rwanda est devenu exportateur de l'or, du diamant, du coltan...pillés en RD Congo au profit des multinationales occidentales. Certaines de ces richesses minières n'ont jamais été prospectées sur le territoire rwandais, où il n'existe par ailleurs aucune exploitation connue. La leçon du pillage des richesses d'autres états, dispensée par les impérialistes capitalistes, est bien assimilée et appliquée à la lettre par le régime de la bourgeoisie tutsie au pouvoir à Kigali.

    Ceux qui font l'apologie de la minorité bourgeoise tutsie au pouvoir au Rwanda affirment que ce pays possède quelques mines et en exporte. Cependant, le rapport de Global Witness du 18 mai 2012 stigmatise le pillage des minerais congolais par le Rwanda : «...en croire les informations réunies auprès de représentants de

    Action Tchadienne pour l'Unité et le Socialisme / Parti Révolutionnaire Populaire et Écologique ( ACTUS /prpe )

    N/Réf :20.08/SG/2012

    E-mail : actus-prpe@club-internet.fr

    Pour lire le texte intégral: cliquez

     

  • Le principal syndicat au Tchad, l'Union des Syndicats du Tchad (UST), qui revendique des hausses de salaires pour les fonctionnaires, a appelé mardi 21 août 2012 à une grève générale du public et du privé dans un communiqué.

    Il faut rappeler que l’Union des syndicats du Tchad avait appelé à une grève générale du secteur public et parapublic, du 17 au 19 juillet. Leur principale revendication est l’application d’un protocole d’accord signé en novembre 2011. Après trois semaines de grève, les centrales syndicales et le gouvernement avaient conclu ce protocole portant sur l’augmentation générale des salaires à partir de janvier 2012. Ils déplorent également certaines mesures impopulaires, comme l’interdiction de pêcher dans le fleuve Chari au niveau de Ndjamena.

    Les fonctionnaires, qui revendiquent une augmentation de leurs salaires de 115%, ont vu leurs revendications purement et simplement rejétées par le régime.

  • Il est Président du Comité de suivi dudit accord, membre de la Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution et secrétaire général du parti CDF.

    A l'occasion du quatrième anniversaire de l'Accord du 13 août 2007, Gabriel Ali Golhor, président du Comité de suivi dudit accord, par ailleurs membre de la Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution et secrétaire général du parti CDF, dresse le bilan de l'Accord, évoque les raisons d'être de la CPDC jusqu'aujourd'hui et étale les problèmes qui défavorisent la lutte commune


    En tant que Président du Comité de suivi de l'Accord du 13 août 2007, quel bilan faites-vous quatre ans après la signature de cet accord?

    Il faut tout d'abord évoquer les raisons qui nous amené à signer cet accord avant de passer au bilan. Vous vous rappelez qu'après l'élection présidentielle de 2001, il y a eu un déficit d'erreur politique qui a entraîné la dégradation de la confiance entre acteurs politiques du pays avec deux conséquences majeures. La première conséquence c'est le boycott des élections législatives de 2002 par quelques partis de l'opposition, le boycott du recensement électoral de 2005 et celui du référendum constitutionnel de juin 2005. Et aussi les élections présidentielles de 2006. La seconde conséquence, c'est la forte désaffection des populations vis-à-vis de la chose publique. C'est-à-dire que les Tchadiens ne s'intéressaient plus aux élections. Face à cette situation tendue, les acteurs politiques ont jugé nécessaire d'organiser un dialogue afin de réunir des conditions objectives de la tenue des élections libres et transparentes. Surtout dans un esprit de paix et dans un climat de sécurité. Ce dialogue à donc abouti à la conclusion de l'Accord du 13 août2007. Pour répondre à votre question, l'accord a été exécuté dans des conditions que nous savons tous. S'il a un coté positif, c'est la restauration du climat politique apaisé et la marginalisation de l'opposition armée. Parce qu'au moment où les discussions étaient en cours, l'opposition armée était très active dans notre pays. Ce qui amenait la Communauté internationale à soutenir les efforts du gouvernement. Voilà le côté positif de cet Accord. Mais en ce qui concerne le reste, je peux dire que l'Accord a été un fiasco. Un fiasco retentissant qui a été bien constaté par la classe politique, la société civile et la Communauté internationale. Je dirais même que l'exécution de cet Accord est une sorte de tragicomédie. Puisque les élections, des législatives jusqu'aux communales, se sont déroulées de manière désastreuse et les résultats, qu'il s'agisse des élections législatives, présidentielle ou communales, ne sont pas du tout à la hauteur des attentes du peuple tchadien. Quand on demande aux Tchadiens, certains se posent la question s'il faut encore retourner aux urnes pour organiser d'autres élections. C'est pour dire que dans l'exécution de cet Accord, un échec.


    N'est-ce pas un échec de tous les Tchadiens...

    C'est un échec parce qu'il y a eu beaucoup de violation de cet Accord. Violation du code de conduite qui a été signé par les partis politiques en janvier 2011 et qui devrait compléter les dispositions de cet Accord. S'agissant donc de cet échec, il faut dire que la Céni n'a pas jouit de l'indépendance qui lui est reconnue aussi bien par l'accord que par la loi portant sa création. Le fonctionnement de la Céni était jalonné de dysfonctionnement, des ratés, des manquements et d'insuffisances. Tout cela est arrivé parce qu'on n'a pas pu empêcher les immixtions intempestives des agents de l'administration dans le fonctionnement de la Céni. Il faut aussi dire que le recensement électoral préconisé par l'Accord, ne s'est pas du tout réalisé selon l'esprit et la lettre de l'Accord. Parce qu'il ne s'est fondé sur la délivrance de la carte biométrique comme prévue.


    Cela n'est-il pas arrivé par la complicité de certains hommes politiques...

    Je dirais que cela est arrivé par la complicité de certains hommes politiques de l'opposition. Car ce sont ceux-là qui se sont entendu avec le garant de l'Accord du 13 août 2007 (Ndlr, président Idriss Déby Itno), pour reporter l'échéance de la biométrie. Mais j'espère que pour les élections à venir, nous allons recourir à la biométrie comme l'a recommandé l'Accord. Donc, du côté de recensement électoral, c'est aussi un échec puisqu'il n'est pas fondé sur l'esprit de l'Accord. Par ailleurs, la répartition des députés par circonscription électorale qui relève des aménagements du code électoral prévu, s'est faite non plus dans l'esprit de l'Accord. Parce que, si on se réfère à la loi portant répartition des députés par circonscription aujourd'hui, on se rend compte que les régions les plus étendues et moins peuplées sont favorisées au détriment des régions les moins étendues et plus peuplées du Tchad. Vous-même, savez où sont situées les deux catégories de région. Il y a aussi la question de l'assainissement de l'environnement.
    C'est une question qui n'a pas connu un début de solutions. La démilitarisation et la dépolitisation de l'administration n'ont pas été résolues. On n'a pas mis en œuvre les recommandations des états généraux de l'armée. Cela veut dire que la reforme de l'armée recommandée par l'Accord ne s'est pas faite. Actuellement, la reforme de la justice est en cours, mais les résultats que les Tchadiens attendent tardent à venir. Ajouter à cela, la garantie de l'indépendance de la justice. De ce côté-là aussi, nous ne sommes pas avancés parce que nous continuons à assister à une justice à plusieurs vitesses. La justice tranche les affaires selon la tête des individus. Et la sécurité des biens et des personnes recommandée par l'accord piétine également. Puisque dans nos grandes villes et dans des grands axes, l'insécurité demeure toujours. Rien ne nous rassure que la solution à ce problème est pour demain. Le renforcement des capacités des médias est peut-être en cours. Sinon, ce qui a été fait jusqu'à maintenant, est en deçà des attentes des hommes des médias. Donc, du côté de l'assainissement de l'environnement général, il reste beaucoup à faire. C'est pour dire simplement, qu'en dehors de la restauration du climat apaisé et de la marginalisation de l'opposition armée, nous avons échoué sur toutes les lignes. C'est un bilan qui, à mon avis, n'est pas tout brillant. Un bilan qui n'est pas du tout positif.


    Et est-ce que l'Accord a aujourd'hui sa raison d'être puisque les trois élections sont passées...

    Vous savez que la mission du Comité de suivi qui est chargé de veiller sur l'application de l'Accord devrait prendre fin avec la mise en place de la nouvelle Assemblée nationale. Et lorsque la mission du Comité de suivi prend fin, c'est aussi la fin de l'Accord, car il n'y a plus d'organe pour assurer le suivi de l'accord en question. C'est ce que les textes ont prévu. Peut-être aujourd'hui, l'accord est terminé si le comité de suivi est encore en place, c'est grâce à une entente entre le garant de l'accord et la classe politique. Aux mois de juillet-août 2011, le président de la République a organisé deux rencontres. A l'issue de ces rencontres, il a interrogé la classe politique. Et c'est en réponse à cette question que le président de la République a décidé de proroger le mandat du comité de suivi en lui confiant trois missions essentielles.


    Lesquelles?


    La première mission consiste à accompagner la Céni dans l'organisation des élections communales. Ce qui a été fait au mois de janvier 2012. La deuxième mission consiste, pour le comité de suivi, à réviser les textes des lois portant statut de l'opposition et de la Charte des partis politiques. Cela a été aussi fait. Et la troisième mission consiste à, proposer un nouveau cadre de concertation et de dialogue de la classe politique qui prendrait le relais du Comité de suivi. A l'époque, le président de la République a accepté une proposition faite parle comité de suivi qui consiste à dépêcher des missions dans la sous-région de l'Afrique de l'Ouest pour voir comment tout cela fonctionne là-bas. La première au Benin et au Niger. La seconde au Burkina-Faso, au Mali et en Mauritanie. Je fais partie de la mission qui s'était rendu en Mauritanie. Il faut avouer que nous avons ramené beaucoup d'informations. Aujourd'hui, nous sommes sur la troisième mission qui consiste à proposer un cadre de concertation et de dialogue pour prendre le relais du Comité de suivi. Le bureau a aussi proposé une feuille de route car un cadre c'est seulement une structure qu'on met en place. Mais j'espère que nous réussirons à mettre en place ce cadre de concertation.


    Peut-on parler d'une opposition démocratique au Tchad vue sa disparité et ses querelles?


    C'est la Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution (CPDC) qui a représenté l'opposition lors du dialogue qui a abouti à la conclusion de cet Accord. Ce qui explique que les représentants des partis politiques qui sont dans le Comité de suivi sont tous issus de la CPDC. Mais depuis que nous avons commencé à travailler dans le cadre des missions confiées par le président de la République, la CPDC porte à la connaissance des autres partis politiques les problèmes que nous discutons et sollicitons leurs interventions. En exemple, lorsque nous avons révisé la charte des partis politiques et le statut de l'opposition, des propositions ont été faites afin de recueillir leur avis avant d'arrêter une position définitive. Nous avons demandé à nos partenaires de nous aider dans l'organisation d'un forum auquel participeront tous les acteurs politiques.

    Et qu'en est-il de la CPDC...

    C'est une dénomination que nous avons donné à un moment précis. C'était au moment où des menaces pesaient sur la Constitution. C'était à l'époque où le président de la République a affiché sa volonté de modifier la Constitution. A l'époque, nous avons pensé, qu'au lieu de s'engager dans la lutte en ordre dispersé, il fallait réunir toutes les sensibilités politiques qui œuvraient dans le même sens. La CPDC n'a pas été créée sur une base idéologique. C'est un regroupement à caractère stratégique pour régler un problème national précis. Et effectivement, comme vous le dites, notre lutte n'a pas abouti. La Constitution a été tout de même modifiée. Après la modification de la constitution, nous nous sommes interrogés sur l'opportunité de maintenir la CPDC. Beaucoup de voix se sont élevées pour dire que la Constitution a été modifiée mais d'autres amendements pour modifier viendront. Et que d'autres problèmes existent aussi au niveau des amendements de la Constitution. Au lieu d'aller en ordre dispersé, vaut mieux travailler pour consolider ce regroupement pour affronter ensemble les problèmes qui n'ont pas absolument des liens avec la Constitution. Mais il faut dire que nous n'avons pas eu tort de maintenir la CPDC. Parce qu'elle a mené la lutte pour la conclusion d'un Accord dont nous parlons aujourd'hui. Tout de même, les interrogations continuent. Mais la majorité veut que nous gardions la CPDC. Pour le moment, nous sommes pour le maintien de ce regroupement.


    Beaucoup de partis ont quitté la CPDC. N'est ce pas là une faiblesse de plus?

    Même à deux, des partis peuvent conclure une alliance et faire un regroupement. Trois partis peuvent aussi le faire. Mais nous, au début, on était une vingtaine. Il y a des partis qui se sont retirés et récemment avec l'élection présidentielle, il y a d'autres qui ont été radiés. Toutefois, nous sommes restés une dizaine de partis et il y a quatre ou cinq autres partis qui sont à la porte de la CPDC. Le nombre va augmenter dans les jours à venir. Les partis qui ont été radiés, sont en train de négocier leur retour. De ce côté, nous n'avons pas d'inquiétude.


    Et si, «tous les partis politiques ne sont pas crées pour les mêmes raisons», n'est-il pas le cas au sein de la CPDC?

    Je ne dis pas que tous les dirigeants, membres de la CPDC sont des anges. Ce sont des politiciens comme les autres. Mais dans une organisation, il ya toujours un règlement intérieur qui régit le comportement et la conduite des uns et des autres. Nous sommes une organisation qui a été créée pour la défense de la Constitution. Mais après, nous nous sommes dits qu'il faut cheminer ensemble aux élections. Mais lorsque les élections s'approchaient, certains chef de partis ont préféré soutenir la candidature de monsieur Idriss Déby Itno, qui n'est pas membre de la CPDC. Lui dont nous dénonçons la façon de gérer le pouvoir. C'est ce qui a fait que nous avons radié certains partis de la CPDC. Mais je dis et je répète qu'au sein même de la CDPC, il ya des gens qui ont crée les partis pour se faire aussi une place au soleil. Donc, à la CPDC, tout le monde n'est pas ange. Sinon, nous sommes vigilants. C'est pourquoi à chaque fois qu'il y a dérapage, nous réagissons pour remettre la pendule à l'heure.

     

  • HisseneHabre L’arrivée au pouvoir de Macky Sall pouvait laisser croire que le feuilleton politique, financier et judiciaire allait enfin connaître sa fin. Que nenni ! A peine une semaine après son entrée en fonction, trop pressé de donner des gages de loyauté envers ceux qui, peu visibles, mais ont lourdement pesé en sa faveur dans la balance lors des dernières élections présidentielles sénégalaises, le nouveau Président du Sénégal s’est mis à multiplier de « je vais juger Hissein Habré ». Tout comme Wade, il considère l’indépendance de la justice comme une fiction destinée à endormir les peuples sénégalais et africains. Son Ministre de la justice, une dame droits-de-l’hommiste multicarte qui aime plastronner, s’offre le spectacle de déclarations ronflantes et de communiqués qui, tous, disent invariablement la même chose, à savoir que tout marche comme sur des roulettes pour la tenue, avant la fin de l’année, du procès de l’ancien Président tchadien. Elle a mis en place, très rapidement,  un groupe de travail, reçoit sans compter son temps, prétendues victimes de HH, représentants d’ONG affairistes tout en veillant à ce qu’aucune voix favorable à la cause de M. H. Habré ne franchisse le seuil de la porte de son bureau, voire même de son ministère. La défense de M. Habré qui a sollicité, par écrit, une audience à Madame le (la) Ministre de la justice, croyant en sa neutralité, en est revenue de ses illusions, car, elle a tout simplement répondu par le mépris du silence. Ainsi donc, cette dame s’est carrément érigée, tout à la fois, en plaignante, avocate, procureur et juge pour venir en aide aux forces obscures habituées à « chasser du Nègre » (dixit Reed Brody). En fait, toute cette effervescence  n’a d’autre objet que la réactualisation du dossier de mise en place d’une structure d’exception, donc hors-la-loi, appelée à « poursuivre et juger » HH, alors que l’ancien Président Abdoulaye Wade avait, pour se conformer à la décision de la Cour de Justice de la CEDEAO, mis définitivement fin au projet.
     
    Il est symptomatique de constater que le Président Macky Sall a placé l’affaire HH parmi les surpriorités de sa gouvernance qui ne débute pas – loin s’en faut - sous les meilleures auspices. Pourquoi donc ? Il faut rechercher la réponse dans un deal plus large que le candidat Macky Sall a dû conclure avec les ennemis de HH en contrepartie de leur soutien. Partant de ce fait lourd de sens, il importe de saisir que la décision de la CIJ n’apporte rien de nouveau, ni de décisif par rapport à la volonté du nouveau pouvoir sénégalais d’organiser une parodie de procès dirigée contre l’ancien Président tchadien. D’ailleurs, la déclaration du Représentant de l’Etat sénégalais auprès de la CIJ confirme cette assertion, puisque l’intéressé clame sa réjouissance que « la CIJ ait rejoint le Sénégal dans ce qu’il n’a jamais contesté, à savoir sa volonté de poursuivre M. Habré ».
     
    Oui, il y eut bel et bien un deal, et, Macky Sall veut montrer sa promptitude à exécuter sa part du contrat incluant, outre le dossier HH, des centres d’intérêt d’ordre économique, financier et militaire. Le reste – lutte contre l’impunité, la justice pour tous et autres slogans à la mode – relève du camouflage, du décor et de la supercherie, comme le savent si bien faire les Etats modernes à travers notamment les outils de la communication. Mais, le Pouvoir qui ne respecte ni les décisions de ses juridictions nationales, ni le verdict de la Cour de justice de la Communauté régionale à laquelle il appartient, ici la CEDEAO, n’est-il pas disqualifié à revendiquer quelque vertu que ce soit en matière de rendre la justice ? La loi divine et la raison humaine lui interdisent toute prétention à l’honorabilité. Dans l’affaire HH, Wade, un vieux singe à qui on n’apprend pas l’art de se gratter, agit en virtuose de la ruse, de la manipulation, du vrai-faux et du faux fuyant, avec toujours dans son sac un parachute de secours pour atterrir en douceur au cas où… les pressions montrent un visage trop menaçant. Par contre, son successeur, inexpérimenté et sans envergure, trop pressé d’en montrer dans la gestion de ce dossier, s’est révélé n’être qu’un exécutant obéissant et trop zélé. Il est de la légion des « nouveaux tirailleurs ».
     
    D’après les observateurs sénégalais parmi les plus avertis, quatre facteurs, ci-dessous énumérés, ont décisivement contribué à la victoire de Macky Sall aux récentes élections présidentielles, lesquels facteurs vont peser de tout leur poids dans l’action de son Gouvernement, d’autant plus qu’il a d’ores et déjà annoncé son intention de se porter candidat lors des prochaines présidentielles.
     
    1°) Le soutien de l’Etat français et, en particulier, l’engagement personnel du Président Nicolas Sarkozy qui, en sus des moyens propres de son pays, aurait convaincu son ami, le richissime Emir du Qatar d’apporter, à travers des canaux « intraçables », au candidat Macky Sall une enveloppe financière qui ferait mourir de joie et d’émotion le plus coriace des gorgorlou de Sandaga.
     
    2°) L’appui financier et médiatique des groupes industriels et financiers français opérant au Sénégal dont certains avaient des comptes à régler avec Abdoulaye Wade, en particulier Bouygues et Bolloré.
     
    3°) L’engagement aux côtés du candidat françafricain des puissants lobbies franc-maçonniques et homosexuels.
     
    4°) Les contributions en espèces sonnantes et trébuchantes et en matériels roulants de quelques milliardaires sénégalais qui ne cachent pas avoir « investi » sur le candidat Macky, et qui, à présent, attendent sûrement et impatiemment le « retour sur investissement ».
     
    Dès lors, il n’est pas étonnant que l’affaire HH et quelques autres questions, notamment la signature de l’accord militaire franco-sénégalais remodelé, l’annulation des taxes frappant les appels entrants de la société de téléphonie (Sonatel-Orange) qui règne sur le marché des télécommunications reçurent un traitement d’urgence concomitamment à l’octroi de l’aide financière française (en fait, des prêts à intérêts improprement appelés aides. Et, pourquoi pardieu tout ce bruit de contentement au sujet d’une dette qui sera, en fin de parcours, remboursée au double, voire plus, sans compter que la France tire annuellement de chez nous, à travers ses sociétés installées ici, mille fois plus que ses aides fictives). Pur hasard de calendrier et vaines spéculations que tout cela, diraient peut-être les Officiels exaspérés d’être confondus et pris la main dans le sac !
     
    Au demeurant, une réunion de travail Sénégal/Union africaine s’est tenue à Dakar, du 20 au 24 Juillet 2012 sous la supervision étroite et pressante du (la) Ministre de la justice, ancienne employée du système des Nations Unies, section droits de l’homme, proche des ONG droits-de-l’hommistes, et qui fait de l’affaire Hissein Habré son levier de notoriété, de promotion politique et en cas d’éjection du Gouvernement d’atout pour l’obtention d’un strapontin au sein de la galaxie internationale des droits de l’homme connue pour fort bien nourrir ses fidèles affidés. Activement présents, quelques « conseillers » français « tirent les  ficelles » pour orienter, harmoniser et opérationnaliser les travaux. Ce conclave sans précédent ailleurs dans le monde où la justice est respectée a accouché de quatre monstres inconnus des annales juridictionnelles des Etats modernes, baptisés « Chambres extraordinaires africaines ». Il s’agit ni plus ni moins qu’une structure créée ex nihilo ayant la mission tout aussi extraordinaire et unique, à travers un simulacre de procès, de « poursuivre » et de « juger » une seule et unique personne afin d’atteindre un objectif ultime : Condamner l’ancien Président tchadien à une peine humiliante, infamante et dégradante. Les donneurs d’ordre et les exécutants de cette crapulerie criminelle sont si conscients de leur forfaiture qu’ils ont dû mobiliser l’essentiel de leurs médias, ceux de la françafrique, notamment RFI, Jeune Afrique, et aussi leurs relais sur notre Continent, pour vendre à l’opinion leur bébé daltonien. Ils essayent également de faire de l’Arrêt de la CIJ un bouclier protecteur et justificatif de leurs agissements coupables, alors qu’ils avaient pris, bien avant le verdict de la CIJ, leur décision d’organiser ce qu’ils appellent hypocritement le « procès juste et équitable » de M. Hissein Habré. D’ailleurs, les puissances occidentales ne sont-elles pas les premières à mépriser et ignorer les sentences de la CIJ prises à leur encontre. Pour eux, les arrêts de cette juridiction n’ont pas plus de valeur que de simples avis que les Etats ne respectent qu’autant qu’ils ne mettent pas en cause leurs intérêts. France, Etats-Unis, Belgique et Israël – parmi nombreux autres pays occidentaux – ne sont-ils pas les champions du non-respect des décisions de la CIJ ?
     
    Contrairement à ce que pensent et disent les néocolonialistes et leurs valets locaux, les Peuples africains en général, et les Sénégalais en particulier, ne sont pas des cancres stupides et d’aveugles demeurés. Malgré tous leurs efforts – actes de corruption, menaces, déclarations, écrits, images, etc… - l’opinion africaine ne relâche pas sa méfiance, voire son hostilité à l’égard d’une entreprise d’humiliation et d’outrage à l’endroit de l’Homme Noir. Une de plus dans la longue série que l’Occident impérialiste n’a jamais cessé d’administrer au Continent africain et ce, depuis leur première rencontre, il y a plusieurs siècles. Qu’à cette terrible tragédie ont pris et prennent activement part comme auxiliaires zélés, de Noirs, ces tirailleurs d’hier et d’aujourd’hui ; et, voilà qui courrouce encore plus les patriotes africains (lire la chronique citée plus haut du journaliste Mamadou Oumar Ndiaye, Directeur de publication de l’hebdomadaire LE TEMOIN). La scélératesse de tous ces brigands autour de l’affaire HH - un complot qu’ils ont initié, nourrissent et tentent de mener à son ultime terme fatal - constitue un défi outrancier et absolument inacceptable que l’on doit relever sans faiblesse ni hésitation. En tout état de cause, il serait illusoire de penser que cette ignoble cabale va passer aussi facilement que ses commanditaires et ses exécutants le croient ? Demain il fera jour, qui vivra verra !
     
  • Dans la foulée de la conférence de presse que j'ai animée le 14 aout 2012, et avant même que les medias n'en rendent compte, M. Mahamat Hissene, porte-parole du MPS, a diffusé un communiqué de presse truffé de contre-vérités à propos du statut de l'opposition. Cela m'amène à rappeler certains faits pour édifier l'opinion.

    La Loi 20 portant statut de l'opposition a été promulguée le 4 aout 2009 par le Président de la République. La mise en œuvre de cette loi était conditionnée par l'organisation des élections législatives, d'une part pour avoir des règles de financement des partis politiques, et d'autre part, pour connaitre le Chef de l'opposition, issu du parti politique ayant le plus grand nombre de députés à l'Assemblée nationale.

    En ce qui concerne le financement des partis, un décret de janvier 2012 l'a renvoyé à 2013, ce qui est simplement scandaleux. Il en est de même du Chef de l'opposition dont le sort a été lié, à tort, à la modification de la loi confiée au Comité de suivi. Ce qui fait cruellement défaut, c'est le décret d'application qui peut être signé à tout moment, si la volonté politique existe.

    Depuis que les règles du jeu sont connues, le Président de la République n'a posé aucun acte, pour  mettre en œuvre cette Loi. Il s'est plutôt muré dans un silence étonnant, donnant ainsi libre cours à toutes les supputations. C'est pour y mettre fin que je lui ai suggéré, en juin 2011, de signer un décret d'application afin de mettre en place la structure. Dans la foulée, je lui proposai aussi l'envoi d'une mission dans deux ou trois pays similaires d'Afrique de l'ouest, pour y recueillir leurs expériences et en tirer profit. Je n'ai jamais demandé à être de la mission, et encore moins à en être le seul membre. Au final, je n'ai d'ailleurs fait partie d'aucune mission et ne m'en suis pas plus mal porté. Dire que « le chef de file croyait effectuer la mission seul pour en orienter le texte » relève donc de la pure médisance.

    Le porte-parole du MPS s'est ensuite livré à des affirmations qui relèvent du mensonge. Le Chef de file de l'opposition, dans la loi de 2009 comme dans celle qui est en projet, n'a formulé aucune demande personnelle et aucune information ramenée de l'étranger n'a formellement établi que la loi de 2009 a été prise sur la base de fausses informations. M. Mahamat Hissène feint d'ignorer que la Loi de 2009, dont il est co-auteur, était préparée sur la base de documents qui n'ont pas changé et qui sont les mêmes que ceux ramenés par l'une des missions. Tout le long du processus, le Chef de file de l'opposition a insisté sur le caractère impersonnel et pérenne d'une loi. Il ne pouvait donc nourrir aucun calcul personnel au sein du Comité de suivi qui était loin de lui être entièrement acquis.

    Au total, il faut se rendre à l'évidence. Nous sommes en 2012 et le pouvoir ne marque aucun empressement pour appliquer une loi qui date de 2009. Si la volonté politique existait, le bon sens voudrait qu'un décret d'application fût d'abord signé, quitte à ce qu'il soit ensuite modifié, pour tenir compte d'un contexte nouveau. Je crois en conclusion que c'est la personnalité de l'actuel Chef de l'opposition  -en l'occurrence Saleh Kebzabo- qui doit poser problème. La boutade selon laquelle il faut laisser la latitude à Idriss Déby Itno d'en désigner un à sa convenance n'est donc pas fortuite !

    Le 20 aout 2012

    Saleh Kebzabo

  • Arrestations et inculpations en cascade de personnalités proches du président ou de menus fretins, création d'une brigade anti-corruption, ce sont des actes d'une folklorique volonté du gouvernement tchadien d'assainir la gestion de l'Etat. Cette tâche salutaire n'est, à postériori, possible que par une remise en cause totale des fondements non républicains du pouvoir d'Idriss Déby Itno qui s'est ingénié à faire supplanter les normes d'un Etat normal par les us et coutumes de sa communauté tribale.

    Maxwell N. Loalngar, Genève (Suisse)

    Cela s'appelle, dans le jargon prisé des chercheurs, « implémenter » ! Raillé, et avec lui son égérie de première dame, pour les fantaisistes titres de « doctor honoris causa » à eux décernés, Idriss Déby Itno peut désormais se targuer d'avoir appliqué et généralisé les mœurs, us et coutumes Béri au Tchad entier. Donnant ainsi l'impression aux Tchadiens de vivre, non pas dans une jeune république plurielle tendant vers une nation, mais dans une république Zaghawa sortie tout droit de la féodalité. N'en déplaise à ceux qui se trompent des énormités fâcheuses, le pouvoir d'Idriss Déby Itno aura battu tous les tristes records dont cette implémentation, de loin le plus mauvais, qui consacre l'échec de la construction continue d'un Etat moderne. Les précédents pouvoirs, excepté la parenthèse anarchique du GUNT, ont œuvré, malgré leurs tares et avec les moyens de bord qui étaient les leurs - comparés aux énormes ressources disposées par le pouvoir MPS depuis 1990- à la difficile édification d'un Etat moderne et y ont préservé une marge nécessaire. Les décennies MPS auront servi, non pas à continuer cette œuvre en l'améliorant, mais à enterrer les acquis du jeune Etat tchadien. Lequel, depuis 1990, est voué à céder le pas à un Etat privé, insidieux, autrement plus féodal que moderne : celui des nouveaux princes Zaghawa qui ne font plus mystère de leur volonté de domination sans bornes sur le reste de leurs compatriotes et dont l'arrogance est sans commune mesure aujourd'hui.

    Aussi péremptoire que cela puisse sonner, le Tchad républicain n'existe plus. De lui ne demeure que ce nom de baptême pour un « état » Zaghawa tenu par la parentèle des Itnos. Tout observateur, attentif et avisé de l'évolution cahoteuse du Tchad depuis l'avènement du MPS, aura noté la mise au pas de toutes normes républicaines d'Etat moderne. Lesquelles sont supplantées, au niveau institutionnel et plus largement, dans la vie politico-économique et socioculturelle du pays, par des règles féodales jadis en cours chez les peuples Béri des confins tchado-soudanais. Point d'élucubrations d'aigris, il faut convoquer quelques auteurs, essayistes politiques ou anthropologues, pour étayer ce que les Tchadiens expérimentent amèrement. De quoi ravir notamment une certaine Marie-José Tubiana dont les études sur le peuple Béri semblent ainsi généralisées par notre Itno national. Le Tchad, de 90 à aujourd'hui, donne, en effet, de la contenance à l'œuvre anthropologique de Marie-José Tubiana. Cette bretonne éprise du peuple Béri, nous donne éloquemment, dans « Des troupeaux et des femmes : mariage et transfert de biens chez les Béri (Zaghawa et Bidéyat) du Tchad et du Soudan »[1], une connaissance de nos princes d'aujourd'hui pour mieux comprendre la conduite de la destinée du Tchad entre leurs mains. Le titre de l'œuvre est assez illustrateur de ce qu'ils ont fait et font du Tchad jusque-là : le mettre sous coupe réglée, jouant de leurs liens matrimoniaux et ethniques pour s'accaparer le pouvoir et les richesses du pays.

    Quand, les rezzous TGV du MPS fondaient courant novembre 90 sur la forteresse des FANT d'Hissein Habré pour la faire chuter le 1er décembre 90, les Tchadiens, euphoriques à l'idée d'être débarrassés de la dictature, ne se doutaient pas que la nouvelle ère promise était déjà chargée de désillusions. Sauf ceux qui savaient la nature et les mobiles des futurs maîtres à la tête d'un groupe à part qui s'est conjoncturellement allié aux autres (Mosanat, ex-FAP, etc.) pour forcer la porte du palais. Bien qu'ayant été toujours dans l'antre et l'ombre du pouvoir – de l'empire du Ouaddaï au royaume du Kanem-Bornou en passant par les pouvoirs postindépendance du Tchad- servant d'exécutants et de supplétifs aux princes, les Zaghawa sont restés un peuple à part tout en rêvant de l'entièreté du pouvoir. Leurs« difficultés et (...) réticences à s'intégrer dans un ensemble national », caractérisés qu'ils sont par « un irrédentisme toujours sous-jacent » [Tubiana ; 1985], ont contribué de fait à marquer leur mainmise sur le pouvoir – une fois l'objectif atteint- et creuser le fossé avec les autres composantes de la société tchadienne.

    Tubiana, dans son œuvre qui privilégie « l'alliance matrimoniale comme lieu de rencontre (...) de l'anthropologie de la parenté, de l'anthropologie économique et de l'anthropologie politique » [Tubiana ; 1985 ; 355], nous donne une meilleure connaissance du peuple Zaghawa, permet de mieux saisir sa « complexe » articulation en « clans et lignages » ; unesorte de toile d'araignée qui semble tissée aujourd'hui sur tout le Tchad et donne du tournis aux Tchadiens agacés de les voir partout dans les rouages importants de l'Etat sans en présenter les compétences. De fait, structurant les jeux sociétal et politique, l'alliance matrimoniale est et reste, chez eux, l'indéniable moyen de transfert de biens. Au centre de tout et affaire de tous (père, mère, oncles, tantes, frères, sœurs, cousin(e)s, neveux et nièces), rendez-vous du donner et du recevoir, elle traduit dans les faits la solidarité familiale, étend ou renforce les liens communautaires. Les familles y acquièrent, accumulent ou grossissent leurs richesses. Aussi, tout bien appartenant à un des leurs et qui plus est au chef, appartient à toute la communauté qui peut en disposer comme bon lui semble. Ainsi le Tchad, sous Idriss Déby Itno qui ne fait rien pour qu'il appartienne à tous les Tchadiens, comme butin de guerre, est devenu leur bien exclusif. Par le fait du pouvoir, ils ont comme un sauf-conduit pour disposer de tout, de façon effrénée et en toute impunité. Il en est ainsi des fils et surtout neveux et nièces qui gravitent autour de leur père ou oncle de président. Chez les Zaghawa du Tchad, le rapport entre l'oncle maternel et son neveu est de loin le plus confiant pendant que chez les Zaghawa du Soudan, le rôle du père et de l'oncle maternel est indissociable. « (...) Si l'oncle est titulaire d'une position politique importante le neveu deviendra son homme de confiance, de préférence à ses propres fils », la croyance étant que ceux qui secourent l'enfant sont les frères de la sœur [Tubiana ; 1985 ; 243]. Mieux, ce sauf-conduit donne, par exemple, le droit au neveu de « s'emparer, en toute impunité, d'un certain nombre de bêtes dans le troupeau de son oncle » pour sa compensation matrimoniale. Les frères Erdimi auront ainsi été les éminences grises, ordonnateurs, dépositaires et « Raspoutine » du palais et du pouvoir. Ils auront disposé des sociétés d'Etat, de l'argent de l'or blanc et de l'or noir avant que leur grande envie du pouvoir les sépare de leur oncle.

    Beaucoup d'autres Zaghawa, recyclés dans les affaires ou non, et qui roulent aujourd'hui carrosses, auront aussi disposé de toutes les ressources que leur confère le pouvoir tribal, clanique et familial. Les tout-puissants petits princes d'aujourd'hui jouent à fond leur partition de parvenus arrogants sans mérite. Les nièces ou sœurs, analphabètes, d'une ignorance et d'un obscurantisme maladifs, s'en donnent à « cœur-belliqueux ». S'autoproclamant transitaires attitrées de la République, installant leurs postes de douane parallèles, jusque dans la cour des douanes, elles arnaquent les autres tchadiens obligés de payer des droits hors normes et exorbitants. Aujourd'hui, comme achèvement de cette implémentation de leur anthropologie socio-économico-politique à l'échelle du Tchad et de l'Etat, ils sont à tous les postes « juteux » de la République et la plupart des sociétés ou entreprises sont entre leurs mains. Les postes de DGA de la plupart des succursales de banques étrangères au Tchad sont ainsi aménagés en partie pour eux. Qu'ils aient été instruits ou qu'ils soient d'illustres nullards ! Être Zaghawa étant un sauf-conduit suffisant et imparable !

    Moyen de transfert de biens, l'alliance matrimoniale traduit aussi l'accommodation, par les Zaghawa, avec les pratiques répréhensibles. Le vol, le pillage, le crime, etc., sont, en effet, de loin des pratiques normales chez eux. Le bandit et les actes répréhensibles dans le monde moderne tels les razzias de bétail ou le rapt de jeunes filles ne sont pas condamnables chez les Béri. Ainsi, à défaut de pouvoir réunir les têtes d'animaux pour l'alliance matrimoniale, l'on opère des razzias de bétail dans ces contrées. Ces razzias, au-delà de la nécessité, constituent paradoxalement un fait d'héroïsme ancré dans les mœurs. Au point où les jeunes gens aspirant à l'union préfèrent organiser des expéditions pour voler du bétail chez les tribus ou ethnies voisines. « Les jeunes confèrent à ce genre de pratique un caractère héroïque et il suffit d'écouter les chansons des jeunes filles incitant les garçons au vol » pour comprendre. Ce d'autant plus que « le voleur de chameaux n'est pas en rupture avec la société beri ; elle ne le blâme pas, au contraire. »[Tubiana ; 1985 ; 319]. Tous les moyens, répréhensibles soient-ils, sont bons pour accumuler les richesses et constituer la compensation matrimoniale. Même celle du bandit invétéré est reçue et acceptée. J.M Tubiana cite l'exemple du Mogdum Fodul qui donna en mariage une de ses filles à un bandit de grand chemin[2]. Condamné par la justice coloniale, ce genre d'individu est soutenu par la justice traditionnelle parce que « loin d'être au ban de la société, son courage, ses exploits aux dépens des populations étrangères et au profit de son groupe font de lui, au contraire, un personnage dont on veut rechercher l'alliance » [Tubiana ; 1985 ; 178]. Ceci semble un point non négligeable du système des « valeurs » Zaghawa. Il peut expliquer bien des comportements dans leur gestion des affaires publiques à un niveau plus large aujourd'hui. Bichara Idriss Haggar, intellectuel Zaghawa ayant occupé de hautes fonctions politiques et un des fils du patriarche Haggar, le confirme un peu. Il note que la razzia est une des activités favorites notamment du clan Biriyéra ou Biliat dont est issu le président actuel du Tchad : « C'est un groupe au sein duquel il existe un dédain de toute propriété d'autrui » et dont « les membres « tiraient gloire des vols au détriment d'étrangers » [Haggar ; 2003 ; 14-15][3].

    Ceci expliquant cela, on comprend mieux pourquoi le pillage des ressources de l'Etat et le détournement des deniers publics sont impunis sous le pouvoir d'Idriss Déby Itno. Surtout quand ils sont le fait de ses parents Zaghawa. Tour à tour ou à la récidive, des barons du pouvoir auront connu les geôles de N'Djaména ou Moussoro. Mais aucun des parents du président Idriss Déby Itno, de loin grands pilleurs de l'Etat et nouveaux émirs argentés du pays, ne sera inquiété. Ainsi un certain Zakaria Idriss Déby Itno peut, par sa gestion singulière, calamiteuse et dispendieuse des ressources, mettre en faillite la compagnie aérienne nationale, Toumaï Air Tchad, sans que des comptes lui soient demandés. Et pousser l'outrecuidance à quitter l'oiseau en perte de vol pour atterrir au cabinet de son paternel de président ! Ou plutôt à en rester le pilote qui se ménage un poste d'atterrissage et de refuge au cabinet de son géniteur. Lequel ordonne simplement que le gouvernement renfloue les comptes déficitaires de la compagnie pour lui redonner de nouvelles ailes, les anciennes étant déclarées non sécurisantes. Pourquoi les siens ne doivent-ils pas rendre compte de leur gestion ? Sont-ils plus Tchadiens que les autres ? Atterrant et déconcertant... !

    Ceci d'autant plus que la pratique semble, au contraire, encouragée, les voleurs et pilleurs de la République étant les plus promus. Au point où aujourd'hui, des plus jeunes aux plus grands, les Tchadiens n'aspirent qu'à accéder à un poste « juteux » pour piller et détourner en toute impunité. Cela va sans dire, comme une gangrène, ce vice a gagné toute la société tchadienne. Avec cette différence que ceux, encore que mollement punis, pour illustrer le discours folklorique de l'assainissement public, sont les Tchadiens de second rang, ceux non Zaghawa. Comme quoi les règles sont faites pour ne s'appliquer qu'aux Tchadiens non parents du président. Ainsi la fin de la kermesse du désordre ou de l'impunité ne concerne que ceux-ci. Les Tchadiens n'ont jusque-là pas compris que les discours de Déby ne sonnent en bien que pour ses parents. Il en est encore le cas quand il prêche une certaine « renaissance » qui de fait est plutôt Zaghawa que nationale. Car dans son imaginaire et celui de ses parents, ils doivent renouer avec le temps des privilèges dans la cour des princes du Ouaddaï et du Kanem-Bornou dont ils étaient les supplétifs. Privilèges qui leur permettaient de contrôler le commerce de tout, du Sahara au Kordofan soudanais. On en est à constater que tout semble verrouillé à leur compte pour réaliser ce rêve de « renaissance Zaghawa », toutes les ressources de l'Etat pouvant être pillées par eux à cet effet.

    Pour la petite histoire, le gouvernement et le parlement acquis à sa cause évitent, chacun, d'initier une loi contre l'enrichissement illicite et les biens mal acquis parce qu'elle ne toucherait en partie que les parents du président qui, à tour de bras, construisent des villas et immeubles à 500 millions ou 1 milliard de nos francs. La corruption n'est pourtant qu'un pan du problème et il faut ajouter au dispositif une loi contre ceux dont le train de vie et les investissements ne reflètent pas leurs salaires. Jamais pouvoir n'aura été aussi partisan dans l'histoire du Tchad ! Ce qualificatif qui aura valu à l'actuel communicant du Palais rose, ancien rédacteur en chef de N'Djaména Bi-hebdo, un passage à tabac, est plus encore vrai aujourd'hui que par le passé. Le pillage et le détournement des deniers publics ont donc encore de beaux jours devant eux...

    Les auteurs de crime ne sont pas non plus au ban de la société béri. Aussi jouissent-ils, sous le pouvoir d'Idriss Déby Itno, plus que sous aucun autre précédemment, de l'impunité. Il n'est pas besoin, pour l'étayer, de rappeler les crimes et assassinats de tout ordre dont les auteurs, connus ou non, courent toujours... jusque dans les allées du pouvoir ! La République s'est même forgé un vocabulaire tout taillé pour les excuser et empêcher toute enquête criminelle : acte de bavure, crime crapuleux. Lequel vocabulaire rappelle à notre bon souvenir un certain monsieur « bavure », ex-tout-puissant ministre de l'Intérieur. Pis, comme la punition ne s'applique qu'aux autres, le prix du sang, la « diya » a été élevée au rang de moyen républicain de coercition pour faire payer lourdement les auteurs d'acte de sang ou d'accidents mortels autres que Zaghawa qui, à l'inverse, ne payent pas grand-chose à leurs victimes d'autres communautés. Le prix du sang, la « diya » ou l'exil du criminel, moyens pour mettre un terme à la vendetta [Tubiana ; 1985 ; 179][4], s'imposent depuis à la justice républicaine. Ce qui se passe dans les cours de nos tribunaux l'atteste et dépasse simplement l'entendement.

    Outre l'impunité qu'ils illustrent, ces rites répréhensibles, à travers l'alliance avec des bandits, traduiraient, chez les Zaghawa, une fonction politique : l'acceptation d'un personnage qui se met en marge de la légalité.

    On comprend mieux pourquoi le pouvoir d'Idriss Déby Itno s'accommode bien des personnages sans scrupules qui courent les allées de son règne. Comme on le constate, le Tchad aurait évité cet énorme gâchis s'il était dirigé selon les normes de justice, de droit et de mérite qui caractérisent un Etat moderne impartial. Hélas, l'avènement d'Idriss Déby Itno au pouvoir en décembre 1990 a causé une cassure dans la continuité laborieuse de l'Etat impartial. Lequel est désormais supplanté par un « sultanat » Beri dont les us, mœurs et coutumes ont été transposés, en pratique, à l'échelle nationale et impriment dangereusement la marche d'un Etat devenu partial et injuste. Cela, avec la complicité d'une élite inféodée issue d'autres communautés, du sud comme du nord, qui, pour les miettes de la mangeoire, a donné de sa matière grise pour asseoir et pérenniser cette féodalité des temps modernes. De Mahamat Hissein à Nagoum Yamassoum, en passant par Mahamat Saleh Ibet, Mahamat Saleh Adoum, Kassiré Coumakoye, Guelengdouksia Ouaïdo, Mahamat Saleh Annadif, Emmanuel Nadingar, etc., ils sont nombreux à devoir se sentir responsables d'un tel recul.

    A moins de revenir aux règles républicaines de l'Etat moderne, on ne voit pas comment la moralisation de la vie publique, clamée à cor et à cri, peut être possible dans ces conditions.

    Sinon, l'on court droit dans le mur, vers l'implosion. Que l'on ne se méprenne pas, la militarisation à outrance du pouvoir, aux frais du contribuable, la reddition de toutes les rébellions aux confins du pays et la « bab-el-aziziation » du Palais rose tout au long du fleuve Chari, refrénée heureusement par les ambassades des Etats-Unis au sud et de France au nord, n'y feront rien. Après 40 ans de règne, Kadhafi et ses affidés ont quand même dû, comme des rats, s'effacer de la scène libyenne... Au sein de cette jeunesse pourrie par l'implémentation de l'Etat immoral et voyou, il y en a qui restent conscients des enjeux immédiats et globaux, prêts à porter le « printemps » tchadien...

    Tribune publiée dans la dernière édition du mois de juillet 2012 de l'hebdomadaire tchadien Le Temps.

    [1] Tubiana, M-J., 1985, Des troupeaux et des femmes : mariage et transfert de biens chez les Béri (Zaghawa et Bidéyat) du Tchad et du Soudan, Paris, éd. L'Harmattan

    [2] « Ambata », ainsi appelle-t-on ce bandit chez les Zaghawa, selon JM Tubiana

    [3] HAGGAR, Bichara Idriss, 2003, Tchad : témoignage et combat politique d'un exilé, éd. L'Harmattan, Paris.

    [4] Le prix du sang permet d'éviter la vengeance, au même titre que l'exil d'un meurtrier et de sa famille, chez les Zaghawa. P.179

     

    Sources: Agora Vox

  •  Radio Sila, Absoun, Voix de Ouaddai... Ces radios ont changé le quotidien des réfugiés vivant dans les camps à la frontière entre le Tchad et la Soudan.
    Financées parInternews, une ONG internationale qui promeut le développement de médias locaux, ces radios ont rencontré un franc succès auprès d'un public souvent en manque d'informations, tel que le rappelle le Guardian:
    «Les stations mêlent des programmes d'action sociale et innovants qui abordent différents sujets, dont la plupart concernent des sujets encore tabous parmi les ethnies locales. Les auditeurs peuvent appeler pour poser des questions, échanger, demander des informations, et entrer en contact avec des organisations humanitaires.»
    La mise en place de stations locales a permis d'instaurer un dialogue, de traiter certains sujets délicats. Nalga Katir, journaliste, a ainsi organisé un débat sur les mutilations génitales pratiquées sur les femmes. Elle raconte:
    «Les gens parlent beaucoup plus ouvertement à la radio. Ils s'écoutent et apprennent de leurs expériences mutuelles. Il n'y a que la voix à la radio, donc cela permet aux personnes de débattre sans avoir peur du face-à-face.»
    265.000 personnes, dont la plupart ont fui les conflits au Darfour, vivent le long de la frontière entre le Tchad et le Soudan, répartis dans une douzaine de camps différents. Ces radios ont trouvé leur audience, et sont très écoutées au sein de ces populations démunies.
    Même si la plupart des réfugiés du Darfour ne peuvent pas encore rentrer chez eux, il devient de plus en plus difficile de trouver des financements pour des projets de solidarité dans la région.
    Internews, l'ONG qui a mis en place les radios locales entre 2005 et 2006, devrait se retirer durant l'été 2012.
    Même si les journalistes ont été formés, la difficulté est de trouver des sources de revenus, en dehors des recettes publicitaires qui ne rapportent pas beaucoup dans le pays.
    Abdelzerak Arabi, directeur de Radio Sila, a expliqué ses projets auprès du quotidien britannique:
    «Nous commencerons par faire payer les services qui, auparavant, étaient gratuits. Par exemple, un message du gouvernement coûtera 5.000 francs CFA (environ 7,50 euros) et les annonces nécrologiques coûteront 1.000 francs CFA (environ 1,50 euros).»
     
    Sources: Slate Afrique
  • Dans notre pays depuis deux décennies il y a eu des pratiques qui commencent à être comprises du public. Pour être responsable, point n'est besoin d'être compétent, d'avoir des expériences ou d'être honnête. Le ou les « critères » sont le clientélisme, le népotisme, la corruption, la concussion, la délation, la « mouchardise » et le détournement des deniers publics pour servir le prince.

    Nous voulons pour preuve le cas, parmi tant d'autres, de l'ancien dg de l'adac. En effet, cet individu au passé trouble et semé de faux, de combine, d'intrigues et de détournements a caracolé dans les arcanes de l'aviation civile en usant des « critères » ci-dessus énumérés.

    D'abord rappelons que ce bonhomme pendant qu'il était en service à la tête de l'organe de régulation de l'aviation civile a vu débarqué un bon matin du mois de septembre 2011 une mission de contrôle du ministère du contrôle d'état et de l'assainissement public. Un rapport de mission rédigé après plus de cinq mois de contrôle a relevé un détournement de 13 milliards de francs cfa. Une restitution dudit rapport devrait être faite juste après la confrontation. En janvier 2012, lorsque la mission avait pratiquement fini son travail, le dg en question a dit, à qui voulait l'entendre, qu'il détenait des secrets d'état qu'il divulguerait au cas où le rapport serait rendu public. C'était la stupéfaction générale. Au moment où nous rédigeons cette contribution, le rapport déposé à la présidence de la république et dont copie a été transmise à la primature est resté sans suite. Le dg relevé de ces fonctions est nommé sg du ministère des transports et de l'aviation civile. Où es-tu COBRA ?

  • Suite à la déclaration du Premier Ministre du 04 Aout 2012 relative aux résultats du baccalauréat 2012, le Parti Alnassour prend à témoin l'opinion nationale sur l'impacte que doit avoir cette situation sur la cohésion nationale et la paix sociale au Tchad. En ce qui concerne le décret No. 525 du 07 Juillet 2010 l'article 25 annonce ce qui suit : Sont déclarés admis, après délibération du Jury, les candidats ayant obtenu une moyenne supérieure ou égale à 10/20. Tandis que l'article 3 du même décret dit : « une session unique d'examen est ouverte à la fin de chaque année scolaire par arrêté du Ministre en charge de l'Enseignement Supérieur en concertation avec le Ministre en charge de l'Education Nationale. Et d'après l'article 28, les décisions du Jury régulièrement constituées sont souveraines. Toutefois le parti alerte l'opinion qu'un groupe de personnes pour leurs intérêts personnels et pour un agenda propre qui ne prend pas en considération le parcours de la renaissance dirigé par son excellence le président de la République Idriss Déby Itno.

  • Inaugurée pompeusement le 16 mars dernier, la fibre optique devait permettre le désenclavement numérique du Tchad en favorisant son accès aux autoroutes internationales de l'information via le point d'atterrissement Sat3. Depuis lors, les Tchadiens se demandent mais où est donc passée la fibre optique. Quand est-ce qu'elle sera opérationnelle? «Les résultats des tests des équipements et câbles ont été réalisés avec satisfaction et le réseau est aujourd'hui prêt pour une utilisation à l'échelle internationale», a affirmé Idriss Saleh Bâchar, directeur général de l'Office tchadien de régulation des télécommunications(OTRT), lors de la cérémonie d'inauguration de la fibre optique. Cinq mois après, on constate que les tapages médiatiques autour de la fibre ne sont qu'une farce de la part du gouvernement. Selon certaines sources, le gouvernement camerounais réclamait 1 milliard de francs au gouvernement tchadien afin de mettre la fibre optique opérationnelle au Tchad bien que Komé Base est déjà connecté. «Une dépense que le gouvernement tchadien n'est pas prêt à s'engager, car la fibre profiterait non seulement aux Tchadiens, mais à toute la sous-région d'Afrique centrale», indique la même source.
    © La Voix Dans ce numéro du journal La voix
    Ceci peut expliquer la réaction de la direction générale de SIT-COM (Société des infrastructures de transmission des communications électroniques du Tchad), entreprise chargée de la commercialisation de la fibre, qui indique: «nous, avons actuellement de problème, et sommes en négociation avec le ministère de tutelle. Alors, nous ne pouvons pas nous livrer à la presse sur le problème jusqu'à nouvel ordre».
    Et pourtant, le gouvernement tchadien a investi plus de 20 milliards de francs Cfa pour le développement de la Backbone à fibre optique de Komé jusqu'à N'Djaména. Ce qui veut dire que, pour éponger cet argent investi, il doit aider la SITCOM à rendre opérationnelle la fibre afin que la population en bénéficie de son utilisation, car plus d'un Tchadien connaît ce que la fibre optique peut apporter pour le développement d'un pays. Selon d'autres sources proches du ministère de tutelle, l'Internet a causé assez de dégâts dans nombre de pays, dont la chute du président tunisien Ben Ali, libyen Kadhafi et égyptien Moubarak.
    C'est pourquoi, il faut avoir une structure sophistiquée pour sa gestion pour éviter de tomber un jour dans les mêmes problèmes auxquels ces pays Maghrébins sont confrontés. En attendant de trouver cette solution, l'économie tchadienne stagne et les opérateurs en pâtissent.«Notre pays qui accuse un retard significatif dans le numérique se doit d'être à l'avant-garde de ce combat dont le but est d'opérer des ajustements pour être en phase avec un secteur en perpétuelle mutation. La fibre optique va assurément permettre au Tchad de s'arrimer à la société mondiale de l'information, et nous pouvons légitimement être fiers du saut significatif qui vient ainsi d'être effectué», s'est réjouit le ministre des Postes, des Technologies de l'Information et de la Communication, Jean Alingué Bawoyeu lors de la cérémonie d'inauguration. Aujourd'hui, les Tchadiens sont en droit d'être informés sur le retard de cinq mois sur l'opérationnalité de la fibre optique dans leur pays.
    Sources: Journal du Tchad
     
  • Afin de consulter les gouvernants de la sous-région à propos de la crise malienne, dans laquelle la France s'est auto-attribué le rôle de « facilitatrice » sans qu'on sache à quel titre, les ministres Laurent Fabius et Pascal Canfin se sont offert une virée bien françafricaine. Au prétexte de lutter contre les « terroristes » du Nord Mali, ils se sont rendus du 26 au 28 juillet chez certains des pires criminels du continent, eux-mêmes « terroristes » à l'encontre de leur propre population. Les déclarations officielles de Fabius ont fini d'enterrer les espoirs de remise en cause du soutien aux despotes et de la coopération française, notamment sur le plan militaire et policier, avec les régimes dictatoriaux. Dans le prolongement de la très critiquée réception à l'Elysée du dictateur gabonais Ali Bongo le 5 juillet et de celle de l'infréquentable Alassane Ouattara le 26 juillet, le chef de la diplomatie française et le ministre délégué au développement n'ont pas hésité à se rendre au Burkina Faso et au Tchad, à l'occasion d'une tournée ouest-africaine qui les a aussi amenés au Niger et au Sénégal.
    Burkina Faso : aucun problème !
    Á Ouagadougou, nos deux ministres et le député socialiste François Loncle, président du groupe d'amitié parlementaire France-Burkina Faso, ont ainsi rencontré successivement le ministre burkinabè des Affaires Etrangères, Djibrill Bassolé, et son dictateur de patron Blaise Compaoré. A l'issue du premier entretien, Fabius a fait une déclaration cent fois entendue : « Sur les relations bilatérales, les choses vont très bien. La France et le Burkina Faso sont amis de longue date. Les relations entre nos gouvernants sont excellentes. La coopération va se poursuivre, s'amplifier si c'est possible. Nous n'allons pas inventer des problèmes là où ils n'existent pas. Il s'agit d'une véritable coopération de long terme, fluide, et nous avons l'intention, bien sûr, de la poursuivre ». Bien sûr. Car peu importe, après tout, que le pays soit dirigé par un despote resté au pouvoir plus longtemps que le tunisien Ben Ali ; qu'il ait fait éliminer Thomas Sankara pour prendre la tête du pays en 1987 ; que pour le journaliste Norbert Zongo, l'étudiant Dabo Boukary, et tous les autres martyrs de son règne, les familles attendent toujours que justice leur soit rendue ; et que son rôle soit même régulièrement évoqué, y compris lors du procès de Charles Taylor au Tribunal Spécial pour le Sierra Leone, dans les guerres qui ont dévasté ce pays et le Libéria à la fin des années 90. Peu importe tout cela pour ces ministres et ce député puisque Blaise les a ensuite « très aimablement reçus », selon Fabius qui n'a ensuite rien trouvé de mieux à exprimer que sa « certitude que l'amitié entre la France et le Burkina est entre de bonnes mains ». On attend la réaction du socialiste Pouria Amirshahi, député des français de l'étranger sur cette circonscription et secrétaire national du PS à la coopération, à la francophonie et aux droits de l'homme. Ce dernier avait en effet fait savoir sa désapprobation sur la rencontre Hollande-Bongo, début juillet. Surtout, il avait pris soin, lors d'un déplacement au Burkina fin avril, de ne pas rencontrer les autorités en déclarant même en conférence de presse que les burkinabè attendent « l'alternance, après 25 ans de présidence Compaoré ». Visiblement, ça n'est plus la ligne officielle du PS...
    « L'expérience » de Déby : comme terroriste ?
    Mais le pire restait à venir. Á N'Djamena, le patron du Quai d'Orsay a en effet fini de dissiper les espoirs des démocrates tchadiens qui attendaient une remise en cause du soutien historique dont bénéficie Idriss Déby. À la question d'un journaliste, lui demandant « avec l'arrivée des socialistes au pouvoir, quelle sera la coopération entre le Tchad et la France ? », sa réponse est limpide : « Il y a un changement de président de la République, un changement de gouvernement, mais les relations d'amitiés demeurent. Le Tchad et la France, depuis très longtemps, ont des relations d'amitié, de partenariat. (...) J'ai ainsi trouvé dans le président Déby, que j'ai déjà rencontré il y a quelques années, un interlocuteur extrêmement ouvert à ce partenariat dont je me réjouis ». Le changement dans la continuité ! Fabius, impavide, a proclamé à cette occasion que ses collègues et lui étaient les « amis de la démocratie » et bien sûr « les amis de l'Afrique ». Sans doute autant de bonnes raisons de légitimer Idriss Déby, dont la place serait pourtant aux côtés de son prédécesseur et ancien patron Hissène Habré, accusé de génocide et réfugié au Sénégal en attente d'être traduit en justice. Fabius, qui était venu chercher un soutien de plus à la position de la France (de « facilitatrice », bien sûr) dans la lutte contre les « terroristes » d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et leurs alliés, ne croit pas si bien dire en déclarant : « Le président Déby est connu pour l'expérience qu'il a sur toute une série de problèmes qui concernent la région ». Il est vrai que son CV est éloquent : sa responsabilité dans les massacres au Sud du pays dans les années 90 et la répression brutale de son régime font de lui un chef d'État terroriste, au sens qu'il terrorise sa propre population depuis déjà 21 ans, c'est-à-dire depuis son installation à la tête du pays grâce aux services secrets français. Il ne doit cette longévité au pouvoir qu'aux interventions de l'armée française et à la coopération militaire, dont on serait en droit d'attendre la suspension de la part d'un gouvernement progressiste. Mais Fabius, qui dit ne pas avoir évoqué avec Déby le sujet du millier de soldats français positionnés en permanence dans le pays, a cependant affirmé son « sentiment que la coopération entre le Tchad et la France va évidemment se poursuivre, se développer ». On ignore si le ministre EELV Pascal Canfin a participé ou non à cet entretien-là, mais il était bien présent au Tchad. Celui qui avait eu le culot d'affirmer dans une interview quelques jours plus tôt que son gouvernement avait « normalisé les relations entre la France et l'Afrique » confirme donc tacitement qu'il est « normal » que des ministres français se rendent chez l'un des dictateurs les plus brutaux du continent.
    Fabius ne commet pas d'erreur
    C'est finalement lors de l'étape sénégalaise de nos ministres qu'on peut trouver, dans les propos de Fabius, une prudente circonspection. Le patron du Quai d'Orsay, venant visiter le mouvement « Y en a marre », a en effet averti que « il faut aussi une vigilance parce que, même si un gouvernement est plus progressiste qu'un autre, il peut quand même commettre des erreurs ». Mais il parlait alors du gouvernement de Macky Sall, et ne pensait évidemment pas à lui-même :« j'ai été ministre et Premier ministre très jeune et l'expérience cela a l'avantage d'aider à éviter les erreurs à ne pas commettre. Et la faute principale à commettre, c'est de rester enfermé dans les palais officiels et de se couper de la population ». C'est facile, à Dakar, de ne pas se limiter au « Sénégal officiel », comme il dit. En revanche, au Burkina Faso et au Tchad, on peut se contenter de rencontrer des gouvernants qui ne subsistent que par la répression de la population, et même réaffirmer les liens amicaux avec la dictature. Car en France les gouvernements passent, et « les  relations d'amitiés demeurent » : Fabius le dit et le prouve.
    Sources: SURVIE
  • Comme nous l'annoncions voilà quelques jours (les raisons du renvoi de Ahmat Djidda du gouvernement) c'est par une communication de "Manu" (pour les intimes) que la douloureuse a été annoncée aux élèves tchadiens assommés et incrédules.

    Un bouc émissaire est rapidement trouvé en la personne du "lampiste" sortant Ahmat Djidda, pour qui, nous n’éprouvons ni pour lui, ni pour d’autres une quelconque sympathie. Mais lorsqu’il est injustement renvoyé, c’est de notre devoir de dire la vérité. De tout temps, dans ce pays, Monsieur Nadingar, on a repêché jusqu'à 8/20 (les bacheliers des années 80 se rappelleront). Dire aujourd'hui qu'il ya un texte qui interdit le repêchage est une aberration voire absurdité.

  • La seule athélete tchadienne participant au jeux olypiques, la judokate Carine Ngarlemdana, a été battue le 01 août dernier a appris la Gazette. Malgrè sa détermination, elle s'inclina devant Sally Conway de 8 ans son ainée même si elles appartiennent à la même catégorie.L'Anglaise, après avoir poussé la jeune judokate à la pénalité à deux reprises, lui a marqué waza-ari avant de finir par l'immobiliser.

    Le judo à l'instar des autres disciplines sportifs, so

  • Suite à l’article publié par  DEFFALAH  HATAP  le 30 juillet 2012, le collectif Africain de Soutien au Président HISSEIN HABRE (CAS-HABRE) rappelle à  l’opinion publique  que le 18 novembre 2010, la Cour de Justice de la CEDEAO  a prononcé son verdict définitif en disant qu’elle Constate l’existence d’indices concordantes de probabilité de nature à porter atteinte aux droits de l’ancien Président HISSEIN HABRE sur la base des reformes constitutionnelles et législatives opérées par l’Etat Sénégalais.
     Ainsi, la cour a condamné sans détours, une entreprise qui a eu pour effet de modifier la constitution d’un pays, non pour se mettre en conformité avec les obligations internationales, mais pour juger un homme et seul pour l’ensemble des événements survenus au Tchad de 1982 à 1990.
    A cet effet, la Cour de Justice de la CEDEAO avait demandé  à l’Etat du Sénégal de se conformer au respect des décisions rendues par ses juridictions nationales notamment  au respect de l’autorité de la chose jugée.
    La Cour a rétablit ainsi le droit bafoué des plus hautes  juridictions Sénégalaises dont les décisions rendues en 2000, 2001 et 2005 avaient conduit  le gouvernement Sénégalais censé respecter la séparation du pouvoir et conséquemment l’indépendance de la magistrature, l’autorité des décisions de justice et la sécurité des justiciables, à porter cette affaire devant  l’Union Africaine(UA), afin d’obtenir le prétexte de remettre en cause lesdites décisions. Or,  l’Union Africaine n’est en aucun cas une instance juridique.
    Logiquement, la Cour de Justice de la CEDEAO avait ordonné au Sénégal de respecter le principe absolu de non rétroactivité. Naturellement,  il est notoire qu’il faut se demander si la procédure est  légale avant de parler des faits reprochés au Président HISSEIN HABRE.
    La Cour rappelle  en effet,  un principe fondamental, pourtant clairement affirmé par la charte africaine des droits de l’homme et des peuples et la déclaration universelle des Nations Unis.
    Dès lors, la procédure engagée contre la personne de HISSEIN HABRE par l’Etat Sénégalais doit être définitivement clôturée. Le droit, le recommande, la justice l’exige et l’impose.
    Quant à la CIJ, elle n’a pas le droit d’exiger à  l’Etat Sénégalais de juger le Président HISSEIN HABRE. Elle ne donne que  son avis sur les questions juridiques que lui soumettent les organes et les institutions spécialisées de l’ONU, autorisés à le faire. Cependant les déclarations de la CIJ n’ont aucune autorité morale. Donc sa compétence en matière contentieuse est facultative.
    Le Président HISSEIN HABRE reste célèbre et a des partisans au Tchad, en Afrique et partout dans le monde.
    Et Nous, Collectif  Africain de Soutien au Président HISSEIN HABRE (CAS-HABRE) ne resterons pas inertes face à cette conspiration dont il fait l’objet.
    Nous lutterons jusqu’au bout afin que l’équité et la justice triomphent !
     
    Fait à Dakar le 2 Aout 2012
    COLLECTIF AFRICAIN DE SOUTIEN AU PRESIDENT HISSEIN HABRE
    (CAS-HABRE)
    Contacts :(+221)76 130 23 26 / 77 594 32 56 / 77 829 77 64 / 77 317 40 77
  • Le ministre de l’enseignement supérieur vient d’être congédié sans aucune manière à cause du taux, tenez vous bien, excessif de « 27% » d’admis, soit 19 000 sur quelques 70 000 candidats au Bac tchadien. Selon des sources dignes de foi, le ministre fut convoqué par le SGP du despote qui lui aurait demandé d’annuler purement et simplement ces résultats car le taux de réussite est trop élevé par rapport aux moyens de l’Etat. Le ministre aurait exprimé son incapacité de prendre de telles décisions car le Bac est organisé par une commission indépendante du cabinet du Ministre. Cette attitude étant considérée comme un refus de sa part, le despote l’a démis de ses fonctions. C’est le monde à l’envers. Il faut être au Tchad pour entendre dire que le taux 27% d’une classe d’âges réussie au baccalauréat est pléthorique. Dans d’autres contrées,  et sous d’autres cieux un résultat aussi médiocre aurait entrainé une émeute voire une insurrection. Par ces comportements,