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  • Le Collectif Africain de Soutien au Président Hissein Habré (CAS-HABRE) a appris avec surprise le verdict de la cour internationale de justice (CIJ) du 20 juillet 2012  qui somme à l'Etat du Sénégal d'organiser un procès  « sans délai » ou d'extrader  l'ancien Président tchadien  Hissein HABRE. Le Cas-Habre tient à rappeler que l'affaire HABRE a déjà fait l'objet de SIX décisions de justice. Toutes les décisions rendues par les juridictions sénégalaises ont acquis l'autorité de la chose jugée, et ont donné toutes,  gain de cause au Président Hissein Habré. Et tout dernièrement,  l'arrêt définitif de la Cour de justice de la CEDEAO en date du 18 Novembre 2010 qui a mis fin à l'affaire Habré en ordonnant  à l'Etat du Sénégal de se conformer au respect des décisions rendues par ses juridictions nationales notamment au respect de l'autorité de la chose jugée.

    Après avoir été déboutée à maintes reprises par la justice sénégalaise sur les velléités d'obtenir l'extradition du Président Habré, la Belgique toujours dans ses visées hégémoniques et néocolonialistes, a saisi la CIJ au mépris des toutes les décisions   antérieures pour raviver l'affaire.

    Les Juridictions sénégalaises et la Cour de Justice de la CEDEAO ont dit le droit. Définitivement et irrémédiablement, les autorités sénégalaises  doivent en tirer toutes les conséquences de droit et de fait, en particulier respecter l'indépendance de la justice. C'est pourquoi, le CAS-HABRE appelle le gouvernement sénégalais  de se tenir aux différentes décisions rendues par ses juridictions à savoir le respect du principe absolu de l'autorité de la chose jugée.

    Fait à Dakar, le 27 juillet 2012

    Le Chargé de communication du CAS-HABRE Nos contacts :(+221)76 130 23 26 / 77 594 32 56 / 77 829 77 64 / 77 317 40 77

  • L’arrestation injuste et la récente libération de l’ex SGP du despote, Monsieur Mahamat Saleh Annadif, apporte chaque jour son lot de révélations. Ainsi, lors d’une visite à Monsieur Annadif, Monsieur Tine de la RADHO a trouvé non seulement les conditions de détentions de ce dernier sont convenables (tapis persan et thermos de thé vert à porter de mains) mais, écoutez bien, que « toutes les conditions de détentions au Tchad sont aux normes des exigences des associations de Droit de l’Homme ». Quelles prisons avez-vous visité à part l’endroit où se trouve Annadif ? Quels prisonniers avez-vous rencontré à part Annadif ? Les conditions de détentions d’Annadif

  • Des informations de plusieurs sources indiquent que Idriss Deby est entrain de lever , avec l’assistance  de la France , des unités  spéciales  composées essentiellement des anciens opposants  tchadiens  ralliés   et autres radiés de l’armée  tchadienne . Le despote tchadien entend  saisir, par l’envoi des hommes, la belle occasion des islamistes au Nord du Mali pour parvenir  à quatre objectifs principaux   :

    1. Résoudre l’épineux problème des anciens opposants ralliés laissés pour compte et autres radiés de l’armée tchadienne, la plupart n’appartenant pas au clan du despote;
    2. Normaliser ses relations  avec la France, se rendre indispensable et incontournable  dans la sous-région;
    3. Obtenir de l’argent des Occidentaux, Européens et Américains, cet argent son obsession et son hantise permanentes. Déjà, on propose un million de francs CFA aux volontaires pour la « mission du Nord Mali ».
    4. Montrer que ni le Mali, ni la CEDEAO  n’est à même de résoudre ses propres problèmes  sécuritaires  et fait appel à un Idriss Deby pour mettre hors d’état de nuire une poignée d’Islamistes.

    Pourtant, les hommes de Idriss Deby avaient donné visage des piètres combattants  au Rwanda et au Congo-République Démocratique d’ où ils étaient partis  « talons aux fesses ». En République Centrafricaine, les hommes de Idriss Deby n’avaient été que  des simples pillards. Après la victoire peu glorieuse de Bozizé, des lits  de l’hôpital central de Bangui (capitale centrafricaine) étaient en vente aux marchés de Ndjamena, des véhicules immatriculés  RCA entraient et sortaient de la Présidence de la République de Idriss Deby au vu et au su de tous, d’autres étaient entrés par milliers au Soudan. Jamais, les Centrafricains  n’oublieront le pillage systématique de leur pays par les bandes de prédateurs sans foi ni loi de Idriss Deby lors de l’avènement au pouvoir de Monsieur Bozizé.

    A rappeler pour l’histoire que sans le soutien multiforme, diplomatique, matériel, financier et militaire  de la Libye de Kadhafi et de la France, les hommes de Idriss Deby auraient été battus par l’opposition politico-militaire tchadienne depuis fort longtemps.
    Vouloir  décerner la médaille du  meilleur stratège militaire  africain à Idriss Deby  constitue une grosse contrevérité.

    Le 24 Juillet 2012
    Mahamat Hassaballah
    Combattant de l’A N C D.

  • Le régime de Mouammar Kadhafi et ses amis français lui ont monté vingt et deux ans durant la tête si haute que le despote tchadien Idriss
    Deby se permet aujourd'hui toutes les vanités et les contrevérités dans cet « interview-vérité » qui n'est que vanité et mensonge. Contrairement aux affirmations de certaines presses africaines et étrangères Idriss Deby n'est pas un spécialiste de la guerre dans le désert. Et le Sahel tchadien n'est pas un désert, si non qu'on envoie les hommes de Idriss Deby dans le Nord malien, nous parions qu'ils reviendront au Tchad Talon aux fesses. Sans la France et la Libye de Kadhafi, Idriss Deby n'a ni armée, ni État. Dans cet « Interview-Vérité » le tyran tchadien dit avoir averti l'O T A N à un moment pendant le combat du Peuple libyen contre l'ancien tyran libyen feu Mouammar Kadhafi. Quelle vanité! Aussi , il est très clair dans son interview que Deby n'a pas su cacher , même pour la forme , son amertume et son regret pour l'effondrement du régime de Mouammar Kadhafi , son parrain.

    Le despote de N'Djamena est allé jusqu'à qualifier la chute de son parrain Mouammar Kadhafi de « dislocation de la Libye » et ignorer totalement les efforts de stabilisation et de démocratisation réalisés par les autorités révolutionnaires de la Libye nouvelle, en affirmant que « les nouvelles autorités libyennes ne contrôlent toujours pas leur propre territoire ».

    Concernant la question malienne, Idriss Deby considère que la gestion actuelle de la crise par la CEDEAO seule « ne constitue pas une réponse appropriée à la situation », « On tourne en rond de sommet en sommet, etc. ». Quelle impolitesse à l'égard de cette grande institution africaine ?

    Idriss Deby affirme par ailleurs avoir répondu « non » à la demande du Président de la République française quant à une éventuelle implication militaire du Tchad dans cette crise malienne, ce qui aurait pu être une indiscrétion grave relevant de l'irresponsabilité sous d'autres cieux. Quant aux affrontements entre arabes et Toubous libyen, Idriss Deby se dit inquiet. Quelle ironie ! Idriss Deby inquiet pour le sort de qui ? Des Toubous dont il n'a jamais hésité depuis vingt ans d'incendier villages et palmeraies, de décimer camelins et chèvres ? Des autres Libyens dont il a fait par mercenaires massacrer les parents, femmes, enfants, vieux pour soutenir son parrain feu Mouammar Kadhafi ?

    Après avoir violé tous les droits humains au Tchad pendant vingt et deux ans, après ses aventures militaires au Rwanda, au Congo-Brazzaville, au Congo-République Démocratique, en République centrafricaine, en Libye, tête montée très haut, Idriss Deby trouve le culot de sous-estimer ou feindre d'ignorer tous les efforts de la CEDEAO pour résoudre cette crise.

    Le tyranneau tchadien va très fort et montre ainsi qu'il est tout simplement mal éduqué et irresponsable.

    Le 22 juillet 2012

    Le Bureau exécutif de l' A N C D .

     

  • SENEGAL - DAKAR 22 JUILLET 2012 © koaci.com - La Haye continue de mettre la pression sur le Sénégal pour le jugement de Hissène Habré. Les avocats de ce dernier crient au scandale.
    « Cette décision est nulle et non avenue » a dit Me El Hadji Diouf, l'un des avocats de Hissène Habré. « Hissène Habré ne peut plus être jugé et ne peut plus être extradé non plus. Cette décision montre que la cour internationale de justice, ainsi que les nouvelles autorités Sénégalaises, ne maîtrisent pas ce dossier » explique M.Diouf. Selon ses explications, le Sénégal est pris dans son propre piège, parce que, dira t-il, la Cedeao impose à tous ses pays membres des décisions. Pour cela, l'avocat persiste et signe que son client ne peut plus être jugé au Sénégal. Il invite les autorités de ce pays à éviter de politiser cette affaire qui, selon lui, est très sérieuse.

    Pour sa part, Mme Aminata Touré, ministre de la justice laisse entendre que « Habré sera jugé au Sénégal avant fin 2012 ».
    Qui vivra verra !

    Malickou Ndiaye, KOACI.COM DAKAR, copyright © koaci.com

  • Dans une déclaration outrecuidante à un hebdomadaire spécialisé dans la promotion des despotes et autres dictateurs, Idriss Deby Itno (IDI pour les tchadiens), sans aucune gène, se vante avoir averti "les occidentaux sur les conséquences d’une chute" de son parrain Kadhafi. Prédire que l’après Kadhafi sera difficile pour la sous région en terme d’insécurité, c’est comme si on prophétise la succession du jour et de la nuit tellement que c’est évidant. Pourquoi Deby a pris fait et cause pour Kadhafi ?

    Après 40 ans de dictature et de mégalomanie, Kadhafi s’est

  • Des heurts survenus dans la nuit de dimanche à lundi entre soldats tchadiens de la Mission de consolidation de la paix en Centrafrique (Micopax) et des gendarmes centrafricains ont fait un mort côté tchadien et deux côté centrafricain, a appris l'AFP lundi d'une source de la gendarmerie.
    Selon la source, une rixe survenue au sein d'"une unité de police constituée comprenant des éléments tchadiens de la Micopax (...) a attiré l'attention des gendarmes centrafricains en patrouille au quartier populaire du KM5 (de Bangui). Et a entraîné un échange de tirs lors duquel un soldat tchadien a été tué".{jcomments on}

  • Ce site est l'oeuvre des militants résolument opposés à la dictature au Tchad, et qui comptent utiliser tous les moyens légitimes pour mettre terme à ce pouvoir clanique et mafieux. C'est une tribune où les débats ne souffriront d'aucune circonscription mais aussi toute invective ou attaque personnelle ne seront admises. Les contributions et commentaires, voire collaborations directes, sont encouragés.

    Pour nous contacter deux façons:

    La Rédaction 

  • APPEL A COMMUNICATION

    Le Rassemblement National Républicain Tchadien

    R.N.R

    Pour la Vérité, le Changement et la Réconciliation, Une exigence éthique, Un objectif cardinal, Un impératif patriotique.

    Le Samedi 11 Août 2012, le RNR organise une Conférence-Débat citoyen, de 13h à 17h30, à l’adresse suivante : 23, Rue de Greneta Paris 2ème, Pour y accéder : Prendre le Métro Ligne n°4 : Porte d’Orléans - Porte de Clignancourt ou  Ligne n°3 : Pont de Levallois - Gallieni Descendre à la Station : Réaumur-Sébastopol.

    Cette rencontre a pour thème :

    Un 11 aout 2012, Un 52ème Anniversaire de l‘accession de pays la République du Tchad, sous le signe de la répression tout azimut de Idriss Déby.

    La participation et la contribution à la conférence est ouverte à tout tchadien et ami du Tchad, toute organisation de défense de Droits de l‘Homme et toute personne sensible aux violations de ce principe universel; notamment par le pouvoir tchadien actuel.

    Vous pouvez nous faire part de vos suggestions éventuelles à l’adresse électronique ci-après: Tchadessor@yahoo.fr

     

     

    Vive la République

    Vive la Résistance Tchadienne Républicaine

    Vive la militance pour la respect de l’humain.

    Fait en Ile-de-France, le 02 juillet 2012

    Pour le Coordination Nationale du RNR

    Le Secrétaire Permanent

                                       Monsieur Souleymane Abdallah{jcomments on}

  • toumai_air_tchadLes autorités tchadiennes ont annoncé lundi le retrait du certificat de transport aérien de la compagnie nationale Toumaï Air Tchad après la découverte de "problèmes graves de sécurité" en violation des règles de l'aviation civile. "L'autorité de l'aviation civile a retiré le certificat de transports aérien à la compagnie Toumaï et à deux autres (Sahara aéro services et RJM Aviation basées à Ndjamena) suite à des problèmes graves de sécurité dans l'aviation civile du Tchad", a annoncé à l'AFP le secrétaire général du ministère des Transports et de l'aviation civile, Mahamat Aware Neïssa. "Toumaï Air Tchad et les deux autres compagnies ne pourront plus faire des vols internationaux puisque selon les conclusions de l'audit de l'Organisation de l'aviation civile internationale, ces compagnies opèrent avec un permis temporaire et sans 'air operator certificate'. Ce qui pose de graves problèmes de sécurité", a expliqué Mahamat Aware Neïssa.{jcomments on}

     

  • Kamal OmarUn haut responsable du Parti du congrès populaire (PCP), l'un des principaux partis d'opposition au Soudan, est en détention, a annoncé dimanche le PCP, qui fait partie d'une coalition d'opposants soutenant le mouvement de contestation contre le gouvernement. Kamal Omar, chef du bureau politique du PCP, la formation de l'islamiste Hassan al-Tourabi, a été arrêté samedi à son domicile, a annoncé à l'AFP Béchir Adam Rahma, un autre responsable du parti. "Il lui ont demandé de prendre un sac et quelques vêtements. Cela signifie qu'il va rester un moment", a-t-il ajouté, précisant que l'arrestation était probablement liée au fait que M. Omar devait se rendre lundi au Qatar pour participer à une émission sur la chaîne Al-Jazeera. Dirigé par M. Tourabi, mentor d'Omar el-Béchir lors du coup d'Etat militaire qui l'a porté au pouvoir en 1989 mais devenu l'un de ses adversaires les plus virulents après avoir été écarté 10 ans plus tard, le PCP est l'un des principaux partenaires de la charte d'opposition signée mercredi. Cette charte appelle à une intensification du mouvement de contestation contre M. Béchir et sa politique d'austérité avec l'objectif d'obtenir la fin du système de parti unique.

    La contestation, lancée à la mi-juin par des étudiants protestant contre la hausse des prix alimentaires, se manifeste par une multiplication de petits rassemblements violemment dispersés par la police, mais la mobilisation reste loin de celle des mouvements du Printemps arabe.

    La répression est cependant sévère, avec des milliers d'arrestations selon des militants, qui visent particulièrement les opposants et les journalistes. L'Union européenne et le Canada ont exprimé leur inquiétude face à ces mesures.

    "Il n'y a aucun espoir de réforme constitutionnelle. Avec le vent du Printemps arabe, la contestation populaire semble la voie la plus sure pour ramener la démocratie et la paix au Soudan", a insisté M. Rahma, même si les militants pro-démocratie ont fustigé ces dernières semaines le manque de mobilisation de l'opposition politique.

    Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Soudan: arrestation d'un haut responsable de l'opposition | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique{jcomments on}

     

  • L'opposition tchadienne en lutte contre la dictature de N'djamena, reste plus que jamais inébranlable. Il est indéniable que le complot ourdi contre la résistance Tchadienne par le duo Deby Albechir a eut un effet très négatif sur la suite de la résistance Tchadienne contre la gouvernance dévastatrice, menée par la dictature dans notre Pays.

    Si le pouvoir moribond de Ndjamena croit avoir eu raison de la résistance par cette complicité, ridicule et le soutien politique mafieux du gouvernement Sarkozy, désormais aux oubliettes, il doit réviser son plan macabre en baisse.

    La résistance est plus vivante et plus forte qu'hier.

    La mise en place de CNUR, qui se chargera de préparer un congrès de l'unité de la résistance dans un bref délai, est un signale évidant de la vitalité de l'opposition et de son désir de profiter, de son expérience passée afin de mener une lutte, à la hauteur du défi que rencontre chaque jour notre peuple.

    Le comité national se compose des résistants suivants :

    Aboulanwar Mahamat Djarma Président :

    Membres :

    Mahamat Hassane Boulmaye

    Abdoulaziz Dahab

    Makaila Nguebla

    Mahamat Ali Kalyane

    Ahmat Yacoub Adam

    Danibe Zesta

    Mahamat Hissene

    Ali Moussa Issa Djiddi

    Mahamat Oumar

    Raoul Herman NGARADJE

    Mahamat Cherif Djako

    Ahmat Abakar

    Ousmane Abderahim

    Hidjazi Haroune

    Ali Mahmoud

    Fait le Lundi 2 juillet 2012

    Le Comité National pour l'Unité de la Résistance

     

  • bongo_hollande"Je romprai avec la 'Françafrique'", promettait le candidat François Hollande dans l'engagement 58 de son programme présidentiel. Cet engagement d'en finir avec les réseaux de diplomatie parallèle entre la France et ses anciennes colonies, et la main-mise présidentielle sur les dossiers africains, d'autres présidents l'ont pris avant lui. En 1981, François Mitterrand chargeait Jean-Pierre Cot, ministre délégué de la Coopération et du Développement, de prendre ses distances avec la Françafrique. Il le remercie un an plus tard, et termine son mandat avec son fils, Jean-Christophe Mitterrand, à la tête de la cellule Afrique de l'Elysée. "Papa m'a dit", comme le surnommaient les chefs d'Etat africains, sera condamné à deux ans de prison avec sursis en 2009, dans l'affaire de l'Angolagate pour recel d'abus de biens sociaux.

    Alors que François Hollande reçoit vendredi 6 juillet le Sénégalais Macky Sall, après le Guinéen Alpha Condé lundi et le Gabonais Ali Bongo jeudi, FTVi se penche sur les premiers pas africains du nouveau président français.

    La fin de la cellule africaine de l'Elysée et du ministère "Afrique"

    La réorganisation des institutions françaises en charge du continent est le premier acte tangible de la politique africaine de François Hollande. Contrairement à leurs prédécesseurs, les conseillers Afrique de l'Elysée, Hélène Le Gal et Thomas Mélonio, ne dépendent plus directement du président, mais sont placés sous la tutelle de son conseiller diplomatique, Paul Jean-Ortiz.

    Au Quai d'Orsay, le ministère délégué à la Coopération devient le ministère délégué au Développement et son décret d'attribution ne comporte plus le mot "Afrique". "Cela veut dire que, petit à petit, on se défait de ce système franco-africain, qui a une histoire lourde, analyse Jean-Pierre Dozon, anthropologue spécialiste des relations franco-africaines à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS). Le ministère de la Coopération était l'héritier du ministère de la France d'Outre-mer, lui-même héritier du ministère des Colonies."

    Un personnel renouvelé

    Cette divorce institutionnel se retrouve dans le choix des collaborateurs du président. "Les personnes nommées à l'Elysée et au ministère du Développement ont très nettement une position de rupture avec ce qui pouvait rester de la Françafrique", observe Philippe Hugon, chargé de l'Afrique à l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris). A l'inverse, "les hommes des grands réseaux africains comme Jack Lang ou Roland Dumas ne sont pas sur le devant de la scène actuellement", ajoute-t-il.bony_yayi_hollade

    Secrétaire national de l'UMP en charge de l'Afrique subsaharienne, le sénateur Jacques Legendre observe d'un œil bienveillant cette réorganisation. "J’ai toujours pensé que l’Afrique devait être gérée en liaison étroite avec les affaires étrangères", rappelle-t-il. Mais il attend de voir si le dispositif résiste à l'usage. "Les chefs d'Etat africains vont sans doute souhaiter avoir des contacts directs", glisse-t-il. Jean-Pierre Dozon partage cet avis: "Il y aura encore des relations particulières tout simplement parce qu'un certain nombre de chefs d'Etat sont demandeurs".

    Un homme qui connaît peu l'Afrique

    François Hollande lui même n'entretient pas de liens particuliers avec le continent, au contraire de Valéry Giscard d'Estaing, François Mitterrand ou Jacques Chirac. "François Hollande n'a jamais fait danser les masques africains, il n'a pas de relations personnelles avec les chefs d'Etat", résume Antoine Glaser, écrivain et ancien rédacteur en chef de la Lettre du Continent. Son expérience du continent se limite à l'Algérie, et à un stage en Somalie à l'époque où il étudiait à l'ENA, rappelle Jeune Afrique.

    "Cela peut être une qualité, il a un regard neuf, dépourvu de toute charge émotive", avance Pouria Amirshahi, député de la 9e circonscription des Français de l'étranger et secrétaire national du Parti socialiste à la coopération, à la francophonie et aux droits de l'homme.

    De fait, si certains membres du Parti socialiste ont tardé à condamner leur camarade de l'Internationale socialiste Laurent Gbagbo, François Hollande a rapidement pris ses distances avec l'ex-président ivoirien, soupçonné de crimes contre l'humanité par la Cour pénale internationale lors de la crise en Côte d'Ivoire (2002-2011).

    Jacques Legendre ne reproche pas au nouveau président son manque d'expérience sur le continent, à condition que cela ne se double pas d'un manque d'intérêt. "Il faut qu'il ait un vrai intérêt pour l'Afrique, parce qu'il y a des dossiers très lourds", prévient-il, en citant l'exemple de la crise malienne.

    La Françafrique, une époque révolue

    Les relations franco-africaines n'ont pas attendu François Hollande ou même Nicolas Sarkozy pour évoluer. "Si ces relations changent, c'est moins le fait d'une volonté politique qu'une question d'histoire, estime Antoine Glaser. L'Afrique se mondialise et la France a perdu de l'influence sur un continent où elle se pensait chez elle." Dans les anti-chambres des chefs d'Etat africains, les Français doivent désormer composer avec les Chinois, les Russes ou les Américains.

    "La France est un partenaire parmi d'autres, les relations des pays africains sont très diversifiées", abonde Philippe Hugon. Le chercheur de l'Iris explique également cette évolution par une question de générations. Ali Bongo est ainsi beaucoup moins francophile que ne l'était son père, Omar Bongo, connu pour avoir soutenu financièrement la carrière de certains hommes politiques français.

    De la même manière, la France associe de plus en plus l'Union européenne à sa diplomatie africaine. "La France n'a plus les moyens d'une politique bilatérale, juge Antoine Glaser. Il y a déjà des communiqués du Quai d'Orsay qui reprennent carrément le communiqué de la délégation européenne."

    L'affaire des biens mal-acquis, qui met en cause depuis 2007 différents chefs d'Etat africains et leurs propriétés achetées en France avec l'argent public, est un autre exemple de ce changement d'époque. "La page a été tournée. On a bien vu que l'exécutif n'avait pas la main sur le judiciaire, et l'affaire s'est poursuivie", constate Antoine Glaser.

    La realpolitik va l'emporter

    Si les relations vont peu à peu se normaliser sur le plan institutionnel, la politique africaine de François Hollande ne devrait guère différer de celles menées par ses prédécesseurs, comme l'illustre la réception d'Ali Bongo, dont François Hollande avait pourtant critiqué l'élection. "S'il s'agit de réaffirmer les nouveaux principes politiques de la diplomatie française, c'est bien que ce soit dit à Bongo", relativise Pouria Amirshahi. Mais, "si nous n'avons pas le compte-rendu, ce n'est pas bon signe", ajoute-t-il.

    "Il va falloir qu'il jongle entre la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen et les intérêts militaires et financiers de la France, ce n'est pas gagné", prédit Antoine Glaser. "Ce qui va l'emporter comme toujours, c'est la realpolitik, acquiesce Philippe Hugon. Le chercheur n'imagine pas François Hollande se passer de diplomatie parallèle pour traiter la question des otages français du Sahel.

    • Prendre en compte les intérêts français

    François Hollande devrait aussi composer avec les intérêts de la France sur le continent. "Il y aura obligatoirement une intervention politique pour défendre les intérêts économiques des firmes françaises, sur le pétrole ou l'uranium", ajoute Philippe Hugon, qui précise cependant que ces enjeux sont moins importants qu'à l'époque d'Elf. "Il ne va pas pouvoir ne pas tenir compte de la présence militaire française au Gabon et à Dijbouti", juge Antoine Glaser. Ces intérêts économiques et militaires sont autant de moyens de pression sur François Hollande dans les mains des chefs d'Etat du continent, qui peuvent désormais faire jouer la concurrence.

    Le président de la République aura donc fort à faire s'il veut mettre en place une nouvelle relation avec le continent africain. "Une politique, cela se juge à la pratique, pas sur les déclarations d'intentions", rappelle Jacques Legendre. "On voit bien qu'il veut marquer une différence, mais elle est symbolique, résume Jean-Pierre Bozon. Il y aura aussi de la continuité, il ne faut pas se leurrer."

    Thomas Baïetto

    Sources

  • ennedi1Ce chercheur nomade est considéré comme l'un des plus grands naturalistes du XXe siècle. Il fut surtout un homme des déserts. Dans le nord du Tibesti, grand massif tchadien, il fit, à 93 ans, l'un de ses derniers grands voyages. Nous sommes retournés sur ses traces.
    Le vent charrie une poudre de sable orange, nuée rasante qui file en ondoyant. Le désert s'étire, infini, silencieux, jusqu'à rejoindre l'azur. Partis de Faya-Largeau, quelques voyageurs traversent en 4 x 4 l'immensité minérale, cap au nord.
    Le massif de l'Ennedi est l'un des plus beaux déserts du monde. Erodés par le vent, les rochers se dressent comme autant de gardiens aux formes spectaculaires. Une nature intacte où vagabondent les idées et se ressource l'âme.Crédits photo : STANISLAS FAUTRE/Le Figaro Magazine
    Maurice Freund est l'un d'eux. Ouvreur de voies et fondateur de l'agence de tourisme Point-Afrique, investie de longue date dans le développement du continent noir, c'est à son initiative que, pour la première fois cette année, après quarante ans de guerres, trois avions civils se sont posés sur la petite piste de Faya, ville-oasis et porte d'entrée vers le nord du Tchad. En sont descendus une poignée d'initiés aventureux, appelés par les promesses du Tibesti et de l'Ennedi, deux massifs montagneux dont on dit qu'ils constituent le plus beau des déserts sahariens.
    La source de la Guelta d'Archeï, logée au creux des falaises, accueille chaque matin dès l'aube, dans un paysage inchangé depuis des millénaires, les dromadaires des caravanes acheminant les dattes et le sel vers les grandes villes et leurs marchés.Crédits photo : STANISLAS FAUTRE/Le Figaro Magazine
    Un espace indemne, protéiforme et multicolore, tour à tour vêtu de sables rose, orange ou blanc, ponctué d'imposants monolithes de grès sculptés par les millénaires venteux, gardiens à tête de serpent ou à dos d'iguane.Rares sont les étrangers qui ont foulé ces étendues. Théodore Monod fut parmi les premiers. Reconnu comme l'un des plus grands naturalistes du XXe siècle, Monod mit sa connaissance encyclopédique au service de l'inventaire de la planète en général, et du Sahara en particulier. A deux reprises il se rendit ici. En 1940 d'abord. C'est alors le début de la Seconde Guerre mondiale. Affecté à l'oasis d'Aozou, le caporal Monod officie comme agent de renseignements. Sa mission consiste à surveiller la frontière libyenne, sous contrôle de l'ennemi italien. Il l'accomplit, l'herbier en bandoulière, et collecte des échantillons au cours de ses missions de reconnaissance. Après avoir gravi le volcan Emi Koussi, plus haut sommet saharien - 3 415 m d'altitude -, il entre en Libye. A la source de Gongom, qui s'échappe d'une falaise, il trouve des fougères. Sous ces fougères vit une petite plante, qu'il prélève. Au Muséum national d'histoire naturelle, où elle est décrite en 1943, on y voit une espèce inconnue, d'un genre nouveau. Lire la suite
  • LIBREVILLE - L'ONG Reporter sans frontières (RSF) s'"inquiète" pour la liberté de la presse au Tchad, évoquant "des informations (qui) font état de menaces pesant sur plusieurs journalistes".
    "Les récentes informations qui nous parviennent nous inquiètent. S'il était confirmé que des officiels tchadiens n'hésitent pas, aujourd'hui à N'Djaména, à menacer des journalistes ou à adopter contre eux des sanctions visant à leur rendre la vie impossible, l'image du Tchad en serait profondément affectée", affirme l'ONG dans un communiqué.
    Parmi les journalistes concernés, Eric Topona, Eloi Miandadji, Déli Sainzoumi Nestor ont notamment accusé le ministre tchadien des Affaires foncières et du domaine Jean-Bernard Padaré, principal actionnaire du journal La voix dont ils sont des ancien employés, de les menacer "directement".
    D'après le communiqué, M. Padaré "a répliqué qu'il n'avait +rien à voir avec ces soi-disant menaces+, qu'il était +très attaché à la liberté+ et que jamais il ne serait responsable d'intimidations contre des hommes de médias ou de violations de la liberté de la presse".
    "La liberté de la presse est un acquis dans notre pays. Nous ne la remettrons pas en cause. Chez nous, aucun journaliste n'est en prison et la liberté de ton est très forte. Le gouvernement est violemment attaqué dans la presse, mais c'est normal qu'il y ait des critiques. Je n'y vois pas d'inconvénient", a pour sa part déclaré à RSF le ministre tchadien de l'Information et de la Communication et porte-parole du gouvernement, Hassan Sylla Bakari.
    "Ni Eric Topona ni aucun journaliste ne sont dans la ligne de mire du gouvernement", a-t-il ajouté, selon le document.

  • Nouvelle rubrique sur S&O.net ! Nous allons régulièrement interroger des supporters lensois exilés ou étrangers. Aujourd'hui, Saleh, vivant au Tchad, nous répond.

    Peux-tu te présenter ?

    Je m'appelle Saleh Sakine, né le 13 janvier 1984 à Abéché au Tchad. Je suis licencié en droit public.

    Comment t'es venu la passion pour le RC Lens ?

    Cette passion pour les Sang et Or m'est parvenu droit au coeur lorsque le RC Lens était sacré Champion de france en 1998 et l'Equipe de france championne du monde. A cet époque là, j'étais encore jeune mais le tout premier fan de l'Equipe de France et le RC Lens. J'ai envie de voir Lens de retour en L1 pour la saison 2013-2014.

    Beaucoup de joueurs africains ont joués à Lens, lesquels t'on le plus marqués ?

    Ils sont beaucoup, pas qu'africains d'ailleurs, entres autres : Daniel Moreira, John Utaka, Antoine Sibierski, Jocelyn Blanchard, Guillaume Warmuz, El-Hadji Diouf, Seydou Keita, Issam Jemaa ou Yohan Demont.

    Quel est le niveau du football Tchadien ? Des joueurs tchadiens jouent-ils en Europe ?

    Le niveau est bas. Hissein jouait à Istres avec qui il fut champion de france en L2 06-07. Il y a un tchadien qui joue en Serbie aussi mais il me manque son nom.

    Parle-nous de ton pays, qui est plutôt méconnu par chez nous

    Le Tchad est un pays d'Afrique Centrale, sa capitale estN'Djaména,sa superficie est de 1.284.000km2. J'aime mon pays comme j'aime ma famille, mes ami(e)s et les Sang et Or.

    Sources

  • Semaine à forte tonalité africaine pour François Hollande. En l'espace de cinq jours, pas moins de trois chefs d'Etat vont défiler dans son bureau : le Guinéen Alpha Condé, le Gabonais Ali Bongo et le Sénégalais Macky Sall. Dans les semaines qui ont précédé, trois autres visiteurs de marque ont déjà été reçus : le roi Mohammed VI du Maroc, le Béninois Boni Yayi, président en titre de l'Union africain (UA), et le Nigérien Mahamadou Issoufou.

    Tous — à l'exception de ce dernier et de Condé, qui fréquentaient Hollande au sein de l'Internationale socialiste — viennent découvrir un homme qu'ils connaissent peu, ou pas du tout, et s'enquérir de sa politique en direction de l'Afrique. A l'Elysée, on la résume en un mot : « normalité ».

    Changement de méthodes

    « Nous n'avons pas vocation à gérer seuls les dossiers africains, le ministère des Affaires étrangères est là pour ça. », indique-t-on à l'élysée. Placés sous l'autorité du conseiller diplomatique Paul Jean-Ortiz, les deux conseillers Afrique , Hélène Le Gal et Thomas Mélonio alertent néanmoins le président dès qu'ils le jugent nécessaires. Mais les dossiers africains ne seront pas traités différemment de ceux des autres continents. Pour marquer la césure avec la période où Claude Guéant était à l'Elysée, le nouveau secrétaire général, Pierre-René Lemas, ne devrait pas effectuer des missions à l'étranger à la place des ministres. La « cellule Afrique » de l'Elysée, qui connut ses plus belles heures sous les septennats de François Mitterrand et de Jacques Chirac, a donc été officiellement « désarmée » au profit du Quai d'Orsay. Même si Le Gal et Mélonio occupent ses bureaux historiques au 2, rue de l'Elysée.

    Fabius et Canfin aux commandes

    .Il incombe désormais au ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, et à son ministre délégué au Développement (nouvelle appellation de la Coopération), l'écologiste Pascal Canfin, de faire passer dans la réalité les principes énoncés par François Hollande : bonne gouvernance des partenaires africains — « pas d'ingérence mais une exigence » —, pacte de croissance, stabilité. Les intermédiaires, chers à la Françafrique, n'ont officiellement plus de raison d'être. « Il peut y avoir encore de mauvaises habitudes, notamment de régimes autoritaires, reconnaît Denis Pietton, le directeur de cabinet du Quai d'Orsay, mais cette période est clairement révolue. » Adossé à la Direction générale de la mondialisation et à l'Agence française de développement, Pascal Canfin entend bien mener en direction de l'Afrique, « continent émergent de demain », une politique de développement « pleinement justifiée par les chiffres », tout en menant une bataille contre les paradis fiscaux où sont détournées d'énormes masses financières destinées à l'Afrique.

    L'a priori favorable des Africains

    Les responsables politiques africains observent pour l'instant avec satisfaction les nouvelles dispositions affichées par Paris. Tout en faisant poliment remarquer que la France n'est plus en position de force. « Cette nouvelle vision de la coopération ne doit pas être seulement politique. Les relations économiques de la France ont beaucoup reculé », avertit Ibrahima Sall, le ministre de l'Education du Sénégal. « On veut une politique gagnant-gagnant », renchérit le président guinéen, Alpha Condé. Tout en observant que « François Hollande a les mains libres car lui n'a jamais touché d'argent de l'Afrique ».

    Sources