Filtre
  • Par l'intermédiaire des différents sites, les parents et amis des détenus politiques et des disparus nous ont envoyé des noms. Nous publions ces noms sous forme d'une première liste. Cette liste sera réactualisée au fur et à mesure que les bonnes volontés envoient les noms aux sites et blogs de leur choix, lesquels sites devront les transférer à l'Association. L'Association, à son tour va faire son enquête, puis faire la mise en forme et les publier.
    Cette opération va continuer indéfiniment, car sous le régime de Deby, les rapts, les disparitions, les détentions arbitraires, sont quotidiens. Ainsi l'Association élaborera un dossier solide avec des noms bien sûr mais aussi des témoignages, des photos et tout autre point qui peut rendre consistant le dossier avant son transfert aux institutions internationales, de défenses des droits de l'Homme. Les prisonniers politiques et les disparus sous le régime de d'Idriss Deby Itno sont très nombreux. Le mal touche toutes les familles, les régions et religions. C'est donc, toutes les contributions de tous les milieux sont les bienvenues.
    Voici donc une 1ère liste.
     
    I - Les déportés du Nigeria - En 1991, le régime de Deby a fait enlever par ses services des renseignements une vingtaine des citoyens tchadiens refugiés au Nigeria. L'opération de Kidnapping a été menée en étroite collaboration avec les responsables de l'Etat de Bornou (Nigeria). Les kidnappés étaient transférés à N'Djamena et gardés à la présidence. Le régime n'a jamais fait une quelconque déclaration à leur sujet, les conditions et les raisons de leur détention. Aucune information non plus sur leur nombre exacte. Pire aucune association des droits de l'homme ne s'est inquiété de leur cas. En son temps seul le journal enligne « Alwihda » avait largement fait écho de cette affaire ; depuis, c'est le calme, c'est l'oubli et la banalisation. Certains des déportés ont été libérés en catimini et vivent au Tchad, ils n'ont osé faire aucune déclaration, portés disparus ; il s'agit :
    Le Colonel Kaffine chadallah, empoisonné durant la conférence nationale souveraine. Colonel Garboubou arrêté au sud du Tchad et exécuté. Mamadou Bissau, haut Cadre de l'administration, secrétaire général du RDP de Monsieur Lol Mahamat Choua aujourd'hui rallié au régime Deby, assassiné à son domicile devant sa famille et son corps emporté en 1992. Maître Joseph Behidi, 1er président de la ligue tchadienne des droits de l'homme, abattu non loin de son domicile par des hommes dirigés par Kerim Nassour, chef de la sécurité présidentielle et neveu de Deby. Extradition monnayée de Maïduguri (Nord Nigéria) des responsables du MDD L'ex-chef d'état major du président Goukouni weddeye, Issa Ali Gorane, homme d'affaire, Dr Mahamat Boukhary Secrétaire général au Ministère des affaires étrangère, Mahamat Saker (Bidon) commandant de la BSIR, Mahamat Boukhari Abdel-Bagui, fonctionnaire de l'Education nationale, ancien ministre. Tous torturés et exécutés dans les cellules de l'actuel palais présidentiel. Colonel Moïse Kété et Capitaine Laokin Bardé Frison, tous deux assassinés au Sud du Tchad alors qu'ils étaient conviés à la table de négociation avec le gouvernement représenté par le Ministre de l'intérieur feu Youssouf Togoïmi, le Commandant Abakar Adjar commandant de la région de Lac, arrêté après la dissidence du Colonel Abbas Koty et exécuté à Moussoro le 18 juin 1992.
    Le 22 octobre 1993, assassinat du Colonel Abbas Koty Yacoub et deux des proches à son domicile. Son corps emporté.
    Le 16 août 1996, assassinat de Bichara Digui Arou, non loin de son domicile de la rue de 40m vers 21 heures. Ensuite, Annour Idriss Haggar (Laborantin) et Abakar Idriss Haggar (DG de l'école normale supérieure) tous deux frères de Dr. Bichara Idriss Haggar, ainsi que Bakhit mahamat Haggar, Hamid abderahmane Haggar (Chef de projet du PEV au ministère de la santé), Yacoub al Daris (commandant du CNR) seront froidement assassinés entre 1994 et 1996. Le Colonel Mahamat Fadil et le Capitaine Wileda Nourri ont été arrêtés par la police nigérienne et livrés à N'djaména à Déby avec l'avion présidentiel. Ils seront exécutés à la Présidence de la République malgré les protestations du HCR, des ligues Nigériennes et Tchadiennes des Droits de l'homme, de la presse tchadienne.
    1997 : Assassinat du Chef d'état major général des armées à Paris, le Colonel Moussa Bachar Houno. La thèse de l'accident n'a jamais été prouvée. Le corps du défunt a été enroulé par un interminable ruban blanc. La famille n'a pu examiner le corps.
    2001 : Assassinat du Dr Cheikh Ibni Oumar, homme d'affaire soudanais qui a investi près 40 milliards dans le projet pétrolier de Rig-Rig.
    2002 : Assassinat du Dr. Gueti Mahamat, DG de l'Asecna de 1985 à 2000 et président d'un parti politique qui a rejeté toutes les avances du MPS. Sa voiture a été minée à Faya alors qu'il battait campagne pour les élections législatives de 2002.
    Septembre 2002 : Assassinat de Youssouf Togoïmi, ancien ministre de la Justice, de la défense et de l'intérieur entre 1990 et 1998, président du MDJT. Sa voiture a été minée, blessé il a été évacué en Libye où il a été soigné et assassiné. Son corps est toujours entre les mains des Libyens qui refusent de le remettre à sa famille malgré plusieurs demandes insistantes.
    Assassinat à Ndjaména de Dochi Koreïdo, soeur de Guihini Koreï à son domicile.
    Gani Nassour interpellé a Faya-Largeau par la garde présidentiel dépêché pour la circonstance et torturé et balançé depuis un hélicoptère en 1993.
    Assassinat à Ndjaména de la sœur de Timane Erdimi,
    Le Colonel Adoum Acyl cadre militaire Arabe
    Assassinat du chef de canton Hémat Fadoul Barcham à Haraz-Mangueigne. Il fut tué dans l'humiliation des siens, bastonné à coups de crosses devant ses enfants, pour la simple raison de sa filiation familiale avec la famille Assileck Halata. Assileck Halata père est son oncle, et ses enfants sont des cousins.
    Assassinat du commandant Korom Youssouf Sougui, officier de l'armée nationale Tchadienne tuée pour sa proximité avec le général Taher Wodji
    1996, assassinat de l'étudiant BOUKHARI Mahamt Takay en pleine prison.
    Assassinat de Ahmat Lamine et Abderamane Dadi, l'avion qui les ramenait à Ndjaména a été abattu juste après avoir franchi le fleuve Chari. Deby s'est opposé aux experts dépêchés par la compagnie aérienne d'examiner la carcasse de l'avion pour le compte de l'Assurance.
    A titre des massacres collectifs, rappelons:
    Guera en 1991
    Boudouloum, Goré en 1992
    Gniguilim et Chokoyane en 1993
    Ndjaména en 1993, manifestation des Ouaddaïens a fait une centaine de mort.
    Le 2 et 3 février 2008, officiellement 700 morts, mais en réalité près de 2000. Les chars et hélicos de Deby tiraient à vue sur tout ce qui bouge. Deby a affirmé sur RFI avoir ordonné de tirer sur tout attroupement...
    Djiddo Mahamat idriss,
    Khamis Dokhone,
    Adam Ahmat,
    Vidi Valentin,
    Ketté Moïse,
    Laokein Bardé,
    Brahim Selgué,
    Adouma, yaya labadri,
    Adil Ousman
    Des contributions son vivement attendues au sujet des déportés du Nigeria.
     
    II – Pr Ibni Oumar Mahamat Saleh.
    Ancien Ministre, ancien recteur de l'Université de N'Djamena, Secrétaire General d'un parti politique et porte parole de l'opposition démocratique, Ibni a été enlevé devant sa famille par la garde rapprochée de Deby en Février 2008 à N'Djamena. Le régime de Deby se mure dans un silence dédaigneux, refusant obstinément de donner toute information sur cette disparition. Contrairement au 1er cas, la Communauté internationale est largement informée sur le cas du Pr Ibni, mais il faut plus pour contraindre le régime de Deby à rendre des comptes sur ce cas.
     
    III – Les déportés de Khartoum -
    Depuis que Khartoum et N'Djamena ont repris les relations de coopération, le régime de Khartoum effectue épisodiquement des rafles dans le milieu des tchadiens refugiés au Soudan, les considérant comme des militants de l'opposition armée. Ainsi les personnes suivantes sont déportées du Soudan et remis à la police politique de N'Djamena.
    Il s'agit :
    01 - AHMAT ALIO FADOUL
    02 - KODO BANI HASSAN
    03 - YOUSSOUF AHMAT
    04 - HAMDAN IBRAHIM
    05 - ABOUBAKAR OUSMAN,
    06 - MAHAMAT BANI AHMAT
    07 - MANSOUR YOUSSOUF
    08 - ADAM HASSAN
    09 - HEMCHI RAHMA,
    10 - MAHMOUT ALI MAHAMAT
    11 - TAHIR MATALAMA
    12 - GABI AGUD YOUSSOUF
    13 - DAOUD ABDOULAY ALI,
    14 - DABOUK ADJBAN,
    15 - MENALA SAID
    16 - ABDERAMAN RAMAT
    17 - HAMADI TCHOROMA
    18 - KALI KALE
    19 - ALADJAD ADAM ANOUR,
    20 - OUSMAN FAD LALLAH ICHEGUIR,
    21 - BRAHIM YOUSSOUF AHMAT
    22 - MAHAMAT HASSAN TILEP
    23 - HAROUN ARACHID,
    24 - ALBAKIR OUSMAN,
    25 - SAID MAHAMAT ALI
    26 - BRAHIM ISSA BACHAR
     
    Cette liste n'est pas exhaustive, loin de là ; depuis pratiquement une année, il n'y a pas un jour où un refugié tchadien ne soit pas kidnappé et remis au régime de Deby. Entre ceux qui sont encore dans les prisons soudanaises, ceux qui sont dans les prisons tchadiennes et les disparus, le compte n'y est pas encore. Parmi les disparus entre Khartoum et N'Djamena, il faut citer le Colonel ADOUMA HASSABALLAH DJADAL-RAHAB Vice-Président de l'UFR emprisonné à Addis-Ababa depuis 2010 ; depuis lors on est sans nouvelles de lui malgré des supputations et des rumeurs les plus accablants le concernant. IL faut aussi citer le cas de Mr Djibrine Assali Hamdallah, syndicaliste et opposant au régime de Deby.
    Des témoignages sur les déportés et disparus entre Khartoum et N'Djamena sont les bienvenus.
     
    IV - YAYA ERDIMI
    C'est le plus vieux prisonnier politique de Deby ; ça fait exactement 6 ans qu'il a été kidnappé par la police politique, devant ses enfants. Il a eu le tort d'être le cadet des jumeaux Erdimi. Personne ne l'a vu depuis cette date. Selon certaines sources, il serait tout au début détenu à l'ANS, dans une cellule, enchainé. D'autres rumeurs rapportent que depuis l'arrivée du nouveau DG de l'ANS, les conditions de son détentions seraient amplement détériorées, torturé moralement et physiquement.
     
    V - Les personnes arrêtées ou disparus à N'Djamena
    (Contributions attendues)
     
    VI - Les personnes arrêtées ou disparues après l'attaque du FUC, en 2005
    Colonel Abderrahmane YOUSSOUF
    Colonel Ahmat Haroun Abdoulaye
    Colonel Djama 44
     
    VII – Les personnes arrêtées, déportées ou disparues entre Bangui et N'Djamena.
    (Contributions attendues)
  • C'est la deuxième fois en deux ans que le groupe Areva est attaqué en Afrique. Après la prise d'otages de 2010 au Niger, des rebelles armés ont pris d'assaut dimanche l'un des sites du géant français du nucléaire près du gisement d'uranium de Bakouma cette fois, dans le sud-est de la Centrafrique. «L'ennemi a fait quelques dégâts matériels et s'est retiré en emportant essentiellement des vivres.
    Il est pour le moment difficile d'établir un bilan des combats, cependant on ne déplarevaore aucune victime sur la zone ni parmi le personnel, ni au sein de la population de Bakouma», précise un communiqué militaire.
    Une autre source militaire anonyme prétend néanmoins qu'un villageois a été tué près du site par les agresseurs «quelques heures avant l'accrochage à 25 km de Bakouma» et qu'ils ont pris en otage un notable et un jeune homme qui leur a servi de guide. Ces assaillants seraient des hommes de la rébellion tchadienne du Front populaire pour le redressement (FPR) du général Baba Laddé, explique cette même source. Le FPR, venu du Tchad, sévit en Centrafrique depuis 2008.
    Cinq ressortissants français du groupe Areva présents sur le site sont indemnes. Ils sont en contact avec les autorités françaises afin de trouver «la solution la plus adaptée» pour eux. Areva souligne qu'il ne s'agit que d'une action de pillage. «Il y a eu un vol de nourriture et de matériel informatique», souligne-t-on au siège parisien du groupe.
    En 2010 au Niger, sept collaborateurs d'Areva avaient été enlevés par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) sur le site d'uranium d'Arlit. Quatre d'entre eux sont encore aujourd'hui otages du groupe islamiste.
     
    Des rebelles qui veulent «mettre l'économie à genoux»
    Malgré un processus de paix entamé en 2008 avec la plupart des rébellions importantes du pays qui ont déposé les armes, la Centrafrique reste la proie de groupes armés coupeurs de routes et braconniers. La rébellion ougandaise de L'Armée de résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony y est par exemple très active.
    Pour Saint-Cyr Nguida, économiste centrafricain, l'attaque de Bakouma est inquiétante. Quels investisseurs pourraient être tentés de placer leur argent dans le pays, dans un tel contexte ? «Nous sommes en face de certains calculs, et je n'ose pas désigner qui que ce soit, mais ce sont des calculs destinés à mettre l'économie à genoux en faisant fuir les investisseurs potentiels comme Areva qui est le numéro un mondial en matière d'énergie nucléaire et qui commence à envisager des réalisations dans la région», estime cet expert en développement.

  • Des avocats soudanais se sont joints dimanche au mouvement de contestation anti-régime grandissant qui touche le Soudan, déclenché par la hausse du prix des biens de première nécessité, ont indiqué des témoins.
    Ces avocats ont manifesté à proximité du tribunal à Al-Obeid, chef lieu de la province du Kordofan-Nord, où certains ont été arrêtés, ont rapporté les témoins.
    Par ailleurs, une centaine d'étudiants d'une université d'Al-Obeid ont également manifesté et réclamé la chute du régime du président Omar el-Béchir, tandis que d'autres protestataires se sont rassemblés sur le principal marché de la ville, selon la même source.
    La police a dispersé ces manifestations à coups de matraques et de gaz lacrymogènes, ont-ils ajouté, comme c'est souvent le cas depuis le début d'une vague de contestation le 16 juin à Khartoum.
    Les manifestations contre l'augmentation des prix ont été lancées par des étudiants devant l'Université de Khartoum. Elles se sont élargies et touchent actuellement de nombreux quartiers de la capitale ainsi que plusieurs villes du pays.
    La capitale elle-même est restée relativement calme dimanche, mais la police anti-émeute était déployée préventivement, notamment devant l'Université de Khartoum, a indiqué un correspondant de l'AFP.bechir
    Un des principaux partis d'opposition, Oumma, a reçu l'ordre de la part d'officiers de la sécurité de ne pas organiser de rassemblement public dans ses locaux, a indiqué un dirigeant du parti.
    "Nous allons évoquer cela avec notre bureau politique et décider quoi faire", a déclaré le secrétaire général du parti, Ibrahim al-Amine.
    Des centaines de personnes ont participé à une rencontre portant sur la hausse des prix la semaine dernière au siège du parti Oumma, avant une tentative de manifestation mise en échec par des tirs de gaz lacrymogène par la police.
    L'inflation grimpe chaque mois au Soudan, dépassant 30% en mai, selon des chiffres officiels, et risque de grimper encore avec le plan d'austérité annoncé mercredi par le gouvernement, en particulier la suppression de subventions aux carburants. Sources

  • Un juge de Moundou (sud) a été révoqué par le Conseil supérieur de la magistrature dans le cadre de "l'affaire Gali", du nom d'un député de l'opposition condamné en mars à un an de prison pour braconnage, ce qui a soulevé les protestations de l'opposition, a-t-on appris lundi.
    Le juge Emmanuel Dekeumbé, a "été révoqué du corps de la magistrature, par le Conseil Supérieur de la Magistrature, lors d'un conseil de discipline, pour violation du secret de délibération et de devoir de réserve", a affirmé à l'AFP une source judiciaire soulignant que "cette révocation sera confirmée incessamment par un décret présidentiel " .gali1
    M. Dekeumbé avait refusé de condamner Gali Ngoté Gata, un député de l'opposition arrêté le 4 mars et jugé le 7 pour "complicité de braconnage de phacochère et tentative de corruption", soulignant que le phacochère n'était pas une espèce protégée.
    "Devant l'insistance de certains de mes collègues, j'ai quitté la composition (du tribunal) puis je me suis ouvert à la presse. Cela a été considéré comme violation du secret de délibération", a affirmé à l'AFP M. Dekeumbé.
    "Je suis révoqué. Mais je suis tranquille", a-t-il poursuivi. "Sachez que je ne regrette rien, j'ai agi en mon âme et conscience, je préfère plutôt mourir que de céder aux pressions".
    Dans un communiqué, le porte-parole adjoint de la Coordination des Partis Politiques pour la Défense de la Constitution (CPDC, principale coalition de l'opposition) Saleh Kebzabo, qui estime que "l'affaire est montée de toutes pièces", a déclaré: "Les partis politiques s'insurgent contre cette mesure et la dénoncent comme étant un pas supplémentaire dans la mise sous ordre du pouvoir judiciaire dans notre pays ".
    "Dekeumbé fait les frais de son courage", a affirmé Me Jacqueline Moudeina, présidente de l'Association Tchadienne pour la Promotion et la Défense des Droits de l'Homme.
    Avocate des victimes de l'ex-président tchadien Hissène Habré, prix "Right LivelihoodAward (2011), surnommé le +Prix Nobel Alternatif+, Me Moudeina estime que "Dekeumbé, à travers son acte, a exprimé sa ferme volonté de défendre la magistrature pour lui assurer la crédibilité tant revendiquée par les Tchadiens. Tout le corps doit en être fier ".{jcomments on}


  • Le Secrétaire général de l'ONU a rendu publique mardi sa « liste de la honte », sur laquelle figurent les parties à un conflit qui recrutent ou utilisent des enfants, les tuent ou les mutilent ou commettent des violences sexuelles contre eux. Annexée à son rapport annuel sur les enfants et les conflits armés, cette liste actualisée inclut 52 parties, dont 32 s'y trouvent depuis au moins cinq ans, persistant dans un comportement que Ban Ki-moon juge « inacceptable ».
    enfant_soldat2Si dans les autres pays ces actes sont commis essentiellement par les rebelles, au Tchad il est exclusivement le fait du régime et de son ex milice et allié le MJE soudanais. Le régime d’Idriss Deby a démobilisé tous les militaires n’appartenant pas à son clan pour les remplacer par des conscrits à peine adolescents. Il aurait lancé, lors d’une réunion familiale, « notre soutien principal le guide Mouammar Kadhafi est assassiné par les croisés, pour préserver notre pouvoir, il faut que chacun ramène ses enfants ». Depuis, des comités se sont lancés dans les villages Bilia (clan de Deby) pour débusquer des « troufions » en culotte courte.
    Le même rapport, dans une de ses annexes, souligne les tendances récidiviste du régime tchadien et dénonce le recours massif à ce genre de méthodes malgrè l'accalmie apparente en ce qles conflits armés. Le rappoalement cette volonté de vouloir perdureoir allant jusqu'à utilser des enfants comme chair à canon. Rédaction de la Gazette{jcomments on}
  • En quête de renforts pour la phase de groupes de la Ligue des Champions, Al-Ahly serait entré en contact avec le Tchadien Karl Max Barthélémy, meilleur buteur du dernier Championnat du Maroc avec le Difaa Hassani El Jadida.
    Al-Ahly prépare l'avenir. Sevré de compétition ces derniers mois en raison de l'arrêt du Championnat d'Egypte, le National du Caire entend mettre tous les atouts de son côté en vue de son entrée en matière en Ligue des Champions début juillet. Parmi les joueurs ciblés par les Karl_MarxDiables Rouges figure l'attaquant international tchadien du Difaa Hassani El Jadida Karl Max Barthélémy, meilleur buteur du dernier Championnat du Maroc avec 17 réalisations. Pour s'attacher ses services, Al-Ahly devra y mettre le prix : le canonnier de 24 ans, actuellement rassemblé avec les Sao du Tchad, est lié au Difaa jusqu'en juin 2014.
    Parmi les autres pistes offensives suivies par le Ahly, l'agence Mena évoque celle conduisant au Ghanéen William Owusu, auteur avant la suspension de la Premier League égyptienne de 5 buts en 12 matches avec la formation de Ghazl Mahalla.
    P.J (Rédaction Football365/FootSud)
    Rédigé par Rédaction Football365.fr / FootSud{jcomments on}

  • Alors que tous les acteurs humanitaires annoncent une crise nutritionnelle très importante dans la bande sahélienne pour les mois à venir, Aimé Makiméré, président d'Alerte Santé (ONG médicale Tchadienne) et Rouafi Oummani, coordinateur d'ALIMA au Tchad nous font part de leur vision de la situation nutritionnelle et médicale au Tchad. 127 000 enfants tchadiens de moins de 5 ans sont menacés par la malnutrition aigüe sévère au cours des 8 prochains mois...
    Voilà presque deux mois qu'ALIMA, Alerte Santé et Acted interviennent au Tchad dans le district de Ngouri afin de soigner la malnutrition aigüe sévère et le paludisme, et nous réalisons déjà que l'affluence dans les centres de santé est plus élevée que prévue :
    Cela fait 6 semaines que les activités ont commencé sur le terrain et nous recevons déjà un nombre de patients assez élevés. Si nous continuons à ce rythme nous allons dépasser nos prévisions (21 000 enfants soignés d'ici décembre 2012). Actuellement, sur les centres de santé nous recevons en moyenne 200 enfants par semaine et au niveau des hospitalisations, environ 25 enfants sont admis par semaine. Pourtant, nous n'avons même pas commencé à mettre en place le dépistage actif au niveau des villages. Ces chiffres risquent donc d'augmenter dans les semaines à venir. », Nous explique Rouafi Oummani. Lire la suite à la source{jcomments on}
  • Ce livre aborde les facteurs qui influencent la gestion environnementale de la CNPC lorsqu'elle opère à l'étranger, dans les confins du système pétrolier mondial, notamment dans un pays moins avancé (PMA), le Tchad. Dans un contexte pétrolier marqué par le projet Exxon à Doba (lancé en 2000 avec l'appui de la Banque mondiale), le projet chinois Rônier, initié en 2007, vise à raffiner sur place une partie du pétrole extrait et de transporter le reste via un itinéraire qui empruntera probablement l'oléoduc du projet Exxon Doba, posant ainsi la question de la compatibilité entre les référentiels et pratiques des deux firmes. À travers le prisme de la responsabilité sociale et environnementale (RSE), ce texte aborde les enjeux de l'interaction entre firmes pétrolières chinoises, pays d'accueil et majors occidentales. Lire la suite format pdf{jcomments on}

  • L'ambassadeur du Soudan au Royaume-Uni, Abdullahi Alazreg, a déclaré mercredi lors d'un entretien télévisé accordé à la BBC, que le Soudan du Sud n'était "pas un vrai Etat" et que le nouveau pays n'avait ni démocratie ni administration gouvernementale.
    Interrogé sur les raisons qui empêchent Khartoum et Juba de s'entendre sur une zone frontalière démilitarisée, Abdullahi Alazreg a répondu: "Quand vous parlez de deux parties, vous comparez des choses différentes". "Vous comparez notre gouvernement établi avec une entité qui est en train de s'établir. Le Soudan du Sud n'est pas un vrai pays, ce n'est pas un vrai Etat. C'est un Etat métaphorique", a-t-il expliqué.
    "Au Soudan du Sud (...), il n'y a pas de démocratie et il n'y a pas d'administration gouvernementale", a ajouté le diplomate soudanais.
    Ces remarques interviennent moins d'une semaine après une nouvelle suspension des pourparlers de paix entre Khartoum et Juba sous l'égide de l'Union africaine (UA) à Addis Abeba, les deux pays n'ayant pas réussi à s'entendre sur cette zone démilitarisée à la frontière.

     {jcomments on}

  • Le despote Idriss Deby, se sent menacer, décide d'organiser, une université d'été, de la diaspora tchadienne en Europe. Comble de ridicule à la Deby folle ! Ce qu'on appelle université d'été vient de la culture politique et militante de la République française ; les militants et militantes d'une structure politique où associative, se réunissent pour faire le point sur leurs activités, sur les événements internationaux et définir une position politique, et préparer leurs rentrés. Les universités d'été, s'organisent à l'intérieur du territoire national, dans une région ou une ville proche du courant, de la sensibilité organisatrice. Jamais, on organise une université d'été à l'étranger, peut être un forum social ; voilà une extravagante initiative à la Deby folle !boulmaye
    La majorité des tchadiens de l'Europe sont des opposants farouches au régime dictatorial d'Idriss Deby. Alors, comment le despote réussira t-il à convaincre, pour qu'ils puissent prendre part à cette ridicule initiative ?
    Les opposants travaillent en arrache-pied, pour déclencher une transition, qui nous mènera vers des vraies élections au Tchad. Les nobles efforts patriotiques de l'opposition, dans son ensemble et l'avènement de la Gauche française au pouvoir, font trembler le despote, il voit le danger venir de l'Europe. Le président français, lors de sa campagne électorale avait promis : « de changer en profondeur les relations franco-africaines ». Le dictateur a donc peur, et il croit être plus malin en prenant de l'avance sur ce qui se prépare contre lui. L'opposition et l'ensemble des citoyens et citoyennes avaient vivement souhaités des sérieux pourparlers, avec arrogance et impolitesse, Deby avait refusé tout dialogue. Ceux qui sont rentrés avaient connus l'injustice et l'humiliation, car ils ont tout simplement oubliés les caractères lâches et immoraux de ce régime. Heureusement, il reste un noyau dur, en Europe et partout dans le monde, qui fait vibrer l'empire de l'imposture politique ; ceux là, ne participeront certainement pas, à cette initiative absurde, à la Deby folle.
    Le dialogue devrait se faire, sous l'égide de la communauté internationale, avec l'ensemble des sensibilités politiques et associatives. Ensuite, se mettraient en place des mécanismes de transition pour arriver, pacifiquement et démocratiquement, à une alternative politique au Tchad. Toute autre forme de dialogue avec le dictateur, se sentira comme un marchandage, qui attire plus les amateurs de la politiques du ventre ; certainement pas, les vrais citoyens et citoyennes en lutte, contre l'injustice et ayant des vrais projets de société pour le Tchad.

    Mahamat Hassan Boulmaye, résistant contre le régime de N'djamena
  • Par RFI

    La police tchadienne a détruit hier, samedi 9 juin 2012, des dizaines de pirogues stationnées le long du fleuve Chari. Ce fleuve, qui sépare la capitale tchadienne Ndjamena de la ville camerounaise de Koussérie, est une source d'insécurité, selon les autorités tchadiennes. Du coup, celles-ci ont interdit toute traversée ou villégiature sur les rives de ce cours d'eau qui traverse cette zone urbaine sur plusieurs kilomètres.{jcomments on}

    Ecouter le correspondant de RFI

  • « L'impasse des transitions démocratiques en Afrique : le cas de l'Afrique centrale » : c'est le thème d'un colloque qui se déroulait hier samedi 9 juin à Montreuil en banlieue parisienne. Parmi les participants, quelques figures de mouvements d'opposition : Martin Ziguélé le Centrafricain, Bruno Ben Mouamba le Gabonais, Henda Diogène Senny du Congo-Brazzaville et aussi Albert Bourgi, professeur de droit public. Objectif de ce colloque : créer un premier cadre de concertation pour parler d'une même voix. Une initiative d'Acheikh Ibn Oumar, ancien ministre tchadien des Affaires étrangeres et coordinateur adjoint du CNCD, la coalition de l'opposition tchadienne.

    Le colloque rassemblait diverses formations politiques d'opposition des pays concernés : l'Union des populations du Cameroun (UPC), le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), l'Union du peuple gabonais (UPG), le Front pour la restauration de l'unité et de la démocratie Djibouti (FRUD) et le Conseil national pour le changement et la démocratie - Tchad (CNCD). L'union fait la force, expliquent en substance les leaders de ces mouvements qui constatent que les problèmes inhérents à leurs Etats sont les mêmes chez leurs voisins, tout comme leurs aspirations. Ils souhaitent voir cette sous-région du continent africain parler à l'unisson pour parvenir à une véritable culture démocratique.

    Acheikh ibn Oumar

    Ancien ministre tchadien des Affaires étrangères

    "Après presque vingt ans de tentatives de transition démocratique en Afrique centrale, la situation est bloquée : on est presque reparti à la case départ du parti unique."

    Suivre la declaration de Mr Acheikh ibni oumar

     

    {jcomments on}

  • Mon choix de cette date de 07Juin, pour me prononcer sur un sujet aussi sensible et d'actualité pour les Tchadiens que nous sommes, est loin d'être une provocation pour la mémoire des milliers des victimes des geôles de Hissein Habré ainsi qu'à leurs proches.
    Ce n'est non plus un soutien à l'ex-président et ses multiples co-accusés.
    Mais, un simple rappel d'une douloureuse date, qui a marqué une époque de l'histoire de notre pays, que nous avons laissée derrière, sans tourner la page.
    Mes compatriotes vont s'interroger, sur les mobiles de cette sortie de ma part. Des critiques fuseront de partout contre moi. Je suis conscient et je comprends.
    Je l'ai fait en toute responsabilité, car il est inopportun pour moi, de traiter l'affaire Hissein Habré, en termes de jugement.
    Réfléchissons ensemble dans un pardon global, à tous ceux, d'hier et d'aujourd'hui, qui se sont illustrés négativement à l'endroit de leurs concitoyens et de leur pays, pour donner une chance de stabilisation de la paix et de la durabilité de la réconciliation nationale.baba_ladde
    Sur les orientations nouvelles à donner au pays, afin d'en finir une fois pour toute, avec les règnes de la dictature, de la confiscation de pouvoir par des clans ou ethnies ainsi que de la mauvaise gouvernance.
    Un pardon qui doit rassurer aussi IDRISS DEBY de s'en aller, sans crainte d'une quelconque poursuite,
    Un pardon qui doit rassurer les uns et les autres à négocier une alternance paisiblement.
    Un pardon qui doit nous permettre de bannir le cycle de la violence et le retour au bercail de tous les exilés et opposants.
    Ces questions si elles ne sont pas abordées aujourd'hui, à mon humble avis, dans un climat de vérités et de pardon et devant une commission de vérité, de pardon et de réconciliation, nous risquerons de replonger notre pays dans les interminables rancunes.
    Chacun de nos régimes traine son cortège de malheur. Les acteurs de ces malheurs appartiennent parfois à un ou plusieurs régimes. C'est pourquoi je pense à un pardon collectif et faire table rase à notre passé douloureux. La cicatrisation des plaies de nos divisions en dépende.
    Quel héritage voulons-nous pour notre pays ?
    Quel héritage voulons-nous pour nos enfants ?
    Le pays est tellement divisé, qu'on risque une implosion.
    Pardonner un Homme comme Hissein Habré, ne veut pas dire qu'on oubli toutes les atrocités que nous avons vécues sous son règne.
    Nous sommes tous victimes des ces régimes passés et actuel.
    Donnons l'exemple au nom de l'Afrique, pour que tous les dictateurs d'ici et d'ailleurs, abandonnent le pouvoir sans violence, sans effusion de sang.
    Favorisons par cet acte louable et de grand cœur, la construction d'une société démocratique, de paix, d'unité, et de justice, pour les générations actuelles et futures.
    Fait le 07 juin 2012
    Pour Le FPR, le Général Baba Laddé{jcomments on}
  • Le 18 mai 2012, le général de brigade Sidi Arabi commandant la garde nationale nomade du Tchad (GNNT) a remis, au cours d'une cérémonie des couleurs, une attestation de reconnaissance auprès de la force Epervier afin de remercier l'action des militaires français au cours des derniers détachements d'instruction opérationnelle (DIO).

    Au cours du premier semestre 2012, le groupement Terre de la force, principalement armé par le 3e régiment d'infanterie de Marine (3e RIMa) et placé sous les ordres du colonel Steiger, chef de corps du 3e RIMa, a conduit près de 10 DIO au profit d'une centaine de militaires tchadiens.detachements-d-instruction-operationnelle-au-profit-de-l-armee-tchadienne-1_article_demi_colonne

    Présentation de l'armement, démonstrations pratiques des techniques de combat en zone urbaine, missions de contrôle de zones, topographie, mécanique et secours au combat ont notamment été au cœur des instructions.

    Des militaires tchadiens du groupement des écoles militaires interarmes (GEMIA) de la garde nationale nomade tchadienne (GNNT) et des unités de l'armée nationale tchadienne (ANT) basées à Abéché ont pu en bénéficier, notamment au cours de l' opération Korizo qui s'est déroulée du 19 mars au 15 avril 2012.

    L'ensemble de ces DIO est mené dans le cadre des accords techniques de coopération entre l'ANT et la force Epervier. Ces instructions permettent aux militaires tchadiens d'acquérir ou de renforcer des savoir-faire. Source{jcomments on}

  • La mission diplomatique américaine dans la ville libyenne de Benghazi (est) a été la cible mardi soir d'un engin qui a explosé sans faire de victime, a-t-on appris mercredi auprès de l'ambassade des Etats-Unis à Tripoli et d'une source des services de sécurité à Benghazi.
    "Il y a eu une attaque hier soir contre le bureau des Etats-Unis à Benghazi", a indiqué à l'AFP un responsable de l'ambassade, précisant qu'il s'agit d'un "engin explosif improvisé" qui n'a pas fait de victimes.
    "Les Etats-Unis déplorent l'attaque de leur mission diplomatique à Benghazi", a-t-il dit sous couvert de l'anonymat, ajoutant que l'ambassade a appelé les autorités libyennes à renforcer la sécurité autour de ses locaux en Libye.
    Une source des services de sécurité à Benghazi a confirmé l'attaque, précisant qu'elle a été revendiquée par un groupe se présentant sous le nom de "Groupe du prisonnier Omar Abdelrahmane", qui a laissé des tracts sur place, dans lesquels il menace les intérêts américains en Libye.
    L'ambassade des Etats-Unis a indiqué qu'elle n'avait pas d'information au sujet d'une quelconque revendication.{jcomments on}

  • Abdelkerim Hissein Moussa, natif de Fada dans l'Ennedi, était un chef de service à la direction des affaires pétrolières à la Présidence debut 1993. Comme Monsieur est né sous une "bonne etoile", il cumule aujourd'hui les poste de: Conseiller technique à la Présidence de la République chargé du pétrole; PCA de l'ex STEE; PCA de la Société tchadienne des hydrocarbures (STH) puis la nouvelle promotion. Ainsi vont les choses dans l'itnoland.
  • Vendredi, 25 mai dernier, l'ancien ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation, Marafa Hamidou Yaya, est transféré dans une cellule du secrétariat d'Etat à la Défense (Sed) en compagnie d'Yves Michel Fotso et Polycarpe Abah Abah, dans des conditions aussi rocambolesques qu'illégales. En effet, en dépit de l'arrêté signé quelques heures plus tôt par le ministre de la Justice, Laurent Esso, créant des prisons secondaires à Yaoundé et Douala, dans le prolongement des celles de Kondengui et New-Bell, le transfèrement de ces ex-barons du régime viole le Code de procédure pénale dont l'une des dispositions rappelle que «les personnes interpellées au nom d'un mandat de justice doivent être détenues dans une prison».Marafa_Hamidou_Yaya040911230

    Or, le Sed, malgré la décision du garde des Sceaux, reste et demeure un camp militaire. En procédant de la sorte, le pouvoir semble avoir donné raison aux tenants de la thèse de l'«épuration politique» accolée à l'opération de lutte contre la corruption au Cameroun.

    C'est le 16 avril dernier que Marafa Hamidou Yaya a été incarcéré à la prison centrale de Kondengui, le même jour que l'ancien Premier ministre Ephraïm Inoni, pour de présumés détournements de fonds publics dans le cadre de l'achat d'un avion présidentiel. Le même jour, M. Marafa a déposé, auprès du procureur près le tribunal de grande instance du Mfoundi, une lettre de récusation du juge Pascal Magnaguemabé qu'il accuse de «partialité». Par deux fois, le ci-devant secrétaire général de la présidence de la République refusera d'être entendu par ce magistrat-instructeur. Les dernières informations font pourtant état de ce que sa demande de récusation n'a pas prospéré.

    Ce qui aura toutefois le plus marqué l'opinion, en rapport avec le cas Marafa Hamidou Yaya, c'est l'intense activité épistolaire de l'ex-Sg/Pr. Déjà trois lettres ouvertes, dont deux adressées au président de la République et l'autre au peuple camerounais. Dans sa dernière sortie, M. Marafa donne sa version des faits sur l'achat des avions présidentiels et se lave de toute accusation. Des lettres qui ont certainement motivé son transfèrement au Sed, synonyme d'isolement.

    Le pouvoir semble visiblement mal à l'aise, face à l'abondante et percutante prose du «bagnard spécial». D'où les réactions épidermiques du chef de la cellule de communication de présidence, Joseph Le et du secrétaire à la communication du Rdpc, Jacques Fame Ndongo, en sapeurs-pompiers d'un régime accablé d'atteinte aux droits de la justice et de la dignité humaine. Leur principale cible dit ne pas avoir peur d'un procès transparent, qu'il appelle même de tous ses vœux. Rendez-vous à la barre.

    © Source : Mutations

  • Le président sud soudanais a écrit à 75 officiels de l'actuel ainsi que du gouvernement précédent pour leur demander rembourser les sommes dues.

    Salva Kiir révèle que la somme détournée est estimée à 4 milliards de dollar.

    Mots-clésSoudan du Sud

    Dans la lettre, il explique qu'une grande partie de cet argent a été sorti du pays. Dans la plupart des cas c'est pour l'acquisition en espèce de propriétés.

    Le chef de l'Etat sud soudanais a demandé aux personnes en question de ramener l'argent, pour préserver la crédibilité du gouvernement et leur promis à celles qui le feront qu'elles ne seront pas inquiéter.

    Ce n'est pas clair pour le moment si cette requête a déjà reçu un écho favorable

    La lettre de Salva Kiir pointe du doigt la manière dont la corruption gangrène le soudan du sud.

    Les nouveaux dirigeants du pays étaient des rebelles qui ont combattu pendant plusieurs années le gouvernement soudanais

    Le président sud soudanais s'en est par ailleurs pris pris accuse dans la correspondance ses compagnons d'armes, d'avoir trahi leur vision commune.

    "Beaucoup de nos amis sont morts" écrit-il, et une fois que nous avons le pouvoir nous les avons oublié ce pour quoi nous avons combattu et commencé par nous enrichir au dépens de notre peuple, poursuit Salva Kiir.

    Le ministre sud soudanais de l'information a déclaré à l'agence Reuters, que plus de 2 millions manquent dans un scandale très médiatisé et qui concerne le sorgho, la culture de base.

    La corruption ambiante est connue de tous au Soudan du sud, mais c'est le montant révélé dans la lettre du président sud soudanais qui a choqué plus d'un.

  • Le porte-parole du JEM, Badawi Moussa Al-Sakin, a démenti hier que l'armée soudanaise ait tué 45 rebelles lors de combats samedi dans l'Est du Darfour. Selon lui, seulement trois rebelles ont été tués lorsqu'ils ont attaqué une garnison soudanaise dans le village de Fataha; il n'a en revanche pas spécifié le nombre de victimes soudanaises. Le gouvernement soudanais avait indiqué hier que les 45 rebelles tués s'adonnaient à des pillages et que leur attaque sur la garnison de la ville avait été repoussée. (Source : Sudan Tribune)

  • chad: vingt-deux ans de dictature, une misère généralisée, mais aussi une nouvelle opposition.
    Il est à peine sept heures du matin. Il fait chaud, très chaud. Le thermomètre affiche déjà 38°. Il n'y a pas un souffle de vent, pas une goutte d'eau, le paysage est triste à mourir comme irradié au napalm. Là, accroupies sous ce soleil de plomb, des femmes creusent la terre. Ici, on les appelle les «termitières». Elles tentent en effet de trouver une fourmilière avec assez de graines pour nourrir leur famille. Comme il n'y a plus rien à manger, il n'y a pas d'autres moyens pour feinter la faim. Inlassablement, du lever au coucher du soleil, les « termitières » bêchent, creusent et fouillent pour disputer quelques graines aux fourmis.
    Non, nous ne sommes ni dans un camp de réfugiés ni dans un village dévasté du Darfour. Nous sommes dans le Kanem, région de l'ouest du Tchad. Cette année, près de deux millions de personnes y sont menacées par la faim. Un enfant sur vingt meurt avant l'âge d'un mois et un sur dix avant un an pour cause de malnutrition. La faute à la sécheresse ? Au changement climatique ? Sans doute y a-t-il un peu de ça. Mais, à vrai dire, les catastrophes naturelles ne peuvent à elles seules expliquer cette insoutenable situation. Ce qui tue par-dessus tout au Tchad, c'est le mépris pour la vie humaine des autorités du pays, et l'indifférence à l'extérieur.
    Un exemple : au moment où diverses ONG appelaient à un plan d'urgence en faveur de ces populations en grande détresse, que les différentes agences de développement dans le monde se mobilisaient pour trouver de l'argent et venir au secours de ces enfants, femmes et hommes livrés à la faim, le chef de l'Etat tchadien, cc, 60 ans, convolait en justes noces à Khartoum (au Soudan voisin) avec Amani Moussa Hilal, 20 ans, la cérémonie revenant à la bagatelle de 26 millions de dollars en dot et autres prestigieux cadeaux, sans parler du millier d'invités. A noter le pedigree bien singulier de la mariée, qui n'est autre que la fille de Moussa Hilal, le tristement célèbre chef des Janjawids. Oui, les Janjawids, ces « cavaliers du diable ». Souvenez-vous, cette horde de criminels à cheval (ou en pick-up) qui semaient la désolation et la terreur au Darfour. Voilà qui augure de lendemains sombres pour le Tchad quand on connaît ces tueurs imprégnés de racisme à l'égard des Noirs africains et nourris d'islamisme.
    C'est d'une main de fer qu'Idriss Déby, Président Général Sultan, dirige ce vaste pays de l'Afrique centrale. Arrivé par les armes au sommet de l'Etat en 1990, avec l'appui du président soudanais Omar El Béchir, du colonel Kadhafi mais aussi des services secrets français, son pouvoir est caractérisé par des violations massives des droits humains et un clanisme primaire. Pour lui, le Tchad est un butin de guerre du clan, au service du clan, pour le bonheur du clan. Toutes les richesses du pays sont concentrées entre les mains de sa famille.
    Pour les autres Tchadiens, sa politique est celle de la terre brûlée. Assassinats, rapts d'opposants politiques, de défenseurs des droits de l'homme, de journalistes, de citoyens anonymes soupçonnés de complots ou accusés d'être les sympathisants d'un adversaire politique ; viols de masses dans les régions acquises à l'opposition pour punir et humilier ceux qui ont osé braver son autorité ; incendies et destructions des villages, empoisonnement des puits, saccages des récoltes pour faire déguerpir des populations installées sur des terres convoitées, enrôlement forcé d'enfants, arrestations arbitraires, exécutions extrajudiciaires. Son impitoyable escadron de la mort, composé des membres du clan, réprime aveuglement dans le sang toute velléité de contestation démocratique. Ceux qui ont eu le malheur de croiser l'homme le décrivent comme brutal, impulsif et paranoïaque. Ses collaborateurs font fréquemment les frais de sa rudesse et de son plaisir à humilier, rabaisser, dominer, particulièrement manifeste à l'égard des cadres et des intellectuels. Quelques-uns ont témoigné avoir reçu gifles, insultes ou coups de pied en plein Conseil des ministres. Il y a aussi ceux marqués à vie par d'horribles sévices ou disparus à jamais. Les organisations de droits de l'homme, dont Amnesty International, la FIDH, Human Rights Watch et la Ligue Tchadienne des Droits de l'homme, n'ont eu de cesse de dénoncer les agissements du régime.
    En près de 22 ans d'un règne sans partage, le dictateur n'aura rien épargné aux Tchadiens qui vivent dans une extrême pauvreté malgré les revenus substantiels du pétrole. Ils n'ont, dans leur écrasante majorité, accès ni à l'électricité, ni à l'eau potable et encore moins aux soins de santé adéquats. Et tandis que manger devient un véritable parcours du combattant pour chaque famille tchadienne, le despote et ses proches festoient sans retenue, s'offrent des palais dignes des Contes des mille et une nuits ainsi que des appartements un peu partout dans le monde.
    Mais Idriss Déby Itno n'est pas qu'un dangereux personnage pour les Tchadiens. Il est également une réelle menace pour la région. Au Togo, sa milice est venue en renfort afin de mater les soulèvements populaires. Il s'est illustré à l'inverse dans un rôle déstabilisateur au Congo Brazzaville et en République centraficaine afin de renverser les présidents Lissouba et Ange Félix Patassé démocratiquement élus. Des centaines de jeunes Tchadiens pauvres et sans emploi ont été recrutés et convoyés par Daoussa Déby, ambassadeur du Tchad en Libye et surtout frère aîné du président, pour servir de miliciens pro-Kadhafi. Les conséquences de ce forfait ont été désastreuses pour des milliers de paisibles Tchadiens travaillant en Libye et qui, en représailles, ont été pourchassés et lynchés par les forces rebelles hostiles au "Guide".
    Dans la crise du Darfour, Déby est désormais l'un des principaux alliés du régime de Khartoum. Auparavant, soufflant le chaud et le froid, il avait armé et désarmé les groupes de combattants darfouris, en particulier les islamistes du JEM, au gré de ses propres intérêts. Les liens qui l'unissent au président soudanais Omar el-Béchir, remontent à 1989, quand ce dernier l'aida à prendre le pouvoir à N'Djamena. Les deux hommes se sont ensuite combattus par groupes rebelles interposés, avant de se réconcilier en 2009. Le président tchadien est donc à nouveau proche de son homologue soudanais, contre lequel, faut-il le rappeler, la Cour pénale internationale a émis un mandat d'arrêt pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide au Darfour. Depuis, le Tchad est devenu progressivement un terreau pour les idées islamistes des Frères musulmans et du Front National Islamique, dont sont issus Omar el-Béchir et son ex-mentor le fameux idéologue fondamentaliste Hassan al-Tourabi. Déby a ainsi nommé le cheikh Hassan Hissein Abakar, soudanais et « tourabiste », imam de la grande mosquée de N'Djamena. Pour la première fois dans l'histoire du Tchad, où se pratiquait généralement un islam tolérant en parfaite cohésion et intelligence avec les autres confessions, le chef spirituel de la communauté musulmane n'est pas tchadien. Une certaine radicalisation de la pratique de l'islam prolifère désormais dans certains milieux et il y a lieu de craindre qu'elle gagne du terrain si rien n'est fait pour la contenir.
    Aujourd'hui, Déby et El-Béchir scellent à nouveau un pacte de sang par la mise sur pied d'une brigade mixte tchado-soudanaise qui traque et exécute les opposants tant tchadiens que soudanais. Le mariage du dictateur tchadien avec la fille du chef janjawid, homme de main du président soudanais, consolide cette alliance d'intérêts communs aussi bien politiques que mercantiles. En conséquence, les populations tchadiennes et soudanaises se trouvent prises dans l'étau des manœuvres machiavéliques des deux despotes, dont elles sont devenues les otages.
    Idriss Déby, Omar el-Béchir : les deux faces hideuses d'une même politique de terreur. Voilà pourquoi, l'urgence pour sauver le Darfour s'accompagne de l'urgence d'écarter Idriss Déby. Cette urgence définit dorénavant la problématique de l'opposition tchadienne, à l'intérieur et à l'extérieur. Tirant les leçons de ses échecs successifs, elle s'est aujourd'hui réorganisée à l'échelle nationale et a opté pour les valeurs universelles de la démocratie. Mobilisée pour mettre fin aux deux décennies de règne d'Idriss Déby Itno, elle s'interroge toutefois sur les choix de la France : si l'homme fort de N'Djamena est menacé de perdre le pouvoir, sera-t-il à nouveau soutenu par Paris ? Inutile de dire qu'elle espère des nouvelles autorités françaises qu'elles sauront comprendre que le système Déby est une plaie pour son pays et la région, et qu'elles sauront reconnaître des amis dans ceux qui veulent y mettre un terme.
    Annette Yoram Laokolé, opposante politique tchadienne. Source{jcomments on}

  • Au Tchad, le ministre de la Justice est poursuivi en justice par deux magistrats. Des magistrats qui attaquent leur ministre pour dénonciation calomnieuse et trafique d'influence au cours du procès du député Gali Ngoté Gata. Ce député de l'opposition avait été arrêté début mars pour corruption et complicité de braconnage. Condamné en première instance, il a été relâché en appel après les protestations d'un des magistrats auteur de la plainte.
    Emmanuel Dekembé, conseiller à la cour d'appel de Moundou a été sanctionné début mai par le conseil supérieur de la magistrature pour violation du secret de délibération. Il avait expliqué aux journalistes qu'il a refusé de suivre les injonctions de sa hiérarchie.
    Aujourd'hui, c'est lui qui porte plainte contre le ministre de la Justice, garde des Sceaux et trois de ses proches collaborateurs pour trafic d'influence et complicité : « Moi je suis juge du siège, je ne peux pas recevoir des instructions pour rendre une instruction pour dans un sens ou dans un autre. C'est pour faire savoir au ministre que lui-même a violé l'obligation que l'article 21 lui impose et il ne peut pas déclencher une poursuite disciplinaire contre moi sur la base de l'article 26 de cette même ordonnance ».
    Un autre magistrat, Kagdombaye Mbaibeum a aussi porté plainte contre le ministre pour dénonciation calomnieuse. Au cours d'une audition devant le conseil supérieur de la magistrature, la hiérarchie l'a accusé d'avoir été manipulé par les hommes politiques et les évêques pour s'opposer au maintien du député Gali en prison.
    Contacté par RFI, le ministre de la Justice indique qu'il est un citoyen et préfère laisser la procédure suivre son cours. Sources {jcomments on}