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  • Dimanche dernier au stade de Aïn Draham en Tunisie, la Libye a dominé le Tchad par 1 à 0 en match amical international de football. L'unique but de la partie a été inscrit par le défenseur Walid Sbai à la 64e minute du jeu. Il faut noter que ce match s'inscrit dans le cadre du stage préparatoire qu'effectue l'équipe libyenne en Tunisie en prévision des éliminatoires de la Coupe d'Afrique des nations (CAN) de 2013 et de la Coupe du monde de 2014.

  • Le président du Conseil d'Action Révolutionnaire (CAR), M. Albissaty Saleh Allazam, ex-rebelle armé vient de saisir la main tendue du chef de l'Etat Idriss Deby Itno. Il a regagné le bercail depuis quelques jours. Il a présenté un point de presse, le jeudi 24 mai 2012, au siège national de la médiation de N'Djaména. «Je suis votre serviteur, le serviteur de la nation tchadienne, une nation tchadienne toute puissante», assure M. Albissaty Saleh Allazam tout en exprimant sa reconnaissance et sa gratitude à celles et ceux qui comprennent le sens de sa lutte, croient à la sincérité de ses intentions et soutiennent les efforts qu'il déploiera en guise de contribution pour l'avènement d'un Tchad réconcilié avec lui-même, un Tchad tout-puissant à l'échelle internationale. Il rappelle qu'il est rentré sans condition pour apporter un changement de mentalité et travailler dans le domaine sanitaire.

    Toutefois, le compatriote, médecin de son état annonce tout un programme, après avoir passé 8 ans dans le maquis. Il apprécie à sa juste valeur tous les actes positifs, posés par le gouvernement, entre autres, les constructions des routes, écoles, hôpitaux, puits, des périmètres d'irrigation, etc. Il espère encore que le pouvoir démontrera sa disponibilité à amorcer une véritable politique de réconciliation nationale afin d'encrer une solide démocratie dans le pays, à travers la promotion de la justice sociale. En effet, M. Albissaty Saleh Allazam explique qu'il y a deux mois que son mouvement CAR, a pris unilatéralement ses responsabilités historiques de rompre avec l'exil forcé. «Ce retour au pays murement réfléchi s'était fait sans aucun marchandage, ni pression de quelle que nature que se soit. Nous avons décidé aujourd'hui de mener le combat politique de manière démocratique à l'intérieur du pays aux cotés des populations tchadiennes et de toutes les bonnes volontés ayant à cœur l'unique objectif qui est celui de bâtir le Tchad et d'en faire un état véritablement indépendant, démocratique et prospère», estime l'ex-rebelle. Selon lui, son mouvement a décidé d'engager, sur le sol national, un dialogue constructif avec les autorités du pays représentées par le médiateur national M. Abderaman Moussa, pour un le retour dans la légalité non seulement des membres du CAR, mais aussi des Tchadiens désireux de rompre définitivement avec ce cycle de révolution et de contre révolution qui ne l'honore pas.

    Le médecin affirme que son retour au pays servirait aussi de test et d'exemple pour les autres compatriotes qui voudraient contribuer in-situ et concrètement au développement du Tchad. A notre sens, ajoute M. Albissaty Saleh Allazam, une opposition systématique et bornée aux actes que posent le gouvernement serait contreproductive voire négative, elle ne serait pas de nature à favoriser un développement harmonieux de la patrie. Le médiateur national, Abderamane Moussa confirme à cet effet que, le président de la république du Tchad, M. Idriss Deby Itno l'a instruit d'aller vers tous les frères tchadiens qui ont choisi le maquis. De leur demander de regagner le bercail, à l'exemple du chef du CAR. M. Albissaty Saleh Allazam n'est pas le dernier. «Nous demandons à tous les tchadiens de s'accorder sur la plateforme minimale qu'est la paix. L'avenir du Tchad en dépend. Nous avons le devoir de nous rencontrer et de discuter sur ce futur que nous souhaitons radieux pour les générations futures», lance M. Albissaty Saleh Allazam.

  • Le risque d'une explosion populaire existe toujours en Algérie. Ses conséquences seraient destructrices pour le pays et la région.
    Ignacio Salafranca, chef de l'équipe des observateurs de l'Union européenne, a jugé que les récentes élections législatives algériennes sont «une première étape dans le processus de réforme qui devra être soutenu, après une révision de la Constitution, par un approfondissement de la démocratie». Un avis partagé par la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton:
    «Ces élections -et le nombre élevé de femmes élues-, sont une étape bienvenue dans le progrès de l'Algérie vers une réforme démocratique.»
    acheikh1De façon diplomatique, ces déclaration reviennent à dire: «l'élève peut mieux faire».
    «The Big One»?
    Ces appréciations en demi-teinte sur les élections reflètent la caractéristique générale de la situation algérienne: il y a des progrès, mais ils sont insuffisants. On comprend que pour ceux qui voient le verre à moitié vide, il faut absolument et immédiatement un soulèvement populaire, que l'Algérie ait son printemps arabe.
    Les spécialistes ont baptisé du sobriquet de «The Big One» le tremblement de terre dévastateur qui pourrait détruire une large part de la côte ouest des Etats-Unis. Par analogie, un soulèvement du type «printemps arabe» qui balayerait le pouvoir algérien serait un séisme sans précédent, un véritable «Big One» géopolitique, pour la sous-région du Maghreb, le voisinage sahélo-saharien, moyen-oriental et même européen.
    Impossible statu quo
    L'onde de choc en serait beaucoup plus dévastatrice que celle provoquée par la chute du régime Kadhafi. Les effets de cette dernière, illustrés par l'aggravation des combats au Mali et au Soudan, auraient d'ailleurs pu être minimisés si l'intervention de l'OTAN n'avait pas été si méprisante des réalités locales et régionales.
    La question donc de la possibilité, voire de la nécessité, d'une rupture politique brutale en Algérie, est d'une importance géopolitique incomparable à tout ce que nous avons vu dans les autres pays. Plutôt que de poser le problème en termes de principe ou de souhait («la démocratie doit s'installer partout»), tentons d'analyser les traits essentiels de la situation.
    Il y a des signaux «rouges» -qui vont dans le sens d'un risque d'explosion populaire- et des signaux «verts» -qui vont dans le sens d'une évolution réformiste.
    Le troisième cas, à savoir le statu quo, ne mérite pas qu'on s'y attarde, car personne n'y croit plus.
    Inventer de nouvelles formes de mobilisation
    Il appartient au pouvoir, à la classe politique, aux élites en général, de bien mesurer la nature exceptionnelle de cette étape historique, de réfléchir et d'agir pour gommer les signaux rouges, et renforcer les signaux verts.
    Néanmoins, la jeunesse, la société civile et les forces nouvelles en général ne doivent pas seulement compter sur une compréhension de la part du pouvoir et des élites, mais développer des formes de sensibilisation, d'organisation et de mobilisation autonomes, originales et consistantes. Car, sous tous les cieux, la pression populaire organisée et la prise de conscience chez les tenants du pouvoir du risque de perdre le contrôle de la situation s'avèrent être d'excellents conseillers.
    Premier facteur rouge: «La bombe H»
    Aspirations démocratiques, conditions de vie, nouvelles technologies, soutien des réseaux euro-américains..., tous ces ingrédients ont été présents dans le «printemps arabe», mais à mon avis, le facteur premier c'est l'autre «bombe H»: la bombe humaine, le facteur démographique. Cet élément est encore plus marqué en Algérie.
    La génération des 16-30 ans (plus d'un tiers de la population) n'a pas seulement une importance quantitative, mais aussi et surtout qualitative. Elle entraîne une mutation sociale et culturelle radicale et inédite, comme une nouvelle peau de serpent qui pousse sous l'ancienne et la fait tomber en lambeaux. Les comportements, les mentalités, la réappropriation de la mémoire historique et des symboles, l'interaction avec le reste de la planète, bref le rapport au monde et aux choses, sont d'une nouveauté radicale.
    Deuxième facteur rouge: l'économie
    Le chômage endémique (surtout des jeunes, évidemment), la crise effarante du logement -qui se traduit notamment par l'impossibilité de se marier, ou simplement d'avoir des relations avec l'autre sexe avant 35-40 ans-, l'impasse de l'enseignement..., tous ces phénomènes bien connus ne doivent pas être vus comme le reflet d'un simple mauvais fonctionnement de l'économie, mais comme les conséquences de l'absence de système économique cohérent.
    État rentier par excellence, l'Algérie a pour caractéristique économique essentielle la captation de la rente pétro-gazière par la nomenclature militaire. Ce système est amorti par un certain degré de consensus grâce aux efforts non-négligeables de redistribution sociale, à travers la gratuité de l'enseignement et des soins médicaux, l'attribution clientéliste d'emplois, ainsi que des investissements massifs mais désarticulés, qui ont d'ailleurs pour effet pervers d'aggraver le phénomène.
    Cependant, cela n'en fait pas un système économique à proprement parler, c'est-à-dire une articulation endogène de secteurs, «motorisée» par l'entrepreneuriat de création et de production, et par une grande valeur ajoutée.
    Troisième facteur rouge: L'érosion du triptyque «arabité-islam- souverainisme».
    L'arabité. A l'exemple de la plupart des pays de la Ligue Arabe, après des décennies d'un lyrisme essentialiste, l'enfermement des élites politiques et intellectuelles dans ce purisme identitaire (on se souvient du «Nous sommes des Arabes, Arabes, Arabes !» de Ben Bella), qui flirte souvent avec un racisme artificiel, a causé des dégâts sociopolitiques qui sont autant des blessures béantes sur le corps national: malaise kabyle en Algérie, mais aussi mouvements autonomistes au Soudan, Irak (Kurdes), Libye (Toubous, Berbérophones du Jabal Nafusa), etc.
    Il s'agit d'une confusion, aux conséquences historiques incommensurables, entre le culturel, l'ethnique et le racial ; entre être le fait d'être entièrement ou partiellement arabophones et celui de se penser ethniquement de «purs Arabes». On imagine mal les anglophones des USA, d'Australie, de Nouvelle-Zélande, ou même d'Écosse et d'Irlande marteler de façon obsessionnelle «Nous sommes Anglais, Anglais, Anglais !».
    La légitimité souverainiste. Le discours de la Libération et de la souveraineté nationale qui est un des fondement idéologique du pouvoir FLN, depuis 1962, n'est plus la jeune fille en fleur aux mille courtisans qu'il fut, mais une vielle rombière usant force fards et crèmes pour masquer les ravages de l'âge. L'échec de la stratégie de développement «par les industries industrialisantes» sous feu Boumediène» et la bunkérisation de la classe dirigeante issue de la lutte pour l'indépendance, ont cassé les leviers de mobilisation de la masse par la mystique de l'Algérie libre, fière et éternelle.
    La légitimité islamique. L'irruption de l'islamisme politique, en dépit de ses ramifications multiples, de ses incohérences et de ses déchirements, a complètement pollué le débat sur la défense de la «personnalité» islamique de l'Algérie, et a scié cette autre branche sur laquelle s'appuyait le discours de légitimation du pouvoir algérien.
    Tous ces facteurs rouges peuvent alimenter l'intransigeance de certaines franges de l'opinion algérienne et des droit-de-l'hommistes occidentaux, pour lesquels aucun prix -fut-il le multiple de celui payé par le Irakiens- n'est trop élevé pour le renversement immédiat d'un système «dictatorial» et l'instauration de la démocratie.
    Cependant, tout n'est pas rouge, il y a aussi des signaux «verts», positifs.
    Premier facteur vert: l'état d'esprit de la population
    Contrairement à la Tunisie, l'Égypte, etc... les populations algériennes ont déjà connu le phénomène de soulèvement populaire suivi par l'explosion du volcan islamiste, dans les années 1990 (la «décennie noire»).
    Le souvenir de ces années de plomb est encore très vivace.
    Le projet islamiste, qui n'est ni unique, ni entièrement négatif, a perdu sa virginité politique dans l'effroyable campagne de terreur aveugle, et peut difficilement passer pour une alternative démocratique et sociale au pouvoir FLN.
    En conséquence, un appel à la révolution, au sacrifice libérateur, n'aura pas le même sex-appeal qu'il a pu avoir dans les autres pays, c'est le moins qu'on puisse dire.
    Deuxième facteur vert: la «décompression autoritaire»
    Le système politique algérien, sans être une démocratie achevée, n'est plus un parti-État comme dans la Tunisie de Ben Ali/Trabelsi, l'Égypte de Moubarak ou la Syrie de la dynastie Assad.
    Malgré les limitations auxquelles se heurtent le mouvement syndical et l'opposition, le pluralisme des partis et de la presse est réel. Les récentes élections législatives, loin d'être parfaites, ont également permis certaines avancées.
    En plus, l'Algérie n'ignore pas totalement l'alternance: les changements de chefs d'État sont entrés de les mœurs et aucun dirigeant algérien ne pourrait se présenter comme le Guide éternel déifié. Il s'agit toutefois d'une alternance «à la chinoise», c'est-à-dire au sein du même système dominant.
    Troisième facteur vert: la qualité du leadership
    Les dirigeants algériens sont assez éloignés du délire mégalomaniaque à la Kadhafi ou Saddam: ils ont un grand sens des réalités et une certaine intelligence des situations, déliée des rigidités idéologiques. C'est un leadership assez clairvoyant, pragmatique et capable de saisir le cours des choses et de s'adapter à de nouvelles réalités.
    En conclusion, je pencherais pour un scénario de réformes courageuses et progressives, qui pourraient réconcilier l'élite avec la masse et surtout la jeunesse, et éviter à l'Algérie des ruptures violentes aux conséquences immensément destructrices pour le pays et la région, et à l'issue incertaine.
    Un programme d'élargissement du champ démocratique, de réponse à la demande de social, de raffermissement de l'unité nationale et de réorientation de l'économie, en commençant par l'instauration d'un appareil judiciaire fort et indépendant, et un accès élargi de l'entrepreneuriat privé aux financements, est à portée de la main. Mais il est impératif de vaincre les pesanteurs et les privilèges «arrachés de haute lutte», d'éliminer au sein du pouvoir la mentalité de « on ne change pas une équipe qui gagne », et agir, agir vite.
    Ainsi après avoir été un exemple de la lutte armée populaire pour l'indépendance nationale, le peuple algérien peut prendre un nouveau rendez-vous avec l'histoire, en présentant l'exemple d'une synthèse salutaire et originale entre les aspirations au changement démocratique et les impératifs d'une évolution maîtrisée.
    Ouvrant ainsi à l'ensemble du monde arabe et africain un espoir de sortie de cet trilemme cauchemardesque: statu quo liberticide-guerre civile sans fin-intervention militaire occidentale (pardon, intervention de la «communauté internationale»).
    Acheikh Ibn-Oumar, ancien ministre des Affaires étrangères

  • N'Djamena - Le Directeur Général des grands travaux au Tchad Mahamat Zen Bada, incarcéré depuis janvier pour détournements de fonds, et souffrant de problèmes neurologiques, a demandé mercredi son évacuation sanitaire a l'étranger, a-t-on appris de son avocat mercredi.
    D'après l'avocat de M. Zen Bada, Me Ngadjadoum "les médecins ont constaté son état et ont indiqué qu'il n'existe pas de plateau (médical) approprié pour sa prise en charge (au Tchad) (...) mais la chancellerie refuse (son évacuation)".
    "Malgré la contre expertise effectuée à la demande du Parquet Général qui confirme l'inexistence d'un plateau médical approprié, nous nous heurtons toujours au refus du Ministre de la justice" a-t-il ajouté.
    "Zen Bada est très malade il risque de perdre ses jambes" a affirmé à l'AFP le frère aîné de Zen Bada, Hissein Moussa, ajoutant que "Si on laisse dans son état actuel il va mourir".
    Interrogé par l'AFP, le Ministre de la justice Abdoulaye Sabre Fadoul, a indiqué que "La loi n'autorise jamais un inculpé d'aller se faire soigner à l'etranger. Et là, la position du ministère est claire et ferme.(...) Ce serait une injustice à l'égard d'autres prisonniers qui n'auront pas la chance d'être évacués".
    "La chancellerie a toujours donné des instructions pour que les détenus, qu'ils soient des anonymes ou des personnalités, soient pris en charge médicalement. En conséquence, Mahamat Zen Bada peut être référé dans n'importe quel hôpital du pays pour recevoir des soins" a précisé le ministre.
    Selon une source judiciaire, M. Zene Bada est accusé d'avoir détourné plus d'un milliard de francs CFA (1,5 million d'euros).

  • Les chefs d'État accueillent diversement l'alternance française. Si le Nigérien Mahamadou Issoufou et le Guinéen Alpha Condé sont tout sourire, leurs homologues d'Afrique centrale se méfient de François Hollande.
    Du 6 mai, deux images vont rester. D'un côté, les concerts de klaxons à Ouagadougou et les cris de joie dans certains quartiers de Douala et de Libreville. De l'autre, la scène des « adieux » de l'Élysée entre Nicolas Sarkozy et Alassane Ouattara. D'autres chefs d'État africains, dont le président libyen Mustapha Abdeljalil, ont également téléphoné à leur homologue.
    Nous sommes le lendemain matin de l'élection. Le Français a de gros cernes. Visiblement, il a mal dormi. L'Ivoirien ferme les yeux, comme un homme en prière. « Ouattara et Sarkozy pleurent leur défaite », titre Le Quotidien d'Abidjan, tandis que le camp Gbagbo exulte et espère que le nouveau président Hollande « exclura toute forme de démocratie par les bombes ». Bien sûr, tout cela ne change pas grand-chose aux relations entre Paris et Abidjan. Hollande a soutenu l'action militaire de la France contre Gbagbo, Ouattara peut donc compter sur lui. Mais cette séquence émotion en dit long sur le choc du 6 mai en Afrique.
    Lire l'article sur Jeuneafrique.com : France-Afrique : Hollande et nous | Hollande et l'Afrique : changement de diplomatie, au profit de qui ? | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique............Lire la suite{jcomments on}

  • Le Haut-Commissariat aux droits de l'homme de l'ONU a déclaré, hier, que des experts de l'organisation lanceront une enquête sur le recours présumé à des mercenaires dans le conflit libyen. Le régime de Mouammar Kadhafi avait engagé des mercenaires étrangers afin de mater l'opposition libyenne et de gonfler ainsi les rangs de son armée. On estime que leur nombre était de 30 000 hommes. Ces mercenaires étrangers auraient été recrutés dans diverses régions du monde : s'ils venaient principalement d'Afrique subsaharienne, des témoignages font mention d'Algériens, de Tunisiens, de Mauritaniens, d'Européens de l'Est et d'Asiatiques au service du feu régime Kadhafi. Le gros des troupes de mercenaires aurait été alimenté par d'anciens rebelles du Tchad, du Darfour ou du Niger, où les insurrections ont été soutenues par Kadhafi. Faïza Patel, présidente-rapporteur du groupe d'experts sur l'utilisation des mercenaires, se désolait déjà en novembre 2011 : "Les mercenaires menacent non seulement la sécurité, mais aussi les droits de l'homme et potentiellement le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et à l'autodétermination." Ces propos ont bien été confirmés lors du conflit libyen où les mercenaires ont commis "graves violations des droits de l'homme", dont des "exécutions sommaires, des actes de torture ou encore des disparitions forcées". Le groupe de travail de l'ONU sur l'utilisation des mercenaires se rendra en Libye du 21 au 25 mai, à la demande du gouvernement libyen. Cette "mission d'établissement des faits" vise à "évaluer les allégations de l'utilisation de mercenaires dans le récent conflit, et les mesures prises par le gouvernement pour s'attaquer à ce phénomène" dont on observe une résurgence dans les conflits armés à travers le monde. Sources
    M. C. F.

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  • Sumai Issa / 11/05/2012 3:43 Le dernier rapport de l'ONU sur la situation humanitaire au Tchad, dresse un tableau très inquiétant.
    Trois faits marquant constituent l'épine dorsale d'une région dont l'échine ne fait que se courber sous le poids de la misère. Il s'agit d'une malnutrition aigue, d'une épidémie de méningite sévère et de l'insuffisance des fonds disponibles pour faire face à la crise humanitaire que traverse le pays.
    La crise alimentaire dans le pays touche principalement les franges les plus fragiles de la population, à savoir, les enfants de moins de 5 ans et les mères qui allaitent encore. En mars 2012, le nombre de cas de malnutrition enregistré s'élevait déjà à 13.006 victimes. Le PAM (Programme alimentaire mondiale) a initié plusieurs actions, principalement une campagne de distribution générale de denrées alimentaires. Il s'agit surtout des compléments alimentaires à haute valeur nutritive devant être distribués à 285.458 ménages touchés par la malnutrition.famine_au_tchad
    Par ailleurs, la situation épidémiologique s'avère être également difficile à gérer. La rougeole et la méningite font rage dans la région. La plus meurtrière des deux maladies virales, est la méningite qui a causé près de 150 décès depuis janvier 2012 et 3384 cas infectés ont été recensés. La rougeole a tué, quant à elle, 42 personnes sur les 6402 cas enregistrés depuis le début de cette année. Plusieurs mouvements de populations sont également enregistrés dans la région, ce qui complique davantage la tache des organisations humanitaires qui s'activent sur le terrain. Malgré les appels au financement, lancés depuis l'année dernière, les fonds d'aides manquent encore et les ONG internationales et les organismes publics tchadiens n'ont pu concrétiser à ce jour, que 59 % de leurs objectifs.{jcomments on}
  • Un militaire tchadien circulant sur une motocyclette a tiré sur deux soldats français qui sortaient de la base française du dispositif Epervier à N'Djamena, blessant un des militaires français à un coude, a appris mercredi l'AFP de source concordantes.
    "Les deux soldats français à bord de leur véhicule sortaient de la base (Hadji Kossei)" et "un individu à bord d'une motocyclette a tiré quatre balles en direction des soldats français, blessant l'un d'entre eux à un coude", a indiqué à l'AFP une source proche de l'ambassade de France au Tchad.
    "Les deux soldats français (...) s'appretaient à emprunter la rue principale" en sortant de la partie tchadienne de la base, selon cette source.
    "Le soldat a été admis à l'antenne médicale française. Il s'en est tiré et va être évacué" a ajouté la même source.
    Un officier de la police judiciaire tchadienne a confirmé cette version précisant: "la personne qui a tiré sur les militaires français est un militaire tchadien. Il a été arrêté et se trouve actuellement au B2 (deuxième bureau, renseignements militaires)".
    epervier1
    Selon l'état-major à Paris, les deux soldats français ont été pris pour cible en début de matinée alors qu'ils se déplaçaient en tenue militaire, à bord d'un véhicule civil avec des plaques militaires françaises.
    "A un arrêt, un individu a ouvert le feu sur eux avec une arme de poing", a précisé le porte-parole de l'état-major, le colonel Thierry Burkhard, qui a confirmé qu'un des deux militaires avait été blessé à un bras et que l'autre était indemne. Le blessé a été opéré par un médecin militaire français et "ses jours ne sont pas en danger", a-t-il ajouté.
    "Il y a eu un renforcement des mesures de vigilance à N'Djamena, puisque la personne (tireur) n'a pas été immédiatement arrêtée. Elle sont maintenues pour l'instant, mais on ne sent pas une menace particulière", a indiqué le porte-parole.
    Selon les informations dont l'état-major dispose, l'agresseur serait "un ancien militaire" tchadien. "Une enquête est en cours, en contact avec les autorités tchadiennes", a conclu l'état-major. .
    La France dispose dans le cadre de l'opération Epervier déclenchée en 1986 de 950 hommes au Tchad, comprenant notamment un important dispositif aérien avec des avions de chasse. La base française à N'Djamena communique avec l'aéroport de N'Djamena, de même que la base d'Abéché dans l'Est, de moindre importance, est également située sur l'aéroport.
    Le 11 août 2010, date anniversaire des cinquante ans de l'indépendance du pays, le président tchadien Idriss Deby Itno avait remis en cause Epervier, lançant: "Nous nous acheminons vers une révision de l'accord de siège entre Epervier et le Tchad". Il reprochait notamment à la France de ne rien payer pour sa présence militaire.
    La présence de militaires français est mal vécue par une partie de la population qui a l'impression que la France pèse ainsi sur les décisions de leur pays.
    Les rebelles tchadiens et certains opposants reprochent aussi aux Français d'avoir soutenu le régime d'Idriss Deby au pouvoir depuis 1990. En février 2008, la rébellion avait atteint les portes du palais présidentiel de N'Djamena. La France avait alors donné des renseignements et livré des munitions à l'armée tchadienne.
    En janvier 2011, le ministre français de la Défense Alain Juppé avait indiqué vouloir faire "évoluer" le dispositif. De source militaire française, la base française au Tchad pourrait être utilisée dans le cadre de la surveillance et de la lutte contre les groupes armés, et notamment de groupes islamistes comme Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) dans la bande sahélienne.
    Source: Libération{jcomments on}

  • Un militaire tchadien circulant à moto a tiré sur deux soldats français qui sortaient de la base française du dispositif Epervier, à N'Djamena. «Les deux soldats français à bord de leur véhicule sortaient de la base (Hadji Kossei)», indique une source proche de l'ambassade de France au Tchad, précisant que l'individu «a tiré quatre balles en direction des soldats français, blessant l'un d'entre eux à un coude».
    «Les deux soldats français (...) s'apprêtaient à emprunter la rue principale» en sortant de la partie tchadienne de la base, précise cette source. Le soldat a été admis à l'antenne médicale française. Il s'en est tiré et va être évacué»
    Un officier de la police judiciaire tchadienne confirme que «la personne qui a tiré sur les militaires français est un militaire tchadien. Il a été arrêté et se trouve actuellement au bureau des renseignements militaires». L'état-major français à Paris précise que les deux soldats ont été pris pour cible en début de matinée, alors qu'ils se déplaçaient en tenue militaire, à bord d'un véhicule civil avec des plaques militaires françaises.
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    «A un arrêt, un individu a ouvert le feu sur eux avec une arme de poing», a précisé le porte-parole de l'état-major, le colonel Thierry Burkhard, qui a confirmé qu'un des deux militaires avait été blessé à un bras et que l'autre était indemne. Le blessé a été opéré par un médecin militaire français et «ses jours ne sont pas en danger».
    «Il y a eu un renforcement des mesures de vigilance à N'Djamena, puisque la personne (tireur) n'a pas été immédiatement arrêtée. Elle sont maintenues pour l'instant, mais on ne sent pas une menace particulière», a indiqué le porte-parole. Selon les informations dont l'état-major dispose, l'agresseur serait «un ancien militaire» tchadien. «Une enquête est en cours, en contact avec les autorités tchadiennes», a conclu l'état-major.
     

    950 soldats français au Tchad

    Dans le cadre de l'opération Epervier déclenchée en 1986, la France dispose au Tchad de 950 hommes, et d'un important dispositif aérien avec des avions de chasse. La base française à N'Djamena communique avec l'aéroport, et celle d'Abéché, dans l'Est, est également située sur l'aéroport.

    Le 11 août 2010, date du 50ème anniversaire de l'indépendance, le président tchadien Idriss Deby Itno avait remis en cause Epervier, évoquant «une révision de l'accord de siège entre Epervier et le Tchad». Il reprochait notamment à la France de ne rien payer pour sa présence militaire. La présence de militaires français est mal vécue par une partie de la population qui a l'impression que la France pèse ainsi sur les décisions de leur pays. Les rebelles tchadiens et certains opposants reprochent aussi aux Français d'avoir soutenu le régime d'Idriss Deby au pouvoir depuis 1990. En février 2008, la rébellion avait atteint les portes du palais présidentiel de N'Djamena. La France avait alors donné des renseignements et livré des munitions à l'armée tchadienne.

    En janvier 2011, Alain Juppé, alors ministre de la Défense, disait vouloir faire «évoluer» le dispositif. De source militaire française, la base française au Tchad pourrait être utilisée dans le cadre de la surveillance et de la lutte contre les groupes armés, et notamment de groupes islamistes comme Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) dans la bande sahélienne.

    LeParisien.fr{jcomments on}

  • Le 26 avril 2012, 60 militaires français de la Force Epervier ont participé à un exercice tactique interarmées d'extraction de ressortissants à Douguia, à 70 km au Nord-ouest de N'Djamena.Tôt le matin, une première section du 3e régiment d'infanterie de marine (RIMa) a été déployée en élément précurseur par un hélicoptère de manœuvre Puma. La section s'est alors infiltrée en progressant discrètement à proximité de la piste aérienne sommaire de Douguia pour la sécuriser et permettre l'arrivée de moyens aériens.Une fois la zone sous contrôle, un Transall C160 du groupement air a réalisé un posé d'assaut, déposant une seconde section chargée de mener une action de récupération de ressortissants dans un bâtiment en zone hostile.Des Mirage F1 ont appuyé l'action terrestre, réalisant des show of force (passages rapides à basse altitude afin d'intimider l'ennemi).exercice-tactique-interarmees-a-douguia-2_article_pleine_colonne

    Le dispositif terrestre a alors rendu compte qu'il était pris à partie et fixé par un feu ennemi. A partir du compte-rendu précis des positions amis/ennemis, le Mirage a alors délivré un appui aérien rapproché au profit des fantassins. Une seconde menace, constituée d'un groupe de pick-up ennemis a été détectée, a ensuite été neutralisée à proximité.En route vers la piste d'atterrissage, la première section a exfiltré le groupe de ressortissants qui comptait un blessé. Le contrôleur aérien avancé du dispositif a ensuite été considéré comme mortellement touché. Le chef de la section a pris alors le relais pour guider les appuis. Cette procédure est dénommée E-CAS ou emergency close air support. Au final, la mission est un succès : l'ensemble des ressortissants a pu embarquer en toute sécurité à bord de l'avion tactique.Les militaires de la force assurent la protection des intérêts français, et tout particulièrement la sécurité du millier de ressortissants français résidant actuellement au Tchad.Sources: Ministère de defense française{jcomments on}

  • Les patriotes et démocrates Tchadiens sont heureux d'adresser toutes leurs félicitations à son Excellence Monsieur François Hollande pour sa brillante élection à la magistrature suprême de son pays et d'exprimer par la voix de l'ANCD tout l'espoir suscité par cette élection. Cette élection créera les attentes légitimes du Peuple tchadien pour l'avènement d'une ère nouvelle de liberté, de justice, de démocratie et de paix au Tchad. Cette victoire du grand peuple de France est également celle de tous les peuples de la planète en lutte pour le triomphe de grandes valeurs humaines de notre temps.nouri1

    Soumis depuis plus de vingt et deux ans a une tyrannie obscurantiste, barbare, prédatrice et sanguinaire, le peuple Tchadien espère, avec raison que la France des lumières, patrie des droits humains sous la conduite éclairée de son excellence Monsieur François Hollande Président de la république, contribuera à l'évènement de cette ère nouvelle de justice, de liberté, de démocratie et de paix au Tchad. Le peuple Tchadien par la voix de l'ANCD souhaite plein succès à son excellence François Hollande président de la république Française élu dans sa mission difficile mais très noble pour l'intérêt supérieur du grand peuple de France mais également de tous les peuples en lutte pour un devenir meilleur de tous.

    Enfin, les patriotes et démocrates Tchadiens prient son Excellence, Monsieur François Hollande, Président de la République de Française, d'agréer l'assurance de leur très haute et respectueuse considération.

    Le-06-Mai-2012

    Pour l'ANCD

    Le Général Mahamat Nouri Allatchi{jcomments on}

  • Le député Gali Ngoté Gata a été interpellé et placé en garde à vue à Sarh, au sud du Tchad, le dimanche 4 mars 2012. Il avait été condamné à un an de prison pour le braconnage de phacochères dans le sud du Tchad. Le député d'opposition Gali Ngoté Gata a été libéré, mardi 25 avril à Moundou, après deux mois de détention. A sa sortie de prison, l'opposant tchadien réagit au micro de Christophe Boisbouvier. Gali Ngoté Gata est député de l'UFD, l'Union des forces démocratiques.gali1
    RFI : Gali Ngoté Gata, quelle est votre première réaction à cette décision de la justice tchadienne ?
    Gali Ngoté Gata : La joie de retrouver la liberté, le plaisir de constater que tous les juges ne sont pas pourris, et enfin un réel plaisir pour toutes les solidarités qui se sont exprimées à travers le monde et en particulier au Tchad. C'est ce qui m'a vraiment aidé à supporter cette détention pénible.
    RFI : Cette détention depuis le 4 mars, comment s'est-elle passée justement ?
    G.N.G. : J'ai connu deux phases. La phase de Sarh (dans le sud du Tchad, ndlr) où j'étais vraiment en insécurité. J'ai été arrêté le 4 mars et j'ai connu une nuit dramatique à la maison d'arrêt. Le procureur de la République lui-même a reconnu que j'étais en insécurité. Il a dû me confier à la gendarmerie en attendant que je passe en appel à Moundou. A Moundou, j'étais plus en sécurité, ça m'a permis de recevoir la visite de mes collègues députés, mes amis, mes parents. Et cela m'a aidé à supporter la détention.
    RFI : Vous avez été mieux traité à Moundou qu'à Sarh. Vous avez vraiment senti qu'à Sarh, votre vie était en danger ?
    G.N.G. : Oui. Déjà à l'entrée de Sarh, on a menacé de me tirer dessus quand j'ai traversé le bac de Libongo. Ensuite dans ma cellule, j'ai eu les visites de cinq gardes nomades qui voulaient m'arracher mon téléphone. Ça a failli se terminer dramatiquement, dans la mesure où un garde national a cru bon de dégainer son pistolet. Ensuite, j'ai connu des tentatives d'empoisonnement alimentaire. Heureusement qu'un gendarme m'a prévenu qu'il ne fallait pas consommer cette nourriture. Bref, je n'arrivais pas à connaître une situation vraiment sécuritaire.
    RFI : Vous le disiez, il y a eu une forte mobilisation au Tchad et à l'étranger en votre faveur. Est-ce que cela vous a surpris ?
    G.N.G. : Oui, dans la mesure où nous ne pensions pas qu'il allait y avoir cette levée de boucliers et cette solidarité transversale, surtout à travers le Parlement où mes collègues députés de tous bords ont exprimé leur solidarité. Le fait aussi que des pétitions aient vu le jour avec des milliers de signataires en peu de temps, avec la solidarité des structures religieuses, que ce soit chrétiennes, musulmanes ou traditionnelles, cela montrait que la question préoccupait beaucoup les Tchadiens. Vraiment, je les remercie pour cette solidarité là.
    RFI : Le 4 mars, c'est à la suite de la découverte de carcasses de phacochères, dans le coffre de votre véhicule près de Sarh, qu'on vous a arrêté et condamné pour corruption et complicité de braconnage. Quel est le fin mot de l'histoire ?
    G.N.G. : C'est drôle de le dire, mais on n'a pas trouvé de carcasses. Lorsque le véhicule est arrivé à ma position, à 75 kilomètres du lieu où le fameux agent des eaux et forêts avait constaté effectivement la présence de ces carcasses, bref lorsque le véhicule est arrivé, il était vide, sans aucune preuve. Même quand l'huissier de Sarh a essayé de faire un constat, je me souviens de ses termes : « les deux morceaux de viande trouvés sont dans un état d'assèchement avancé et ne peuvent pas constituer de la viande boucanée de fraîche date ». On a assisté à une véritable volonté de monter une affaire de braconnage pour que j'en paye le prix.
    RFI : Est-ce que vous voulez dire qu'il y a une main politique derrière votre mésaventure ?
    G.N.G. : Je ne peux pas dire qu'il y a une main politique en haut lieu, mais au moins sur le plan local. La personne qui a été la première concernée dans cette affaire est quand même le secrétaire général adjoint du parti au pouvoir, sur le plan du département. Chose que je ne savais pas. Ensuite, qu'il y ait des accointances avec la police politique du régime, là aussi je l'ai appris à mes dépens. Donc si sur le plan de la haute hiérarchie de l'Etat, il n'y a pas de preuves évidentes, sur le plan local cela a été une catastrophe. Il faut constater effectivement que le politique a beaucoup joué.
    RFI : Gali Ngoté Gata, vous êtes dans le même groupe parlementaire que Saleh Kebzabo, président de l'Union nationale pour la démocratie et le renouveau. Est-ce qu'il peut y avoir un lien entre votre affaire et la procédure de levée de l'immunité parlementaire qui a été lancée il y a trois mois contre lui ?
    G.N.G. : Moi, je n'y trouve pas de lien direct, mais je sais que quand le président
    Saleh était concerné par cette affaire, je défendais ce dossier dans le groupe. Donc je pressentais déjà, par toutes ces pressions de l'époque, que j'allais être certainement la deuxième personne prise dans la nasse. J'aurai compris que l'opposition est vraiment dans l'œil du cyclone. Ce n'est pas seulement à Saleh et à Gali qu'on en veut, on voudrait réduire au maximum le rôle d'une opposition dans le jeu politique tchadien.
    RFI : Vous avez connu la prison sous l'ancien président Hissène Habré il y a 22 ans. Vous venez de passer à nouveau deux mois en prison. Est-ce que les choses ont changé en 22 ans ?
    G.N.G. : Sous Hissène Habré, encore, j'agissais ouvertement contre la dictature, donc je faisais des tracts et je ne m'en cachais pas. Qu'on m'ait arrêté, c'était une question d'expression de mes libertés et je l'assumais. Mais ce que je n'arrive pas à concevoir dans le système actuel, c'est qu'on dit que c'est une démocratie, un processus démocratique, et on ne veut pas accepter la pluralité des voix, la pluralité des expressions. Ce n'est pas comme ça qu'on peut construire un pays. Il faut que les Tchadiens se battent pour consolider le pays dans un cadre de processus démocratique. Et je continuerai de me battre aussi.{jcomments on}