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  • L'affaire de la paternité de l'organisation du rassemblement devant l'Assemblée nationale française vient de trouver son épilogue suite à l'obtention par la Gazette de l'autorisation administrative permettant ce rassemblement. En effet, la déclaration adressée à la sous direction de l'ordre public de l'agglomération parisienne, porte bel et bien la signature de la coordinatrice du CNCD (voir photo ci-dessous). Jointe par téléphone, la coordinatrice exprime "sa tristesse face à ces genres de comportements" et précise "ne pas vouloir commenter ce déplorable incident au moment où le régime tangue", et ajoute que "le CNCD est plus préoccupé par la situation politique et sociale intérieures" et pas quereller sur la paternité d'une action concourant à la lutte commune de tous les tchadiens. Le chargé de sensibilisation du CNCD a, par ailleurs, préciser que "les accusations graves et gratuite" exprimées dans le document auront une réponse adéquate au moment opportun.

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    Avion de Deby sorti des pistes

     

    C’est à 11h30 locale que le C130 (Mont Guerra pour les connaisseurs) atterrit à N’djamena à son bord Deby Itno le « surnaturel », en provenance de Kalaite où, cette fois ci, l’autre « joujou » de Deby (Amdjarasse), a mordu le sable. Une poignée d’inconditionnels membres du MPS et autres écornifleurs au rythme d’une musique souhaitant au despote l’éternité, jouent au comité d'accueil. Un mélange de rites paganisant colorés de différentes chapelles cultuelles locales, et martelant la perte incalculable si jamais Deby disparaissait.

    Prenant le premier la parole, Manu, a expliqué son émoi et dit s’être même trouvé dans une situation de panique. Etonnant. Deby est mortel (ce que lui-même l’a répété vu la tournure que prend l’évènement), sa disparition sera d’une telle banalité qu’il y aura même soulagement. Ce pays, saigné à blanc, ne regrettera pas le départ de ce dictateur qui l’a asservi au lieu de le servir. Dans une extravagante afféterie spirituelle, Manu est parti jusqu’à demande à l’assistance d’applaudir Dieu. Devant l’Eternel, on se prosterne en signe de remerciement et non applaudir sous-tendant un encouragement (peut être que c’est l’émotion qui fait dire cela à Manu se trouvant face au miraculeux). Chose que Hassan Hissein, sans vergogne, demanda aux quelques curieux qui étaient là. Une veille de prière est décrétée pour remercier Dieu d’avoir sauvé le « messie » Deby. Mathias Ngarteri quant à lui s’est illustré par un exemple mythologique comparant un pays sans chef comme un serpent sans tête. Caressant ainsi le récit fantasmagorique d’un Daoussa Deby racontant comment son aïeul est venu à bout d’un monstre à tête de serpent, la sortie guerrière de monsieur Mathias Ngarteri (oui Monsieur car la soutane qu’il porte n’est qu’une parure d’apparence) est l’antipode des enseignements du catholicisme. Le  Tchad est un serpent et Deby serait sa tête. Etonnant. Et dire que se sont ceux là qui sont médiateurs dans la grève actuelle. Pathétique.

    S’il ya une leçon à tirer de cet évènement c’est le comportement digne de ce Peuple. Même au plus fort moment où on avait annoncé la mort du despote, personne ne s’est agitée, et cela démontre à suffisance que les tchadiens sont prêts pour une alternance digne de ce nom. Deby et son entourage organisent ces distractions pour essayer d’asphyxier les crises sociales, politique et diplomatique que vit le pays. Les Tchadiens en général et les syndicalistes en particulier, conscients de l’enjeu, ne se laisseront pas endormir par un tel délassement organisé par les bouffons et autres pitres de Deby.

  • Les commerçants du marché central ont fermé boutiques à midi pour prier en faveur du tyran qui a échappé à un accident d’avion. Selon des sources proches de la mosquée cette initiative d’appel à la prière est l’oeuvre d’un Imam de la grande Mosquée et de la direction du marché centrale. C’est une prière pour remercier Allah pour avoir épargné la vie du despote.

  • J'exprime ma solidarité aux concitoyens les étudiants catholiques tchadiens. Cette protestation est légitime et tout à fait digne d'un citoyen éveillé. Je leurs souhaits beaucoup de courage.

    La dérive de la République du Tchad est dû à l'irresponsabilité de ceux qui gouvernent, et de ceux qui incarnent la responsabilité morale et éthique de la société tchadienne ; c'est-à-dire les religieux ; ceux qui portent le titre d'Imam ou de Prêtre au sein de la société. Malheureusement, il s'avère être des vrais complices, de cette imposture politique, instituée par un despote.

    Mgr Russo est le seul homme de religion qui accomplissait intégralement son rôle de prêtre. Dénoncer cette dictature serait au Tchad la principale mission de ceux qui portent le titre religieux au sein de la société.  Le respect dont les religieux bénéficiaient n'est pas gratuit ; parce qu'ils incarnent la justice sociale, l'amour, la paix.... Les Imam doivent normalement dénoncer et prendre la même position, que Mgr Russo, parce que ceci est leur mission principale. Dieu nous à offert les ressources donc, la justice sociale et la liberté, les individus les confisquent.

    Les Imams et les Prêtres ont-ils revendiqué des attributions auprès du gouvernement, dans le but d'accomplir en toute liberté leurs missions ? Connaissent-ils, leurs responsabilités et leurs devoirs ?

    Les exemples des hommes des religions qui ont lutté pour l'intégrité morale et la liberté des hommes sont nombreux. Citons entre autre, Mgr Desmond Tutu, le pasteur Luther King, l'Abbé Pierre, Mère Térésa etc.

    Au Tchad il y a des hommes habillés de soutane ou djellaba; qui se disent Imams ou prêtres, craignent le pouvoir d'un dictateur qui incarne le diable, que de craindre ALLAH ou DIEU, LE TOUT PUISSANT ! Cette attitude trop passive est contraire au fondement même de la mission religieuse. Ceux qui craignent Dieu n'auront jamais peur d'un pouvoir diabolique.

    Mahamat HASSANE BOULMAYE

  • L'avion C130 du despote tchadien Idriss Deby Itno est sorti des pistes de l'aérodrome de Kalaite dans l'Ennedi-Ouest. Invité par une association locale pour fêter le lancement du développement du BET, le tyran a failli passer de vie à trépas. Il faut se dire aussi qu'on récolte toujours ce qu'on a semé. Kalaite était un poste administratif depuis le temps de la colonisation et n'a même pas un aéroport digne de ce nom, tandis que Amdjarasse, petit village de rien de tout au début des année 90, parce qu'elle est le lieu de naissance de Deby, elle est dotée aujourd'hui par des équipements que même N'djamena n'en a pas.

    Poser un acte et faire toute de suite son contraire est une spécialité de Deby. Comment comprendre après avoir scissionné le BET, charcuté l'Ennedi, il organise un forum pour le développement du BET. Les raisons de ces gesticulations sont ailleurs. Ayant pressenti un climat défavorable à son régime, il cherche à calmer les ardeurs de tous ceux qui peuvent aller alimenter une éventuelle rébellion. Il a débloqué les sous et les courtiers et autres courtisans ont fait le reste.

    Doit-on rappeler que la dernière cérémonie de l'ancien président Hissein Habré était dans le Biltine (Iriba)? Vous avez vu un présage à un prélude (printanier)? Wait and see.

     

    La rédaction de la Gazette

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    Le maire Ibet et son adjointe Itir Deby Into

     

    C'est par une fiche datée du 05 septembre 2012 que le chef de l'Etat a été saisi par le maire de la ville de N'Djaména pour obtenir une garantie souveraine de l'Etat afin de concrétiser le contrat qu'il vient de passer avec une entreprise turque la Dunya Prestige Electric Electronic Defence Co. Ltd en abrégé (DPE). Dans cette fiche truffée de contre-vérités, Djimet Ibet présente la société turque comme étant «spécialisée dans la fabrication des engins et véhicules de travaux publics» Plus loin, il assure que le matériel qui se fourni sera «exclusivement de marques turques». Le maire affirme au chef de l'Etat que la société a prévu «des mesures d'accompagnement (service-après-vente, trois techniciens de la société seront dépêchés à N'Djaména, à leur charge, pour une durée d'un an afin d'encadrer les nôtres sur la maintenance de ces engins». Après avoir motivé les biens fondés de ces acquisitions, l'édile de N'Djaména, détaille les conditions de paiement de cette facture de 100 millions de Dollars. «Le paiement des factures s'effectueront sur une période de dix ans à partir de la 3ème année après la date d'acquisition (les deux premières années étant des franchises concédées par la société).» Il s'avère cependant que la fiche transmise par le maire au chef de l'Etat a délibérément omis des informations compromettantes.

    Tout d'abord, le maire a « oublié » d'informer le Président de la République que DPE prendra avec cette garantie souveraine de l'Etat tchadien, un crédit auprès de la Turkish Credit Bank d'Ankara, pour une valeur de 21.675.000 Dollars soit 85% de la valeur de la première tranche de ce marché qui est de 25.500.000 dollars. Cette première commande est composée essentiellement de matériel de lutte anti-incendie, de balayage de rue et de quelques bennes pour l'enlèvement des ordures. Tout ce matériel étant de marque Ford donc, américaine. Or, dans sa fiche, le maire indiquait tout le matériel serait de marque turque. Ce que Djimet Ibet « omet » également dans sa fiche au Chef de l'Etat, c'est qu'il sera rétribué à hauteur de 20% du total du marché. Pour cette première phase, il est prévu qu'il obtiendra 4.335.000 Dollars soit 2.167.500.000 de francs CFA qui lui seront versés sur le compte n° 37176868501 69 logé à Ecobank Tchad. Ce compte est au nom de son cousin Djamal Abdelnasser. Pour ce qui est du soi-disant service après vente «à leur frais», il s'agit plutôt d'un service payant. Sur la facture pro forma jointe à la fiche, il apparait clairement à la 11ème et dernière ligne qu' «Une unité de service après-vente en maintenance technique qui construira un garage de 6mx3000 m (hauteur x longueur avec une construction en acier)» pour un montant estimé à 2.482.200 Dollars soit 1.241.100.000 Fcfa.

    Confusion de rôles

    Autre chose, DPE n'est absolument pas «une entreprise spécialisée dans la fabrication des engins et véhicules de travaux publics», c'est une entreprise spécialisée plutôt dans la fabrication de matériel de défense pour les forces armées. Cette société créée en 1994 par Ali Ihsan Ulusoy est agréée par l'OTAN et ses produits sont certifiés selon les normes de qualité européenne ISO 9001. Son principal client est l'Etat turc et elle emploie en majorité des anciens militaires. Des armes automatiques aux missiles sophistiqués en passant par des hélicoptères de combats, des munitions de tout calibre, des équipements pour les armées de l'air, de terre ou marine... La seule exception de cette société est sa filière de l'énergie solaire DPE Solar. On peut lire sur son site Internet qu'elle fait également du commerce général mais nulle part, il n'est écrit fabrication des engins. Pour prouver le caractère mafieux du contrat il faut se référer au point 7 qui stipule que «les deux parties s'engagent à garder strictement cet accord dans la confidentialité la plus totale. La partie qui divulgue ce secret s'exposera à des sanctions allant jusqu'à la résiliation du contrat.» C'est un scénario digne de la série turque Mourad qui met en scène les pratiques mafieuses de la pègre stambouliote.

    Un maire sur le gril

    A considérer les articles parus chez notre confrère «Le Temps» dans ses deux dernières parutions, on peut dire que Djimet Ibet peut être destitué de sa fonction de maire de la ville de N'Djaména pour au moins deux bonnes raisons juridiquement confirmées. Faux en écriture publique puisqu'il a nommé les deux secrétaires généraux en disant que c'est après avis du conseil municipal alors même que ce n'est pas vrai. D'ailleurs, il a été pris à partie lors du conseil municipal sur cette question. Malgré le rappel à l'ordre du Premier ministre et du Délégué du Gouvernement, il n'en a cure. Ensuite, par l'acte qu'il vient de signer avec les Turcs pour lui concéder 20 % du montant du marché qu'il a négocié au titre de maire de la ville de N'Djaména, il est coupable de concussion. La concussion est le fait pour un agent public ainsi que leurs commis ou préposés, qui ordonnent de percevoir, exigent ou reçoivent ce qu'ils savent n'être pas dû ou excéder ce qui est dû. La loi organique n°02/PR/2000 du 16 février 2000 portant statut des collectivités territoriales décentralisées est, on ne peut plus claire. Djimet Ibet a d'autant plus des raisons de s'inquiéter que le délégué du gouvernement auprès de la commune de N'Djaména, Issa Adjidéi qui nous a accordé une interview exclusive (voir page 7) dit suivre de près la situation. Simple coïncidence ou signe des temps? Deux élus du 9ème arrondissement ont été placés en garde à vue après des détournements des matériels destinés aux victimes des inondations. De quoi mettre Djimet Ibet sur le gril.

    Par Abdelnasser Garboa, La Voix

     

  • Les travailleurs du secteur public ont repris la grève, ce lundi 22 octobre, après un mois d'interruption. Suite à un mot d'ordre du Syndicat des travailleurs du Tchad (UST), cette fois-ci les fonctionnaires ont entamé une grève sèche – c'est-à-dire sans service minimum – de trois jours. Les travailleurs tchadiens réclament toujours des augmentations de salaires. Mais pour le gouvernement, relever la valeur indiciaire des salaires à 150 points n'est tout simplement pas possible.

    Le mouvement de grève illimitée des fonctionnaires qui secoue le Tchad depuis le 17 juillet dernier prend des allures d'impasse. Au centre de cette sérieuse crise sociale : les salaires des quelques 80 000 fonctionnaires.

    Les grévistes revendiquent l'application d'un accord signé entre le gouvernement et les responsables syndicaux, en novembre de l'année dernière, au terme duquel le gouvernement tchadien avait promis une revalorisation des salaires dès le début de l'année 2012. Une promesse non tenue et une crise non résolue malgré la médiation, depuis le 17 septembre, des leaders religieux. Selon l'UST, lors de ce premier jour de la reprise de la grève, celle-ci a été suivie « à plus de 90 % ».

    Pas d'avancées

    L'UST réclame une augmentation de salaires de 115 % mais, de son côté, le gouvernement tchadien affirme que les salaires représentent déjà 80 % des ressources de l'Etat, sans compter les recettes pétrolières.

    Pour Abba Salah, ministre de la Fonction publique et du Travail, joint par RFI, augmenter le point d'indice couterait à l'Etat tchadien plus de 40 milliards de francs CFA, ce qui voudrait dire que la masse salariale absorberait la presque totalité du budget de l'Etat :

    Abba Salah

    Ministre de la Fonction publique et du Travail

    Le gouvernement est disposé à voir les conditions des travailleurs. Ce n’est pas seulement en augmentant les salaires que l’on peut résoudre le problème.
     

     

    Du côté des syndicats, on dénonce les mensonges du gouvernement. Joint par RFI, François Djondang, secrétaire général de l'UST, affirme, chiffres à l'appui, que la masse salariale n'absorbe pas la totalité des recettes - hors pétrole - du Tchad :

    François Djondang

    Secrétaire général du Syndicat des travailleurs du Tchad (UST)

    Nous savons exactement, avec les chiffres que nous avons, que nous n’absorbons pas 80 % de la masse salariale.
     

     

    Le secrétaire général de l’UST a par ailleurs annoncé une nouvelle assemblée générale qui se tiendra, jeudi prochain, à la suite de ces trois jours de grève. Le syndicat décidera alors s’il poursuivra ou non le mouvement « tout en maintenant le dialogue avec le gouvernement », a-t-il précisé.

    Au Tchad, le salaire de la majorité des fonctionnaires – 50 à 90 euros par mois – ne permet pas de faire face à la cherté de la vie, d’autant plus que les prix des denrées de base ne cessent d’augmenter, expliquent les leaders syndicaux. Une revendication salariale à laquelle les contestataires ajoutent la destination des ressources pétrolières qui ne profitent toujours pas à la population. Pourtant, dans ce pays exportateur de pétrole depuis 2003, la production de 120 000 barils par jour a rapporté 3 000 milliards de francs CFA (4,5 milliards d’euros) entre 2004 et 2011.

    Pour avoir lancé et publié une pétition hostile au régime du président tchadien Idriss Déby, le Secrétaire général de l’UST, François Djondang et deux de ses collègues du Syndicat ont été accusés « d’incitation à la haine » et le directeur de publication du journal d’opposition N’Djamena Bi-hebdo a quant à lui été accusé de « diffamation ». Ils ont tous été condamnés, en septembre dernier, à des peines de prison avec sursis.

     

    Source RFI

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    A l'appel de l'Union des Syndicats du Tchad (UST), les travailleurs du secteur public et parapublic ont entamé lundi une grève sèche de trois jours pour réclamer une revalorisation de leurs salaires.

    Dans des services essentiels, comme les hôpitaux et les centres de santé de la capitale, le correspondant de Xinhua a constaté que le service minimum n'est plus assuré. Le 17 juillet dernier, l'UST, la plus importante centrale syndicale du Tchad, a déclenché une grève pour exiger le relèvement de la valeur indiciaire des salaires de 115 à 150 points, tel que prévu dans un protocole d'accord signé en novembre 2011 avec le gouvernement. Des structures telles l'administration publique et les hôpitaux ont été ainsi paralysés en dépit d'un service minimum instauré par les grévistes.

    Début septembre, les travailleurs ont suspendu leur mouvement, à la demande des leaders confessions religieuses (islam, catholique et protestante) qui ont initié une médiation entre les syndicats et le gouvernement.

    Mais ayant constaté qu'aucun effort n'a été fait pour trouver une solution idoine à leurs revendications, les travailleurs ont décidé, le week-end dernier, d'observer une grève sèche de trois jours qu'ils promettent de renouveler.

    Lire l'article sur tchadinfos.com : Tchad: le mot d'ordre de grève a été respecté dans le secteur public et parapublic | Tchad Infos | Tchad-infos vous propose l'actualité tchadienne, politique, culturelle, sportive, économique et internationale. Toute l'information tchadienne, les dernières actualités du Tchad y sont répertoriées. Les médias tchadiens tel que la télé Tchad en direct, le journal télé Tchad, les journaux tchadiens se retrouvent sur Tchad infos (tchadinfos.com). Ce portail est le reflet du Tchad actuel avec ses défis et ses espoirs.

  • Le mot d'ordre est très suivi. Dans certains ministères la paralysie est totale. Nous en appelons aux inspections de ne pas suivre les instructions des ministres concernant le recensement des grévistes. Soyons solidaires contre l'arbitraire et la négation des droits des travailleurs. A l'ORTV en particulier et au ministère de communication en général, l'excès de zèle est tel que Hassan Sylla aurait demandé à ses collaborateurs de l'appeler Itno en solidarité avec "les injustices" subies par les Itno. Ridicule. Le secteur privé aussi rejoindra le mouvement.

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    Dans sa fuite en avant et acculé par les exigences en matière de réformes démocratiques et du respect du droit humain, Idriss Deby vient de proposer à son parti d'adhérer à l'internationale socialiste.

    Cette tentative de diversion qui cherche beaucoup plus à apprivoiser les exigences de la France en matière de démocratie et de bonne gouvernance, est tout simplement ridicule. C'est une tentative vaine, car, l'adhésion à l'internationale socialiste ne suspendra pas les obligations d'un Etat digne de ce nom en matière de justice et de bonne gouvernance. Faut-il rappeler à notre tyran national que même le FPI de Laurent Gbagbo était membre de l'Internationale et que cela n'a pas empêché Hollande à dénoncer sa confiscation du pouvoir?

    Ce volte face est-il étonnant? La réponse est évidemment non car Deby nous a habitué à ce genres de revirements spectaculaires. Rappelez vous de la dénonciation de la présence d'ELF au Tchad suivi par une manifestation qui a fini par un drapeau brulé par les militants MPS. Dès le lendemain, notre "perdo" est parti ramper devant Chirac pour calmer ses ardeurs. Qu'est ce qu'il n'a pas fait ou dit avec le Soudan? Allant jusqu'à interdire la musique soudanaise, mais à la première occasion, non seulement il renoue avec Bachir, mais sacrifie aussi l'opposant Khalil Ibrahim.

    Si la demande d'adhésion à l'Internationale n'est qu'une formalité, les conditions d'adèhsion sont plus rigoureuses. on peut citer entre autre:

    • Mener des politiques progressistes qui favorisent l'épanouissement des individus, l'expansion économique, le commerce équitable, la justice sociale, et la protection de l'environnement dans l'esprit du développement durable . S'opposer à toute politique économique et sociale au service de groupes privilégiées et favoriser l'émergence d'un système économique mondial qui rende les relations Nord-Sud plus justes. Combattre la corruption sous toutes ses formes et les entraves à la bonne gouvernance.

    • Défendre la démocratie pluraliste. Celle-ci implique :

      • La liberté des citoyens de choisir entre différentes options politiques dans le cadre d’élections libres, régulières et transparentes;

      • la possibilité d’un changement de gouvernement par des moyens pacifiques et fondé sur la libre expression des citoyens;

      • le respect des droits des individus et des minorités;

      • un système judiciaire impartial et indépendant fondé sur le droit;

      • une presse libre et pluraliste;

      • des partis au fonctionnement démocratique.

    • Garantir, en toutes circonstance, le respect de la dignité humaine et agir en conformité avec la déclaration universelle des Droits de l’Homme et les autres grandes Conventions adoptées par l’Organisation des Nations Unies et ses Institutions. Proscrire la peine de mort. Respecter et renforcer les droits fondamentaux de la personne humaine, que ce soient les droits individuels (respect de la vie privée, liberté de pensée, de croyance, d’éducation, d’orientation sexuelle, droit à un traitement égal …), les droits sociaux (liberté syndicale, droit de grève, protection sociale, …) ou les droits politiques (liberté d’association, suffrage universel, …).

    Idriss deby et sa clique au lieu d'adopter des lois et règlements pour mieux répartir les richesses nationales, ils ont préféré superviser le détournement des biens publics au profit du clan et autres courtisans. Idriss Deby et son gouvernement fantoche qui bâillonnent les journalistes, répriment les actions des syndicalistes, assassinent les opposants politique, n'ont pas leur place à l'Internationale Socialiste. Comme le dit l'autre, qui vivra verra, la justice vaincra.

    Rédaction de la Gazette

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    Quelle mouche a donc piqué le président Idriss Déby Itno du Tchad? De retour d'Afrique du Sud, il s'est arrêté le 16 octobre à Kinshasa, trois jours après avoir boudé le sommet de la Francophonie dans cette même ville.

    Durant ce voyage, il s'est aussi rendu en Guinée équatoriale. Cherchait-il à faire diversion, et rendre banal le bras de fer actuel entre son pouvoir et les syndicats tchadiens ou a-t-il des comptes à régler avec le nouveau pouvoir français?

    Les dirigeants de la Guinée équatoriale et de la République démocratique du Congo ont en commun le fait d'avoir été maintes fois interpellés par les défenseurs des droits humains pour manquements graves dans leur gestion du pouvoir d'Etat.

    Récemment, ils ont encore été mis à l'index par le nouveau président français, François Hollande.

    Le 8 octobre 2012, à l'Elysée, une première rencontre entre les deux hommes a dû être reportée. Le président Idriss Déby Itno aurait mal pris les exigences du chef de l'Etat français.

    Celui-ci, dans sa logique de faire respecter les droits de l'Homme sur le continent africain, avait demandé un geste de N'djamena dans le sensible dossier d'Ibni Oumar Mahamat Saleh.

     

    Mur d'hostilité

    La France veut que la justice tchadienne et le comité de suivi mis en place s'activent pour que l'enquête sur cet opposant politique disparu début 2008, ne soit pas définitivement enterrée. Déby garde le silence.

    Hollande agacé, annule le rendez-vous au dernier moment, prétextant que son agenda était trop chargé. Braqué à son tour, le chef de l'Etat tchadien, sans l'annoncer officiellement, boycotte le sommet de la Francophonie. Enfonçant ensuite le clou, il entreprit de faire une courte escale à Kinshasa, de retour d'Afrique du Sud.

    Fait rare: Joseph Kabila se déplace à l'aéroport, pour un tête-à-tête qui n'a certainement pas échappé à Paris. Y aurait-il d'autres contentieux entre le Tchad de Déby et la France de Hollande?

    On sait que le Tchad est peu motivé à s'embarquer dans l'intervention armée visant à chasser les groupes islamistes du Nord-Mali occupé.

    Or, le dossier est piloté aux Nations unies par les Français. Les animosités iront-elles croissantes? Ironie du sort, c'est la France qui, à un moment donné de l'histoire, avait sauvé l'actuel homme fort de N'djamena des griffes d'opposants armés.

     

    Front anti-Hollande

    Aujourd'hui, la soudaine réapparition publique du chef de l'Etat tchadien à l'extérieur, tend à faire croire qu'il se prépare un front anti-français ou anti-Hollande. Auquel cas, le noyau dur pourrait se constituer de pays dont les dirigeants se seraient sentis blessés dans leur orgueil, suite aux récriminations de Hollande.

    Dans un tel scénario, le président Déby se projetterait-il comme le patron de la fronde? Le Tchad, la Guinée équatoriale et la RDC ont ceci de particulier que tous trois possèdent d'énormes ressources naturelles.

    Malheureusement, les dirigeants de ces pays qui croient se suffire, s'illustrent toujours négativement. Or, la France connaît bien nos réalités, parfois même mieux que nos dirigeants, généralement mal entourés.

    Les faiblesses des dirigeants africains sont ainsi notoirement connues de Paris. Et c'est pourquoi, avant et pendant le sommet de la Francophonie, le nouveau patron de l'Elysée ne s'est pas privé de titiller les dirigeants africains.

    Aucun doute qu'il les harcèlera sans cesse, vu la cupidité et l'égoïsme qui habitent certains d'entre eux, mais aussi le contexte de privation de libertés sur ce continent.

    Dans un refrain qui reviendra probablement tout au long de son mandat à Paris, Hollande se fera le devoir de condamner tous ceux dont la gestion du pouvoir d'Etat sur le continent scandalise.

    Il sait que sur ce point, il pourra toujours compter sur le soutien des «sans-voix» et de leurs défenseurs. C'est pourquoi depuis son arrivée, la panique gagne les rangs de certains gouvernants africains.

    Le discours tenu par Hollande est relativement nouveau, et les actes qu'il pose troublent le sommeil de dirigeants visiblement mal dans leur peau. Eux qui avaient toujours trouvé oreille, gîte et couvert à Paris, se sentent désormais esseulés et vulnérables.

     

    Ecouter la souffrance du peuple

    Sans exagération aucune, on peut dire que, par les positions de principe, le chef de l'Etat français séduit l'opinion africaine et galvanise les opposants les plus crédibles.

    Pourquoi aura-t-il fallu attendre qu'un messie —encore un autre «toubab»— nous arrive de l'Hexagone pour rappeler ces dirgeants africains à leur devoir de responsabilité?

    La réalité crève l'œil depuis si longtemps: retard sur tous les plans, chômages endémiques, maladies et malnutrition, faim et soif, manque d'instruction, guerres fratricides, détournements crapuleux, assassinats politiques sur fond de querelles de chiffonniers, injustices sociales, sur un continent pourtant riche et majoritairement peuplé de femmes et de jeunes qui ne demandent qu'à s'impliquer pour juguler les fléaux.

    L'opinion africaine n'en voudra pas à Hollande de servir la leçon à des dirigeants sourds aux appels de détresse de leur peuple. C'est pourquoi ses phrases qui font si mal aux dictateurs et aux usurpateurs, elle les applaudira des mains ou à défaut, des yeux, là où les libertés sont confisquées.

    Plutôt que de se tromper de combat, et faire preuve de susceptibilité, Déby aurait mieux fait de répondre à son interlocuteur français.

    En tout état de cause, le comportement d'Idriss Déby donne matière à pousser les Français à soutenir Sénégalais et Belges pour vite faire juger Hissène Habré, et peser d'une certaine façon, sur son devenir à lui. Des mal-aimés, il y en a sans doute plus!

    Slate Afrique

  • Paris, 20 Octobre 2012, de 09H30 à 17h30, COLLOQUE

    « Crises africaines : Acteurs, récurrences, évolutions, nouvelles configurations et nouveaux enjeux »

    Organisé par Le « Forum de Paris sur l’Afrique » et l'Institut de Recherches et d’Études Africaines (IREA),

    Lieu : Maison de l'Afrique/L'Harmattan,7, rue des Carmes, 75005 Paris, Métro : Maubert-Mutualité

    Tel ;09.54.56.16.37 Email :secretariat@irea-institut.org
    site web :http://irea-institut.org/index.html

     

    PROGRAMME :

    9.00– 9.30 Arrivée et accueil des participants

    9.30– 10.00 Séance d’ouverture

     

    10.00 – 12.30 Session I - Afrique Saharo-sahélienne

    Questions abordées :

    *Situation au Mali : acteurs et enjeux de la crise, Issa Ndiaye, Professeur

    *Transnalisation de l’insécurité et capacité régionale de rétablissement de la paix : le Mali et la CEDEAO, Oumar Keita, politologue

    *Le Sahel, nouvelle zone grise du Continent africain, Pierre Pascallon, politologue

    *Terrorisme et sécurité : quelles réponses face au défi islamiste, Acheikh Ibn-Oumar, Ancien ministre des affaires étrangères du Tchad

    12.30 – 13.30 Déjeuner

    13.30 – 14.30 Session II – Afrique de l’Ouest

    Questions abordées :

    *Guinée : Gouvernance démocratique et dialogue national, Alhassane Cherif, Psychologue

    *Côte d’ivoire : justice, vérité et réconciliation , Albert Bourgi, Professeur

    14.30 – 15.20 Session III – Afrique centrale et Grands-Lacs

    Questions abordées :

    *Reconstruction post-conflit en République centrafricaine , Maître Abdou Moussa (Avocat)

    *Ethnicité, frontières et stabilité : le cas du conflit du Kivu, Luigi Elongui (Journaliste)

    15.20 – 16.20 Session IV – Corne de l’Afrique et Afrique de l’Est

    Questions abordées :

    *Soudan et Sud-Soudan : recomposition étatique, conflictualité et médiations, David Gakunzi (Ecrivain)

    *Djibouti : droits de l’homme et libertés démocratiques, Daher Ahmed Farah (Politologue)

     

    16.20 – 17.20 Session V : Prévention et gestion des crises africaines et coopération internationale

    Questions transversales :

    Quelles réponses, quels rôles pour les différentes institutions, quelles complémentarités, quels enseignements des initiatives passées et orientations pour l’avenir

    *L’union européenne et l’architecture africaine de paix et de sécurité, Matthieu Fau-Nougaret, Maître de Conférences en HDR Droit public

    *Nations unies : leçons africaines : Diplomatie non-gouvernementale, Henri Rouillé-d’Orfeuil, Docteur en économie appliquée

     

    17.20– 17.30 Clôture

    Le « Forum de Paris sur l’Afrique » est une plate-forme de dialogue, de partage d’expériences, de pratiques et d’expertise en matière de gestion et de prévention des crises africaines initiée et animée par l'Institut de Recherches et d’Études Africaines (IREA)-La Maison de l’Afrique et les Éditions l’Harmattan.

    La première session du Forum réunira le 20 octobre une soixantaine de participants issus de milieux politiques, académiques et civils ainsi que des représentants des organisations régionales et internationales.

    Cette session permettra de faire le point sur les crises africaines en cours, d’identifier leurs acteurs et de proposer des axes de solution. Les conclusions issues des travaux seront rendues publiques et soumises aux instances compétentes.

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    • Le Temps: En tant que défenseur des droits humains, que vous inspire la crise sociale qui a commencé avec l'entrée en grève des travailleurs, la trêve d'un mois observée par l'UST et la très probable reconduction de la grève après le 17 octobre.
    • SG C.T.D.D.H: la notion de Droit de l'homme est transversale ; c'est-à-dire qu'elle englobe un champ très vaste des droits fondamentaux liés à la personne humaine ; ces Droits ont fait l'objet de graves violations par nos dirigeants dans leur mauvaise gestion des conséquences de ce mouvement de grève. Cette crise sociale n'aurait pas eu lieu si le gouvernement avait été conséquent avec lui-même ; l'Union des Syndicats du Tchad (UST) à notre connaissance n'a pas exigé une autre augmentation des salaires ; elle a simplement demandé l'application du Décret portant nouvelle grille des salaires ; si les pouvoirs publics refusent d'appliquer un décret qu'ils ont eux-mêmes signé, il y'a problème ; de plus, un procès-verbal du comité de suivi a bel et bien fait mention du point d'indice à 150 ; si les pouvoirs publics refusent de le reconnaitre, ils font preuve de mauvaise foi ; il y'a donc lieu de les appeler ici une fois de plus au respect de leurs engagements.

      "Le comble de l'inconséquence a été atteint quand le Ministre SGG affirme que cette démocratie a été le fruit d'une lutte âpre, sanctionnée par le sacrifice suprême de nos martyrs et qu'aujourd'hui encore, le Président de la République porte dans sa chaire les stigmates de cette lutte. Nous nous demandons qu'est ce que le Ministre SGG en sait de la lutte ?"
    • Le Temps: quelle est votre appréciation des suites de la grève c'est-à-dire le harcèlement judiciaire dont sont victimes les trois leaders de l'UST, et le directeur de publication de Ndjamena B-hebdo à cause de la pétition ?

    • SG C.TD.D.H : notre réaction, c'est bien entendu l'indignation ; toute la société civile tant au niveau national qu'international s'était dressée comme un seul homme pour dénoncer cette parodie de justice qui a sérieusement décrédibilisé notre pays ; il est vrai que depuis longtemps, l'opinion internationale ne croit plus en la fiabilité de nos institutions ; mais là, elle vient d'être servie. La pétition est un mode d'expression en cours dans tous les pays démocratiques ; il n'est pas anti constitutionnel ; il consiste simplement à recueillir les signatures et donc l'adhésion du maximum de personnes à une idée dans un cadre de revendication de certains droits. Contrairement à ce que pense l'opinion publique nationale, cette pétition n'est pas une œuvre de l'UST seule ;

      toute la société civile engagée qui a ainsi contribué à sa confection. Elle n'a aucunement incité à une haine tribale comme le prétendent les juges par ce qu'aucune tribu ou ethnie n'avait été citées dans le document ; de même, elle ne porte aucune calomnie parce qu'elle est le reflet fidèle de nos réalités. Pour avoir résumé la pétition dans un numéro de son journal, le Directeur de publication de N'Djamena -Bi hebdo a comparu avec presque le même chef d'inculpation ; cette accusation est d'autant plus ridicule que le ministre de la Communication a prétendu quelque jours plus tard que le Directeur de N'Djamena Bi hebdo a été plutôt inculpé pour un éditorial injurieux . Comme si cela ne suffisait pas, la caricature du procès publiée dans le numéro suivant du même bi hebdomadaire a suffi aux juges pour que le Directeur de publication soit inculpé une seconde fois et cette fois-ci pour outrage à magistrat. Toutes ces Manœuvres visent en réalité à saper le moral des leaders de l'UST et du Directeur de publication de Ndjamena bi hebdo en faisant planer sur eux la menace perpétuelle d'une arrestation. Nous disons que toutes ces manœuvres et menaces exercées sur les leaders de la société civile et les journalistes de la presse indépendante sont inutiles et dangereuses : Inutiles parce qu'elles n'intimident personne et ce n'est pas elles qui arriveront à contraindre la société civile et la presse indépendante à cesser de dénoncer cette mauvaise gouvernance. Ces manœuvres sont dangereuses par ce qu'elles risquent de radicaliser ce mouvement dont les conséquences seront préjudiciables pour la paix sociale.

    • Le Temps: au regard de ce qui s'est passé récemment comment trouvez-vous la justice tchadienne ?

    • SG C.TD.D.H : L'appareil judiciaire tchadien vient de nous démontrer une fois de plus qu'il n'est rien d'autre qu'un supplétif du pouvoir exécutif ; il a ainsi été utilisé pour harceler les leaders syndicaux et envoyer par la même occasion un message à toute la société civile et à tous les démocrates tchadiens qu'ils ne sont pas à l'abri des foudres des pouvoirs publics dont il est l'instrument docile. Le Président de la République lui-même avait dit à l'occasion des assises des états généraux de la justice que « nos juges sont corrompus»; il est de notoriété publique que les verdicts dictés par l'exécutif ou rendus contre espèces sonnantes et trébuchantes dans des procès au civil sont monnaie courante et tous les Tchadiens le savent et ne croient plus en leur justice depuis longtemps. Nous disons solennellement aux représentants de la justice tchadienne que seule, leur indépendance vis-à-vis du pouvoir exécutif fera du Tchad, un état de droit. Nous leur disons également de prendre la mesure de l'importance du pouvoir qu'ils détiennent parce qu'ils ont cette lourde charge de dire le droit ; si l'appareil judiciaire est aux ordres de l'exécutif, le jeu démocratique est faussé parce que la séparation des pouvoirs n'existe pas. En ce moment, tous les responsables des organisations de la société civile ainsi que les leaders d'opinion et avec eux tous les autres tchadiens vivent dans une insécurité judiciaire permanente parce que ce pays n'est pas un état de droit;Il ne le sera que lorsque notre justice se sera affranchie de la tutelle des pouvoirs publics; on a tendance à oublier qu'un militant de l'UST en l'occurrence Mr Mbailao GUSTAVE est jusqu'aujourd'hui à la maison d'Arrêt pour avoir souri lors de l'annonce du verdict condamnant les trois leaders de l'UST le 18 septembre 2012. Nous tenons à faire remarquer sur un tout autre chapitre que notre démocratie n'est que de nom et cette relative liberté d'expression dont nous jouissons est trompeuse ; c'est d'ailleurs l'arbre qui cache la forêt et elle est en réalité destinée à la consommation extérieure.

    • Le Temps: que répondez-vous, Mr le SG, aux pouvoirs publics qui vous accusent d'être un instrument des partis politiques de l'opposition ?

    • SG.CTDDH : pour peu qu'un défenseur des droits de l'homme ou un responsable de l'UST critique la mauvaise gestion des ressources publiques ou la mauvaise répartition des richesses nationales, il est aussitôt accusé par le pouvoir d'agir pour le compte des partis politiques d'opposition. Il est vrai que si la dénonciation de la mauvaise gouvernance est un devoir pour les partis politiques , il l'est également pour la société civile quand cette mauvaise gouvernance a une incidence certaine sur le sort des travailleurs ou des citoyens ; l'objectif visé par ces deux institutions est de pousser les gouvernants à s'améliorer ; de ce point de vue, les partis politiques d'opposition et les organisations de la société civile sont des alliés objectifs et en tant qu'organisations tchadiennes, elles doivent unir leurs efforts pour contraindre le gouvernement à l'instauration de la bonne gouvernance ; cela ne veut pas dire que la société civile est au service des partis politiques d'opposition. Aucune organisation de la société civile n'avait jusqu'à ce jour appelé au renversement du pouvoir que je sache ; bien au contraire : le Bureau de l'UST par exemple a toujours tempéré les ardeurs de ses militants les plus extrémistes et a toujours œuvré pour des actions pacifiques

      et responsables. La conquête du pourvoir est et restera donc l'apanage des seuls partis politiques. Notre objectif à nous autres de la société civile, est la recherche de la bonne gouvernance en vue de l'amélioration des conditions de vie des travailleurs et du respect des droits fondamentaux de la personne humaine.

    • Le Temps: Sur le même chapitre, que répondez-vous au Secrétaire général du

      Gouvernement quand il répond par un communiqué aux propos tenus par le président de la ligue tchadienne des droits de l'homme sur les antennes de RFI par lesquels il critique la mauvaise gouvernance ?

    • SG C.T.D.D.H : IL est regrettable que le Secrétaire Général du Gouvernement soit aussi incapable d'élever le niveau d'une intervention qui a toutes les caractéristiques d'un communiqué gouvernemental puisqu'elle intervient juste après le compte rendu du conseil des ministres. Comment peut on en tant que représentant de l'exécutif, s'attaquer avec une telle vulgarité à un défenseur des droits de l'homme en des termes que par respect pour le public, nous nous garderons de citer ici. Sans vouloir nous abaisser à répondre à toutes ces insanités, nous retiendrons simplement que la démocratie au Tchad n'a pas été le fait d'un seul homme ni d'une seule ethnie ; elle a été le fruit d'un élan national né de la dynamique créée à l'époque par la conférence de la BAULE. À la faveur de ce contexte, des organisations armées dans lesquelles toutes les ethnies du Tchad étaient représentées se sont coalisées pour former le Mouvement patriotique du Salut (MPS) qui avec le concours des démocrates de l'intérieur et de l'extérieur a ainsi chassé la dictature Habreiste. Le comble de l'inconséquence a été atteint quand le Ministre SGG affirme que cette démocratie a été le fruit d'une lutte âpre, sanctionnée par le sacrifice suprême de nos martyrs et qu'aujourd'hui encore, le Président de la République porte dans sa chaire les stigmates de cette lutte. Nous nous demandons qu'est ce que le Ministre SGG en sait de la lutte ? Nous lui disons ici que le fait pour le Président de la République de porter les stigmates de cette lutte ne lui donne pas le droit de s'accaparer lui et sa famille des richesses qui sont la propriété de tous les Tchadiens. Des stigmates de la guerre, parlons-en. Moi je connais des personnes, des ex-combattants du MPS qui vivent avec des éclats d'obus ou des balles de fusil de gros calibre dans le corps et dont les enfants souffrent de faim jusqu'aujourd'hui; n'étant pas issus de l'ethnie du Chef de l'État, ils n'ont pas le moyen de se faire extraire ces bouts de fer de leur corps et de nourrir décemment leurs enfants. Quant au sacrifice suprême, il a été consenti par les Tchadiens de toutes les ethnies ; nous mettons au défi quiconque de nous citer une seule famille tchadienne qui n'ait pas eu à déplorer en son sein, un mort ou un mutilé de guerre suite à tous les événements qu'a connu notre pays. Que le Ministre SGG ait la délicatesse de laisser le soin à ceux qui méritent de parler des martyrs de le faire ; de grâce, qu'il ne salisse pas la mémoire de ces personnes dont le sacrifice mérite bien plus que cet épigramme de bas étages ; nous lui demandons s'il veut flatter l'égo du maitre, ou justifier une certaine confiscation des richesses nationales, de trouver autre chose que de parler du martyr de ces honorables compatriotes. Nous disons enfin que si le chef de l'état est allergique à toutes les critiques qui lui sont adressées par la société civile pour sa mauvaise gouvernance, il n'avait qu'à instaurer la bonne gouvernance au lieu de pousser un membre du gouvernement à effectuer des déclarations aussi irresponsables contre un défenseur des droits de l'homme.

    • Le Temps: le mot de la fin Mr le SG ?

    • SG CTDDH : le mot de la fin est un plaidoyer adressé à nos plus hautes autorités ; nous leur disons que le contexte actuel ne leur permet plus l'imposition de la pensée unique; on ne peut plus faire avaler n'importe quoi à la société civile engagée. Le SG du gouvernement affirme sans sourciller que le chef de l'état œuvre jour et nuit pour le bien être de tous les Tchadiens sans exclusive. Nous lui disons que c'est un euphémisme que d'affirmer ici que le Président de la République n'œuvre pas justement pour le bien-être de tous les tchadiens; c'est connu de tous et le SGG lui-même le sait; sinon, pourquoi le Président de la République fait-il l'objet de critiques de la société civile, de la presse indépendante et de toutes ces instances au niveau national et international ? Pendant que le premier ministre et le ministre des Finances s'étaient engagés auprès de certains syndicats à procéder au paiement intégral des salaires aussi bien aux travailleurs grévistes que non grévistes, le Président de la République donne l'ordre de prélever l'équivalent des jours de grèves pour les militants de l'UST qui se sont vus ainsi amputés de plus du tiers de leurs salaires. Pour nous, un chef d'État qui permet à sa famille de s'accaparer de presque toutes les richesses du pays et qui réduit le salaire des travailleurs qui ont simplement exercé, pour le bien de tous, un droit reconnu par la constitution n'œuvre pas pour le bien-être de tous les Tchadiens. Un chef d'État qui favorise certains Tchadiens en leur permettant pendant des cérémonies de balancer sur les tètes des griots et autres chefs d'orchestre des dizaines voir de centaines de millions de francs parfois en devises et dont les voisins n'ont même pas 500 F CFA pour faire bouillir la marmite pour faire manger leurs enfants n'œuvre pas pour le bien-être de tous les Tchadiens. Un chef d'État qui approuve une aberration du genre de l'opération dite « Cobra », qui emprisonne de façon arbitraire des fonctionnaires pour des présomptions de détournements de quelque milliers de francs ou de deux sacs d'engrais, etc. et qui permet à sa famille de détourner des milliards sans être inquiétés n'œuvre pas pour le bien-être de tous les Tchadiens. Nous disons donc qu'en tant que garant des institutions de la République Le Chef de l'état a pour mission de veiller à la bonne marche de ces institutions qui suppose entre autres, l'instauration d'une justice pour tous et une repartissions équitable des richesses nationales. Nous l'exhortons donc à se départir de son attitude actuelle, d'opérer un virage radical et de se comporter « en bon père de famille ». La Société civile sera là pour l'aider le jour où il instaurera la bonne gouvernance ; mais tant que cette injustice au quotidien persistera, tant que des droits fondamentaux de l'homme tchadien y compris ses droits économiques seront violés ; bref, tant que la mauvaise gouvernance n'aura pas disparu, il nous sera difficile de ne pas la dénoncer.

    • Le Temps: Merci Mr le SG.

      SG CTDDH : c'est moi qui vous remercie.

       

    Source: Le Temps

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    Cinq travailleurs humanitaires, quatre Nigériens et un Tchadien, ainsi qu'un chauffeur nigérien ont été enlevés dimanche soir dans la localité de Dakoro, dans le sud-est du Niger, a annoncé lundi à l'AFP un responsable local.
    "Cinq humanitaires, dont un Tchadien, et un chauffeur nigérien ont été enlevés à leur domicile vers 22H00 locales (21H00 GMT) par des hommes bien armés venus à bord de deux véhicules tout-terrain" et qui "parlaient arabe, tamasheq (langue des Touareg, ndlr) et haoussa", une langue régionale, a déclaré Abou Mahamane, secrétaire général du département de Dakoro.
    Ils ont été "enlevés par des hommes de peau blanche et un de peau noire, parlant arabe. Le Tchadien a probablement tenté de résister et a été blessé mais il a quand même été embarqué", a indiqué de son côté une source humanitaire.
    Dans un premier temps, des sources humanitaire et sécuritaire avaient seulement parlé du rapt de cinq humanitaires, dont certains travaillent pour une ONG locale.
    Les ravisseurs "ont filé droit vers la région d'Agadez", dans le nord du Niger, frontalier du Mali, et "les forces de l'ordre ont perdu leur trace vers la zone d'Abala, à environ 300 kilomètres au sud d'Agadez, dans la région de Tahoua", a poursuivi le responsable départemental.
    "Des renforts sont arrivés sur place à Dakoro. Il reste encore des humanitaires africains, le site a été sécurisé par les renforts venus de Maradi et de Tahoua", a-t-il précisé.
    Dakoro est situé dans la zone de Maradi, capitale économique du Niger et grande ville de cette région frontalière du Nigeria, le grand pays voisin où opère le groupe islamiste Boko Haram.
    Dans le cadre de l'aide humanitaire, "des Occidentaux séjournent souvent à Dakoro, il est fort probable que les ravisseurs étaient à leur recherche", a estimé une source diplomatique occidentale à Niamey.
    En septembre 2010, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) avait enlevé sept personnes dans la région d'Agadez, berceau de la rébellion touareg, parmi lesquelles Aqmi retient toujours quatre Français.
     
    Sources: yahoo actualités
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    Sankara, au premier plan, feu le capitaine Henri Zongo et Acheikh Ibn-Oumar

    (au milieu)

     

     

     

     
    Il m'est difficile d'oublier cette après-midi du 15 octobre 1987, à Ouagadougou. C'était un peu avant 16 heures, heure locale. Tout baignait dans une torpeur incitant à la sieste. Nous étions six dans la villa où nous logions : trois de mes collaborateurs, le cuisinier et le sous-officier burkinabé affecté à notre service. Puis brusquement, de brèves rafales d'armes automatiques déchirèrent le silence. Quelqu'un remarqua : « Ça vient de la direction du Conseil de l'Entente (quartier général du CNR, Conseil National de la Révolution) ! ».
    Par Acheikh Ibn-Oumar, ancien ministre des Affaires étrangères et ancien ambassadeur tchadien aux Nations unies
    Puis, le calme retomba. Un calme bien étrange. On pouvait presque ressentir la tension que vivaient, à ce moment-là, tous les habitants de la ville. C'est que depuis quelques semaines, une sourde tension politique régnait au sommet de l'État et, ces derniers jours, les rumeurs les plus alarmantes parcouraient la ville. On parlait de graves divisions chez les militaires et les intellectuels civils, de complots, d'épuration... Mais on ne savait pas encore que ces brèves rafales venaient de faucher le camarade Thomas et six membres de son staff.
    Le président Goukouni et moi-même avions été reçus par Thomas Sankara quelques jours auparavant, dans le cadre de ses efforts pour tenter de recoller les morceaux du Gouvernent d'union nationale de transition (GUNT), coalition de mouvements opposés au président Hissène Habré.
    Quelques minutes après que nous avons entendu les tirs, l'officier de sécurité téléphona à sa hiérarchie. « Il y a des sérieux problèmes et on me demande de vous dire de ne sortir sous aucun prétexte et de passer la consigne à vos compatriotes », nous annonça-t-il. Malgré ses efforts pour avoir un « ton de service », un désarroi mal maîtrisé se lisait sur son visage. Dans une rue avoisinante, le commandant Lingani, numéro 3 du directoire militaire et ministre de la Défense, passa alors à toute vitesse au volant d'une jeep, hurlant des ordres dans son talkie-walkie.
    Rumeurs ouagalaises
    Les coups de feu entendus et le va-et-vient de véhicules militaires ne laissaient aucun doute. La crise politique, qui couvait, venait de connaître un important développement. Depuis plusieurs semaines, des milieux politiques jusqu'aux "doloteries" et "alokodromes" (restaurants en plein air), il n y avait qu'un seul sujet de conversation. « Ça ne va pas du tout entre les dirigeants. Le mouvement révolutionnaire dans son ensemble est divisé par des luttes d'influence entre factions rivales », entendait-on en ville.
    A cela s'ajoutaient deux signes annonciateurs. Le premier, le discours lu par le représentant des étudiants à la cérémonie du quatrième anniversaire de la DOP (Déclaration d'orientation politique) et que tout le monde avait interprété comme un message de la fraction opposée à Thomas Sankara. Le second, la circulation de tracts attaquant violemment l'un ou l'autre des hauts dirigeants et attribués tantôt aux partisans de Blaise Compaoré, tantôt à ceux de Thomas Sankara lui-même.
     
    Continuez la suite sur le site Afrik
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    Le gouvernement tchadien, qui a  ordonné vendredi l'expulsion d'un évêque italien critique, est prêt à en  discuter afin de trouver une issue positive, a indiqué samedi l'agence  missionnaire Fides.   "Le gouvernement est ouvert au dialogue afin de résoudre la situation dans  un sens positif", ont indiqué des sources catholiques au Tchad, citées par  l'agence.á    Le gouvernement tchadien a donné vendredi à l'évêque catholique de Doha  (sud pétrolier) Mgr Michele Russo une semaine à compter du 14 octobre pour  quitter le Tchad. Il est accusé de s'être "adonné à des activités incompatibles  avec son statut".   Le 30 septembre, le prélat avait prononcé un sermon critiquant la gestion  des revenus du pétrole tchadien, sermon diffusé sur une radio privée.  Selon les sources citées par Fides, l'homélie de Mgr Russo a été mal  traduite par la radio locale. "L'homélie de Mgr Russo a été diffusée par une  radio locale dont la traduction du français au ngambay ne reflétait pas  parfaitement la pensée de l'évêque et utilisait des mots qu'il n'a pas  prononcés", ont ajouté les sources.   Le Tchad, qui exploite du pétrole depuis 2003, produit en moyenne 120.000  barils par jour, selon les estimations officielles. Ces revenus pétroliers ont  permis au pays de moderniser son armée, de se doter d'un meilleur réseau  routier et de construire de nombreux bâtiment publics, sans toutefois améliorer  les conditions de vie de la population.
     
    Sources: Alnahar
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    Il est des signes, je ne dirai pas annonciateurs, mais qui ne trompent personne. Au moment où les institutions internationales et les pays épris de paix et de démocratie deviennent de plus en plus exigeants en matière non seulement de droit humain mais aussi en terme de gestion et bonne gouvernance, et au moment où on cherche à savoir ce qui est arrivé au Professeur Ibni, notre despote national est parti fêter avec le potentat équato-guinéen dans son village natal Mongomo (son Amdjarasse) l'indépendance de ce pays. Le signal envoyé est tellement fort qu'on peut relever plusieurs similitudes qui caractérisent les deux autocraties.
    Si l'arrivée au pouvoir de Deby est connu par tous les tchadiens, qu'en est-il concernant Teodoro Obiang Nguema Mbasogo ? Qui est-il ?

    Comme Deby, il vient au pouvoir suite à un coup d'Etat.

    Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, né le 5 juin 1942 à Acoacán dans le district de Mongomo, il est le troisième enfant d'une fratrie de dix. Il débute ses études à huit ans à l'école officielle de Mongomo puis au groupe scolaire Cardinal de Cisneros à Ebebiyin. En 1963, il intègre les cadets de la garde territoriale puis, la même année, l'Académie générale militaire de Saragosse (Espagne). Il se spécialisera dans la conduite de véhicules militaires. Il débute sa carrière militaire en 1965 dans la garde territoriale de Guinée-Équatoriale à Mikomeseng. En 1969, son oncle, Francisco Macías Nguema, est élu président de la République. Celui-ci lui offre le poste de commandant de l'armée et des régions militaires de la capitale. L'année suivante, toujours par son oncle, il est promu au ministère de la Défense en tant que directeur général de l'approvisionnement et de la planification. En 1975, il prend la tête des forces armées puis est nommé vice-ministre des Forces armées populaires en 1979. La même année, il renverse son oncle, prend le pouvoir comme président du Conseil militaire suprême avant d'être nommé président de la République en 1982.
    Il gère le pays comme bon lui semble, détournant des milliards de CFA

    Elections et gestion des biens de l'Etat.

    Le 22 août 1982, la proclamation des résultats du référendum sur une nouvelle Constitution annonce une majorité de 95,38 % de oui. Il sera élu président de la République en 1989 (99,96 % des voix) et réélu en 1996 (99 %), en 2002 (97,1 %) et 2009 (96,7 %). Bourrage d'urnes semblables à celui des Itnos au Tchad.
    En matière de gestion des ressources de l'Etat, là également la ressemblance avec le Tchad est frappante. Comme au Tchad, non seulement il prépare son fils à le succédé mais il a mis toutes les ressources du pays entre ses mains. Et à ce que l'on dit, le patrimoine de Teodoro Obiang Nguema se serait agrandi car son fils bien aimé, Teodorín Nguema Obiang, avait, en 2009, acquis plusieurs œuvres d'art d'une valeur estimée à plus de 18 millions d'euros, soit plus de 11 milliards de Francs CFA. Même en terre africaine, une telle dépense aurait pu toucher la sensibilité de certaines personnes, à plus forte raison l'Europe où les autorités sont plus vigilantes sur certains faits et gestes. Voir ci-dessous les voitures de luxe saisies chez le fils Obiang en France.

     
    A travers cette perquisition du domicile du fils aîné du président équato-guinéen, certains, notamment les faux défenseurs du continent noir, diront probablement que l'on s'acharne contre celui-ci. C'est d'ailleurs ce qu'a fait son avocat, maître Olivier Pardo, qui a qualifié l'acte de violation des principes diplomatiques du fait que Teodorin Nguema est devenu depuis 2011, le représentant permanent adjoint de son pays à l'Unesco. Mais n'a-t-il pas donné les verges pour qu'on le fouette? Combien d'hôpitaux ou d'écoles pouvait-on construire avec les sommes dépensées?
    Cet argent pouvait bien servir au développement de son pays où bien des personnes croupissent sous le poids de la misère. Et ce, malgré la production du pétrole qui procure des revenus considérables au pays mais qui ne sont détenus que par quelques individus. Tout cela à cause de la mal gouvernance dans laquelle baigne le pays. Cette manne n'est pourtant pas une ressource intarissable. Tôt ou tard, qu'on le veuille ou pas, telle une poule aux œufs d'or, elle mourra.
    Le phénomène de premières dames qui n'a aucune valeur constitutionnelle.
    Comme au Tchad où Hinda est omniprésente dans la gestion de l'Etat, Obiang semble être tombé entièrement sous l'influence de son épouse Constancia Mangue de Obiang qui n'a de cesse de vouloir faire accéder son premier fils, Teodorín (Teodoro Nguema Obiang Mangué, fils du président) à la présidence équato-guinéenne. Ce dernier, ancien diplomate aux États-Unis, y a été arrêté en février 2001 pour détention illicite et introduction illégale de drogue aux États-Unis et n'a dû son salut qu'à son immunité diplomatique (l'affaire est étouffée) (étrange coïncidence, le fils ainé de Deby est mort dans des affaires aussi louches). Il rentre alors au pays pour devenir ministre du Pétrole (celui de Deby deviendra secrétaire particulier avant qu'il n'en soit chasser par Hinda).
    Une autre homologie et non de moindre entre les deux régimes est la répression contre la presse. Au moment où N'djamena bi-hebdo est bâillonné, selon Reporters sans frontières, Obiang fait partie des « prédateurs » de la liberté de la presse, au côté de Fidel Castro et Than Shwe.

    En rendant visite à son acolyte en ce moment-ci, Deby veut faire comprendre à tous ceux qui n'ont pas encore compris ou ils ne veulent pas comprendre qu'il n'est pas venu au pouvoir par un billet d'Air Afrique. A méditer.


    La Rédaction de la Gazette de N'djamena

     

  • Monsieur le ministre,
    Le 3 février 2008, un détachement de l'armée profitait de la confusion qui régnait alors à N'Djamena pour arrêter et faire disparaître l'un des principaux opposants au pouvoir en place, Ibni Oumar Mahamat Saleh, mathématicien et militant des droits de l'homme.
    En août de la même année, une commission d'enquête internationale mettait directement en cause « les plus hautes autorités de l'Etat » tchadien et exigeait une enquête judiciaire.
    Depuis 4 ans, le régime tchadien multiplie les manœuvres dilatoires.
    Depuis 4 ans, aux côtés de la famille, avec le Président Jean-Pierre Sueur, nous ne cessons de réclamer la vérité.
    Monsieur le ministre,
    Nous avons bien compris que le contexte, avec l'affaire du Mali, n'est guère favorable. Mais l'alliance n'implique pas la complaisance. C'est d'ailleurs justement parce que la France est engagée au Tchad que nous avons le devoir d'agir.
    A quelques jours du sommet de Kinshasa, ce peut être l'occasion de fonder notre politique en Afrique sur des principes solides.
    Ne me dites pas, Monsieur le ministre, comme l'ont fait avant vous M. Kouchner, Mme Alliot-Marie puis M. Juppé, que l'enquête suit son cours.
    Dites-nous plutôt comment la France entend amener Idriss Deby à respecter ses engagements !
    Pendant 4 ans, avec la famille, nous avons eu l'espoir qu'un nouveau gouvernement aurait sur ce dossier une nouvelle approche, plus ferme, plus déterminée.
    Cet espoir, ne le décevez pas ! Voir vidéo suivante.
     

     

     

     

     

     

     
  • La ministre déléguée des Français de l'étranger, Hélène Conway-Mouret, a déploré jeudi "les réponses insuffisantes" des autorités tchadiennes et la "lenteur" de l'enquête sur la la disparition en 2008 de l'opposant tchadien Ibni Oumar Mahamat Saleh. La question de la disparition d'Ibni revient en 1ère ligne. Il faut se rappeler que le despote avait interdit aux journalistes de lui poser des questions par rapport à cette affaire. Justice sera enfin rendue? wait and see.
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    C'est une pratique digne de la Camorra nappolitaine ou encore d'un pillage en règle comme les razzias moyenâgeuse, Deby et son clan ont mis le Tchad en coupe réglée. A titre d'exemple, la Gazette à déniché des contrats d'exclusivité, au profit de la famille et au dépens bien sur de l'Etat tchadien, véritables clauses léonines, facilités et conclus sur instructions du despote en personne.
    De l'attribution à la SNER d'un programme d'investissement de plus de 115 milliards sur 10 ans, avec un plan d'acquisition des matériels de travaux publics (la famille n'a aucun apport à faire, tout est financé par l'Etat), à la cession des documents biométriques et en passant par le transfert des recettes de la Douane aux comptes  bancaires du frère de despote au lieu du trésor public, tout est organisé méticuleusement dans les détails, même les dénonciations éventuelles doivent se faire en privé. Bonne lecture.
  • COORDINANTION DES PARTIS POLITIQUES POUR LA DEFENSE DE LA CONSTITUTION

    1. Le Tchad a été pendant longtemps perçu comme un Etat fragile en Afrique centrale. En cinquante ans d'independance, il a connu des guerres et des rébellions qui ont mis à mal son unité et son administration. Les participants à la Conférence Nationale Souveraine,de 1993, avaient, en son temps, dénoncé les pratiques politiques des differets régimes comme étant à l'origine des affrontements fratricides entre tchadiens. Lire la suite
  • La CPDC dénonce dans un mémorandum "La mauvaise gouvernance est au coeur de la crise économique, financière, sociale et politique actuelle. Si cette gouvernance n'est pas corrigée, le Tchad risque de renouer avec l'instabilité politique" note la coalition. "L'augmentation des ressources nationales, entre autres avec le pétrole, est synonyme au Tchad de croissance des inégalités et de progression de la pauvreté" ajoute le texte.
  • Face à l'incapacité des certains religieux à obtenir une issue entre gouvernement et les syndicaliste, et aussi constatant la complicité de certains médiateurs avec le régime, un appel à la grève sèche est en gesticulation. La mobilisation sera générale. Rappelons qu'au mois de juillet dernier l'UST avait lancé un mot d'ordre de gréve qui a duré plus de deux mois, a été suspendue après la médiation des religieux.

  • Monsieur Baba Mallaye, ancien directeur du CNAR, relevé de ses fonctions par l'ancien ministre de l'enseignement supérieur Ahmat Djidda, a été non seulement rétabli dans ses fonctions une semaine après la nomination de Mackay Hassan Taisso, mais aussi a été décoré du médaille de chevalier du mérite. Il faut rappeler que c'est à cause du départ de Mallaye du CNAR pour l'institut du pétrole à Mao que les déboire de Ahmat Djidda ont commencé.

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    Le président François Hollande, qui se rend ce week-end à Kinshasa pour un sommet de la Francophonie, a estimé mardi que la situation était "tout à fait inacceptable" sur le plan de la démocratie en République démocratique du Congo.
    "La situation dans ce pays est tout à fait inacceptable sur le plan des droits, de la démocratie, et de la reconnaissance de l'opposition", a-t-il souligné lors d'une conférence de presse commune avec le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon.
    Une vingtaine de chefs d'Etats et de gouvernements de pays sont attendus ce week-end à Kinshasa pour le premier sommet de la Francophonie organisé en Afrique centrale. Il devrait se dérouler dans un climat tendu, l'opposition congolaise appelant à la contestation.
    Après avoir hésité cet été, M. Hollande a finalement décidé de se rendre à Kinshasa, où il a promis de rencontrer "l'opposition politique, les militants associatifs, la société civile" et de "tout dire partout".
    "L'autre préoccupation est l'agression dont ce pays est l'objet, venant de l'extérieur, sur ses frontières, et notamment au Kivu", a par ailleurs déclaré M. Hollande, en se prononçant pour la protection des frontières de la RDC.
    Une rébellion de soldats mutins baptisée le M23 sème la terreur depuis près de six mois dans l'est de la RDC. Kinshasa accuse le Rwanda de soutenir cette rébellion, et ses soupçons sont largement partagés par la communauté internationale.
    Kigali pour sa part dément catégoriquement soutenir le M23.
    Lors de la conférence de presse à l'Elysée, François Hollande a expliqué que son premier voyage de président en Afrique avait pour but, non pas de se "différencier" de ses prédécesseurs, mais de porter "un message de confiance" aux Africains, "un message de solidarité par rapport à leur développement, un message d'amitié car nous avons besoin d'une Afrique dynamique".
    Avant Kinshasa, le chef de l'Etat est attendu vendredi à Dakar où il doit s'exprimer devant l'Assemblée nationale sénégalaise et se rendre également sur l'île de Gorée, lieu de mémoire de la traite négrière.
    Cette étape à Dakar devrait donner l'occasion à François Hollande de marquer sa différence avec son prédécesseur. En juillet 2007, à Dakar, pour son premier voyage de chef d'Etat en Afrique, Nicolas Sarkozy avait déploré que "l'homme africain" ne soit "pas assez entré dans l'Histoire".
    Concernant le sommet de la Francophonie, François Hollande y voit l'occasion de dire aux Africains que la langue française "leur appartient" mais qu'elle suppose aussi "des valeurs, des principes" parmi lesquels " il y a la démocratie, (...) la bonne gouvernance, la lutte contre toutes les corruptions", a-t-il aussi déclaré.

    © 2012 AFP

    Sources TV5

  • Arrestation des suspects qui seraient impliqués dans la mort des 4 casques bleus près de Eldjinenah au Darfour ouest, selon des officiels soudanais sans toutefois qu'il y ait confirmation d'autres sources. Les 4 casques bleus étaient tombés dans un guet-apens début octobre.

  • Nous, membres des organisations démocratiques, militants de la société civile, et citoyens concernés tchadiens, africains, et français, participant au rassemblement citoyen organisé, ce jour lundi  08 octobre 2012, à Paris, près de l’Assemblée nationale, à l’appel du Conseil National pour le Changement et la Démocratie au Tchad (CNCD),
    Se saisissant de l’invitation du président François Hollande au dictateur tchadien le général Idriss Déby Itno,
    Constatant que, deux décennies après son arrivée au pouvoir, à la faveur du putsch militaire du 1er décembre 1990, le pouvoir de N’Djamena, n’a non seulement tenu aucune de ses promesses, mais a aggravé la situation du Tchad et des Tchadiens, dans les domaines vitaux des droits de l’homme, de la sécurité des personnes, de la gestion des ressources nationales, de la santé, l’éducation et la transparence électorale.
    Citons comme exemple :
    • Les assassinats des militants des droits de l’homme, de journalistes, et de responsables de partis politiques, dont les cas emblématiques de Me JOSEPH BEHIDI et du Pr IBNI OUMAR MAHAMAT SALEH ;
    • Le pillage compulsif de la manne pétrolière, sous couvert de dépenses d’infrastructures, donnant naissance à une nouvelle classe de milliardaires menant un train de vie insolent, alors que la masse des citoyens voit ses conditions de vie et de travail se détériorer de jour en jour ; ce qui a valu au Tchad de faire une remontée fulgurante dans le groupe de tête sur la liste des pays les plus corrompus, établie par Transparency International ;
    • Le putsch constitutionnel de 2005 supprimant la limitation des mandats, ouvrant la voie à une présidence à vie ;
    • Les ingérences militaires dans les pays de la région, avec des effets humanitaires catastrophiques, notamment au Soudan (Darfour) et en RCA ;
    • L’instrumentalisation de l’appareil judiciaire pour réprimer les mouvements syndicaux dans leurs justes revendications, les journalistes indépendants et les députés de l’opposition ; à l’exemple de la condamnation récente des dirigeants de l’UST (Union des Syndicats du Tchad) et du journal N’DJAMENA-BIHEBDO et les procédures contre les députés PIERRE GALI NGOTHÉ et SALEH KEBZABO ;
    • La milicisation et la clanisation des forces armées et de sécurité, pour confisquer le pouvoir par la terreur et l’achat des consciences, et le refus d’entamer un vrai dialogue avec les autres composantes nationales ; etc.
    Rappelant que le calvaire que fait subir le régime du général Idriss Déby Itno à son propre peuple, et aussi aux autres peuples voisins, pendant ces vingt-deux années, n’a été possible que par le soutien militaire, financier et politique de la France ;
    Rappelant aussi les engagements du président François Hollande quant à la rupture avec les « miasmes de la françafrique » et le soutien aux aspirations démocratiques des peuples africains ;
    Exprimons notre inquiétude quant aux premiers signaux donnés par la diplomatie française qui reflètent une continuité dans la complaisance vis-à-vis des régimes liberticides et prédateurs notamment le pouvoir dictatorial de N’Djamena ;
    Exigeons un réel assainissement des relations entre la France et l’Afrique, dans le sens du respect de l’Etat de droit, de la bonne gouvernance, de la transparence électorale et des aspirations des peuples à la démocratie, au développement et au bien-être social ;
    Appelons les démocrates tchadiens, africains et français et tous les citoyens épris de démocratie et de paix, à redoubler de vigilance et de mobilisation, et à multiplier les campagnes et les  actions de sensibilisation et de soutien aux luttes des peuples victimes de l’oppression et de l’arbitraire, et pour une relation de coopération allant dans le sens de l’amitié véritable et mutuellement bénéfique entre les peuples de France et d’Afrique ;
    Apportons notre soutien au mouvement de grève et de revendication pour l’amélioration des conditions salariales des fonctionnaires et travailleurs ;
    Exigeons le respect de l’engagement du gouvernement français précédent quant à la lumière rapide sur la disparition du Pr IBNI OUMAR ; ainsi que l’annulation immédiate des tous les procès politiques et la libération des détenus.
     
    Fait à Paris le 08 octobre 2012
    Les participants au rassemblement citoyen du 08 octobre
    Les organisations présentes
  • LA MOBILISATION
     
     
     
    Les tchadiens de France en particulier et ceux d’Europe en général sont sortis, comme prévu, et c’est malgré les intempéries et l’annulation de la venue du despote qui auraient constitué des facteurs démobilisant par excellence.
    Ils sont sortis pour non seulement dénoncer la réception d’un dictateur sanguinaire malgPhilippe Leclerc de Hauteclocqueré les promesses de campagne, mais aussi rappeler au Peuple français l’Histoire séculaire qui le lie au Peuple tchadien bâillonné par un tyran cruel et ceci depuis plus de deux décennie.
    Si l’Histoire qui lie le Peuple du Tchad et celui de la France a commencé dans la douleur avec la colonisation, elle a connu ses titres de noblesse notamment pendant les guerres mondiales. Les manifestants ont rappelé que lorsqu’en 1940 l’obscurantisme hitlérien s’abattit sur l’Europe en générale et la France en particulier, la participation des fils du Tchad à l’effort collectif n’a pas fait défaut.  Quand certains dans un désespoir total ont préférés s’agenouiller devant l’occupant prêtant ainsi serment de la collaboration, le Peuple digne du Tchad, à son tête Felix Eboué et Leclerc de Hauteclocque, avait préféré entendre ces  sons perçant les pénombres des clairières et appelant à la mobilisation et à la lutte (écouter lFélix EBOUEe chant des partisans). C’est dans ces conditions que le Tchad fut le premier pays à répondre oui à l’appel du 18 juin, appel lancé par un certain de Gaulle (écouter à ce sujet le chant de la BD). Les manifestants ne comprennent pas que la France, oubliant tous ces sacrifices du Peuple tchadien à l’effort de libération, reçoive un dictateur dont les mains sont souillées de sangs des martyrs.
    La coordinatrice de la CNCD a été reçue au palais Bourbon et a remis un mémorandum à l’attention des élus français leur rappelant les souffrances du Peuple tchadien.
    A 18 heures, et après lecture d’un appel commun soutenant les forces laborieuses du Tchad, les différentes associations présentent également se sont exprimés dénonçant continuation de la françafrique et le soutien aux potentats africains, les manifestants se sont dispersés dans le calme (voir lecture de l'Appel par la Coordinatrice du CNCD).
     

    La Rédaction de la GAZETTE

     

     

     

          Chant des partisans

        

    LE CHANT DES PARTISANS
    (Chant de la Libération)


    Ami, entends-tu
    Le vol noir des corbeaux
    Sur nos plaines?
    Ami, entends-tu
    Les cris sourds du pays
    Qu'on enchaîne?
    Ohé! partisans,
    Ouvriers et paysans,
    C'est l'alarme!
    Ce soir l'ennemi
    Connaîtra le prix du sang
    Et des larmes!

    Montez de la mine,
    Descendez des collines,
    Camarades!
    Sortez de la paille
    Les fusils, la mitraille,
    Les grenades...

    Ohé! les tueurs,
    A la balle et au couteau,
    Tuez vite!
    Ohé! saboteur,
    Attention à ton fardeau:
    Dynamite!
       

     C'est nous qui brisons
    Les barreaux des prisons
    Pour nos frères,
    La haine à nos trousses
    Et la faim qui nous pousse,
    La misère...
    Il y a des pays
    Ou les gens au creux de lits
    Font des rêves;
    Ici, nous, vois-tu,
    Nous on marche et nous on tue,
    Nous on crève.

    Ici chacun sait
    Ce qu'il veut, ce qui'il fait
    Quand il passe...

    Ami, si tu tombes
    Un ami sort de l'ombre
    A ta place.
    Demain du sang noir
    Séchera au grand soleil
    Sur les routes.
    Sifflez, compagnons,
    Dans la nuit la Liberté
    Nous écoute...

        

     

     
     
     
     
     
     
    Chant de la 2ème BD: Après le Tchad, l'Angleterre et la France
     
        
    Aprés le Tchad, l'angleterre et la France
    Le grand chemin qui mene vers Paris
    Le coeur joyeux tout gonflé d'espérance
    Ils ont suivi la gloire qui les conduits.
    Sur une France, une croix de Lorraine,
    Ecusson d'or, qu'on porte fièrement,
    C'est le joyaux que veulent nos marraines,
    C'est le flambeaux de tous nos régiments.

    REFRAIN
    Division de fer
    Toujours en avant
    Les gars de Leclerc
    Passent en chantant.
    Jamais ils ne s'attardent
    La victoire n'attend pas,
    Et chacun les regarde
    Saluant chapeau bas.
    Division de fer
    Toujours souriant
    Les gars de Leclerc
    Passent en chantant.
    D.B. vive la deuxième DB!

    Ils ont vecu des heures merveilleuses
    Depuis Koufra, Ghadamès et Cherbourg.
    Pour eux Paris fut l'entrée glorieuse
    Mais ils voulaient la Lorraine et Strasbourg,
    Et tout là-haut dans le beau ciel d'Alsace
    Faire flotter notre drapeaux vainqueur
    C'est le serment magnifique et tenace
    Qu'ils avaient fait dans les heures de douleur.
     
     
     

     

    Lecture de l'appel commun

     

     

     
  • La célèbre cantatrice, Eldjima Kada, a rendu l'âme ce jour à son domicile à N'djamena. Née vers 1940 dans la région de Tchikina (actuellement Massaniya), elle fut l'une des voix de la musique traditionnelle tchadienne avec feu Moussa chauffeur. Véritable diva du temps moderne, beaucoup d'entre nous se sont laissés aller aux mélodies de sa mélopée rassurante, telle une berceuse évoquant les mérites des uns et temporisant les ardeurs des autres.

    Fille d'un noble baguirmien, ses parents lui avaient interdit de s'adonner à une pratique réservé aux basses castes: les griots. Insoumise et réfractaire, transgressant tous ces entraves conservatrices et rétrograde, Eldjima se lança dans sa passion avec succès et triomphe. Véritable bibliothèque de l'Histoire du Tchad en général et celui du royaume de Baguirmi en particulier, Eldjima excellait dans l'art de réciter les exploits des guerriers et autres personnalités qu' a connu le Tchad.

    Avec la disparition d'Eldjima, c'est une partie de la mémoire vivante du Tchad qui vient de disparaitre confirmant ainsi la célèbre citation d’Amadou Hampâté Bâ. Repose en paix.

  • Madame, Monsieur
    Le Collectif Africain de Soutien au président Hissein HABRE (CAS-HABRE) a le plaisir de vous convier à son premier point de presse qui aura lieu le Mardi 09 Octobre 2012, à 10h 30mn, au Café de Rome de Dakar.
    A cette occasion, le CAS-HABRE mettra à votre disposition toute la documentation nécessaire en vue d’éclairer l’opinion nationale et internationale sur la question.
    Nous vous saurions gré de bien vouloir confirmer votre participation en appelant M. Jules SAMBOU au 77 270 28 56 ou en nous envoyant un email à l’adresse :
     cas-habre@hotmail.fr.
    En espérant pouvoir compter sur votre présence, veuillez recevoir, Madame, Monsieur, nos salutations distinguées.
     
     
    Pour toute question relative à ce point de presse, Merci de contacter :
     M. Abdelkerim ADIGUEï  au : 77 594 32 56
     M. Jeannot MALOUMALOU au : 77 360  02  58
    Le Bureau exécutif du CAS-HABRE: Le Président JULES SAMBOU        
  • Le délais d'un mois accordé par l'UST à la médiation des religieux approche dramatiquement sans aucun résultat apparent à l'horizon. La masse laborieuse se prépare à durcir les actions dans les jours à venir.

  • Une trentaine d'ex rebelles sont détenus arbitrairement depuis bientôt deux ans dans les geôles du dictateur. Une mobilisation en faveur de ces oubliés est en marche. Arrêtés au Soudan et transférés au Tchad, ces détenus souffrent de la malnutrition et des maladies. Rappelons que feu Djbrine Azène aussi est décédé suite à sa détention.

  • Les préparatifs de la marche sont presque finies. Les tchadiens d'Europe et de France se mobilisent contre l'ostracisme et l'humiliation subis par le Peuple tchadien au quotidien. Les responsables de la CNCD ont lancé un appel général à la mobilisation avec le concours du milieu associatifs européen.

  • Intrusive pour les uns, pétrie d'humanité pour les autres, l'émission de Frédéric Lopez, « Rendez-vous en terre inconnue », quatorzième du nom, s'est trouvé une nouvelle invitée en la personne de Sylvie Testud. La blonde comédienne a accepté de partir pour le Nord du Tchad, au milieu du désert du Sahara.
    Dans cette étendue de sable ocre vit un peuple d'éleveurs nomades, les Gorane. C'est cette petite communauté tenue par Hadoum, Barkaï et sa femme Kaltouma qui a accueilli Sylvie Testud, Frédéric Lopez et une équipe de télévision pendant quinze jours. Le résultat de cette immersion en forme de choc des cultures est à découvrir ce mardi 2 octobre sur France 2.
    Comme toujours, l'émission est l'occasion, à la fois, de pénétrer une culture du bout du monde, souvent méconnue, et de faire plus ample connaissance avec un personnage public débarrassé de son image de papier glacé. Avec, si possible, la révélation aux yeux du grand public d'une chanteuse finalement simple et accessible, ou d'un comédien à la sensibilité à fleur de peau. Mission accomplie avec Sylvie Testud, personnalité facétieuse et pleine d'autodérision, soudain pudique et à l'écoute quand les circonstances l'y poussent. Une jeune femme qui évite les paroles inutiles ou trop convenues, pour observer, en invitée discrète mais dévouée. A cet égard, les séquences les plus intéressantes sont celles où la comédienne et Kaltouma, une jeune Gorane enceinte de huit mois, assises dans l'intimité d'une maison de paille tressée, confrontent leurs expériences de jeune femme et de mère aux destins si différents. A l'une le mariage forcé à l'âge de quatorze ans avec un homme qu'elle n'avait jamais rencontré, à l'autre l'histoire d'amour. A la Française l'accouchement hypermédicalisé en milieu hospitalier, à l'Africaine la délivrance seule, dans l'isolement d'une cabane au milieu du désert. Dans cet univers où hommes et femmes se croisent plus qu'ils ne se côtoient, Sylvie Testud et les femmes nomades tissent rapidement des liens.
    A leurs côtés, la Parisienne apprend à moudre le mil, à traire les chamelles. Elle s'initie aussi à des rituels de beauté tenus secrets - lèvres inférieures tatouées, corps purifié à la vapeur d'encens. Outre leur aspect initiatique, ces moments retranchés entre femmes constituent, eux aussi, des portes ouvertes sur la confidence. Ce passage chez les Gorane est aussi l'occasion, pour le téléspectateur, de profiter de superbes images d'un désert aux couleurs changeantes, ravissement sans cesse renouvelé pour les yeux occidentaux.
    Anne-Sophie Douet, Agence de presse GHM
    « Rendez-vous en terre inconnue : Sylvie Testud chez les Gorane », mardi 2 octobre à 20 h 45 sur France 2.
     
    Sources: L'Union