Chaque jour qui passe, le régime oppressif et totalitaire de N'djamena montre sa vraie nature et confirme le peu de respects qu'il a non seulement pour le droit à l''information mais tout simplement le droit de l'Homme. Ainsi après les incarcérations des journalistes et bloggeurs, voilà le potentat de N'djamena franchi une autre étape en bannissant l'organisation Reporters Sans Frontières (RSF) du Tchad.
«Reporters sans frontières dénonce avec la plus vive énergie le comportement des autorités tchadiennes qui, par des manœuvres dilatoires, viennent de faire échouer une mission de l'organisation à N'djamena» selon un communiqué du RSF. L'organisation qui a dénoncé les arrestations arbitraires au Tchad, réagit à son interdiction de séjours au Tchad que lui a signifié le gouvernement tchadien.
Il faut souligner que si Moussaye Avenir de la Tchiré est arrêté pour avoir décrit les dérives du régime, les autres arrestations ont un lien de causalité: Jean Bernard PADARE. C'est à la marge des accords conclus sur l'affaire de l'ancien Président Hissein Habré, entre le Tchad et le Sénégal, que PADARE a profité pour sceller le sort de ces journalistes. Ainsi, pour régler ses problèmes personnels, et après avoir incarcéré le bloggeur Jean Laokolé, PADARE a piraté le mail de Makaila avec l'aide des sénégalais pour arrêter Eric Topona et expulser Makaila vers la Guinée. Il faut rappeler que l'affaire PADARE est déclenchée suite à des billets dénonçant les turpitudes de Jean Bernard PADARE en pays Moundang dans le sud-ouest tchadien.
« Le gouvernement de N'Djaména a procédé à plusieurs arrestations abusives entre mars et mai dernier. L'écrivain et blogueur Jean Laokolé a été arrêté le 22 mars. Les 6 et 7 mai, c'était au tour d'Eric Topona et Moussaye Avenir de la Tchiré, en même temps que plusieurs députés de l'opposition. Les autorités annonçaient alors avoir déjoué un complot présumé contre l'Etat», poursuit le communiqué.

 

Lire le communiqué sur le site de RSF

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir