Les depeches de Brazzaville 24/02/2012

À l'étude depuis plusieurs années, ce projet qui consiste à transférer les eaux de l'Oubangui vers le Lac Tchad, avait connu un temps d'interruption.

 

Ce projet constitue le point d'achoppement entre les deux commissions sœurs qui, depuis 2006, avait décidé de se rapprocher à travers un mémorandum d'entente visant à assurer un suivi conjoint de cette épineuse question. La Commission internationale du bassin Congo-Oubangui-Sangha (Cicos) a en effet reçu le mandat de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC) pour s'impliquer et sauvegarder les intérêts des pays donneurs d'eau.

Conscients des enjeux, les responsables de la Cicos et de la Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT), après avoir échangé et examiné le niveau d'avancement des études, qui est à 70% de son taux de réalisation, ont renouvelé leur engagement en signant à Kinshasa l'année dernière la version révisée du mémorandum d'entente de 2006 dont la validité est prorogée d'un an. La principale innovation porte sur la mise en place d'un comité paritaire conjoint de pilotage entre les deux institutions, pour le suivi du projet.

 

De plus, la CBLT qui a pris le soin d'intégrer les termes de références de l'avenant à l'étude de faisabilité initiée par la Cicos, et qui porte sur l'impact environnemental du transfert, s'est également engagée à transmettre à la Cicos, tous les rapports d'étapes déjà produits.

Outre la transmission des rapports, les responsables des deux institutions ont réitéré leur engagement à maintenir et consolider les échanges d'expériences en organisant des actions d'intérêt commun concernant les aspects hydrologiques, écologiques, environnementaux, socioéconomiques et institutionnels, relatifs à l'utilisation, à la gestion et à la protection des ressources en eau sous toutes ses formes. Ceci pour le bien-être des populations.

Guillaume Ondzé

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