ibni_liberationibni_liberationAu Tchad, le 2 février 2008, la capitale était envahie par les troupes rebelles de Mahamat Nouri, ancien proche d'Hissène Habré. La présidence était assiégée et attaquée deux fois. Le 3 février, en début d'après-midi, l'armée régulière repoussait la rébellion. Et entre 19 et 20 heures, Ibni Oumar Mahamat Saleh, opposant politique, était enlevé à son domicile. Depuis, malgré la mise en place d'une commission d'enquête, le dossier Saleh reste un mystère.

Quatre ans que la famille Saleh attend. Impossible d'entamer un deuil sans savoir ce qu'il s'est passé après le 3 février 2008, date de l'enlèvement. Difficile, malgré les pressions internationales sur l'Etat tchadien, de suivre la procédure judiciaire. Pour le fils d'Ibni Oumar Mahamat Saleh, Hicham, les dernières nouvelles sur l'enquête ne sont pas réjouissantes.

« Dernièrement, j'ai eu vent d'un rapport commandé par l'Union européenne qui disait qu'on se dirigeait vers un non-lieu. J'espère qu'on en arrivera pas là parce que là, ce serait très grave. Ce serait grave même en matière des droits de l'homme. On a l'impression que la justice tchadienne également, prend ce dossier comme si c'était un détail, et c'est très grave ».

Au ministère de la Justice à Ndjamena, on confirme que la procédure suit son cours, comme l'atteste le garde des Sceaux, le docteur Abdoulaye Sabré Fadoul : « Le juge d'instruction n'a inculpé personne pour le moment, mais il n'a pas non plus prononcé un non-lieu ou classé le dossier. Donc l'enquête suit normalement son cours, et nous avons plus que tout autre intérêt à ce qu'un jour, la vérité judiciaire soit dite » Lire la suite.

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