Dans le cadre du second sommet de la Grande muraille verte, prévu le 18 mars 2013 à Ndjamena, le président du Tchad, Idriss Deby Itno, a dépêché auprès de ses pairs une mission dirigée par son ministre de l'Environnement et des Ressources halieutiques, Mahmat Béchir Okormi.

Sauf que des sources concordantes y annoncent le pire, pour des raisons évidentes, au chef de l’Etat sénégalais Macky Sall ? Qui vous parle d’excroissance de l’affaire Habré sur le théâtre même des opérations ? La mise en place, le 8 février dernier, de Chambres africaines au sein des juridictions sénégalaises pour organiser le procès de l’ancien président du Tchad, Hissène Habré, a lancé une machine infernale dont les conséquences déborderont, irrémédiablement, nos frontières. Et les premières salves pourraient bien venir de … Ndjamena. 

Oui, la capitale du Tchad. Ce pays où, selon diverses sources, Hissène Habré aurait commis de crimes contre l’humanité. En effet, il nous revient que le prochain séjour du chef de l’Etat dans ce pays pourrait ne pas être de tout repos. Macky Sall y sera l’hôte, en compagnie d’autres chefs d’Etat et de gouvernement, de Idriss Deby Itno qui accueille le second sommet de l’Agence panafricaine de la Grande muraille verte prévu le 18 mars à Ndjamena.

FOURNAISE. 

qu’il n’est un secret pour personne que le Sénégal est en train de jouer sa crédibilité et celle de l’Afrique toute entière avec ce procès», confie une source proche de ce dossier plus que sensible.

Si les craintes sont aussi graves, c’est parce que beaucoup de mouvements proches de Hissène Habré sont déjà sur le pied de guerre. «Ne soyez pas surpris de voir sur place des pancartes hostiles au Premier ministre Abdoul Mbaye qui est en passe de devenir un boulet pour Macky Sall dans cette affaire. Surtout qu’il n’est un secret pour personne que le Sénégal est en train de jouer sa crédibilité et celle de l’Afrique toute entière avec ce procès», confie une source proche de ce dossier plus que sensible. Pendant ce temps, les victimes de l’enfant adoptif de Ouakam (lire papier ci-contre) ont fini, en ce qui les concerne, de peaufiner un programme plus qu’alléchant pour réserver un accueil plus que chaleureux à «Macky Sall, le sauveur». Dès lors, une seule question taraude les esprits et fait l’objet d’une attention au niveau des services de la présidence de la République : le chef de l’Etat du Sénégal ne devrait-il pas se faire représenter à cette rencontre pour ne pas courir des risques inutiles ? 

 REBOISEMENT. 

Pour ceux qui ne le savent pas, la «Grande muraille verte» est un projet international de reboisement destiné à enrayer en Afrique le phénomène de désertification des régions sub-sahariennes et en particulier du Sahel. Il a pour ambition le reboisement de 15 millions d’hectares, d’une largeur de 15 km sur les 7100 km reliant Dakar à Djibouti. La réalisation de ce projet, qui s’étend sur les années 2010, concerne onze pays (Burkina Faso, Djibouti, Érythrée, Éthiopie, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, Sénégal, Soudan et Tchad qui abrite le siège de l'Agence panafricaine de la Grande muraille verte). Annoncé en 2002 lors d'un sommet spécial tenu à Ndjamena à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre la désertification, ce projet à l’envergure multinational est lancé en 2005 par le président nigérian d’alors, Olusegun Obasanjo, puis repris par son homologue sénégalais Abdoulaye Wade.

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