Déclaration de soutien de l'ACTUS/prpe à l'UST et aux travailleurs de la fonction publique en grève au Tchad.
Le 17 Juillet 2017, l'Union des Syndicats du Tchad (UST) a lancé un mouvement de grève illimitée pour la revalorisation des salaires dans la fonction publique. En effet, un protocole d'accord sur l'augmentation de l'indice salariale de 115 à 150 fut dûment signé entre le gouvernement et l'UST le 20 mai 2011.
L'UST, doté d'un sens aigu dans la défense des intérêts des travailleurs tchadiens et en vue de prévenir une grève générale, a demandé une réunion avec le Ministère de la Fonction publique et du travail le 28 octobre 2011. Depuis lors, le gouvernement n'a pas honoré ses engagements afin de soulager la cherté de la vie qui frappe les familles tchadiennes.
Le refus du gouvernement d'appliquer l'accord sur la revalorisation des salaires, est une provocation délibérée des Travailleurs tchadiens
Les déclarations du Général-Président Déby et de certains ses ministres sont de véritables provocations et insultes aux travailleurs qui ne revendiquent leur droit élémentaire et une vie décente pour leurs familles. Le 11 août 2012, le chef de l'état a déclaré à la presse :
« Avec quoi payerez-vous les 400 milliards de salaire par an? Alors que nos ressources hors pétrole n'atteignent pas 400 milliards. Elles tournent autour de 360- 370 milliards. On prend l'ensemble de nos ressources : douanes, domaines, contribuables, tous avec un peu de ressources du pétrole pour payer uniquement le salaire. On a crevé le plafond. On ne peut pas aller plus loin que cela, c'est impossible. A moins qu'il y ait un miracle, que nous ayons d'autres puits à mettre en valeur, d'autres ressources minières qui nous apportent plus » pour enfoncer davantage le clou et se moquer de la misère des masses populaires, il voudrait organiser un référendum : « Si c'est ce que les Tchadiens veulent, je suis prêt à organiser un referendum national. Auquel cas, on va consacrer l'ensemble des ressources au salaire, nous mangerons et nous resterons comme le font certains pays qui le regrettent ! » Toujours dans sa logique permanente d'agression et d'humiliation des masses populaires, le Général-Président Déby propose d'organiser un référendum ubuesque sur la question salariale. Demander aux travailleurs tchadiens paupérisés de répondre à la question par un « Oui» ou « Non » si elles « acceptent la misère », c'est faire preuve d'un sadisme indigne d'un président de la république.
Dans la même foulé que son chef, le premier ministre Emmanuel Nadingar, recevant le syndicat UST le 16 août 2012 avait pour l'objectif de casser le mouvement de grève et de ne pas appliquer les accords de revalorisation salariale. Il déclara insidieusement :
« Vos revendications sont légitimes mais seulement l'Etat n'a pas les moyens de les satisfaire tout de suite ».
Le Ministre des Finances et du Budget, M. Christian Georges Diguimbaye a franchi le pas en ravissant la palme d'or de la provocation, allant jusqu'aux menaces de couper les salaires du mois d'août des travailleurs grévistes. Alors que les fonctionnaires cumulaient déjà des arriérés de salaires de surcroît trop faibles. Monsieur le ministre est-il conscient que derrière ces travailleurs, ce sont des millions de personnes qui dépendent de ces salaires pour vivre ? POUR LIRE LE TEXTE COMPLET, CLIQUEZ
 

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