BANGUI (Centrafrique) - Onze militaires centrafricains en mission au Soudan pour la force tripartite (Soudan-Tchad-Centrafrique) de surveillance des trois frontières ont été tués mercredi à l'arme lourde, a appris l'AFP vendredi de sources concordantes centrafricaines mettant en cause des rebelles venus du Sud-Soudan.

On déplore 11 morts et 9 blessés du côté centrafricain. L'attaque visait l'état-major de la force tripartite basée au Soudan dans la région d'Am Dafok (trois frontières), a déclaré une source gouvernementale centrafricaine à Bangui sous couvert de l'anonymat à l'AFP, attribuant l'attaque à des rebelles venus du Sud-Soudan.

 

Le chef de l'Etat centrafricain François Bozizé a rendu hommage aux victimes hier après-midi (jeudi) et il a ordonné la remise des corps aux familles combattants_col2combattants_col2pour inhumation, selon la même source.

Les éléments sud-soudanais ont attaqué mercredi vers 13H00 GMT à l'arme lourde, notamment avec des lance-roquettes, des RPG 7, des grenades offensives et des véhicules équipés de mitrailleuses la base de l'armée soudanaise (...) à Am-Dafok, du côté soudanais à la frontière entre les deux Soudans, a relaté à l'AFP une source militaire centraficaine à Birao (nord, près d'Am Dafok).

Am-Dafok (ou Am-Dafogg) est située dans la province soudanaise du Darfour Méridional.

La base comprenait des soldats centrafricains faisant partie de la force tripartite. Onze militaires centrafricains ont ainsi été tués et on dénombre également plusieurs blessés dont certains dans un état grave, de source militaire.

Les corps des victimes pour la plupart en mauvais état ont été récupérés mercredi en fin d'après-midi par les éléments de des Faca (Forces armées centrafricaines) à Birao et évacués dans la soirée à Bangui de même que les blessés, a poursuivi cette source.

La mission de la paix Union africaine-Nations Unies (Minuad) au Darfour, dans l'ouest du Soudan, enquête sur une attaque près de la frontière centrafricaine, où des rebelles assurent avoir tué des soldats soudanais, avait annoncé jeudi une porte-parole de la Minuad, Susan Manuel.

Jeudi, un journaliste de l'AFP avait pu voir des corps à l'hôpital universitaire de Bangui, sans pouvoir confirmer leur provenance.

Depuis hier soir (mercredi), les autorités ont gardé un silence radio sur la mort de nos proches, avait notamment affirmé un proche d'un soldat tué.

Le militaire n'a même pas fait deux ans de service et on l'a envoyé mourir de la sorte. C'est très choquant. Les proches des autorités sont basés ici sur place pour maltraiter les civils et ce sont les parents-pauvres qui sont envoyés à la potence, a affirmé un autre proche sous couvert de l'anonymat.

Le Soudan, le Tchad et la Centrafrique ont décidé la mise en place d'une force mixte en mai 2011 pour résoudre les problèmes sécuritaires dans la zone des trois frontières propice aux trafics en tous genres ainsi qu'aux passages de bandes armées, de braconniers ou de rebelles. Sources

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